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Von Greyerz – « L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique »

Graphique du cours de l'or en données 4 heures

Le cours de l’or stagne autour de 1200 $, il évolue « latéralement » comme on dit . Mais pour le moment la baisse est enrayée, il n’a pas baissé malgré la publication d’un trés bon rapport NFP (rapport mensuel de l’emploi américain) L’or attend un signal pour aller dans un sens où l’autre à court terme – La parution des données liées à l’inflation US jeudi pourrait orienter le prix … Il doit passer au dessus de 1218 $ pour se relancer . En attendant voici von gruyere, et c’est vrai que sur le long terme le dollar ne cesse de s’effondrer face à l’or, nous ne sommes que dans un minuscule répit à l’échelle du temps, j’ai déjà montré des graph remontant très loin . D’ailleurs je le constate souvent ici, le règne du papier dollar touche à sa fin, on va bientôt changer de paradigme monétaire. Et on en voit les prémisses avec de plus en plus de pays qui cherchent une alternative au dollar, qui n’est pas étranger à la débâcle des devises émergentes, voir un effondrement monétaire dans certains pays (où l’or explose) . Pour le moment, les politiques menées aux US créent en effet un effondrement de la masse monétaire mondiale, c’est ce qu’on voit avec le dollar qui monte, car il y en a moins en circulation. Donc à ce rythme il y a de grosses bulles qui vont exploser …  Z 

L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique.

Nous assistons actuellement au dernier « Hourra » pour les actions, les obligations, le dollar et la plupart des marchés d’actifs.

L’économie mondiale est en sursis depuis la crise de 2006-2009. Le système financier aurait dû s’effondrer à ce moment-là. Mais le patient mourant a été maintenu artificiellement en vie, grâce à l’aide des banques centrales. Abaisser les taux d’intérêt à zéro ou en territoire négatif, et imprimer suffisamment d’argent pour doubler la dette mondiale, semble avoir résolu le problème. Mais au lieu de sauver le monde d’un effondrement économique, la croissance de la dette et des bulles d’actifs a créé un système présentant un risque exponentiellement plus élevé.

LES PROBLÈMES COMMENCENT À LA PÉRIPHÉRIE – PAYS « TVA » (TURQUIE, VENEZUELA, ARGENTINE)

Nous voici donc à « l’aube de la destruction ». Les mesures bidons prises par les gouvernements et les banques centrales n’ont pas sauvé le monde, comme le croient les keynésiens, mais ont plutôt créé une bulle encore plus grande qui est sur le point d’éclater. Guérir un monde malade par les mêmes moyens que ceux qui ont initialement causé la maladie était, dès le départ, voué à l’échec.

Le type de problèmes que le monde connaîtra commencent généralement à la périphérie. Plusieurs feux de forêts se sont déclenchés au niveau local et se propageront jusqu’au cœur de l’économie mondiale.

Prenons l’exemple des pays « TVA ». Je ne parle pas de la taxe sur la valeur ajoutée, mais de la Turquie, du Venezuela et de l’Argentine. Les déficits, les dettes et l’effondrement des monnaies sont des signaux d’alerte typiques et ceux-ci sont présents à des degrés divers dans tous ces pays. Comme toujours, l’or est le meilleur et unique indicateur pour révéler ces problèmes. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’or en Bolivars vénézuéliens continue d’augmenter exponentiellement. Depuis mai 2018, le prix de l’or a été multiplié par 23 000, soit une hausse de 2,3 millions %.

 

 

En Argentine, où l’on passe d’une crise à l’autre, l’or a gagné 14 500 % depuis le début du siècle. Depuis décembre 2017, le cours de l’or en pesos a augmenté de 74%.

Enfin, en lire turque, l’or est en hausse de 26% depuis mai 2018 et de 3 500% depuis 2000.

Pas étonnant que les gouvernements du monde entier détestent l’or. Parce que l’or révèle leurs actions trompeuses qui détruisent l’économie et la monnaie.

Il y a des manipulations flagrantes dans de nombreux domaines, comme la fausse monnaie créée à partir de rien, l’or papier, les fake news, les fausses politiques et les faux gouvernements.

Les pays « TVA » ne sont qu’un exemple, mais un exemple très important. Parce qu’ils donnent le signal qu’une crise mondiale a débuté. La plupart des pays émergents se trouvent dans la même situation. Au cours des prochains mois, les marchés émergents chuteront l’un après l’autre.

L’EUROPE EST EN FAILLITE

La situation est la même en Occident. L’Europe est en faillite totale. L’élite de l’UE tente désespérément de retenir un ensemble de nations disparates par la contrainte, associée à l’octroi de dettes à toute nation qui menace de quitter l’UE ou l’euro. La Grèce et l’Italie auraient dû quitter l’UE depuis longtemps, introduire leur propre monnaie dévaluée et faire défaut sur leurs dettes. Mais ils ont été stoppés par Bruxelles. Maintenant, ils tomberont avec le reste de l’UE. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais Bruxelles utilise tous les moyens pour empêcher cela.

Un ensemble artificiel de nations avec des personnes, des cultures, des histoires, des ambitions, des systèmes financiers, des taux de croissance, etc. très différents était voué à l’échec. Le fait que ce mélange de pays soit gouverné depuis Bruxelles, par une élite non élue et non redevable, ne fait qu’empirer les choses.

Le système suisse avec la démocratie directe et le pouvoir du peuple, ainsi que la répartition du pouvoir au sein des cantons (États locaux), est beaucoup plus efficace.

LA DETTE AMÉRICAINE A DOUBLÉ, PASSANT DE 21 000 MILLIARDS $ À 42 000 MILLIARDS $

Le monde pourrait probablement faire face aux problèmes des marchés émergents et de l’Europe si la plus grande économie mondiale, les États-Unis, était saine. Mais malheureusement, c’est loin d’être le cas. La plus grande économie est aussi la plus malade. La dette fédérale double tous les 8 ans, ce qui laise présager une dette de 40 000 milliards $ de dollars d’ici 2025. Je suis conscient que ce chiffre dépasse largement les prévisions officielles, mais pourquoi y prêter attention alors qu’elles ont toujours été erronées. Les problèmes économiques, combinés à une crise financière, conduiront à l’impression monétaire illimitée et à une hausse des taux d’intérêt. Ainsi, il n’est pas impossible que la dette fédérale américaine dépasse les 100 000 milliards $ en 2025, surtout si la bulle des produits dérivés éclate.

L’EFFONDREMENT DES INFRASTRUCTURES

La tragédie du pont de Gênes, que j’ai personnellement traversé trois jours avant l’accident, met en lumière le sous-investissement dans les infrastructures (et aussi la vie éphémère). L’Italie va maintenant débourser 80 milliards €, qu’ils n’ont pas, pour améliorer les infrastructures du pays. En parcourant l’Italie, vous réaliserez que c’est une goutte d’eau dans l’océan. La plupart des pays ont longtemps négligé les investissements en infrastructures. Aux États-Unis, par exemple, l’American Association of Civil Engineers estime que 5 000 milliards $ devront être injectés d’ici 2025 pour réparer les routes, ponts, barrages et autres infrastructures. Encore 5 000 milliards $ qui seront imprimés de nulle part.

DERNIER HOURRAH

La crise mondiale ayant déjà commencé, nous pourrions assister à un effondrement des marchés, des bulles d’actifs et des devises à tout moment. Avant cela, un dernier « Hourra » est possible, avec une ultime montée de certains marchés boursiers et un renforcement temporaire du dollar.

La tendance à long terme du dollar est claire. En termes réels, c’est-à-dire l’or, le dollar a baissé de plus de 98 % depuis la création de la Fed en 1913 et de 80 % depuis 1999.

La devise américaine est déjà sur le chemin de la perdition, mais la prochaine phase se déroulera plus vite qu’on ne peut l’imaginer.

 

 

« Le temps est venu pour la Russie de se débarrasser enfin du dollar américain », a déclaré récemment le Vice-ministre russe des Affaires étrangères. Il a ajouté : « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus ».

La Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran et bien d’autres pays sont déterminés à commercer dans leur propre monnaie ainsi qu’en or. Cela précipitera la chute du dollar. Mais la raison principale pour laquelle le dollar achèvera bientôt son mouvement vers ZERO entamé il y a une centaine d’années est l’état désastreux de l’économie américaine, tel que mentionné ci-dessus.

Alors que nous arrivons au terme d’un long marché haussier créé de toutes pièces, nous entrerons bientôt dans les « années sombres » que j’ai décrites il y a quelques années. Difficile d’imaginer que les pouvoirs en place aient réussi à tromper le monde pendant une décennie. Mais cette fois-ci, leurs mesures « anti-panique », qui incluent l’impression monétaire massive et des taux d’intérêt plus bas, ne fonctionneront pas.

Le monde découvrera que la monnaie imprimée ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite, ou que les entrées électroniques appelées « monnaie » peuvent disparaître aussi rapidement qu’elles ont été créées.

LES IGNORANTS ET LES SAGES DE L’EST

Alors que l’Occident a plus ou moins discrètement réduit ses avoirs en or, l’Est continue d’en accumuler autant que possible à prix d’aubaine. La plupart des banques centrales ont vendu ou loué une grande partie de leur or sur le marché. Cet or est ensuite acheté par la Chine, l’Inde ou la Russie via l’intermédiaire des banques d’investissement. Évidemment, ces pays de l’Est demandent la livraison physique de l’or plutôt que de le laisser à Londres ou à New York. Lorsque vous possédez de l’or, vous devez avoir un contrôle direct dessus.

 

 

 

L’OR DES BANQUES CENTRALES OCCIDENTALES VENDU OU LOUÉ CLANDESTINEMENT SE RETROUVE À L’EST

Le graphique ci-dessous montre comment les banques centrales et les banques d’investissement laissent filer leur or. La Suisse raffine environ 70% de l’or mondial. Comme vous pouvez le voir dans le graphique, ils importent depuis différentes sources. Assez curieusement, en juillet 2018, la plus grosse importation venait du Royaume-Uni, avec 67 tonnes. Le Royaume-Uni n’est pas un pays producteur d’or. Ce sont plutôt les barres de 400 onces des banques centrales occidentales qui ont été achetées par la Chine, l’Inde ou la Russie. Les barres sont envoyées aux raffineries suisses pour être refondues en lingots de 1 kg, puis expédiées aux acheteurs de l’Est. Les importations de la Suisse révèlent souvent que le Royaume-Uni est un exportateur important. C’est clairement la preuve que les banques centrales ocidentales réduisent en permanence leurs réserves d’or.

 

 

Il est donc probable que les avoirs réels des États-Unis (8 000 tonnes), de l’Allemagne (3,3 tonnes), ou du FMI (2,8 tonnes), soient bien inférieurs aux chiffres officiels. Ils ne récupéreront jamais ce qui a été loué sur le marché. Tout ce qu’ils détiennent, c’est une reconnaissance de dette pour l’or émise par une banque d’investissement. Cette reconnaissance de dette ne pourra jamais être honorée puisqu’il n’y aura plus d’or physique disponible. Et s’il en restait, ce serait à un prix 10, 20 ou 100 fois supérieur au prix actuel.

COMEX ET BANQUES D’INVESTISSEMENT PROCHES DE L’EXPLOSION

Lors la prochaine phase des marchés de l’or et de l’argent, les banques LBMA et le COMEX vont exploser et ne pourront pas honorer leurs engagements qui représentent au moins 500 fois l’or physique disponible.

Comme expliqué dans mon article précédent, le prix de l’or devrait être d’au moins 16 000 $ sur la base du sommet de 850 $ de 1980, ajusté en fonction de l’inflation. Selon les calculs de Jim Sinclair et Bill Holter, l’or pourrait même atteindre 87 000 $ ou 174 000 $.

Ces prix peuvent sembler fantaisistes, mais il faut comprendre que lorsque les marchés manipulés de l’or et de l’argent exploseront, il n’y aura pas de prix, ou pas d’offre d’or ou d’argent, puisque les négociants n’auront plus de métaux physiques.

Quel que soit les niveaux qu’atteindront l’or et l’argent, les cours actuels de 1 200 $ et 14,80 $ sont totalement ridicules.

OR ET ARGENT = ASSURANCE VIE

Détenir de l’or physique à des fins de protection du patrimoine est un secret bien gardé. Tout comme un Vénézuélien pourrait sauver la vie de sa famille avec de l’or, il en sera de même pour les occidentaux qui achètent aujourd’hui. Mais personne n’achète. Même ceux qui en ont conscience attendent de voir si l’or et l’argent vont baisser.

Croyez-moi, attendre une baisse des prix est la pire erreur à faire. Car lorsque les prix exploseront, la plupart des gens vont rater le bateau. Ils seront alors privés de la protection dont ils ont tant besoin.

Aux prix actuels, l’or physique est l’assurance-vie la moins chère que l’on puisse se procurer. Rappelez-vous que les métaux précieux ne sont pas un investissement, mais la forme ultime de préservation du patrimoine.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 14 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Von Greyerz : La crise et la débâcle financière mondiale à venir

Pour le moment l’or fait du sur place et n’a pas encore confirmé la cassure d’une résistance clef autour des 1340 $, mais tout n’est qu’une question de temps avec ce qui représente la vraie monnaie, surtout dans un contexte où les nuages s’amoncellent sur l’économie mondiale .  Von gruyere lui n’en démord pas : « L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier » « Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929 » . Voici ses prédictions qui sont ma foi bien étayées, comme toujours … Z 

En 1980, le total des actifs mondiaux, incluant l’immobilier, était inférieur à 20 000 milliards $. Aujourd’hui, près de 40 ans plus tard, ils atteignent 524 000 milliards $. Soit un taux de croissance annuel composé de 9%, ce qui est remarquable sur une période de 38 ans. Les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 au cours de cette période.

Au cours de la même période, le prix moyen de l’or est passé d’environ 650 $ en 1980 à 1 300 $ aujourd’hui. Donc, tandis que les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 depuis 1980, l’or n’a que doublé. Il est vrai que l’or a commencé à 35 $ en 1971; il avait donc augmenté substantiellement jusqu’en 1980. Néanmoins, depuis 1980, l’or a été totalement ignoré, comme investissement et comme assurance ou protection de richesse. L’augmentation massive de la masse monétaire, à travers l’expansion du crédit et l’impression monétaire, s’est dirigée vers les actifs traditionnels comme les actions, les obligations et l’immobilier, mais pas vers l’or.

L’or est un actif et un investissement oublié depuis 38 ans, et n’a même pas suivi le rythme de l’inflation, avec sa croissance annuelle de 1,8% depuis 1980. Il y a eu très peu d’intérêt pour l’or, alors que d’autres actifs d’investissement ont bondi. Nous avons identifié l’or comme étant un investissement stratégique pour la préservation de la richesse dès 2002, à 300 $ l’once, et avons recommandé à nos clients d’investir un minimum de 25% de leurs actifs dans l’or. Depuis, le rendement de l’or a été supérieur à celui de la plupart des classes d’actifs. Mais la hausse du cours, à date, est complètement insignifiante, comparée à ce qu’il se profile.

Le plus grand transfert de richesse de l’histoire

D’ici 2025, nous allons assister au plus grand transfert de richesse de l’histoire. Ce transfert affectera les marchés mondiaux de l’investissement et ébranlera la plupart des investisseurs. Tous les marchés conventionnels – actions, obligations et immobilier – vont décliner de 50-75%, peut-être plus. Dans le même temps, l’or et l’argent ne feront pas que rattraper leur sous-performance depuis 1980. Les métaux précieux vont être l’objet – et ce, d’une manière tout à fait inattendue – d’une frénésie d’investissement spectaculaire.

Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929. Mais cette fois-ci, la situation risque d’être bien pire.

Actifs financiers mondiaux (Incluant l’immobilier)

Le tableau 1, ci-dessous, nous montre que les actifs mondiaux s’élèvent actuellement à 524 000 milliards $. Une grande partie de ces actifs est constituée d’immobilier, massivement en bulle dans plusieurs pays, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, Hong Kong, la Suède, la Suisse etc. Les taux d’intérêt bas et le crédit illimité ont fait grimper le prix de l’immobilier à des sommets vertigineux… si vertigineux que le prix est prêt à retomber sur terre très rapidement. 

Regardons l’or. Le chiffre de 3 000 milliards $ représente tout l’or jamais produit dans le monde, sous forme de lingots ou de pièces, incluant les ETF, dont quelques-uns ne disposent peut-être pas de l’or physique. Il inclut aussi les banques centrales, dont plusieurs ne possèdent peut-être pas tout l’or qu’elles déclarent officiellement. Mais cet or se retrouvera ailleurs, en Chine, en Inde ou en Russie… alors il existe, quelque part.

1. Actifs mondiaux 2018

Comme le montre le tableau ci-dessus, seulement 0,6% des actifs financiers mondiaux sont aujourd’hui en or physique. En 1960, l’or représentait 5% des actifs mondiaux, mais l’explosion des autres actifs d’investissement a réduit ce pourcentage à 0,6%, seulement.

L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier, étant donné que les actifs n’incluent pas que les actions et l’immobilier, mais aussi les obligations et les prêts. Ainsi, le système bancaire subira une pression énorme, ainsi que les compagnies d’assurance et les fonds de retraite.

Le tableau 2, ci-dessous, nous montre les actifs mondiaux déclinant de 50% en termes réels, ce qui, à mon avis, sera un minimum lors de la prochaine crise. La seule exception, c’est l’or, qui reflétera la crise en augmentant substantiellement en prix, soulignant ainsi son importance réelle en tant que seule monnaie qui ne puisse être dépréciée, ainsi qu’en tant qu’actif ultime de préservation de richesse. Un prix de l’or à 5 000 $ l’once est un minimum, selon moi.

2. Actifs mondiaux en déclin de 50% – L’Or à 5 000 $ l’once

Si l’or était à 5 000 $ l’once, il ne représenterait toujours que 4% des actifs mondiaux, dans le scénario ci-dessus. À ce moment-là, l’or reprendra son rôle de monnaie, comme cela a toujours été le cas à travers l’histoire. Lorsque les actions, les obligations et l’immobilier s’effondreront, l’or assumera encore plus son rôle monétaire.

Le tableau 3, ci-dessous, est le scénario minimum, à mon avis. Les prix des actifs ayant été multipliés par 26 au cours des dernières 38 années, une correction de 75% serait tout à fait normale. Les actifs mondiaux seraient toujours huit fois plus élevés qu’en 1980. À mesure que la crise s’intensifiera, l’or commencera à refléter sa valeur réelle ajustée à l’inflation. Le tableau ci-dessous prévoit un prix de l’or à 10 000 $, mais son prix réel, ajusté à l’inflation (avec 1980 comme année de base), serait plus proche de 17 000 $. 

3. Actifs mondiaux en déclin de 75% – L’Or à 10 000 $ l’once

Pour quiconque croit qu’une chute de 75% des actions est impossible, souvenez-vous de ce qui est arrivé avec le Dow Jones en 1929. À cette époque, le Dow Jones s’est effondré de 90%, dans un environnement économique beaucoup plus favorable qu’aujourd’hui. Les États-Unis étaient alors un pays créancier, et la dette mondiale était minuscule par rapport à aujourd’hui. Non seulement le Dow Jones a chuté de 90%, mais il a fallu plus de 25 ans avant qu’il ne touche à nouveau le sommet de 1929. L’effondrement à venir sera non seulement plus sévère que 75%, mais cela prendra plus que 25 ans pour s’en remettre, à cause de la nature globale de la crise et de la débâcle financière mondiale qui s’ensuivra.

L’Or – La seule monnaie de confiance

L’once d’or à 10 000 $, avec une chute de 75% des actifs mondiaux, signifie que l’or représenterait 17% du total des actifs. Cela peut sembler extrêmement élevé. Mais n’oublions pas qu’à ce moment-là, l’or sera la véritable monnaie et peut-être la seule monnaie de confiance, tandis que les devises fiduciaires atteindront leur valeur intrinsèque de zéro. Aussi, beaucoup d’investisseurs paniqueront et voudront vendre leurs actions et obligations en vue d’acheter de l’or, le seul placement refuge. 

Les actifs mondiaux sont aujourd’hui 174 fois plus élevés que l’or. Lorsque les actifs auront décliné de 75% et que l’or sera à 10 000 $ l’once, les actifs mondiaux (excluant l’or) ne seront que cinq fois plus élevés que tout l’or du monde. Cela signifie que les actifs mondiaux déclineraient de 97% par rapport à l’or entre aujourd’hui et 2025. Je suis persuadé que plusieurs personnes sont sceptiques. Il semble irréel que l’or puisse devenir si précieux par rapport à d’autres actifs. Mais, dans un scénario de panique, les évaluations seront totalement différentes des surévaluations énormes d’aujourd’hui. Nous verrons des ratios cours/bénéfice de 1:5, même pour les bonnes entreprises. Cela signifie qu’une entreprise peut être achetée entre 1 et 5 ans de bénéfice. Les dividendes des sociétés qui pourront se le permettre, seront de 10-20%. Le rendement sur les espaces locatifs sera de 20% et plus.

Aux sceptiques qui croient que les excès d’aujourd’hui sont la norme, il est important de comprendre que, dans le scénario que je décris, il n’y aura plus de monnaie fiduciaire de confiance, et que la seule monnaie, que très peu détiendront, sera l’or.

Vous pouvez, bien sûr, vous demander si les autorités, à travers le monde, laisseront les détenteurs d’or devenir si puissants. Peut-être voudront-elles fortement taxer l’or, voire le confisquer ? Je pense que l’imposition est beaucoup plus probable que la confiscation. Les grands détenteurs d’or, comme la Chine et la Russie, seront à ce moment-là en position de force avec leurs réserves d’or. Nous découvrirons alors également si les États-Unis détiennent vraiment ces supposées 8 000 tonnes d’or.

Une autre raison pour laquelle la confiscation ou même de fortes taxes sur l’or ne fonctionneront pas, c’est que plusieurs gouvernements auront perdu le contrôle. Ils n’auront plus d’argent pour payer les fonctionnaires, y compris les percepteurs d’impôts.

Les détenteurs d’or qui, aujourd’hui, ne peuvent acquérir qu’un petit 0,6% des actifs mondiaux pourraient, dans sept ans, en acheter 16%. Plus important encore, une chute de 97% de la valeur des actions déclencherait le plus énorme transfert de richesse de l’histoire. 

Le double rôle de l’Or

L’ampleur exacte de l’effondrement des actifs d’investissement et de la montée de l’or est, évidemment, impossible à prédire. Ce qui est certain, cependant, est que la valeur de l’or, par rapport aux autres actifs, augmentera considérablement. Ainsi, l’or joue deux rôles très importants :

  • Premièrement : en tant qu’assurance et préservation de la richesse contre un système financier pourri et des actifs d’investissement massivement surévalués.
  • Deuxièmement : son potentiel d’appréciation du capital est aujourd’hui plus important qu’à n’importe quel moment de l’histoire.

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Publié par le 12 juin 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Von Greyerz – Vendre des crypto-monnaies pour acheter de l’or

Et des sites de vente de MP comme l’Apmex acceptent désormais les Bitcoins comme paiement comme on l’a appris il y a 2 semaines … Ici la recommandation de Von Greyerz est assez radicale ! Mais il est vrai que le BTC n’est basé que sur du  vent … Par contre c’est encore un peu tôt à mon gout pour échanger ses BTC – Z

Pendant la crise financière de 2006-2009, l’effondrement du système financier mondial a été évité grâce à l’impression massive d’argent, aux garanties et à la possibilité pour les banques de valoriser les actifs au prix coûtant plutôt qu’au prix du marché, ainsi qu’ à une baisse panique des taux d’intérêt, qui sont passés de 6% aux États-Unis à zéro ou à un niveau négatif. Les obligations émises par huit grands pays ont actuellement des taux d’intérêt négatifs :

PASSIF GLOBAL DE $2 QUADRILLIONS

Quoi que disent les banques centrales et les politiciens, rien n’a été résolu. Au contraire, le risque a augmenté de façon exponentielle depuis 2006. La dette mondiale a doublé pour atteindre environ 230 000 milliards $. Si l’on inclut les passifs non capitalisés de 250 000 milliards $ et les instruments dérivés de 1,5 quadrillion $, le total des passifs et des risques s’élève maintenant à 2 quadrillions$.

Quand la prochaine crise débutera, probablement en 2018, les banquiers centraux ne se focaliseront pas uniquement sur la dette mondiale, mais aussi sur la bulle des produits dérivés. Bien entendu, les banques diront que le montant net des produits dérivés est beaucoup plus faible. Mais en cas de crise, le brut restera brut car les contreparties ne s’acquitteront pas de leurs obligations.

Dans ce contexte, les banquiers centraux vivent sur une autre planète s’ils pensent pouvoir réduire leur bilan. Au cours des prochaines années, la dette publique ou privée augmentera plus rapidement que jamais auparavant.

Prenez les USA. Ce n’est pas un hasard si Jerome Powell succédera à Yellencomme président de la Fed. Il est fiable et a été gouverneur de la Fed pendant 5 ans. C’est le choix parfait pour agrandir le bilan de la Réserve fédérale à l’infini.

La dette fédérale américaine devrait continuer de doubler tous les 8 ans, comme elle l’a fait depuis 1981. Cela signifie que la dette passera de 20 000 milliards $, lorsque Trump à pris la relève, à 40 000 milliards $ d’ici la fin de 2024. Même les prévisions du Bureau central du budget ne sont pas loin de ces 40 000 milliards $. Mais ce chiffre n’inclut pas tous les problèmes que les Etats-Unis et l’économie mondiale connaîtront dans les prochaines années.

LES EUROPÉENS VONT PERDRE LA PROTECTION DE LA BCE

En Europe, Draghi a clairement indiqué que le système de protection des dépôts n’est plus nécessaire. Ainsi, la BCE ne garantira plus les dépôts des clients jusqu’à 100 000 euros. Ce n’est pas une surprise. Au moment de la crise, aucun déposant ne recevra d’argent réel de la part d’une banque.

Quand la crise qui s’est momentanément arrêtée en 2009 reprendra véritablement, l’impression monétaire atteindra des proportions jamais vues. Le monde réalisera alors que le mot « quadrillion » existe réellement, bien que personne ne puisse en imaginer l’ampleur.

Pour mettre les choses en perspective, 1 quadrillion $ représente 15 ans de PIB mondial. Donc, si la dette mondiale passe à 1Q$ après la tentative des banques centrales de sauver le système, y compris la plupart des produits dérivés, nous devrons passer les 15 prochaines années à utiliser la production brute totale du monde pour rembourser la dette. Cela signifierait donc un impôt de 100% pendant 15 ans.

LES TAUX MONTERONT À 15 – 20%

Mais cela ne s’arrête pas là. Lorsque les défauts de paiement de la dette se produiront à plus grande échelle, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt. La manipulation des taux défie toutes les lois de la nature et de l’offre et de la demande. Il n’est pas possible d’avoir un crédit maximum et des taux d’intérêt minimums. Dans un marché libre, si la demande de crédit est élevée, le coût du crédit sera également très élevé.

Lorsque la dette mondiale de 230 000 milliards $ commencera à imploser, les banques centrales ne pourront plus maintenir les taux à la baisse, car les marchés obligataires paniqueront. Cela va commencer avec l’augmentation des taux à plus long terme et, au final, l’augmentation des taux longs fera grimper les taux courts.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, les taux ont atteint un niveau élevé. Cette fois-ci, ils sont susceptibles de monter encore plus haut vu que les risques de défaut et de crédit augmentent considérablement. Si les taux d’intérêt montent à « seulement » 14,4 % par an, la dette doublera tous les cinq ans. Cela signifie que la dette de 1 $Q atteindra 2 $Q cinq ans plus tard.

HYPERINFLATION PUIS DÉFLATION

Lorsque l’impression monétaire s’intensifiera de pair avec les défauts de paiement, le monde connaîtra une hyperinflation d’un niveau imaginable aujourd’hui. À ce stade, la dette s’élèvera probablement à des dizaines de quadrillionsLa plupart des gens diront que la dette n’atteindra jamais ces niveaux. Quiconque a étudié les données historiques des défauts sur la dette, de l’impression d’argent et de l’hyperinflation se rendra compte que dans ces périodes, la dette atteint des multiples de son niveau initial.

L’impression monétaire et l’hyperinflation deviennent un cercle vicieux qui se nourrit de lui-même. Les banquiers centraux, impuissants, perdent le contrôle et paniquent avant de se lancer dans la création monétaire. Au bout du compte, ce sera un échec, puisque la monnaie imprimée ne crée aucune richesse. À ce moment-là, la dépression hyperinflationniste se transforme en dépression déflationniste. Tout le crédit disparaît dans un trou noir, ainsi qu’une grande partie du système financier. Les actifs adossés à la monnaie imprimée s’effondrent de 90% ou plus.

On peut donc éviter l’hyperinflation. Cela est possible si les banquiers centraux sont trop lents à réagir quand les défauts de paiement débuteront. Nous irions alors directement vers un effondrement déflationniste, avec une défaillance totale du système financier et une dépression très grave et prolongée.

Soit nous assisterons à une destruction totale de la monnaie fiduciaire dans un scénario hyperinflationniste, soit à un effondrement du système financier en cas d’implosion déflationniste des actifs et des dettes. Nous aurons probablement les deux. D’abord l’hyperinflation, puis la déflation. Mais même en période d’hyperinflation, la dette et les actifs de la bulle se dégonfleront alors que les matières premières, y compris la nourriture, seront touchés par l’hyperfinflation.

OR ET ARGENT – LES SEULES MONNAIES QUI SURVIVRONT

Dans les deux scénarios, l’or physique et l’argent seront la seule forme de monnaie réelle qui fonctionnera. En cas d’hyperinflation, l’or atteindra des niveaux inimaginables. Le nombre de zéros sera sans importance. L’or va faire mieux que maintenir son pouvoir d’achat. Alors que le marché papier s’effondrera et que le monde entier voudra posséder de l’or, le prix de l’or en monnaie d’aujourd’hui va probablement être multiplié par 10. Nous sommes susceptibles de voir une bulle majeure dans le prix de l’or et peut-être qu’il sera multiplié par 50-100 pendant la crise. Cela signifierait un prix de 65 000 $ – 120 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Cette cible peut sembler irréaliste, mais le scénario catastrophe de la prochaine crise paraît aussi totalement irréaliste pour la plupart des gens.

Dans un scénario déflationniste, l’or n’atteindra évidemment pas ces niveaux élevés. Premièrement, l’or conservera au minimum son pouvoir d’achat. Mais comme il y a peu de chances que le système financier survive à une implosion déflationniste, l’or et l’argent seront probablement les seules monnaies réelles disponibles. Ainsi, même dans un scénario déflationniste, l’or est susceptible d’augmenter sensiblement en termes réels.

L’or ne sera pas la solution miracle à tous les problèmes auxquels le monde est confronté. Il y aura beaucoup de pauvres et de gens affamés. Posséder un peu d’or permettra, au moins, de garder le loup loin de la porte. Mais l’ampleur des problèmes risque de tous nous affecter.

En attendant, les marchés boursiers et les crypto-monnaies ignorent les risques mondiaux. Nous ne nous intéressons pas seulement aux risques financiers. Le risque politique augmente dans de nombreux domaines. En Europe, Merkel a du mal à former un gouvernement, le gouvernement irlandais est sur le point de s’effondrer et les négociations sur le Brexit sont une farce. Theresa May et la Grande-Bretagne sont pris en otage par l’élite bruxelloise non élue, et totalement irresponsable. Ils sont plus intéressés par conserver leur centre de pouvoir politique que de faire ce qui est le mieux pour les citoyens européens.

La situation au Moyen-Orient devient de plus en plus grave. Le prince héritier Mohammed bin Salem réussira-t-il son coup d’État ? Il se fait de nombreux ennemis susceptibles de lui causer des problèmes à l’avenir. L’Arabie saoudite a des problèmes un peu partout, y compris au Yémen, en Iran et en Syrie. La situation risque de mal touner au Moyen-Orient en 2018. Il n’est pas étonnant de voir l’Arabie saoudite s’éloigner des États-Unis pour se tourner vers la Chine. Pour les États-Unis, l’Arabie Saoudite a une valeur stratégique tant que le pétrodollar est en vigueur. Mais comme le règne du pétrodollar arrive à sa fin, l’équilibre du pouvoir va basculer de façon spectaculaire vers le petroyuan.

LES CRYPTOS REMPLACERONT-ELLES L’ARGENT PAPIER ?

Les crypto-monnaies ne sont pas la meilleure alternative à la monnaie fiduciaire, émise et contrôlée par les gouvernements. C’est pourtant ce que croient les émetteurs et les investisseurs dans les cryptos.

Les ICO (Initial Coin Offerings) sont un véritable bonanza. Il y a actuellement 1 320 crypto-monnaies et ce chiffre augmente de jour en jour. Bon nombre d’entre elles n’ont aucune valeur, mais il y en a 726 dont la capitalisation vaut 1 million $ ou plus. Le plus important est le bitcoin, qui coûte environ 11 000 $ et dont le marché est évalué à 180 milliards $. Ethereum a augmenté de 50% au cours des dix derniers jours et arrive au deuxième rang avec 46 milliards $. Ethereum a été lancé il y a seulement deux ans.

La capitalisation totale du marché des crypto-monnaies s’élève à 300 milliards $, contre 14 milliards $ il y a un an.

Les cryptos sont le plus grand système de Ponzi de l’histoire moderne. Il est très similaire aux chaînes de lettres ou aux systèmes pyramidaux. Les émetteurs font des tonnes d’argent ainsi que les spéculateurs qui sont arrivés tôt. Au bout du compte, tout va s’effondrer et les retardataires perdront tout. Comme toute frénésie d’achat (mania), les cryptos peuvent grimper beaucoup plus haut, mais c’est le genre de bulle qui se crée à la fin d’une ère économique. La plupart des participants croient que les cryptos remplaceront la monnaie fiduciaire et même l’or.

À mon avis, il y a peu de chances que cela se produise. Je ne vais pas entrer dans le détail maintenant. Les personnes intéressées trouveront de nombreux articles sur le « bitcoin vs l’or » sur Internet.

Les cryptos ressemblent à des bulbes de tulipes. Vous ne pouvez pas créer de l’argent réel à partir de rien et le voir doubler toutes les deux semaines. Les problèmes sont nombreux tels que la sécurité, la réglementation, la fiscalité, la rapidité des transactions, les faux marchés, etc. D’après ce que j’ai compris, le marché des cryptos ne résistera à aucune pression de vente. Un petit volume de ventes persistantes poussera le prix vers zéro. Le temps nous le dira.

BITCOIN MANIA – DE $900 À $11,000 EN 2017

Les cryptos peuvent continuer à monter. Mais quand la musique s’arrêtera, le marché des cryptos retournera là où il a commencé, c’est-à-dire à zéro.

La technologie des chaînes de blocs, qui n’est pas nouvelle, est susceptible de trouver de nombreuses applications dans des domaines tels que le commerce, la science, etc.

LE TRADE DU SIÈCLE

Il ne faut pas confondre cryptos et or. Ils n’ont pratiquement rien en commun. L’une est une inscription électronique sur un certain nombre d’ordinateurs et l’autre est un élément physique rare et la seule monnaie ayant survécu pendant 5 000 ans. Il est extrêmement improbable que le bitcoin remplace l’or comme monnaie pour les 5 000 prochaines années ou plus.

Je connais des investisseurs qui sont tentés d’acheter des crypto-monnnaies plutôt que de l’or. La cupidité pousse les gens à se tourner vers des instruments qui prennent rapidement de la valeur. Le NASDAQ en 1998-99 est un bon parallèle. Il a doublé jusqu’à ce que tous les investisseurs amateurs soient aspirés. Puis il a baissé de 80%. La différence est que la plupart des cryptos perdront 100%.

Pour tous ceux qui veulent préserver leur richesse, c’est le bon moment pour vendre des cryptos et acheter de l’or. Ça pourrait être la transaction du siècle. Il n’existe pas de meilleure assurance que l’or et l’argent physique pour se protéger contre les futurs problèmes mondiaux.

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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Von Greyerz : L’histoire de l’Or sur 5000 ans est beaucoup plus puissante que d’éphémères Banquiers centraux et manipulateurs

La richesse mondiale sera totalement décimée dans les 4-8 prochaines années. Peu importe que vous soyez très riche ou que vous soyez « propriétaire d’une maison » qui vaut encore quelque chose. La plupart des actifs perdront 75-95% de leur valeur, à mesure que la dette et les bulles d’actifs imploseront.

Mais très peu de gens réalisent ou anticipent la confiscation de richesse qui se profile. Cette confiscation aura lieu à plusieurs niveaux.

En ces temps difficiles, les gouvernements se feront jeter dehors par les gens ordinaires mécontents du déclin de leur capacité de survie. Beaucoup de gens perdront leur emploi, et la capacité des gouvernements à aider les pauvres et les affamés s’amenuisera aussi rapidement, à cause du manque de revenus fiscaux. Durant ce processus, les partis d’opposition vont promettre la lune… Nous assisterons à un bouleversement de la société à cause des turbulences politiques, des troubles sociaux, des conditions économiques désastreuses et de l’anarchie.

LES IMPÔTS DEVIENDRONT PUNITIFS

Plusieurs pays occidentaux sont devenus socialistes, ces dernières années, et cette tendance va se poursuivre avec la détérioration du climat général. Alors que les partis au pouvoir luttent désespérément pour leur propre survie, leur tâche devient de plus en plus compliquée car il n’y a plus d’argent dans les coffres et la monnaie imprimée n’a plus de valeur.

Les partis d’opposition promettront des solutions à tous les problèmes et n’auront aucune difficulté à se faire élire. Mais, une fois au pouvoir, ils échoueront misérablement. Il y aura des partis de gauche au pouvoir dans la plupart des pays occidentaux, mais nous pourrions assister à l’émergence de partis d’extrême-droite, à cause de la situation anarchique.

Quand les recettes fiscales diminueront, les gouvernements chercheront désespérément de nouvelles façons d’augmenter les revenus de l’État. À ce moment-là, les gens normaux seront pauvres, alors cela ne servira à rien de les taxer. La cible évidente sera, bien sûr, les riches, mais aussi la classe moyenne. Les riches auront probablement perdu la moitié ou plus de leur fortune, mais les gouvernements socialistes en quête de revenus veilleront à ce que la majeure partie de leur richesse restante disparaisse également.

CONFISCATION PAR LES TAXES

Les impôts sur la fortune seront confiscatoires et atteindront 75%-90%. C’est ce que les masses désespérées exigeront, que ce soit pacifiquement ou avec violence.

Ce qui arrive en ce moment en Arabie saoudite avec le prince héritier Mohamad ben Salman, qui confisque la richesse d’autres princes et hommes d’affaires saoudiens, pourrait servir d’exemple.

Les gouvernements américain, britannique ou allemand pourraient décider de geler les avoirs des riches et émettre des mandats d’arrêt exigeant le transfert de 85% de leur fortune. Le refus ne constituerait pas une option, car il entraînerait une longue peine d’emprisonnement et la confiscation de 100 % des richesses.

Le moment est venu d’anticiper les risques de confiscation et les impôts punitifs. Bientôt, il sera trop tard.

Tout cela semble totalement draconien et irréaliste dans notre société « civilisée ». Mais quiconque doute que ces mesures puissent se concrétiser n’a qu’à étudier l’histoire. Il y a d’innombrables exemples de confiscation de richesse. Cela se passe généralement durant des périodes d’excès et de décadence, où il y a des écarts importants entre riches et pauvres, comme c’est le cas aujourd’hui. Pendant la Révolution française de 1789, l’aristocratie a non seulement perdu une grande partie de ses richesses, mais aussi la vie. La même chose s’est produite durant la Révolution russe, en 1918. La richesse et les vies de l’aristocratie furent décimées.

IL EST DANGEREUX DE SE VANTER DE SA RICHESSE

Nous pourrions atteindre un stade d’anarchie à cause de la souffrance des masses. À ce moment-là, elles se tourneront contre les banques, les gouvernements et les riches, ce qui mènera à de grandes violences, comme l’histoire le démontre. Tout ce qui représente la richesse sera méprisé par les masses, qu’il s’agisse de maisons, d’automobiles, de bijoux, de vêtements ou d’autres biens de luxe. L’étalage de la richesse que nous voyons aujourd’hui pourrait devenir très dangereux, voire fatal.

La majorité des gens pourraient dire qu’il s’agit d’alarmisme ou de sensationnalisme. Le problème est que nous pensons que notre époque est différente. Certains trouvent normal de voir des Rolls Royce ou des Ferrari construites sur mesure à New York, Londres ou Hong Kong, coûtant 250 000 $ ou plus. Très peu de gens protestent contre les prix élevés d’une maison dans les villes ci-dessus, à 100 millions $ et plus. Il arrive régulièrement qu’un tableau soit vendu pour une somme supérieure à 100 millions $.

½ MILLIARD DE DOLLARS POUR UN TABLEAU

Mais si vous voulez un Léonard de Vinci, vous devez payer la somme astronomique de 450 millions $, comme l’a fait un acheteur anonyme, cette semaine, à la vente aux enchères de Christie à New York. Un niveau de prix que très peu de gens peuvent envisager.

Est-ce qu’un demi-milliard de dollars restera le record pour une peinture pendant des décennies ? Oui, en monnaie d’aujourd’hui, ce sera certainement le cas. 111 tonnes d’or pour un tableau ne sera probablement pas battu avant 100 ans ou plus. Au cours des 4 à 8 prochaines années, cette peinture pourra probablement être achetée pour beaucoup moins d’une tonne d’or, pour 110 kilos ou moins (110 kg d’or valent aujourd’hui 4,5 millions $).

LA LOI ET L’ORDRE VOLERONT EN ÉCLATS

Pour les gens ordinaires, dont la plupart ne sont pas conscients de ces excès, un demi-milliard de dollars pour une peinture est la décadence ultime. Cette dangereuse tendance ne restera pas impunie. Et personne ne doit croire que la loi et l’ordre, qu’il s’agisse des policiers ou militaires, fonctionnera lorsque la société volera en éclats. Malheureusement, il n’y aura aucune protection pour les groupes cibles.

Les armes n’aideront guère pour combattre la foule. La meilleure solution est de vivre dans un endroit où vous êtes entourés de gens aux vues similaires, ou dans un pays moins exposé. Cette option n’est pas envisageable pour beaucoup de gens, mais cela vaut la peine d’y penser, tandis qu’il reste encore du temps.

Permettez-moi d’insister sur le fait que j’espère sincèrement que rien de tout ça ne se produira. Mais, si on regarde les risques et les probabilités, nous sommes à un moment de l’histoire où ces événements sont susceptibles d’avoir lieu. De tels excès, ainsi que l’écart entre riches et pauvres, ne pourront pas continuer sans un retour vers la moyenne, au moins.

UNE BANQUE SUISSE REFUSE DE DONNER SON OR À UN CLIENT

Pour revenir à la confiscation, il semble que les banques jouent déjà ce jeu. Dans un article récent, j’ai expliqué que les banques suisses ne détenaient pas tout l’or physique acheté par leurs clients. J’ai également mentionné comment les banques refusent de libérer l’or qu’un client détient dans la banque.

J’ai récemment été contacté par une personne qui est allée à sa banque, à Zurich, l’une des deux plus grandes banques suisses, pour y retirer son or physique. Il avait lu mon article sur le sujet. La banque, une des plus grandes banques de gestion d’actifs au monde, lui a dit qu’il ne pouvait pas retirer son propre or, à cause de nouvelles règles internes de la banque.

Mais cet homme n’a pas abandonné si facilement. Il a demandé à la banque une lettre confirmant leur refus de lui donner son or. Il a dit à la banque qu’il remettrait cette lettre à la police. La banque a clairement eu peur et, après trois heures d’attente, on lui signifia qu’il pourrait finalement avoir son or. Très généreux de la part de la banque de lui rendre ses actifs, n’est-ce pas ?

Une nouvelle confirmation que les banques ne restitueront pas leurs actifs aux clients sans une bataille juridique. Mais ce n’est que le début. Bientôt, les banques seront tellement sous pression qu’elles essaieront de conserver les actifs de leurs clients. Peu de gens pensent que c’est possible, mais dans un avenir proche, les banques, insolvables, ne seront pas en mesure de remettre quoi que ce soit à leurs clients. Encore une fois, j’encourage fortement les gens à sortir leurs actifs des banques, que ce soit en Suisse ou ailleurs. Le système financier est déjà en faillite, quoi qu’en disent les banquiers centraux.

Détenir de l’or physique hors du système bancaire, dans une bonne juridiction, est la meilleure assurance contre ces risques. Mais, comme je l’ai dit plus haut, la planification fiscale est tout aussi importante que de détenir les bons investissements.

 

 

Les mouvements à court terme du prix de l’or ne sont pas si importants, étant donné que nous verrons bientôt des multiples des prix actuels. Malgré les manigances de la BRI et des banques de négoce d’or, qui déversent des milliards d’or papier, l’or résiste très bien.

Il semble que la dernière petite correction soit terminée et que la tendance haussière ait repris. Peut-être devrons-nous attendre la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, en décembre, pour observer un mouvement haussier majeur dans l’or. Mais, quoi que fasse la Fed, cela n’aura qu’un effet à très court terme.

L’or va monter bien plus haut, peu importe la politique de la banque centrale ou la manipulation de l’or papier.

5 000 ANS D’HISTOIRE SONT BEAUCOUP PLUS PUISSANTS QUE D’ÉPHÉMÈRES BANQUIERS CENTRAUX ET MANIPULATEURS.

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Publié par le 5 décembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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Von Greyerz – Or physique : le seul fonds de pension qui survivra

Cours de l'Or : retour de la tendance haussière ?

Le cours de l’or a terminé la séance d’hier sur une forte hausse, suite aux propos du dirigeant nord-coréen en fin d’après-midi.

De retour au-dessus du seuil psychologique des 1300$, le cours de l’or pourrait franchir la résistance à 1308$ et venir tester les 1320$ dans la journée. Z .

Sur les marchés, il y a des probabilités et des certitudes. Il est fort probable que les investisseurs perdent une grande partie de leurs actifs détenus en actions, obligations et immobilier dans les cinq à sept prochaines années. Il est également probable qu’ils perdent la quasi intégralité de leur argent détenu en banque, à cause d’une faillite bancaire ou de la dépréciation monétaire.

QUI ACHÈTE DES OBLIGATIONS QUI FINIRONT À ZÉRO ?

Les investisseurs qui achètent la nouvelle obligation autrichienne à 100 ans avec rendement de 2,1% perdront tout leur argent. Premièrement, il faut se demander qui achète ce type d’obligation, car aucun individu investissant son propre argent n’achèterait une obligation à cent ans, avec rendement de 2%, alors que les marchés obligataires sont à un plus haut historique et les taux au plus bas.

 

 

Les acheteurs sont des institutions qui gèrent l’argent des autres, comme les gestionnaires de fonds de pension, qui seront enchantés d’obtenir un rendement de 2% en comparaison aux rendements négatifs à court terme ou juste au-dessus de zéro pour autre chose. Ces gestionnaires espèrent tous être partis à temps avant que quelqu’un ne se rende compte des décisions désastreuses qu’ils ont prises avec l’argent des retraités.

Mais le danger pour eux est que l’obligation devienne sans valeur bien avant que les cent ans ne soient écoulés. Cela pourrait arriver d’ici cinq ans.

Il y a certains facteurs qui garantissent la mort de ces obligations :

  • Les taux d’intérêt sont à un plus bas de 5 000 ans et ne peuvent que grimper
  • L’inflation s’envolera, menant à l’hyperinflation
  • Les états souverains sont en faillite et feront défaut
  • L’euro atteindra zéro – non pas dans 100 ans, mais dans 5-7 ans

Mais ces gestionnaires ne seront pas blâmés pour leurs performances catastrophiques. Aucun gestionnaire d’investissements ne pourrait prévoir les évènements ci-dessus (ils ne sont pas si intelligents). Ils sont protégés, malgré leurs mauvaises performances, étant donné qu’ils ont fait ce que tous les autres gestionnaires font : appauvrir les retraités. Le fonds institutionnel moyen est géré en se basant sur la « médiocratie » – cela ne vaut jamais le coup de prendre un risque et de faire les choses différemment que votre groupe de pairs. Car si vous faites la même chose que vos pairs, vous serez récompensé, même si vous perdez presque tout l’argent.

UN ÉCART DE RETRAITE DE 400 000 MILLIARDS $

La plupart des gens à travers le monde n’ont pas de plan de retraite et ne sont donc pas concernés. Mais ceux qui sont couverts par un fonds de pension se retrouveront en mauvaise posture. La plupart des fonds de pension sont massivement sous-capitalisés – ce montant est absolument effarant. Selon une étude publiée par le Forum économique mondial, l’écart entre l’épargne et le revenu de retraite pourrait dépasser les 400 000 milliards en 2050. L’écart le plus important est, évidemment, aux États-Unis, avec 137 000 milliards $. En 2015, le déficit américain n’était « que » de 28 000 milliards $, soit 150% du PIB.

 

 

Les raisons sont simples : une population vieillissante, l’épargne insuffisante et de faibles rendements. Ces calculs ne tiennent pas compte de l’effondrement à venir de tous les actifs dans lesquels les fonds investissent, comme les actions, les obligations et l’immobilier. Il est quasiment certain que les retraites classiques ne seront plus payées dans certains pays au cours des prochaines années. Les conséquences seront catastrophiques. Le seul pays à être doté d’un système de pension privé bien capitalisé est l’Inde. La plupart des familles en Inde détiennent de l’or et, comme l’or s’appréciera, cela protégera une grande partie de la population indienne.

DETTE MONDIALE DE 2,5 QUADRILLIONS $

La dette mondiale et les passifs non capitalisés continuent d’être hors contrôle. Avec une dette totale de 240 trillions $, des engagements de retraite de 400 trillions $ (d’ici 2050), d’autres passifs, comme les soins de santé, aux alentours de 250 trillions$ et les produits dérivés à 1,5 quadrillion $, nous obtenons un total d’environ 2,5 quadrillions $.

Les États-Unis participent grandement à l’accroissement exponentiel de la dette. En relevant le plafond de la dette, la dette fédérale américaine a bondi rapidement de 321 milliards $, à 20,160 milliards $. Cette année seulement, la dette des États-Unis a grimpé de 685 milliards $. D’ici quelques années, on anticipe que la dette américaine augmentera de 1 000 milliards $ par année. Lorsque les marchés financiers commenceront à se détériorer, d’ici un an ou deux, nous verrons ces niveaux de dette augmenter dramatiquement de plusieurs dizaines, voire de centaines de trillions $. En 2020, les États-Unis afficheront des déficits budgétaires réels à chaque année depuis 60 ans. Un record étonnant qui garantit l’effondrement du dollar.

 

 

LES TAUX D’INTÉRÊT SERONT DE 15-20%

Comme le démontre ce graphique des taux à long terme, les taux sont à un plus bas historique et le cycle de 35 ans a aussi atteint son plus bas l’an dernier. Les taux sont maintenant dans une tendance à la hausse et d’ici un ou deux ans, ils commenceront à s’accélérer. D’ici moins de cinq ans, les taux pourraient dépasser les 10%, voire s’approcher de 20%, comme dans les années 1970. Le marché obligataire s’effondrera, incluant l’obligation à cent ans de l’Autriche, ce qui provoquera plusieurs défauts. Avec une dette mondiale dans les centaines de trillions $, il faudra de plus en plus d’impression monétaire, juste pour financer le coût des intérêts. Il y en aura encore plus pour sauver les banques en faillite et couvrir les déficits du gouvernement. C’est comme cela que l’hyperinflation commencera. En parallèle, les devises s’effondreront et termineront leur descente vers zéro, une tendance qui a commencé en 1913 avec la création de la Fed.

LA BANQUE NATIONALE SUISSE – LE PLUS GROS HEDGE FUND AU MONDE

La Fed est une banque privée, créée par des banquiers privés pour leur propre bénéfice, ce qui leur donne le plein contrôle de la monnaie. La Banque nationale suisse (BNS) est aussi une banque privée, cotée à la bourse suisse. Par contre, elle n’est pas la propriété de banquiers d’investissement; 45% est détenu par les cantons suisses et 15% par les banques cantonales. Le reste est détenu par des actionnaires privés. Le cours de l’action BNS a été multipliée par 2,5 au cours des derniers douze mois.

 

 

Il s’agit du plus gros hedge fund au monde, avec un bilan de 775 milliards CHF (808 milliards $), supérieur au PIB suisse. En comparaison, le bilan de la Fed ne représente que le quart du PIB américain. La BNS détient presque 100 milliards CHF d’actions, y compris des actions américaines. Le reste est de la spéculation sur les devises, surtout en euros et en dollars. Cela ne devrait pas être le rôle d’une banque centrale de spéculer sur les devises ou les actions. Elle justifie cela en disant qu’acheter des actifs étrangers aide à garder le franc suisse bas. Imaginez, lorsque le marché boursier américain déclinera et que l’euro et le dollar faibliront. À ce moment là, le graphique de la BNS aura une tout autre allure. Cela devrait arriver d’ici quelques années. Le système bancaire suisse et, particulièrement, la Banque nationale suisse, étaient conservateurs, mais maintenant ils sont aussi mauvais, ou même pires, que les autres. Le problème avec le système bancaire suisse est qu’il est trop gros pour le pays, à hauteur de cinq fois le PIB suisse. Je ne conserverais pas de capitaux importants dans les banques suisses, ni dans d’autres banques d’ailleurs. Mais le système politique suisse est, de loin, le meilleur au monde.

L’OR DE 5 800 $ À 8 500 $, EN SE BASANT SUR LES MARCHÉS HAUSSIERS PRÉCÉDENTS

L’or et l’argent font une pause temporaire. La tendance à la hausse est claire, et elle devrait s’accélérer cet automne. Le graphique ci-dessous nous montre quelques projections variées, en comparaison aux marchés haussiers précédents des années 1970 et 2000. Quelle que soit l’option choisie, elles mènent toutes vers un prix de l’or bien plus élevé, entre 5 800 $ et 8 500 $. Des chiffres bien en deçà de ma cible de toujours, soit 10 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Mais, comme je l’ai dit plusieurs fois, cela ne sera pas en monnaie d’aujourd’hui, étant donné qu’avec l’hyperinflation, la monnaie ne vaudra plus rien. Le prix éventuel de l’or en dollars sera probablement à des multiples de 10 000 $, selon la quantité de monnaie sans valeur qui sera imprimée.

 

 

Jim Rickards a évoqué une dévaluation massive du dollar par rapport à l’or, pour régler le problème de la dette des États-Unis. Il suggère de réévaluer l’or à 5 000 $ l’once, soit quatre fois le prix actuel. C’est une possibilité, même si je doute que les Chinois, comme plusieurs d’entre nous, croient que les États-Unis possèdent toujours 8 000 tonnes d’or. La Chine demandera sans doute aux Américains la preuve de leurs réserves, tout en divilguant en même temps la quantité qu’elle détient. Qui le fait en premier n’a pas vraiment d’importance… parce que toute réévaluation officielle de l’or, ou toute appréciation du prix sur le marché, entraînera la couverture des positions vendeuses « papier ». À ce moment-là, 5 000 $ ne sera qu’une courte escale, en route vers des prix bien plus élevés.

Même si cela est très excitant pour les détenteurs d’or et d’argent, il faut toujours se souvenir de la raison pour laquelle nous détenons des métaux précieux. Nous n’en détenons pas pour réaliser des gains spectaculaires. Non, on détient de l’or comme assurance, pour protéger son patrimoine. Les risques mondiaux sont sans précédent dans l’histoire, comme je l’ai souligné dans l’article de la semaine dernière. Ainsi, nous détenons de l’or pour nous protéger contre ces risques – économiques, financiers et géopolitiques. Nous faisons face au double risque d’une crise financière avec un système bancaire en faillite et des états souverains insolvables, qui provoquera la dévaluation de toutes les devises jusqu’à zéro. C’est pourquoi les investisseurs doivent détenir une quantité importante d’or et d’argent, sans se soucier des fluctuations journalières du prix.  Source

 
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Publié par le 26 septembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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Von Greyerz : « Je m’attends à une chute du marché boursier d’au moins 90%, comme après 1929 »

l'or a atteint son support de 1220 $

Cours de l’or

« C’est la nouvelle normalité ! » a déclaré un conseiller professionnel lors d’une récente conférence sur la gestion patrimoniale à Londres, alors que je venais de souligner les risques globaux causés par les bulles de crédit et d’actifs.

C’est ce qui fait peur quand une économie est à son plus haut. Le pic d’optimisme et le pic du prix des actifs vont de pair. Je n’ai pas connu le krach de 1929 ou la Grande dépression, mais quelques citations de l’époque expriment bien l’euphorie qui accompagne un pic du marché :

« Nous, en Amérique, sommes aujourd’hui plus près du triomphe final dans la lutte contre la pauvreté que n’importe quel autre peuple au cours de l’histoire. Les taudis disparaissent de notre société » Edgar Hoover, en 1928.

“Il n’y a aucune raison de s’inquiéter. La marée haute de la prospérité va se poursuivre.” Andrew Mellon, secrétaire du Trésor, septembre 1929.

Nous savons tous ce qui est arrivé. Le 29 octobre 1929, le Dow Jones s’est effondré, et il a atteint son plus bas en 1932, après une chute de 90%. S’ensuivit une sévère dépression aux États-Unis. « Aucune raison de s’inquiéter ! », « Nouvelle normalité ! »… l’optimisme humain ne connaît pas de limite.

La bourse grimpe toujours !

En regardant le graphique du Dow Jones ci-dessus, on voit que toutes les corrections – à l’exception de 1929 – semblent mineures, en raison de la nature exponentielle du graphique. Mais lorsque vous êtes en plein dedans, une chute de 40% ou 50% peut être dramatique et douloureuse. Nous devons nous rappeler que les chutes du marché sont totalement inattendues, que ce soit par les investisseurs, les gouvernements et les économistes.

Quiconque jette un coup d’œil sur le graphique ci-dessus pourrait dire que le Dow Jones est dans une tendance haussière à long terme – alors, l’expression « la bourse grimpe toujours » semble juste. Le seul problème est que les corrections peuvent faire très mal et anéantir plusieurs investisseurs. Vous pourriez attendre très longtemps avant de récupérer vos pertes. Par exemple, après le pic de 1929, il a fallut 25 ans au marché pour recouvrir ses pertes.

Une chute du Dow Jones de 50% serait tout à fait normale. Cela nous ramènerait aux niveaux de 2000-2010. Mais, à cause de l’extension excessive de ce marché qui carbure à la dette, je m’attends à une chute d’au moins 90%, comme après 1929. Cela ramènerait l’indice aux alentours du niveau de 2 000, comme en 1987.

Vieillir n’est pas toujours un avantage, mais cela vous apporte beaucoup d’expérience. J’ai été aux premiers rangs de chaque chute majeure du marché depuis le début des années 1970. En 1972, j’ai rejoint Dixons, un détaillant photographique britannique. Mes premières options valaient 132 pence. Au plus bas du marché, en 1974, l’action était tombée jusqu’à 9 pence, une chute de 93%. Heureusement, étant jeune, je n’avais pas grand chose à perdre, mais j’ai quand même acheté d’autres actions à 11 pence. Dixons réalisait toujours des bénéfices, et son bilan était solide. Il faut dire que l’action avait un facteur beta élevé (bouge plus vite que le marché). Mais nous avons survécu aux chocs, à une crise du pétrole et à une grève des mineurs de charbon qui a fait que les magasins ne disposaient que de trois jours d’électricité par semaine. Onze ans plus tard, nous avons réussi à faire de Dixons une société du FTSE 100, le plus grand détaillant électrique et électronique du Royaume-Uni. Tout comme les gens croient aujourd’hui que le marché haussier actuel durera toujours, on pensait, en 1974, que la dépression ne finirait jamais.

Le Dow Jones n’a plus de carburant

La plus grande probabilité, en observant la tendance haussière du Dow Jones et d’autres marchés, est qu’elle durera pour l’éternité, malgré quelques corrections temporaires. Mais cette conclusion ne prend pas en compte la manière dont cette montée en flèche météorique s’est effectuée. L’explication est simple. Depuis la création de la Réserve fédérale en 1913, il y a eu une explosion du crédit et de l’impression monétaire. Cela a été le moteur principal de tous les marchés d’actifs, incluant les actions, les obligations et l’immobilier. L’abandon de l’adossement du dollar à l’or par Nixon, en 1971, a vraiment fait démarrer la postcombustion car, par la suite, la dette et l’inflation ont crû de manière exponentielle.

Le graphique ci-dessus dépeint un tableau très noir. La machine économique américaine fonctionne sans carburant, tandis que la dette grimpe de façon exponentielle et que le PIB ralentit, malgré des taux d’intérêt frôlant zéro. Le PIB annualisé pour le premier trimestre 2017 est de 0,2%… je ne serais pas surpris de voir la croissance descendre à zéro ou devenir négative, d’ici le quatrième trimestre. L’écart grandissant entre la dette totale et le PIB est extrêmement dangereux. Avec un PIB qui a besoin d’une injection continue de stimulants, appelés le crédit, nous savons que le patient est en phase terminale.

L’économie américaine est arrivée à un point où il faut plusieurs dollars de crédit additionnel pour produire un seul dollar de PIB. À cause de l’état anémique de l’économie américaine, les réductions d’impôt, si elles sont adoptées, ne feraient qu’augmenter le déficit, sans générer une quelconque croissance.

Que peuvent faire Donald Trump ou la Fed pour sauver la situation ? Pas grand-chose ! L’impression monétaire n’a pas fonctionné, l’endettement record n’a que temporairement évité l’effondrement total du système financier, et les taux d’intérêt à leurs plus bas historique laissent très peu de marge de manœuvre.

La Fed n’a pas de politique… Elle réagit aux événements

Le problème avec la Fed est qu’elle n’a aucune politique. La Fed n’a jamais anticipé une hausse ou un déclin économique. Elle réagit aux événements et a toujours un peu en retard. Elle baisse les taux après que l’économie se soit affaiblie, et elle réagit aux événements, comme les chutes boursières.

Le graphique ci-dessous nous montre quatre exemples où la Fed a baissé les taux en réaction à une chute du marché boursier. Depuis 2008, la Fed a gardé les taux à zéro pendant huit ans et a commencé à les relever trop tard. L’économie américaine réelle décline à nouveau, et la Fed pense qu’elle pourra procéder à deux nouvelles hausses cette année. À court terme, il semble plus probable que les taux baissent.

Les banques centrales vont perdre le contrôle des taux d’intérêt

Les taux d’intérêt sont à des plus bas en 5 000 ans, et ne peuvent bouger que dans une seule direction, à moyen et long termes; vers le haut, bien sûr. Comme le système financier sera sous pression dans un avenir proche, l’impression monétaire reprendra de plus belle et les devises, surtout le dollar, seront également mises sous pression. Cela provoquera l’explosion de la bulle obligataire, et les investisseurs vendront les bons à long terme. Lorsque les taux à long terme augmenteront, les banques centrales perdront le contrôle des taux à court terme, ce qui mènera à des taux systématiquement élevés. J’ai connu des taux de 15-20% au Royaume-Uni dans les années 1970. Mon premier prêt était à 21%… il n’y a pas beaucoup d’emprunteurs hypothécaires qui pourraient se permettre de tels taux aujourd’hui. Je suis convaincu qu’à mesure que l’inflation gagnera du terrain, les taux seront à nouveau supérieurs à 10%, voire plus haut, dans les années à venir. Plusieurs taux iront vers l’infini, vu que les obligations n’auront plus de valeur.

La plupart des actifs se vendront à -90% et plus – Mesurés en Or

Revenons à cette « nouvelle normalité ». Difficile de croire que les valorisations que nous observons aujourd’hui sur les marchés de la technologie diffèrent de celles attribuées entre 2000 et 2002, lorsque le Nasdaq s’est effondré de près de 80% et que plusieurs compagnies technologiques ont fait faillite. Je me souviens particulièrement bien de cette période, car j’étais impliqué dans une société de commerce électronique. À la fin de 1999, j’ai dit à mon ami, le fondateur, qu’il fallait absolument vendre la société pour du cash ou des actions, sans restrictions à la revente. Les valorisations à l’époque étaient de dix fois les ventes, ce qui n’avait aucun sens. Aucune compagnie de ce secteur ne faisait de profits… Nous avons réussi à vendre la société à bon prix à une société de Hong Kong cotée sur le Nasdaq. Comme d’autres, cet acheteur a fait faillite dans les années suivantes.

Plusieurs compagnies de la Silicon Valley sont aujourd’hui dans une situation similaire : valorisations très élevées, flux financiers négatifs, et aucun bénéfice. Selon moi, nous aurons un effondrement pire qu’en 2000. Les grandes sociétés du Nasdaq sont dans une bulle, lorsqu’il est question de valorisations. Apple à 770 milliards $, Google à 648 milliards $, Microsoft à 533 milliards $, Amazon à 450 milliards $, et Facebook à 433 milliards $. Ces cinq sociétés sont valorisées à 2 800 milliards $ : c’est deux fois le PIB de la Russie, et 42% (71 000 tonnes) de tout l’or jamais produit. Je sais ce que je préfère… non, pas la Russie, mais l’or. Parce que d’ici quelques années, la valeur de ces cinq sociétés aura décliné d’au moins 90% par rapport à l’or, ce qui signifie qu’elles pourront être achetées pour moins de 6 800 tonnes d’or à ce moment-là. Ce transfert massif de richesse sera un choc pour la plupart des investisseurs.

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VON GREYERZ – SI VOUS COMPRENEZ L’HISTOIRE ET L’ÉCONOMIE, VOUS COMPRENEZ L’OR

Les actifs réels sont à un plus bas historique par rapport aux actifs financiers

Comment les gens pourraient-ils saisir l’importance de l’or alors qu’ils sont continuellement bombardés de faits trompeurs et déformés ? La dernière publication à avoir propagé de fausses informations sur l’or est le magazine britannique hebdomadaire The Economist. L’article débute avec un graphique de l’or qui commence en septembre 2011. Quiconque connaît un tant soit peu l’or sait qu’il s’agit de l’époque où l’or a atteint un pic à 1 930 $. Entre 1999 et 2011, l’or est passé de 250 $ à 1 930 $, soit une hausse de presque 700%. Durant cette même période, le Dow Jones n’a presque pas bougé, et l’indice du Royaume-Uni, le FTSE, a chuté de 3%. Alors que l’or a été multiplié par huit durant ces onze années, les marchés boursiers ont stagné; mais le journaliste s’est bien gardé de le mentionner. Au contraire, il fait débuter son graphique au plus haut de l’or, à la suite d’un rallye de huit ans.

FAUSSE PROPAGANDE ET INCOMPÉTENCE

Dans mon article de la semaine dernière, j’ai parlé des « Mensonges, satanés mensonges et satanées nouvelles », et ceci est un parfait condensé des mensonges les plus flagrants et de la désinformation des médias contemporains. C’est arrivé à un point où beaucoup d’entre nous ne font plus confiance à ce qu’ils lisent dans les journaux, voient à la télé ou entendent à la radio. Comment avoir confiance alors que des journalistes publient des informations fausses ou erronées ou que, par pure incompétence, ils ne se préoccupent même pas de découvrir les faits réels ? Mais ce n’est pas tout; l’article continue ainsi :

« Bien que l’or soit vu comme une protection contre l’inflation, on ne peut s’y fier pour remplir cette fonction sur le moyen terme; entre 1980 et 2001, son prix a décliné de plus de 80% en termes réels. »

Encore une fois, l’auteur choisit une période donnée qui n’est pas du tout représentative. Ceux qui connaissent l’or savent que 1980 était un pic, après que le cours soit passé de 35 $ l’once, en 1971, à 850 $, en 1980. Le fait que le prix de l’or a été multiplié par 25 entre 1971 et 1980 n’a, évidemment, pas été indiqué par cet auteur ignorant. Il commence au pic afin d’alimenter sa fausse propagande. À noter que la famille Rothschild est l’actionnaire majoritaire de The Economist. Je me demande si c’est une coïncidence.

L’auteur nous expose alors sa conclusion, qui prouve son ignorance complète du rôle de l’or :

« Acheter de l’or est un pari que les choses tourneront mal : que la situation s’envenimera au Moyen-Orient et en Corée du Nord, ou que les banques centrales perdront le contrôle des politiques monétaires. Cela pourrait arriver, bien sûr, mais cela aide aussi à comprendre pourquoi les gold bugs sont des gens plutôt pessimistes. »

SI VOUS COMPRENEZ L’HISTOIRE ET L’ÉCONOMIE, VOUS COMPRENEZ L’OR

L’auteur ne semble pas comprendre que, pour la petite minorité de ceux qui ont assimilé la signification de l’or, ce n’est pas une question de pessimisme. Non… si vous comprenez l’histoire et l’économie, vous comprenez aussi que l’or est la seule monnaie à avoir survécu dans l’histoire. Depuis l’introduction de la monnaie fiduciaire, qu’il s’agisse de pièces de métal ou de papier-monnaie, les gouvernements ont toujours détruit leur valeur, soit, par exemple, en diluant l’argent des pièces de 100% à 0%, comme avec le denier romain, entre les années 180 et 280. Ou bien, ils ont accordé plus de crédit et imprimé de la monnaie sans aucun résultat économique en retour. Si vous faites un prêt ou imprimez de la monnaie sans compenser par la création de biens ou services, cette monnaie est, par définition, sans valeur. C’est exactement ce que font les gouvernements, à chaque fois qu’ils sont sous pression. Au cours des dernières décennies, plus de 2 millions de milliards de dollars de dette, de passifs non capitalisés et de produits dérivés ont été créés à partir de rien. En attendant l’implosion de cette bulle, ces quadrillions de dette et de passifs non capitalisés redeviendront… rien. Les actifs adossés sur cette dette feront de même.

LES TAMBOURS DE GUERRE RÉSONNENT DE PLUS EN PLUS FORT

Le monde entre maintenant dans la période la plus dangereuse depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Le son des tambours de guerre résonne trop fort pour que l’on soit rassuré sur l’avenir. La politique déclarée de Donald Trump – jusqu’à la semaine dernière – était de ne pas intervenir dans celle des autres pays. Depuis, les États-Unis ont bombardé la Syrie et l’Afghanistan, et ils continuent en Irak. Toutes ces bombes tuent bien plus de civils que ceux prétendument tués par la Syrie, il y a deux semaines. La bombe larguée en Afghanistan est la plus grosse bombe non nucléaire jamais utilisée. La Corée du Nord continue ses tests nucléaires, alors les États-Unis ont envoyé des navires de guerre dans la région et menacent d’attaquer. Le conflit entre la Chine et les États-Unis en mer de Chine méridionale pourrait facilement s’envenimer. La Russie n’a pas attaqué de pays hors de son propre territoire depuis très longtemps, mais elle se sent menacée de tous les côtés. Des missiles nucléaires peuvent être lancés vers la Russie à partir de l’Europe de l’Est ou de la Turquie. La Russie a été officiellement invitée par Damas à apporter son aide pour combattre les terroristes en Syrie. Il est peu probable que la Russie se retire et, si les États-Unis continuent de bombarder la Syrie, cela pourrait avoir des conséquences fatales. De plus, l’intégralité du Moyen-Orient est une bombe à retardement. L’Arabie saoudite, par exemple, pourrait être déstabilisée à tout moment.

Les dépenses militaires des États-Unis égalent celles du reste du monde. Mais nous avons vu qu’au Vietnam, en Afghanistan, en Irak et en Libye, malgré leur importante force de frappe, les États-Unis n’ont pu gagner ces conflits contre des puissances qui ne disposaient que d’une fraction de leurs ressources militaires. Bien sûr, l’utilisation de bombes nucléaires serait déterminante… mais la Russie dispose également d’assez de missiles nucléaires pour détruire une grande partie du monde, tout comme les États-Unis.

LES DÉPENSES MILITAIRES DES ÉTATS-UNIS ÉCLIPSENT CELLES DU RESTE DU MONDE

 

 

Je ne suis certainement pas un expert en guerre, mais je sais aussi que les experts se trompent régulièrement. À travers l’histoire, très peu de gens ont anticipé des guerres ou des conflits majeurs, tout comme aucun expert financier ne prévoit jamais une crise financière. Mais je comprends la nature du risque, et il semble très clair que le risque d’un conflit majeur n’a jamais été aussi grand. Prions que ce risque ne se matérialise pas en guerre nucléaire, car cela pourrait signer la mort de beaucoup de personnes.

Il était clair, pour moi, qu’après les élections américaines, Donald Trump ne pourrait jamais remplir sa promesse de rendre sa grandeur à l’Amérique (Make America Great Again). Il a pris les commandes du pays à la fin d’un cycle de 36 ans de hausse des marchés boursiers et obligataires gonflés par la plus grande expansion de crédit de l’histoire des États-Unis. Il est impossible, pour n’importe qui, de continuer à faire gonfler ces bulles, et il semble que Trump ait échoué au premier obstacle. Après seulement cent jours, il ressemble déjà à un président en fin de mandat, à un « canard boiteux ». C’est pourquoi il se tourne vers la guerre, ce qui est souvent la dernière tentative désespérée d’un leader en échec au niveau national dans un pays en faillite.

Se préparer à la guerre est extrêmement difficile pour la plupart des gens. Très peu d’entre eux en ont les moyens financiers, ou souhaitent quitter leur pays pour partir loin, sur une île. Alors, espérons que les tambours de guerre cesseront. Cependant, beaucoup plus de personnes peuvent se préparer à l’apocalypse financière qui frappera dans les prochaines années.

« LES PRIX DES ACTIONS ET DE L’IMMOBILIER GRIMPENT TOUJOURS »

Très peu d’investisseurs comprennent la signification de la préservation de richesse. Pour la plupart des gens, « la bourse grimpe toujours ». Ils ont raison, vu que, malgré quelques exceptions, les bourses mondiales se sont appréciées pendant plus de cent ans. C’est la même chose avec le marché de l’immobilier : « Le prix de l’immobilier grimpe toujours ». C’est pourquoi il a été si facile de construire une richesse intergénérationnelle, ce dernier siècle. Peu d’investisseurs comprennent que cette inflation massive des prix des actifs est due à la croissance du crédit et de l’impression monétaire. Encore moins d’investisseurs comprennent que cette période touche à sa fn. Les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel, même si certains croient que cette tendance durera pour toujours.

Dans les années à venir, nous n’assisterons pas seulement à un effondrement du crédit et des actifs, mais aussi à une destruction de richesse dévastatrice. Mais, étant donné que 0,1% des plus riches possèdent autant que les 90% du bas de l’échelle, seulement quelques-uns perdront quasiment toute leur richesse. Mais pour les masses, ce sera dévastateur, car ils perdront leurs emplois, leurs maisons et leurs retraites. Les filets de sécurité sociaux disparaîtront, vu que les gouvernements seront en faillite avec une dette massive, des frais d’intérêts, et des bénéfices sociaux qu’ils ne pourront payer, faute de revenus d’impôt suffisants.

ACTIONS BOURSIÈRES ET PROPRIÉTÉS IMMOBILIÈRES = DESTRUCTION DE RICHESSE

Dans les prochaines années, les actions, les obligations et l’immobilier ne seront pas des actifs de préservation de richesse, mais plutôt des actifs de destruction de richesse. Très peu de gens réaliseront cela avant qu’il ne soit trop tard.

Au cours des dernières décennies, la maison familiale a servi de guichet automatique, grâce auquel les gens pouvaient emprunter pour partir en vacances, acheter une voiture, ou seulement pour vivre. Dans les années à venir, une maison ne sera plus un actif, mais bien un passif. Les gens qui ont un prêt hypothécaire ne tiendront plus la cadence des paiements d’intérêts. De plus, beaucoup de propriétaires ne pourront plus payer les taxes, l’entretien, l’électricité, le chauffage etc. Ce sera la même chose pour les immeubles de placement. Les locataires s’en iront ou arrêteront de payer le loyer, et les immeubles seront impossibles à vendre.

LES VALORISATIONS DES ACTIONS SONT IRRÉALISTES

 

 

Je maintiens ma position sur les actions boursières : elles déclineront de 90-95% par rapport à l’or dans les cinq ans à venir ou aux alentours. Les actions aurifères et argentifères feront exception. Mais les investisseurs doivent, évidemment, prévoir les risques liés à la garde. Un autre secteur qui en profitera est l’industrie de l’armement.

LES OBLIGATIONS : L’INVESTISSEMENT LE PLUS RISQUÉ QUI SOIT

Les conseillers en investissement, aujourd’hui, recommandent les obligations comme actifs de préservation de richesse. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut investir un centime dans une obligation… les gouvernements sont en faillite et ne rembourseront jamais leurs dettes.

Ils vont peut-être essayer de les rembourser avec de la papier-monnaie sans valeur, ou ils déclareront un moratoire de cent ans. Même chose avec les obligations d’entreprises. Les entreprises, elles, ne disposeront pas d’une capacité bénéficiaire suffisante pour payer les intérêts. L’autre facteur qui rendra les obligations sans valeur est que les taux grimperont d’un bas de 5 000 ans vers l’infini, à mesure que les obligations perdront leur valeur.

 

Le cash, bien sûr, ne protégera pas la richesse, vu que les gouvernements détruiront sa valeur en imprimant des quantités illimitées de papier.

Une terre agricole, située dans un pays sécurisé, est un bon investissement.

UN RÉEL ACTIF DE PRÉSERVATION DE RICHESSE COMPORTE PLUSIEURS CARACTÉRISTIQUES IMPORTANTES :

  • Il doit être reconnu en tant que monnaie autour du monde
  • Il doit être portable
  • Il doit être physique
  • Il doit être liquide
  • Il doit être indestructible
  • Il doit avoir une grande valeur en rapport à son poids
  • Il doit être divisible
  • Il doit être rare
  • Il doit représenter un pouvoir d’achat stable
  • Il doit avoir une longue tradition de monnaie réelle

Ceci nous amène à l’or et à l’argent. Aucun autre actif de préservation de richesse ne possède toutes ces caractéristiques. Certainement pas le Bitcoin, et même pas les diamants.

L’or et l’argent peuvent – et devraient – être détenus hors de votre pays de résidence. Cela signifie que vous pouvez y accéder si nécessaire. Ce n’est certainement pas le cas avec l’immobilier, par exemple.

Les devises vont bientôt entamer la dernière phase d’accélération dans cette course vers le bas. Le dollar pourrait être la prochaine devise à s’effondrer. Les effets d’un effondrement du dollar seraient dévastateurs pour le système financier mondial. Les gouvernements institueront des contrôles de change, et il deviendra impossible de transférer de la monnaie, de l’or ou d’autres actifs hors de votre pays. C’est pourquoi il est impératif de détenir son or et son argent en dehors de votre pays de résidence, dans des coffres privés, dans des juridictions sûres.

COMBIEN D’OR ?

Plusieurs personnes se demandent quel pourcentage de leurs actifs devrait être alloué à l’or et à l’argent. Cela dépend clairement de la taille de leurs actifs. Mon opinion personnelle est que vous devriez détenir suffisamment de métaux précieux pour vivre plusieurs années, si vos autres actifs ou revenus disparaissent. Donc, cela pourrait être 10% si vous êtes très riche, ou plus de 50%. Personnellement, je considère 25% comme un minimum, mais étant donné que je suis convaincu qu’il n’existe pas de meilleure forme de préservation de richesse, je me sens assez confortable avec un pourcentage bien plus élevé.

DÉTENEZ DES ACTIFS RÉELS ET VENDEZ VOS ACTIFS FINANCIERS

Les actifs réels sont à un plus bas historique par rapport aux actifs financiers. Vu que le graphique ci-dessous inclut l’immobilier, un actif en bulle, les actifs réels restants, comme les matières premières (incluant l’or et l’argent), sont encore plus survendus.

 

 

Les investisseurs disposent toujours d’une opportunité unique d’acquérir de l’or ou de l’argent physique à des prix qu’ils ne verront plus avant très longtemps, peut-être jamais.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 2 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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