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« Or : L’ultime baisse qui va générer l’énergie pour la hausse à venir »

Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette analyse (pour moi l’or ne baissera pas en dessous de 1050 $, mais pour le moment il s’accroche, il stagne – toujours sans avoir de tendance ..), mais je vous la diffuse quand même pour élargir votre vision avec différents points de vues … Z

Vous trouverez ci-dessous une analyse chartiste de l’or. Ne tirez pas sur le chartiste.

Comme vous le savez, différents facteurs peuvent venir contrer le mouvement qui semble s’être amorcé, et je peux me tromper. Je dirais même plus, je serais heureux de m’être trompé.

Voici d’abord un plan large du graphique de l’or en USD, sur lequel on voit les faisceaux de Fibonacci qui rayonnent depuis le début du bull market.

Curieusement, sur ce graphique, on voit que le bull market a commencé en 1984. Il y a eu une poussée haussière de l’or et la résistance, qui a repoussé cinq fois la hausse des cours entre 1984 et 1988, a été retouchée en 2011. Les autres faisceaux de Fibonacci de cette hausse initiée en 84 ont également resservi depuis.

Si vous regardez le rallye haussier, qui a suivi la forte baisse des cours de 2008, il y a un faisceau (que j’ai mis en pointillés) sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008.

Je pense qu’on va aller le chercher dans cette jambe de baisse, pour mieux consolider la hausse à venir.

La grosse résistance devrait probablement être retouchée dans les mois à venir, en 2019 ou 2020, vers 2400 $.

 

Sur le plan plus serré ci-dessous, on peut constater que la MM100 mois a fait résistance depuis août 2017 à six reprises.

La MM140 mois a servi de support en décembre 2016 et novembre 2017, mais elle a été cassée en juillet dernier.

Force est de constater que la MM200 mois sera à la fin de l’année superposée avec le faisceau de Fibonacci, sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008 et 2009.

La MM200M et ce faisceau seront exactement superposés au bout de la hauteur du triangle, dont nous sommes sortis par le bas.

Il y a donc trois bonnes raisons de penser que l’or va descendre vers 1000 $ au tout début de 2019.

 

Si on regarde le graphique hebdomadaire de l’or, il est évident qu’il forme depuis août ce qu’on appelle un fanion baissier.

 

Quatrième bonne raison…

Vous trouverez ici la définition du fanion baissier.

La chute de l’or ayant commencé le 23 avril à 1335 $, les cours de l’or ont chuté de 174 $ jusqu’au 13 août.

La sortie de fanion aura probablement lieu vers 1190 $ fin octobre, et devrait nous mener 174 $ plus bas, vers 1019 $.

 

La cinquième raison est la hausse attendue du Dollar index, qui dessine une ETE inversée et remonte vers sa ligne de cou vers 97,5.

Avec la possibilité qu’il remonte jusqu’à sa ligne de base dans un deuxième temps.

 

Si l’or doit chuter à 1000 $, l’argent chutera à 11.95 $, comme je l’ai démontré précédemment.

Et ce, malgré le corner de l’argent physique, qui est toujours en cours, et malgré le ramassage continu de l’or physique.

Comme l’euro va chuter face au dollar, c’est sans doute un mauvais calcul de vouloir acheter l’argent au plus bas, d’autant plus que l’on risque de constater des primes croissantes sur l’argent physique.

Le pétrole sera-t-il entraîné à son tour à la baisse ? Si cela arrivait, Wall Street chuterait également.

GÉOPOLITIQUE MONÉTAIRE

Le Yuan, qui semble indexé sur l’or depuis avril, va chuter également contre le dollar, rendant totalement inutile les barrières douanières américaines.

Plus le dollar montera, plus la crise de la dette s’amplifiera. Les défauts vont se multiplier et les banques vont souffrir.

Au final, Trump sera obligé de dévaluer brutalement le dollar pour que son industrie reste compétitive à l’export et pour calmer la crise internationale de la dette.

Souvenez-vous qu’à la fin du mois d’août 2018, la Chine a refusé de se voir imposer un nouvel Accord du Plaza, d’après l’agence de presse Chine Nouvelle (XinhuaNet), la plus ancienne des deux agences de presse chinoises, information reprise par zerohedge ici. La Chine considère que le Japon a été la grande victime de cet Accord du Plaza et que l’économie nipponne ne s’en est jamais remise. Le taux de change entre le dollar et le yen avait baissé de 51% en deux ans, effaçant la moitié de la valeur des réserves monétaires du Japon.

Mais si la Chine peut se targuer publiquement d’avoir refusé ce nouvel Accord, c’est que cela a été proposé par la Réserve fédérale et Donald Trump. Il y a donc, dans les coulisses de la géopolitique monétaire, une volonté de faire baisser le dollar. Il reste encore aux Américains à apprendre à négocier avec diplomatie, ce qu’il ne savent pas faire quand ils ne sont pas en position de force. La politique de la canonnière du Yang-Tsé n’est plus de mise aujourd’hui. Ni les Chinois, ni les Russes ne se laissent impressionner par les porte-avions américains; or c’était l’argument massue ultime pour imposer la violente dévaluation de 1985.

La crise actuelle semble inexistante au regard de la flambée des cours du dollar de 1983 à 1985. La chute a été tout aussi violente… que la hausse, qui l’a précédée.

Cette chute du dollar s’est terminée le 1er janvier 1988, le jour exact du sommet de la poussée de l’or de 1984 à 1988. Les initiés ayant acheté de l’or durant les négociations de l’Accord du Plaza ont fait une très belle culbute.

À l’époque, ils avaient joué l’or contre le dollar mais pas l’argent, alors que je crois savoir qu’ils vont jouer les deux métaux précieux dans les mois à venir.

 

Une crise d’une telle ampleur sera-t-elle évitée ?

Évidemment, ceci est une analyse graphique, montrant un scénario parmi les multiples possibles.

La géopolitique militaire ou monétaire peut bousculer cet enchaînement.

 

Ceci expliquant cela, vous comprendrez pourquoi toute l’armada de l’OTAN se dirige vers la flottille russe en Méditerranée orientale, la Russie étant moins puissante que la Chine…

Vous comprendrez pourquoi, les diplomates chinois, russes et iraniens ont accéléré dès la fin de semaine dernière les négociations pour faire entrer l’Iran dans l’OCS, l’organisation de coopération de Shanghai, qui est un traité de défense eurasiatique, qui fait le pendant à l’OTAN.

Et pourquoi la Chine a refusé l’entrée d’un bâtiment militaire américain, qui voulait faire relâche dans le port de Hong Kong (NY Times).

Cette guerre commerciale est en réalité monétaire, et les pressions militaires sont actuellement au maximum.

À suivre…

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Publié par le 5 octobre 2018 dans général, or et argent métal

 

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Or, argent… Pourquoi les métaux précieux ont chuté sur les marchés cet été

Graphique XAU/USD (Or) H4

Mi-août l’once d’or a touché un plus bas niveau depuis janvier 2017, à 1.160,27 dollars.

Comme prévu on a eu une accélération baissière sur l’or qui est descendu jusque 1160 $ avant de remonter vers 1200 $ , un niveau de résistance important, et là on a eu une vague de vente, ce qui signifie que pour le moment la baisse n’est pas terminée. On cherche toujours les raisons de cette baisse, voici quelques  pistes …. Mais pour le moment , l’or est sorti de son marché haussier à moyen terme, pas bon du tout . Sur le long terme il reste un peu de marge, mais pas beaucoup : c’est simple, l’or ne doit pas baisser sous son plus bas de 2015 (1050 $) . Si 1160 $ devient un support à long terme par exemple, ça ira . Je vais suivre ça de prés, mais c’est incroyable qu’avec tout ce qui se passe dans le monde, l’or baisse . Je pense que ça cache quelque chose : la marée qui se retire avant le tsunami ?? … Z 

Mi-août l’once d’or a touché son plus bas niveau depuis janvier 2017 entraînant dans son sillage certains métaux précieux comme l’argent et le platine. Explications sur ce décrochage surprise.

Le décrochage estival du cours des métaux précieux semble avoir pris de court la plupart des analystes. « La violence et l’ampleur de cette baisse nous ont surpris » observe Benjamin Louvet gérant matières premières chez OFI AM. Un avis partagé par les analystes de Commerzbank qui s’étonnent que l’or, par exemple, n’ait « pas joué son rôle de valeur refuge » dans cette période de forte instabilité géopolitique. Symbole de cette chute du cours des métaux précieux : le 17 août, l’once d’or a touché un plus bas niveau depuis janvier 2017, à 1.160,27 dollars – il est depuis légèrement remonté à 1.190 dollars. De leurs côtés, l’argent et le platine, ont également décroché sévèrement. L’argent est ainsi tombé à 14,34 dollars, son plus bas niveau depuis février 2016 et le platine à 755,46 dollars, un niveau plus vu depuis octobre 2008. Comment expliquer ces mouvements baissiers ? Voici trois raisons qui peuvent justifier ces pertes.

1. La baisse de la demande chinoise liée à la dépréciation du yuan

Conséquence de la guerre commerciale engagée par Donald Trump, Pékin a décidé de laisser se déprécier sa monnaie – environ 8% depuis mai – pour riposter à la politique de taxation des importations mise en place par l’administration Trump. « La Chine étant le plus gros acheteur d’or au niveau mondial, ce facteur a sans conteste freiné l’appétit de l’Empire du Milieu pour le métal jaune » analyse Benjamin Louvet. La corrélation entre le yuan et l’or est en effet à ce titre assez frappante.

Pour Benjamin Louvet, la baisse du cours de l’once d’or peut aussi s’expliquer par des mouvements spéculatifs. « Nous ne pouvons également exclure, compte tenu des mesures prises par le gouvernement chinois pour limiter la spéculation sur la monnaie chinoise (augmentation des dépôts) et de la corrélation entre le métal jaune et le yuan, qu’un certain nombre de spéculateurs aient utilisé l’once d’or comme un proxy pour jouer la baisse de la monnaie chinoise ».

A cette baisse du yuan il convient aussi de mentionner celle de la roupie indienne, l’Inde étant le second marché pour le métal jaune. La roupie a ainsi atteint ce mois-ci son plus bas niveau historique contre le dollar. « D’une manière plus générale, le dollar s’est réapprécié face à l’ensemble des devises émergentes, ce qui pénalise fortement la capacité d’achat de ces marchés sur les biens libellés en dollars. Or, parmi les principaux acheteurs de métal jaune se trouvent certains des principaux pays émergents : la Chine, nous l’avons dit, mais également l’Inde et, dans une moindre mesure, la Turquie (sixième pays en termes de volume d’achat en 2017, selon les chiffres de Thomson Reuters GFMS) ».

2. Effet report sur la livre turque

Les analystes de Commerzbank avancent une autre explication pour justifier cette baisse des cours. « Le rebond de la livre turque et l’appétit pour le risque qui en a résulté sont probablement une des raisons pour laquelle l’or n’est pas demandé » arguent-ils, citant également l’annonce de futures négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à la fin du mois. Lors de périodes fastes, les investisseurs ont en effet tendance à privilégier les actifs risqués mais qui offrent de meilleurs rendements que l’or. Après s’être effondrée les 10 et 13 août, bousculant les marchés et alimentant les craintes de contagion, la livre turque a partiellement récupéré de ses pertes en milieu de semaine dernière, avant de baisser de nouveau face au dollar vendredi.

Les tensions entre la Turquie et les Etats-Unis, en partie à l’origine de la récente crise de la devise, se sont récemment accrues. Jeudi, le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a menacé Ankara de sanctions supplémentaires, après le doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, si Washington n’obtenait pas la libération du pasteur Andrew Brunson. Ce à quoi la Turquie a répondu vendredi qu’elle n’hésiterait pas à répliquer tout en refusant une nouvelle fois de lever l’assignation à résidence de M. Brunson, alimentant la prudence des investisseurs. Mais « étonnamment, l’or a été incapable de bénéficier de son statut de valeur refuge », a souligné Lukman Otunuga, analyste pour FXTM.

« L’escalade des tensions politiques entre les Etats-Unis et la Russie, l’Iran et la Turquie ont échoué à stimuler la demande (du métal précieux) alors que les investisseurs tablent sur un dollar fort », ont ajouté les analystes de Phillip Futures. L’or, comme de nombreuses autres matières premières, est libellé en billet vert. Un renchérissement de celui-ci rend ainsi le métal jaune plus cher pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

3. La hausse des taux américains

Élément plus structurant que les deux premiers, la hausse des taux américains tend également à détourner les investisseurs de la relique barbare. Le cours de l’or a d’ailleurs touché son plancher au moment même où Jérôme Powell, le patron de la Fed, confirmait la hausse programmée des taux américains. A cela s’ajoute le fait que l’or, qui ne rapporte aucun intérêt, est mal en point face à des marchés d’actions où les dividendes ne cessent de s’apprécier. »Pourquoi acheter des métaux précieux, qui n’apportent pas de rendement, quand on peut avoir des actions? », s’interrogeaient par exemple récemment les analystes de BNP Paribas.

 
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Publié par le 23 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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LES FRANÇAIS VENDENT LEUR OR (ET ILS POURRAIENT BIEN LE REGRETTER)

Les Français vendent leur or (et ils pourraient bien le regretter)

Ce papier en faveur de l’or est de capital, un média mainstream, et bon nombre de médias qui sont loin d’avoir toujours été en faveur de l’or sont unanimes sur le fait de parier sur le métal jaune en ce moment, ce qui n’est pas commun du tout . Je ne dis pas que c’est un gage de quoi que ce soit, je dis juste que c’est étrange car les mainstream dédaignent l’or en général . (faites un peu le tour, par exemple Une analyse de Notre Temps revient sur tout l’intérêt de « miser sur les bons choix » et en particulier sur « l’achat d’or (qui) pourrait être le pari gagnant des 6 prochains mois ») Crise ou pas crise, l’or est dans un marché haussier jusqu’à preuve du contraire,  même si en ce moment il est vrai que ce marché est un peu déréglé et qu’il fleurte à la baisse avec une ligne de tendance haussière majeure comme j’en parlais l’autre jour (Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?) qui pourrait signaler un plancher avant un rebond estival . Car nous sommes en plus dans une saisonnalité favorable à l’or . C’est simple, les gens achètent quand il faut vendre, quand une crise bat son plein et que l’or explose, et vendent quand il faudrait acheter, quand l’or baisse .. Or il faut acheter par anticipation d’une crise ou d’une situation économique mondiale qui va se dégrader. Donc si vous pensez que tout va bien et que ça va continuer, n’achetez pas d’or . En tout cas « les français qui vendent leur or », pour moi ça veut dire qu’il ne faut pas vendre . Vu le nombre d’acteurs économiques qui préviennent sur une crise prochaine …, sans compter toutes les analyses que je relaie qui montrent que l’économie mondiale est en train de basculer (en fait on ne s’est jamais vraiment remis de la crise 2008, on a acheté un peu de temps avec la planche à billet),  je ne pense pas que ce soit une bonne idée . Z 

Année après année, les Français ont tendance à vendre leur or, sauf entre 2010 et 2014, du fait du stress lié à la crise de l’euro. Depuis 2015, la reprise économique les incite à céder à nouveau leur métal jaune… jusqu’au prochain choc financier ?

Les Français sont assis sur un tas d’or. 16% d’entre eux en détiennent, d’après Ipsos. Pour autant, au fil des ans, nos concitoyens ont tendance à alléger leurs bas de laine en métal jaune. Suite à l’impact de la crise financière de 2008-2009, “la France avait été acheteuse nette (total des achats moins total des ventes) d’or de 2010 à 2014 inclus, mais elle est devenue vendeuse nette depuis, avec une demande de détail de -4,5 tonnes d’or en 2017, d’après les chiffres du cabinet Metals Focus”, souligne Adrian Ash, directeur de recherche chez BullionVault, plateforme d’échange de métaux précieux de référence. Et ce, du fait de la reprise économique, qui rend moins attrayante cette traditionnelle valeur refuge : le cours de l’once a chuté de 35% depuis son record historique de septembre 2011.

La demande tricolore avait atteint un pic à 6,1 tonnes d’or sous forme de lingots et de pièces d’or en 2011, année du sommet historique de l’once, dont le cours avait atteint plus de 1.900 dollars. “Mais ces dernières années, la tendance d’il y a 15-20 ans est revenue”, relève BullionVault, qui rapporte que la France a été liquidatrice nette d’or pendant une grande partie des années 1980 et 1990, marquées par une division par près de 3 du cours de l’once entre le pic majeur de 1980 et le creux de 1999. “A l’époque, de nombreuses personnes ayant hérité des Napoléons des parents et des grands-parents, qui les cachaient sous les parquets, les ont revendus”, rapporte la plateforme. Ce qui est étonnant, c’est que la France est le seul pays européen (parmi ceux répertoriés dans le tableau ci-dessous) à avoir été vendeur net d’or depuis 2015, alors que les Allemands, en particulier, achètent chaque année pour plus de 100 tonnes de métal jaune…

Demande de lingots et de pièces par pays européens (cliquez sur l’image pour agrandir)

BullionVault (source : Gold Focus 2018 de Metals Focus)

Dès la prochaine crise, les cours de l’or pourraient se redresser

Reste que les Français qui cèdent leur or pourraient bien s’en mordre les doigts. En effet, si une nouvelle crise financière devait éclater demain – un scénario qui est loin d’être de la science-fiction -, le cours de l’or pourrait se réveiller… et on peut penser que nos concitoyens se remettraient à acheter du métal jaune, comme entre 2010 et 2014. “Si les particuliers recherchent une sorte de protection contre la crise, comme leurs aïeux, avoir quelques pièces d’or ou de petits lingots est logique”, juge la plateforme.

>> A lire aussi – 13 raisons de miser sur l’or plutôt que sur les actions

Or, alors que l’économie mondiale et les marchés financiers ont déjà connu des turbulences majeures cette année, les raisons de s’inquiéter ne manquent pas, entre l’issue incertaine du bras de fer commercial initié par Donald Trump, le manque de visibilité sur la future politique économique italienne (qui pourrait dans le pire des scénarios favoriser une nouvelle crise de la zone euro), les déséquilibres affichés par de nombreux pays émergents et les risques de crise financière et de krach boursier

>> A lire aussi – La crise italienne va-t-elle faire flamber l’or et comment miser dessus ?

Un nouvel accès de stress sur les marchés relancerait l’aversion au risque, ce qui devrait profiter à l’or, valeur refuge par excellence… Un actif qui a fait ses preuves au fil des millénaires : lors d’une crise, son cours est généralement bien orienté, tandis que sur très longue période, il constitue un rempart contre l’inflation et l’érosion de la valeur des monnaies, et vous permet ainsi de maintenir votre pouvoir d’achat…

Evolution des principales devises face à l’or (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPoR Devises (Source : World Gold Council)

L’or a en outre “la qualité de ne pas présenter de risque de contrepartie (le risque de contrepartie est le risque consenti par un créancier, lié à une possible défaillance de l’emprunteur. Or, le métal jaune présente l’avantage de n’être la dette de personne, NDLR), à l’heure où les obligations d’Etat ne portent plus de “taux sans risque” mais un “risque sans taux” (c’est-à-dire un risque sans rémunération pour l’investisseur, NDLR) !”, souligne Benjamin Louvet, gérant matières premières en charge du fonds OFI Precious Metals chez OFI Asset Management.

L’été, une saison traditionnellement porteuse pour l’or et les sociétés cotées de mines d’or

Autre élément favorable à un rebond de l’or la saisonnalité est actuellement favorable, le cours du métal jaune et des valeurs minières aurifères affichant, historiquement, un parcours enviable en été (voir infographie ci-dessous). “A l’exception de 2016 – millésime marqué par un rebond spectaculaire du cours de l’or au premier semestre après la purge observée pendant les années 2011/2015 -, la période estivale a été très favorable au métal jaune depuis 2001. Le cours de l’or a progressé en moyenne de 13,9% (en dollars) en période estivale, et l’indice XAU, représentatif des valeurs minières aurifères, de 27,8%”, souligne en effet Arnaud du Plessis, gérant actions thématiques spécialisé sur l’or et les ressources naturelles chez CPR AM.

Hausses estivales de l’or et des valeurs minières aurifères depuis 2001 (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (source : Bloomberg – BofA Merrill Lynch Global Research)

>> A lire aussi – L’or, un placement incontournable en été

L’analyse technique laisse aussi espérer une reprise des cours. “Si le croisement baissier des moyennes mobiles à 50 et 200 jours (moyennes des cours de clôture des 50 et 200 dernières séances, respectivement, NDLR) a entraîné une accélération de la baisse en juin, l’or est aujourd’hui très survendu, et le point bas de décembre dernier – 1.236 dollars l’once – pourrait servir de soutien”, estime Arnaud du Plessis.

Evolution du cours de l’once d’or et analyse technique (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (données Bloomberg)

> A lire aussi – Ces 38 chiffres sur l’or 

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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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Ron Paul évoque le désastre économique en devenir du à l’argent dette

Hyperinflation : des brouettes de billets, des liasses de billets entières plein les bras, pour aller acheter son pain, voilà les possibles conséquences d’une monnaie fiduciaire, quand la confiance en l’État « imprimeur » disparaît. – Source bienvenidosvenezolanos.com

Ron paul a bigrement raison !! Nous sommes depuis 71 dans un système expérimental de monnaie fiduciaire qui ne tient uniquement que sur la confiance qu’on accorde aux gouvernement qui les imprime . Plus de confiance, plus de monnaie papier et chaos dans les rues, et la confiance dans la monnaie papier créée ex nihilo à toujours fini par s’effondrer à travers l’histoire … Avec la planche à billet qui a tourné à plein régime ces dernière années et la dette qui a explosé comme jamais dans l’histoire humaine, nous prenons le même chemin, ce qu’est qu’une question de temps, et les signaux d’alerte se multiplient  … Nous nous dirigeons droit vers une énorme crise monétaire ! Ron paul croit en l’or et  aussi dans les cryptos , et est même pour que les 2 « coexistent ensemble » comme il l’explique ici. Z  

Ron Paul mérite vraiment qu’on dise de lui qu’il n’est pas un politicien américain comme les autres. Cet ancien candidat républicain à la présidence américaine, ancien sénateur au Congrès US, est un économiste libertarien, de l’école autrichienne, prônant notamment le retour à un étalon-or, plutôt que de continuer dans l’économie de crédit keynésienne actuelle, qui nous enfonce chaque jour plus sous des montages de dettes.

Pour donner une première vision de cet homme politique, nous pouvons rappeler qu’il avait déjà donné son avis sur les cryptomonnaies fin 2017, en disant que « si les gens en veulent et veulent s’en servir, le gouvernement ne devrait pas s’en mêler. »

Petit rappel du possible désastre économique en devenir, provoqué par la dette

Dans un grand article publié sur le site internet de Mises InstituteRon Paul affirme que les États-Unisn’ont pas une économie de marché libre, car un conglomérat de personnes (à la fois dans, et en-dehors du gouvernement, le « Deep State ») dirige l’économie.

En effet, l’immense montagne de dettes à travers le monde d’aujourd’hui remonte au 15 août 1971lorsque le président américain Nixon refusa de continuer la convertibilité du dollar en or (mettant une fin définitive à l’étalon or), à un taux fixe, pour les détenteurs étrangers de dollars, ce qui n’était ni plus ni moins qu’un aveu de faillite technique des Etats-Unis d’Amérique ! Depuis, les américains vivent à crédit sur le dos du reste du monde.

Comme Ron Paul l’explique :

« Les problèmes auxquels nous sommes maintenant confrontés sont la conséquence prévisible de ce système expérimental de monnaie fiduciaire [incarné par le dollar US]. Il a été soutenu par une philosophie économique et politique qui a promu l’idée étrange “qu’imprimer” des quantités illimitées d’argent et ignorer les dangers de la dette, crée de la richesse. »

Nul ne sait encore les conséquences à l’échelle mondiale qu’aura cette longue expérience de monnaies-dettes basées sur la seule confiance envers des états, mais ce qu’il se passe au Zimbabwe ou au Venezuela peu nous donner une idée du possible désastre à venir.

« Les cryptomonnaies et les métaux précieux peuvent coexister »

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cryptos fétiches. Ron Paul déclare ainsi dans sa publication, reprise par Bitcoin.com :

« Le marché est tout à fait capable de trier les avantages et les inconvénients des cryptomonnaies et des métaux précieux. Le plus grand défi sera de mettre le gouvernement à l’écart pour permettre ce choix (…) Il est concevable que les cryptomonnaies, en utilisant la technologie blockchain, et un étalon-or puissent coexister ensemble, plutôt que de n’offrir qu’un choix l’un ou l’autre ».

Comme le rappelle CCN, il est effectivement important pour Ron Paul de s’assurer que les gens puissent faire le choix sans être contraints par les banques centrales ou le gouvernement.

Car pour reprendre l’exemple de l’Or, quand le prix d’une once d’Or (31,1g d’Or pur) est passé de 35 à 800 dollars en 1971, le dollar s’est affaibli et le Congrès US a créé une commission pour examiner le rôle de l’or dans le système monétaire. L’alors jeune sénateur Ron Paul était bien placé pour le savoir, car il était un membre (contestataire) de cette commission, qui a renforcé le dollar fiduciaire américain, avec les conséquences que l’on connaît (la crise de 2008 en étant le dernier « petit » avant-goût en date).

Alors que penser de tout cela ? La combinaison d’une/de cryptomonnaie(s) adossée(s) à des métaux précieux comme l’or ou l’argent : un nouveau Saint Graal économique ? Empêchant les banques centrales du monde entier (la FED américaine et la BCE européenne en tête) de manipuler les marchés, pour enfin avoir une économie de marché saine et réelle ? Votre modeste serviteur, rédacteur de cet article, avait déjà fait son choix depuis la manipulation à la baisse sur l’or d’avril 2013 : « In Gold we trust » devient juste « In Gold & Crypto we trust ».

Sources : Mises Institute CCN Bitcoin.com  ; Bienvenidos Venezolano || Image from Shutterstock

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Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

Cours de l'or sur support pourrait rebondir

L’or teste une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017

Une croix de la mort, il n’y a pas de quoi faire un fromage … c’est juste que l’or est à un carrefour niveau graphique . Dans l’absolu cela peut certes signaler un retournement de tendance et un marché baissier à long terme, mais ce n’est en aucun cas le cas pour l’or , il n’y a aucune raison fondamentale, l’or devrait même monter en ce moment . Mais il baisse sans aucune explication rationnelle . Je suis d’accord avec Fiorentino sur le « dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques » contraire à toutes les règles élémentaires de trading  . Les experts n’y comprennent pas grand chose … Mais comme écrit plus bas, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent …

D’un point de vue de l’analyse technique, Le cours de l’or consolide depuis ce matin à son plus bas de 6 mois à 1250$. Néanmoins, en plus de l’or sur support, l’indice dollar US (DXY) teste une résistance majeure à 95 points, qu’il ne réussit pas à franchir pour la deuxième fois en deux semaines, ce qui peut signaler un essoufflement du momentum haussier.

Nous retrouvons le prix et le momentum de l’or sur support. Le prix est sur son seuil psychologique à 1250$ et le momentum teste le bas de son canal baissier. En plus du support à 1250$, le prix teste également une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017, ce qui renforce cette zone de support.

Les shorts sont toujours au contrôle et la dynamique est certes négative pour le moment sur le marché de l’or, mais il pourrait même descendre encore un peu plus bas ça ne me poserait pas encore trop de problèmes, mais c’est vrai que ce marché est vraiment un peu poussif depuis un certain temps déjà il faut l’admettre . Bien malin est celui qui peut dire ce que nous prépare le métal jaune dans ce contexte où il devrait monter . Pour le moment nous sommes en fin de cycle macroéconomique et le marché est déréglé, mais le marché retombe toujours sur ses pieds . Sur le long terme au vu de la situation globale actuelle, je ne me fais aucun soucis … Z

Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

La tendance baissière qui règne sur le marché de l’or ne semble pas s’essouffler malgré les attentes positives pour le métal jaune en raison des guerres commerciales et des tensions géopolitiques grandissantes entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux.

C’est d’autant plus intrigant que la fameuse croix de la mort vient d’apparaître sur le graphique de l’or. D’un point de vue technique, cela n’augure rien de bon dans un avenir proche pour le métal jaune.

La croix de la mort se présente lorsque la courbe de la moyenne mobile à 50 jours passe en dessous de la courbe de la moyenne mobile à 200 jours, ce qui vient de se produire. Les analystes techniques pensent que cette configuration augure un déclin prolongé pour le métal précieux. C’est la première fois depuis 2016 qu’une croix de la mort apparaît sur le graphique de l’or.

Pour ne rien arranger, la baisse a lieu malgré la faiblesse des grands indices des marchés actions. L’or ne serait apparemment pas une assurance solide contre la baisse des titres. Le S&P 500 a baissé de 1,43 % durant les 5 dernières sessions, tandis que le Dow Jones a reculé de 1,7 %. Le Nasdaq, qui rassemble les technologiques, a été le plus touché avec son recul de 2,1 % enregistré durant cette période.

Le dollar est le coupable de la baisse de l’or

Mais pourquoi l’or baisse-t-il alors que l’appétit pour le risque en fait de même ? Les États-Unis ont réitéré leurs menaces de guerre commerciale envers la Chine et l’Union européenne. Le président Trump a notamment menacé Bruxelles de droits de douane de 25 % sur les importations de voitures du Vieux continent. L’UE est l’exportateur mondial numéro 1 de voitures vers les États-Unis. Dans des circonstances normales, une telle menace aurait augmenté la demande pour le métal jaune.

Les investisseurs dans l’or peuvent largement blâmer le dollar pour la baisse. Le billet vert s’est en effet fortement apprécié par rapport à ses rivaux durant ces dernières semaines.

Durant les 3 derniers mois, les contrats à terme sur le dollar ont progressé de 6,3 % pour effacer le recul enregistré durant le début de l’année 2018 alors que la FED poursuit sa politique agressive sur le front des taux, ce qui soutient la valeur de la devise américaine. (…)

Historiquement, le dollar dispose d’une corrélation inversée avec l’or. Elle fut particulièrement prononcée en mai, juste avant le relèvement des taux de la FED de juin. (…)

Croix de la mort or : une posture contrarienne qui paie

Si la croix de la mort n’augure traditionnellement rien de bon, cela ne garantit pas pour autant un marché baissier prolongé de l’or. Notamment parce que la corrélation négative entre l’or et le dollar s’est considérablement affaiblie depuis mai. Elle s’élève actuellement à 0,08, ce qui signifie qu’elle est quasi inexistante. Cela pourrait dire que le dollar a perdu de son influence sur le métal.

Suite et fin

L’or va mal : pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose

L’or n’est pas en grande forme, alors qu’avec toutes ces tensions politiques et économiques, le métal jaune aurait dû grimper! Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco, nous dit pourquoi ce n’est pas le cas, et pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose.

Il y a ce qu’on apprend à l’université et puis, il y a la réalité. Parfois, pour ne pas dire souvent, il y a un divorce.

Prenez le cas de l’or. Tous les manuels de finance nous disent qu’en cas de tensions géopolitiques, qu’en cas de crise politique, l’or est une valeur refuge. Autrement dit, quand tout va mal, l’or grimpe.

Avec les tensions avec la Corée du Nord, l’Iran, la crise politique en Italie, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde, le métal jaune aurait normalement dû prendre des couleurs. Mais ce n’est pas le cas. Depuis le début de l’année, l’or a même perdu 4%.

Ce n’est pas une chute fatale bien entendu, mais c’est bizarre. Comme toujours dans ces cas, il y a des âmes charitables pour nous expliquer le pourquoi du comment.

Il n’y a qu’à se baisser pour lire la presse économique à ce propos. L’un dit que c’est normal: comme le dollar grimpe, c’est normal que l’or baisse car les deux sont corrélés inversement. D’autres disent que c’est normal vu que les taux d’intérêt aux Etats-Unis sont en train de remonter, alors que l’or par définition ne rapporte aucun intérêt.

Quand tout va mal, l’or prend normalement de la valeur, mais ce n’est pas le cas

C’est ce qu’on appelle des explications a posteriori. Mais je rejoins aussi les commentaires de Marc Fiorentino, un ancien trader parisien, reconverti dans le conseil financier.

Tous ces arguments ne sont pas convaincants. Il y a autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Et donc, oui, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent.

En attendant, d’autres valeurs continuent de jouer leur rôle de valeur refuge en ces temps de nervosité boursière. C’est le yen japonais, et les obligations d’Etat allemandes et américaines.

Il y a quelques semaines encore, l’indice Nasdaq, -c’est-à-dire l’indice des valeurs technologiques- servait aussi de valeur refuge, car les investisseurs partaient du principe que des valeurs comme Amazon, Facebook ou Netflix sont insensibles à l’évolution des taux d’intérêt ou à la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais comme cet indice des valeurs technologiques a plongé de 2% lundi dernier, même le Nasdaq n’est plus considéré comme une valeur refuge. Cela me fait penser à ce que me disait l’un de mes mentors : investir en Bourse, c’est croire que l’on peut prédire l’avenir, mais quelle arrogance !

Voici ce qu’en pense Fiorentino en détail :

L’or valeur refuge ?

L’or continue à glisser. Et c’est une des grandes surprises sur les marchés de ce premier semestre. Il est à son plus bas niveau depuis 6 mois. Depuis le début de l’année il est en chute de 4%.

L’OR NE JOUE PLUS SON RÔLE

C’est une surprise car l’or doit normalement jouer son rôle de valeur refuge. Or, nous sommes en pleine guerre commerciale, en pleine tension géopolitique avec des pays émergents sous pression et en pleine crise politique en Europe. Et pourtant l’or n’en profite pas. C’est contraire à toutes les règles élémentaires de trading.

QU’EST-CE QUI EXPLIQUE LA BAISSE DE L’OR ?

On trouve comme d’habitude, des explications a posteriori, mais comme d’habitude aussi, elles sont guère convaincantes. La hausse du dollar pèse sur l’or, la hausse des taux d’intérêt américains, qui rend l’or qui lui n’a pas de rendement moins attractif, l’inflation qui certes rebondit mais reste sous contrôle et même parfois trop basse dans certaines zones économiques comme le Japon ou l’Europe par exemple. Mais je vous avoue franchement que j’ai autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Ce qui est certain c’est que les grands fonds spéculatifs, les hedge funds, sont totalement sortis du marché de l’or et on le voit avec des positions ouvertes sur le Comex, le principal marché à terme sur l’or, au plus bas depuis 2016.

QUELLES SONT LES AUTRES VALEURS REFUGE ?

Si l’or ne joue plus son rôle de valeur refuge, quels sont les autres marchés qui jouent ce rôle ? À chaque évènement majeur, et notamment récemment à chaque surenchère sur la guerre commerciale, ce sont toujours les mêmes actifs qui montent : le yen, grosse valeur refuge, les emprunts d’état américains et les emprunts d’état allemands et jusqu’à la semaine dernière le Nasdaq et les valeurs technologiques. On assiste depuis quelques semaines néanmoins à un dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques. On le voit avec l’or. C’est souvent le signe annonciateur d’une hausse de la volatilité. À suivre donc de très près cet été.

 
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Publié par le 2 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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Or : l’année 2018 sera-t-elle un remake de 2011 ?

or et argent

L’or plane autour des 1340 $ – En 2017, l’or a enregistré sa meilleure performance annuelle depuis 2010, malgré le fait que de nombreux investisseurs ont quelque peu boudé la matière première.

En ce début d’année, il plane un furieux sentiment de déjà-vu sur le marché des métaux précieux.

L’année dernière fut la meilleure de l’or depuis 2010, grâce à une progression de 12,5 %, tandis que son ennemi juré, le dollar, a connu sa plus mauvaise année depuis 2003 en enregistrant une baisse de 9,8 % par rapport au panier des devises majeures.

Si 2017 devait imiter 2010, va-t-on connaître une suite similaire ainsi que des mois de hausse épique en 2018, comme en 2011 ? Souvenez-vous, c’est la fameuse année durant laquelle l’or a atteint son plus haut historique de 1923 $ l’once, tandis que l’argent s’était approché des 50 $, son plus haut historique de 1980.

Il est important de noter que la performance solide de l’or en 2017 a eu lieu à une période durant laquelle les investisseurs ont plutôt boudé le métal.

Même durant la hausse inattendue entre Noël et le Nouvel An, le site Internet populaire auprès des traders WallStreetWindow.com n’a reçu que 3 e-mails après avoir recommandé l’or, et j’étais le seul à répondre positivement au conseil.

Un ancien collègue journaliste de Dubaï qui travaille désormais à Toronto, où se trouve un marché majeur des actions minières, a réfuté mon dernier article positif pour l’or dans le National en argumentant que personne dans son entourage n’est optimiste pour le métal jaune en 2018.

Ce n’est bien sûr pas étonnant. Le cours de l’or n’a fait que zigzaguer depuis 2011, même si les graphiques indiquent clairement un changement de tendance positif dès le début de 2016 et une claire accélération de la hausse en 2017.

Mais lorsque tout le monde est pessimiste et se trouve de l’autre côté du manche, c’est habituellement le bon moment pour passer à l’achat, surtout lorsque vous entrevoyez un catalyseur ou deux susceptibles de maintenir l’élan positif ou, mieux encore, de l’accélérer.

Durant ces dernières années, j’ai adopté cette approche « contrarienne » sur de nombreuses classes d’actifs. Et même si parfois la patience requise peut être aussi douloureuse que les maux de dos, au final c’est plus souvent une approche rentable qu’une déception.

Cela dit, quelles sont les raisons qui alimentent cet optimisme pour les métaux précieux ?

Tout d’abord, j’estime que le krach de Bitcoin et des autres centaines de cryptodevises est l’une des raisons pour acheter des métaux précieux, car je pense que la manie de ces derniers mois a résolument fait du tort à l’or, qui avait atteint les 1350 $ l’été dernier alors qu’il a clôturé à 1305 $ en 2017.

De plus, alors que Bitcoin mordait la poussière entre Noël et le Nouvel An, le cours de l’or a soudainement bondi de 50 $ à une période de l’année durant laquelle c’est habituellement le calme plat.

Le mois dernier, j’ai suggéré que l’or pourrait « nous faire un Bitcoin » en 2018 en décollant également de façon impressionnante. Si vous vous penchez sur le graphique de l’or sur plusieurs années, il est bien positionné pour également se lancer dans une hausse fulgurante qui mettrait un terme au super marché haussier initié au début des années 2000, lorsque l’or n’était qu’à 300 $ l’once.

Mais quel contexte pourrait pousser le grand public et les investisseurs à se ruer sur le métal jaune ?

Le précédent des années 80

La dernière fois qu’un tel événement a eu lieu, c’était entre 1979 et 1980, après une décennie de hausse constante du prix de l’or, hormis l’épisode de la correction douloureuse de 50 % entre 1975 et 1976, qui n’est pas sans rappeler celle que nous avons connue entre 2011 et 2015.

À l’époque, il y avait une inflation des prix à la consommation galopante de 18 %. La crise des otages à Téhéran après la révolution iranienne avait permis à l’or de connaître une hausse spectaculaire de 400 % sur une année. Le dollar passait simultanément un sale quart d’heure.

N’oubliez pas qu’en 2017, le dollar a connu sa plus mauvaise année depuis 2003. Il descend de son piédestal et pourrait encore baisser alors que la réforme fiscale de Trump va faire exploser la dette. Habituellement, le dollar et l’or sont inversement corrélés.

L’inflation est basse, même si nous connaissons une hyperinflation du prix des actifs, la hausse de 25 % du Dow Jones en est un exemple. Serait-ce un talon d’Achille ?

Néanmoins, si l’histoire devait se répéter nous ne devrions pas connaître cette hausse spectaculaire en 2018 en l’absence d’un événement géopolitique majeur. Cela dit, les éléments déclencheurs géopolitiques potentiels ne manquent pas.

Le président Donald Trump est beaucoup plus agressif que son prédécesseur dans ses déclarations, la Corée du Nord est un point d’ignition potentiel. Pas besoin non plus d’être un génie pour imaginer une crise inattendue au Moyen-Orient.

Des commentateurs très sérieux estiment même qu’une décision visant à adosser le dollar ou le yuan à l’or pourrait propulser le métal à 10.000 $ l’once, comme je vous en ai déjà parlé le mois dernier.

Les bulles, un risque à ne pas sous-estimer

Mais la chose à surveiller de près est probablement le gorille manifestement obèse qui est assis à côté de nous : la valeur des actions, des obligations et de l’immobilier a été gonflée par des taux ultrabas qui sont désormais sur le point de remonter.

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Publié par le 15 janvier 2018 dans général, or et argent métal

 

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OR : VOS NAPOLÉON SERONT BIENTÔT PLUS FORTEMENT TAXÉS !

Or : vos Napoléon seront bientôt plus fortement taxés !

Avec la hausse programmée de la taxe forfaitaire sur la vente de métaux précieux, les Napoléon seront lourdement taxés en 2018.

Les épargnants sont une fois de plus mis à contribution par Bercy. Suite à des amendements au projet de loi de finances (PLF) pour 2018, trois biens considérés comme “ostentatoires” vont être surtaxés : les voitures de sport, les yachts et… les métaux précieux, comme l’or. L’amendement I-CF712, présenté par Joël Giraud, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, compte en effet porter de 10 à 11% le taux de la taxe forfaitaire sur la vente de métaux précieux, “comme l’or, le platine, l’argent, les débris de métaux précieux et les monnaies postérieures à 1800”.

Une augmentation motivée par le remplacement de l’ISF par “la création de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI, assis sur les seuls biens immobiliers, ce qui exclut donc l’or, NDLR), qui se traduit par une réduction globale de la fiscalité sur ces métaux précieux”, rapporte l’amendement. En tenant compte de la CRDS (0,5%), l’imposition globale sur le montant de cession de l’or va ainsi passer de 10,5 à 11,5%, et ce, alors que l’ISF ne concerne que peu de contribuables… Les pièces d’or Napoléon sont bien sûr concernées.

Les Napoléon, partie intégrante du patrimoine de nombreux ménages

Or, elles font partie du bas de laine de nombreux épargnants français, souligne François de Lassus (CPoR Devises). “Il y a six pièces Napoléon différentes : 5, 10, 20, 40, 50 et 100 francs. 515 millions de Napoléon 20 Francs – la pièce d’or la plus répandue en France – ont été frappés entre sa première émission 1803 et ses dernières frappes, en incluant les refrappes sous Giscard, soit l’équivalent de près de 2.990 tonnes d’or fin. Parmi les différentes effigies, les frappes des Coq s’élèveraient à 128 millions d’unités”, rapporte-t-il.

“Le bas de laine or – pièces et lingots – est estimé à 3.000 tonnes… Les pièces représenteraient les deux tiers des produits, contre un tiers pour les lingots. Les Napoléons 20Frs constitueraient une bonne moitié de ces pièces thésaurisées, les autres pièces les plus couramment achetées étant l’Union Latine, le Peso Mexicain, Le Vrenelli ou encore le Souverain”, précise l’expert. Tous supports confondus, l’or est détenu par près d’un Français sur six, selon une enquête Ipsos de mai 2014, rapporte-t-il. Ainsi, 11 millions de nos concitoyens pourraient vouloir attendre un environnement fiscal plus favorable, avant d’éventuellement envisager de céder leur métal jaune…

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Publié par le 24 octobre 2017 dans général, or et argent métal

 

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