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Fake News : la politique sera-t-elle la seule détentrice du monopole de l’intox ?

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Publié par le 24 octobre 2018 dans général, Politique, société

 

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Emballement du climat : La Terre sera-t-elle toujours vivable ?

Bon, parlons en un peu de ce fameux rapport du GIEC qui vient de sortir, ne pas en parler ce  serait ne pas vous donner une vision complète des différents arguments de chaque camps .  Si vous voulez un résumé de ce que raconte ce rapport, tapez juste « rapport du GIEC » sur le net. Je vous préviens, ce rapport est assez « alarmant » .  Vous aurez ici un petit résumé et une analyse .

Le Giec envisage évidemment la géo-ingénierie pour « sauver la planète »  : 

« Il n’y a pas de solution miracle pour les 1,5°C, pas plus que pour les 2°C : il faut retirer du dioxyde de carbone de l’atmosphère », souligne l’ingénieur-chercheur Roland Sefarian, co-rédacteur du rapport du Giec. Dans les scénarios du Giec, des solutions sont présentées, encore à l’objet de recherche. » Techniques de capture et stockage de carbone, injection d’aérosols soufrés dans l’atmosphère… Faut-il y voir la porte ouverte à la géo-ingénierie, ces techniques de manipulation délibérée et à grande échelle de l’environnement, dont le but est de contrecarrer le réchauffement climatique ? « Des interrogations demeurent sur leur déploiement à grande échelle et leur faisabilité », précise Roland Sefarian. (source)

Mais comme j’en parlais hier, la société civile se mobilise contre cette dangereuse perspective,   un manifeste signé par 110 organisations provenant de cinq continents, dont l’association Attac, vient d’être rendu public et demande l’arrêt immédiat de la géo-ingénierie. (Géoingénierie, la société civile dit NON !)

Les enjeux économiques sont aussi énormes, on parle de milliers de milliards à investir pour le climat . 

Pour ma part je n’ai jamais nié que la terre se réchauffe actuellement . Je dis juste que ce réchauffement n’est pas créé par l’homme (pas d’origine « anthropique ») , qu’il fait parti d’un super cycle climatique, il y a toujours eu des réchauffements et des refroidissements de la terre, et que ce qu’on observe actuellement est typiquement précurseur d’un nouveau super cycle, une nouvelle période glaciaire . Z 

«Le climat est un bien commun, de tous et pour tous. » Pape François / Encyclique Laudato si

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Le rapport du GIEC (Organisme des Nations Unies qui s’occupe de l’étude du climat) du 8 octobre est alarmant. Il dit que : dépassé 1,5 °C d’augmentation de températures les perturbations climatiques seraient incontrôlables. Disparition progressive de la faune et la flore, ouragan, tempête, canicule, stress hydrique, famine, maladie. Un réchauffement à deux degrés pourrait détruire des écosystèmes sur environ 13% des terres du monde D’où la nécessité de sortir des hydrocarbures qui dégagent du gaz carbonique responsable en grande partie de l’effet de serre sur la Terre ( effet de cocotte minute) ce qui fait que la température augmente. Les « contributions déterminées au niveau national » de la COP21 nous mettent pour l’instant sur une trajectoire de 3 °. Or ces contributions ne sont même pas respectées. En 2017, les émissions au niveau mondial sont ainsi reparties à la hausse, et la tendance pour 2018 devrait être la même. Et l’Europe n’est pas meilleure élève que les États-Unis, par exemple.

La faute est naturellement en priorité aux Pays développés qui ont pollué pendant un siècle en envoyant dans l’atmosphère des milliards de tonnes de CO2 ( gaz carbonique) qui font que la température augmentent Les énergies renouvelables devraient passer de 20 à 70% de la production électrique au milieu du siècle. L’industrie devra réduire ses émissions de CO2 de 75-90% d’ici 2050 par rapport à 2010 , les transports passer aux énergies bas carbone (35-65% en 2050 contre moins de 5% en 2020).

La Terre proche du «point de rupture», alertent des scientifiques

Même si l’humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d’étuve, selon une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Les émissions de gaz à effet de serre ont déjà provoqué une hausse de 1°C de la température moyenne de la Terre, augmentant les probabilités et l’intensité des canicules, des sécheresses ou des tempêtes. Dans son dernier rapport, le (Giec) prévient que la production d’électricité issue des énergies fossiles doit cesser d’ici à 2050 si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. les experts du Giec assurent qu’il faut «des changements sans précédent dans tous les aspects de la société» afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C ». (1)

Le rapport met aussi en évidence un certain nombre d’impacts du changement climatique qui pourraient être évités en limitant la progression du réchauffement. Dans leur rapport, les scientifiques expliquent qu’»au rythme actuel, nous allons atteindre les 1,5°C de réchauffement entre 2030 et 2052″, faute de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre. Il faut réduire les émissions de 45% d’ici 2030 «Cela demande des changements sans précédent», assurent les climatologues. Il faut enlever du CO2 de l’atmosphère : planter des forêts, absorber la pollution. Les deux prochaines années sont les plus importantes de notre histoire, Il faut amorcer dès maintenant »des changements sans précédent dans tous les aspects de la société» » (1)

Que va-t-il se passer si on ne fait rien ?

Si le réchauffement atteint +1,5°C, il aura des impacts irréversibles. Si le réchauffement atteint +1,5%, il y aura des impacts irréversibles sur certaines espèces animales ou végétales, comme les coraux, la toundra et la forêt boréale. De plus, parvenir à circonscrire la hausse des températures à 1,5°C limiterait l’acidification de l’océan qui menace la survie d’espèces, poissons, algues, La baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5°C qu’à +2, Le rapport, décrit aussi des risques accrus pour les ressources en eau, la sécurité alimentaire ou la santé. Pour rester à 1,5°C il faut baisser drastiquement les émissions de CO2 bien avant 2030 pour ensuite arriver, vers 2050, à une »neutralité carbone» : Les énergies renouvelables devraient ainsi passer de 20 à 70% de la production électrique au milieu du siècle, la part du charbon devrait être presque nulle, la demande d’énergie devrait baisser, l’efficacité énergétique croître » (1).

Le scénario qui effraie les climatologues

Hervé Kempf fondateur du site « Reporterre » signale l’inquiétude des climatologues notamment une étude faite : Nous lisons : « Une question qui préoccupe vivement les climatologues du monde entier : la possibilité que le réchauffement dépasse un seuil à partir duquel se produiraient des effets irréversibles et s’amplifiant sans limitation possible. Ce scénario a été décrit clairement dans un article paru en août 2018 dans la revue de l’Académie américaine des sciences, la PNAS, sous la signature de Will Steffen, Johan Rockström et d’autres chercheurs. Cette équipe mène depuis des années un travail de fond sur les limites biosphériques que franchit l’humanité. Dans l’étude publiée cet été, Steffen et son équipe étudient l’évolution possible du climat et de l’humanité à partir du concept de rétroaction positive (ou feedback) : ce concept décrit le fait qu’un phénomène, une fois amorcé, peut s’amplifier de façon autonome parce qu’il enclenche un mécanisme qui l’auto-entretient. Les chercheurs estiment de même qu’un certain niveau de réchauffement enclencherait de telles rétroactions, empêchant la température moyenne de se stabiliser » (2) « Or, cette approche se différencie de la majorité des modèles climatiques qui « supposent une relation quasi-linéaire entre les émissions de CO2 et l’augmentation de la température »,. Dire d’une relation qu’elle est linéaire signifie qu’un effet évolue de manière proportionnelle à l’évolution de ce qui le produit : ici, la température par rapport au volume émis de CO2. Mais, assurent Steffen et ses collègues, « il y a aujourd’hui un risque significatif que les puissants effets non-linéaires des processus de rétroaction deviennent un facteur important, voire le principal, de la trajectoire du système Terre dans les siècles prochains ». Autrement dit, que la machine climatique s’emballe et se réchauffe plus fortement que ne pourraient l’induire les seules émissions de CO2, nous conduisant vers une Hothouse Earth, une Terre-serre très chaude et peu vivable : « Le réchauffement pourrait activer des éléments déclencheurs, qui augmenteraient eux-mêmes la température dans un effet domino conduisant la Terre vers des températures toujours plus élevées. » À quel niveau ce processus d’auto-amplification entrerait-il en action ? Autour de 2 °C de réchauffement, ils se référent aux effets déjà observés sur plusieurs de ces « points de déclenchement » (tipping points) et produits par l’élévation de 1 °C ».(2)

Quels pourraient être ces éléments déclencheurs, amorcés par le réchauffement ? Les chercheurs en citent particulièrement cinq : le dégel du pergélisol, l’affaiblissement de la capacité des océans et des sols à absorber le CO2, l’augmentation de la respiration bactérienne océanique (générant plus de CO2), la disparition de la forêt amazonienne et celle de la forêt boréale. Les éléments pourraient interagir. () On est entré dans une zone jamais vue jusque-là de réchauffement, et que les auteurs caractérisent comme la nouvelle ère de l’anthropogène. L’humanité est maintenant devant deux chemins possibles, expliquent Steffen et son équipe : soit elle poursuit ses émissions, et le climat risque fort d’entrer en s’emballant dans la zone très chaude (rouge) qui sera sans retour ; soit elle agit pour rentabiliser le climat de la Terre à un niveau supportable pour les sociétés humaines mais qui resterait cependant plus chaud qu’à aucun moment depuis 800.000 ans. Ce choix implique de réduire drastiquement les émissions, de protéger et de restaurer les milieux naturels capables d’absorber le CO2, d’améliorer la balance énergétique de la planète. Pour ce faire, il faut une transition radicale, axant les efforts sur la recherche de la résilience, à l’opposé des « théories, outils et croyances dans les petits changements ». Rien de tout ce que disent Steffen et son équipe n’est contradictoire avec les analyses du Giec. (2).

Dans cet unanimisme nous devons signaler une étude à contrario qui critique la méthode Il semble que Le GIEC rédige ses rapports à partir de données bâclées inexploitables en clair les résultats sont discutables comme l’affirme une contribution du chercheur australien John Mc Lean (3)

Que faut-il faire dans le cas où les craintes du GIEC seraient justifiées ? 

Pour Gregory Rozieres « Un défi gigantesque et mondial, mais qui aurait des effets très clairs, rappelle le Giec. Dans le résumé du rapport, on trouve en effet beaucoup d’éléments permettant de comprendre ce que l’on pourrait sauver avec un monde à 1,5°C (pas tout, malheureusement). Et ce que l’on perdrait avec un monde à 2°C (sans même parler de la trajectoire actuelle, encore plus catastrophique). Voici quelques exemples concrets. Des canicules récurrentes, le nombre de jours très chauds augmentera dans la plupart des régions, notamment dans les tropiques. Les risques de sécheresses, mais aussi de précipitations extrêmes dans l’hémisphère nord et de l’apparition de cyclones augmenteront également. « Maintenir le réchauffement à 1,5°C permettrait de réduire de 50% le nombre de personnes exposées à des pénuries d’eau, même si ce chiffre est très variable en fonction des régions. Les chercheurs ont utilisé de nombreuses études qui ont analysé un peu plus de 100.000 espèces. L’augmentation des températures et l’acidité des océans qui en découlent posent aussi des risques pour les poissons. Et donc, pour la pêche et l’alimentation mondiale. De manière générale, la baisse de production agricole sera plus marquée dans le cadre d’un réchauffement climatique de 2°C » (4).

Le marché peut-il sauver le climat? Oui, selon les lauréats 2018 du «Prix Nobel d’économie»

Allier innovation, climat et économie pour plus de croissance verte : le 50e prix Nobel d’économie a été attribué aux Américains William Nordhaus pour ses travaux en économie de l’environnement et des choix publics, et Paul Romer spécialiste des cycles économiques face aux dérèglements climatiques qui ont modélisé les vertus et nuisances de l’activité économique sur le climat. Les co-lauréats « ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l’économie mondiale et bien-être de la population de la planète », a indiqué l’Académie des sciences.» (5).

La vision des deux lauréats, Nordhaus et Romer, tranche singulièrement avec les conclusions du Giec sur le réchauffement planétaire. Les membres de l’Académie royale de Suède ont voulu récompenser des spécialistes de l’économie de l’environnement, face à la problématique du dérèglement climatique, afin de souligner l’urgence de la situation, Au cours de leurs carrières respectives, les deux économistes américains n’ont eu de cesse de pointer l’aspect adaptatif de l’économie de marché et sa possibilité de se réinventer face aux nouveaux aléas mondiaux » (6).

Une vision libérale de la solution aux changements climatiques

D’après les deux lauréats, c’est à travers la maximisation des intérêts particuliers, les choix rationnels des individus, la capacité d’adaptation continue et la force des connaissances et du progrès technique que la société sera capable de faire face à la crise environnementale. Autrement dit: il ne faut pas perdre espoir, malgré l’urgence. () Ici, la doctrine de Nordhaus et Romer est facile à comprendre: les ressources naturelles ne sont pas disponibles en quantité illimitée, contrairement à ce que pouvaient admettre les économistes du siècle dernier. Il y a une déperdition continue, due à la fois à la quête effrénée de croissance et aux intérêts particuliers contraires à l’intérêt général, notamment politiques, lors des échéances électorales. Il conviendrait alors de marquer une valeur monétaire aux biens naturels et de rationnaliser les comportements afin d’éviter les déséquilibres.  Si les ressources venaient à disparaître, les prix exploseraient et les agents optimisateurs chercheraient un substitut à un prix plus faible, à s’adapter et à modifier leur capacité de production et leur consommation, notamment via le progrès technique. Pour Romer, tout partirait de la connaissance. Avec la recherche, la circulation de l’information et les innovations, la société capitaliste sera capable de subsister plus de «cinq milliards d’années». (6)

« ()Les deux économistes américains militent pour une mondialisation des consciences, .() L’Académie royale des sciences de Suède célèbre donc une vision particulière de l’économie, celle du libéralisme et de la force des marchés. () Un choix qui peut surprendre au moment où un nombre important de scientifiques et d’équipes de recherche, notamment du GIEC, ont mis en lumière la destruction orchestrée par l’économie de marché, par la mondialisation et le laisser-faire. Le péril climatique ne serait pas historique, évolutionniste, lié à l’action humaine depuis des milliers d’années, mais se trouverait être le résultat du capitalisme moderne, qui règne en maître depuis le XVIIIe siècle et la révolution industrielle. Selon cette vision, nous ne serions pas à l’ère de l’anthropogène, vision qui admet le changement climatique par la présence seule de l’humain, mais à l’ère du «capitalocène», l’ère du système capitaliste incapable de contenir sa course au profit ». (6)

A l’autre bout du curseur, justement le capitalisme est mis en accusation

Faut-il sauver le capitalisme en lui donnant un sursis notamment en mettant en œuvre la géo-ingénierie ? ou faut il prêter attention à une autre théorie qui affirme que nous sommes mal barrés, capitalisme ou pas, l’homme depuis son avènement est un destructeur de la nature . La contribution suivante s’inscrit en faux avec des arguments qui font appel à la sobriété heureuse dont parle si bien Pierre Rabhi l’agro géologue natif de Béchar, qui fait appel à la fameuse kanna’a (le contentement) ne prendre de la nature que ce dont nous avons besoin Ana Minski et Nicolas Casaux témoignent de cela : « L’homme serait-il un destructeur invétéré, ne laissant à la Terre qu’une perspective d’anéantissement ? Les auteurs de cette tribune contestent cette vision fataliste et réductrice, qui ignore la diversité des sociétés humaines et qui légitime « l’idéologie capitaliste dominante De l’astrophysicien Aurélien Barrau à Vincent Mignerot l’idée selon laquelle l’être humain a toujours été un destructeur ne cesse de gagner en popularité. S’ils n’en tirent pas exactement les mêmes conclusions, il n’en reste pas moins que ce que cela suggère est problématique pour de multiples raisons » (7)

« L’association Adrastia affirme, dans son manifeste, que « la protection de l’environnement » est « incompatible avec l’existence humaine ». Vincent Mignerot, son fondateur, écrit que : « Nous participons à un processus destructeur, mais ça n’est pas de notre faute et, contrairement à ce que nous croyons parfois, nous n’y pouvons rien. toute tentative de protection active de l’environnement est vaine », « toute pensée, même une pensée optimiste sur l’avenir, ne peut que participer à la destruction de l’équilibre écologique vital et à la disparition de l’humain à terme ». Il affirme également que l’être humain nuit au monde vivant depuis au moins 800.000 ans () Malgré ses avertissements, nous choisissons de penser.

Et nous constatons que ce qu’il affirme est absurde et faux. Une telle affirmation révèle un refus de la vie terrestre : la mort est nécessaire à la vie, qui est une circulation de « forces vitales ». Façonner des outils de pierre pour chasser et se vêtir n’est pas destructeur. En revanche, ce qui est destructeur, c’est d’extraire des quantités monstrueuses de pétrole pour se déplacer toujours plus et plus vite ». Affirmer que l’espèce humaine a toujours été destructrice, c’est nier la complexité des relations qui existent entre les différentes espèces et leur milieu. C’est nier la diversité des cultures qui ont jalonné la préhistoire et l’histoire de l’humanité. () Il est facile de définir une seule nature humaine, qui serait destructrice, lorsqu’on ignore la pluralité des cultures et sociétés ». (7)

« Cette projection de la destructivité dont fait montre la civilisation industrielle sur toutes les cultures et tous les peuples qui composent et qui ont de tout temps composé l’humanité n’est qu’une autre manière de rationaliser et de naturaliser l’idéologie capitaliste dominante. Elle s’inscrit dans la même veine que l’affirmation de certains selon laquelle la compétition est l’unique moteur de l’évolution. L’idéologie capitaliste ainsi projetée sur le monde naturel, le capitalisme hérite d’une justification naturelle. () Le mouvement écologiste ne doit pas se laisser envahir par cette idéologie fataliste () 50.000 ans après le premier peuplement humain de Bornéo, l’île était encore recouverte d’une forêt luxuriante. La destruction de la forêt de Bornéo a véritablement commencé au XXe siècle, avec l’exploitation induite par la civilisation industrielle ». (7)

Qu’en est-il de l’Algérie  et de la lutte contre les changements climatiques?

Il serait malhonnête de nier les actions entreprises par les départements ministériels. Mais force est de constater que c’est toujours sous la dictature de l’urgence que l’on s’agite. Il y a des inondations ? On s’aperçoit après les dégâts matériels et psychologiques que les personnes responsables n’ont pas fait leur travail en temps voulu ! Les changements climatiques en Algérie c’est la désertification l’avancée du désert nous perdons des milliers d’hectares, ce sont les incendies ce sont les inondations catastrophiques une étude a montré que l’Algérie aurait perdu près de 200 millions de dollars (dégâts) Nous devons chacun en ce qui nous concerne participer par des actions éco-citoyennes à atténuer les effets des changements climatiques ;

L’Algérie en gaspillant de l’énergie pollue ; l’Algérie rejette chaque année l’équivalent de 140 millions de tonnes de CO2 pour 60 millions de tonnes de pétrole Seule une stratégie d’ensemble permettra à l’Algérie d’avoir un modèle énergétique vertueux qui fait la chasse au gaspillage, valorise les déchets par une politique du bien commun où les APC mettraient en place le tri sélectif, et taxerait les décharges sauvages et récupéraient les produits valorisables des décharges

Entamer la transition énergétique en allant vers l’électricité verte

Il n’y a pas de mon point de vue une stratégie d’ensemble avec une cohérence sur le moyen terme ( 2030 c’est demain ! ) . Nous ne serons pas prêts du fait que nous vivons au quotidien. On démarre l’initiative d’aller graduellement vers la vérité des prix des carburants. Les premiers résultats ont montré l’engouement pour la conversion au sirghaz La loi des finances 2019 contre toute logique est une régression. Non seulement les prix sont maintenus mais le Diesel banni dans tous les pays européens sa disparition est programmée au même titre que l’essence dans moins de 15 ans Aux Etats Unis le Diesel est à 5% max) . Le Diesel est un danger pour la santé des citoyens et pourtant rien n’est fait pour le ramener au moins au même prix que l’essence

Il y a donc nécessité aussi de sortir du tout hydrocarbure en allant d’abord vers les hydrocarbures qui dégagent moins de CO2 le sirghaz et le GNC ( gaz naturel carburant) il y a donc une nouvelle politique de transport à inventer en favorisant ces «carburants» verts- par une politique des couts des carburants mais en allant aussi vers la mobilité électrique ( le diesel tend à être interdit partout en Europe et en Inde même avec des normes beaucoup plus drastiques qu’en Algérie) La mobilité électrique est un train à prendre. Les carburants fossiles vont disparaitre à partir de 2030 Il faut être prêt à cette échéance car il n’y aura plus de voitures thermiques Nous devons favoriser les énergies vertes et l’électricité solaire. A titre d’exemple General Motors lance en Chine un modèle à bas prix (5300 dollars, soit environ 4500 euros) La Chine est devenue la première puissance technologique dans le solaire et la locomotion électrique Ce qui nous reste d’énergie fossiles nous devons le laisser aux générations futures. Le plan solaire peut être financé en partie par les carburants non utilisés mais aussi le gaz naturel non utilisé.

Il faut donner une seconde vie aux choses .pour lutter contre le gaspillage Le Plan 3 R : Réduire Réutiliser Recycler, représente les fondements de la gérance vertueuse d l’environnement Il faut pour cela accompagner cela par la pédagogie d’abord en formant les gestionnaires au niveau des APC mais plus largement en imposant une culture de la sobriété à l’école à l’Ecole (l’éco-citoyen doit graduellement l’ego-citoyen au lycée avec le Bac durable.

Ce qui doit être enseigné dans les écoles les lycées en priorité comme lutter contre le gaspillage qui est un sport national comment aller vers la sobriété heureuse Nos élites ne rendent pas service aux jeunes qui seront là en 2030 la Transition énergétique vers le développement Durable est une nécessité. La société civile bouge mais elle n’a pas les moyens pour les actions de grandes ampleurs de celles qui laissent des traces

Conclusion

En définitive ce sont les pays du Sud qui vont être le plus impactés par les convulsions climatiques. Nous le voyons avec les inondations diluviennes au Bangladesh à l’épée de Damocles de disparition au dessus des pays insulaires Le Nord pollue le Sud paye. Quelque 2.400 Mds de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5% du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l’inaction.

Chaque geste aussi simple soit il compte. Nous devons prendre exemple sur le colibri , en effet si on croit un conte amérindien « Lors d’un immense feu de forêt un colibri, un tout petit oiseau, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler Un tatou agacé par ces aller et retour l’interpelle : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu ! ». Le colibri toujours affairé répond : « Oui , Je le sais, mais je fais ma part ». Nous sommes avertis. C’est d’ailleurs le sens de mon intervention sur le climat et que ce que devrait faire l’Algérie, à l’émission « l’invité de la rédaction de la chaine 3 ce mardi 9 avril (8)

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Publié par le 12 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Or : l’année 2018 sera-t-elle un remake de 2011 ?

or et argent

L’or plane autour des 1340 $ – En 2017, l’or a enregistré sa meilleure performance annuelle depuis 2010, malgré le fait que de nombreux investisseurs ont quelque peu boudé la matière première.

En ce début d’année, il plane un furieux sentiment de déjà-vu sur le marché des métaux précieux.

L’année dernière fut la meilleure de l’or depuis 2010, grâce à une progression de 12,5 %, tandis que son ennemi juré, le dollar, a connu sa plus mauvaise année depuis 2003 en enregistrant une baisse de 9,8 % par rapport au panier des devises majeures.

Si 2017 devait imiter 2010, va-t-on connaître une suite similaire ainsi que des mois de hausse épique en 2018, comme en 2011 ? Souvenez-vous, c’est la fameuse année durant laquelle l’or a atteint son plus haut historique de 1923 $ l’once, tandis que l’argent s’était approché des 50 $, son plus haut historique de 1980.

Il est important de noter que la performance solide de l’or en 2017 a eu lieu à une période durant laquelle les investisseurs ont plutôt boudé le métal.

Même durant la hausse inattendue entre Noël et le Nouvel An, le site Internet populaire auprès des traders WallStreetWindow.com n’a reçu que 3 e-mails après avoir recommandé l’or, et j’étais le seul à répondre positivement au conseil.

Un ancien collègue journaliste de Dubaï qui travaille désormais à Toronto, où se trouve un marché majeur des actions minières, a réfuté mon dernier article positif pour l’or dans le National en argumentant que personne dans son entourage n’est optimiste pour le métal jaune en 2018.

Ce n’est bien sûr pas étonnant. Le cours de l’or n’a fait que zigzaguer depuis 2011, même si les graphiques indiquent clairement un changement de tendance positif dès le début de 2016 et une claire accélération de la hausse en 2017.

Mais lorsque tout le monde est pessimiste et se trouve de l’autre côté du manche, c’est habituellement le bon moment pour passer à l’achat, surtout lorsque vous entrevoyez un catalyseur ou deux susceptibles de maintenir l’élan positif ou, mieux encore, de l’accélérer.

Durant ces dernières années, j’ai adopté cette approche « contrarienne » sur de nombreuses classes d’actifs. Et même si parfois la patience requise peut être aussi douloureuse que les maux de dos, au final c’est plus souvent une approche rentable qu’une déception.

Cela dit, quelles sont les raisons qui alimentent cet optimisme pour les métaux précieux ?

Tout d’abord, j’estime que le krach de Bitcoin et des autres centaines de cryptodevises est l’une des raisons pour acheter des métaux précieux, car je pense que la manie de ces derniers mois a résolument fait du tort à l’or, qui avait atteint les 1350 $ l’été dernier alors qu’il a clôturé à 1305 $ en 2017.

De plus, alors que Bitcoin mordait la poussière entre Noël et le Nouvel An, le cours de l’or a soudainement bondi de 50 $ à une période de l’année durant laquelle c’est habituellement le calme plat.

Le mois dernier, j’ai suggéré que l’or pourrait « nous faire un Bitcoin » en 2018 en décollant également de façon impressionnante. Si vous vous penchez sur le graphique de l’or sur plusieurs années, il est bien positionné pour également se lancer dans une hausse fulgurante qui mettrait un terme au super marché haussier initié au début des années 2000, lorsque l’or n’était qu’à 300 $ l’once.

Mais quel contexte pourrait pousser le grand public et les investisseurs à se ruer sur le métal jaune ?

Le précédent des années 80

La dernière fois qu’un tel événement a eu lieu, c’était entre 1979 et 1980, après une décennie de hausse constante du prix de l’or, hormis l’épisode de la correction douloureuse de 50 % entre 1975 et 1976, qui n’est pas sans rappeler celle que nous avons connue entre 2011 et 2015.

À l’époque, il y avait une inflation des prix à la consommation galopante de 18 %. La crise des otages à Téhéran après la révolution iranienne avait permis à l’or de connaître une hausse spectaculaire de 400 % sur une année. Le dollar passait simultanément un sale quart d’heure.

N’oubliez pas qu’en 2017, le dollar a connu sa plus mauvaise année depuis 2003. Il descend de son piédestal et pourrait encore baisser alors que la réforme fiscale de Trump va faire exploser la dette. Habituellement, le dollar et l’or sont inversement corrélés.

L’inflation est basse, même si nous connaissons une hyperinflation du prix des actifs, la hausse de 25 % du Dow Jones en est un exemple. Serait-ce un talon d’Achille ?

Néanmoins, si l’histoire devait se répéter nous ne devrions pas connaître cette hausse spectaculaire en 2018 en l’absence d’un événement géopolitique majeur. Cela dit, les éléments déclencheurs géopolitiques potentiels ne manquent pas.

Le président Donald Trump est beaucoup plus agressif que son prédécesseur dans ses déclarations, la Corée du Nord est un point d’ignition potentiel. Pas besoin non plus d’être un génie pour imaginer une crise inattendue au Moyen-Orient.

Des commentateurs très sérieux estiment même qu’une décision visant à adosser le dollar ou le yuan à l’or pourrait propulser le métal à 10.000 $ l’once, comme je vous en ai déjà parlé le mois dernier.

Les bulles, un risque à ne pas sous-estimer

Mais la chose à surveiller de près est probablement le gorille manifestement obèse qui est assis à côté de nous : la valeur des actions, des obligations et de l’immobilier a été gonflée par des taux ultrabas qui sont désormais sur le point de remonter.

suite et fin

 
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Publié par le 15 janvier 2018 dans général, or et argent métal

 

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Crédits, taux d’intérêt, bitcoin : 2018 sera-t-elle l’année de tous les dangers ?

[titre article pour referencement]

Taux nuls, crédit quasiment gratuits et alternatives financières aux performances délirantes forment désormais un coktail détonnant dont l’explosion pourrait bien être programmée pour l’an prochain.

Alors que les taux d’intérêt nuls, voire négatifs, sont un monstre économique qui ne devrait même pas exister, tandis que le robinet à crédits semble de nouveaux être ouvert au maximum en dépit de l’expérience malheureuse des subprimes dont certains paient encore le prix, et à l’heure où certains actifs sans réel sous-jacent et totalement dématérialisés connaissent des progressions de 50% par semaine sans éveiller le moindre soupçon de mirage, on s’interroge sur le moment où cette folie ambiante prendra fin. Et surtout dans quelles conditions cela surviendra.

L’argent gratuit a subitement un prix quand il s’agit de le rembourser

Certains acteurs acteurs majeurs de l’économie ont bien compris les risques depuis un moment déjà. Quand l’argent ne vaut plus rien, il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir les gens (mais aussi les États) commencer à en faire un peu n’importe quoi, à commencer par s’endetter pour rembourser d’autres dettes. L’ennui viendra plus tard, lorsqu’il faudra rembourser, et on a beau se convaincre que la situation restera telle qu’elle est à tout jamais, la réalité est très différente, et tout porte à croire au contraire que la tendance devrait commencer à s’inverser dans pas longtemps.

Ainsi, après des années fastes de Quantitative easing débridé, les banques centrales ont finalement compris que la masse de liquidités en circulation excédait largement les besoins normaux d’une économie équilibrée. Elles tentent alors aujourd’hui de réduire progressivement la voilure dans l’espoir de ne pas trop donner de prise au vent lorsque viendra le temps de ramener la situation à la normale. Mais c’est déjà trop tard, car les taux d’intérêt sont restés trop bastrop longtemps et leur remontée va faire souffler un vent de panique (plus ou moins progressif suivant le rythme de remontée des taux) qui va mécaniquement tuer la rentabilité des actifs acquis avec cet argent pas cher.

Et quand la rentabilité baisse, on est tenté de revendre pour récupérer sa mise, ce qui fait alors plonger les cours, car personne ne veut acheter au prix fort des valeurs qui rapportent de moins en moins.

Certains acteurs ont déjà établi un scénario probable

Certains fonds d’investissement, certaines banques, et même la plupart desbanques centrales ont déjà anticipé ce mouvement et n’ont pas attendu la situation actuelle pour se protéger d’une éventuelle fonte brutale de leurs avoirs en stockant de considérables quantités d’or massif. Plusieurs milliers de tonnes dans chacune des principales banques centrales du monde, histoire de se ménager à la fois une réserve de valeur impérissable et une monnaie d’échange susceptible de leur assurer une certaines continuité de leurs relations.

Mais tous ces grands acteurs ont d’ores et déjà prévu tout une série de scénario catastrophe dont la plupart pourraient bien s’amorcer dès l’an prochain. Alors faisons un peu de prospective sur la base de leurs études.

Ainsi, selon certains experts américains comme Goldman Sachs mais aussi quelques hedge funds qui ne souhaitent pas pour autant susciter de mouvement de panique chez leurs investisseurs, on devrait assister dès le courant de l’année 2018 à une remontée progressive des taux d’intérêt, notamment sous l’impulsion de la FED (on parle de 3 ou 4 hausses de taux prévues) dans l’espoir d’empêcher, ou en tout cas de retarder, une prise de profits massive sur les marchés.

En effet, face aux rendements quasi nuls des placements actuels, nombre d’investisseurs sont lassés d’attendre un retour sur investissement qui risque fort de ne jamais arriver. Et comme les indices boursiers sont actuellement aux taquets,  certains ont d’ores et déjà prévu de revendre une partie plus ou moins importante de leurs portefeuilles pour rentrer dans leurs fonds.

Remonter les taux pourrait donc enrayer provisoirement cette tendance, mais en réalité cela risque d’être insuffisant car les hausses resteront très probablement insuffisantes pour être dissuasives. Et elles surviendront surtout trop tard pour ceux qui auront besoin de rembourser de l’argent redevenu plus cher que ce qu’il leur avait coûté.

Le cas particulier du bitcoin : trop cher il deviendra invendable

Toujours en 2018, mais plutôt entre le deuxième et le troisième trimestre, ceux qui avaient cru que les placements alternatifs comme les crypto-devises aux rendements exponentiels (oui, oui, on parle bien du bitcoin qui vient de passer en 24h de 12000 à 15000 dollars) allaient pouvoir compenser la morosité des marchés, vont, eux aussi, commencer à vouloir concrétiser leur fortune toute neuve. Surtout si les cours du bitcoin et des ses petits frères continuent d’augmenter au même rythme que jusqu’à maintenant. Des milliers de petits épargnants geeks devenus brusquement millionnaires virtuels vont peu à peu se dire qu’il est temps pour eux de profiter des fruits de leur patience. Surtout qu’au rythme où vont les choses, la valorisation théorique des crypto-devises aura atteint un tel niveau qu’il leur deviendra légitime de convertir leurs octets amoureusement stockés en véritable actifs reconnus et compensables dans l’économie réelle.

À ce moment-là, peut-être se trouvera-t-il alors encore quelques retardataires pour croire que le bitcoin sera toujours une bonne affaire à 50 ou 100 000 dollars l’unité, mais ils risquent fort de ne pas être très nombreux. Et une fois servis ces quelques curieux optimistes, les acheteurs vont en réalité devenir rarissimes. Tout le monde ne pourra plus acheter des bitcoins, et ceux qui en auraient eu les moyens en posséderont sans doute déjà, acquis à une époque où l’opération était encore rentable.

Le début de la fin

Moins de demande impliquera nécessairement une baisse des prix (ce qui pénalisera d’emblée les derniers acheteurs qui auront payé le prix fort). Et forcément, les plus frileux des possesseurs de bitcoins vont commencer à s’interroger face à cette baisse des cours et se dire que, peut-être, la bulle est en train de se dégonfler, indiquant qu’il est désormais temps de vendre pour récupérer une plus-value.

Et la machine déflationniste sera amorcée, précipitant les cours de plus en plus bas, de plus en plus vite. Car, inutile de préciser que la vitesse d’effondrement n’aura rien de commun avec les marchés traditionnels et sera au contraire à l’image du rythme de progression connu par les crypto-devises. Au final, à part les quelques individus les plus réactifs qui auront su revendre à temps (flouant au passage leurs propres acheteurs) le bitcoin aura surtout ruiné l’écrasante majorité des millions de personnes qui auront cru à l’argent facile. Comme toujours.

Retour à la brutale réalité

2019, la gueule de bois sera sévère.

  • des millions de petits investisseurs qui auront cru au miracle de la cyber monnaie dérégulée  se retrouveront sans doute plus pauvres qu’avant ;
  • les devises seront alors en de telles quantités qu’elles ne vaudront peut-être même plus le prix du papier (ou plus exactement le prix de stockage des ordinateurs sur lesquelles ont les aura empilées dans l’espoir que le volume compensera la perte de valeur) ;
  • les actions seront sans doute plus proches de la valorisation des entreprises qu’elles représentent, mais la disparition d’effet de levier aura plongé les marchés dans un marasme sans précédent (mieux vaudra alors avoir investi en direct dans les entreprises proprement dite plutôt qu’en passant par l’intermédiaire de courtiers) ;
  • les biens acquis du temps de l’argent facile seront devenus invendables à cause de la remontée des taux d’intérêt et de l’impossibilité d’aligner les prix de vente avec les montants déboursés quelques années plus tôt.

Sans oublier que, même ceux qui choisiront de conserver leurs biens auront du mal à l’entretenir et même à en tirer un revenu régulier (on pense aux loyers dans l’immobilier). Car, oui, on ne vous a pas dit le meilleur. Il semblerait que d’ici la prochaine décennie, l’automatisation (qui a fait des bonds fantastiques grâce à l’argent gratuit qui a pu financer les recherches et développements ces dernières années) pourrait bien supprimer environ un quart des emplois du mondePlusieurs centaines de millions de chômeurs supplémentaires (ou en voie de reconversion) qui n’auront peut-être plus les moyens d’assurer un train de vie qu’ils pouvaient jusqu’ici mener à crédit.

Quel avenir pour la prochaine génération ?

Projetons-nous alors dans 20, 30 ou même 50 ans, dans des sociétés devenues égalitaires , mais dans le mauvais sens du terme, par la force des choses, poussées par l’effondrement des économies basées sur le mensonge et l’illusion. Des sociétés qui auront certainement dû remplacer la solidarité par la surveillance et la répression, afin de permettre à chacun d’optimiser le peu de ce qui lui sera octroyé chaque jour sur la maigre richesse commune. Une Grande Dépression 2.0 à l’échelle du monde, où le revenu universel ne sera plus une solution d’économie du temps libre, mais plutôt une forme d’allocation destinée à acheter la paix sociale, d’assistance minimale faite sans doute de cartes de rationnements ou encore de “tokens” indispensable pour survivre et faire face aux nécessités du quotidien

Resteront alors peut-être les irréductibles “barbares“, ceux qui auront su résister aux sirènes des fausses monnaies et qui n’auront pas fait cas des manœuvres indélicates visant à dénigrer les vraies richesses tangibles dans le but de drainer leur patrimoine vers de la dette ou du vent. Et ces quelques conservateurs dont on se moque aujourd’hui, ils se seront sans doute éloignés de ces sociétés délétères devenues incapables de se gérer elles-mêmes. Ils posséderont probablement des terres, des forêts, qu’ils devront peut-être défendre jalousement, en raison d’une déliquescence de l’autorité publique qui aura perdu la confiance des citoyens. Et ils auront aussi certainement de l’or ou de l’argent, seules vraies réserves de valeur depuis les origines de l’homme ou presque, et aussi seules monnaies véritables reconnues et respectées par tous.

Alors peut-être qu’ils prendront conscience d’être les seuls encore capables de porter l’économie vers un renouveau plus raisonnable, plus respectueux de l’individu, plus responsable à l’égard des ressources. Peut-être accepteront-ils ce rôle. Ou peut-être pas.

Mais bien sûr, tout ceci n’est que de la pure prospective. Il suffit de lire le Monde, le Figaro ou Libération, de regarder TF1, LCI ou BFM pour s’assurer que tout continuera à aller pour le mieux dans meilleur des mondes. Et que les scénarios, c’est juste bon pour écrire de la fiction qui fait peur, tandis que la réalité, elle, est tellement rassurante. (source)

 
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Publié par le 11 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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2017 sera-t-elle l’année du prochain krach boursier ?

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Nous avons vu les questions du Brexit, et que les technologies de rupture fleurissaient. Voyons maintenant du côté des banques centrales et des politiques monétaires.

Les marchés boursiers ne vont probablement pas s’effondrer en 2017. Il y a une raison extrêmement simple pour cela. Les banques centrales et les gouvernements ne le permettront pas. Ensemble, ils ont le pouvoir de soutenir les indices boursiers indéfiniment.

Le gouvernement dicte les règles. La Banque centrale dispose d’un pouvoir de création monétaire infini. S’ils décident que le marché boursier est trop important pour le laisser s’effondrer, alors ils y parviendront.

Cela vous paraît absurde ? La Fed cherche ouvertement à gonfler la valorisation des actions américaines dans l’espoir de créer un « effet richesse » qui incitera les ménages à dépenser davantage. La Banque centrale du Japon quant à elle est devenue l’actionnaire majoritaire d’environ 55 grandes entreprises nippones. Elle possède autour de 60% des parts des ETFs cotés sur la bourse japonaise.

Le gouvernement américain a mis en place une « équipe anti-krach » qui est chargée de maintenir la stabilité des marchés. Et l’Union européenne envisage de demander à la BCE de financer la mise en place d’une structure de défaisance qui achèterait pour mille milliards d’euros de créances douteuses. Nous allons revenir sur ce sujet dans quelques instants.

Si les gouvernements et les banques centrales échouent à maintenir à flot le marché boursier, les fonds de pension imploseront, l’économie rentrera en récession, les déficits publics deviendront encore plus insoutenables et le chômage explosera. Ils ne peuvent tout simplement pas se le permettre.

Cependant, il existe aussi des raisons de s’inquiéter à propos du marché boursier…

L’épouvantail du CAPE est de retour

Robert Shiller, le célèbre prix Nobel d’économie et spécialiste des marchés financiers, n’est pas exactement du genre à vous donner un avertissement clair. Mais le ratio qu’il a conçu, le CAPE, est presque à 30 en ce qui concerne les actions américaines. Un tel niveau n’a été atteint qu’à trois occasions dans l’histoire – 1929, 1999, 2007. Ai-je vraiment besoin de vous rappeler ce qui a suivi chacune de ces dates ?

Le CAPE mesure le ratio cours/bénéfices (PER), c’est-à-dire le prix que vous payez pour chaque dollar de bénéfice. Par exemple, une entreprise dont l’action cote 50 $ et dont le bénéfice annuel par action est de 10 $ affichera un PER de 5. Les propriétaires de petites entreprises valorisent généralement leur entreprise à environ 5 fois les bénéfices annuels. Avec un CAPE de 25, cela signifie que les investisseurs payent en moyenne 25 $ chaque dollar de bénéfice. C’est extrêmement cher.

Le ratio CAPE du FTSE 100 est encore plus élevé, il atteint plus du double de sa moyenne historique, qui s’établit à 15. Si les profits n’augmentent pas fortement, le prix des actions va plonger.

Garder un oeil sur le ratio CAPE peut également vous permettre d’identifier à quel moment acheter, quand les actions sont peu chères comparativement à leurs bénéfices.

La politique monétaire américaine devient moins accommodante

De la même façon que les banques centrales peuvent pousser à la hausse le cours des actions, elles peuvent aussi les envoyer au tapis. Comme le révèlent les minutes de la Fed publiées au mois de mars, les membres du conseil des gouverneurs envisagent à présent de commencer à réduire le bilan de la Banque centrale.

Cela implique une réduction de la masse monétaire en circulation dans l’économie. Ceci peut vous sembler un peu abstrait, donc voyons quel serait l’effet pour vous.

Ce graphique montre l’indice S&P 500 en orange et la taille du bilan de la Fed en bleu.

Comme vous pouvez le constater, les deux courbes sont étroitement corrélées depuis 2008.

L’histoire est la suivante. Au plus fort de la crise financière de 2008, la Fed a injecté des liquidités dans le système financier afin de l’empêcher de s’effondrer. Ces injections ont dopé le marché boursier… pendant quelque temps.

Depuis, chaque fois que la timide reprise économique semble s’affaiblir et que les actions se stabilisent ou commencent à repartir à la baisse, la Fed recommence à injecter davantage de liquidités dans le système.

Finalement, la Fed a abandonné l’idée de garantir la stabilité de la masse monétaire et a décidé de l’augmenter de façon régulière. Les actions sont alors reparties à la hausse.

C’est exactement ainsi qu’un drogué se comporte. Dans un premier temps, il se drogue pour se sentir bien, ensuite il se drogue pour éviter de se sentir mal, enfin, il a besoin d’une dose régulière simplement pour se maintenir à flot.

Que pensez-vous qu’il va arriver si jamais le dealer de drogue monétaire qu’est la Fed décide de réduire la dose, ce dont débattent actuellement les membres du conseil des gouverneurs ? Si jamais cela se produit, les actions pourraient s’effondrer tel un toxicomane en manque de drogue.

Le secteur financier Européen est au bord de l’explosion

La crise de la dette Européenne de 2012 n’est pas terminée. L’endettement des banques et des gouvernements n’est pas sur une trajectoire soutenable. A un moment ou à un autre, le problème va surgir de nouveau.

Les banques européennes ont plus de mille milliards de créances douteuses. 5,4% des créances en Europe rentrent dans cette catégorie, contre 1,7% aux Etats-Unis et 1,6% au Japon en 2015. Ce taux varie en Europe dans une fourchette entre 1% et 47% selon les pays

L’Italie est l’un des pays qui vient en premier sur la liste des déclencheurs potentiels de la prochaine crise financière Européenne. Tim Price, analyste pour la London Investment Alert, s’est intéressé à un problème connu sous le nom du « Sofferenze ». Voici comment Tim explique cette situation dans un article publié récemment au sujet de l’avenir incertain du projet Européen :

« ‘Le Sofferenze’ est le nom que donnent les Italiens au problème des créances douteuses détenues par leurs banques. On peut le traduire par ‘la souffrance’. Ces créances douteuses représentent maintenant des sommes tellement importantes qu’elles anéantissent tout espoir de redressement du secteur bancaire.

La source du problème réside dans la faiblesse de l’économie, le PIB reste encore 8% en dessous de ce qu’il était avant la crise de 2008.

Le graphique ci-dessous révèle l’ampleur du problème. ‘Le Sofferenze’ représente 18% de l’ensemble des crédits.

Pour mettre ces données en perspective, les créances douteuses en grande Bretagne représentent moins de 1,5% du volume total de crédits. La moyenne mondiale est de 4,3%.

Et le problème ne fait qu’empirer : au cours des 5 dernières années, le montant des créances douteuses a augmenté de 85%, pour atteindre un total de 360 milliards d’euros.

Vous avez bien lu : les banques Italiennes ont connu uniquement sur les 5 dernières années une augmentation de 85% du volume total de créances douteuses qu’elles doivent supporter dans leur bilan.

La récession de 2008 avait été déclenchée par l’accumulation de créances douteuses dans le secteur immobilier américain. Mais en 2008 ces créances ne représentaient que 5% du total des crédits accordés aux Etats-Unis. En Italie, elles ont atteint un niveau trois fois plus important.

Alors imaginez le chaos économique et les troubles sociaux qui pourraient survenir à nouveau, peut-être même à un niveau encore plus alarmant que durant la dernière crise. »

Les Banques Italiennes sont suffisamment massives pour déclencher une crise qui ferait passer la crise Grecque — qui menace également de se ranimer — pour une partie de plaisir. L’UE aurait alors beaucoup de mal à sauver une économie de la taille de l’Italie.

Et ce ne sont pas uniquement les banques Italiennes qui posent problème. Les derniers tests de résistance ont révélé que plusieurs banques françaises et allemandes sont sous-capitalisées au regard des normes financières actuelles. Quand cela s’était produit avec Banco Popular, le cours de l’action avait dévissé de 25% en une matinée.

On dirait que les problèmes nous reviennent en pleine figure tel un boomerang.

Alors que va faire le marché boursier cette année ?

De toute évidence, je ne le sais pas. Mais je sais quels paramètres sont à surveiller. Quelles évolutions technologiques, quels indicateurs économiques, quels changements politiques et quelles décisions des banques centrales.

Et à présent, vous aussi.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 10 mai 2017 dans économie, général, International

 

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La fin des politiques monétaires accommodantes sera-t-elle inflationniste ?

billets euros

C’est ce qu’on constate : depuis la (presque) fin des politiques monétaires accommodantes, et avec la hausse des taux – l’inflation explose .

Les achats d’obligations gouvernementales par les banques centrales sont l’une des expériences monétaires les plus atypiques de l’histoire financière. On a affirmé qu’il s’agissait d’une forme de création monétaire censée créer de l’hyperinflation, qui ne s’est jamais matérialisée malgré les prédictions des incorrigibles pessimistes.

Néanmoins, le montant total des assouplissements monétaires qui s’est accumulé sur les bilans de la Fed, de la BCE et de la BoJ s’élève désormais environ 13,5 trillions de dollars, une somme supérieure au PIB de la Chine ou de la zone euro par exemple.

Si les QE ont échoué à créer de l’inflation, y mettre un terme pourrait en fait générer l’inflation qui était attendue. Cela ne semble-t-il pas paradoxal ? Voyez-vous, peu importe la quantité de monnaie créée, si elle n’atteint pas l’économie réelle il n’y aura pas d’inflation. De plus, même si elle atteint l’économie réelle et qu’elle alimente l’épargne, il n’y aura toujours pas d’inflation.

La conséquence la plus dingue des QE, ce sont les réserves excédentaires à la Fed. Les banquiers se sont plaints des achats d’obligations de la Fed, qui les empêchaient de parquer leur argent. La Fed leur a donc offert une solution en leur proposant de leur payer des intérêts sur leurs réserves excédentaires, sans justification valable. Environ 3 trillions de dollars ont été parqués à la Fed, générant des intérêts, si bien que 4,5 trillions de dollars n’ont jamais vu le jour. De ce fait, il n’y a pas eu vraiment d’inflation (en dehors des soins de santé, qui grimpent toujours de toute façon), le cash a simplement été accumulé. (…)

réserves parquées à la Fed

Mais comment la fin des QE pourrait-elle créer de l’inflation ? La fin des politiques accommodantes de la Fed, de la BCE et de la BoJ va déboucher sur une augmentation des taux obligataires, ce qui augmentera le coût du service de la dette des états. Cela augmentera encore plus les dépenses et les emprunts des gouvernements, même s’ils n’investissent pas. Les gouvernements ne se penchent pas sur ce problème car ils s’attendent à ce que rien ne change : ils pensent qu’il y aura toujours des acheteurs pour leurs émissions obligataires.

Les gouvernements ont fortement augmenté leurs dépenses en raison des taux planchers, de facto à zéro, et du fait que les banques centrales achetaient. Alors que, durant Reagan, la dette américaine a atteint la barre du trillion de dollars, Obama a enregistré des déficits annuels d’un trillion.

Le moment de vérité approche. Les QE ont-ils déstabilisé les marchés obligataires de façon telle que seuls des idiots achèteront des obligations dans un contexte de taux en hausse ? Comment ce système d’emprunts perpétuels peut-il se poursuivre année après année tandis que que les dettes gonflent ? Certains ne comprennent toujours pas que l’économie est régie par un cycle ; ce n’est pas parce qu’on peut vendre une obligation aujourd’hui qu’on pourra trouver un acheteur demain.

De plus, d’autres secteurs du système financier mondial ont été sérieusement déstabilisés. Par exemple, les banques européennes ont transféré du cash dans leurs succursales américaines, tout en parquant de l’argent à la Fed, alors que la BCE leur imposait des taux négatifs. De plus, les 13,5 trillions de dollars du bilan de la Fed, de la BCE de la BoJ sont pris au piège, ces actifs ne peuvent être vendus sur les marchés. Cela signifie qu’elles sont obligées d’attendre que leurs obligations arrivent à maturité afin de réduire la taille de leur bilan. Elles n’ont pas d’autre porte de sortie. (…)

La BCE, la plus vulnérable de toute

La BCE est la plus vulnérable de toutes, car elle possède 40 % de la dette des états membres de l’Union. Alors que la situation économique déchire l’Union, le bilan de la BCE est le plus vulnérable, le plus exposé à un défaut.

De plus, ce trio de banques centrales a épuisé toutes ses cartouches. La Fed doit relever son taux directeur pour être en mesure de le rabaisser en cas de besoin, mais elles ne peuvent acheter davantage d’obligations sans risquer de courir vers leur propre banqueroute. Un défaut de la banque centrale, comme cela s’est passé sous Jackson avec la Banque des États-Unis, fut suivi par la panique de 1837 et les défauts des états souverains des années 1840, qui créèrent une dépression qui sema les graines de la guerre de Sécession.

Le bilan de la Fed était de 900 milliards en 2008 alors qu’il est aujourd’hui de 4,5 trillions. Celui de la banque du Japon a enregistré une augmentation de 107 trillions de yens durant la même période pour atteindre aussi environ 4,5 trillions de dollars (490 trillions de yens). Nous avons ensuite la BCE, qui a plus que doublé son bilan de 2 à 4,1 trillions d’euros, soit aussi environ 4,5 trillions de dollars.

Les banques centrales ont acheté les obligations gouvernementales des banques commerciales et leur ont payé des intérêts avec de la monnaie créée : il s’agit de la description du processus par les pessimistes. En théorie, c’est élastique : si on laisse les obligations arriver à maturité, elles disparaissent petit à petit du bilan. Mais voici le problème : le gouvernement continue d’emprunter. Si la banque centrale n’est plus acheteuse, les taux peuvent grimper bien plus vite qu’escompté afin d’attirer de nouveaux acheteurs. Si cela ne marche pas, nous pourrions connaître des défauts souverains.

Le QE de la Fed va désormais véritablement prendre fin

La Fed a récemment annoncé qu’elle ne réinvestira plus le produit des obligations arrivées à échéance dans de nouveaux titres, ce qui signifie que la taille de son bilan va se réduire. Pour 426 milliards d’obligations arriveront à échéance en 2018, pour 357 milliards un an plus tard. La Fed ne réinvestira pas ces montants, ce qui signifie que la quantité d’obligations disponible sur le marché va doubler.

Suite et fin

 
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Publié par le 25 avril 2017 dans économie, général, International

 

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La Terre sera-t-elle bientôt privée d’oxygène ?

la Terre

Dernièrement, une équipe de scientifiques de l’université de Princeton a confirmé que le taux moyen d’oxygène n’a cessé de décliner au cours de ces dernières centaines de milliers d’années. C’est après avoir analysé des échantillons de glace prélevés en Antarctique et au Groenland qui conservent des bulles de gaz de l’atmosphère que ces chercheurs en sont parvenus à cette conclusion.

Selon Sputnik :

À en croire certains chercheurs, le taux moyen d’oxygène dans l’atmosphère terrestre se réduit comme peau de chagrin : au cours des dernières 800 000 années, il a baissé d’au moins 0,7%, ce qui représente un signe alarmant à l’échelle de notre planète, écrit la revue Science.

Rappelons qu’avant l’apparition de la vie, l’atmosphère terrestre était complètement dépourvue d’oxygène. C’est l’apparition des premières cyanobactéries qui l’a rendue riche de ce gaz indispensable à tous les aérobes. Pendant les centaines de millions d’années suivantes, sa concentration est restée relativement stable.

Cependant, les chercheurs affirment que le taux moyen d’oxygène a considérablement baissé au cours des dernières centaines de milliers d’années, de près d’1%.

Pour arriver à cette conclusion, ils ont méticuleusement analysé des milliers d’échantillons de glace prélevés au Groenland et en Antarctique, qui conservent toujours des bulles de gaz issues de l’atmosphère préhistorique.

Concernant la cause de ces changements dramatiques, les scientifiques avancent plusieurs hypothèses.

Premièrement, une accélération de l’érosion entraînant des processus d’oxydation concomitants et deuxièmement, une baisse de la température moyenne de l’hydrosphère survenue au cours des derniers millions d’années qui aurait rendu les océans capables d’absorber plus d’oxygène qu’auparavant.

Une autre conclusion intéressante ressort de cette étude : si l’on fait abstraction des 150 dernières années, le taux de dioxyde de carbone est quant à lui resté relativement stable. Un fait assez surprenant puisque les niveaux de CO2 ont tendance à augmenter à mesure que l’oxygène diminue. Toujours est-il qu’il est nécessaire de réaliser davantage de recherches dans le but de déterminer de quelle façon l’oxygène et le dioxyde de carbone interagissent entre eux dans l’atmosphère de notre planète sur de très longues périodes. 

L’oxygène représente environ 20 % de l’atmosphère terrestre, ainsi que 78 % d’azote et environ 2 % d’autres gaz (dont le dioxyde de carbone).

À première vue, cette proportion ne semble pas élevée, mais elle est plus que suffisante pour la survie de l’humain .

 
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Publié par le 26 septembre 2016 dans Climat - Environnement, général, Insolite, Sciences

 

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