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Archives de Tag: papier.

Olivier Delamarche : “Face à la monnaie papier qui finira par retrouver sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro, l’Or est une assurance !”

Aujourd’hui une revue de presse avec beaucoup de visuel, à commencer par cette vidéo sur l’or, dans un environnement où la confiance dans la monnaie papier peut s’évaporer à tout moment, au niveau mondial . (ça commence déjà) Z

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Publié par le 5 novembre 2018 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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La fin de la Monnaie Papier

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Tiens , une nouvelle venue dans le monde de l’or : on va lui donner une tribune, comme tous ceux qui écrivent sur l’or – passer par chez nous commence à être inévitable pour être lu et se faire un nom dans ce domaine.

Et nous ne sommes pas fermés, mais ouverts . Ouvert à tous ceux qui écrivent dans et pour la liberté .

Le titre est accrocheur, ici on a un bon résumé sur comment le systeme basé sur la monnaie papier, qui est une pyramide de Ponzi tous nos lecteurs savent cela, a évoluer ces dernieres années pour arriver à un moment où les devises papiers sont en train de s’effondrer, d’où la tentative actuelle, désespérée , d’évoluer vers la monnaie digitale et numérique, d’abolir le cash .

Le graphique ci dessus de l’or , antithèse de la monnaie papier, sur le trés long terme illustre bien le phénomène .

Elle semble maîtriser son sujet .

Voici donc Estelle Blanc, qui est un pseudo :

Le sauvetage « in extremis » des banques illiquides et insolvables, aux Etats Unis, et en Europe en 2008, par le peuple à hauteur de milliards (Plan Paulson) a entraîné peu à peu le mécontentement des citoyens, et l’économie mondiale dans la tourmente : « socialisation des Pertes/ privatisation des profits ».

En effet, l’abrogation du Glass Steagal Act en 1999 aux Etats Unis, a permis aux institutions financières américaines, et ses concurrents mondiaux dans des prises de risques inconsidérées (commercialisation de fonds structurés complexes basés sur des pyramides de dettes immobilières (RMBS, CDO, CDO2, etc…) insolvables, provoquant la « myopie au désastre » (Minsky) et sans doute la plus grande déroute financière connue jusqu’alors.

Dans ce contexte, les « experts » parlent de régime aliéné, de monnaie carencée (Frederic Lordon, Imperium) et de changement de régime (2008). La fin de la monnaie papier ?

Le dollar vivrait-il la fin de son monopole dans les échanges commerciaux ? En effet, les BRICS se désolidarisent des transactions en dollars menaçant les Etats-Unis d’insolvabilité (la fin du dollar, journaliste Myret Zaki, rédactrice de Bilan.ch).

La croissance économique mondiale est menacée de déflation (INSEE, ou economic outlook, FMI ou world bank), par un pouvoir d’achat raboté par le sauvetage des banques « too big too fail », et une politique monétaire accommodante qualifiée de criminelle (QE1, QE2, QE…n…) (quantitativ easing= “PLANCHE A BILLET…)

Les produits d’épargne complexes (Fonds indiciels, fonds structurés, fonds de fonds) ne font plus l’unanimité chez les épargnants : « bien mal acquis, ne profite jamais », (l’Or des fous, de Gillan Tett).

Le crédit dans l’économie ne circule plus, car la dérégularisation des banques n’a pas été sanctionnée par les Agents économiques.

Le livret A ne rapporte plus rien (plan d’épargne préféré par la population française, source: Banque de France), voire même est pris en tenaille entre une fiscalité imposante et un risque de dégradation, de perte de valeur. Le montant des actifs en défaut est alarmant donnant de la place aux placements de refuge.

La Grande Dépression de 1929 a débouché dix ans après sur 1939 ; en Europe Centrale, le laxisme budgétaire des années 1980 de la “You_go_sla_ VIE” a débouché petit à petit sur la perte de confiance dans les institutions, sa monnaie papier, et la Guerre Civile, coûtant des milliers de vies Humaines, de dépenses militaires et financières profitables pour les organisations mondiales telles que le FMI.

Dans ce contexte, tous les experts de la finance « structurée » préconise de sauver votre épargne dans les actifs tangibles comme l’or physique et/ou la terre agricole, afin de se prémunir contre le risque systémique de Ponzi, imposé en 1971 par le gouvernement Nixon (“le dollar est votre problème, pas le nôtre”).

Depuis l’éclatement de la Crise des subprimes, l’or physique (et non papier (ETF)) a accéléré son intérêt chez les épargnants: ainsi selon le graphique ci-dessous , entre 2015 et 2016: l’or PHYSIQUE a pris a pris +12,7%, avec un pic historique en 2013. Le système Ponzi semble toucher à sa fin, et un monde ne suffirait pas, pour éponger une DETTE mondiale insolvable.

L’ancien “Maestro” de la FED, directeur de 1987 a 2008, avait prévenu « le canari se cache dans la Mine ».

Estelle Blanc, source

 

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La mort du marché de l’or papier se rapproche

D’abord ce commentaire trés intéressant, c’est vrai qu’on a tendance à analyser le marché en dollars et à trop oublier qu’on achète et qu’on vend en Euros dans notre cas . Et le marché haussier de l’or en euros comme dans la plupart des devises d’ailleurs, a déjà commencé depuis longtemps :

Un trend haussier sur l’or va se confirmer ses prochains jours

Faut il s’intéresser à nouveau à l’or ?

Ben à mon avis ca fait deux ans déjà qu’il faut s’y reintéressé !

Vous avez remarqué ces derniers jours une hausse de l’or mais vous regardez le mauvais cours de l’or à mon avis.
Si vous vivez en euro et investissez en euros, le trand haussier de l’or a démarré en …. 2014 ! Quoi ? Quoi ? mais personne n’en a parlé !

Les medias ne parlent que du gold en $, mais on s’en fout puisque si vivez en euro et investissez en euros, c’est le cours de l’or en euros qui vous intéresse. Le jour ou vous achetez de l’or et le jour où vous le vendrez ca se fera en euros.

Si vous vous interessez à l’investissement en or, vous entendez partout que l’or baisse depuis 2011, ce qui est vrai …. uniquement en dollars américains ! En dollars canadiens, en rand sudafricain, en thai bath etc… le Gold est revenu ou presque à son cours de 2011.

Je ne vais pas rentrer dans le débat de la manipulation du cours de l’or, même si je pense que la FED n’a aucun interet à ce que le gold monte et elle y arrive bien. Certes elle est aidée par des « flash crash » réalisé un lundi matin par un trader asiatique qui s est trompé de bouton …. Passons.

Sur le graphe ci-dessous vous pouvez voir que le gold en euro a fini de baisser en 2014. Qu ‘en 2015 il a fait un plus haut et qu’on est sur le point de franchir ce plus haut. Ce qui confirmerait un nouveau trend haussier sur le Gold en euro.

Ounce Gold EUR

Si le président de la BCE confirme son attachement à la planche à billet, aux QE et aux taux négatifs, nul doute que le plus haut à 1168€ va être franchit. Le canal rouge est le canal mensuel long terme de l’or en euro qui avait été franchit lors de l’engouement des investisseurs lors des dernieres crises.

 Et cet excellent papier des SRS ROCCO que j’ai abordé hier en parlant de Blackrock qui arrête d’émettre des actions sur l’or (soyez tranquille, tout va bien , « aucune pénurie possible » disais un papier l’autre jour ….. ironie ndlr ) est ici traduit en entier – il semble que le marché papier est bel et bien en train de s’effondrer, beaucoup d’indicateurs le montre  :

La mort du marché de l’or papier s’est faite plus imminente aujourd’hui avec l’annonce de suspension des émissions de nouvelles parts par l’ETF IAU de Blackrock. Une fois pris en compte l’état de l’offre et de la demande, la situation est pire encore que ce que nous indique le communiqué de presse.

Voici ce que nous en dit Zerohedge dans BlackRock Suspends ETF Issuance Due To “Surging Demand For Gold” :

L’ETF IAU de Blackrock a enregistré des flux entrants tous les jours depuis le début de l’année (et aucun flux sortant). Puisque les prix de ses parts ont été supérieurs à leur valeur liquidative sur une majorité de l’année, le plus gros gestionnaire de fonds du monde a dû prendre une décision significative :
– L’émission d’ETF sur l’or par Blackrock a été suspendue
– Selon Blackrock, cette suspension est liée à la demande en or

Pourquoi est-ce intéressant ? Parce que cela suggère une certaine étroitesse sur le marché de l’or papier, liée aux récentes années de hausse de la demande en or physique… qui est plus importante encore depuis que la Chine est devenue un acheteur d’or officiel.

En observant les stocks d’or de l’ETF IAU de Blackrock, nous pouvons voir qu’ils ont augmenté de 1,2 million d’onces au cours des deux premiers mois de l’année :

iShares-Gold-IAU-ETF-Inventories-2016

L’ETF IAU disposait de 4.905.600 onces d’or à la fin 2015. Ses stocks d’or ont depuis augmenté de 1,2 million d’onces pour atteindre 6.133.283 onces aujourd’hui. C’est une hausse de près de 25% en seulement deux mois. Comme nous pouvons le voir, le nombre de parts existantes est passé de 508,1 millions au 31 décembre 2015 à 635,6 millions aujourd’hui.

Afin de pouvoir émettre davantage de parts IAU, Blackrock devra acheter plus d’or physique. Le communiqué de presse de la société annonce également ceci :

Le mois de février a le plus haut niveau de créations enregistré depuis dix ans.

Cette hausse de demande a entraîné l’épuisement temporaire des parts IAU actuellement inscrites sous l’acte de 33. Pour accommoder les créations futures sur le marché primaire, nous avons inscrit de nouvelles parts à l’aide de formulaires 8-K.

Blackrock annonce ici avoir inscrit de nouvelles parts pour accommoder les créations futures sur le marché primaire. La question à se poser est la suivante : pourquoi attendre que les parts soient épuisées avant de remplir un formulaire 8-K pour inscrire de nouvelles parts ? Est-ce une manière d’acquérir simplement de nouvelles parts papier, ou une manière d’acquérir du métal physique pour garantir ces parts ?

C’est une bonne question, parce que l’ETF GLD ne semble pas avoir eu de difficultés à ajouter davantage d’or à ses inventaires :

SPDR-GLD-ETF-Gold-Inventories-2016

Bien que Blackrock ait dû suspendre l’émission de nouvelles parts IAU, l’ETF GLD ne semble pas avoir eu de difficultés à ajouter 4,8 millions d’onces d’or à ses inventaires au cours de ces deux derniers mois – quatre fois plus que l’ETF IAU.

L’ETF GLD disposait de 20,6 millions d’onces d’or au début de l’année, et en possède aujourd’hui 25,5. Ces deux ETF ont ajouté 6 millions d’onces d’or à leurs réserves depuis le début de l’année, un exploit incroyable lorsque l’on considère le fait que la production minière sur la période était certainement de 14,5 millions d’onces.

La hausse de la demande en ETF détruit l’équilibre entre l’offre et la demande

Selon le rapport du Conseil mondial de l’or sur la tendance annuelle de 2015, le marché de l’or aurait souffert d’un déficit de 43 tonnes (1,4 million d’onces) au dernier trimestre, malgré un flux sortant net de 69 tonnes (2,2 millions d’onces) sur les ETF sur l’or.

World-Gold-Council-2015-Demand-Trends-NEW

Si le marché de l’or a souffert d’un déficit de 1,4 million d’onces au dernier trimestre de 2015 malgré une offre de 2,2 millions d’onces issue des flux sortants des ETF, que signifient les achats de 6 millions d’onces d’or par deux ETF en seulement deux mois ? Cela représente 187 tonnes de demande additionnelle pour janvier et février, contre des flux sortants de 2,2 millions d’onces.

La différence nette est de 8,2 millions d’onces, ce qui est énorme sur seulement deux mois et par rapport au dernier trimestre de 2015. Il n’est pas étonnant que Blackrock ait dû suspendre l’émission de nouvelles parts. Nous pourrions être témoins du début de la fin de la manipulation du marché de l’or papier.

Il sera intéressant de voir comment la situation évoluera ces quelques prochains mois, à mesure que de nouvelles fissures apparaîtront dans la plus grosse combine à la Ponzi financière de l’Histoire.

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Publié par le 8 mars 2016 dans général, or et argent métal

 

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Larry Summers lance la guerre contre le papier monnaie : «Il est temps de tuer le billet de 100 $ »

La Banque centrale européenne réfléchit à supprimer le billet de 500 euros, souvent accusé de faciliter les activités criminelles et terroristes. Mais la chasse aux grosses coupures initiée par les banquiers est ouverte partout dans le monde .

Zero Hedge : 

Hier , nous avons signalé que la BCE a commencé à initier la mort du billet de 500 €, un destin qui est maintenant pratiquement assuré pour ce billet qui non seulement représente 30% du total de la monnaie papier en circulation en Europe, en termes de valeur, mais fournit le meilleure alternative, plus rentable (en termes d’encombrement pure et de coûts de stockage) à l’impôt sur l’argent Européen connu comme étant la NIRP.

«Le billet de 500 euros représente environ 30% de la valeur de tous les billets en circulation dans la zone euro, explique Rob Wainwright, directeur de l’agence européenne Europol, au Financial Times. Mais ils sont rarement utilisés ou aperçus dans les commerces. La preuve en est que cela est certainement lié aux activités criminelles.»

Cela explique aussi pourquoi Mario Draghi est si déterminé à l’éradiquer d’abord, puis il y aura le projet de loi pour les € 200, puis le projet de loi pour les 100 €, et ainsi de suite…

Nous avons également noté que, selon une analyse de Bank of America, la mise au rebut du plus grand billet européen « serait négatif pour la monnaie », au sujet de laquelle nous avons dit que BofA a raison, à moins bien sûr, dans cette course mondiale vers le bas, avec d’abord la BNS qui à proposé un projet de loi pour le billet de 1000 CHF , puis la réserve fédérale suit le mouvement et à l’écoute du «savant» de Harvard et ancien PDG de standard Chartered Peter Sands, qui la semaine dernière a déclaré que les États-Unis devrait interdire le billet de 100 $ car il « découragerait l’évasion fiscale , la criminalité financière, le terrorisme et la corruption « .

Le billet de 500 euros n’est pas le seul dans la ligne de mire: le billet de 100 dollars américains est également pointé du doigt par certains économistesUne étude dirigée par Peter Sands, banquier et professeur à l’université Harvard, est récemment venue soutenir la suppression des grosses coupures comme moyen de lutte contre le crime.

Eh bien, pas même 24 heures plus tard, et un autre «savant» de Harvard et président de la Fed wannabe, Larry Summers, vient de publier un papier dans quotidien de la gauche Amazone, le Washington Post, intitulé «Il est temps de tuer le billet de 100 $», dans lequel il dit clairement que la chasse à la monnaie papier ne fait que commencer. Sans surprise, tout comme en Europe, l’argument est que tuer les Benjamins (billets de 100 $ , comme les « Pascal » avant pour nous)  éradiquerait en quelque sorte la criminalité, en disant que  » un moratoire sur l’impression de nouveaux billets à haute dénomination ferait du monde un meilleur endroit.  »

Oui, pour les banquiers centraux, tout ce que cette modeste proposition va faire est de rendre beaucoup plus facile de libérer la NIRP, car rappelons que sur les 1,4 billions $ en monnaie américaine totale en circulation, $ 1,1 trillions sont sous la forme de billets de 100 $. Éliminer les, et tout à coup il est impossible de se cacher face à ces trillions en taux d’intérêt négatif « fournissant » des dépôts bancaires.

Tableau de la valeur de la monnaie en circulation, à l'exclusion des grosses coupures que le billet de 100 $. Les détails sont dans le tableau de données ci-dessus.

Donc, avec un seul règlement, la Fed – si elle écoute ce charlatan de Harvard, et il y aura sûrement de plus en plus « d’universitaires » qui monteront à bord avec l’idée d’abandonner le papier-monnaie – pourrait éliminer plus de 78% de la valeur de tous les billets en circulation , ce qui aurait pour effet de réaliser pratiquement le but de détruire la seule alternative papier aux taux numériques de la NIRP, sous la forme du papier-monnaie.

Cela dit, ça laisserait encore l’or comme une alternative à l’effondrement du système monétaire, mais d’ici là il y aura sûrement un replay du décret 6102 interdisant la possession d’or physique et exigeant son retour au gouvernement des États-Unis.

Voici le premier coup de semonce de Summers dans la guerre à venir contre la monnaie papier américaine, avec son premier article dans le Washington Post :

Il est temps de tuer le billet de 100 $

ZH – resistanceauthentique

L’idée de supprimer les grosses coupures rencontre toutefois la désapprobation de certains pays. Le ministre de l’Économie autrichien Harald Mahrer a protesté contre la mesure, arguant qu’il ne voulait pas ce qu’il consomme soit tracé numériquement. Les Autrichiens et les Allemands font en effet partie des rares pays à ne pas avoir de plafond pour payer en cash. En Allemagne, environ 80% des paiements s’effectuent en espèces, rappelle Quartz, contre 56% en France.

 
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Publié par le 17 février 2016 dans économie, général, International

 

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Sur la mort de la monnaie papier et de l’Etat moderne

L’étendue et l’existence de l’Etat moderne ne se limitent uniquement qu’à sa capacité à emprunter de l’argent ; une capacité qui dépend du maintien de la valeur de la monnaie papier. Cette limite a désormais été atteinte. La Grèce n’est pas seulement un pays qui s’est trop servi dans la bonbonnière du crédit peu cher. La Grèce est le canari dans la mine de charbon de l’Etat moderne.

Quand l’or a été exclu du système monétaire international en 1971, les intérêts des Etats-Unis étaient de 6%. En 1980, ils sont passés à 21,5% afin de contenir les forces inflationnistes déchainées suite à la rupture du lien entre l’or et la monnaie papier. La séparation de l’or et de la monnaie était un évènement sans précédent. Il en a été de même pour ses conséquences.

Le Rubicon a été franchi : baisse des taux d’intérêt, destruction du capital et mort de la monnaie fiduciaire

Les taux d’intérêt américains baissent depuis maintenant trente-cinq ans. Sur le court terme, la baisse des taux d’intérêt est perçue comme positive. La croissance est encouragée et les investisseurs contractent du crédit peu cher pour enregistrer des rendements plus importants encore sur des marchés en constante expansion.

Sur le long terme, en revanche, la baisse continuelle des taux d’intérêt reflète un problème fondamental ; l’équilibre entre le crédit et la dette, qui est nécessaire au maintien de la croissance, a été brisé. Une baisse continuelle des taux d’intérêt, comme la baisse continuelle de la pression sanguine, est l’indication d’une pathologie monétaire ultimement fatale.

Dans son article intitulé Euthanasia of the Pension Funds, (Part 1), le professeur Antal E. Fekete souligne les dangers d’une baisse continuelle des taux d’intérêt :

Une structure de taux d’intérêt en baisse constante a des effets négatifs sur le capital accumulé. Du capital s’en trouve détruit simultanément, et à un rythme soutenu. Alors même que les dommages commencent à être observés, il est déjà trop tard, et des firmes sombrent dans la banqueroute. La tendance baissière des taux d’intérêt est la cause peu reconnue de la dépression qui dévaste actuellement l’économie mondiale.

Les derniers vestiges de l’étalon or ont été abandonnés unilatéralement par le gouvernement des Etats-Unis en 1971. Cet évènement a coïncidé avec le plus grand mouvement giratoire des taux d’intérêt jamais enregistré à l’échelle mondiale. En l’espace d’une décennie, les taux d’intérêt ont atteint des nombres à deux chiffres. Puis un lent déclin s’est installé dans les années 1980, qui a forcé les taux de plus en plus proche de zéro. La hausse initiale des taux a été accompagnée d’une hausse de l’inflation, qui a détruit la valeur des fonds de pension. Le deuxième mouvement des taux d’intérêt, qui se poursuit encore aujourd’hui, a apporté avec lui la déflation. Ses effets corrosifs ne se sont pas encore manifestés sur les fonds de pension. Il n’en est pas moins que la baisse continuelle des taux d’intérêt soit responsable de l’érosion et de la destruction du capital.

Baisse continuelle des taux et croissance monétaire excessive

Vous trouverez ci-dessous un graphique représentant la baisse des taux d’intérêt (greshams-law.com) ainsi que la masse monétaire américaine (Fed de Saint Louis), et qui prouve de la destruction du capital.

En raison de la hausse continuelle de la masse monétaire, les dollars d’aujourd’hui ont une valeur inférieure à ceux d’hier, et ceux de demain vaudront moins que les dollars d’aujourd’hui. Nous avançons de plus en plus vite vers un désastre inévitable.

p. 64, Time of the Vulture: How to Survive the Crisis and Prosper in the Process,3è édition. (2012), Darryl Robert Schoon

L’heure du vautour a sonné

Quand l’empire romain s’est effondré, même les esclaves avaient peur de ce qui arriverait ensuite. La situation n’est pas différente aujourd’hui.

Dans la première édition de mon livre, Time of the Vulture: How to Survive the Crisis and Prosper in the Process (2007), j’ai prédit l’arrivée d’une crise financière plus dévastatrice encore que la Grande dépression.

La dévastation d’aujourd’hui sera plus grande encore, parce que la monnaie papier n’est plus garantie par l’or. La dépression déflationniste qui fait son approche n’impliquera pas seulement l’effondrement des marchés des capitaux, mais aussi une crise cataclysmique des devises générée par la déstabilisation globale de la monnaie.

Les actions qui perdent leur valeur

Sont une chose terrible

Les maisons qui perdent leur valeur

Sont une chose terrible

Mais les monnaies qui perdent leur valeur

Sont la plus terrible de toutes

Time of the Vulture (1ére édition 2007)

A l’heure de la publication de Time of the Vulture, les taux d’intérêt de la Fed étaient de 5,25%. Au début de la crise en 2008, la Fed a réduit ses taux d’intérêt pour les porter à 0-0,25%, pour fournir aux marchés des niveaux de liquidité excessifs afin de renverser la chute sévère de la demande globale en agrégats.

Aujourd’hui, 90% des économies du monde ont porté leurs taux d’intérêt à zéro, voire en-dessous.

En plus de cela, les banques centrales ont créé des quantités excessives de monnaie et émis des trillions de dollars d’obligations, au travers par exemple de QE1, QE2, QE3 et QE4. Elles ont forcé des quantités sans précédent de nouvelle monnaie sur les marchés globaux pour contenir la menace déflationniste globale. Bien que leurs efforts aient échoué à contenir la déflation, des niveaux de liquidité excessifs circulent aujourd’hui sur les marchés sans destination prédéterminée, à la manière d’œdèmes monétaires moribonds.

Quand viendra la fin du capitalisme, plutôt que de circuler au sein de l’économie, ils se trouveront accumulé sur les marchés financiers. Les bulles en sont les conséquences, non l’expansion économique. Et à mesure que diminuera la demande en agrégats, il en ira de même pour la vélocité de la monnaie.

 http://chartramblings.blogspot.com/2014_04_01_archive.html

Le capitalisme, tel un vélo, ne s’en tire pas si bien à faible vitesse

Dans les années 1930, alors que s’effondrait la demande globale, les pays se sont confrontés pour les parts d’un marché rétréci en levant des taxes sur les produits issus de l’importation. La taxe Smoot-Hawley imposée aux Etats-Unis a concerné 20.000 produits d’importation et porté leurs prix à des niveaux record. Ayant eu pour objectif de protéger les marchés domestiques face aux importations de produits étrangers, cette législation a eu pour conséquence d’accélérer l’effondrement des échanges internationaux.

The Rise and Fall of Trade

Comme en 1929, les échanges internationaux ont chuté en 2009. Mais cette fois-ci, certains pays ont pris des mesures de protection de marché non pas en imposant des taxes, mais en dévaluant leur propre devise grâce à la création monétaire, rendant ainsi leurs produits d’exportation moins chers pour les autres marchés.

La dévaluation d’une devise dans l’objectif d’un avantage commercial n’est pas sans rappeler le proverbe chinois « boire du poison pour apaiser la soif, 飲鴆止渴 ». Bien que les avantages en soient temporaires, les conséquences ne le sont pas.

En novembre 2012, j’ai écrit ceci :

Les banquiers n’ont plus que deux solutions. Soit l’élan de la déflation forcera les économies en faillite du monde d’aujourd’hui vers un effondrement déflationniste, soit la création continuelle de nouvelle monnaie pour contrer cet effondrement nous mènera à la dévaluation totale des devises papier dans une explosion hyper-inflationniste.

Schoon, The Tipping Point (2012)

La création monétaire excessive qui est aujourd’hui à l’ordre du jour, qu’elle vise à tirer un avantage commercial ou à prévenir un effondrement déflationniste, nous mènera à l’effondrement cataclysmique des devises fiduciaires actuelles et à la chute des marchés globaux et des Etats souverains.

L’or physique – une assurance vie face aux monnaies fiduciaires

Quand la monnaie papier sombrera, les conséquences en seront spectaculaires.

L’or est volatile quand les conditions sont volatiles

L’or est stable quand les conditions sont stables

C’est aussi simple que ça. Plus les conditions monétaires sont chaotiques, plus le prix de l’or est chaotique. L’or est un baromètre de l’incertitude économique. Lorsque l’inflation menace, l’or fluctue à la hausse te à la baisse. Lorsque la déflation menace, l’or fluctue à la hausse et à la baisse. Lorsque les deux menacent, l’or fluctue rapidement à la hausse et à la baisse.

P. 127, Time of the Vulture, 3è édition 2012, Schoon

Après 2001, l’or a entamé une tendance haussière pour passer de 250 à 1.900 dollars en 2011. Depuis 2011, l’or a perdu 42% de ces gains, ce qui a eu un effet négatif sur de nombreux investisseurs. C’était là l’objectif de la guerre perpétrée par les banquiers contre l’or en 1971.

Pour ceux qui comprennent les forces financières et géopolitiques qui sont en jeu aujourd’hui comprennent qu’elles ne combattent désormais plus pour leur suprématie, mais pour leur survie. L’or demeure une valeur de réserve en période de chaos monétaire et de détresse économique.

En mars 2007, j’ai prédit l’arrivée d’une crise économique. Et elle est arrivée. Cette crise devra encore laisser place à un monde meilleur. Dans ma vidéo Dollars & Sense, Darryl’s New Prediction, https://youtu.be/qZJCTCO36DM, j’ai récemment fait une autre prédiction.

Nous vivons à une époque intéressante. Vous devriez vous y faire.

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Pénurie d’or et d’argent physique ? Scandale imminent sur l’or et l’argent papier ?

China gold imports climb on pre-holiday buying and lower prices | La revue de presse CDT | Scoop.it

Hier, il n’a pas été suffisamment relayé que Mitsui Group precious Metals Dicision a décidé de se retirer des marchés de l’or de Londres et de New York. Curieusement, l’entreprise continuera ses opérations sur les marchés des métaux précieux à Tokyo et à Hong Kong.

J’avais suggéré qu’il s’agissait d’un nouveau « signal » de la méfiance croissante du monde envers les marchés papier du COMEX et du LBMA qui utilisent des effets de levier massifs.

Un bon ami et collègue m’a envoyé une réponse à mon article d’hier. Il est recycleur d’or et d’argent usagé et gemmologue. Nous avons travaillé ensemble à Wall Street :

” C’est encore plus gros que tu l’as décrit. Et je ne dis pas ça sarcastiquement : combiné aux décision de la Barclays et de la Deutsche, c’est un signal que le centre mondial de la finance est aussi en train de migrer à l’est. Pas seulement les métaux précieux. Il s’agit de décisions très importantes que les grandes banques (particulièrement les banques japonaises) ne prennent pas à la légère.

Je suis d’accord avec Brian qu’il s’agit d’une décision très importante, particulièrement de la part d’une des plus grande entreprise au monde et d’un pays qui est un vassal des États-Unis.

Cependant, le commentaire publié par Charles Savoie sur mon blog était encore plus intéressant. Pour ceux qui sont relativement nouveaux (depuis 2008) dans le monde des métaux précieux, Mr Savoie est impliqué depuis longtemps et a régulièrement travaillé avec moi depuis 2001. En d’autres termes, il a un « pédigree » impeccable sur le marché de l’argent. Mr Savoie a laissé ce commentaire :

” Les 2 membres les plus importants, Du Pont et Dow Chemical, membres depuis 1950 sont sortis au début de l’été dernier. Tiffany & Company et Ferro Corporation se sont aussi retirés. Les intérêts qu’a l’entreprise Mitsui ont été mis en vente. Quelqu’un essaie d’échapper au scandale. En faisant oublier qu’ils sont impliqués ? Pas de mon point de vue, ils restent coupable d’une collusion sur les prix depuis plusieurs générations.

M.Savoie a donné son avis dans un article publié sur SGTRport en juillet : The Silver Association Is Shrinking

Quelque chose est définitivement en train de se passer dans le dos des auditeurs et autres contrôleurs… Je crains que de nombreux commentateurs respectés qui se fie aux chiffres rapportés par les banques du COMEX et du LBMA passent à côté d’un événement encore plus important. En fait, je crois que la véritable disponibilité de l’or et l’argent physique livrable est bien inférieure à celle rapportée par les banques occidentales spécialisées (ainsi que par la Fed, BCE, BoE). Si j’ai raison sur ce sujet, alors la plupart des récentes analyses qui ont été publiées sont erronées.

Les élites laissent toujours des petits indices pour nous avertir de l’imminence d’une catastrophe. Warren Buffet a prévenu il y a 9 ans que les Etats-Unis allaient devenir une nation de serfs. À l’heure actuelle plus de 50% de la population du pays est tributaire d’une forme de paiements du gouvernement et près de 1 personne sur 6 mange avec des coupons alimentaires… Je dirais que le récent retrait des banques très importantes des marchés papier de Londres et de New York est un nouveau signe de la catastrophe à venir.

Sur le COMEX, le ratio d’or livrable est monté jusqu’au niveau horrifiant de 200/1. Difficile d’imaginer le véritable ratio… Bien sûr, que 200/1 est aussi une supposition, sauf si vous êtes assez naïf pour croire que les inventaires du COMEX rapportés par les banques.

Oui, en effet, un scandale est imminent. Et il semble que les rats aient décidé de quitter le navire avant qu’il ne coule…

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Publié par le 27 octobre 2015 dans général, or et argent métal

 

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Inde Vs Comex : La Demande D’Argent Physique Détruira Les Marchés Papier Manipulés

Article de SrsRoccoReport.com, publié le 1er octobre 2015 :

« S’il y a un graphique que les investisseurs de l’argent doivent contempler, c’est celui de l’Inde contre le Comex. Ce graphique met en perspective à quel point les entrepôts du Comex ont peu de métal. De plus, les stocks d’argent du Comex continuent de tomber alors que de gros retraits ont été enregistrés durant ces 2 derniers jours.

Comme rapporté par de nombreux sites spécialisés dans les métaux précieux, l’Inde poursuit ses importations records d’argent. D’après le dernier article de Koos Jansen, l’Inde a importé 1400 tonnes d’argent en août et 126 tonnes d’or.

Ces 1400 tonnes, même si elles sont inférieures aux 1542 tonnes importées en mai, n’en sont pas moins sur la seconde marche du classement des importations mensuelles d’argent records de l’Inde. Cependant, ce que l’article de Koos ne mentionne pas, c’est que les analystes avaient anticipé un déclin des importations d’argent de l’Inde en 2015 en raison des restrictions imposées à l’or. (…)

L’Inde devient le premier importateur d’argent devant les États-Unis

En observant le graphique ci-dessous, on peut constater à quel point les importations d’argent de l’Inde ont explosé récemment par rapport aux années précédentes.

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Ce graphique met en évidence les 2 plus gros importateurs d’argent du monde. On voit bien que les États-Unis importaient systématiquement plus d’argent que l’Inde. Les importations américaines s’étalaient de 150 à 200 millions d’onces par an tandis que les chiffres indiens étaient plus volatiles.

Durant la crise financière de 2008, les importations d’argent en Inde ont grimpé jusqu’à 175 millions d’onces pour une moyenne de 80 millions d’onces précédemment. Après avoir chuté à 41 millions d’onces en 2009, les importations d’argent de l’Inde ont doublé l’année suivante pour ensuite atteindre 149 millions d’onces en 2011 alors que le cours du métal atteignait les 50 $. En 2012, les importations ont chuté à 63 millions d’onces tandis que les investisseurs indiens temporisaient en raison des incertitudes sur le futur de ce marché. De plus, les prises de bénéfice firent en sorte que nombreux Indiens se séparèrent d’une partie de leur métal.

La situation s’est ensuite retournée en 2013, lorsque le cours chuta brutalement. Les importations indiennes explosèrent à 197 millions d’onces en 2013 pour encore progresser l’année suivante (228 millions d’onces). Si la tendance actuelle se poursuit, voici à quoi nous devons nous attendre en fin d’année :

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Les États-Unis et l’Inde sont bien partis pour importer des quantités extraordinaires d’argent, soit 533 millions d’onces qui correspondent à 63 % de la production mondiale anticipée de métal (850 millions d’onces en 2015). Si l’Inde importe bel et bien de 320 à 340 millions d’onces d’argent en 2015, ce sera 8 fois plus que les importations de 2009 et presque 5 fois plus que celles de 2012.

La raison pour laquelle les États-Unis sont un gros importateur historique avec des volumes relativement stables s’explique par la demande industrielle. La demande indienne est plus volatile car elle est axée sur les lingots et les pièces d’investissement. Cette demande évolue donc avec les variations du cours et l’humeur des marchés.

suite et fin

 
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Publié par le 7 octobre 2015 dans économie, général, or et argent métal

 

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