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Fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France : de nouvelles preuves

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Mon article précédent sur la fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France a vivement intéressé avec plus de 20.000 vues, ainsi que sa publication sur Twitter avec près de 500 retweets. L’information n’a cependant pas été reprise dans les grands médias, sans doute paraissait-elle trop « complotiste » (une accusation ridicule, je défie quiconque d’en trouver trace dans mes huit ouvrages, et je n’utilise que des données publiques et des sources reconnues), alors revenons sur cette affaire d’importance.

L’annonce de cette information, à savoir la création d’un marché de l’or entre la Banque de France et JP Morgan, provient d’une dépêche Reuters du 12 novembre. Notons qu’il n’y a aucun communiqué de ces deux institutions financières, ce qui est assez bizarre et dénote d’un troublant goût du secret. La source première de Reuters est une publication de Sylvie Goulard, second sous-gouverneur de la Banque de France, dans la revue Alchemist d’octobre 2018. Or il se trouve qu’elle est en accès libre. Lisons-la !

Tout d’abord un constat : « Depuis la crise financière de 2008, les gestionnaires de réserves [les banques centrales] ont renouvelé leur intérêt pour l’or. En effet, l’or a confirmé son statut de valeur refuge et s’est également révélé être un très bon actif de diversification, compte tenu de sa faible corrélation avec les autres classes d’actifs. » (page 6) Très juste !

Sylvie Goulard poursuit : « S’appuyant sur sa longue expérience dans la gestion de ses réserves d’or, la Banque de France a commencé en 2012 à élargir sa gamme de services sur l’or aux gestionnaires de réserves [les banques centrales]. En plus d’offrir la garde de l’or physique dans son coffre-fort à Paris, la Banque de France peut acheter et vendre de l’or sur les marchés au comptant pour ses clients institutionnels, en utilisant son expertise en matière d’exécution. »

L’annonce de la création du marché de l’or consiste à proposer des gold swaps(contrats d’échanges or contre devises) et gold leasing (prêts d’or), et donc à ne plus se limiter au marché au comptant.

Des services à destination des banques centrales étrangères qui stockent tout ou partie de leur or à la Banque de France (et dont la liste est secrète…).  Serait-ce aussi le cas de l’or de la Banque de France ? Comme l’explique Sylvie Goulard : « Depuis 2009, la Banque de France s’est engagée dans un ambitieux programme d’amélioration de la qualité de ses réserves d’or. L’objectif est de s’assurer que tous ses lingots sont conformes aux normes LBMA [London Bullion Market, le marché de l’or de Londres] afin de pouvoir être négociés sur le marché international. » Je crois que c’est clair.

Il faut aussi lire l’article qui suit, écrit par Isabelle Strauss-Kahn, ancienne dirigeante de la Banque de France. Elle explique ainsi : « Je me souviens d’avoir écrit plusieurs mémorandums pour contrer les multiples demandes des députés et des membres du gouvernement de vendre des réserves [d’or] et de restituer les recettes au gouvernement, ce qui aurait constitué une violation du principe de financement non monétaire énoncé dans la plupart des lois des banques centrales. » (page 9) Bravo, on ne peut que l’en féliciter, même si elle n’aura pu empêcher la vente de 589 tonnes d’or par Nicolas Sarkozy en 2004, une décision funeste.

Elle précise en outre qu’en juin 1999, « la BNS [Banque Nationale Suisse] a décidé que la moitié de ses 2590 tonnes de réserves d’or n’étaient plus nécessaires à des fins monétaires. » La BNS a donc sanctuarisé la moitié de ses réserves d’or. Qu’en est-il pour la Banque de France ? Telle est la question.

 

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Publié par le 25 janvier 2019 dans économie, général, or et argent métal

 

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Von Greyerz : « La suite de la crise de 2007-2009 est imminente »

Alors que la plus grande destruction de richesse de l’histoire se profile à l’horizon, il serait opportun de suivre la sagesse d’un des plus grands philosophes grecs, Platon (428-348 av. J.-C.) :

« La plus grande richesse est de vivre heureux avec le peu que l’on a. »

C’est une leçon que beaucoup d’entre nous apprendront à leurs dépens dans les prochaines années. Nous arrivons à la fin d’une ère qui a créé une richesse irréelle pour quelques-uns et une dette massive pour une grande partie de la planète. Lorsque les bulles des actions, obligations, biens immobiliers et autres actifs financiers imploseront, ainsi que la dette qui les a alimentées, des centaines milliards de dollars vont tout simplement disparaître à jamais. Les conséquences seront dévastatrices.

NOUS VENONS AVEC RIEN ET REPARTIRONS AVEC RIEN

Il est intéressant de noter que peu de personnes, surtout en Occident, écoutent les sages paroles de Platon. Nous arrivons tous au monde seuls, avec absolument rien, et nous le quitterons de la même manière – seuls et avec rien. Entre temps, la plupart des gens essaient d’accumuler le plus de biens possible, même s’ils ne pourront rien emporter à leur mort. J’ai récemment discuté avec différents amis qui se disent heureux de ce qu’ils ont et qui n’ont pas besoin d’amasser de richesses matérielles. Ce sont des personnes d’une grande intelligence et d’une grande intégrité, mais aussi des personnes ayant de nombreux centres d’intérêt à la fois stimulants et gratuits. C’est toujours rafraîchissant de rencontrer des personnes satisfaites de leur vie.

Fait intéressant, ces deux personnes détiennent de l’or. La majorité de nos clients ou amis n’ont pas investi dans l’or pour s’enrichir, mais parce qu’ils sont conscients des risques qui planent sur les marchés et le système financier. Ils voient l’or comme la meilleure forme d’assurance pour protéger leur patrimoine contre ces risques. Ceux qui achètent de l’or pour réaliser des profits à court terme ont mal compris le but de détenir de l’or physique.

 

 

L’or n’est pas un investissement pour « devenir riche rapidement ». Les gens qui achètent de l’or quand il monte et vendent quand il descend sont des spéculateurs opportunistes. Ils ne comprennent pas l’intérêt d’avoir de l’or. L’or n’est pas un investissement. C’est la seule monnaie, avec l’argent métal, à avoir survécu à travers l’histoire. Au fil du temps, l’or assure un pouvoir d’achat stable. Une once d’or permet aujourdhui d’acheter un beau costume pour homme, comme il y a 2000 ans.

OÙ EST PASSÉ LE PAPIER-MONNAIE ?

Le papier-monnaie est en train de disparaître progressivement, pays après pays. J’étais récemment en Suède, où l’argent liquide a pratiquement disparu. Personne n’en transporte sur soi. De nombreux magasins n’acceptent plus les paiements en espèces. Même les petits commerces comme les boulangeries ne prennent que les cartes de crédit. Dans plusieurs pays de l’UE, le retrait quotidien maximum est de 1000 euros et les transactions en espèces dépassant ce montant sont illégales. Au Venezuela, les comptes bancaires de nombreux citoyens lambda sont gelés pour « combattre le terrorisme ».

Ce n’est qu’une question de temps avant que l’argent liquide ne disparaisse complètement. Cela donnera aux autorités le contrôle total de la monnaie et on entend souvent que les banques s’y préparent. Lorsque la prochaine crise financière commencera, il sera très facile de fermer les distributeurs de billets et de bloquer les transactions par carte de crédit, disons de plus de 100 dollars/euros par jour. À un moment donné, les crypto-monnaies privées seront également interdites et remplacées par les cryptos du gouvernement.

SEUL L’OR EST MONNAIE

« La monnaie, c’est l’or, et rien d’autre » disait J.P. Morgan en 1912. Cette fois encore, l’or sera la seule monnaie à survivre. Le philosophe grec Aristote, élève de Platon, a défini ce que doit être une monnaie saine :

  • Durable
  • Portable
  • Divisible
  • Intrinsèquement précieuse

Seul l’or physique remplit tous ces critères ; voilà pourquoi c’est la seule monnaie à avoir traversé l’histoire.

Comme évoqué dans mon article de la semaine dernière, l’or physique est aujourd’hui confondu avec l’or papier. Le prix de l’or est aujourd’hui déterminé par un faux marché papier qui risque de s’effondrer dans les prochaines années. À ce moment-là, nous connaîtrons le prix réel de l’or.

LE SYSTÈME FINANCIER SURVIVRA-T-IL ?

Les actions du secteur bancaire indiquent clairement que le système financier a peu de chances de survivre sous sa forme actuelle. De nombreuses valeurs bancaires ont chuté de plus de 90% depuis 2007. Deutsche Bank, par exemple, est en baisse de 94%. L’indice STOXX 600 des banques européennes a perdu 75% depuis 2007 et 1/3 de sa valeur rien qu’en 2018. L’indice ne s’est jamais remis de la dernière crise et, comme le montre le graphique, la tendance est à la baisse, ce qui ne présage rien de bon pour le système bancaire européen.

 

 

2007-2009 BIENTÔT DE RETOUR

La suite de la crise de 2007-2009 est imminente. Les gouvernements et banquiers du monde entier ont réussi à repousser l’inévitable de dix ans. Mais cela débouchera sur une crise encore plus grave. Cette fois-ci, il y a peu de marge pour abaisser les taux étant donné qu’ils sont déjà négatifs ou très bas dans la plupart des pays. L’impression monétaire ne permettra pas de sauver le système. L’illusion du système financier actuel, basé sur le crédit et la monnaie imprimée, prendra fin. Imprimer de la monnaie n’a jamais créé de la richesse ; c’est aussi inutile que d’entasser Pélion sur Ossa pour atteindre les dieux.

LA BAISSE DU RATIO DOW/OR – UN SIGNE INQUIÉTANT

Le graphique du ratio Dow-or illustre bien ce qui se produira au cours des prochaines années lorsque la richesse sera détruite. Quand ce ratio augmente, cela signifie que le Dow Jones monte par rapport à l’or. Lorsqu’il baisse, c’est l’or qui se renforce face au Dow Jones.

Les actions ont atteint leur plus bas niveau par rapport à l’or en 1980, lorsque le prix du métal était de 850 $. Elles ont ensuite fortement augmenté, alors que l’or a chuté à 250 $ à la fin des années 1990. Le Dow Jones a ensuite perdu 87% par rapport à l’or de 2000 à 2011.

Depuis 2009, le marché boursier ne cesse de monter, contrairement à l’or. Malgré cela, le Dow Jones est toujours en baisse de 52% par rapport à l’or depuis 1999. La correction du prix de l’or semble maintenant terminée et le ratio a chuté de 14% depuis octobre 2018, comme le montre le graphique en noir ci-dessous.

 

 

La baisse à long terme amorcée en 1999 devrait reprendre de plus belle. Un krach boursier est imminent. Le ratio a touché 1:1 en 1980, ce qui signifie que le Dow Jones et l’or étaient au même niveau autour de 850. Nous sommes susceptibles d’atteindre la ligne de tendance qui se situe à 0,75, voir même de la casser pour avoir un ratio inférieur à 0,5. Le prix de l’or sera donc au moins deux fois plus élevé que le Dow Jones. L’or à 20 000 $ et le Dow Jones à 10 000 $ ? L’avenir nous le dira. Avec l’hyperinflation, on pourrait voir l’or à 50 000 $ et le Dow Jones à 25 000 $.

Il est bien entendu impossible de prévoir le niveau exact, mais il est clair que les actions, ainsi que la plupart des actifs, vont considérablement chuter en termes réels, c’est-à-dire contre l’or.

L’OR AUSSI BON MARCHÉ QU’EN 1970 ET 2000

Enfin, analysons le prix de l’or ajusté en fonction de la masse monétaire ou FMQ (Fiat Quantity Money). Comme le montre le graphique ci-dessous, le prix de l’or est aujourd’hui au même niveau qu’à la fin des années 1960 et au début des années 1970 (35 $) avant que Nixon ne mette fin à l’étalon-or. L’or se situe également au même niveau qu’au début du siècle, soit autour de 300 $. L’or est donc clairement sous-évalué, que ce soit par rapport à la masse monétaire ou aux actions.

 

 

Cette incroyable sous-évaluation ne devrait pas constituer la principale raison d’investir dans l’or. L’or est surtout la meilleure assurance pour protéger son patrimoine contre l’effondrement imminent du système financier et de la plupart des actifs.​

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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L’importation d’Argent en Inde a atteint 1031,601 tonnes sur le mois d’octobre 2018, en hausse de 62% …

L’Inde ainsi que de nombreux autres pays se sont remis à acheter massivement de l’or, et la tendance s’accentue. Mais pour prendre le cas de l’Inde, les importation d’argent explosent aussi depuis quelques années. Plus de 1000t rien qu’au mois d’octobre. (ce qui n’est pas une période de fêtes en Inde), du jamais vu depuis 33 mois. Pourquoi l’inde importe de plus en plus de silver ? Juste la demande intérieure qui augmente (alors pourquoi ce soudain regain d’intérêt ?), ou autre chose qui sous tend cette tendance ? (la banque centrale est elle impliquée? peur d’une pénurie ?) Z

L’importation d’Argent en Inde a atteint 1031,601 tonnes (33 166 742 onces) sur le mois d’octobre 2018, ce qui équivaut à une hausse de 62% par rapport à la même période de l’année précédente et de 67% par rapport aux 616 tonnes qui avaient été enregistrées sur le de septembre 2018. En termes d’importation, le mois d’octobre 2018 est le plus élevé jamais enregistré depuis décembre 2015 (33 mois).

Jusqu’à maintenant sur l’année 2018, l’inde a importé plus de 6126 tonnes (196,955 millions d’onces à 13,71 dollars l’once), soit plus que la production annuelle d’argent du Mexique.

 

En 2017, l’inde avait importé l’équivalent de 5398 tonnes d’argent (approximativement 173,5497 ounces). Arrivé au mois d’Octobre 2018 avec 6126 tonnes, les importations sont déjà en hausse de près de 12% par rapport à l’année 2017.

Source: smaulgld

Via BB

A noter l’explosion du ratio Or/pétrole, un signal qui a souvent débouché sur des crises systémiques sérieuses durant les dernières décennies : 

ratio or/pétrole 2016

Alors que la propagande nous répète tous les jours les mêmes mensonges au sujet d’une reprise qui n’existe pas (10 ans maintenant au travers d’une croissance achetée à crédit…), observez cet indicateur clé qui lance des signaux d’alerte comme il l’avait fait lors de la grande dépression.

A quel niveau se situe le ratio Or/Pétrole aujourd’hui ?… Eh bien, il est à nouveau remonté à plus de 28:1 (1 once d’Or pour 28 barils)

Graphique du Ratio Or/pétrole sur 70 ans.

source

 
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Publié par le 3 janvier 2019 dans général, or et argent métal

 

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« Or : L’ultime baisse qui va générer l’énergie pour la hausse à venir »

Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette analyse (pour moi l’or ne baissera pas en dessous de 1050 $, mais pour le moment il s’accroche, il stagne – toujours sans avoir de tendance ..), mais je vous la diffuse quand même pour élargir votre vision avec différents points de vues … Z

Vous trouverez ci-dessous une analyse chartiste de l’or. Ne tirez pas sur le chartiste.

Comme vous le savez, différents facteurs peuvent venir contrer le mouvement qui semble s’être amorcé, et je peux me tromper. Je dirais même plus, je serais heureux de m’être trompé.

Voici d’abord un plan large du graphique de l’or en USD, sur lequel on voit les faisceaux de Fibonacci qui rayonnent depuis le début du bull market.

Curieusement, sur ce graphique, on voit que le bull market a commencé en 1984. Il y a eu une poussée haussière de l’or et la résistance, qui a repoussé cinq fois la hausse des cours entre 1984 et 1988, a été retouchée en 2011. Les autres faisceaux de Fibonacci de cette hausse initiée en 84 ont également resservi depuis.

Si vous regardez le rallye haussier, qui a suivi la forte baisse des cours de 2008, il y a un faisceau (que j’ai mis en pointillés) sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008.

Je pense qu’on va aller le chercher dans cette jambe de baisse, pour mieux consolider la hausse à venir.

La grosse résistance devrait probablement être retouchée dans les mois à venir, en 2019 ou 2020, vers 2400 $.

 

Sur le plan plus serré ci-dessous, on peut constater que la MM100 mois a fait résistance depuis août 2017 à six reprises.

La MM140 mois a servi de support en décembre 2016 et novembre 2017, mais elle a été cassée en juillet dernier.

Force est de constater que la MM200 mois sera à la fin de l’année superposée avec le faisceau de Fibonacci, sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008 et 2009.

La MM200M et ce faisceau seront exactement superposés au bout de la hauteur du triangle, dont nous sommes sortis par le bas.

Il y a donc trois bonnes raisons de penser que l’or va descendre vers 1000 $ au tout début de 2019.

 

Si on regarde le graphique hebdomadaire de l’or, il est évident qu’il forme depuis août ce qu’on appelle un fanion baissier.

 

Quatrième bonne raison…

Vous trouverez ici la définition du fanion baissier.

La chute de l’or ayant commencé le 23 avril à 1335 $, les cours de l’or ont chuté de 174 $ jusqu’au 13 août.

La sortie de fanion aura probablement lieu vers 1190 $ fin octobre, et devrait nous mener 174 $ plus bas, vers 1019 $.

 

La cinquième raison est la hausse attendue du Dollar index, qui dessine une ETE inversée et remonte vers sa ligne de cou vers 97,5.

Avec la possibilité qu’il remonte jusqu’à sa ligne de base dans un deuxième temps.

 

Si l’or doit chuter à 1000 $, l’argent chutera à 11.95 $, comme je l’ai démontré précédemment.

Et ce, malgré le corner de l’argent physique, qui est toujours en cours, et malgré le ramassage continu de l’or physique.

Comme l’euro va chuter face au dollar, c’est sans doute un mauvais calcul de vouloir acheter l’argent au plus bas, d’autant plus que l’on risque de constater des primes croissantes sur l’argent physique.

Le pétrole sera-t-il entraîné à son tour à la baisse ? Si cela arrivait, Wall Street chuterait également.

GÉOPOLITIQUE MONÉTAIRE

Le Yuan, qui semble indexé sur l’or depuis avril, va chuter également contre le dollar, rendant totalement inutile les barrières douanières américaines.

Plus le dollar montera, plus la crise de la dette s’amplifiera. Les défauts vont se multiplier et les banques vont souffrir.

Au final, Trump sera obligé de dévaluer brutalement le dollar pour que son industrie reste compétitive à l’export et pour calmer la crise internationale de la dette.

Souvenez-vous qu’à la fin du mois d’août 2018, la Chine a refusé de se voir imposer un nouvel Accord du Plaza, d’après l’agence de presse Chine Nouvelle (XinhuaNet), la plus ancienne des deux agences de presse chinoises, information reprise par zerohedge ici. La Chine considère que le Japon a été la grande victime de cet Accord du Plaza et que l’économie nipponne ne s’en est jamais remise. Le taux de change entre le dollar et le yen avait baissé de 51% en deux ans, effaçant la moitié de la valeur des réserves monétaires du Japon.

Mais si la Chine peut se targuer publiquement d’avoir refusé ce nouvel Accord, c’est que cela a été proposé par la Réserve fédérale et Donald Trump. Il y a donc, dans les coulisses de la géopolitique monétaire, une volonté de faire baisser le dollar. Il reste encore aux Américains à apprendre à négocier avec diplomatie, ce qu’il ne savent pas faire quand ils ne sont pas en position de force. La politique de la canonnière du Yang-Tsé n’est plus de mise aujourd’hui. Ni les Chinois, ni les Russes ne se laissent impressionner par les porte-avions américains; or c’était l’argument massue ultime pour imposer la violente dévaluation de 1985.

La crise actuelle semble inexistante au regard de la flambée des cours du dollar de 1983 à 1985. La chute a été tout aussi violente… que la hausse, qui l’a précédée.

Cette chute du dollar s’est terminée le 1er janvier 1988, le jour exact du sommet de la poussée de l’or de 1984 à 1988. Les initiés ayant acheté de l’or durant les négociations de l’Accord du Plaza ont fait une très belle culbute.

À l’époque, ils avaient joué l’or contre le dollar mais pas l’argent, alors que je crois savoir qu’ils vont jouer les deux métaux précieux dans les mois à venir.

 

Une crise d’une telle ampleur sera-t-elle évitée ?

Évidemment, ceci est une analyse graphique, montrant un scénario parmi les multiples possibles.

La géopolitique militaire ou monétaire peut bousculer cet enchaînement.

 

Ceci expliquant cela, vous comprendrez pourquoi toute l’armada de l’OTAN se dirige vers la flottille russe en Méditerranée orientale, la Russie étant moins puissante que la Chine…

Vous comprendrez pourquoi, les diplomates chinois, russes et iraniens ont accéléré dès la fin de semaine dernière les négociations pour faire entrer l’Iran dans l’OCS, l’organisation de coopération de Shanghai, qui est un traité de défense eurasiatique, qui fait le pendant à l’OTAN.

Et pourquoi la Chine a refusé l’entrée d’un bâtiment militaire américain, qui voulait faire relâche dans le port de Hong Kong (NY Times).

Cette guerre commerciale est en réalité monétaire, et les pressions militaires sont actuellement au maximum.

À suivre…

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Publié par le 5 octobre 2018 dans général, or et argent métal

 

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Que se passe-t-il sur le marché de l’or ?

Le  cours de l’or connaît une baisse depuis la mi-juin bien que la situation économique et géopolitique de part le monde n’a jamais été aussi tendue qu’aujourd’hui. Parallèlement, il y a des bulles sur quasiment l’ensemble des actifs comme sur le marché obligataire, boursier et immobilier tandis que l’or et l’argent demeurent les actifs les plus sous-évalués au monde…

 
 

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L’or, une arme pour la Chine dans sa guerre commerciale contre les États-Unis

lingotins d'or de 50 grammes, 20 grammes, etc.

Selon Stewart Thomson, nous n’étions pas encore véritablement dans une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. C’est néanmoins en bonne voie de se matérialiser, et voici les conséquences qui pourraient en découler (source) :

Alors que la prochaine réunion de la FED arrive à grands pas, le cours de l’or continue de zigzaguer vers le bas. Voyez ci-dessous le graphique du métal jaune sur le long terme :

cours de l'or septembre 2018J’ai qualifié les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine d’escarmouches. Depuis le début de ces accrochages commerciaux, les mouvements du yuan par rapport au dollar sont quasiment identiques à ceux de l’or par rapport au dollar.

La levée des droits de douane est négative pour la Bourse chinoise et positive pour le dollar. Ils ne font pas beaucoup de tort à l’économie chinoise et américaine, si ce n’est la création d’une légère inflation.

Cela dit, vu que la Chine exporte beaucoup plus aux États-Unis qu’elle importe de ce pays, la Chine ne peut sortir gagnante de ces accrochages commerciaux. Ce que l’empire du Milieu peut faire, c’est limiter l’exportation de produits dont les États-Unis ont besoin, par exemple de minéraux de terres rares.

Si cela devait avoir lieu, le gouvernement américain réagirait probablement en refusant d’exporter des composants électroniques clés et des produits agricoles. Cette escalade en guerre commerciale en bonne et due forme provoquerait un pic prématuré du cycle économique américain, ce qui mettra un terme au marché haussier de la Bourse.

De plus, le relèvement du taux directeur américain et le resserrement quantitatif de la FED devraient faire plafonner les rachats d’actions. En outre, Trump est sur le sentier de la guerre en ce qui concerne des locomotives des marchés tels que Twitter et Facebook.

En bref, si les accrochages commerciaux entre les États-Unis et la Chine se muent en véritable guerre commerciale au point de nuire à l’économie américaine, Trump sera plus susceptible de recourir à une forme de dévaluation du dollar en tant qu’arme.

Les règles du FMI stipulent clairement que les pays n’ont pas le droit de manipuler leur devise pour régler leur problème de balance commerciale déficitaire. Cela dit, les gouvernements ont l’habitude d’enfreindre les règles.

Des accords du Plaza 2.0 ?

Trump pourrait convaincre d’autres pays membres du G7 d’adopter des accords du Plaza 2.0 pour dévaluer le dollar. S’il devait échouer dans cette entreprise, il pourrait tout simplement choisir d’ignorer le FMI, ou demander au Trésor de démarrer un programme d’achats d’or, ce qui ne serait pas en violation avec les règles du FMI.

suite et fin

 
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Publié par le 26 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Une économie mondiale submergée

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De nombreux marchés émergents se transforment aujourd’hui en marchés submergés. Les économies, les monnaies et les marchés boursiers de nombreux pays sont en train de s’effondrer.

La monnaie est souvent le meilleur indicateur de la santé économique d’un pays. Observez le plongeon des six devises suivantes :

 

 

CONTAGION DE LA CRISE MONÉTAIRE

L’effondrement des monnaies se propage comme un feu de forêt. La forte inflation et l’hyperinflation frappent un pays après l’autre. Voici d’autres pays où la devise s’est effondrée en 2018 : Soudan -61%, Angola -39%, Liberia -18% et Inde -12%. La liste est longue. Au moins 15 autres pays ont vu leur monnaie perdre 10%, ou plus, par rapport au dollar en 2018.

DÉBUT DE BAISSES DES ACTIONS À L’ÉCHELLE MONDIALE

Plusieurs grandes places boursières nous indiquent que l’économie mondiale est en train d’amorcer un marché baissier séculaire : -25% en Chine en 2018, -20% au Brésil, -23% en Turquie, -16% en Italie, -15% en Espagne, -10% en Allemagne, -10% au Royaume-Uni. Les actions des marchés émergents ont chuté de 20 %.

Les pays BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – représentent 40 % de la population mondiale et ont un PIB de 20 000 milliards $. Par conséquent, la faiblesse de ces économies est un signe inquiétant pour l’avenir. L’ampleur du ralentissement n’est évidemment pas la même qu’au Venezuela ou en Argentine, mais cela montre bien que l’économie mondiale commence à s’effilocher.

LE DÉSASTRE DE LA DETTE ÉMERGENTE LIBELLÉE EN DOLLARS

Le ralentissement économique ne serait pas si grave si le monde n’était pas endetté jusqu’au cou. Les économies occidentales ont des dettes qu’elles ne pourront jamais rembourser, mais c’est encore pire pour les marchés submergés, car leur croissance a été financée en grande partie avec de la dette en dollars US.

La dette des marchés submergés était de 8 000 milliards $ en 2000 et s’élève désormais à près de 50 000 milliards $.

La part de cette dette libellée en dollars a connu une croissance exponentielle et, comme la plupart des monnaies de ces pays sont en forte baisse par rapport au billet vert, ils risquent de faire défaut sur leurs dettes dans les prochaines années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les dettes libellées en dollars ont été multipliées par 5-10. Les monnaies de ces pays continueront de baisser jusqu’à ne valoir quasiment plus rien.

 

 

ARGENTINE : TAUX D’INTÉRÊT DE 60%

Si nous jetons un coup d’œil rapide à l’Argentine, nous pouvons voir ce qui attend les marchés émergents, mais aussi l’Occident. Avec une inflation élevée et un effondrement du peso de 50% cette année, l’Argentine a relevé ses taux d’intérêt à 60%.

 

 

Personne ne peut assumer des taux d’intérêt de 60%, en particulier un pays lourdement endetté. Des taux aussi élevés sont une folie et vont rapidement tuer le patient si cela continue.

Le message ne peut être plus clair : Une dette en croissance exponentielle et totalement disproportionnée par rapport à la croissance du PIB finira par entraîner un effondrement de la monnaie, puis un défaut. Le monde pourrait être confronté à une défaillance de l’Argentine. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Même chose avec l’économie vénézuélienne. Même s’il y a un effondrement total de l’économie et de la société, cela n’aura pas de conséquences mondiales.

FAIRE DES MONTAGNES D’UNE TAUPINIÈRE

Comme c’est souvent le cas, les problèmes commencent à la périphérie. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont pas les uniques répercussions d’un problème localisé. Les taupinières surgissent de pays en pays et vont bientôt atteindre l’Occident.

 

 

LA PATIENCE – UNE VERTU PERDUE

Il y a quelques années, on m’a demandé quelle est la chose la plus importante que j’ai apprise au cours de ma longue carrière dans les affaires. J’ai répondu « la patience ». Lorsqu’on est jeune, tout doit arriver rapidement. La gratification instantanée fait partie de la culture actuelle, la plupart des gens étant impatients et dénués de principes. C’est la même chose pour les jeunes et les vieux. Personne ne peut s’asseoir une seconde sans sortir son iPhone. Les téléphones portables sont les cigarettes d’aujourd’hui, sans eux les gens deviennent anxieux et nerveux. Mais malheureusement, cela ne les calme pas, au contraire.

Pire encore, lorsque les jeunes se réunissent, ils préfèrent communiquer avec le reste du monde sur Instagram ou Snapchat plutôt que de parler avec leurs amis assis à côté d’eux. Et quiconque envoie un courrier électronique ou un message attend une réponse rapide. Auparavant, lorsque vous envoyiez une lettre à quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique, il fallait attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. À bien des égards, la qualité de vie était meilleure qu’aujourd’hui. Mais l’évolution technologique ne cesse de s’accélérer.

LES ROBOTS ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE NOUS RENDRONT-ILS INUTILES ?

Les robots et l’intelligence artificielle (IA) prennent progressivement le contrôle de tout. Je me souviens de Sir Clive, l’inventeur du premier ordinateur grand public à moins de 100£ en 1980, qui disait déjà à l’époque que les machines seraient un jour plus intelligentes que les êtres humains. Il avait raison, comme nous le voyons aujourd’hui avec l’IA. Il a également déclaré que les ordinateurs prendront le contrôle de nos vies, rendant les humains inutiles. Pour lui, la seule différence entre les humains et les ordinateurs était que les humains ont une âme. Et encore, il y croyait à moitié.

Malheureusement, la patience est une vertu qui disparaît de nos vies. La plupart des investissements se font à court terme. Mais Warren Buffet nous a démontré que les placements à long terme, basés sur la valeur, peuvent être une réussite. Donc, en attendant que l’intelligence artificielle contrôle nos vies et prenne toutes nos décisions en matière d’investissements, la patience restera une vertu essentielle.

L’OR – UNE AUBAINE EN 2000 ET UNE AUBAINE AUJOURD’HUI

À la fin des années 1990, j’ai considéré que les risques dans l’économie mondiale devenaient très dangereux. Après l’effondrement de 80% des valeurs technologiques en 2000-2002, le risque restait élevé en raison de la dette et des produits dérivés. Le prix de l’or ne reflétait pas encore ce risque et, après une correction de 20 ans par rapport au sommet de 850 $ atteint en 1980, l’or avait touché un plus bas à 250 $ en 1999 et n’était toujours qu’à 300 $ au début de 2002. Nous avons sauté sur l’opportunité, d’autant plus que l’or semblait sur le point de se retourner. Pour réussir un investissement, il ne faut pas acheter en même temps que tout le monde, comme l’or à 800 $ en 1979 ou le Nasdaq à la fin 1999. Chaque fois que les médias commencent à couvrir une classe d’actifs en première page, alors le risque est déjà bien plus élevé. Le meilleur moment pour acheter est lorsqu’un actif est mal aimé et sous-évalué, comme l’or en 2002.

L’or a ensuite amorcé une tendance haussière de six ans jusqu’à atteindre un sommet temporaire à 1 030 $ en 2008. Le second sommet intermédiaire a été touché en septembre 2011, à 1 930 $. L’or s’est ensuite maintenu entre 1 600 $ et 1 750 $, avant de descendre à 1 200 $ en 2013. L’or se déplace dans cette fourchette depuis cinq ans.

Notre vision du risque mondial et du rôle de l’or comme protection n’a pas changé. Évidemment, nous n’avons pas liquidé nos métaux précieux. Nous attendons patiemment depuis plusieurs années. Les raisons de détenir de l’or en 2002 n’ont pas changé. Au contraire, depuis 2006, le risque a augmenté exponentiellement avec l’explosion de la dette et des bulles d’actifs. Si nous ajoutons à cela les dérivés, les retraites et les passifs non capitalisés, le risque total s’élève désormais à des quadrillions de dollars.

Il y a encore plus de raisons d’acheter de l’or aujourd’hui qu’en 2002. Mais les prix de l’or et de l’argent ne reflètent pas ce risque. Le sentiment est semblable à ce qu’il était en 2002. L’or et l’argent sont de nouveau mal aimés et sous-évalués. C’est donc le moment idéal pour acquérir de l’or et de l’argent à des fins de préservation du patrimoine.

LES PROBLÈMES SE DÉPLACERONT VERS LE CENTRE

Pour comprendre ce qui se profile, revenons à la périphérie pour voir ce qui a déjà frappé certains pays. La dépréciation de la monnaie n’est qu’une partie de l’équation. L’autre élément est bien sûr la façon dont l’or révèle la mauvaise gestion du pays et protège contre une perte totale de richesse.

 

 

Le Venezuela, où la monnaie n’a plus aucune valeur, est un cas désespéré. Avec un prix de l’or à 300 millions de bolivars, les vénézuéliens qui possèdent un peu d’or depuis le début de l’année ou, encore mieux, depuis des années, se retrouvent en bien meilleure posture que le reste de la population.

En détenant de l’or et de l’argent physique, vous n’assurez pas seulement votre patrimoine contre la destruction de la monnaie papier, mais aussi contre un éventuel renflouement ou un effondrement du système bancaire.

Nous avons actuellement un certain nombre de signes avant-coureurs provenant du monde entier. Les années sombres ont déjà commencé en périphérie et se déplaceront rapidement vers le centre. Certains marchés boursiers, comme aux États-Unis, sont encore proches de leur sommet. Fondamentalement, les marchés en bulle peuvent s’effondrer à tout moment.

Les signaux techniques indiquent qu’un krach est imminent. Pareil pour l’or et l’argent. Ils s’apprêtent à reprendre leur tendance haussière à long terme et à monter significativement.

Ces mouvements peuvent se déclencher du jour au lendemain. S’ils sont retardés pendant une courte période, cela ne changera rien. L’économie mondiale se retournera et les conséquences seront dramatiques.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 24 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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