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L’Oligarchie Financière Mondiale

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Crédit : Global look Press

Du secret « Groupe des Trente », qui a pris le pouvoir dans l’Union Européenne, pouvoir qui peut devenir encore plus lourd. Et après-demain, l’Europe en tant que civilisation particulière, qui s’est édifiée au cours de nombreux siècles, peut disparaître complètement. Il y a de nombreuses causes et manifestations de ce« déclin de l’Europe » (selon Oswald Spengler). L’une des causes et des manifestations du« déclin » est la perte de la souveraineté de l’Europe. Or personne n’a pris à l’Europe sa souveraineté, elle l’a volontairement rejetée. Ce processus s’est appelé« intégration européenne ».


Ce processus a débuté par une étape apparemment innocente et tout à fait justifiée : la signature en 1957 du Traité de Rome, qui a établi un « marché commun » pour six pays européens (l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg). Mais, « l’appétit vient en mangeant », dit-on. L’Europe a décidé d’étendre le « marché commun » des marchandises (rejet des droits de douane dans le commerce mutuel) au marché commun des capitaux et à celui de la main-d’œuvre. Et puis l’idée lui est venue de procéder à l’intégration des devises monétaires. Pour commencer, il a été décidé d’introduire dans les règlements internationaux entre pays européens une unité monétaire conditionnelle, appelée ECU. Mais l’Europe ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Pour détruire les monnaies nationales, elle a imaginé de les remplacer par une monnaie commune à tous les pays. Les avantages de cette idée étaient à peu près les mêmes que les inconvénients. Mais, alors que tous les avantages étaient « ici et maintenant », les inconvénients n’allaient se produire que dans l’avenir. Les opposants à la transition vers une monnaie unique étaient nombreux, mais leur résistance fut brisée. Pour s’assurer de la victoire, les intégrateurs monétaires usèrent de tous les moyens publicitaires possibles pour mettre en lumière les avantages à court terme. Or l’européen moyen, qui est faible et myope, fait toujours le choix de l’ « ici et maintenant ».

Il y a vingt ans, l’Europe a franchi la ligne rouge. Le 1er janvier 1999, apparut la monnaie européenne unique, l’Euro, sous une forme non-monétaire, et le processus de suppression des monnaies nationales commença dans 11 États européens. Depuis le 1er janvier 2002, l’émission des espèces en Euro (pièces et billets de banque) démarra. La même année, dans ces 11 États, le processus de suppression des monnaies nationales et de leur remplacement par la monnaie unique et supranationale de l’Euro prit fin. Les pays qui renoncèrent à leur monnaie nationale formèrent la zone Euro. Il y a maintenant 19 États dans la zone Euro.

L’Euro a pris la deuxième place après le Dollar américain dans le rating mondial des monnaies, selon tous les indicateurs (part dans les comptes, dans les réserves internationales, dans les opérations sur le marché des changes du Forex), etc.

Un certain temps, les pays de la zone Euro connurent une véritable euphorie. Mais la musique n’a pas joué longtemps. Environ cinq ans, pas davantage, jusqu’à ce que l’Europe soit submergée par la vague de la crise financière mondiale. La crise financière a été remplacée par celle de la dette, qui se poursuit jusqu’à présent, les perspectives de sortie de crise de l’Europe n’étant toujours pas en vue.

La Banque centrale européenne, instrument d’élimination de l’identité européenne

Les avantages de l’intégration monétaire commencèrent à s’évaporer, et les inconvénients se firent de plus en plus palpables et même meurtriers. Les pays de la zone Euro perdirent une partie importante de leur souveraineté. Ils laissèrent la place à une institution supranationale appelée la Banque centrale européenne (BCE). La BCE possède la plus grande autonomie parmi toutes les institutions de l’intégration européenne (Parlement européen, Commission européenne, Conseil européen, etc.). En fait, elle ressemble à n’importe quelle banque centrale « indépendante », mais, probablement, l’indépendance de la BCE vis à vis des États qui l’ont instituée est bien plus importante que celle d’une banque centrale ordinaire par rapport à « son »propre État.

La BCE a été créée le 1er juillet 1998 pour lancer l’émission de l’Euro. Les vingt ans d’histoire de l’existence de la BCE montrent qu’elle possède, non seulement la plus grande « indépendance » vis-à-vis des États européens, relativement aux autres institutions de l’intégration européenne, mais aussi qu’elle a la plus grande influence sur la vie de l’Europe. Les banques centrales des pays membres de la zone Euro perdent graduellement leur rôle, la BCE leur retire de plus en plus de pouvoirs, et ne laisse aux banques centrales nationales que des fonctions essentiellement techniques. Les « coûts » du transfert volontaire des droits d’émission monétaires au niveau supranational font l’objet d’un ressentiment plus en plus important dans les pays européens. Les autorités de chaque pays de la zone Euro ne peuvent pas être entendues au niveau superlatif de l’instance suprême qu’est devenue la BCE. Dans certains pays de la zone Euro, il y a un sentiment en faveur de l’abandon de l’Euro, et du retour aux monnaies nationales.

L’été 2015, la Grèce fut ainsi sur le point de faire défaut, et menaça Bruxelles de quitter la zone Euro. À Bruxelles, il fut décidé de sauver la Grèce. Depuis trois ans, la Grèce a reçu de la troïka des créanciers (BCE, Commission européenne, FMI) un total de 86 milliards d’Euros. Le programme d’aide s’est terminé en août dernier. Je pense que cette année, la Grèce sera de nouveau dans une situation financière difficile, et menacera de nouveau Bruxelles de sortir de la zone euro.

L’ euro-scepticisme s’intensifie

Ce n’est un secret pour personne que l’euroscepticisme est de plus en plus saisissant en Europe. Une des ses variantes est le scepticisme euro-monétaire. Aujourd’hui, il est bien considéré, particulièrement en Italie, où les politiciens venus au pouvoir sont issus des partis des Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord. Le niveau relatif de la dette souveraine de l’Italie a déjà dépassé les 130% du PIB (deuxième place après la Grèce, avec environ 180% du PIB). Les autorités italiennes soulèvent la question de l’annulation de la dette envers la Banque centrale européenne pour un montant de 250 milliards d’Euros. Sinon, l’Italie menace de quitter la zone Euro et de revenir à la Lire. Il semble paradoxal que même en Allemagne (la « locomotive » de l’intégration européenne) il y ait des mouvements de mauvaises humeurs contre l’Euro. Depuis quelque temps, l’intégration euro-monétaire est entre les mains de l’Allemagne, contribuant au développement de son industrie par la dégradation des économies de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et d’autres pays. Ces pays sont maintenant en état de détresse et doivent être aidés. Mais tout le monde n’est pas d’accord là-dessus en Allemagne. Il s’y trouve des politiciens qui, non seulement admettent la possibilité d’exclure de la zone Euro un certain nombre de pays, mais aussi qui croient qu’il faut absolument le faire.

Ainsi, on voit des signes précurseurs d’un arrêt de l’intégration monétaire, et même de la désintégration de la monnaie. Mais c’est au niveau propre de chacun des différents pays européens. Or, à Bruxelles, les processus de destruction de ce qui reste des souverainetés nationales européennes, dans les sphères monétaire et financière, continuent d’être accélérés. Par exemple, la question est de plus en plus soulevée de l’asymétrie, au niveau de l’ensemble de la zone Euro, qui dispose d’une seule banque centrale, sans qu’il y ait de Ministère unique des Finances. L’Europe unique nécessite le tandem classique « Banque centrale – Ministère des finances », qui existe dans n’importe quel État. Il semble déjà, qu’à tous les niveaux de l’UE, il a déjà été convenu que le budget unique de la zone Euro sera mis en place à partir de l’an 2021.

Mais, si la question du budget unique européen de la zone Euro fait aujourd’hui débat dans de nombreux médias mondiaux, il en va tout autrement pour ce qui est du thème de la politique monétaire et financière de l’Europe, et qui reste dans les coulisses de nombreux médias.

L’Europe est gouvernée par le « Groupe des Trente »

L’histoire a commencé en janvier de l’an dernier et concerne Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne. Je vais la résumer, et vous comprendrez pourquoi je fais le lien avec la Russie. Au début de l’an dernier, les médias mondiaux ont fourni des informations très précises concernant l’Union européenne (UE). La médiatrice de l’UE, Emily O’Reilly, a appelé les hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne (BCE) à cesser de participer aux réunions du « Groupe des Trente » – le G30. Tout le monde parle du G-7, du G-8, du G-20. Certains érudits connaissent aussi le G-10. Mais le G-30 n’était connu que d’un cercle très étroit de personnes. Grâce à Emily O’Reilly, le « Groupe des Trente » a connu les « Feux de la Rampe ».

Il est vrai que G-30 a même un site Web, mais très laconique. On peut quand même en tirer quelque chose. Le groupe fut créé en 1978 par le banquier Jeffrey Bell avec la participation de la Fondation Rockefeller. Son siège social est situé à Washington (États-Unis). Sur le site, derrière le rideau informationnel de sa politique de relations publiques, on voit bien que le groupe formule des recommandations à destinations des banques centrales, et des principales banques du monde. Les participants aux réunions participent ensuite à la mise en œuvre des recommandations adoptées, en utilisant leurs capacités administratives, de communication et d’influence. Comme le groupe fut créé avec l’aide de la Fondation Rockefeller, il est difficile d’imaginer de ne pas trouver David Rockefeller derrière le G-30, qui s’est éteint à l’âge de 102 ans en mars 2017. Pendant la plus grande partie de sa vie, il « dirigea » l’une des plus grandes banques privées au monde, la Chase Manhattan Bank.

À ce jour, le groupe compte 33 membres. Tous sont des banquiers mondialement connus, chefs des plus grandes banques centrales, des banques commerciales et d’investissement privées (appartenant à la catégorie des établissements bancaires qui aujourd’hui, pour la Banque des règlements internationaux, sont « formateurs du système »). Sur le site, certaines personnes sont présentées comme étant « anciennes », d’autres comme « actives ». Mais nous comprenons parfaitement bien que dans le monde des « maîtres de l’argent », il n’y ait pas d’ « anciens membres ». Je vais me contenter d’énumérer la liste des membres du premier sommet du G-30 (avec entre crochet leurs position et fonction dans le monde « extérieur »):

  • Le Président du Conseil d’administration est Jacob A. Frenkel [Président de la Banque JPMorgan Chase international] ;
  • Le Président du Groupe est Tharman Shanmugaratnam [Vice-Premier Ministre et Ministre de la coordination des politiques économiques et sociales, Singapour] ;
  • Le trésorier du Groupe (trésorier) est Guillermo Oritz, [Président de la Banque d’investissement BTG Pactual Mexico] ;
  • Le Président émérite est Paul A. Volcker [ancien Président du système de la Réserve fédérale des États-Unis] ;
  • Le Président honoraire est Jean-Claude Trichet [ancien président de la Banque centrale européenne].

Dans la liste des membres du Groupe, nous trouvons le Président actuel de la BCE, Mario Draghi, qui s’est fait remarquer en janvier de l’an dernier, lorsque le médiateur de l’UE a déclaré que son appartenance au G-30 créait un « conflit d’intérêts ». Pourquoi une fonctionnaire de l’Union européenne a-t-elle demandé à la Banque centrale européenne (BCE) de cesser de participer aux réunions du G30 ? Des dirigeants et des représentants d’un certain nombre de banques, placées sous la supervision de la BCE, participent aux activités du Groupe des Trente. De tels contacts secrets, entre le régulateur financier et les institutions placées sous sa supervision, sont interdits par la réglementation de l’UE.

L’Europe a de nouveau perdu face aux « maîtres de l’argent »

Mais en fait, tout est beaucoup plus grave. Après tout, Emily O’Reilly n’a pas soulevé la question de sa propre initiative. Elle a été contrainte de le faire par des dizaines de milliers d’anti-mondialistes européens, très inquiets de ce que le système bancaire de l’Union européenne ne soit même pas géré par la Banque centrale européenne, mais par une instance supérieure, à savoir, le Groupe des Trente. Et de ce que Mario Draghi se contente de recevoir des instructions du G-30 et de les mettre en œuvre. La BCE elle-même a un statut spécial, en fait, elle n’est pas contrôlée par le Parlement européen, ni par la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union européenne. Or il apparait que même au-dessus de la BCE il y a une instance supérieure, appelée le G-30, qui non seulement ne rend compte à personne, mais dont l’existence même est restée cachée à l’insu de presque tous.

Contrairement à son habituelle insinuation et prudence, Mario Draghi a réagi de manière exceptionnellement tranchante et catégorique à la déclaration du médiateur: « J’ai participé (aux travaux du G-30) et j’y participerai ». Selon nos informations, Draghi s’est, à plusieurs reprises, rendu aux réunions du Groupe, au cours de l’année dernière. Mais Bruxelles a été plongée dans la confusion, ne sachant pas comment réagir à la situation. Après tout, l’affaire a été soumise au Parlement européen, investi de l’obligation de préparer une décision. Les passions se sont déchaînées parmi les députés. Un groupe de députés, composé d’eurosceptiques et de gauchistes, a préparé un projet d’amendements à la résolution adoptée antérieurement par le Parlement européen sur les résultats de l’examen du rapport annuel de la BCE pour 2017. L’essentiel des amendements consiste à interdire à Mario Draghi et à d’autres fonctionnaires de la BCE de participer au Groupe « secret » des Trente. Dans un premier temps, le projet d’amendements a été soutenu par 181 députés, tandis que 439 députés ont voté contre.

Les partisans de Draghi et de sa politique ont proposé leur option, qui consiste à laisser à la Banque centrale européenne la liberté de décider de participer ou non aux travaux du G-30 (et à d’autres groupes et organisations similaires), guidée par la nécessité d’une « bonne » politique monétaire au sein de l’Union européenne. Comme on peut le constater, les amendements ont été vidés de leur essence, pour aboutir à un document « à propos de rien » (dans le style habituel du Parlement européen). Et à la mi-janvier 2019, a eu lieu le vote final sur la version « à propos de rien » des amendements. Voici ses résultats : Pour-500 votes ; Contre-115 ; Abstentions-19.

En termes simples, Mario Draghi, ainsi que les présidents ultérieurs de la BCE, ont reçu le plein droit de participer aux travaux de toute organisation secrète, fondé sur la nécessité d’élaborer une politique monétaire « appropriée ». Les eurosceptiques, les anti-mondialistes et les gauchistes ont qualifié cette décision des « députés du peuple »de « l’Europe unie », de destruction finale de la souveraineté de l’Europe, en la transférant sous le contrôle total des « maîtres de l’argent ».

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Selon le FMI, il suffira d’un éclair pour déclencher la tempête économique mondiale

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Ce n’est pas la première fois que le FMI alerte sur un risque de tempête économique mondiale. Elle l’a fait pas plus tard qu’en décembre dernier ou encore à l’occasion du dixième anniversaire de l’affaire Lehmann en septembre, pour ne citer que les mises en garde les plus récentes.

En fait il n’ont cessé de multiplier les alertes au cours de la dernière année, se joignant à l’immense majorité des initiés des milieux économique et financiers, dont on ne compte plus les alertes sur le risque d’une crise économique mondiale majeure à venir. 

« Quand il y a trop de nuages, il suffit d’un éclair pour déclencher la tempête » : ça fait un bail que j’avertis sur le fait qu’une étincelle peut faire exploser le baril de poudre sur lequel est assis l’économie mondiale à tout moment, et des étincelles, il y en a un paquet !! C’est bien ce que confirme Lagarde.

Cette fois ci, Lagarde y vas franchement, et exhorte les gouvernements et les élites à se préparer au choc. C’est bien qu’ils sont parfaitement conscients qu’un choc est imminent. Z 

En vrac, Lagarde s’alarme de l’endettement de certaines nations et des perspectives économiques moroses, mais aussi, bien évidemment, de la redoutée guerre commerciale sino-américaine et de l’augmentation des droits de douane. Baisse des recettes et creusement ou diminution trop lente des déficits fragilisent les finances des nations, malgré des réformes parfois importantes en termes de dépenses et de recettes. « Quand il y a trop de nuages, il suffit d’un éclair pour déclencher la tempête », a lancé la patronne du FMI, exhortant les gouvernements à se préparer au choc. (source)

La croissance de l’économie mondiale est « plus lente » que prévu, a averti dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), mettant en garde contre une éventuelle « tempête » économique.

En un mot: nous assistons à une économie (mondiale) dont la croissance est plus lente que prévu, a déclaré Christine Lagarde devant le World Government Summit, un sommet annuel sur la gouvernance mondiale qui réunit à Dubaï des décideurs politiques et économiques du monde entier. Le mois dernier, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour cette année de 0,2% à 3,5% en raison des tensions commerciales, notamment entre les États-Unis et la Chine.

« quatre nuages »

Mme Lagarde a évoqué ce qu’elle a appelé les « quatre nuages » qui planent selon elle sur l’économie mondiale et averti qu’une « tempête » pourrait la frapper. Elle a parlé à ce propos des tensions commerciales, notamment entre la Chine et les Etats-Unis, du resserrement des taux d’emprunt, des incertitudes liées au Brexit et d’un ralentissement de l’économie chinoise. Selon elle, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont commencé à affecter l’économie mondiale.

« Nous n’avons aucune idée de ce que cela va donner et ce que nous savons, c’est que cela commence déjà à avoir un effet sur le commerce, sur les taux d’emprunt et sur les marchés ». Elle a relevé que le resserrement des taux d’emprunt intervient au moment où les Etats, les entreprises et les ménages ont accumulé de « très lourdes dettes ». « Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête », a averti M. Lagarde, qui a appelé les gouvernements à s’y préparer et à éviter le protectionnisme.

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Publié par le 13 février 2019 dans économie, général, International

 

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La défaillance de la dette mondiale est une possibilité sérieuse

La dette est-elle bonne ou mauvaise ? La réponse est « Oui. »

La dette est une dépense anticipée. Elle vous permet d’obtenir maintenant quelque chose dont vous ne pourriez pas disposer autrement.

Que ce soit sage ou non dépend de ce que vous achetez. La dette pour vous éduquer, afin que vous puissiez obtenir un meilleur emploi, peut être une bonne idée. Emprunter de l’argent pour financer vos vacances ? Probablement pas.

Le problème est que beaucoup de gens, d’entreprises et de gouvernements empruntent tout simplement parce qu’ils le peuvent. Cela n’a été possible au cours de la dernière décennie que parce que les banques centrales le rendaient très bon marché.

C’était rationnel à cet égard. Mais la croissance est moins forte alors les banques centrales commencent à resserrer la vis.

Cette année, j’ai écrit une série d’articles (synopsis et liens ici) prédisant un «déraillement» de la dette et une éventuelle liquidation. Je l’ai surnommé «The Great Reset» [La Grande Réinitialisation]. J’ai estimé qu’il nous restait un an ou deux avant que la crise ne devienne évidente.

Maintenant, j’ai des doutes. Les événements récents me disent que le décompte pourrait être plus proche que je ne le pensais il y a quelques mois.

La dette n’alimente plus la croissance

Les banques centrales autorisent l’emprunt parce qu’elles pensent que cela générera de la croissance économique. Parfois c’est le cas. Le problème est qu’ils créent une dette sans se soucier de la manière dont elle sera utilisée.

C’est ainsi que nous gonflons des bulles artificielles qui finissent par crever. On nous dit de ne pas nous inquiéter de la valeur absolue de l’endettement tant que l’économie croît avec lui.

C’est sensé. Un pays avec un PIB plus important peut avoir plus de dette. Mais c’est de moins en moins ce qui se passe.

Laissez-moi vous fournir deux données de fait.

Lacy Hunt de Hoisington Investment Management piste les données montrant que la dette perd sa capacité à stimuler la croissance. En 2017, un dollar de dette, non financière [dans l’économie réelle] n’a généré que quarante cents de PIB aux États-Unis. C’est encore moins ailleurs. Il y a cinquante ans un dollar de dette générait plus de quatre dollars pour l’économie.

Cela s’est sérieusement aggravé au cours de la dernière décennie. La productivité de la dette [ratio d’augmentation du PIB par dollar de dette] de la Chine a chuté de 42,9% entre 2007 et 2017. C’était la pire parmi les grandes économies, mais d’autres ont également perdu du terrain. Tous les pays développés tirent sur la même corde et espèrent obtenir des résultats.

Maintenant, si vous êtes habitué à utiliser la dette pour stimuler la croissance et que la dette perd cette capacité, que se passera-t-il ensuite ? Vous l’avez deviné : les-génies-au-pouvoir vont ajouter encore plus de dettes.

Voici combien de dette nous avons réellement

C’est un comportement classique de dépendance. Vous devez continuer à augmenter la dose pour obtenir le même effet.

Mais des siècles d’histoire montrent que chaque augmentation de la dette a fini par peser sur l’économie. On n’échappe pas au Jour du Jugement.

L’économie américaine est si énorme et si puissante que notre dette publique actuelle de $24 500 milliards (États et collectivités locales comprises) pourrait facilement atteindre $40 000 milliards avant que nous n’arrivions au Jour du Jugement. Nous sommes à une seule récession près d’un total de $30 000 milliards de dette publique américaine.

Cela va se passer apparemment du jour au lendemain. Et les déficits resteront bien au-dessus des $1 000 milliards par an, année après année, un peu comme aujourd’hui.

Même si le déficit budgétaire est inférieur à $800 milliards cette année, nous avons ajouté plus de $1 000 milliards à la dette réelle. Cela est dû à des éléments «hors budget»qui, selon le Congrès, ne devaient pas faire partie du processus budgétaire normal.

Cela inclut des dettes telles que celles de la sécurité sociale et de l’assurance-maladie. Elles varient d’année en année et peuvent aller de $200 à $500 milliards.

Et voici le point que vous devez comprendre. Le Trésor américain emprunte ces dollars qui s’ajoutent au total dû par les contribuables. Le véritable déficit qui s’ajoute à la dette est en réalité beaucoup plus élevé que le chiffre que vous voyez dans les informations.

La dette des ménages et des entreprises augmente également rapidement. Et pas seulement aux États-Unis.

Voici une note de Lakshman Achuthan du Economic Cycle Research Institute :

Il est notable que la dette globale des États-Unis, de la zone euro, du Japon et de la Chine a augmenté plus de dix fois plus que la croissance de leurs PIB combinés au cours de l’année passée.

Oui, vous avez bien lu. L’année dernière, les plus grandes économies du monde se sont endettées dix fois plus vite que la croissance économique. L’ajout de la dette à ce rythme, s’il se poursuit, fera augmenter le ratio dette / PIB à un rythme alarmant.

Lakshman continue :

Fait remarquable, l’économie mondiale – qui ralentit malgré la hausse de la dette – se retrouve dans une situation rappelant celle de l’effet de la Reine Rouge que nous évoquions il y a 15 ans, lorsque les réductions d’impôt avaient considérablement accru le déficit budgétaire des États-Unis. Comme le dit la reine rouge à Alice dans À travers le miroir de Lewis Carroll, « Maintenant, vous voyez, vous déployez tous les efforts possibles pour rester sur place. Si vous voulez aller ailleurs, vous devez courir au moins deux fois plus vite que ça ! »

Cela finira mal

J’essaie d’imaginer un scénario où cela aboutirait à quelque chose de moins grave que le chaos et la crise. Le mieux que je puisse concevoir est une stagnation de dix ans (et peut-être plus) pendant la liquidation de la dette.

Mais de manière réaliste, cela ne se produira pas car les débiteurs ne le laisseront pas faire. Et ils sont plus nombreux que les prêteurs. Pour cette raison, quelque chose comme « La Grande Réinitialisation» se produira en premier. La solution rationnelle serait de retarder l’inévitable le plus longtemps possible Pourtant, aux États-Unis, nous le précipitons.

Par John Mauldin – Le 7 novembre 2018 – Source forbes.com

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Publié par le 3 décembre 2018 dans économie, général, International

 

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Le FMI prédit une nouvelle crise économique mondiale

 

C’est en gros ce qu’a titré The Guardian il y a quelques jours . Le FMI avait déjà alerté implicitement, mais Lagarde a remis une couche plus explicite la semaine dernière . 

Le Fonds monétaire international a mis en garde que l’ économie mondiale risque une nouvelle crise financière, à la suite de l’incapacité des gouvernements et des régulateurs à mener à bien toutes les réformes nécessaires pour protéger le système contre les comportements irresponsables.

Avec des niveaux d’endettement mondiaux bien supérieurs à ceux enregistrés lors du dernier krach de 2008 , il subsiste un risque que des éléments non réglementés du système financier provoquent une panique mondiale, a déclaré le prêteur en dernier ressort basé à Washington.

Christine Lagarde, s’est dite préoccupée par la flambée de la valeur totale de la dette mondiale, dans les secteurs public et privé , qui a explosé de 60% au cours de la décennie qui a suivi la crise financière, pour atteindre un sommet sans précédent de 182 billions de dollars.

Elle a ajouté que cette accumulation rendait les gouvernements et les entreprises des pays en développement plus vulnérables à la hausse des taux d’intérêt américains , ce qui pourrait déclencher une fuite de fonds et déstabiliser leurs économies. «Cela devrait servir de réveil», a-t-elle déclaré (source)

Banque Mondiale, FMI, milliardaires, initiés etc etc On peut se demander pourquoi les élites financières mondiales lancent tous l’alerte sur une prochaine crise de fort grande ampleur . Prépareraient-ils le terrain pour … le monde d’après ? Z

Le FMI prédit une nouvelle crise économique mondiale

Ces derniers temps, de nombreuses institutions mondiales avertissent qu’une nouvelle crise va avoir lieu.
Ainsi, la banque de France ou encore JP Morgan ont averti récemment qu’une nouvelle crise économique mondiale allait se produire. Nous avions même vu comment les super-riches se préparaient déjà à cette crise. Récemment, c’est le FMI qui a averti de la probabilité d’une nouvelle crise.

 

Le Fonds monétaire international a mis en garde que l’économie mondiale risque une nouvelle crise financière, à la suite de l’incapacité des gouvernements et des régulateurs à mener à bien toutes les réformes nécessaires pour protéger le système contre les comportements irresponsables.

Avec des niveaux d’endettement mondiaux bien supérieurs à ceux enregistrés lors du dernier krach de 2008 , il subsiste un risque que des éléments non réglementés du système financier provoquent une panique mondiale, a déclaré le prêteur en dernier ressort basé à Washington.

L’avertissement du rapport du FMI sur la stabilité financière dans le monde, faisant écho aux inquiétudes similaires, est que la complaisance des autorités de réglementation et une réaction brutale contre les accords internationaux, en particulier de l’administration américaine de Donald Trump, ont sapé les efforts déployés pour se préparer à un nouveau ralentissement.

La raison pour laquelle les banquiers nous préviennent est qu’ils veulent probablement écrire dès maintenant la version officielle des évènements dans lequel ce ne sont pas eux les responsables mais la politique de Trump.

Il y a donc deux informations :

1- il va y avoir une nouvelle crise : c’est vrai,
2- le responsable est Donald Trump : c’est faux.

C’est l’essentiel à retenir car les « élites » sont prêtes à accuser n’importe qui pour ne pas que leur image se dégrade encore plus qu’en 2008.

(Source : The Guardian)

 

En réalité, les banquiers centraux reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont les véritables responsables de la prochaine si on sait lire entre les lignes.

 

La réserve fédérale américaine prévient qu’elle va déclencher une nouvelle crise

Le président de la Fed, Powell, laisse entendre qu’il pourrait bientôt écraser le marché

Alors que depuis 2008, la Fed avait baissé ses taux d’intérêts directeurs pour faciliter le crédit, elle remonte lentement ses taux depuis 2015.

Le président de la Fed a déclaré récemment que la Fed allait continuer la remontée des taux.

« Les taux d’intérêt sont toujours accommodants, mais nous nous dirigeons progressivement vers un endroit où ils seront neutres – ils ne vont pas freiner l’économie. Nous pouvons aller au-delà de la neutralité. Mais nous sommes loin d’être neutres à ce point, probablement. »

La remontée des taux entraîne toujours l’explosion d’une crise comme le montre ce graphique :

Concrètement, lorsque les taux de la banque centrale montent, c’est le taux de toutes les banques qui monte. Or cela veut dire que les gens qui ont emprunté de l’argent à taux variable (ce qui est très fréquent aux états-unis) vont avoir plus de difficulté à rembourser leur crédit. Cela ne peut que provoquer une nouvelle crise, et les bulles ne manquent pas, comme celle des crédits étudiants aux états-unis, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Mais ne nous croyez pas, voici ce que le stratège macro de la Deutsche Bank, Alan Ruskin, a expliqué en mai : Chaque cycle de resserrement de la Fed crée une crise grave quelque part

(Source : Zero Hedge)

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Publié par le 9 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Une économie mondiale submergée

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De nombreux marchés émergents se transforment aujourd’hui en marchés submergés. Les économies, les monnaies et les marchés boursiers de nombreux pays sont en train de s’effondrer.

La monnaie est souvent le meilleur indicateur de la santé économique d’un pays. Observez le plongeon des six devises suivantes :

 

 

CONTAGION DE LA CRISE MONÉTAIRE

L’effondrement des monnaies se propage comme un feu de forêt. La forte inflation et l’hyperinflation frappent un pays après l’autre. Voici d’autres pays où la devise s’est effondrée en 2018 : Soudan -61%, Angola -39%, Liberia -18% et Inde -12%. La liste est longue. Au moins 15 autres pays ont vu leur monnaie perdre 10%, ou plus, par rapport au dollar en 2018.

DÉBUT DE BAISSES DES ACTIONS À L’ÉCHELLE MONDIALE

Plusieurs grandes places boursières nous indiquent que l’économie mondiale est en train d’amorcer un marché baissier séculaire : -25% en Chine en 2018, -20% au Brésil, -23% en Turquie, -16% en Italie, -15% en Espagne, -10% en Allemagne, -10% au Royaume-Uni. Les actions des marchés émergents ont chuté de 20 %.

Les pays BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – représentent 40 % de la population mondiale et ont un PIB de 20 000 milliards $. Par conséquent, la faiblesse de ces économies est un signe inquiétant pour l’avenir. L’ampleur du ralentissement n’est évidemment pas la même qu’au Venezuela ou en Argentine, mais cela montre bien que l’économie mondiale commence à s’effilocher.

LE DÉSASTRE DE LA DETTE ÉMERGENTE LIBELLÉE EN DOLLARS

Le ralentissement économique ne serait pas si grave si le monde n’était pas endetté jusqu’au cou. Les économies occidentales ont des dettes qu’elles ne pourront jamais rembourser, mais c’est encore pire pour les marchés submergés, car leur croissance a été financée en grande partie avec de la dette en dollars US.

La dette des marchés submergés était de 8 000 milliards $ en 2000 et s’élève désormais à près de 50 000 milliards $.

La part de cette dette libellée en dollars a connu une croissance exponentielle et, comme la plupart des monnaies de ces pays sont en forte baisse par rapport au billet vert, ils risquent de faire défaut sur leurs dettes dans les prochaines années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les dettes libellées en dollars ont été multipliées par 5-10. Les monnaies de ces pays continueront de baisser jusqu’à ne valoir quasiment plus rien.

 

 

ARGENTINE : TAUX D’INTÉRÊT DE 60%

Si nous jetons un coup d’œil rapide à l’Argentine, nous pouvons voir ce qui attend les marchés émergents, mais aussi l’Occident. Avec une inflation élevée et un effondrement du peso de 50% cette année, l’Argentine a relevé ses taux d’intérêt à 60%.

 

 

Personne ne peut assumer des taux d’intérêt de 60%, en particulier un pays lourdement endetté. Des taux aussi élevés sont une folie et vont rapidement tuer le patient si cela continue.

Le message ne peut être plus clair : Une dette en croissance exponentielle et totalement disproportionnée par rapport à la croissance du PIB finira par entraîner un effondrement de la monnaie, puis un défaut. Le monde pourrait être confronté à une défaillance de l’Argentine. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Même chose avec l’économie vénézuélienne. Même s’il y a un effondrement total de l’économie et de la société, cela n’aura pas de conséquences mondiales.

FAIRE DES MONTAGNES D’UNE TAUPINIÈRE

Comme c’est souvent le cas, les problèmes commencent à la périphérie. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont pas les uniques répercussions d’un problème localisé. Les taupinières surgissent de pays en pays et vont bientôt atteindre l’Occident.

 

 

LA PATIENCE – UNE VERTU PERDUE

Il y a quelques années, on m’a demandé quelle est la chose la plus importante que j’ai apprise au cours de ma longue carrière dans les affaires. J’ai répondu « la patience ». Lorsqu’on est jeune, tout doit arriver rapidement. La gratification instantanée fait partie de la culture actuelle, la plupart des gens étant impatients et dénués de principes. C’est la même chose pour les jeunes et les vieux. Personne ne peut s’asseoir une seconde sans sortir son iPhone. Les téléphones portables sont les cigarettes d’aujourd’hui, sans eux les gens deviennent anxieux et nerveux. Mais malheureusement, cela ne les calme pas, au contraire.

Pire encore, lorsque les jeunes se réunissent, ils préfèrent communiquer avec le reste du monde sur Instagram ou Snapchat plutôt que de parler avec leurs amis assis à côté d’eux. Et quiconque envoie un courrier électronique ou un message attend une réponse rapide. Auparavant, lorsque vous envoyiez une lettre à quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique, il fallait attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. À bien des égards, la qualité de vie était meilleure qu’aujourd’hui. Mais l’évolution technologique ne cesse de s’accélérer.

LES ROBOTS ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE NOUS RENDRONT-ILS INUTILES ?

Les robots et l’intelligence artificielle (IA) prennent progressivement le contrôle de tout. Je me souviens de Sir Clive, l’inventeur du premier ordinateur grand public à moins de 100£ en 1980, qui disait déjà à l’époque que les machines seraient un jour plus intelligentes que les êtres humains. Il avait raison, comme nous le voyons aujourd’hui avec l’IA. Il a également déclaré que les ordinateurs prendront le contrôle de nos vies, rendant les humains inutiles. Pour lui, la seule différence entre les humains et les ordinateurs était que les humains ont une âme. Et encore, il y croyait à moitié.

Malheureusement, la patience est une vertu qui disparaît de nos vies. La plupart des investissements se font à court terme. Mais Warren Buffet nous a démontré que les placements à long terme, basés sur la valeur, peuvent être une réussite. Donc, en attendant que l’intelligence artificielle contrôle nos vies et prenne toutes nos décisions en matière d’investissements, la patience restera une vertu essentielle.

L’OR – UNE AUBAINE EN 2000 ET UNE AUBAINE AUJOURD’HUI

À la fin des années 1990, j’ai considéré que les risques dans l’économie mondiale devenaient très dangereux. Après l’effondrement de 80% des valeurs technologiques en 2000-2002, le risque restait élevé en raison de la dette et des produits dérivés. Le prix de l’or ne reflétait pas encore ce risque et, après une correction de 20 ans par rapport au sommet de 850 $ atteint en 1980, l’or avait touché un plus bas à 250 $ en 1999 et n’était toujours qu’à 300 $ au début de 2002. Nous avons sauté sur l’opportunité, d’autant plus que l’or semblait sur le point de se retourner. Pour réussir un investissement, il ne faut pas acheter en même temps que tout le monde, comme l’or à 800 $ en 1979 ou le Nasdaq à la fin 1999. Chaque fois que les médias commencent à couvrir une classe d’actifs en première page, alors le risque est déjà bien plus élevé. Le meilleur moment pour acheter est lorsqu’un actif est mal aimé et sous-évalué, comme l’or en 2002.

L’or a ensuite amorcé une tendance haussière de six ans jusqu’à atteindre un sommet temporaire à 1 030 $ en 2008. Le second sommet intermédiaire a été touché en septembre 2011, à 1 930 $. L’or s’est ensuite maintenu entre 1 600 $ et 1 750 $, avant de descendre à 1 200 $ en 2013. L’or se déplace dans cette fourchette depuis cinq ans.

Notre vision du risque mondial et du rôle de l’or comme protection n’a pas changé. Évidemment, nous n’avons pas liquidé nos métaux précieux. Nous attendons patiemment depuis plusieurs années. Les raisons de détenir de l’or en 2002 n’ont pas changé. Au contraire, depuis 2006, le risque a augmenté exponentiellement avec l’explosion de la dette et des bulles d’actifs. Si nous ajoutons à cela les dérivés, les retraites et les passifs non capitalisés, le risque total s’élève désormais à des quadrillions de dollars.

Il y a encore plus de raisons d’acheter de l’or aujourd’hui qu’en 2002. Mais les prix de l’or et de l’argent ne reflètent pas ce risque. Le sentiment est semblable à ce qu’il était en 2002. L’or et l’argent sont de nouveau mal aimés et sous-évalués. C’est donc le moment idéal pour acquérir de l’or et de l’argent à des fins de préservation du patrimoine.

LES PROBLÈMES SE DÉPLACERONT VERS LE CENTRE

Pour comprendre ce qui se profile, revenons à la périphérie pour voir ce qui a déjà frappé certains pays. La dépréciation de la monnaie n’est qu’une partie de l’équation. L’autre élément est bien sûr la façon dont l’or révèle la mauvaise gestion du pays et protège contre une perte totale de richesse.

 

 

Le Venezuela, où la monnaie n’a plus aucune valeur, est un cas désespéré. Avec un prix de l’or à 300 millions de bolivars, les vénézuéliens qui possèdent un peu d’or depuis le début de l’année ou, encore mieux, depuis des années, se retrouvent en bien meilleure posture que le reste de la population.

En détenant de l’or et de l’argent physique, vous n’assurez pas seulement votre patrimoine contre la destruction de la monnaie papier, mais aussi contre un éventuel renflouement ou un effondrement du système bancaire.

Nous avons actuellement un certain nombre de signes avant-coureurs provenant du monde entier. Les années sombres ont déjà commencé en périphérie et se déplaceront rapidement vers le centre. Certains marchés boursiers, comme aux États-Unis, sont encore proches de leur sommet. Fondamentalement, les marchés en bulle peuvent s’effondrer à tout moment.

Les signaux techniques indiquent qu’un krach est imminent. Pareil pour l’or et l’argent. Ils s’apprêtent à reprendre leur tendance haussière à long terme et à monter significativement.

Ces mouvements peuvent se déclencher du jour au lendemain. S’ils sont retardés pendant une courte période, cela ne changera rien. L’économie mondiale se retournera et les conséquences seront dramatiques.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 24 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Crise en Turquie : attention à l’effet domino sur l’économie mondiale

La crise monétaire turque, « un risque pour l’économie allemande ». C’est le signal d’alarme lancé par le ministre des Finances allemand en début de semaine, alors que la Turquie vit depuis quelques semaines une crise majeure. Et s’il fallait surtout y voir un risque d’effondrement d’un rouage du système ? Surtout dans un environnement économique où les créances douteuses font planer une menace bien réelle sur l’ensemble de l’économie bancaire…

L’effet domino appliqué aux crises économiques

Vous avez sans doute déjà observé la chute des dominos. Quand une première pièce tombe, elle entraîne la chute d’une autre, puis encore une autre. Certains experts en font même des tableaux : une pièce en entraîne trois, qui à leur tour en entraîne plusieurs autres jusqu’à l’effondrement complet. Eh bien, voicila situation à laquelle la crise monétaire turque pourrait confronter l’Europe (et pas seulement).

Selon un rapport du ministère allemand des Finances, « les sanctions américaines et la crise monétaire qui en découle pourraient pénaliser l’économie allemande ». L’Allemagne est en effet le deuxième investisseur étranger dans le pays. Et même si le ministre Olaf Scholz estime que l’économie de son pays « reste dynamique, soutenue par les dépenses publiques, la consommation privée, les faibles taux d’intérêt…. », il note que « les développements économiques en Turquie présentent un nouveau risque économique externe ».

L’Allemagne, puissance économique forte ? Sans doute. La situation ne serait déjà pas la même si la même situation frappait l’Italie, déjà mise à mal par une crise politique devenue économique depuis quelques mois. Mais cela fait quand même un domino supplémentaire dans l’équation. Et en début de semaine dernière, l’euro marquait déjà le pas et tombait à son plus bas sur 15 mois, « plombé par les craintes de répercussions de la crise turque sur les banques européennes ». La crise turque touche l’Allemagne qui impacte de nouveau l’Europe déjà fragilisée par l’Italie. Sans compter que l’Europe est déjà le premier partenaire commercial de la Turquie : voici l’effet domino qui se dessine.

Et pas seulement en Europe d’ailleurs : les devises émergentes sont aussi concernées. Ainsi en Indonésie, L’Express relevait la semaine dernière la « hausse des taux d’intérêt sur fond de crise en Turquie ». Sur fond de « turbulences économiques en Turquie », ce sont aussi les tensions entre le gouvernement d’Erdogan et les Etats-Unis qui créent un déséquilibre palpable à l’autre bout du monde.

Le risque des créances douteuses n’a jamais été aussi fort

Dans un environnement financier sain, ce genre d’équation pourrait passer inaperçue. Mais le risque est beaucoup plus fort alors que l’économie mondiale repose de plus en plus sur le « shadow banking ». Souvenez-vous : ces créances douteuses sont une finance parallèle, une finance « déstructurée » qui se développe encore plus depuis 2008. Comme je le disais il y a quelques semaines, cette finance de l’ombre répond aujourd’hui à des besoins des investisseurs et des emprunteurs. Elle contourne les réglementations et restrictions – ou devrais-je dire les garde-fous, mis en place après la crise des subprimes. Lorsque tout se passe bien, elle est l’un des rouages du système « crédit – consommation – croissance ». Mais on le voit avec les risques liés à la dette italienne, à la crise turque ou à d’autres signaux d’alarme : les rouages grincent déjà !

Dans les déclarations du ministre allemand des finances, un mot m’interpelle. Olaf Scholz estime que l’économie de son pays reste dynamique et soutenue par plusieurs facteurs, dont « les faibles taux d’intérêt ». Nous y revoilà : la dette ! Je vous proposais il y a deux mois sur le blog une interview des économistes Steve Keen et Dany Lang sur le sujet des économies zombifiées. « Le crédit est un « zombificateur » en série des économies : il les transforme en morts-vivants de la dette », soulignent ainsi les deux économistes. Pour qui la prochaine crise ne partira pas forcément des Etats-Unis, mais bien d’un pays « où la croissance est encore soutenue par le crédit et où la dette privée progresse plus vite que le PIB nominal ».

Dans un numéro de 2016 de la revue d’économie financière, les chercheurs allemands Günter W. Beck et Hans-Helmut Kotz (Université Goethe de Francfort) se penche aussi sur le sujet des « activités de shadow banking dans un contexte de taux d’intérêt bas. « Une politique de taux très bas, et de ce fait des taux de marché également très bas, est susceptible d’augmenter les incitations des investisseurs à prendre des risques. De même, le renforcement du cadre réglementaire, notamment pour les banques, accroît l’attractivité comparative du shadow banking, moins réglementé. » Et il faut quand même souligner que depuis 2011 et malgré des tentatives de réglementations financières et bancaires, la part des créances douteuses n’a cessé d’augmenter. Reste à voir quand le château de cartes va s’écrouler, et quel domino provoquera l’effondrement du système !

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Publié par le 21 août 2018 dans économie, général, International

 

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La Russie se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale

Pour être exact, en deux mois seulement (avril – mai) , la Russie a vendu un énorme montant de 81 milliards de dollars en trésorerie, soit 85 % de ses avoirs, un flux de liquidation qui a probablement été à l’origine d’une grande partie, voire de la totalité, de l’explosion des taux US au cours de la période. À l’heure actuelle, les réserves de la Banque centrale s’élèvent à 1.944 tonnes d’or, alors qu’il y a dix ans, en 2008, elles n’en comptaient que moins de 500 tonnes. Dans le même temps, la part d’or dans les réserves de change russes a augmenté de 2,5 à 17% dans la période comprise entre 2008 et 2018. Les Russes se préparent à une crise de très grande ampleur, et anticipent surement le retour de l’or dans le système monétaire, donc .. à la fin du règne du dollar . Z 

Ces derniers mois, la Russie, selon certaines déclarations, « s’est préparée vigoureusement à la rencontre de Poutine avec Trump ». Qu’est-ce que ça veut dire?

Premièrement, en avril, la Banque centrale de la Fédération de Russie a vidé près de la moitié des bons du Trésor américain de son bilan, ramenant son stock de $96,2 milliards à $48,7 milliards.

En mai, la Banque centrale a continué la purge de son bilan.

Certaines agences de presse ont simplement souligné que la Russie était sortie de la liste des plus importants détenteurs de bons du Trésor US, notant que ce qui en reste « est inférieur à 30 milliards de dollars ». Ils utilisent des étudiants dans ces agences de presse, et par conséquent de telles « nouvelles » apparaissent.

Après avoir lu le rapport complet du Département du trésor des États-Unis, il est facile de voir que le montant des investissements russes dans les bons du Trésor US se réduit à $14,9 milliards.

C’est-à-dire, divisé par six en deux mois. Mais il n’y a pas encore de données pour juin…

Deuxièmement, certains observateurs ont noté que, dans ce contexte, la Banque centrale de la Fédération de Russie continuait d’accroître ses réserves d’or.

Date Réserve
d’or (milliards $)
01.07.2018 78 167
01.06.2018 80 511
01.05.2018 81 146
01.04.2018 80 482
01.03.2018 80 582
01.02.2018 80 378
01.01.2018 76 647

Puisque la banque centrale calcule, dans son rapport, la quantité d’or en équivalent dollar, nous devrons prendre en compte l’évolution de la valeur de l’or en dollars.

Au 1er avril 80482/1340 = 60 061 millions d’onces.
Au 1er mai  81146/1315 = 61 707 millions d’onces.
Au 1er juin  80511/1301 = 61 884 millions d’onces.

Comme nous le voyons, la quantité d’or augmente en effet régulièrement.

Certains étaient assez stupides pour s’indigner que la Banque centrale achète de l’or pendant que son prix baisse. D’une part, si elle l’achetait au sommet de son prix, ce serait pire. D’autre part, on peut supposer que dans un proche avenir, certains événements sont susceptibles de faire augmenter significativement le prix de l’or.

Si nous voulons travailler comme des analystes de système, alors nous devons combiner au moins les deux autres faits suivants avec ce qui précède.

Troisièmement, la majorité des sociétés d’État russes et un certain nombre de banques et de sociétés à capitaux publics ont changé (ou sont en train de passer) au système russe pour le transfert des messages financiers de la Banque de Russie (SPSF), ce qui signifie abandonner SWIFT.

Très récemment, en juin, Gazprom Neft a également testé une transition vers SPFS.

Comme indiqué dans le communiqué de presse : « L’utilisation d’un système unique centralisé, auquel toutes les agences de crédit russes sont connectées au lieu de nombreux établissements bancaires locaux, permet d’augmenter considérablement la rapidité, la fiabilité et la sécurité des opérations financières et d’optimiser les dépenses » .

Et quatrièmement, le chef de « VTB » [Vnechtorgbank est la seconde banque de Russie avec près de 14,53 milliards de dollars d’actifs gérés], Andreï Kostine, a rencontré Poutine l’autre jour et lui a présenté un rapport sur l’activité de la banque. Au cours de la réunion, Kostine, a dit deux choses notables :

1. « Depuis le début de cette année, les gens semblent moins intéressés par les dépôts ou les emprunts en dollars, comparativement aux dépôts et aux prêts libellés en roubles. Nous pensons que c’est un pas important vers la dé-dollarisation du secteur financier russe. »

2. « Les experts de VTB ont rédigé un ensemble de propositions visant à promouvoir davantage le rouble dans les règlements internationaux et ainsi développer le marché russe pour les euro-obligations flottantes, les actions et d’autres dérivés, qui sont maintenant utilisés uniquement dans l’Ouest. Je pense que nous devons créer nos propres outils financiers. Cela constituerait une garantie supplémentaire pour le secteur financier russe contre les chocs extérieurs et donnerait un nouvel élan à son développement»

Comme nous pouvons le voir, les sociétés et les banques d’État se préparent activement à la dé-dollarisation de l’économie – ou, pour être plus exact, à quitter le dollar en douceur – et aux éventuels problèmes de SWIFT, en augmentant également l’indépendance de tous les systèmes informatiques (communication, paiement, etc.).

Je pense que si on le veut, il est possible d’ajouter d’autres mesures significatives à la liste. La Russie se débarrasse systématiquement et sûrement du dollar (et, peut-être, se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale, qui a été prédite il y a longtemps) et aujourd’hui, aucune des paroles ou actions de Trump ne peut changer cette situation.

Parce que aucun Trump ne soit pas capable d’empêcher la tempête imminente.

Aleksandr Rodgers

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Publié par le 13 août 2018 dans économie, général, International

 

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