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Pourquoi les sociétés s’effondrent-elles ?

Pourquoi les sociétés s’effondrent-elles ?
Si nous voulons maintenir en vie une société complexe, nous ne pouvons pas le faire en grattant le fond du baril, en essayant désespérément de brûler ce que nous pouvons encore brûler. Mais, malheureusement, c’est exactement ce que la plupart des gouvernements du monde tentent de faire. C’est un bon moyen d’accélérer le chemin vers la falaise.

Les rendements décroissants sont un facteur clé, selon une nouvelle étude

Par Ugo Bardi

monnafie_ 20190210pngEn 1988, Joseph Tainter publia une étude fondamentale sur l’effondrement des sociétés, proposant l’existence d’une cause commune, des rendements décroissants, car tous les empires et civilisations du passé s’étaient finalement effondrés. Récemment, avec mes collègues Sara Falsini et Ilaria Perissi, nous avons réalisé une étude sur la dynamique des systèmes qui confirme les idées de Tainter et approfondit les origines des rendements décroissants des civilisations. Elle vient d’être publiée sur Biophysical Economics and Resource Quality.

Pourquoi les civilisations s’effondrent-elles ? C’est une question qui hante l’entité nébuleuse que nous appelons « l’Occident » depuis l’époque où Edward Gibbon publia en 1776 son Déclin et chute de l’Empire romain. La question sous-jacente de l’étude massive de Gibbon était : « Allons-nous suivre le destin des Romains ? ». Une question à laquelle des générations d’historiens ont tenté de répondre, jusqu’à présent sans parvenir à une réponse sur laquelle tout le monde serait d’accord.

Il y a, littéralement, des centaines d’« explications » pour le déclin et la chute des empires, et la même confusion règne pour la chute des civilisations passées s’élevant vers la gloire et puis mordant la poussière, devenant à peine plus que des ruines et des notes en bas de page dans les livres d’histoire. Y a-t-il une cause unique à ces effondrements ? Ou bien l’effondrement est-il le résultat de nombreux petits effets qui, d’une manière ou d’une autre, s’unissent pour pousser la grande bête vers le bas de la falaise de Sénèque ?

L’une des interprétations les plus fascinantes de l’effondrement de la civilisation est l’idée de Joseph Tainter qu’il est dû à des « rendements décroissants ». C’est un concept bien connu en économie que Tainter adapte au cycle historique des civilisations, en se concentrant sur les structures de contrôle conçues pour maintenir tout le système, la bureaucratie par exemple. Tainter attribue ces rendements décroissants à une propriété intrinsèque des structures de contrôle qui deviennent moins efficaces à mesure qu’elles deviennent plus grandes. Ci-dessous, vous pouvez voir un graphique assez bien connu pris dans le livre de Tainter, L’effondrement des sociétés complexes (1988).

L’idée de Tainter est fascinante pour plusieurs raisons, l’une en est qu’elle génère un certain ordre dans l’incroyable confusion d’hypothèses et de contre-hypothèses du débat sur l’effondrement social. Si Tainter a raison, alors les nombreux phénomènes que nous observons pendant l’effondrement ne sont que le reflet d’une maladie intérieure de la société qui la subit. Les invasions barbares, par exemple, ne sont pas la raison pour laquelle l’Empire romain est tombé, les Barbares ont simplement exploité la chance qu’ils voyaient d’envahir un empire affaibli.

Un problème avec l’idée de Tainter est qu’elle est qualitative : elle est basée sur les données historiques disponibles comme, par exemple, la dévalorisation de la monnaie romaine, mais la courbe des rendements décroissants est juste dessinée à la main. Une question que vous voudrez peut-être poser est la suivante : d’accord, les « rendements décroissants » existent, mais où est l’effondrement dans cette courbe ? Une autre pourrait être la suivante : si le système connaît des « rendements décroissants », pourquoi la courbe ne retrace-t-elle pas simplement  une trajectoire pour revenir là où elle était auparavant ?

Ces questions et d’autres sont examinées dans une étude de la dynamique des systèmes que moi-même et mes collègues, Ilaria Perissi et Sara Falsini, avons réalisée en utilisant la dynamique des systèmes. L’idée est que si une civilisation est un système complexe, il devrait être possible de la modéliser en utilisant la dynamique du système, un outil spécialement conçu à cet effet. Nous y avons donc travaillé en construisant une série de modèles inspirés par le concept de modèles « grandeur nature ». C’est-à-dire des modèles qui ne prétendent pas être une description détaillée du système, mais qui tentent de saisir les mécanismes de base qui le font bouger et, parfois, qui passent par des points de basculement et s’effondrent. Nous avons constaté que sur la base d’une hypothèse simple, il est possible de produire une courbe qui ressemble qualitativement à celle de Tainter.

Le modèle de la dynamique du système nous dit que l’origine de la diminution des rendements réside dans l’épuisement graduel des ressources qui circulent dans le système. Ce n’est pas tant l’effet d’une complexité croissante en soi, le problème, c’est le maintien de cette complexité.

Ensuite, le modèle nous dit aussi ce qui se passe de « l’autre côté » de la courbe. C’est-à-dire, ce qui se passe si le système continue sa trajectoire au-delà du point où la courbe de Tainter s’arrête. La courbe montre une hystérésis claire, c’est-à-dire qu’elle ne suit pas la trajectoire précédente, mais qu’elle reste toujours sur une trajectoire à faible bénéfice. Cela signifie que réduire la bureaucratie ne rend pas le système plus efficace.

Ces résultats ne sont pas le dernier mot sur la question de l’effondrement de la société. Mais je pense qu’ils fournissent un aperçu fondamental. C’est le fait que le système est « vivant » tant que ses ressources fournissent de bons rendements – en termes de ressources énergétiques, cela signifie qu’elles ont un bon EROEI (Taux de retour énergétique). Si l’EROEI chute, le système tombe de la falaise de Sénèque.


Bien sûr, puisque notre société dépend des combustibles fossiles, nous sommes obligés d’aller dans cette direction parce que l’épuisement des meilleures ressources diminue progressivement l’EROEI du système. Si nous voulons maintenir en vie une société complexe, nous ne pouvons pas le faire en grattant le fond du baril, en essayant désespérément de brûler ce que nous pouvons encore brûler. Mais, malheureusement, c’est exactement ce que la plupart des gouvernements du monde tentent de faire. C’est un bon moyen d’accélérer le chemin vers la falaise.

Ce que nous devrions plutôt faire, c’est de passer le plus rapidement possible à une société fondée sur les énergies renouvelables. Nous avons la chance d’avoir des technologies énergétiques suffisamment efficaces en termes d’EROEI pour soutenir une transition vers un monde meilleur, plus propre et plus prospère. Dommage que personne ne semble en vouloir.

Il doit y avoir quelque chose dans le concept de « Business As Usual » qui en fait l’un des aimants les plus puissants que l’on peut simuler dans un modèle de dynamique de système. Nous nous dirigeons donc vers un avenir incertain, mais une chose dont nous pouvons être sûrs, c’est que les combustibles fossiles ne nous accompagneront pas là-bas.

Ugo Bardi

Note du Saker Francophone

L’analyse faite par les 3 auteurs et qui confirme le travail de Tainter explique à elle seule l’intérêt de suivre cet auteur qui derrière ses propres biais travaille ardemment pour expliquer le passé d’après des faits. Vous pouvez lire le livre de Tainter qui est traduit en français aux éditions « Le retour aux sources« .

Les 2 derniers paragraphes sont eux aussi fort intéressants surtout si vous suivez la série d’articles de Ben Hunt sur Epsilon Theory. Les renouvelables tant désirés par Ugo Bardi sont-ils SA Réponse ? Mais il a sans doute raison quand il parle d’un avenir incertain, le 4ème cavalier de l’Apocalypse.

On vous propose aussi 2 notes de lectures pour compléter votre lecture.

 – Alban Dousset – 1h15′

 – Michel Drac – 15′

Source CassandraLegacy

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

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Publié par le 10 février 2019 dans général, société

 

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« GRAND DÉBAT » : POURQUOI C’EST UNE ARNAQUE ?

 
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Publié par le 27 janvier 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Le champ magnétique terrestre fait des siennes et les géologistes ne savent pas pourquoi

Le pole nord magnétique se déplace rapidement

L’info est donnée par la très sérieuse revue Nature – Pas commun qu’ils livrent de telles news de cette façon (interrogative)… Selon eux  « les scientifiques s’efforcent de comprendre pourquoi le champ magnétique change de manière si spectaculaire ». Comme j’en’ai déjà beaucoup parlé, une inversion des pôles assez rapide – moins de 10 ans, mais ce pourrait être encore plus rapide pour le « flip » en lui même, la science au fond ne sait presque rien de ce type d’événement, si ce n’est que ça s’est déjà produit plusieurs fois par le passé – est possible à tout moment (et peut être surement déjà en cours), ce qui créerait rien de moins que la fin de notre civilisation car à un moment pendant l’inversion, le « pole shift », la terre ne serait plus protégé par son bouclier magnétique (le champ magnétique), et les radiations de l’espace anéantirait quasiment toute vie sur terre. Il semble que nous pourrions très bien être dans un pole shift. (inversion des pôles magnétiques terrestre, revoir mes nombreux articles dessus) et non une une excursion géomagnétique. Les technologies (comme entre autres le GPS) seraient les 1eres touchées par ce phénomène, et c’est exactement ce qui se passe. Nous ne sommes absolument rien par rapport à mère Nature, gardez bien ça en tête. Z 

Le pôle nord magnétique de la Terre s’est éloigné du Canada en direction de la Sibérie, entraîné par la fonte de fer liquide au cœur de la planète. Le pôle magnétique se déplace si rapidement qu’il a contraint les experts en géomagnétisme du monde à faire un geste rare: le 15 janvier, ils mettront à jour le modèle magnétique mondial, qui décrit le champ magnétique de la planète et qui sous-tend toute la navigation moderne, les systèmes de gestion des navires en mer aux cartes Google Maps sur les smartphones.

La version la plus récente du modèle est parue en 2015 et devait durer jusqu’en 2020, mais le champ magnétique change si rapidement que les chercheurs doivent maintenant le corriger. «L’erreur augmente constamment», déclare Arnaud Chulliat, géomagnétiste à l’University of Colorado Boulder et aux centres nationaux d’information sur l’environnement de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

Le problème tient en partie au pôle en mouvement et en partie à d’autres changements au plus profond de la planète. Le barattage de liquide au cœur de la Terre génère la majeure partie du champ magnétique qui varie avec le temps, à mesure que les flux profonds changent. En 2016, par exemple, une partie du champ magnétique s’est temporairement accélérée, en profondeur sous le nord de l’Amérique du Sud et dans l’est de l’océan Pacifique. Des satellites tels que la mission Swarm de l’Agence spatiale européenne ont suivi ce changement.

Au début de 2018, le modèle magnétique mondial était en difficulté. Des chercheurs de la NOAA et du British Geological Survey d’Edimbourg vérifiaient annuellement dans quelle mesure le modèle captait toutes les variations du champ magnétique terrestre. Ils se sont rendus compte que c’était tellement imprécis que c’était sur le point de dépasser la limite acceptable d’erreur de navigation.

Pôle errant
«C’était une situation intéressante dans laquelle nous nous sommes retrouvés», déclare Chulliat. « Que se passait-il? » La réponse est double, a-t-il déclaré le mois dernier lors d’une réunion de l’Union géophysique américaine à Washington DC.

Tout d’abord, l’impulsion géomagnétique de 2016 sous l’Amérique du Sud est arrivée au pire moment possible, juste après la mise à jour de 2015 du modèle magnétique mondial. Cela signifiait que le champ magnétique avait vacillé juste après la dernière mise à jour, d’une manière que les planificateurs n’avaient pas anticipée.

Deuxièmement, le mouvement du pôle magnétique nord a aggravé le problème. Le pôle se promène de manière imprévisible, ce qui fascine les explorateurs et les scientifiques depuis que James Clark Ross l’a mesuré pour la première fois en 1831 dans l’Arctique canadien. Au milieu des années 90, il a pris de la vitesse, passant d’environ 15 kilomètres à environ 55 kilomètres par an. En 2001, il était entré dans l’océan Arctique – où, en 2007, une équipe comprenant Chulliat avait atterri sur la glace marine pour tenter de localiser le pôle.

En 2018, le pôle a franchi la ligne de date internationale dans l’hémisphère oriental. Il fait actuellement un pas en avant vers la Sibérie.

La géométrie du champ magnétique terrestre amplifie les erreurs du modèle aux endroits où le champ change rapidement, comme le pôle Nord. «Le fait que le pôle avance rapidement rend cette région plus sujette à de grosses erreurs», déclare Chulliat.

Pour réparer le modèle magnétique mondial, lui et ses collègues l’ont alimenté sur trois années de données récentes, y compris l’impulsion géomagnétique de 2016. La nouvelle version devrait rester exacte, dit-il, jusqu’à la prochaine mise à jour régulière prévue en 2020.

Questions de base
Entre-temps, les scientifiques s’efforcent de comprendre pourquoi le champ magnétique change de manière si spectaculaire. Les impulsions géomagnétiques, comme celle de 2016, pourraient être attribuées aux ondes «hydromagnétiques» provenant des profondeurs du cœur. Et le mouvement rapide du pôle magnétique nord pourrait être lié à un jet de fer liquide à grande vitesse sous le Canada.

Le jet semble ternir et affaiblir le champ magnétique sous le Canada, a déclaré Phil Livermore, géomagnétiste à l’Université de Leeds, au Royaume-Uni, à la réunion de l’American Geophysical Union. Et cela signifie que le Canada est essentiellement en train de perdre un bras de fer magnétique avec la Sibérie.

«L’emplacement du pôle magnétique nord semble être régi par deux plaques de champ magnétique à grande échelle, l’une située sous le Canada et l’autre sous la Sibérie», a déclaré Livermore. « Le plaque sibérienne gagne le concours. »

Ce qui signifie que les géomagnétistes du monde auront beaucoup à faire pour les occuper dans un avenir prévisible.
 
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Publié par le 13 janvier 2019 dans Climat - Environnement, Espace, général, Sciences

 

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Pourquoi le pétrole va flamber !

Actuellement le baril de brent est sous la barre des 60 dollars. Mais peut-être pas pour très longtemps ! Selon Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, l’or noir devrait même flamber dans les années à venir…

 
 

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PACTE DE MARRAKECH : POURQUOI TOUT LE MONDE S’ENGUEULE ?

 
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Publié par le 21 décembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?

Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?

Donald Trump à donc annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie, en osant s’attribuer le mérite d’avoir vaincu Daesh, alors que tout le monde sait que ce sont principalement les Russes et/via l’armée Syrienne qui les ont éradiqué (avec l’aide des Iraniens), et qui vont pouvoir finir le travail. Les US et leurs toutous n’étant pas parvenus à renverser Assad. Quand on voit le système que les Russes ont déployés en Syrie, on comprend pourquoi les US prennent leurs jambes à leur cou : c’était ça où la guerre mondiale au moindre dérapage. Par contre, ce qui est ahurissant, c’est que alors que les US se barrent en courant, la France elle, reste « militairement engagée » dans la poudrière Syrienne ! C’est de la folie… Z 

Par Valentin Vasilescu

Il y a une semaine, deux batteries de fusées S-300 ont été déployées à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie. Immédiatement après cela, l’intensité des vols de la coalition dirigée par les États-Unis a diminué de 80% dans le nord-est de la Syrie. Depuis le 18 septembre, la Force aérienne israélienne n’a effectué aucun raid dans l’espace aérien syrien.

Une délégation de l’armée israélienne, dirigée par le major général Aharon Haliva (chef des opérations), s’est rendue à Moscou et s’est entretenue avec le major général Vasily Trushin (chef adjoint des opérations de l’armée russe). Les relations entre les deux armées se sont détériorées après la destruction de l’avion russe IL-20 lors de l’attaque des cibles syriennes près de la base aérienne russe de Hmeymim par des F-16 israéliens.

La délégation israélienne est arrivée à Moscou parce qu’elle n’avait pas réussi à trouver de failles dans la zone d’exclusion aérienne, imposée par les nouveaux systèmes de défense syriens livrés par la Russie. Les Israéliens pensaient pouvoir amadouer les Russes pour obtenir les codes de sécurité des missiles syriens. La Russie, bien évidemment, a refusé de les leur donner.

Quels sont les éléments de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien qui empêchent les Israéliens et les Américains d’agir ? La Syrie a reçu 6 à 8 batteries S-300/PMU2, avec un rayon d’action de 250 km. Les missiles garantissent la sécurité des avions et des cibles militaires syriens. Cependant, ces batteries ne sont pas les éléments les plus importants.

La gestion est assurée par le système de gestion automatisée Polyana D4M1. Le rôle du système de gestion automatisée est une interface nécessaire au fonctionnement simultané des unités aériennes et de défense anti-aérienne syriennes. Polyana D4M1 peut couvrir une zone de 800 × 800 km, suivre 500 cibles aériennes et missiles balistiques et en fixer 250. Grâce au Polyana D4M1, les centres de commandement de l’armée de l’air syrienne reçoivent également des informations externes de l’avion russe A-50U (AWACS) et des satellites de surveillance russes.

La mémoire des serveurs de Polyana D4M1 stocke l’empreinte radar de toutes les cibles aériennes, y compris les missiles de croisière et l’avion « invisible » F-35. Lorsqu’une cible aérienne est détectée par un radar en Syrie, le système automatisé Polyana D4M1 affiche l’information pour tous les radars de détection, et les systèmes de guidage des avions et de l’artillerie anti-aérienne syriens et russes. Une fois identifiés, les cibles aériennes sont automatiquement assignées pour être abattues. Le système automatisé Polyana D4M1 fait en sorte que les missiles syriens plus anciens de l’ère soviétique (S-200, S-75, S-125, etc.) deviennent presque aussi précis que les S-300.

Le réseau Polyana D4M1  inclut également le systèmes Krasukha-4 pour le brouillage des radars au sol, des aéronefs AWACS, des avions de reconnaissance avec ou sans pilotes. Le réseau utilise également les systèmes Zhitel R-330ZH pour le brouillage des appareils de navigation NAVSTAR (GPS) qui équipent les moyens d’attaque (avions, hélicoptères, missiles de croisière, bombes guidées, etc.).

Quelle est la conséquence de la mise en œuvre par la Russie de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien ?

Les bases militaires américaines en Syrie comportent essentiellement, des troupes affectées à des opérations spéciales, c’est à dire une infanterie légère, sans aucun blindé ni aucun soutien d’artillerie. Les bases militaires américaines ne pourraient donc résister à aucune attaque terrestre de l’armée syrienne appuyée par l’aviation. Ayant pris conscience que l’aviation américaine ne pourra pas passer le barrage anti-aérien syrien sans pertes inacceptables, toute intervention de leur part devient inappropriée. C’est la raison pour laquelle les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils commenceront à retirer les 2 000 soldats syriens. Dans le même temps, la Turquie, soutenue par la Russie, se prépare à lancer une nouvelle offensive contre les YPG dans le nord de la Syrie. Ces nouvelles circonstances font que l’armée syrienne se battra aux côtés des Turcs. Les Kurdes YPG, entrainés et soutenus par les Etats-Unis vont rapidement perdre tous les territoires qu’ils avaient repris à l’Etat islamique en Syrie.

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Publié par le 20 décembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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Pourquoi on veut LE RIC ? Pour devenir des citoyens responsables ! Ft. Etienne CHOUARD

Chouard précise sa pensée … son idée est, entre autres, que le RIC n’était en quelque sorte qu’une « porte d’entrée » (facilement déchiffrable par la masse) pour que les citoyens réfléchissent bien plus profondément sur la nature de notre démocratie (qui a dérivé vers l’oligarchie), et donc responsabiliser le citoyen pour qu’au delà, il réfléchisse aussi sur les autres questions cruciales comme la monnaie (oligarchie bancaire) ou encore les médias (oligarchie médiatique) – sachant que tout est lié. Z 

 
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Publié par le 19 décembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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