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Olivier Delamarche : “Face à la monnaie papier qui finira par retrouver sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro, l’Or est une assurance !”

Aujourd’hui une revue de presse avec beaucoup de visuel, à commencer par cette vidéo sur l’or, dans un environnement où la confiance dans la monnaie papier peut s’évaporer à tout moment, au niveau mondial . (ça commence déjà) Z

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Publié par le 5 novembre 2018 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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L’AMÉRIQUE DOIT SE RÉVEILLER – LE DOLLAR VA VERS ZÉRO

Les actualités doivent être simples, sensationnelles, et facilement oubliables pour être lues et comprises par un grand nombre de personnes. La plupart des gens ne sont pas intéressés par les nouvelles « lourdes » ou les questions complexes. Comparez la télévision et les journaux d’aujourd’hui à ceux d’il y a 50 ans. À l’époque, il y avait très peu de photos dans les journaux et ils couvraient des sujets sérieux en faisant des analyses approfondies. Même chose avec la télévision. Dans les années 1960, il y avait des nouvelles sérieuses ainsi que plusieurs émissions qui soulevaient des questions importantes sur la société ou la politique. Les gens écoutaient et comprenaient.

Aujourd’hui, tout doit être réduit au plus petit dénominateur commun des lecteurs ou téléspectateurs. Pour qu’un journal se vende ou qu’une chaîne de télévision engrange des revenus publicitaires, toutes les nouvelles doivent être superficielles et courtes, et avoir une valeur de divertissement ou de potinage. Même chose avec la télé. Tous les sujets sérieux sont, soit non couverts, soit très brièvement abordés. Nous sommes à l’ère de la gratification instantanée. L’intérêt des téléspectateurs ne peut être maintenu qu’avec un langage court et superficiel, beaucoup de grosses images, et un changement constant de sujet. À la télé, il ne faut pas qu’une caméra reste fixe plus de quelques secondes, car la capacité d’attention des gens ne dure qu’un bref instant.

L’ÂGE DE LA DÉSINFORMATION ET DE L’IGNORANCE

C’est pourquoi la plupart des gens sont devenus ignorants ou mal informés. Le politiquement correct contribue à la désinformation, vu que, en grande partie, ce sont les minorités qui déterminent ce qui est politiquement correct. Maximilien Robespierre, l’avocat et politicien français qui joua un rôle dans la Révolution française, en avait conscience :

« Le secret de la liberté est d’éclairer les hommes, comme celui de la tyrannie est de les retenir dans l’ignorance. » Robespierre (6 mai 1758 – 28 juillet 1794).

Les médias sont tombés bas… de même que le système éducatif occidental. Le niveau général d’éducation, au lycée ou à l’université, ne cesse de décliner. Je me base sur ma propre expérience : même si j’ai été dans de bonnes écoles, l’éducation de mon père était supérieure à la mienne, et la mienne est supérieure à celle de mes enfants et petits-enfants.

Ce manque d’éducation permet aux politiciens et aux pouvoirs en place de recourir à la propagande et de manipuler plus facilement. Ceci est particulièrement visible dans le système financier. Depuis la création de la Fed, il y a 100 ans, nous avons connu la pire destruction possible de la monnaie, sans que personne ne s’en rende compte. Pour la majorité des gens, cela a engendré la destruction de l’épargne et des retraites, ainsi qu’une accumulation massive de dettes, au niveau des particuliers ou du gouvernement. Les créateurs du système ont fait ça si élégamment que très peu de gens en sont conscients.

KEYNES N’A PAS TOUJOURS EU TORT

« Il n’y a pas de moyen plus subtil et plus sûr de bouleverser la base actuelle de la société que de corrompre la circulation monétaire. Le procédé range toutes les forces cachées des lois économiques du côté de la destruction, et cela d’une façon que pas un homme sur un million ne peut prévoir. » John Meynard Keynes, Les conséquences économiques de la paix, 1919.

Keynes s’est souvent trompé, mais cette phrase est juste. La destruction systématique de la valeur de la monnaie est impossible à mesurer ou à comprendre pour la plupart des gens. Les gens conservaient leurs épargnes à la banque et obtenaient un rendement réel sur leur argent. Mais lorsque la valeur de la monnaie s’est progressivement détruite, les gens ont perdu leurs épargnes et se sont mis à emprunter. Personne ne semblait réaliser qu’ils s’appauvrissaient. Seulement une minorité d’entre eux détenaient des actifs, comme des actions et de l’immobilier, qui s’appréciaient. La plupart des gens ne réalisaient pas que la valeur de leur monnaie déclinait pendant que l’inflation grimpait. Le problème est aussi que les gouvernements ne publient jamais de chiffres corrects. Les statistiques sont manipulées afin de cacher la vérité. Les chiffres officiels de l’inflation sont toujours inférieurs aux taux réels d’inflation. Cela est fait pour cacher la mauvaise gestion de l’économie et pour économiser sur les paiements indexés comme la sécurité sociale et les retraites.

PERSONNE N’EST INTÉRESSÉ PAR LA VÉRITÉ

Les statistiques de John Shadow (ShadowStats), nous donnent un aperçu de la vérité. Regardez ce calcul de l’inflation réelle depuis 1981. L’inflation réelle se situe bien au-dessus des chiffres officiels depuis le début des années 1980.

 

 

Comme démontré sur ce graphique, l’inflation réelle est actuellement juste au-dessous de 10%, soit 8% de plus que les chiffres officiels de 2%. Mais, naturellement, aucun journaliste ou analyste ne perd son temps à étudier les vrais chiffres…

L’OR RÉVÈLE LA VÉRITÉ

À travers l’histoire, l’or a été un excellent indicateur du pouvoir d’achat réel. Par exemple, un beau costume coûtait une once d’or, il y a 2 000 ans, et il coûte la même chose aujourd’hui. La raison pour laquelle l’or révèle la vérité est que, contrairement à la monnaie papier, il ne peut être imprimé. L’or est aussi une réserve de valeur. Ce n’est certainement pas le cas de la monnaie papier, qui n’est que du passif, vu que basée sur de la dette. Les qualités de l’or sont également prouvées pas sa longévité, puisque c’est la seule monnaie à avoir survécu à travers l’histoire.

Regardez ce qu’il s’est passé avec les principales devises depuis la création de la Fed. Dans le graphique ci-dessous, l’or représente un pouvoir d’achat stable, avec la ligne droite à 100. Nous pouvons voir comment le mark allemand s’est d’abord effondré au début des années 1920, à cause des dettes de guerre et de l’impression monétaire illimitée. Le Royaume-Uni et le Japon ont suivi, en abandonnant l’étalon-or. Nous pouvons également voir la chute spectaculaire du dollar depuis 1971, date à laquelle Nixon mit fin à l’adossement du dollar à l’or.

LE DOLLAR ET D’AUTRES DEVISES APPROCHENT LA VALEUR ZÉRO

 

Peu d’Américains sont conscients que leur pouvoir d’achat réel a décliné de 97% depuis ce jour mémorable du 15 août 1971, lorsque Nixon « brada » les États-Unis. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le dollar n’atteigne ZÉRO. Depuis 1971, l’impression monétaire et l’expansion du crédit ont crû de façon exponentielle. Mais l’Américain moyen n’en a aucune idée, parce que les médias n’abordent jamais les questions « pertinentes », comme la destruction de la devise et de l’économie américaine. Il est bien plus important de suivre la vie de Justin Bieber, ou à qui l’équipe de Trump a parlé avant les élections.

Les États-Unis sont au bord d’un effondrement économique, politique et militaire. Si l’on regarde l’histoire, les pays dans cette situation partent en guerre. Espérons que cela n’impliquera pas un conflit nucléaire majeur, car les conséquences seraient désastreuses pour le monde entier.

L’HYPERINFLATION EST INÉVITABLE

L’impression monétaire sera massive dans les dernières phases, ce qui mènera à l’hyperinflation. C’est le seul remède qui reste à un pays en faillite qui n’a pas enregistré un réel excédent budgétaire depuis bientôt 60 ans. Très peu de gens ont déjà connu l’hyperinflation, mais ceux qui l’ont savent que cela peut arriver bien plus vite que prévu.

Si nous observons la République de Weimar, en Allemagne, au début des années 1920, nous pouvons voir comme cela peut aller vite. Le graphique ci-dessous nous montre l’hyperinflation mesurée avec le prix de l’or. Du début de 1919 au début de 1920, l’or, en marks, n’a été multiplié « que » par 10. Il fut encore multiplié par 10 jusqu’au milieu de 1921. Puis l’or décolla vraiment ou, plus correctement, l’impression monétaire partit au galop. L’or passa de 10 000 marks à la mi-1922, à 100 000 milliards en 1923.

 

 

Pourrions-nous assister à une telle envolée dans les prochaines années ? Nous verrons. La dette mondiale a grimpé de façon exponentielle au cours des 2-3 dernières décennies. Nous savons aussi que ces dettes ne peuvent être remboursées avec de la monnaie véritable. En incluant les produits dérivés et les passifs non capitalisés, nous avons un niveau de dette mondiale de l’ordre de 2,5 quadrillions$, soit 35 fois le PIB mondial, un chiffre astronomique qui peut mener à la catastrophe. Nous venons d’avoir la preuve de la BRI (Banque pour les règlements internationaux) à Bâle, la semaine dernière, que les produits dérivés constituent une autre forme de dette. La BRI a découvert que les 14 000 milliards $ de swaps de devises n’étaient qu’une méthode de dissimulation de la dette hors bilan. Rien de nouveau, puisque Goldman Sachs avait déjà, de manière illicite, aidé la Grèce à cacher sa dette, en 2001, pour satisfaire aux conditions d’adhésion à la zone euro. Cela avait été fait avec des swaps de devises. Tout cela confirme que les produits dérivés doivent être comptabilisés dans la dette, surtout lorsque la contrepartie fait défaut.

L’OR, L’ASSURANCE CONTRE UN MONDE POURRI

Je reçois des messages d’investisseurs inquiets du fait que le prix de l’or ne grimpe pas assez rapidement. Pour ceux qui ne sont pas des spéculateurs ou des investisseurs à court terme, l’or est acheté dans un but de préservation de richesse. On détient de l’or pour s’assurer contre un monde pourri, financièrement et économiquement. Lorsque nous achetons une assurance, ce n’est pas parce que nous voulons que les risques contre lesquels nous nous protégeons se réalisent le plus tôt possible. Lorsque nous souscrivons une assurance-incendie, nous savons que nous devons le faire avant l’incendie. Une fois que nous l’avons, nous n’espérons pas que le feu commence tout de suite. Mais si jamais cela arrive, il est bon d’avoir une assurance.

L’or est la meilleure assurance que l’on puisse détenir, parce qu’il a une valeur intrinsèque et qu’il s’apprécie au fil du temps par rapport à la monnaie papier. Si (ou quand) l’or atteint 100 000 milliards $ comme avec le mark en 1923, ce sera parce que le monde a de sérieux problèmes. Ce n’est pas souhaitable. Mais nous savons que, à ce moment-là, notre capital sera protégé, tandis que la plupart des actifs, tels les actions, les obligations et l’immobilier, s’effondreront, en termes réels.

L’hyperinflation à venir ne sera peut-être pas aussi élevée que durant la République de Weimar, mais même si l’or grimpait à son plus haut de 1980 ajusté par l’inflation, il serait aujourd’hui à 15 500 $ l’once.

 

 

Je recommande aux investisseurs d’acheter leur assurance et d’être patient. Le résultat de l’expérience ratée de création monétaire qui dure depuis cent ans sera catastrophique. Il n’y a aucune raison de vouloir que cela arrive rapidement, parce que, lorsque ce sera le cas, tout le monde souffrira, même si les pertes financières risquent d’être moins lourdes pour ceux qui possèdent de l’or.

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Publié par le 9 octobre 2017 dans général, or et argent métal

 

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Turquie : De la politique de « zéro problème » à la politique de « zéro ami »

La Turquie a été mardi 12 janvier 2016 la cible d’une attaque terroriste à Istanbul suscitant un élan de sympathie et de solidarité sans pareil des états occidentaux.

La France qui s’était bornée deux semaines plus tôt à déplorer la décapitation en Arabie saoudite de 47 personnes, dont le chef spirituel de la communauté chiite du Royaume, Cheikh Nimr al Baqer Al Nimr, a qualifié d’« odieux » l’attentat d’Istanbul, qui avait fait, lui, comparaison n’est pas raison, 10 morts en majorité des Allemands et une quinzaine de blessés.

Des journalistes compatissants ont même été jusqu’à déplorer la solitude de la Turquie face à à son environnement hostile, constitué, selon eux, d’une cohorte d’« États voyous », une brochette d’états sans foi, ni loi : la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. C’est oublier un peu vite le statut privilégié de la Turquie, membre de l’Otan, unique pays musulman membre de l’alliance atlantique et sa sentinelle avancée sur le flanc sud de la Russie ; occulter son partenariat stratégique avec Israël, unique pays musulman disposant d’ailleurs d’un tel statut à tout le moins publiquement, de même que son rôle de base-arrière du djihadisme planétaire dans la guerre de Syrie, enfin l’impunité dont elle jouit du fait du génocide arménien ou encore sa féroce répression des Kurdes de Turquie.

C’est oublier enfin la sympathie dont bénéficie l’État Islamique auprès de la population turque, tout comme d’ailleurs en Arabie saoudite, l’autre grand allié musulman des pays occidentaux.

10 % des Turcs ne considèrent pas l’État islamique (EI) comme une organisation terroriste et plus de 5% approuvent son action, selon une étude publiée mardi 12 janvier 2016 par un think-tank basé à Ankara, et relayée par Reuters. Cette enquête menée au mois de novembre a été réalisée auprès de 1500 personnes à travers tout le pays Par ailleurs, 21% des sondés ont répondu que l’EI représentait l’islam et 8,9% croient qu’il s’agit d’un pays. La Turquie compte 78 millions d’habitants.

Cette explosion intervient alors que le pays est en état d’alerte maximum depuis l’attaque la plus meurtrière survenue sur son sol, attribuée à Daech, qui a fait 103 morts et 500 blessés en Octobre 2015 devant la gare centrale d’Ankara. Ce double attentat a constitué un coup dur pour le tourisme en Turquie, qui engrange annuellement près de 36 milliards de dollars de revenus touristiques, mais qui est néanmoins déjà affecté par le boycott touristique de la Russie consécutif à l’incident aérien russo-turc du 24 novembre 2015.

Sur la défensive depuis l’intensification des raids de l’Oran contre ses positions et ses revers successifs en Irak, Abou Bakr Al Baghdadi (alias le calife Ibrahim), chef de Daech, s’est résolu à menacer directement l’Arabie saoudite, et pour la première fois, directement Israël, dans un surenchérissement des enjeux ; De transformer, sur le terrain, ses fiefs à la frontière syro irakienne en camp retranché pour faire du périmètre Iblib-Raqqa le « Tora Bora » du Moyen-Orient, sur le modèle afghan.

L’assaut contre Deir Ez Zor, le 17 Janvier 2015, avec la capture de près de 300 civils de même que l’attentat de Djakarta relève de cette politique de surenchère.

L’attentat d’Istanbul, revendiqué par Daech, constitue-t-il une manifestation de sa nervosité face aux restrictions imposées par Ankara aux agissements des djihadistes. Ou un coup de semonce pour dissuader le gouvernement néo-islamiste d’Ankara contre tout éventuel revirement de sa politique de soutien à la nébuleuse islamiste ?

Règlement de compte inter-djihadiste

La perspective d’une possible relance du processus visant à une transition politique du pouvoir en Syrie, matérialisée par la conférence de Vienne 1 et Vienne 2 avec pour la première fois la participation de l’Iran, a déclenché une vague d’assassinats dans les rangs djihadistes dans une tentative de mise au pas des récalcitrants et son adaptation au nouveau momentum diplomatique régional et international, avec leur inhérente réplique djihadiste.

La Turquie a procédé à la liquidation physique de trois dirigeantes kurdes, notamment Siva Demir, coprésidente du Conseil du Peuple de Slopy et Fatma Wayar, activiste du Congrès des Femmes kurdes, dans la foulée de la constitution du « Conseil Démocratique de Syrie », le 13 Décembre 2015 et un dirigeants de Jabhat An Nosra, Jamil Raadoune, chef du « groupement des faucons de la forêt », a été assassiné à Antioche (sud de la Turquie).

Huit dirigeants de Jabhat An Nosra ont également été assassinés, dont Jamil Raadoune, chef du « groupement des faucons de la forêt », à Antioche (sud de la Turquie) et Ibrahim Said, officier dissident, membre de la Haute Cour relevant du Conseil des Oulémas de Homs, responsable législatif de la brigade 313.

Pour aller plus loin voir à ce propos : « Les groupements islamistes phagocytent Al Qaida, les assassinats en augmentation croissante ».

Retour sur la face cachée de la Turquie, pas si isolée ni si angélique dont certains éditocrates voudraient bien accréditer l’image.

La Turquie constitue la base arrière du recrutement djihadiste, en même temps que la principale voie de transit et de ravitaillement de l’État islamique et la « courageuse guerre déclenchée par la France contre Da’ech est une farce », soutient le politologue britannique Nafeez Moussadeq Ahmed, collaborateur du journal britannique The Guardian.

Le fait est connu et reconnu. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer à la remarquable étude du journaliste Ceylan Yeginsusept du New York Times à lire sur ce lien, ainsi que l’étude de Seymour Hersh sur les manipulations politiques à propos de l’usage des armes chimiques en Syrie.

Une étude Nafeez Mosaddeq Ahmed, politologue britannique d’origine bangladaise, collaborateur du journal londonien The Guardian confirme le fait : « Ankara est suspecté depuis belle lurette de fermer les yeux sur le transit, via son territoire, des légions de combattants étrangers en partance pour la Syrie », écrit-il.

La complicité du gouvernement turc avec les groupes terroristes a été établie bien avant les révélations du ministère russe de la Défense sur les liens du clan Erdogan avec le trafic illicite du brut extrait par Da’ech des champs pétrolières d’Irak et de Syrie, le rackette sur ce trafic ainsi que le transit du brut de Da’ech vers le port turc de Ceyhan, sur la Méditerranée.

La contrebande du pétrole de Daech

Après la destruction d’un appareil militaire russe dans la zone frontalière syro-turque, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov avait pointé du doigt le clan Erdogan dans ce trafic : « Vous ne vous posez pas de questions sur le fait que le fils du président turc s’avère être le dirigeant d’une des principales compagnies énergétiques et que son beau-fils a été nommé ministre de l’énergie ? Quelle merveilleuse entreprise familiale ! », a-t-il commenté en référence au gendre de M. Erdogan, Berat Albayrak, 37 ans, ministre de l’énergie, et à son fils, Bilal Erdogan, qui possède le groupe BMZ, spécialisé dans les travaux publics et le transport maritime.

« Un responsable occidental coutumier des secrets des renseignements a révélé, au Guardian, qu’il a été établi, sur la foi des informations recueillies lors d’un raid contre une cache de l’état Islamique, que les transactions entre la Turquie et ISIS sont désormais « indéniables »… « Le soutien d’Ankara ne se limite pas à l’état Islamique mais s’étend aussi à Ahrar Al Sham et à Jabhat An Nosra, filiale d’Al Qaida en Syrie.

La distinction que la Turquie fait avec d’autres groupements djihadistes est mince. « Il est indubitable que la Turquie coopère, militairement avec les deux groupements djihadistes, mettant à leur disposition des camps d’entraînement, en Turquie, à l’abri des raids aériens de la coalition atlantiste.

Le transit des communications internationales de Daech via la Turquie (1)

… « L’état Islamique se procure des paraboles en Turquie, un équipement qui lui permet d’amplifier sa propagande. Aucune organisation terroriste n’utilise autant internet avec autant de succès pour ce qui est du recrutement des sympathisants de l’état Islamique. …Opérant dans une zone où les infrastructures dans le domaine des télécommunications sont quasiment détruites, comment se fait-il qu’un tel groupement puisse opérer avec autant d’aisance ».

Pour se connecter en Ligne en Syrie ou en Irak, le matériel technologique est accessible depuis la province turque de Hatay, (l’ancienne province syrienne d’Alexandrette détachée par la France de la Syrie au profit de la Turquie). Des milliers de paraboles ont ainsi été installées dans cette zone permettant aux utilisateurs d’accéder à Internat par satellite.

Le boom du marché satellitaire à Antakya

…« Le marché des paraboles a connu un bond considérable dans ce secteur. À Antakya, la demande de technologie satellitaire a dynamisé le commerce. Deux des multiples pourvoyeurs d’équipements revendiquent, chacun, 2.500 utilisateurs, générant des revenus annuels de l’ordre de 100.000 dollars par an. Prudents, toutefois, ils assurent être « des fournisseurs de partenaires commerciaux », sans connaître les clients ultimes.

…« Des militants syriens indiquent, quant à eux, que les paraboles sont localisées sur les toits des médias center et sur les toits des immeubles d’habitation de la milice terroriste. Sans ces paraboles l’état Islamique serait coupé du monde extérieur et plusieurs entreprises de distribution sont impliquées dans la chêne de commercialisation de la technologie nécessaire pour l’accession à Internet par satellite », précise l’auteur de cette étude.

En tête des fournisseurs, les opérateurs européens (Eutelsat, Avanti communications et SES)

En tête des fournisseurs figurent, les leaders européens des opérateurs par satellite Eutelsat (France), Avanti Communications (Royaume Uni) et SES (Luxembourg). Les sociétés de distribution achètent aux firmes occidentales les équipements et les capacités des satellites puis les revendent aux clients privés ou à des groupes.

Les ventes en Turquie sont relativement faibles en raison du caractère onéreux des connexions par satellites, plus coûteuses que via l’ADSL classique. Selon les données les plus récentes fournies par les autorités turques des télécommunications, il existait 11.000 utilisateurs d’Internet par satellite au premier trimestre 2015 ; soit 500 fois plus que l’année précédente. Un chiffre à nuancer en comparaison des chiffres des firmes européennes. Ainsi en 2013 et 2014, la société SAT Internet services, basée à Newstadt, a indiqué avoir exporté, à elle seule, plus de 6.000 paraboles vers la Turquie.

…« Il est probable que la plupart des paraboles ne soient pas restées en Turquie. Il existe de grandes chances qu’une bonne partie des équipements se soient retrouvés sur le marché syrien, un marché captif, car il présente cet avantage décisif de ne pas disposer d’autre alternative pour accéder à l’Internet, justifiant ainsi des tarifs très élevés, ou alors connaissant parfaitement l’identité des utilisateurs de leurs services, ces entreprises partageaient leurs informations avec les services de renseignements

Se fondant, par ailleurs, sur les confidences d’un ancien technicien des communications d’ISIS à l’hebdomadaire étasunien Newsweek, Nafeez Ahmed indique que le technicien a « admis avoir établi régulièrement des communications avec des gradés d’ISIS, du rang de commandant ou capitaine, avec officiels turcs, soutenant que « les chefs d’ISIS n’éprouvaient aucune crainte du fait que la coopération avec les Turcs était totale ».

Outre le transit d’armes et de pétrole, Nafeez Ahmed mentionne le transit de nitrate d’ammonium, produit fertilisant utilisé aussi dans la fabrication des bombes, transporté depuis Akcakale, une ville de 90.000 foyers en Turquie, à Tell Ayoub, en Syrie. Pour rappel, La coalition atlantiste, notamment les États Unis, le Royaume Uni et la France, font la guerre à l’État Islamique, le protégé de la Turquie, lui-même membre de l’OTAN .

La guerre de la France contre Daech, une « farce »

« L’OTAN abrite l’état Islamique : Pourquoi la courageuse guerre de la France contre ISIS est une farce, souligne le politologue britannique du Guardian, pointant du doigt les incohérences de la stratégie atlantiste, en particulier de la France.

Vieux remake de l’alliance entre François Ier et Solimane Le Magnifique, la « politique sunnite » de François III apparaît, au vu de son bilan, comme une réédition au rabais d’une alliance de la France, non avec le Monde musulman, mais avec la frange la plus obscurantiste de l’Islam, en substitut à la grande « politique arabe » conçue par le général Charles De Gaulle. Soixante ans après Guy Mollet et son « expédition punitive » de Suez et Robert Lacoste avec ses ratonnades d’Alger, la campagne de Syrie de François III constitue le nouvel exploit à mettre au passif du socialisme français.

Machiavélique, manipulateur, un tantinet démagogue, Recep Tayyip Erdogan avait inauguré son règne pour une diplomatie né-ottomane se proposant d’aboutir à « zéro problème » avec son voisinage arabe. Il se retrouve Au terme de treize ans de règne sans partage, le nouveau sultan se retrouve avec « zéro ami » dans son environnement et une foultitude de problèmes internes dans son Homeland.

« Un état fascisant s’installe de plus en plus en Turquie et l’opinion internationale joue au jeu des trois signes : je ne vois pas, je n’entends pas et je ne parle pas », a diagnostiqué le politologue Cengiz Aktar, chercheur à l’Istanbul Policy Center.

Charlie hebdo, Janvier 2015, Paris-Bataclan, Novembre 2015, gare centrale d’Ankara, Octobre 2015 et Istanbul Sultanahmet, Janvier 2016, retentissent comme de sanglants rappels de cette liaison toxique.

Piètre bilan tant pour la France que pour la Turquie, les deux équarrisseurs de la Syrie, dont la malfaisante alliance pourrait constituer, faute d’un sursaut, leur fosse commune.

Note

1- Les télécommunications internationales de Daech transitent via la Turquie, sur ce lien.

Pour aller plus loin

Sur la connivence entre la Turquie et l’État Islamique

http://www.madaniya.info/2014/09/22/turquie-base-arriere-du-recrutemen…

http://www.madaniya.info/2014/12/12/les-ambitions-de-la-turquie-sur-la-syrie/

Sur la complaisance occidentale à l’égard de la Turquie

http://www.madaniya.info/2014/12/10/turquie-la-repentance-minima-du-ge…

Sur la responsabilité des islamophilistes français dans le désastre de Syrie

François Burgat et Ignace Leverrier

http://www.renenaba.com/les-islamophilistes-tontons-flingueurs-de-la-b…

Nabil Ennasri, Romain Caillet

http://www.renenaba.com/les-mediactivistes-francais-une-lecture-de-l-h…
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8 février 2016

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Publié par le 24 février 2016 dans général, International, Politique

 

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Les États-Unis mettent fin à sept ans de taux zéro

Janet Yellen, patronne de la Réserve fédérale.

Video ici

C’est fait : la Fed a relevé mercredi ses taux directeurs (+ 0,25%) pour la première fois en près de dix ans, amorçant ainsi un début de normalisation de sa politique monétaire après des mois de communication .  25 points de base… c’est symbolique .

Même si elle a un effet relutif sur le billet vert, qui devient plus rémunérateur que les autres devises, cette hausse n’a pas provoqué l’effondrement des cours pronostiqué par plusieurs acteurs, dont ABM Amro. Le dollar a même baissé dans un 1er temps, l’or monté .

Cette « normalisation était largement prise en compte, « pricé » par les marchés .  Les jours qui viennent seront décisifs.

Maintenant on va voir les effets de cette hausse des taux directeurs (25 points de base c’est encore trop ridicule, mais …) , et Yanet devrait relativement vite revenir avec un QE . 

La Banque centrale américaine (la Fed) a relevé ses taux d’un quart de point, à 0,25%, ce mercredi soir.

Janet Yellen avait largement préparé les esprits au fil des dernières semaines. La présidente de la Réserve fédérale américaine a donc, comme attendu, annoncé mercredi soir une hausse de son taux directeur pour la première fois depuis près de dix ans. Janet Yellen et ses collègues de la Fed jugent que l’économie américaine a suffisamment d’élan pour surmonter l’abandon de son taux directeur maintenu à pratiquement zéro depuis sept ans. Lorsque cette mesure fut adoptée, fin 2008, en pleine crise économique et financière, alors que les circuits du crédit se bloquaient, personne n’imaginait qu’elle puisse rester en vigueur aussi longtemps.

En relevant de 0,25 % son objectif des «fed funds», taux auquel les banques se prêtent des liquidités à court terme, la Fed marque non pas la guérison de l’économie des États-Unis, mais plutôt le début d’un retour à une politique monétaire plus normale. À ses yeux, l’Amérique est engagée dans un cercle vertueux de la hausse de la consommation, de l’investissement et de l’embauche.

La banque centrale américaine est optimiste mais reste consciente que l’inflation est encore nettement inférieure à son objectif de 2%, que le chômage de longue durée baisse trop lentement, que les hausses de salaires sont bien maigres, que les dépenses des ménages, les achats de logements et les achats d’équipements par les entreprises sont moins solides que la norme historique. Le ralentissement en Chine, la crise des pays émergents, l’effondrement des cours des matières premières et le marasme en Europe, figurent aussi parmi ses inquiétudes. C’est pourquoi la Fed promet de ne procéder que «graduellement» dans ses futures hausses de taux.

Son communiqué précise qu’elle surveillera avec prudence l’évolution «effective et anticipée vers l’objectif d’inflation» de 2%. Janet Yellen pense que l’insuffisance de l’inflation est un phénomène transitoire, résultant de la chute des cours des matières premières. Pour autant si l’inflation ne finit pas par se manifester comme prévu, la Fed pourrait ne plus relever son taux directeur. Dans les minutes qui ont suivi la publication du communiqué de la Fed, le dollar a chuté de 0, 5% face à l’euro, tandis que le Dow Jones montait de près de 1 %.

 
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Publié par le 17 décembre 2015 dans économie, général, International

 

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La Fed maintient le cap de sa politique monétaire

"Le marché du travail ne s'est pas encore tout-à-fait remis", a dit Janet Yellen, mercredi 17 septembre.

« Le marché du travail ne s’est pas encore tout-à-fait remis », a dit Janet Yellen, mercredi 17 septembre. (Crédits : reuters.com)

« elle ne relèvera pas ses taux avant une période de temps « considérable » : c’est la phrase du discours de YELLEN qu’il faut retenir ; L’argent gratuit va continuer à alimenter les bulles jusqu’à mi 2015 , qui serait la date limite … En fait la FED est bloquée, si elle monte les taux c’est la crise . L’avenir dira comment ça va se jouer … Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

La banque centrale des États-Unis a annoncé mercredi 17 septembre réduire de 10 milliards de dollars par mois ses injections de liquidités dans le circuit financier destinées à fluidifier le crédit et à soutenir l’activité. Elle maintient également qu’elle ne relèvera pas ses taux avant une période de temps « considérable ».

Pas de changement de cap, comme prévu. À l’issue d’une réunion de deux jours à Washington, le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a confirmé la réduction de 10 milliards de dollars par mois de ses injections de liquidités dans le circuit financier destinées à fluidifier le crédit et à soutenir l’activité.

À partir d’octobre, la Fed n’achètera plus que pour 10 milliards de bons du Trésor et pour 5 milliards d’actifs à long terme adossés à des créances immobilières, ce chaque mois.

Une activité économique en progression « modérée »

Si la conjoncture continue à s’améliorer, ce programme massif de rachats d’actifs lancé en septembre 2012 sera achevé « lors de la prochaine réunion » du FOMC dans un mois et demi, marquant la fin d’un troisième cycle d’assouplissement monétaire qui a fait gonfler le bilan de la Fed à des niveaux sans précédent.

La présidente de la Fed, Janet Yellen, a noté lors de sa conférence de presse, mercredi 17 septembre, que cela prendrait probablement « une décennie » pour que ce bilan (actuellement autour de 4.500 milliards de dollars), revienne à un niveau normal.

À l’appui de sa décision, la Fed relève que l’activité économique continue de progresser « à un rythme modéré ».

Maintien du taux directeur proche de zéro

Pointant toutefois certaines faiblesses persistantes de l’économie américaine, la Réserve fédérale affirme qu’elle maintient son principal taux directeur proche de zéro, son niveau depuis fin 2008.

Elle réaffirme surtout qu’elle le conservera à ce niveau pendant une période « considérable »après la fin de son programme de rachats d’actifs. Janet Yellen a expliqué ce choix:

« Nous sommes à l’aise avec cette formulation étant donnée que les perspectives économiques ont peu changé par rapport à juin ».

La Fed a jusque-là laissé entendre que la première hausse des taux – guettée avec anxiété par les marchés – devrait avoir lieu à la mi-2015.

« Sous-utilisation » des ressources sur le marché du travail

Pour justifier cette prudence, la Réserve fédérale pointe notamment une « sous-utilisation »des ressources sur le marché du travail américain, la « lente » reprise du marché immobilier et une inflation inférieure à son objectif à long terme (2%). « Le marché du travail ne s’est pas encore tout-à-fait remis », a dit Janet Yellen. Elle a souligné qu’à 6,1% le taux de chômage était encore « bien au-dessus » du taux indiquant le plein emploi soit entre 5,2% et 5,5%.

La Fed a d’ailleurs abaissé mercredi sa prévision de croissance économique pour 2014 et 2015. Le produit intérieur brut du pays (PIB) devrait ainsi progresser de 2,0% à 2,2% sur un an au dernier trimestre 2014.

Lire aussi >> La Fed s’inquiète de la croissance mondiale en berne

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140918trib000849567/la-fed-maintient-le-cap-de-sa-politique-monetaire-et-satisfait-les-marches.html

 
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Publié par le 19 septembre 2014 dans économie, général

 

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