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Dérive totalitaire – Vers un retour du délit d’opinion !!! La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron !!!

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Alors là c’est incroyable !!! Macron à réussi le tour de force de « pénaliser » l’antisionisme sans officiellement le pénaliser (pour le moment), tout simplement en élargissant la définition de l’antisémitisme, en adoptant la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) qui intègre l’antisionisme (mais pas uniquement, lire à la fin), et qui comme vous le lirez plus bas,  « vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques »

AUCUN média ne s’offusque ni n’a encore traduit cette définition en Français à l’heure où j’écris, il n’y a que Le Parisien qui vient de faire un article (au moment où je terminais ce papier) qui développe un peu ce qu’est cette nouvelle définition , et qui précise

Il faudra changer la loi

Cette nouvelle définition de l’antisémitisme voulue par Macron ne sera pas effective immédiatement. Si la proposition du locataire de l’Elysée peut rapidement servir comme outil pédagogique aux enseignants, il faudra une modification de la loi pour qu’elle soit utilisée par les forces de l’ordre et les magistrats.

Mais dans tous les cas, ça va de fait permettre de faire entrer l’antisionisme – qui est un opinion politique – dans le champ juridique, puisqu’elle entrera dans la définition même de l’antisémitisme, qui est un délit. (comme, entre autres, toutes les formes de racisme)   

L’antisémitisme est un délit, alors que l’antisionisme est une opinion politique !!! Faire l’amalgame entre les 2 ouvre la porte à toutes les dérives, et à rien de moins que le délit d’opinion, étant donné que l’antisionisme est une opinion !!!

On ne pourra tout simplement plus critiquer librement le sionisme, et Israël. C’est juste stupéfiant. 

C’est un énorme coup, un de plus, qui vient d’être porté à nos libertés individuelles, et notamment à la liberté sacrée qu’est la liberté d’opinion (qui englobe la liberté d’expression et la liberté de pensée) !

Encore un pas de plus vers le totalitarisme !!! Ce n’est vraiment plus possible…

Voici un petit tour d’horizon, c’est édifiant !!!! Z 

Lors du 34e dîner du Crif ce mercredi 20 février, qui intervenait dans un contexte de forte recrudescence des actes haineux visant les juifs, le président de la République a annoncé que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme. (…)

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA », qui intègre l’antisionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». (…)

En proposant sa propre définition, l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques de prévention aux nouvelles formes que peut prendre l’antisémitisme.

Cette définition relativement large et consensuelle (disponible en anglais uniquement) est accompagnée de plusieurs exemples de manifestations antisémites, depuis l’appel à tuer des juifs au nom d’une idéologie religieuse jusqu’à la contestation de la réalité de l’Holocauste. S’ils ne citent pas explicitement le mot, ces exemples intègrent une des manifestations de l’antisionisme par le fait de « dénier au peuple juif le droit à l’auto-détermination, notamment en affirmant que l’existence de l’Etat d’Israël est une entreprise raciste ».(…) source

Ce faisant, Macron se plie aux exigences du CRIF, et il n’avait pas manqué de faire part de la bonne nouvelle à Netanyahu, qui a exprimé son « estime » : 

Le président de la République, qui a déploré « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

(….)

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de Benjamin Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Quelques minutes avant le discours d’Emmanuel Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit. (source)

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Devant le Crif, le président de la République a dénoncé une «résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale». Il entend intégrer l’antisionisme à la définition de l’antisémitisme et continuer à combattre BDS.

La veille, il s’était dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme et pourtant, Emmanuel Macron, qui s’exprimait ce 20 février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a fait savoir que la France mettrait en oeuvre une «définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme», selon les termes rapportés par l’AFP. L’agence de presse française précise que quelques minutes avant le discours du chef de l’Etat, le président du Crif Francis Kalifat en avait fait la demande devant l’assemblée. 

(…) «L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme.» «Il ne s’agit pas de modifier le Code Pénal. Il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos magistrats ou de nos enseignants», a ajouté le chef de l’Etat.

Sous les applaudissements, il a fait savoir qu’il n’aurait «aucune complaisance» à l’égard des partisans du boycott d’Israël et du mouvement Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS), «condamné en France». Ce mouvement appelle à faire pression économiquement sur l’Etat hébreu pour infléchir sa politique, notamment en terme de colonisation des territoires palestiniens.

(………)

Comme le rapporte RT , Macron avait pourtant manifesté son opposition à la pénalisation de l’antisionisme qu’avait proposé certains députés, avant de revenir sur sa position (par une porte dérobée donc) lors du dîner du Crif : 

Un fait divers, une loi ? Marque de fabrique des mandats de Nicolas Sarkozy, ce mot d’ordre est aujourd’hui repris par une trentaine de députés La République en marche (LREM), Les Républicains (LR) et centristes, emmenés par le marcheur Sylvain Maillard, président du groupe d’étude de l’Assemblée sur l’antisémitisme, et vice-président du groupe d’amitié France-Israël. Tablant sur l’émotion suscitée par une vague de faits divers antisémites enregistrée depuis une semaine en France, ils souhaitent pénaliser l’antisionisme, assimilant celui-ci à de l’antisémitisme.

«L’antisionisme moderne est de l’antisémitisme» a ainsi affirmé Sylvain Maillard sur France Info le 18 février. Sauf qu’au sein même de LREM, le président Emmanuel Macron lui-même a exprimé son opposition à une telle initiative (avant de revenir finalement sur sa position lors du dîner du Crif le 20 février). (….)

L’antisionisme : une opinion politique…

«L’antisionisme, c’est en réalité être contre une politique […] c’est une opinion, pas un délit», a ainsi jugé le président du groupe UDI-Agir Jean-Christophe Lagarde en conférence de presse. L’historien Dominique Vidal a pour sa part estimé sur France Info qu’une telle loi équivaudrait à mettre «le doigt dans un processus totalitaire» : «Je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.» (…)

Et pourtant, presque tout le monde était unanime pour ne pas pénaliser ni faire l’amalgame entre antisémitisme et antisionisme, certains experts pointant le risque de processus totalitaire et de retour du délit d’opinion, une grave atteinte à la liberté d’opinion, d’expression, de pensée : 

Pénalisation de l’antisionisme : « On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion :

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant.

(….) « on met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France. L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi. D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’antigaullisme, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste. (…)

D’autres, comme LFI, se sont alarmés suite à cette annonce :  

La France insoumise, très critique à l’égard de la politique du premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahu, s’était alarmée des risques posés par cette initiative pour la liberté du débat public.(…)

« J’alerte sur le fait que, derrière cette question, il peut y avoir des enjeux politiques, géopolitiques », a encore mis en garde le député LFI Adrien Quatennens ce jeudi 21 février sur France 2. « Est-ce qu’il va être encore possible d’avoir une appréciation purement politique par exemple de ce que fait le gouvernement israélien sans être soupçonné d’antisémitisme? », s’est-il inquiété, tout en relevant « qu’Emmanuel Macron ne voulait pas pénaliser cette question (de l’antisionisme, NDLR), contrairement à une proposition qui avait été faite ».

« 71% des Français, selon une enquête d’opinion, considèrent par exemple que le gouvernement israélien a une lourde responsabilité dans le fait qu’il n’y ait pas de négociations avec les Palestiniens; est-ce qu’on va soupçonner raisonnablement 71% de Français d’être antisémites ? Ce n’est pas sérieux », a-t-il prévenu.

France TV vient d’expliquer un peu à son tour la future définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme que la France va adopter, et précise ce qui suit : 

Pour illustrer sa définition, l’Alliance dresse une liste d’exemples « contemporains » d’antisémitisme, parmi lesquels : (…) « Faire des allégations mensongères, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les Juifs en tant que tels ou sur le pouvoir des Juifs : par exemple, mais pas exclusivement, le mythe d’un complot juif mondial ou de Juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions de la société » ; ou encore « accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’inventer ou d’exagérer l’Holocauste ».

 
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Publié par le 21 février 2019 dans général, Politique, société

 

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Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Pendant ce temps nos libertés individuelles et collectives sont massacrées … La pensée unique est en marche – Mais vous pouvez dormir tranquille !!! Z

Il est encore temps d’alerter la représentation nationale tout comme les citoyens, avant que nous ne nous réveillions demain avec un Internet français assigné à « bien penser » !

Par Yannick Chatelain.

Un article de The Conversation

De l’internet des origines à… L’Origine du monde

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans, voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.

Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

De dérive liberticide en dérive liberticide : des mots, des projets de loi, des lois et des censeurs !

La loi fake news qui a été très controversée a été promulguée le 22 décembre 2018, elle demeure contestée par les défenseurs des libertés publiques :

Son inutilité a été pointée, presque à l’unanimité par les juristes : « Les fausses informations étant déjà réprimées par la loi sur la presse de 1881. »

Cette loi instaure un nouveau référé accéléré sous trois conditions qui permettront d’obtenir la suppression d’un contenu :

  • Des allégations ou imputations manifestement inexactes ou trompeuses d’un fait.
  • Des allégations ou imputations de nature à manifestement altérer la sincérité du scrutin.
  • Des allégations ou imputations diffusées de manière délibérée, artificielle ou automatisée et massive sur Internet.

Nous pouvons être pour le moins circonspect, et ce à plusieurs titres. La définition qui est faite d’une fake news par le législateur est d’un flou qui n’est pas sans rappeler le grand smog de Londres. Pour établir l’inexactitude de faits – à écouter nos politiques en campagne… – nous pouvons nous interroger sur la façon dont un juge pourra trancher. Enfin, lorsque nous observons l’usage que fait Donald Trump de ce « mot magique » dès qu’il est – de façon factuelle – mis en défaut, n’est-il pas raisonnable de nous inquiéter de l’usage qui sera fait de cette loi par nos propres politiques ? Un mode de recours abusif ne peut être considéré comme improbable. Une atteinte arbitraire à la liberté d’expression est désormais opérationnelle. Pourtant de pires menaces sont en approche.

De l’atteinte possible à la liberté d’expression, jusqu’au délit d’opinion

Une autre loi (en approche au niveau européen) se propose de renforcer encore la capacité des États à avoir la mainmise sur l’information. Ce texte, dénoncé au plus tôt par La Quadrature du Net, a été publié le 12 septembre 2018 par la commission européenne. Il se retrouve sous l’intitulé de « Règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne ». Ce dernier obligerait – s’il demeurait en l’état – tous les acteurs du web à se soumettre aux outils de surveillance et de censure automatisés fournis par Facebook et Google. La rapporteure, Madame la députée européenne Julie Ward, a fait part de ses nombreuses inquiétudes et notamment concernant les mesures proactives énoncées dans l’article 6 :

Votre rapporteure considère que cet article est très problématique, car il ferait peser sur les fournisseurs de services d’hébergement une obligation générale de surveillance contraire à l’article 15 de la directive 2000/31/CE.

Nous pouvons d’ores et déjà nous demander ce qu’il adviendra lorsqu’une autorité compétente – une autorité configurée selon les desideratas de chaque pays membre – collaborera avec Facebook et Google pour engager des mesures proactives de censure.

À supposer qu’une autorité administrative soit mise en place en France – dans la mesure où la marginalisation du juge judiciaire est devenue récurrente cette hypothèse n’est pas à exclure – il suffira au pouvoir en place de signifier que tels groupes, tels hashtags, tels commentaires sont répréhensibles (séditieux, factieux, subversifs…) pour qu’ils puissent faire l’objet de mesure proactive de censure. Avec ce texte, le risque serait de franchir un nouveau cap liberticide et de passer d’une atteinte potentielle à la liberté d’expression au risque de mise en place du délit d’opinion.

Du printemps arabe au mouvement  Gilets Jaunes, démocratie et régime autoritaire un même combat ?

La capacité organisationnelle des citoyens s’est développée avec Internet et les réseaux sociaux, le monde en a été témoin. Le printemps arabe en a été une preuve. Les réseaux sociaux y ont « joué un rôle central dans la constitution des débats politiques ». Il est compréhensible que les gouvernances, aussi démocratiques soient-elles, en aient tiré des enseignements. Elles ont pris la mesure de ce formidable potentiel d’expression mis à la disposition des populations.

Au regard des lois déjà votées et de celles qui se profilent, pensez-vous qu’un mouvement Gilets Jaunes pourra demain prendre corps en France sur le réseau des réseaux ? Il ne s’agit pas de polémiquer sur ce mouvement social, mais de réfléchir à plus long terme sur les conséquences de chacune de ces lois, et sur la façon dont la liberté d’expression est régulièrement attaquée par le législateur qui laisse la porte ouverte à un usage qui pourrait être facilement abusif. Il est question de réfléchir à la marche dangereuse entamée vers le délit d’opinion. Ce dernier est à nos portes, une autorité administrative qui dériverait pourrait utiliser demain des leviers dont certains sont déjà en place :

  • Un blocage de l’information par un usage abusif de la notion d’Infox (fake news) par ceux et celles qui seront contrariés par une information valide qui les met en défaut. (cf. loi fake news)
  • Une censure proactive à venir désignant au plus tôt comme subversives des opinions contraires : censure et interdictions de groupes, censure de hashtags, censure de mots-clés… (cf. règlement européen en discussion)

Sans oublier l’autocensure de citoyens qui craignent d’être ciblés (cf. loi renseignement et les boîtes noires qui surveillent nos usages).

Voilà de quoi s’inquiéter. Qu’adviendra demain si la dynamique de marginalisation du juge judiciaire entamée se poursuit en France ? La critique même du comportement déviant d’un pouvoir sera-t-elle demain considérée comme une attaque des institutions par une simple autorité administrative ? Cela exposera-t-il à la censure ? À des sanctions ?

Ces lois qui s’accumulent sans le présentiel en amont du garde-fou judiciaire ouvrent la porte à tous les arbitraires. Les hommes et femmes d’aujourd’hui n’ont pas plus ou moins de défauts que les hommes et femmes de demain. Il n’y a pas dans notre technomonde que des hommes et des femmes de bien ! « Tout pouvoir sans contrôle rend fou » disait Alain, ne serait-il pas grand temps et raisonnable de l’écouter ?

Il est encore temps d’alerter la représentation nationale tout comme les citoyens, avant que nous ne nous réveillions demain avec un internet français assigné à « bien penser » ! Réduit à penser de façon conforme, c’est-à-dire comme le pouvoir – quel qu’il soit – qui sera alors en place.

Je ne discute pas pour discuter ; je discute pour m’affermir dans mon opinion si elle est vraie, la fortifier où elle est faible, la redresser où elle est fausse, l’abandonner si elle ne peut être redressée. La discussion est la balance qui, à défaut de l’application, me sert à vérifier ce que l’idée pèse comparativement à l’objection, et l’objection comparativement à l’idée. Paraître avoir raison n’est pas ce qui m’importe ; ce qui m’importe, c’est que la raison ait raison et que l’erreur ait tort. (Émile de Girardin)

À suivre

Via Contrepoints

 
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Publié par le 17 février 2019 dans Education - information, général, société

 

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Sondage biaisé sur le complotisme : vers la mise en place de la police de la pensée ?

Sondage biaisé sur le complotisme : vers la mise en place de la police de la pensée ?

« En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » (Orwell)

Qu’est ce que le complotisme ? J’en parle régulièrement. Encore l’autre jour, commentant un sujet à mourir de rire au JT de France 2 sur le « complotisme », j’écrivais ceci :

Qu’est ce que le « complotisme » chers amis de France 2 ? (au passage je vous donne un petit truc c’est cadeau, si vous voulez aborder sérieusement cette question, il faut fortement la complexifier et non simplement la ridiculiser

Le « complotisme » est avant tout un terme fourre tout, utilisé pour disqualifier tout ceux qui sortent des clous de la pensée unique, et pour élargir, ça désigne en fait ceux qui pensent autrement ou qui se posent simplement des questions.

Il y a des théories farfelues (qui prêtent plus à rire qu’autre chose). Il existe aussi la réalité (et toute sa complexité), avec des vrais complots, mais ce n’est certainement pas le fait du petit peuple. 

En ce sens, ce qu’on qualifie de complotisme est l’exact opposé de la pensée unique (qui se manifeste par exemple par tout les médias qui tirent dans le même sens) Or il est sain de se poser des questions sur un peu tout.

Je le rappelle pour la 1000e fois en termes simples, la diversité des idées et des opinions, leur libre circulation, leur confrontation, leur mise en débat, c’est la base même de ce qui fait la force d’une démocratie et un système démocratique. (c’est valable pour l’information en général)

Si vous n’avez qu’une pensée unique diffusée par une oligarchie médiatique, vous créez un totalitarisme idéologique et plus largement, une dérive totalitariste de la société, … et le totalitarisme tout court.

La diversité la plus large possible des opinions et des idées, leur libre circulation, leur confrontation, c’est ce qui fait la nature même d’une démocratie.

Donc d’un coté on s’extasie sur le renouveau démocratique que vit notre pays (Ndlr – je faisais référence à des éditocrates que j’avais vu sur BFM qui s’extasiaient sur le vent nouveau qui souffle sur notre démocratie dans le contexte des gilets jaunes, et j’ironisais  « C’est sur que c’est pas la pensée unique qui a amené ce vent nouveau », mais de l’autre on attaque dans son essence ce qui fait que ce renouveau soit possible ! Vous voyez le paradoxe ? 

Le fait de se poser des questions en tous genres et dans tous les domaines, c’est ce qui permet de mener des réflexions nouvelles et pertinentes qui permettent de faire avancer les choses. 

Les médias devraient abandonner cette thématique du complotisme (qui est au fond le fait de se poser des questions et de sortir d’une pensée unique), car ils se tirent une balle dans la tête.

Le « complotisme »… Un terme bien pratique pour tenter de disqualifier toute pensée qui sort des clous ou encore des vérités qui dérangent… (les philosophes des lumières étaient-ils « complotistes » ?)

Mais ce que n’ont pas encore compris les élites médiatiques – car quand on est enfermé dans une caverne intellectuelle on ne voit que les ombres sur les murs de la caverne, et non la réalité de ce qui se passe dehors (oui, cf platon) – c’est que ça produit exactement l’effet contraire, qui plus est dans un contexte de défiance historique envers les médias mainstreams. 

D’ailleurs qu’ils se demandent d’où provient cette défiance. (un clash des réalités entre le peuple et (s)ces élites ?)

C’est que, au fond, les gens ne sont pas dupes, l’être humain est un animal fort complexe, …qui pense. (consciemment ou instinctivement) Rien ne pourra jamais l’empêcher de penser librement.            

On peut bien tenter d’annihiler nos libertés, de faire de la population un troupeau de moutons uniforme bien docile et facile à manipuler, il y une chose qu’on ne pourra jamais annihiler ni même « réguler », et que nulle barrière ou frontière ne pourra jamais entraver : la pensée elle même.  

« L’humanité est une suite discontinue d’hommes libres qu’isole irrémédiablement leur subjectivité.» (Simone de Beauvoir) Z 

Sondage biaisé sur le complotisme : vers la mise en place de la police de la pensée ?

D’après une enquête de l’IFOP – dont on rappelle à toutes fins utiles qu’il n’appartient pas à Brigitte Trogneux – beaucoup trop de Français seraient enclins à croire à n’importe quoi. Rassurons-nous tout de suite : ceux qui ont cru que Emmanuel Macron serait un rempart contre le retour des fascismes ne sont pas visés. L’enquête s’est juste amusée à présenter à 1500 Français « représentatifs » quelques échantillons de théories rigolotes pour aboutir au constat terrifiant que seuls 35% ne croyaient à aucune. Ce qui permet d’envisager que confier le droit de vote à tous les autres procède d’un idéalisme un peu angélique.

On notera d’abord, sans grande surprise, que dans ce genre de gaudriole surgit rapidement Rudy Reichstadt, qui est au complotisme ce que Agnès Verdier-Molinié est à l’économie : un expert incontestable et au-dessus de tout soupçon. De ces chevaliers blancs qui combattent bec et ongles toute forme de ce qu’ils nomment « simplisme » en y opposant, à leur tour, un manichéisme et une mauvaise foi contre lesquels, en effet, il n’y a rapidement plus grand chose à répondre. De guerre lasse.

Ce genre d’étude permet en général de désigner à peu de frais un ennemi aux contours vagues, ce qui le rend d’autant plus effrayant et permet aux gens raisonnables de resserrer héroïquement leurs rangs contre un péril aussi sournois que nébuleux. On n’a toujours pas, aux dernières nouvelles, donné de définition précise au « complotisme », cette maladie obsessionnelle qui frappe tant d’esprits faibles et influençables (suivez le regard). On y trouve, pêle-mêle, les hurluberlus persuadés que la Terre est plate quand bien même une ministre nous rappelle que Galilée a prouvé qu’elle était ronde (!), ou que les extra-terrestres nous manipulent, mais également les paranoïaques qui voient dans tout attentat un complot du pouvoir ou dans tout coup d’état une ingérence étrangère (on oubliera pour l’occasion ceux à qui les faits ont fini par donner raison, c’est malheureusement arrivé aussi), jusqu’aux sceptiques compulsifs qui se demandent si on ne nous raconte pas, ici ou là, parfois des salades ou, enfin, les circonspects qui se font assez peu d’illusions sur la candide ingénuité des gens de pouvoir.

La Terre est ronde

La rotondité de la Terre ne fait a priori plus beaucoup de doute. Le grand complot Illuminati/Sionistes/Templiers/reptiliens n’amuse qu’assez peu de monde. En revanche, la poignée d’authentiques dérangés qui y croient mordicus fait l’objet de toutes les attentions de ces nouveaux maccarthystes du Ministère de la Vérité et il est amusant de noter avec quelle malhonnêteté ils se livrent à des raccourcis qui n’ont rien à envier aux « simplismes » qu’ils prétendent combattre. Ainsi, s’il est a priori stupide de croire que l’attentat de Strasbourg a été « commandité par le pouvoir pour faire diversion aux Gilets Jaunes » (encore que, rappelons-nous, des hurluberlus ont probablement prétendu à l’époque que l’incendie du Reichstag était un complot – honte sur eux !), le seul fait de se demander si le pouvoir n’a pas « sauté sur l’aubaine » pour espérer clore le chapitre fait illico de vous un « complotiste ». De même, imaginer qu’il ait pu « profiter » des divers attentats qui frappent le pays depuis environ 4 ans pour renforcer un système de « répression préventive » serait complètement farfelu. Franchement ? Comment peut-on raisonnablement penser qu’ils auraient laissé passer de telles « occasions » ? Ça serait, pour le coup, les prendre vraiment pour des imbéciles.

Dans le même ordre d’idée, alors que les Illuminati ne font frissonner qu’une poignée infime de nos congénères, oser évoquer une éventuelle collusion d’intérêts qui rassemblerait des cercles tels que « Bilderberg », « la Trilatérale », « le Siècle » (et d’autres sans doute : peut-être également le Lions ou Rotary Club du coin) est forcément suspect. Suspect de « complotisme », auquel on ne tardera pas à adjoindre son inévitable corollaire, « antisémitisme » (dans Bilderberg, il y a « berg »… et Attali, aussi). Comment peut-on sérieusement imaginer que le fait que des gens du même cercle, du même milieu, qui se réunissent entre eux dans des machins dont ils entretiennent sciemment et avec une ostentation gourmande le caractère à la fois secret, opaque, mystérieux et tonitruant, peut produire chez ceux qui en sont exclus autre chose que – dans le meilleur des cas – de la méfiance ? Il faudrait être singulièrement idiot ou profondément pervers. Manque de chance, même si quelques illusions commencent à tomber depuis l’avènement de notre prince-enfant-roi, on ne se résout toujours pas à les croire suffisamment idiots.

Lorsqu’un président nouveau-né, vainqueur par effraction d’un jeu de massacre organisé par ses propres mécènes, se pique de célébrer son Austerlitz, son « Paris outragé, martyrisé mais libéré », sa marche héroïque jusqu’au pied d’une pyramide, que faut-il y déceler ? Rien ? La preuve qu’ »ils sont parmi nous » (les reptiliens, les Illuminati, les Pharaons, les Sionistes, les trucs et autres machins) ? La maladresse spontanée, la gaffe inopinée, l’erreur de communication d’un débutant candide qui pensait ingénument bien faire ? Ou le calcul sournois d’une équipe de « communicants » déterminés à faire feu de tout bois, dussent-ils mettre eux-mêmes le feu partout ? De cette soirée éloquente, on n’a pas retenu grand-chose du discours (mais peut-être n’y avait-il pas grand-chose à en retenir). En revanche, on a assisté à une singulière guerre de tranchées, abondamment commentée, entre ceux qui, comme c’était à prévoir, voyaient le mal partout et ceux qui, grands princes, ne le voyaient évidemment nulle part. Les uns accusant les autres à juste titre. Et réciproquement.

Est-ce ça, le progrès ?

De barrage en barrage (« Faites ce que vous voulez mais votez Macron », titrait tout en nuance un journal sérieux dont le directeur prononce avec délices des fatwas contre quiconque approche l’extrême-droite, tout en s’offusquant qu’on lui rappelle parfois ses propres intimités avec Le Pen), faut-il à ce point renoncer à tout ce qui ressemble à de l’esprit critique au motif que ça pourrait « faire le jeu » du complotisme ? A quoi servent ces enquêtes, études et autres « observatoires », qu’on ne saurait évidemment accuser ni de bêtise angélique, ni de rouerie machiavélique, sur le « complotisme » ?

Constatant que tous ceux qui doutent ou s’interrogent ne sont pas forcément des imbéciles paranoïaques, ces experts en circonvolutions ont même inventé un nouveau concept : le « confusionnisme », bidule ingénieux qui, à l’instar du « point Godwin » ou de la « merveilleuse construction européenne » confère autorité à celui qui le brandit pour stériliser d’avance toute discussion en postulant que l’interlocuteur est atteint d’une maladie mentale, au mieux disqualifiante. Le « confusionnisme » est au complotisme ce que le « révisionnisme » est au négationnisme : une forme pernicieuse de présomption de culpabilité. Douter, chercher à comprendre, est forcément suspect. Donc, nécessairement, préventivement répréhensible (en vertu du « principe de précaution » sans doute). Les lois de circonstance ne traduisent pas autre chose. Et l’on sait où elles mènent. On oublie, en revanche, un peu trop rapidement d’où elles viennent.

La mise en place de la police de la pensée

De façon rampante et sous un label « libéral » de plus en plus usurpé, se met doucement en place une police de la pensée. Bien sûr, ses milices ne tabassent plus (du moins pas encore). Elles persiflent, susurrent, suggèrent, excitent puis, lorsque le fruit semble mûr, excommunient en bloc. Le « monde libre » répète qu’il tolère tout mais s’indigne qu’on puisse oser le mettre en doute. Fatalement, ce monde-là, au vocabulaire enflé de « libéralités », finit par se retrouver à son tour acculé par ses contradictions et redécouvre les vertus de l’autoritarisme le plus « illibéral ». Il faudra, un jour ou l’autre, réapprendre à appeler un chat un chat, et à distinguer un « adversaire politique » d’un ennemi. Un adversaire, on peut au moins discuter avec lui, parfois même s’engueuler vertement. D’un ennemi, il n’y a rien à espérer. Et si, par habitude, par conditionnement, par confort ou frilosité, on se pique de le traiter en adversaire loyal, on peut être sûr d’une chose : il nous tirera dans le dos à la première occasion.

La fameuse « sécession des élites » est consommée, constatée, et ce n’est que parce que les gueux de bonne volonté hésitent toujours un peu à en accepter toute la brutalité qu’elle paraît encore feutrée. En réalité, elle ne n’est plus : les élites ont décidé de mettre au pas les récalcitrants. Elles leur ont désormais déclaré une guerre totale, sans merci. Et ce, d’autant plus volontiers qu’elles escomptent bien en avoir encore une d’avance.

« Les complotistes » constituent alors un adversaire idéal : on ne va jamais avec plaisir s’exposer à l’accusation savonneuse et infamante de « complotiste », paranoïaque ou illuminé. A leurs violences policées, leurs aimables provocations et leurs mensonges de plus en plus grossiers, ils exigent encore que nous répondions poliment, avec les éléments de langage usuels et validés par eux-mêmes. Après avoir soigneusement miné le terrain, ils n’attendent qu’une chose : que nous fassions le premier (faux) pas, que nous tirions les premiers, pour nous en rendre responsables.

Dans cette « drôle de guerre », l’énergie dépensée à se débattre, se défendre, à refuser de voir ce qui crève les yeux nous rend toujours un peu plus vulnérables.

Mathieu Morel

Questions de fond – Au delà du fait qu’il a de tout temps existé des infos qui étaient des fakes, Qu’est ce qu’une Fake news telle qu’on l’entend de nos jours ? Qui décide qu’une info est une Fake news ou pas ? Sur quels critères ? Est ce que c’est le fait de diffuser une information à travers le prisme d’une idéologie comme suggéré ici ? (ce que je trouve fort pertinent comme angle de vue) « Beaucoup traiteront de « fake news » simplement ce qui contredit leur croyance » ou « tentent de disqualifier des visions opposées ou des vérités dérangeantes » : c’est bien ça le problème avec ce terme fourre tout. Si on prend en compte le biais idéologique d’une info, presque absolument tout ce qui n’est pas purement factuel peut devenir une « fake news »… (et ça peut venir d’absolument partout) 

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« Le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile. Quelques agents de la Police de la Pensée circulaient constamment parmi eux, répandaient de fausses rumeurs, notaient et éliminaient les quelques individus qui étaient susceptibles de devenir dangereux. » (Orwell, 1984)

 
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Publié par le 8 février 2019 dans Education - information, général, société

 

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[En Marche vers la dictature ?] Un journaliste dénonce la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron

 
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Publié par le 6 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Vers la fin de Bretton Woods et de l’hégémonie du dollar ?

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Pendant que l’empire du McDo investit dans des actions et des cryptomonnaies [cf. notre dossier sur le sujet], l’alternative par l’or et par le yuan avance. Mais certains analystes pensent que la chute du dollar amènerait à la promotion d’une monnaie mondiale, les DTS (droits de tirage spéciaux), dont la Chine est partie prenante depuis 2015. Il s’agit d’un instrument monétaire international créé par le FMI en 1969 et permettant l’avènement d’une super-monnaie mondiale unique contrôlée par des banquiers internationaux. Tout ceci pour concrétiser un système financier mondial totalitairement stabilisateur. Dans un tel cas, il ne s’agirait non plus de la fin, mais plutôt de l’aboutissement du système de Bretton Woods avec une gouvernance mondiale gérée par quelques institutions internationales.

Hé oui, le yuan lié au pétrole lié à l’or, c’est une révolution dans le système monétaire actuel. Le système monétaire international (SMI) va inéluctablement être réformé et les DTS ne sont qu’un pont qui je le pense va mener au Bancor… J’ai publié plusieurs papiers sur ce sujet,  dont ce papier primordial de  Philosophy of Metrics par JC Collins,  probablement le meilleur analyste mondial qui sur la question des DTS et du SMI :   Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor

D’ailleurs ce papier  Du Dollar US au Bancor – Du Pétrodollar au Pétro-Gold… avait vu juste, avant que les chinois ne lient le yuan au pétrole et à l’or. 

Les DTS sont d’ores et déjà la nouvelle monnaie mondiale, on risque juste d’avoir une évolution de ce système. Quant à Bretton Woods, c’est déjà fini depuis 1971 et la fermeture du guichet or par Nixon. (c’était un Gold-Exchange Standard fondé sur le dollar où toutes les monnaies étaient définies en dollar et le dollar défini en or) Depuis on navigue dans la brume, et la grande crise monétaire mondiale est au coin de la rue.

Si la Chine et de plus en plus de pays accumulent autant d’or, c’est en vue d’une refonte du SMI, qu’ils avaient déjà demandé en 2008. Vers une monnaie mondiale en effet, qui risque fort d’être le Bancor… Z

​Introduction — Bretton Woods et le roi dollarAvec la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Accords de Bretton Woods ont marqué la fin progressive de l’étalon-or et la mise en place d’un nouveau système financier international après 1944. Pour structurer ce nouveau monde, différentes institutions ont émergé à cette époque : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) soit une des composantes de la Banque mondiale, le Fond monétaire internationale(FMI) et la signature de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (mieux connu sous le sigle anglo-saxon de GATT) qui donna naissance à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. L’objectif étant d’ouvrir, unifier et uniformiser les économies du monde sous l’égide d’un unique totalitarisme financier où le dollar US est directement indexé sur l’or. En 1971, les États-Unis mettent fin à la convertibilité du billet vert en or ce qui sonna l’avènement du dollar en tant que première monnaie de réserve à l’international. Récemment, ceux qui ont remis en cause le système dollar sans moyen militaire conséquent ont plutôt mal fini (Saddam Hussein en Irak, Mouammar Khadafi en Libye ou encore Bachar Al-Assad en Syrie qui étudiait une mise en place de l’euro à la place de la devise US en 2006). La donne diffère lorsque la Russie et la Chine travaillent à faire émerger une alternative monétaire internationale. Retour sur les évènements marquants de cette année 2018 à propos de la «  dédollarisation  » du monde.

La Russie contre l’étalon dollar

Actuellement, environ 70 % des transactions commerciales mondiales utilisent le dollar, tandis que 20 % sont réglés en euros, et le reste en yuan et autres devises asiatiques. La Russie s’émancipe peu à peu de la mainmise du billet vert. Début 2018, le Ministère russe des Finances a planifié pour la première fois la vente de la dette russe sous forme d’obligations libellées en monnaie chinoise (yuan ou renminbi). La taille de la première offre est de 6 Mds de yuans, soit un peu moins de 1 Md $. La vente est organisée par la société publique russe Gazprombank, la Bank of China Ltd et l’Industrial & Commercial Bank of China, la plus grande banque publique chinoise.

Le 24 mai 2018, une main a été tendue une nouvelle fois par le ministre des Finances russe Anton Silouanov vers l’Europe de l’Ouest, lorsqu’il a annoncé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg que des règlements en euros au lieu du dollar pouvaient être favorisés pour leur commerce extérieur avec l’UE. Mais sous condition : Bruxelles devra en contrepartie être capable de calmer son suivisme vis-à-vis des dernières sanctions américaines contre Moscou, ce qui est peine perdue avec les pays baltes ou la Pologne. Dans le même temps du côté asiatique, la Chine et l’Union économique eurasiatique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, Arménie et Kirghizistan) ont confirmé le renforcement de leurs liens avec la signature d’un accord de coopération commerciale et économique dans 13 domaines clefs (coopération douanière, propriété intellectuelle, commerce électronique…). Le contrat aboutit après deux ans de négociations pour une entrée en vigueur début 2019.

Du 11 au 13 septembre 2018 s’est tenu le Forum économique de l’Est (EEF) à Vladivostok. Fondée en 2015, cette plateforme de renforcement commercial de la région Asie-Pacifique a mis le thème de la dédollarisation à l’ordre du jour. Kirill Dmitriev, responsable du Russian direct investment fund (RDIF), y a annoncé son intention d’utiliser uniquement les monnaies nationales dans ses transactions avec la Chine à partir de 2019. La Chine a également annoncé la validation de contrat bilatéraux avec le Canada et le Qatar pour des échanges en devises nationales. Moscou soutient les mêmes principes avec Ankara (en pleine crise de la livre turque) qui cherche des solutions alternatives pour ses transactions avec la Chine et d’autres pays consentants.

En mai dernier, le gouvernement de la Fédération de Russie a vendu 69 % des Bons du Trésor américain (BdT) qu’il détenait. Le BdT est un titre d’emprunt (obligataire) émis par l’État et remboursable à échéance. L’État émetteur de BdT, américain dans notre cas, s’engage à rembourser l’acheteur à une échéance déterminée et à lui verser régulièrement des intérêts jusque-là. Le Kremlin juge donc qu’il n’a plus intérêt à ces BdT. Il avait déjà divisé ses réserves par deux le mois précédent. En deux mois, le pays a donc vendu le chiffre colossal de 81,1 Mds $ d’obligations US, ce qui a déstabilisé les impalpables marchés financiers. Désormais, les obligations américaines détenues par la Russie ne totalisent que 14,9 Mds $, loin du temps du pic des 176 Mds $ d’obligation. L’ours a donc été retiré de la liste des créanciers les plus importants de Washington, car au moins 30 milliards de bons US doivent être détenus. Dans cette volonté de reconfigurer les réserves de devises de la Fédération, Vlad Ier a fait passer les rendements de ces obligations à dix ans de 2,7 % à 3,1 %. Parallèlement, notons bien que la Banque centrale de la Fédération de Russie a accru de façon régulière ses réserves d’or ces dix dernières années, qui ont été multipliées par quatre (1 890 tonnes d’or détenu, un record depuis la fin de l’URSS). Si Moscou a été le plus gros vendeur de BdT (de loin) et le plus important acquéreur d’or cette année, la tendance s’avère plus large.

Le yuan comme devise internationale

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​Effectivement, les trois plus gros détenteurs de BdT américain ont quelque peu réduit leur réserve : le Japon a abaissé ses BdT de 12,3 Mds $ (passant de 1 043,5 à 1031,2 Mds $ de BdT), l’Irlande de 17,5 Mds $ (passant de 317,9 à 300,4 Mds $ de BdT) et le gros poisson chinois a vendu près de 5,8 Mds $ de titres américains en mars et avril 2018 (passant de 1 187,7 Mds $ à 1 181,9 Mds $ de BdT). Sur cette période, la Chine a donc été vendeuse nette d’emprunts d’État US, selon les chiffres du Trésor américain. La Chine (Hong Kong compris) détient encore malgré tout une quantité astronomique d’obligations américaines (37 % de ses réserves de change). Mais le signal lancé en inquiète plus d’un, vu que l’empire du Milieu est le premier créancier des États-Unis. Pékin peut en effet se targuer de détenir un cinquième de la dette américaine à l’étranger (1 170 Mds $ en fin janvier 2018). En tant qu’acteur mondial «  responsable  », le Parti communiste chinois(PCC) a toujours réitéré une politique constante vis-à-vis de ses réserves de change, notamment pour préserver leur valeur. De quoi rassurer les saints investisseurs. Le yuan est actuellement à son plus haut niveau depuis deux ans et demi. À noter aussi que la zone euro s’est également débarrassée de 7,4 Mds $ de BdT US.La Chine acquiert également quantité d’or (1 843 tonnes en réserve début 2018) pour réduire le poids international du dollar et préparer la fin de l’hégémonie américaine. L’affaiblissement du dollar dans le panier de devises de la Chine relève de plusieurs facteurs. La montée en puissance de la devise yuan dans un premier temps avec des contrats sur le pétrole conclus à la Bourse de Shanghai et à Hong Kong libellés dans l’unité monétaire chinoise. Et avec succès : la vente de pétrole avec la devise yuana démarré fin mars 2018 avec des contrats à terme. Pis, pour rendre l’offre encore plus attrayante, la Chine a lié le contrat à terme sur le pétrole brut avec une option de conversion du yuan vers l’or physique. Une rupture majeure que nous pouvons comprendre comme une initiative pour réintégrer l’or dans les relations économiques internationales.

Alors que 20 % du commerce extérieur chinois est actuellement effectué en yuan, la part de cette devise dans le marché obligataire mondial n’est que de 0,5 % et ne représente que 1 % des réserves des banques centrales étrangères. Aujourd’hui, la Chine souhaite clairement l’internationalisation de sa monnaie pour les échanges internationaux (Conflits, n° 16, janvier-février-mars 2018, p.48).

C’en est trop pour le pays du McDonald. Selon l’administration US, la Chine affaiblit artificiellement sa monnaie pour pouvoir exporter ses marchandises à bas prix vers les USA et dans le monde en général. L’objectif de Trump est donc de réduire le déficit commercial bilatéral entre les deux pays, ce qui aura des conséquences incertaines pour l’économie mondiale et même désastreuses selon la Banque mondiale. Les récentes offensives frontales pour réduire le colossal déficit commercial US vis-à-vis de Pékin (300 Mds $) commencent à énerver les cadres de l’empire du Milieu. Le POTUS a lancé sa guerre économique contre les importations chinoises avec des droits de douane punitifs taxés à hauteur de 10 % sur 200 Mds $ d’exportations chinoises, du 24 septembre 2018 jusqu’à la fin de l’année. En réponse, Pékin compte taxer 60 Mds $ de marchandises US, en plus des 50 Mds $ déjà imposés cet été (soit plus des deux tiers des importations chinoises en provenance des États-Unis) en rétorsion aux premières mesures américaines.

A côté de cela, d’autres zones géographiques mettent en avant le yuan comme devise de réserve. La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, 16 États membres) a annoncé cette année la création d’une monnaie commune en 2020. La mise en circulation de cette devise, appelée l’éco, a déjà 3 ans de retard. Le projet n’est pas aisé vu qu’il faut abolir les huit monnaies de la zone CEDEAO, dont le franc CFA (arrimé à l’euro). Reste à savoir sur quelle devise ou quel panier de devises (yuan, euro, dollar) cette nouvelle monnaie commune sera arrimée, c’est-à-dire liée à une monnaie plus forte pour plus de stabilité. Si l’euro a ses chances, le yuan pourrait aussi être un meilleur prétendant au vu du volume des échanges avec de nombreux pays de la zone, notamment avec le Nigéria. La Banque centrale du Nigeria a d’ailleurs élevé le yuan chinois au rang de deuxième devise commerciale pour diversifier ses réserves de dollar, de livre sterling et d’euro. À noter que le Nigéria est la première économie du continent africain, sachant que la seconde, l’Afrique du Sud fait partie du courant contre hégémonique des BRICS (qui a prôné l’émancipation du dollar dans l’ordre du jour de sa dernière réunion de juillet 2018). Le 3 août 2015, l’Angola (3e puissance économique continentale) avait aussi élevé le yuan comme deuxième monnaie ayant cours légal dans le pays. Réciproquement, la devise angolaise kwanza a été validée dans les échanges avec la Chine. Ce n’est pas un hasard : l’Angola est le premier fournisseur de pétrole africain de Pékin (Conflits n°18, juillet, août, septembre 2018, p.26). La Banque centrale du Pakistan a également validé l’utilisation du yuan pour son commerce bilatéral.

Certaines rumeurs commencent à être récurrentes depuis un an à propos de l’Arabie saoudite : elle pourrait ouvrir la voie à des accords bilatéraux de pétrole libellés en yuan indexé sur l’or avec la Chine (premier importateur de pétrole du monde). Si les Saoudiens décident un jour de bifurquer vers un peu de pétroyuan, le roi dollar ne s’en remettra pas. En effet, si l’Arabie saoudite accepte la commercialisation de son pétrole en yuans, ce serait une rupture à son pacte de 1974 avec Washington (qui donnait l’exclusivité au dollar dans la vente de pétrole). Les transactions de pétrole et de gaz russes à la Chine sont déjà effectuées en rouble et yuan. Perceptible depuis quelques années, c’est l’avantage économique exceptionnel des États-Unis, avec son pétrodollar, qui s’érode lentement. Autrement dit, une devise yuan indexée sur l’or, c’est la fin de presque un demi-siècle de suprématie monétaire US.

L’embargo contre l’Iran accentue la dédollarisation

L’Europe est le troisième plus gros client de Téhéran en ce qui concerne le pétrole, après la Chine et l’Inde. Elle a donc tout intérêt à conserver l’accord nucléaire iranien, mis à mal par la pression du négociateur Trump. L’accord PAGC (Plan d’action global commun ou Joint Comprehensive Plan of Action – JCPOA) est un texte conclu en juillet 2015 après d’intenses négociations entre les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, auxquels s’ajoute l’Allemagne), ainsi que l’Union européenne et l’Iran. Cet accord signé à Vienne a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive des sanctions contre Téhéran.

L’accord élargit aussi la question au domaine de la balistique et de l’activité militaire de l’Iran en général, afin de répondre aux préoccupations israélo-américaines principalement. Ce 27 septembre 2018, le Premier ministre israélien Bibou Netanyahou a récidivé en accusant l’Iran de détenir un «  site de stockage atomique secret » dans un énième discours tragique devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a répliqué en relevant que l’arsenal nucléaire israélien constituait quant à lui «  la plus grande menace  » dans la région. Toujours à gâcher l’ambiance ces deux pays-là.

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L’Iran va se joindre à la coopération économique croissante en Eurasie centrée sur la Chine et la Russie, selon Behrouz Hassanolfat de l’Organisation iranienne de promotion du commerce, ce qui confirme une fois de plus la détermination de ces trois pays à faire face à l’hégémonie occidentale. En mai 2018, McDonald Trump frappe encore un coup en déclarant se retirer de cet accord phare. Il ouvre également la voie à de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment sur son pétrole brut. La liste devrait s’allonger en novembre prochain. La république chiite a répliqué mi-avril 2018 en annonçant qu’elle utiliserait dorénavant plus d’euros que de dollars US dans son panier de devises étrangères, notamment dans le règlement des transactions d’importation. De quoi continuer à provoquer l’hostilité de la frange unilatéraliste de l’Empire américain. Pire encore, toujours en avril dernier, Téhéran et Moscou ont entériné contractuellement la possibilité d’effectuer des transactions entre eux non plus en dollar, mais avec des biens de consommation, pour contourner les embargos et diminuer l’influence de la devise américaine sur leurs économies respectives.La décision de Trump de se retirer de l’accord PAGC, est également une question de gros sous. Après la révolution iranienne de 1978-1979, Jimmy Carter aurait gelé un montant estimé entre 100 et 120 Mds $ d’actifs iraniens aux USA. La levée progressive des sanctions contre l’Iran suite à l’accord aurait pu débloquer les fonds libellés en dollars américains. Si un tel évènement survenait, l’Iran pourrait convertir ces dollars récupérés dans une autre devise. Inacceptable pour le système du billet vert, qui aurait pâti d’une perte de devises aussi élevée, lui qui dépend grandement de sa capacité à vendre des Bons du Trésor à l’international.

Les menaces américaines mettent à mal la stabilité de la devise iranienne avec les spéculations associées aux incertitudes de l’accord sur le nucléaire. Dans une tentative d’enrayer la chute libre de sa devise, Téhéran avait choisi en avril dernier d’imposer un taux de change fixe entre le rial et la devise US avec un taux de 42 000 rials par dollar. Celle-ci avait chuté de 6 % en une semaine et de 30 % en 6 mois par rapport au billet vert. Deux taux de change subsistent en Iran : l’officiel et celui du marché libre. Sur ce dernier, un dollar pouvait s’échanger à plus de 58 000 rials ce qui fait craindre aux autorités du pays que la spéculation sur la devise iranienne amène l’inflation. La chute du rial s’est accélérée à l’approche du 6 août, date du retour des sanctions américaines après la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire début mai. En deux jours, le rial iranien a perdu plus de 20 % de sa valeur : un dollar américain pouvait valoir 110 000 rials.Suite à l’Assemblée générale des Nations Unies, la n° 1 de la pseudo diplomatie européenne Federica Mogherini (haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) a déclaré fin septembre 2018 que les signataires de l’accord ont débuté des travaux afin de créer une entité spéciale permettant de continuer à commercer avec l’Iran, tout en respectant le droit européen. Le circuit commercial alternatif donnerait les moyens à la République islamique de continuer à exporter du pétrole vers l’Europe. Une telle insubordination aurait été inimaginable sous Obama. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne pourraient ainsi créer un Fonds commun de créances (Special purpose vehicle – SPV), une structure juridico-financière capable de titriser et d’effectuer des opérations hors bilan. Autrement dit, c’est une forme habile de troc qui pourrait donc se mettre en place pour contrecarrer l’entrave américaine : «  si par exemple l’Iran vendait du pétrole à une entreprise espagnole, et qu’un fabricant allemand de machines-outils équipait une installation à Téhéran, la somme correspondant à la livraison du pétrole servirait directement à payer le fournisseur allemand  ». L’Union européennepenserait également à utiliser l’euro européen au lieu du dollar américain (une logique imparable qui en étonnera plus d’un) dans le cadre de ses échanges pétroliers avec l’Iran, selon «  une source diplomatique » citée par Sputnik.Les sanctions américaines contre l’Iran donnent une assise supplémentaire à la devise chinoise yuan, car le PCC assure carrément à l’Iran ses achats de brut iranien en yuan ou contre biens de consommation comme la Russie. La Chine conçoit également un accord monétaire bilatéral rial-yuan pour augmenter le volume des échanges entre les deux pays, sans que la Maison-Blanche mette son gros nez dans ces histoires.Étouffer économiquement le pays est l’objectif des USA, sous influence israélienne, pour sanctionner la politique régionale du régime des mollahs. Peine perdue pour ce pays qui a tenu le coup malgré des décennies d’embargo américain. Si les Yankees vont trop loin dans le chantage et empêchent l’Iran d’exporter ses hydrocarbures, menacer de fermer le détroit d’Ormuz dans le golfe Persique où transite la majorité du pétrole international est un bon moyen de pression mis en avant par les autorités chiites. 

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​Conclusion – Le dollar reste un stabilisateur, pour combien de temps encore  ?

Pendant que l’empire du McDo investit dans des actions et des cryptomonnaies [cf. notre dossier sur le sujet], l’alternative par l’or et par le yuan avance. Mais certains analystes pensent que la chute du dollar amènerait à la promotion d’une monnaie mondiale, les DTS (droits de tirage spéciaux), dont la Chine est partie prenante depuis 2015. Il s’agit d’un instrument monétaire international créé par le FMI en 1969 et permettant l’avènement d’une super-monnaie mondiale unique contrôlée par des banquiers internationaux. Tout ceci pour concrétiser un système financier mondial totalitairement stabilisateur. Dans un tel cas, il ne s’agirait non plus de la fin, mais plutôt de l’aboutissement du système de Bretton Woods avec une gouvernance mondiale gérée par quelques institutions internationales. Cette thèse intègre les institutions eurasiatiques (Banque asiatique de développement [BAD], Organisation de coopération de Shanghai [OCS], etc.) en tant qu’éléments moteurs de ce nouvel ordre mondial. Dans tous les cas, le phénomène de dédollarisation est un mouvement financier qui semble inéluctable dans le monde.

Résumé des scénarii monétaires

1) Chute du dollar comme devise de référence avec pour conséquence soit :

  • Une multipolarité monétaire  ;
  • L’hégémonie du yuan/renminbi  ;
  • Ou une monnaie internationale DTS gérée majoritairement par le FMI.


2) Maintien du dollar sous assistance respiratoire avec pour conséquence soit :

  • La continuité de l’empire atlantiste (OTAN, extraterritorialité du droit US, colonisation numérique des GAFAM, etc.)  ;
  • Ou la chute lente et inexorablement spoliatrice des États-Unis.

Franck Pengam, extrait de Géopolitique Profonde n°7.

 

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DON DU SANG : VERS UN NOUVEAU SCANDALE ?

 
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Publié par le 30 janvier 2019 dans général, Santé - nutrition, Vidéos (Toutes)

 

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Vers un climat artificiel

6 minutes pour comprendre comment le rapport supplémentaire du GIEC d’octobre 2018 en vue de la Cop 24 engage les Etats vers la bio-industrie et légitime ainsi le virage vers la géo-ingénierie

La géoingénierie, plan B controversé pour sauver le climat-AFP/Simon MALFATTO

A lire également:
https://lilianeheldkhawam.com/2018/10/11/geoingenierie-la-societe-civile-dit-non-attac-france/
https://www.forbes.com/sites/trevornace/2018/12/05/harvard-scientists-begin-experiment-to-block-out-the-sun/?fbclid=IwAR0IWnQ5e5IDiZIfpzkMm5c6xLvjEzszlQd1ryXZlVsNcnmjclm1mEC2QAU#5a45d7d340c2
 
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Publié par le 27 janvier 2019 dans Climat - Environnement, général, Vidéos (Toutes)

 

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