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Près de la moitié des militaires US s’attendraient à une guerre majeure au cours de la prochaine année

F-15C Eagle

46% des militaires US sondés qui pensent que leur pays sera impliqué dans une guerre majeure au cours de la prochaine année alors que l’année dernière ils n’étaient que 5 % , ça montre que la situation géopolitique actuelle peut vite évoluer vers une grande guerre, et les militaires le sentent . Pas rassurant du tout … Z

Presque la moitié des militaires américains actuellement en fonction pensent que les États-Unis vont bientôt être entraînés dans une guerre majeure, selon le portail d’information Military Times, ayant mené une enquête anonyme auprès de ses lecteurs dans les rangs de l’armée.

Selon une enquête menée auprès de militaires américains, près de la moitié d’entre eux sont d’avis que leur pays sera bientôt impliqué dans une guerre à grande échelle, lit-on sur le portail d’information Military Times.

Ainsi, 46% des militaires sondés estiment que leur pays participera à une guerre au cours de la prochaine année. Il s’agit là d’une «augmentation choquante» car l’année dernière, ce point de vue n’a été exprimé que par 5% des répondants, précise le média.

En outre, environ 71% des soldats ont déclaré que la Russie constituait une menace importante, chiffre en hausse de 18 points par rapport à l’enquête de l’année dernière et 69% ont déclaré que la Chine représentait un danger, en hausse de 24 points sur un an.

Le cyberterrorisme figure cependant en tête de liste des menaces à la sécurité américaine, 89% des personnes interrogées ayant exprimé cet avis. Elles estiment toutefois que l’armée américaine est mal préparée pour repousser ce genre d’attaques.Qui plus est, bien que l’année dernière la Corée du Nord ait été considérée comme étant une menace importante par plus de 72% des soldats, cette année ce point de vue n’a été exprimé que par 46% d’entre eux.

L’enquête en question a été organisée par Military Times en collaboration avec l’Institut des vétérans et des familles militaires (IVMF) de l’Université de Syracuse. Elle a été menée en ligne de façon anonyme auprès des militaires américains du 20 septembre au 2 octobre.

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Publié par le 18 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Les États-Unis préparent un changement de régime et une guerre avec l’Iran

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Quelques jours seulement après que le président Donald Trump a publiquement menacé l’Iran de « conséquences comme peu [de pays] ont eu à en subir dans l’histoire », son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a organisé une réunion au sommet pour discuter de plans pour affronter l’Iran.

Bien connu pour ses propres menaces envers l’Iran, Bolton préside le Forum décisionnel sur les questions de sécurité nationale, dont les membres comprennent le ministre de la Défense Jim Mattis et le ministre des Affaires étrangères Mike Pompeo. Des responsables ont déclaré au Wall Street Journalque ce n’était que la troisième réunion du genre organisée par Bolton depuis sa désignation comme conseiller à la sécurité nationale en avril.

En mai, le gouvernement Trump a effectivement saboté l’accord de 2015 avec l’Iran, dans le cadre duquel Téhéran restreignait fortement ses programmes nucléaires et soumettait ses installations nucléaires à une intense surveillance internationale en échange de la suspension de sanctions économiques sévères.

Les sanctions américaines recommenceront le mois prochain contre l’industrie automobile iranienne, et contre le commerce de l’or et d’autres métaux. En novembre, des interdictions viendront frapper le secteur énergétique iranien – la principal source d’exportations du pays et de financement pour le gouvernement – ainsi que le commerce maritime, les assurances et les transactions de la banque centrale du pays. Washington a juré de réduire les exportations de pétrole iranien à presque rien.

Les décisions du gouvernement Trump sont des provocations qui rapprochent les États-Unis d’un affrontement dangereux avec l’Iran. Elles ont également dégradé les relations avec les alliés des États-Unis en Europe, qui avaient développé des liens économiques avec Téhéran depuis 2015. Washington a refusé d’exempter les compagnies européennes de ces sanctions, menaçant de les exclure du système financier américain si elles continuaient à faire des affaires avec l’Iran.

Aucune déclaration officielle n’a été faite après la réunion du forum décisionnel, mais son but était clairement de préparer une accentuation des pressions sur l’Iran. Des responsables ont déclaré au Wall Street Journal que cette réunion avait abordé une stratégie « holiste » pour saper l’influence iranienne dans tout le Moyen-Orient. Si l’on ne sait pas quelles options militaires ont été discutées, l’article notait que le ministère de la Défense avait par le passé « travaillé sur des options militaires limitées. »

Un article de la chaîne australienne ABC vendredi dernier a apporté des preuves supplémentaires que le gouvernement Trump se prépare à attaquer l’Iran. « De hauts responsables du gouvernement Turnbull {Australien] ont déclaré à ABC qu’ils croyaient que les États-Unis étaient prêts à bombarder les installations nucléaires iraniennes, peut-être dès le mois prochain, et que l’Australie était prête à contribuer à identifier des cibles envisageables », affirme cet article.

Citant des sources haut placées du gouvernement, ABC indiquait que des installations australiennes joueraient probablement un rôle de renseignement pour l’armée américaine dans une guerre avec l’Iran. Si les sources ont nié que l’Australie serait impliquée dans le « choix des cibles », la base d’espionnage américano-australienne de Pine Gap, en Australie centrale, fournit des renseignements sur toute la région entre le Moyen-Orient et l’Asie orientale ; elle a aussi fourni des informations sur des cibles d’assassinats par drones.

ABC a suggéré que « les analystes de la peu connue AGO [agence spatiale de renseignements australienne] joueraient aussi probablement un rôle. » L’AGO utilise des images satellites et aériennes pour fournir des renseignements géographiques (GEOINT) qui peuvent servir à déterminer des cibles dans diverses opérations militaires.

Le ministre américain de la Défense, Mattis, et le Premier ministre australien Malcolm Turnbull ont tenté de minimiser les informations d’ABC. Mattis a déclaré que c’était de la « fiction », ajoutant : « je suis sûr que ce n’est pas quelque chose qui est envisagé en ce moment. » Turnbull, cependant, n’est pas allé jusqu’à un démenti complet, se contentant de dire que les informations d’ABC « n’ont pas bénéficié d’une consultation avec moi, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Défense ou le chef des forces armées. »

Mattis a insisté sur l’idée que le gouvernement Trump n’a pas de plan pour changer le régime en Iran. « Il n’y en a aucun qui ait été créé », a-t-il affirmé ; il a néanmoins déclaré « il faut qu’ils changent leur comportement sur un certain nombre de risques qu’ils peuvent créer avec leur armée, leurs services de renseignements et leurs intermédiaires. »

En réalité, ce n’est pas l’Iran qui menace les États-Unis, ce sont les gouvernements américains successifs qui ont menacé l’Iran avec toute la force de l’armée américaine, et tenté de déstabiliser le régime de Téhéran. Ayant déchiré l’accord de 2015, les États-Unis ont sans aucun doute envisagé toutes les options, y compris les options militaires, pour en finir avec ce qu’ils considèrent comme un obstacle sérieux à leur domination du Moyen-Orient.

Le journal israélien Haaretz a indiqué à la fin du mois dernier qu’il y avait des divergences au sein du gouvernement Trump sur l’Iran, Bolton faisant pression pour exploiter les troubles sociaux afin d’organiser un changement de régime. « Une personne qui a récemment parlé de la question avec des responsables haut placés de la Maison-blanche a résumé les idées de Bolton en ces mots : « Une pichenette et ils sont à terre », écrit-il. Mattis quant à lui aurait prévenu que ce genre de tentative pourrait mener à une guerre de grande ampleur.

Début juillet, Axios a indiqué qu’Israël et les États-Unis avaient « formé un groupe de travail commun il y a quelques mois qui se concentre sur les tentatives internes pour encourager les manifestations en Iran et faire pression sur le gouvernement du pays. »

En anticipation des sanctions du mois prochain, la valeur du rial iranien a chuté, passant de 97 500 à 111 500 rials pour un dollar américain sur les marchés non-officiels, d’après un site de vente de devises. La monnaie iranienne a perdu près de la moitié de sa valeur depuis avril sur fond de craintes des conséquences des sanctions sur l’économie.

Exacerber délibérément les tensions sociales en Iran, cependant, risque d’alimenter un mouvement explosif de la classe ouvrière contre le régime islamiste de Téhéran, ce qui ne serait pas du goût de Washington. À la fin de 2017 et au début de 2018, des manifestations de masse des travailleurs avaient éclaté dû à la détérioration des conditions sociales et à l’inégalité qui se creuse. Ces manifestations avaient un caractère de classe complètement différent de celles du « Mouvement vert » des classes moyennes supérieures de Téhéran, qui avait tenté d’inverser le résultat de l’élection présidentielle de 2009.

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Pékin se préparerait littéralement à une guerre contre Washington

Pékin se préparerait littéralement à une guerre contre Washington

J’en ai déjà parlé, les Chinois n’ont pas peur d’une guerre avec les US, ils sont prêt (lire par exemple La Chine recommande à ses citoyens de se préparer pour la Troisième Guerre Mondiale) , de l’autre coté les US aussi (lire  Le budget du Pentagone orienté vers une guerre avec la Russie et la Chine ou encore les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine)  Z

L’agence de presse japonaise Kyodo News a publié un texte interne de la Commission centrale de l’armée chinoise, présentant clairement une stratégie de lutte contre les États-Unis.

Son auteur estime notamment qu’elle permettra de «dépasser dans un virage» l’hégémon mondial affaibli, voire de «mettre fin au conflit et de gagner la guerre» avec ce dernier.

Si le contenu de cette fuite apparue dans les médias internationaux reflétait en effet la vision des dirigeants chinois, nous pourrions faire face à une hausse considérable des risques de guerre entre les États-Unis et la Chine dans un avenir proche. Le fait est que les stratèges chinois envisagent non seulement de protéger leur pays, mais aussi de lancer un défi à la domination américaine en mer qui permet aux Américains, en cas de nécessité, d’«étrangler» leurs adversaires grâce au contrôle qu’ils exercent sur les routes du commerce maritime. Il est très difficile voire impossible de s’imaginer que les autorités américaines (indépendamment des partis et de l’orientation idéologique) permettent à la Chine de mettre en œuvre ce projet sans une résistance acharnée de toute la puissance étatique et militaire des USA.

Kyodo News et le Japan Times citent les principales thèses de ce document selon lequel la Chine envisagerait d’élargir sa présence militaire loin de ses propres frontières.

Un chapitre souligne notamment que l’Armée populaire de libération de la Chine focalise ses préparatifs militaires sur la défense du littoral, et qu’à l’époque contemporaine l’armée doit renforcer ses capacités sur terre, en mer et dans les airs, en plus de se développer hors de sa zone d’action traditionnelle. Extrait: «Alors que nous nous ouvrons et étendons nos intérêts nationaux hors de nos frontières, nous avons besoin d’urgence d’une protection totale de notre sécurité dans le monde entier».

Le texte souligne à plusieurs reprises la nécessité absolue de l’obéissance totale de l’armée aux directives du président Xi Jinping, ce qui fait dire aux analystes occidentaux que le leader chinois a joué un rôle décisif dans l’élaboration de ces nouvelles orientations des forces armées nationales.

Washington analysera très probablement ces modifications de la position chinoise à travers le prisme du défi à l’exceptionnalité américaine car les États-Unis considéraient jusqu’à récemment le monde entier comme la sphère de leurs intérêts nationaux, qu’ils étaient prêts à protéger et à promouvoir par la force militaire. Les stratèges de Pékin ne voulaient pas forcement copier les approches américaines, mais comme on constate des humeurs antichinoises assez marquées au sein de l’administration Trump, on doute que cette dernière croie que la Chine n’aspire pas en réalité à une confrontation musclée avec les États-Unis dans les régions-clés de la planète.

La peur de l’expansion chinoise est un élément important de la pensée militaire et politique américaine, bien qu’il soit moins visible que l’hystérie antirusse. Quand les généraux américains lisent dans ce texte (présumé) de la Commission centrale de l’armée chinoise que la réforme militaire permettra de «gérer plus efficacement les crises, de mettre fin au conflit, de gagner la guerre et de protéger l’expansion des intérêts nationaux stratégiques», ils se souviennent probablement d’une audience récente du Congrès américain consacrée à la «menace chinoise». Suite à cette séance, le magazine Newsweek avait publié un article intitulé «L’expansion militaire chinoise et la construction (militaire) globale m’empêchent de dormir tranquillement, dit le secrétaire à la Marine». Les propos précis de ce dernier, cités par les journalistes américains, suggèrent d’autres réflexions intéressantes:

«Quand il s’agit de la Chine, l’essentiel est son carnet de chèques. Cela concerne non seulement les dollars et les cents qu’ils octroient pour soutenir leur expansion militaire et le développement technologique, mais aussi ce qu’ils font dans le monde entier… ils utilisent le capital comme une arme. Leur carnet de chèques ouvert m’empêche de dormir tranquillement», avait déclaré Richard Spencer au Sénat.

Ce texte chinois retentissant, qui est actuellement analysé par les médias japonais et occidentaux, contient un détail très important qui reflète parfaitement la mentalité chinoise et démontre en même temps que les analystes de Pékin ont fait des efforts considérables pour bien comprendre la logique occidentale. Ainsi, le document indique que c’est la formation d’une armée capable de mener des opérations réellement globales qui devrait permettre à la Chine d’éviter le «piège de Thucydide». Ce terme, inventé par Graham Allison, professeur de l’Université Harvard, politologue, expert en théorie de décision et ancien vice-ministre américain de la Défense, désigne une situation dans laquelle dès qu’un hégémon potentiel commence à accumuler ses forces, l’hégémon actuel a de plus en plus de peur de lui, ce qui rend inévitable la guerre entre les deux puissances. On cite d’habitude comme premier exemple d’une telle guerre le conflit entre Sparte et Athènes, dont le caractère imminent avait été analysé par Thucydide.

Les auteurs de la stratégie chinoise soulignent qu’un élargissement radical des capacités globales de l’armée chinoise permettra d’«éviter l’obsession de l’imminence d’une guerre entre une puissance en développement et l’hégémon actuel». Cette estimation pourrait pourtant s’avérer trop optimiste. Une tentative d’élargir considérablement les capacités globales de l’armée chinoise pourrait facilement provoquer des actions agressives et radicales de la part de Washington, qui ne se limitera pas à la pression économique ou diplomatique. Qui plus est, on a l’impression que malgré une rhétorique très pragmatique de Donald Trump, qui souligne la motivation économique de la guerre commerciale avec la Chine, l’objectif réel de Washington dépasse les limites du rééquilibrage du commerce extérieur. Compte tenu des propos du secrétaire à la Marine Richard Spencer sur l’«utilisation du capital comme une arme», on peut logiquement supposer que la guerre commerciale (voire de sanctions) ne vise pas en réalité le rééquilibrage du commerce extérieur, mais l’élimination de cette «arme chinoise redoutable».

Si cette analyse s’avérait juste, cela poserait deux questions importantes.

Premièrement, combien de temps faudra-t-il à Washington pour comprendre que la guerre commerciale et les sanctions (par exemple, contre la compagnie ZTE) ne lui permettront pas d’atteindre ses objectifs?

Deuxièmement, que fera l’administration Trump après avoir épuisé les moyens économiques?

Le fait que les navires de guerre américains ont déjà passé de manière ostensible le détroit de Taïwan, et que Taïwan devrait accueillir bientôt le premier groupe de l’infanterie de marine américaine, indique probablement où et comment les États-Unis envisagent de défendre leurs prétentions à l’hégémonie mondiale.

Ivan Danilov

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Michel Raimbaud : “La nouvelle guerre froide se transforme progressivement en une guerre ouverte”

Le Saker : la course à l’apocalypse de l’Empire américain devenu fou

 

Excellente synthèse de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie. Il est l’un de nos grands spécialistes du Moyen-Orient, et nous vous renvoyons vers son excellent livre Tempête sur le Grand Moyen-Orient

Halte à la guerre infâme !

Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part, vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Ecartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en cœur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

A la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante – du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des Etats représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son Etat profond dès lors qu’il bombarde ? Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump tweete parmi nous.

La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procédera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un Etat-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des Etats, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des Etats à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité.

Réveillons-nous car il se fait tard.

Michel Raimbaud 

 

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La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

Mercredi 21 février, le ministre britannique de la Défense, le conservateur Gavin Williamson, a annoncé que le Royaume-Uni changeait sa stratégie de défense principale, passant d’une stratégie ciblant les terroristes non gouvernementaux (Al-Qaïda, etc) à une stratégie ciblant trois pays : la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Il a reconnu qu’une augmentation massive des dépenses militaires sera nécessaire à cette fin, et que des « économies » devront être réalisées dans d’autres domaines de dépenses gouvernementales, comme les services de santé, et les dépenses militaires contre le terrorisme.

Le titre du London Times du 22 février était « La Russie est une plus grande menace pour notre sécurité que les terroristes ». Leur rédactrice en chef concernant la Défense, Deborah Haynes, y écrivait que :

« La menace que représentent des États comme la Russie et la Corée du Nord pour la Grande-Bretagne est plus grande que celle que représente le terrorisme, a déclaré hier le secrétaire à la Défense, ce qui marque un changement important dans la politique de sécurité.

Gavin Williamson a laissé entendre aux députés que plus d’argent et un changement dans la structure des forces armées seraient nécessaires dans le cadre d’une révision de la défense pour relever le défi d’un conflit entre États, ce que la Grande-Bretagne n’a pas eu à envisager depuis une génération…

C’est un changement par rapport à la stratégie de sécurité nationale publiée en 2015, qui a d’abord inscrit le terrorisme international sur la liste, et qui s’inscrit dans le droit fil de la décision prise le mois dernier par les États-Unis de déclarer la « concurrence stratégique » de pays comme la Chine et la Russie comme son principal objectif plutôt que de lutter contre le terrorisme…

Il a décrit « l’affirmation accrue » du Kremlin, comme une multiplication par dix de l’activité de ses sous-marins dans l’Atlantique Nord, une présence russe croissante dans la région méditerranéenne et son implication dans la guerre en Syrie. Mais vous voyez alors de nouvelles nations qui commencent à jouer un rôle plus important dans le monde, comme la Chine…

Interrogé sur la question de savoir si M. Williamson admettait que cela aurait un effet indirect sur la façon dont les forces armées britanniques étaient structurées et sur leur état de préparation à la guerre, M. Williamson a répondu « Oui, c’est le cas ». »

Tout comme ce qui s’est passé lorsque le Premier ministre britannique Tony Blair a fait de son pays le chien de garde du président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la Première ministre britannique Theresa May a fait de son pays le chien de garde du président américain Donald Trump dans les invasions à venir, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

La presse aux États-Unis et dans les pays alliés (comme le Royaume-Uni) pourrait avoir de la difficulté à convaincre leurs populations que l’augmentation des dépenses militaires afin de conquérir la Russie, la Chine, la Corée du Nord et – comme le président américain Trump souhaite également l’inclure – l’Iran (mais il va probablement utiliser l’allié américain qu’est Israël pour cette partie de l’opération), pourrait être difficile, car, par exemple, le même jour, le 22 février, Gallup a rapporté que 59 % des Américains désapprouvent Trump (et 37 % l’approuvent) sur la question des « relations avec la Russie », et si on revient au 23 mars 2017, Public Integrity titrait « Le public est favorable à la réduction des dépenses de défense, pas d’ajouter des milliards de plus, constate un nouveau sondage » et il y était écrit que :

« Le budget proposé par le président Trump pour 2018 ne suit pas l’opinion publique, selon un nouveau sondage.

Le sondage, réalisé par le Programme de Consultation Publique (PCP) de l’Université du Maryland, a révélé que même si Trump a proposé une augmentation de 54 milliards de dollars des dépenses fédérales pour les forces armées, la majorité des Américains préfèrent une réduction de 41 milliards de dollars. Alors que Trump a proposé une augmentation de 2,8 milliards de dollars pour la sécurité intérieure, une majorité d’Américains est favorable à une réduction de 2 milliards de dollars…

Les propositions de Trump étaient en contradiction avec les préférences des républicains et des démocrates…

La majorité des personnes interrogées au sein du parti républicain ont déclaré qu’elles souhaitaient maintenir le budget de défense dit « de base », ou principal, au niveau actuel, bien qu’elles soient favorables à une réduction de 5 milliards de dollars des dépenses concernant le budget pour les « opérations des contingents à l’étranger », notamment en Afghanistan et en Irak…

Ces résultats, à leur tour, étaient étonnamment semblables aux conclusions d’une enquête menée en 2012 par le Centre pour l’Intégrité Publique, le PCP, et le Centre Stimson, un groupe d’étude à but non lucratif sur les politiques de Washington. Lorsqu’on a demandé aux participants de cette enquête ce qu’ils feraient du budget de la défense de base d’Obama, la majorité des participants étaient favorables à une réduction d’au moins 65 milliards de dollars, passant de 562 à 497 milliards de dollars… »

La situation risque d’être encore plus difficile au Royaume-Uni, où, selon un sondage de Gallup en 2017, comme indiqué dans leur « Classement des Dirigeants Mondiaux : 2018 », les habitants du Royaume-Uni à qui on a demandé « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous les performances professionnelles des dirigeants des États-Unis ? » ont été 63 % à désapprouver et 33 % à approuver, et l’approbation nette (-30%) a diminué de 26 % par rapport à la notation du précédent président, Obama (-4%), en 2016.

Par conséquent, pour que les dirigeants y parviennent, il faudra qu’il y ait un divorce total, même de la prétention d’être des « démocraties », car, sur la base d’une décision si importante quant à savoir s’il devrait y avoir ou non une troisième guerre mondiale (et, si c’est le cas, si l’Iran devrait y être une cible), il ne serait possible d’aller à l’encontre de l’écrasante majorité de l’opinion publique que dans ce qui est effectivement une dictature (ce qui a été scientifiquement prouvé pour les États-Unis). Donc : il sera difficile d’y parvenir, mais au moins aux États-Unis – qui est une dictature avérée – c’est possible.

Alors que la presse, à la fois aux États-Unis, et au Royaume-Uni, a délibérément gonflé les mensonges du gouvernement, affirmant que, selon l’AIEA, Saddam Hussein n’était qu’à six mois de posséder des armes nucléaires, ils pourraient ne pas le faire cette fois-ci contre des pays réellement dotés d’armes nucléaires, parce qu’il n’y a probablement pas encore, ni dans un proche avenir, suffisamment de bunkers de milliardaires souterrains profonds – comme ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici – pour les protéger des explosions nucléaires, et encore moins quoi que ce soit pour protéger quiconque contre l’hiver nucléaire et la famine mondiale qui en résulteraient.

Ainsi, peut-être, l’avidité atteindra-t-elle enfin ses limites : l’auto-préservation pure et simple. C’est une chose quand un pays étranger, comme l’Irak – ou la Libye, ou la Syrie, ou le Yémen – est détruit, mais c’en est une autre quand le monde sera lui-même détruit. Le degré de folie que le complexe militaro-industriel suppose aujourd’hui parmi le grand public pourrait tout simplement ne pas exister.

Enfin, les entreprises de fabrication d’armes des gouvernements occidentaux pourraient devoir faire face à la chute brutale de leurs valeurs boursières, que toutes méritent tant, et qui a déjà été retardée pendant des décennies – depuis au moins 1991, quand l’Union soviétique, son communisme et son alliance militaire avec le Pacte de Varsovie ont tous pris fin, et que tout ce qui reste disponible en tant qu’épouvantails qui doivent être tués pour « sauver le monde » c’est : la Russie, la Chine, la Corée du Nord – et peut-être (si les Saoudiens et Israël veulent faire ce qu’ils veulent), l’Iran.

Ce qui n’est pas encore clair c’est quand – si jamais – les pays « démocratiques » occidentaux (les États-Unis et leurs alliés, les milliardaires qui s’y trouvent) atteindront la limite de leur cupidité impériale. Mais si le monde est leur limite, alors il n’y a pas de limite du tout, parce que le monde lui-même prendra fin avant que cette limite soit atteinte. Et maintenant, ce n’est pas seulement Donald Trump qui ouvre la voie, mais Theresa May s’est jointe à sa marche somptueuse vers l’anéantissement mondial.

Eric Zuesse

Note de la traductrice : Je suis personnellement beaucoup moins optimiste que l’auteur concernant la propension des journalistes à ne pas suivre le mouvement par peur de l’anéantissement mondial. Il suffit de repenser à cet article de The Economist qui appelle peu ou prou à déclencher la guerre contre la Russie et la Chine car ces pays contestent l’hégémonie américaine, pour se rendre compte que les journalistes des médias de masse ont perdu tout sens commun, et sont incapables d’appréhender les réelles conséquences de leurs appels à la guerre.

Source : Strategic Culture
Traduction : Christelle Néant

via:https://dnipress.com/fr/posts/la-grande-bretagne-se-prepare-desormais-officiellement-pour-une-guerre-contre-la-russie/

 
5 Commentaires

Publié par le 28 février 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Vers une guerre commerciale entre l’Europe et les USA ou vers le retour du traité de libre-échange transatlantique ?

24hGold - Vers une guerre comm...

À lire les titres alarmistes de la « grande presse », la presse sérieuse (et sérieusement subventionnée mais c’est un autre sujet), nous sommes au bord du chaos. Que dis-je, de l’effondrement, que dis-je, de la conflagration mondiale absolue entre deux titans économiques du monde, à savoir l’Europe et les États-Unis d’Amérique.

Voici le titre d’un article du Figaro qui relaie cette dernière sortie « Trumpesque », tout en sachant que les articles traitant de cette information sont pour le moins très nombreux.

Trump juge l’Union européenne « très injuste » envers les États-Unis

« Le président américain estime que les échanges commerciaux transatlantiques souffrent d’un grave déséquilibre.

Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique ITV diffusé dimanche soir, Donald Trump s’en est pris à l’Union européenne, estimant que Bruxelles traitait les États-Unis de manière très injuste dans leurs relations commerciales, et l’a menacée à demi-mot de représailles.

Ainsi Donald Trump a déclaré : J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce, déclare le président américain. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très, très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous : pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste, ajoute-t-il. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Je pourrais nommer beaucoup de pays et d’endroits qui le font. Mais l’Union européenne est très, très injuste envers les États-Unis. Et à mon avis, cela va vraiment se retourner contre elle.

Élu sur un programme aux accents protectionnistes (America First), se targuant de vouloir protéger les travailleurs et entreprises américains, Donald Trump a régulièrement accusé des pays étrangers de pratiques commerciales déloyales, dont la Chine, principal partenaire commercial des États-Unis. L’administration américaine a ainsi instauré la semaine dernière des droits de sauvegarde sur des panneaux solaires importés de Chine, mais aussi sur les grandes machines à laver fabriquées en Chine, en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. En Europe, le président américain a croisé le fer avec l’Allemagne, dont il juge l’excédent commercial avec les États-Unis excessif. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles pour réduire le déséquilibre.

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Donald Trump a dit qu’il se serait montré plus ferme” que la Première ministre britannique dans les négociations avec Bruxelles. Non, je ne le négocierais pas comme c’est négocié, a répondu M. Trump à la question de savoir si Theresa May était bien positionnée dans les négociations sur le Brexit. J’aurais dit que l’Union européenne n’est pas aussi bien que ce qu’elle est censée être, a-t-il ajouté. J’aurais adopté une position plus ferme sur le retrait de l’Union européenne. En janvier 2017, le milliardaire républicain avait estimé que le Royaume-Uni avait eu bien raison de quitter une UE selon lui dominée par l’Allemagne, prédisant que le Brexit serait un succès et que le bloc européen continuerait à se fragmenter. »

Voilà pour l’analyse du Figaro.

Vers un retour du traité transatlantique évidemment !!

Vous avez aimé le TTIP et sa bataille sur les accords de libre-échange totaux ?

Eh bien vous allez aimer son remake qui vient en réalité de commencer sous vos yeux et sous ceux des journalistes qui n’ont pas du tout compris ce qui se jouait, car ils sont pris par leur idéologie anti-Trump primaire.

Encore une fois, on peut ne pas aimer Trump, on peut même le détester ou le haïr, il ne faut pas pour autant le faire de façon stupide.

Trump est un homme d’affaires.

Et les hommes d’affaires négocient férocement, sinon ils seraient des hommes mais pas d’affaires…

Si Trump est milliardaire, c’est qu’il sait monter et créer des « scripts » suivant sa volonté pour amener l’autre partie là où il le souhaite en faisant croire aux autres qu’ils ont trouvé la solution.

Alors que va-t-il se passer ?

C’est vraisemblablement assez facile à prévoir.

Le ton va monter entre l’Europe et les États-Unis autour de certains sujets ayant trait à des produits plus ou moins interdits chez les uns ou chez les autres et refusés par l’un ou par l’autre…

Dès lors, deux possibilités vont s’offrir à nos mamamouchis de part et d’autre de l’immense océan qui nous sépare.

Nous pouvons nous faire la guerre commerciale avec toutes les conséquences fâcheuses que cela impliquera forcément, ou alors on finit par se mettre d’accord dans le cadre d’un “deal win-win” (gagnant- gagnant) comme disent les hommes d’affaires de la trempe d’un Trump, sous l’amicale pression des multinationales et du « big business » qui ne va pas accepter de se voir réduire considérablement ses profits, alors que nous pourrions tous, si intelligemment, ressortir comme par hasard ce beau projet de libre-échange entre nos deux grandes zones économiques.

Ainsi, les Européens en général et les Français en particulier, devenus tous complètement neuneus dès qu’ils aperçoivent un pot de Nutella en promo, pourraient en plus se jeter, affamés qu’ils sont, sur du bon bœuf aux hormones made in USA…

Mon humble avis est que, comme la guerre des monnaies, qui n’a pas lieu, la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe n’aura pas lieu.

L’accord de libre-échange, lui, sera signé, et tous les mondialistes europathes ne pourront pas s’y opposer sans s’enferrer dans leurs propres contradictions, et ils s’apprêtent à offrir, sans le savoir, à Trump une belle victoire de communication, puisqu’ils… signeront en grand pompe un traité avec le « monstre » protectionniste de Washington. Une fois de plus, l’Europe sera l’outil part lequel les Français se feront couillonner.

J’en rigole déjà dans ma barbe qui blanchit à vue d’œil.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Vladimir Poutine : en Corée du Nord, les Etats-Unis risquent une guerre nucléaire mondiale

 

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