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Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier – La Russie a averti Israël de possibles représailles

Israël utilise un avion militaire russe comme bouclier

Moscou – L’avion de reconnaissance russe disparu des radars au-dessus de la Méditerranée a été abattu par la défense anti-aérienne syrienne, a annoncé mardi l’armée russe, jugeant Israël responsable avec ses frappes « hostiles » sur la Syrie et menaçant de répliquer.

L’Il-20 « a été abattu par un système de missiles S-200 » de l’armée syrienne lundi vers 19H00 GMT, tuant les 15 membres d’équipage qui se trouvaient à bord de l’appareil, a annoncé le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes.

Le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov, a toutefois accusé Israël d’être responsable de cet incident en menant une opération armée contre Lattaquié, fief du président syrien Bachar al-Assad, sans en avoir prévenu la Russie.

« Nous considérons hostiles ces provocations de la part d’Israël » et « nous nous réservons le droit de répondre de manière adéquate », a-t-il averti.

Selon Igor Konachenkov, le commandement israélien « n’avait pas prévenu » de cette opération et l’a annoncé à Moscou moins d’une minute avant l’attaque, « ne permettant pas d’amener l’avion Il-20 vers une zone sûre ».

Il a par ailleurs accusé les pilotes des F-16 israéliens d’avoir délibérément mis en danger l’avion de reconnaissance russe en se camouflant dans le signal radar de l’avion russe et le plaçant ainsi « sous le feu de la défense antiaérienne syrienne ».

« Les avions israéliens ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les avions qui se trouvaient dans la région. Le bombardement a eu lieu près de l’endroit où se trouvait la frégate française Auvergne et à proximité immédiate de l’Il-20″, a-t-il poursuivi.

Le 17 septembre 2018, vers 22h (heure locale), un turbo-propulseur Il-20 militaire russe a disparu des écrans radars en Méditerranée, à environ 35 kilomètres des côtes syriennes. Il retournait à la base aérienne d’Hmeymim avec 14 personnes à son bord.

L’incident est survenu alors qu’une bataille faisait rage dans la zone. Quatre F-16 israéliens attaquaient depuis les eaux internationales l’Institut des industries techniques de Lattaquié. La défense anti-aérienne syrienne est parvenue à détruire en vol plusieurs missiles ennemis.

Israël attaque désormais tous les centres de recherche scientifique liés aux armées. Il s’agit de poursuivre le programme d’assassinat des scientifiques militaires non-Israéliens du Moyen-Orient, tel qu’il a été déjà mené en Iran et en Iraq.

Les États-Unis ont immédiatement accusé la Syrie d’avoir détruit l’avion par inadvertance dans le feu de l’action.

Cependant, la Syrie accuse la frégate française l’Auvergned’avoir participé à la bataille, ce que Paris nie comme à son habitude.

De nombreux satellites ont observé la bataille du 17 septembre et en conservent des enregistrements.

L’Iliouchine Il-20 était un quadrimoteur à hélices qui menait une mission d’observation des forces occidentales dans la zone au moment où la bataille a débuté.

L’étude des enregistrement montre que (1) la France a bien tiré des missiles sur la Syrie (2) un des avions israéliens s’est caché derrière l’appareil russe, de sorte qu’un tir syrien le visant a atteint l’Il-20.

Le fait d’utiliser un avion d’un pays tiers pour se protéger de la DCA ennemie constitue un acte de guerre. C’est ce qu’a fait Israël à l’encontre de la Russie.

L’ambassadeur d’Israël à Moscou a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères

L’ambassadeur d’Israël à Moscou a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères en raison de la situation autour de l’avion militaire russe Il-20 abattu en Syrie, a déclaré la diplomatie russe.

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué Gary Koren, ambassadeur israélien en Russie, après que le ministère russe de la Défense a annoncé que l’avion russe Il-20 avait été abattu par des systèmes antiaériens syriens à cause d’une provocation israélienne.

«Au vu de la situation actuelle, l’ambassadeur israélien a été convoqué au ministère des Affaires étrangères», a déclaré un diplomate aux journalistes.

Le 17 septembre, vers 23h00, tout contact a été perdu avec l’équipage de l’appareil russe Il-20, qui était de retour sur la base aérienne de Hmeimim, à 35km de la côte syrienne. 15 personnes ont été tuées dans l’accident. La perte de tout contact avec l’appareil a coïncidé avec les frappes de l’aviation israélienne contre la Syrie et le tir de missiles depuis un navire français, a précisé la Défense russe. Le commandement français a dit n’avoir rien à voir avec le drame.

Menant des frappes en Syrie, des pilotes israéliens se sont abrités derrière l’avion russe Il-20 qui s’est retrouvé sous le feu des systèmes de défense aérienne syriens S-200, a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Les avions israéliens «ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région», d’après le ministère russe de la Défense.«La responsabilité du crash d’avion russe et de la mort de l’équipage repose entièrement sur la partie israélienne», a déclaré mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou cité dans un communiqué.

L’ambassade d’Israël à Moscou a refusé de commenter les déclarations de ministère russe de la Défense sur l’implication de l’armée israélienne dans le crash de l’Il-20 russe.

La Russie a averti Israël de possibles représailles

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a averti mardi son homologue israélien Avigdor Liberman que Moscou se réservait « le droit de riposter » après le crash d’un avion de reconnaissance russe au large de la Syrie, dont il juge Israël « totalement » responsable.

« Nous nous réservons le droit de riposter à l’avenir », a déclaré M. Choïgou à son homologue israélien par téléphone.

Il a ajouté que la « faute » pour la mort des 15 soldats russes « repose entièrement sur Israël » après le crash de cet avion abattu par la défense anti-aérienne syrienne après une attaque de F-16 israéliens contre la région de Lattaquié, le fief du président syrien Bachar al-Assad.

L’Il-20 de l’armée russe a été abattu dans la nuit de lundi à mardi à une trentaine de kilomètres des côtes syriennes alors qu’il retournait vers la base aérienne russe de Hmeimim, en Syrie, quelques minutes après une attaque aérienne menée par quatre chasseurs israéliens F-16.

L’armée russe reproche notamment à Israël de l’avoir prévenue de l’attaque à venir « moins d’une minute » avant qu’elle survienne.

Les 15 membres d’équipage de cet avion de reconnaissance russe ont été tués.

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a indiqué aux journalistes que le Kremlin est « très préoccupé par la situation », se refusant à tout autre commentaire sur l’avenir des relations russo-israéliennes.

« La situation est en train d’être analysée », a-t-il simplement déclaré.

 
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Publié par le 18 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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La Russie lance le plus grand exercice militaire de son histoire !

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Tiens, « La Russie lance le plus grand exercice militaire de son histoire », allez savoir pourquoi … La Russie avait déjà fait une énorme démonstration de force en méditerranée la semaine dernière, mais là c’est encore un autre niveau, ça rigole plus du tout !! Pire que pendant la guerre froide . C’est que les Russes se couvrent en se mobilisant car en Syrie rien ne va plus , et tout pourrait se passer non pas à Idlib, mais autour de la base US Syrienne hyper stratégique d’al Tanf, qualifiée « d’illégale » par les Russes, et où le ton est monté sérieusement ces derniers jours …. Z 

« Vostok 2018 » va rassembler 300 000 soldats, qui vont s’entraîner avec 36 000 blindés, un millier d’aéronefs et 80 navires de guerre. La Chine est invitée

 

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La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie

La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie
Le commandement des forces armées de la fédération de Russie dont l’ensemble des unités est en état d’alerte maximale a pris des dispositions spéciales pour assurer une riposte immédiate et foudroyante face à toute agression militaire US/OTAN/Supplétifs terroristes visant les forces russes déployées légalement en Syrie.

L’Iran pour sa part a décidé d’intervenir militairement et de riposter à toute nouvelle attaque US ou israélienne en Syrie avec l’appui du Hezbollah libanais et d’autres forces alliés.

Enfin, le haut commandement de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) a notifié les unités de la défense aérienne du territoire, les troisième et quatrième divisions blindées ainsi que la force balistique de l’imminence d’une attaque combinée menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie et leurs forces terroristes supplétives au sol contre la Syrie.

Les bâtiments de surface des marines de guerre US dont l’USS Donald Cook sont déjà à la portée des missiles iraniens et syriens.

Des avions de combat US, britanniques et français ont été déployés ou sont en phase de déploiement en Jordanie et en Irak.

Les officiers généraux americains sont totalement convaincus et certains de pourvoir l’emporter contre les russes en Syrie et certains d’entre-eux reclament depuis des mois une frappe punitive contre les russes, susceptible de leur faire abandonner le combat très vite.

Pour sa part, Moscou estime que toute attaque étrangère visant l’un de ses aéronefs ou unité militaire en Syrie serait un casus belli de premier ordre entraînant de facto une riposte militaire visant la suppression de la menace ennemie.

Des hélicoptère de combat Kamov KA-52 russes étaient sur la base aérienne T4 à Homs lorsque celle-ci fut la cible d’une attaque de missiles israéliens tirés à partir de l’espace aérien libanais. Cinq des huit missiles tirées furent interceptés et abattus par la bulle de défense anti-aérienne des forces pro-syriennes.

Ce qui semble certain est que toute agression militaire contre la Syrie est motivée par Israël avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973. L’échec total de la guerre hybride contre la Syrie et la mise à nu des complots visant la déstabilisation des pays classés comme hostiles par Tel-Aviv a exaspéré au plus haut point les sionistes internationaux qui ne veulent absolument pas que le régime syrien survive à plus de sept années de guerre. Cependant Damas dispose d’un plan de « fin de la fin » incluant dans tous les cas de figure un ciblage du principal instigateur et protagoniste de la guerre au Levant. Car quelle que soient les circonstances et les rapports de force en présence, Israël et son allié saoudien ne s’en sortiront pas indemnes d’un conflit généralisé au Moyen-Orient et au-delà.

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GEAB 119 – Petroyuan et Arabie Saoudite : De la tentation du QE militaire US à la naissance du Moyen Orient

GEAB 119 : Petroyuan et Arabie Saoudite : De la tentation du QE militaire US à la naissance du Moyen Orient
Fin 2017-début 2018, toutes les grandes banques centrales occidentales sortent des politiques monétaires non conventionnelles, les fameux quantitative easing (QE) qui ont permis d’approvisionner en liquidités les banques en manque de confiance mutuelle de l’après-crise des subprimes.

QE fiscaux dans les pays riches

La Banque centrale européenne, la Bank of England et la Bank of Japan s’approchent toutes d’un ralentissement du rachat d’obligations. En Europe, Draghi l’a répété à l’envi [1] : la banque centrale ne peut pas tout et il faut donc des réformes structurelles de la monnaie unique. C’est ainsi qu’on parle de « QE fiscal » [2] (permettant notamment de financer les infrastructures via un renforcement des politiques fiscales au niveau européen) qui servirait l’économie réelle et qui serait le renforcement logique du plan Juncker [3]

La politique annoncée de la BoJ consiste grosso modo en la même stratégie, à ceci près qu’elle n’a pas à consolider une gouvernance pour sa monnaie comme préalable. La victoire électorale récente de Shizo Abe fournit a priori les conditions nécessaires et suffisantes pour enclencher la transition de diminution du rythme des rachats et du montant de leur dette (200 % du PNB) [4].

QE militaire dans les autres

Quant à la BoE, elle n’en est pas encore à annoncer la fin du resserrement de sa politique monétaire, mais les problèmes d’inflation qu’elle rencontre actuellement (3 % malgré une hausse des taux) ne devraient pas tarder à l’y obliger [5]. Il est probable qu’une politique fiscale ne constitue pas une option pour le Royaume-Uni dont les habitants connaissent des problèmes d’endettement importants [6]. Alors, sont-ils susceptibles de s’engager eux aussi dans un QE militaire convaincant ? Ou bien l’Europe constituera-t-elle in fine la seule planche de salut disponible ?

Côté États-Unis, les choses sont un peu différentes : la Fed a mis fin à son QE il y a trois ans déjà et se contentait depuis d’entretenir son stock en réinvestissant systématiquement les montants des obligations qui arrivaient à échéance dans de nouvelles obligations [7]. Or, depuis le mois d’octobre, la Fed a entrepris de diminuer le stock d’obligations qu’elle avait acquises pour soutenir son économie. Cette diminution se fait essentiellement :

  • 1 : en « annulant » les écritures de monnaie créée sur les comptes des banques (pour la partie création monétaire pure) ;
  • 2 : en trouvant pour les émissions ou renouvellement de bons du Trésor de vrais clients puisque la Fed ne jouera plus ce rôle. Problème : dans un monde désormais multipolaire et ultra-concurrentiel, comment créer un fort différentiel positif d’attractivité de l’économie nord-américaine ?

Les bons du Trésor pourraient être vendus aux citoyens américains eux-mêmes, mais encore faudrait-il qu’ils aient de l’épargne. Ce n’est toujours pas le cas… Au contraire, on note actuellement une ré-augmentation de l’endettement des ménages et des défauts de paiement [8]. Cette situation donne deux informations : une politique fiscale n’est pas plus envisageable que la vente des T-Bonds aux Américains, et il n’y a pas de temps à perdre si on veut éviter une nouvelle crise des subprimes. Ce deuxième point montre que la stratégie de relance de l’économie par affaiblissement du dollar (et donc l’enchérissement des produits importés) est une politique de bien trop longue haleine.

De quoi les États-Unis disposent-ils qui présente un potentiel de très forte rentabilité à part leur fameux appareil militaro-industriel ? Pas grand-chose en fait, en tout cas pas grand-chose qui ne soit déjà optimisé. Selon ce qu’on intègre au budget militaire, il représente tout de même entre 700 et 1000 milliards de dollars par an [9]

Budgets militaires 2016 des neuf pays les plus dépensiers. Source : PGPF.

Budgets militaires 2016 des neuf pays les plus dépensiers.
Source : PGPF.

C’est ainsi qu’est apparu à l’esprit de notre équipe le concept de « QE militaire », en écho au « QE fiscal » européen. La question devenant alors : comment les États-Unis pourraient-ils optimiser de manière rapide et significative la rentabilité de ce pan de leur économie ?

Les trois pistes

Trois pistes simples apparaissent alors :

1- Piste européenne  : les États-Unis mettent de l’huile sur les nombreux conflits de la planète, justifiant leur présence qu’ils font payer aux pays concernés. La crise euro-russe de 2014, le déploiement de troupes US-Otan en Europe et l’augmentation des contributions des membres de l’Alliance au budget, sont en fin de compte une première application de cette notion de QE militaire (au moment précis où la Fed arrêtait son QE, d’ailleurs…).

Défauts :

  • en augmentant leurs contributions, les alliés reprennent la main sur les fonctions de commandement et peuvent utiliser cette marge de manœuvre pour calmer les tensions (la Corée du Sud en fournit un bon exemple) ;
  • ça rapporte, mais ça coûte aussi. Même si les alliés contribuent mieux au budget, si le budget total augmente, la part US augmente également ;
  • et si personne ne calme les tensions, il y a aussi des risques de réel embrasement qui ne sont en fait pas l’objectif de l’appareil militaire US : problème de coûts, mise en transparence de l’avantage réel de l’arme US sur les autres, image désastreuse conduisant au déploiement de stratégies de découplage de l’ « allié » US.

2- Piste japonaise  : au lieu de miser sur le « militaro », les États-Unis misent sur l’« industriel » et opèrent une vraie réforme de leur appareil suivant un principe de rationalité économique : diminution des dépenses (bases, hommes, missions, etc.) et optimisation des recettes (vente d’armements). Dans cette logique, il peut toujours y avoir intérêt à attiser les conflits, mais en laissant les pays concernés prendre leur indépendance stratégique (une tendance dont le Japon fournit le parfait exemple [10]).

Défaut : le monde peut devenir un endroit très dangereux, ce qui n’est in fine dans l’intérêt de personne. Aucun dirigeant moderne ne peut ignorer le fait de la globalisation (non pas économique, mais sociétale. Ce qui arrive en un point a des conséquences d’un bout à l’autre du globe.

3- Piste moyen-orientale (?) : les États-Unis misent résolument sur l’explosion des dépenses militaires dans un monde multipolaire pour profiter de ce marché au moment où leur primauté technologique est encore avérée et crédible [11]. Ils recréent la confiance de leurs futurs clients en adoptant une plus grande impartialité dans les conflits, voire en participant à la réduction des tensions. Ils ramènent vers eux une partie des dépenses liées à la mise en place des systèmes de défense des gros acteurs géopolitiques émergents qui commençaient à regarder davantage vers la Russie ou la Chine. Ils dégagent des marges, redonnent de la matière à leur économie, et peuvent même réinvestir une partie des bénéfices dans la recherche pour augmenter à nouveau leurs chances de garder leur avance sur les concurrents (c’est le Moyen-Orient qui inaugure, si l’analyse que nous faisons dans les Perspectives de ce numéro est juste, cette nouvelle stratégie, pensons-nous).

Défaut : même si ces conditions de déploiement du marché de l’armement mondial sont plus rassurantes, le monde peut quand même devenir un lieu dangereux à terme. Sauf si l’évolution est concomitante de la mise en place d’une nouvelle gouvernance multipolaire qui, sur le plan stratégique notamment, fonde la confiance de ses partenaires sur des systèmes militaires de défense et non d’attaque.

En chiffres…

Livrons-nous alors à un petit exercice mental… Le pays n’a plus les moyens de maintenir les 800 bases militaires qu’il possède à l’étranger et qui lui coûtent de l’ordre de 160 milliards de dollars par an [12].

Bases militaires US à l’étranger, 2015. Source : Politico.

Bases militaires US à l’étranger, 2015.
Source : Politico.

Si les États-Unis abandonnaient la moitié de leurs bases étrangères, les économies s’élèveraient à environ 65 milliards par an [13]. Par ailleurs, dans un monde multipolaire où la paix serait assurée par l’équilibre des forces, le besoin d’armement est encore énorme. Ainsi, par exemple, le Japon se remilitarise rapidement [14]. Les exportations étasuniennes d’armes seraient donc considérablement renforcées. Si celles-ci augmentent par exemple de 50 %, ce serait encore de l’ordre de 25 milliards de rentrée d’argent supplémentaire [15]. On atteint ainsi 90 milliards de dollars par an d’économies ou de bénéfices. Si l’on tient compte en outre de la forte augmentation du budget militaire 2018 voulue par Trump et votée presque à l’unanimité par le Congrès [16], on atteint un « stimulus » de l’ordre de 150 milliards de dollars par an. Le voilà, le nouveau QE : c’est un « QE militaire » dans le sens où, plus que jamais (ce n’est pas peu dire concernant les États-Unis), les dépenses militaires soutiennent massivement l’économie.Les montants en jeu sont évidemment bien moindres que ceux du QE de la Fed, mais il faut se rappeler aussi qu’un tel soutien est beaucoup plus efficace pour l’économie réelle. D’ailleurs, les premiers signes du remplacement du pétrodollar par le QE militaire que nous venons de décrire semblent d’ores et déjà visibles, quand on sait par exemple que les exportations d’armes US vers l’Arabie saoudite ont augmenté en 2016, tandis que dans le même temps les importations US de pétrole en provenance de ce pays ont fortement baissé [17], rééquilibrant de ce fait la balance commerciale US-AS en faveur des premiers. Étant donné les balances commerciales auxquelles les États-Unis nous ont habitués depuis plusieurs décennies, ce genre de petit fait peut facilement être interprété comme un vrai changement de tendance et le début du fameux « atterrissage économique » des États-Unis que nous anticipons depuis plusieurs mois, et dont le pays a tant besoin pour réduire ses doses de perfusions financières et recommencer à marcher tout seul…

Geab n° 119. Paris

Notes

[1Dernier discours en date le 18 octobre. Source : BCE, 18/10/2017

[2À ce sujet, lire CNBC, 05/10/2016

[3Plan que nous avons étudié dans notre article sur la BEI dans le GEAB n°118 d’octobre 2017

[4Source : Tokyo Foundation, 09/11/2017

[5Source : Seeking Alpha, 10/11/2017

[6Source : The Guardian, 18/09/2017

[7Source : Les Echos, 08/11/2017

[8Source : MarketWatch, 14/11/2017

[9Sources : The Balance (24/05/2017), POGO (10/02/2016)

[10Shinzo Abe travaille depuis des années à l’obtention d’une modification de la constitution japonaise devant permettre au pays de reprendre la main sur sa défense nationale. Il paraît aujourd’hui bien positionné pour obtenir cet amendement d’ici 2020. Source : Japan Times, 03/05/2017

[11Voir l’article du GEAB n°117 (« La supériorité de l’armement US en question ») sur le resserrement de l’avance technologique US vis-à-vis des nouveaux acteurs de l’industrie de l’armement. Source : GEAB n°117, 15/09/2017

[12Source : Mint Press News, 07/03/2016

[13Soit 80 milliards par an correspondant à la moitié du coût des bases étrangères, à quoi il faut tout de même retrancher les dépenses en personnel qui resteront à honorer, soit environ 15 milliards. En effet, Il y a environ 300 000 soldats US à l’étranger, soit 150 000 à rapatrier. Chacun « coûte » en moyenne 100 000 $ par an. Source : Wikipedia, ici et 

[14Sources : Reuters (04/06/2016), BFMTV (05/09/2017)

[15En moyenne, les États-Unis ont exporté pour 47 milliards par an entre 2012 et 2016. Source : Wikipedia

[16Dans une étonnante entente entre démocrates et républicains qui ont alloué plus que ce que Donald Trump demandait… Signe sans doute que chacun a conscience du soutien à l’économie que représentent les dépenses militaires. Source : New York Times, 18/09/2017

[17Source : Bloomberg, 14/11/2017

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Publié par le 17 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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La défaite militaire comme déclencheur d’un effondrement financier

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En 2007, j’ai publié Reinventing Collapse, dans lequel j’ai comparé l’effondrement de l’URSS à celui prochain des États-Unis. J’y écrivais ce qui suit :

« Imaginons que l’effondrement d’une superpuissance militaro-industrielle moderne, c’est comme faire de la soupe : couper les ingrédients, chauffer et remuer le tout. Les ingrédients que j’aime mettre dans ma soupe d’effondrement d’une superpuissance sont : un forte réduction chronique de la production de pétrole brut (cet élixir addictif magique des économies industrielles), un déficit commercial sévère en augmentation avec l’étranger, un budget militaire en augmentation dans une fuite en avant et une dette contractée à l’étranger gonflant inexorablement. La chaleur et l’agitation peuvent être fournies de manière très efficace par une défaite militaire humiliante et par l’augmentation chez la population de la peur d’une catastrophe imminente. » (Page 2)

Une décennie plus tard, ces ingrédients sont tous en place, à quelques arguties mineures près. La baisse de disponibilité du pétrole aux États-Unis est principalement due à un manque d’argent plus que de pétrole physique. Dans le contexte du déclin terminal du pétrole conventionnel aux États-Unis, la seule augmentation significative de l’offre provient des techniques de fracturation hydraulique, mais elle est financièrement ruineuse. Personne n’a gagné d’argent à vendre du pétrole issu de ce mode de production : c’est trop cher.

Pendant ce temps, le déficit commercial a atteint de nouveaux records, les dépenses de défense ont continué leur essor et les niveaux de dette sont à ce jour rien de moins que stratosphérique, et ils continuent à augmenter. La peur de la catastrophe est alimentée par les récents ouragans qui viennent de mettre des parties importantes du Texas et de la Floride sous l’eau, des feux de forêt sans précédent à l’Ouest, des grondements menaçants du super-volcan de Yellowstone et la compréhension que tout un désordre mousseux de bulles financières pourrait apparaître à tout moment. L’ingrédient qui nous manque est une humiliante défaite militaire.

Les défaites militaires viennent sous de nombreuses formes et tailles, et voir l’ennemi abattre toutes vos troupes n’est que l’une d’entre elles. Tout aussi palpable est la défaite consistant à être incapable de prévaloir contre un adversaire plus faible et plus petit. Infliger accidentellement des dégâts à ses propres forces peut aussi être très humiliant. Et le coup de grâce ultime pour un empire militaire est d’être incapable de rejoindre l’adversaire sur le champ de bataille.

Nous avons maintenant des exemples de tous ces éléments. Nous avons des navires américains rapides, équipés de tous les équipements de navigation et des radar les plus modernes, qui heurtent inexplicablement de gros et lent navires de commerce, entraînant la mort de leurs propres marins. Nous avons l’exemple de la Syrie, où plusieurs années d’efforts concertés pour démembrer ce pays et en déloger son président, ont entraîné une catastrophe après l’autre. Et maintenant, nous avons l’exemple de la Corée du Nord, qui teste des missiles balistiques et des armes nucléaires à la stupéfaction de tous, tandis que les États-Unis lancent des exercices militaires sans signification. Ils sont sans signification car il n’y a absolument aucune carte militaire à jouer qui n’entraînerait pas l’anéantissement complet de l’allié que les États-Unis ont juré de protéger.

L’impasse nord-coréenne risque de traîner pendant un certain temps, mais la défaite syrienne est déjà très proche d’être actée. Alors laissez-moi l’examiner en détail, car elle offre une vision très intéressante de ce qui fait que les États-Unis, à ce stade, sont tellement moins qu’une superpuissance militaire. (Les crédits de recherche pour cela vont à Evgeny Krutikov en particulier, et à d’autres trop nombreux à mentionner ici.) La défaite syrienne n’est pas le résultat d’une seule opération, mais d’une rafale d’entre elles, chacune résultant de ce qui ne peut être décrit que comme un échec épique. Toute la campagne syrienne des États-Unis peut être décrite comme une poursuite implacable de l’échec. Elle illustre plusieurs des caractéristiques qui rendent la machine militaro-américaine pire qu’inutile. Il était un temps où le but des dépenses militaires américaines était de justifier les dépenses militaires américaines; maintenant, ce n’est même plus possible. Les éléments clés de cet échec sont les suivants:

• L’incapacité totale de tenir pour responsables ceux qui sont responsables de cet échec, qu’il s’agisse de politiciens ou d’officiers militaires.
• L’incapacité totale d’apprendre des erreurs et d’ajuster les stratégies, en faisant des choses éprouvées pour ne pas refaire ces erreurs encore et encore.
• L’incapacité totale d’accepter la vérité de la situation, préférant plutôt habiter un domaine de fiction plein de terroristes modérés, de chefs tribaux amicaux, d’arcs-en-ciel et de licornes.
• L’incapacité totale de résister à la corruption de toutes sortes, y compris des programmes frauduleux qui incluent le vol direct des biens du gouvernement.

L’engagement militaire total des États-Unis a débuté à l’été 2014. À l’époque, il y avait une sorte de groupuscule armé près de Raqqa, grouillant de djihadistes barbus qui peuvent ou non avoir été associés à ISIS. Ils détenaient beaucoup d’otages, notamment des soldats syriens ainsi que des citoyens américains et britanniques qui avaient d’une manière ou d’une autre atterri en Syrie. Après une longue analyse, la CIA a décidé que ce groupuscule devait être attaqué, son camp occupé et les otages libérés.

Au début du mois de juin, quelques douzaine de troupes des forces spéciales ont été larguées au voisinage du campement. Après une bataille de trois heures (cela signale déjà un échec, les opérations de libération d’otages doivent durer quelques minutes, pas des heures), les troupes américaines ont tué cinq des terroristes et ont pris le contrôle d’un bâtiment parfaitement vide isolé au milieu du désert. Il n’y avait pas d’otages, aucun ennemi de haut rang, rien d’utile là-bas. Plus tard, il a été révélé que les otages avaient été transportés un jour avant le début de l’opération, ce qui a donné lieu à toutes sortes de questions au sein de la CIA concernant les éventuelles fuites.

Quelques jours plus tard, « Jihadi John » et son groupe de trois Arabes britanniques se nommant eux-même «les Beatles» et agissant sous les pseudonymes de John, Paul et Ringo ont décapité un groupe de personnes devant la caméra. Parmi eux se trouvaient le photographe James Foley, le journaliste Steven Sotloff, le travailleur humanitaire David Heins, le chauffeur de taxi britannique Alan Henning (qui travaillait pour la même mission humanitaire que Heins) et, en dernier lieu, Peter Kassig, ancien membre de l’armée américaine, mais qui à l’époque travaillait également pour une mission humanitaire basée à Beyrouth et en Turquie, mais se trouvait régulièrement en Syrie, illégalement et à des fins inconnues.

Plus précisément, c’est la mort de Kassig qui a suscité une réaction curieusement plus forte de Barack Obama, qui a déclaré que Kassig «nous a été pris par un groupe terroriste que le monde associe à juste titre à l’inhumanité». Cette saillie a été largement analysée comme signifiant que Kassig travaillait pour la CIA ou le renseignement militaire américain. Notamment, il était le seul qui, en captivité, s’est converti à l’islam et a pris un nom islamique.

Plus tard, d’autres faits étranges ont commencé à apparaître. En particulier, il est apparu que «Jihadi John» avait négocié avec le gouvernement des États-Unis et avec la famille de James Foley, exigeant 100 millions ou, pour quelque raison étrange, plus précisément 132 millions de dollars de rançon. La dernière communication de lui a eu lieu une semaine avant l’opération infructueuse des forces spéciales américaines, mais les Américains ont refusé de payer. Le représentant officiel du Pentagone, le contremaitre James Kirby, a tout mis sur le dos de la CIA. Assez curieusement, les responsables de cette étonnante foirade ne se sont pas suicidés d’une balle dans la tête comme ils auraient dû le faire pour une question d’honneur, mais ils ont prospéré avec une magnifique carrière à la clé.

Certes, il devait bientôt y avoir d’autres échecs encore plus épiques. Les États-Unis ont mis en place des vols de surveillance sur le territoire syrien, cartographiant soigneusement le désert en utilisant d’abord des drones, puis l’aviation régulière, n’ayant toujours pas la plus petite idée de ce qu’ils cherchaient. Mais apparemment, ils ont vu des images qui semblaient indiquer de bonnes cibles, car à l’automne de la même année, Obama a annoncé son intention de commencer à bombarder ISIS en Syrie.

Il a également annoncé le lancement d’un programme visant à « former et équiper »l’Armée syrienne libre dans le but de renverser Bachar al-Assad. La CIA a choisi des groupes prometteurs, leur a donné des armes, puis les a vus se joindre à ISIS ou Jabhat al-Nusra en masse. Au fur et à mesure que cela se passait, les fonctionnaires américains ont continué à se référer à ces nouveaux terroristes, radicalisés à la vitesse de la lumière, comme à une « opposition modérée ». Finalement, le mythe cultivé aux États-Unis appelé l’Armée syrienne libre s’est complètement effondré, embarrassant tout le monde. Mais encore une fois, l’embarras était insuffisant pour faire en sorte que les responsables fassent amende honorable et se collent une balle dans la tête.

On en a terminé avec le fiasco numéro deux avant d’attaquer le fiasco numéro trois. Une fois que l’Armée syrienne libre fictive se fut évaporée comme la brume du matin, la CIA a décidé de mettre le paquet sur les Kurdes et l’opération Timber Sycamore est née. Elle a été déclarée top secret et autorisée directement par Obama, avec la plupart des documents portant la signature de Hillary Clinton. À bien des égards, c’est une répliqué des leçons non apprises d’un ancien fiasco américain connu sous le nom d’Iran-Contras ou de l’affaire Oliver North.

L’argent saoudien a été utilisé pour acheter des armes obsolètes de l’époque soviétique, principalement dans les Balkans, puis de les expédier en Turquie et en Jordanie, tout en utilisant des documents falsifiés pour éviter l’apparence de l’illégalité. De là, elles devaient filtrer en Syrie et se retrouver entre les mains des Kurdes, qui défendaient à l’époque la ville de Kobané face à ISIS. De manière tout à fait surprenante, rien de cela n’a fonctionné selon le plan. Le marché noir des armes au Moyen-Orient a commencé à déborder, y compris d’armes lourdes. Les officiers du renseignement américains ont commencé à acheter des Ferrari, refusant d’accepter des pots-de-vin en papier-monnaie mais uniquement en barres d’or. Les concessionnaires d’armes de petite taille sont soudainement devenus très riches et se sont battus pour leur part de marché. Une simple fusillade sur une base de l’armée jordanienne a coûté la vie à deux officiers jordaniens, deux entrepreneurs américains et un Sud-Africain. (Est-ce qu’une affaire de vente d’armes illégales peut se faire sans qu’un Sud-Africain ne soit impliqué?) Lorsque l’échelle du fiasco est devenue évidente, les Jordaniens impliqués dans ce coup ont été licenciés, mais rien n’a été confisqué. Hillary Clinton était particulièrement folle de rage; elle a été mise dans un très mauvais pas quand une personne des services de renseignement a publié sur un site Web du gouvernement américain un contrat pour la livraison de tonnes d’armes de la Bulgarie aux ports de Tasucu (Turquie) et Aqaba (Jordanie). WikiLeaks a commencé à déterrer plus de détails .

Il s’avère que l’administration Obama dans son ensemble a gaspillé un demi-milliard de dollars uniquement pour armer l’Armée syrienne libre avec cette opération Timber Sycamore. Au lieu de se blâmer eux-mêmes, les personnes impliquées (la plupart d’entre elles encore en poste, alors qu’une balle dans la tête aurait été largement méritée) se sont mise à accuser la Russie pour ne pas les avoir laissées « terminer le travail ». Voici un très bon graphique, grâce à WikiLeaks, qui détaille le montant étonnant des fonds gaspillés par les États-Unis pour ses méfaits en Syrie.

On en a terminé avec le fiasco numéro trois avant d’attaquer le fiasco numéro quatre. Au lieu de simplement jeter sur le champ de bataille syrien des tonnes d’armes obsolètes de l’ère soviétique achetées en Europe de l’Est en utilisant de l’argent blanchi et de la paperasse falsifiée, les États-Unis ont décidé de jouer réellement un rôle actif « au sol ». En octobre 2015, les premiers 15 instructeurs américains ont été héliportés dans le Kurdistan syrien. À partir de ce moment, les Américains se sont engagés à cultiver les Forces démocratiques syriennes (les deux plus grands groupes armés kurdes) plus, pour la diversité ethnique, deux tribus arabes locales.

En mai 2015, le général Joseph L. Votel, commandant des forces américaines au Moyen-Orient, a été transporté en Syrie dans un secret (relatif) et a rencontré des commandants kurdes. Il a tenté d’imposer l’idée d’avoir des conseillers américains au Kurdistan et de leurs faire préparer les locaux pour l’action. Les commandants kurdes et les chefs tribaux n’étaient pas réceptifs et ont exigé que les Américains leur fournissent des armes lourdes. Heureusement, Votel n’avait pas le pouvoir de le faire, et alors, lorsque les Kurdes ont commencé à assiéger le bastion d’ISIS à Raqqa, ce sont les Américains qui ont tiré avec les mortiers et l’artillerie, les « Marines » américains leur assurant la sécurité. L’efficacité de ces actions reste douteuse.

Les Kurdes se sont montrés des alliés obstinés et peu coopératifs. Leur objectif principal est de mordre autant de territoire qu’ils le peuvent, à utiliser plus tard lors des négociations avec le gouvernement à Damas afin d’établir la plus grande autonomie possible pour un Kurdistan syrien. Ils ne sont généralement pas disposés à s’aventurer en dehors de leur programme bien établi. Ils n’étaient pas particulièrement disposés à se battre même pour Manjib, ethniquement principalement kurde, et leur intérêt à capturer Raqqa était en grande partie inexistant.

Et pourtant, les Américains pensent qu’il est raisonnable de penser qu’une fois qu’ISIS sera complètement liquidé (environ quelques mois au rythme actuel), ces mêmes Kurdes les aideront à établir et à maintenir le contrôle sur toute la rive orientale de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne. Non seulement les Kurdes ne sont pas très motivés pour le faire, mais les Syriens sont actuellement occupés à fortifier une tête de pont et à ériger un pont flottant à Ayash, au nord de Deir-ez-Zor, ville récemment reprise. Au cours des derniers jours, ils ont déplacé des armes lourdes sur la rive orientale de l’Euphrate et ont renversé les restes d’ISIS qui tenaient encore des villages environnants, et ils se préparent à avancer vers la frontière irakienne. Ils n’ont pas caché leur plan pour rétablir le contrôle sur l’ensemble du territoire syrien.

On dirait que le fiasco numéro quatre est déjà bien cuit dans le gâteau. Mais comme d’habitude, cela n’empêche pas les Américains de pomper plus de conseillers et d’armes, pour conseiller des gens qui refusent de faire attention à leurs conseils et d’armer des gens qui se retourneront facilement contre eux. Ils pompent également d’autres ressources pour construire des bases militaires sur le territoire syrien, qu’ils ne contrôleront pas bien longtemps. Il y a l’aérodrome de Rmeilan, une base plus grande à Kobané et encore un autre aérodrome à Tal Beidir. Le Kurdistan syrien accueille maintenant quelques centaines d’Américains, équipés d’armes légères, de Hummers et de Strykers, et qui ne cessent de se plaindre des conditions de vie inférieures aux normes et du manque de bonnes informations sur ce qui se passe autour d’eux.

Non contents d’attendre que le fiasco numéro quatre soit bien avancé, les Américains se sont lancés de manière préventive dans le fiasco numéro cinq : la construction d’une base militaire dans le sud de la Syrie. Étonnamment, même après tout ce qui s’est passé, ils se sont jugé capables d’essayer d’insuffler une nouvelle vie à l’Armée syrienne libre et trouver une utilité pour leurs bases en Jordanie qui avaient été complètement discréditées par leur performance dans l’affaire Timber Sycamore. À cette fin, ils ont cherché des appuis du côté de certains obscurs groupes armés qui ont traversé la Syrie depuis la Jordanie et, avec leur aide, ont établi une base à Al Tanf, suffisamment bien armée pour tenir ce territoire pendant longtemps, et peut-être servir de position avancée pour une invasion depuis le sud.

Ce qui est arrivé au lieu de cela, c’est que les Syriens et les Iraniens ont rapidement contourné Al Tanf, et pris le contrôle de la frontière irakienne (avec la pleine coopération irakienne) rendant la base Al Tanf complètement inutile. Reconnaissant ce fait, les Américains ont commencé à la démanteler et à l’évacuer alors que ces obscurs groupes armés qu’ils avaient tentés d’appuyer, soit se sont rendus aux Syriens soit ont fui et ont rejoint ISIS. Le fiasco numéro cinq est maintenant terminé.

Le fiasco numéro quatre est toujours en cours, mais le résultat final est déjà clair. Très bientôt, il n’y aura plus d’ISIS en Syrie pour que les Américains prétendent s’y battre. Leur position, tant au Moyen-Orient que partout dans le monde, est de plus en plus faible. À l’exception de la Syrie, le pays qui a le plus à gagner de cette situation est la Russie. Considérez ce qui suit :

  • L’Arabie saoudite a été le principal financier du conflit syrien, mais même les Saoudiens se sont fatigués de l’incompétence américaine et tentent de traiter avec les Russes.
  • Lorsque les Israéliens ont reconnu que la Syrie était « perdue » pour eux de manière définitive, Netanyahou a immédiatement sauté dans un avion pour… Moscou, bien sûr, pour quémander quelques miettes à la table du maître.
  • La Turquie a décidé que la coopération avec l’OTAN n’est plus sa stratégie et a mis une pièce sur les systèmes russes de défense aérienne S-400 qui, contrairement aux armes fournies par l’OTAN et par les États-Unis, ne sont pas entravés par un inflexible système d’identification ami-ou-ennemi et seront parfaitement heureux d’abattre des objectifs de l’OTAN.
  • Même l’Allemagne, le chien de compagnie le plus obéissant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, vient de lancer une enquête sur les expéditions d’armes vers des groupes terroristes internationalement reconnus en Syrie qui ont transité par la base militaire de Rammstein et sont illégales en droit allemand.

Alors qu’ISIS est détruit par les Syriens, avec le soutien aérien russe, les Américains, conformément à la tradition, accusent la Russie sinon de leur avoir fait perdre la face, du moins de leur défaite stratégique. Si ce jeu stupide de trouver quelqu’un à blâmer n’est pas un signe certain d’une faiblesse extrême, je ne sais pas ce que c’est. Le jeu final peut ne pas être tout à fait clair, mais ce qui l’est déjà, c’est ceci: pour qu’une superpuissance cesse d’être une superpuissance, une défaite militaire relativement mineure est suffisante, pour autant qu’elle soit suffisamment significative. La performance américaine en Syrie est telle que les États-Unis ne participeront plus aux négociations internationales sur l’avenir de la Syrie, car leur position est maintenant si faible qu’elle peut être ignorée. Et quand il s’agit de défaites militaires significatives, une défaite auto-infligée est de loin la méthode la plus efficace.

La Syrie n’est pas le seul endroit où le pouvoir militaire américain se révèle n’être plus aussi puissant. Il y a aussi l’Afghanistan, où les talibans sont occupés à reconquérir le nord du pays – la partie qui a été la plus facilement « libérée » lorsque les Américains ont envahi ce pays en 2001. Et il y a aussi la Corée du Nord, dont le leadership a réussi à mettre échec et mat les États-Unis, en ne leur laissant que des options militaires non viables – une situation que les Américains sont constitutionnellement incapables d’accepter. Cela explique les insultes envers les Nord-Coréens, qui ne se privent pas de les leur retourner en faisant rire nerveusement le reste du monde.

En conclusion, permettez-moi de prendre un risque et de me risquer à une supposition quant à la direction générale de notre petite affaire. Je pense que maintenant que toutes les preuves sont là que le statut de superpuissance de l’Amérique n’est plus qu’une légère nostalgie de la guerre froide, ce qui vient ensuite, c’est… la punition. Que font maman et papa avec un enfant gâté qui a dépassé la limite de ses cartes de crédit en gaspillant de l’argent dans les bars, avec les derniers jouets à la mode et avec des prostituées de luxe? Eh bien, retirer les cartes de crédit, bien sûr!

Dans le cas des États-Unis, cette action passe par la « dédollarisation ». Ceux qui l’ont déjà tenté comme Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi, ont été rapidement tués et leurs pays détruit. Mais maintenant, des pays tels que la Chine et la Russie mènent ce mouvement de « dédollarisation » auquel les États-Unis ne peuvent pas s’opposer, surtout lorsqu’ils agissent de concert, et la réponse américaine jusqu’à présent n’a consisté qu’à lancer des menaces vides, des sanctions sans mordant et une grande expression de colère finissant dans des marmonnements incohérents.

Pour décrire la situation dans les termes les plus simples possibles : la fonction de l’armée américaine est d’intimider d’autres pays pour que les États-Unis achètent ce qu’ils veulent en imprimant des dollars américains au besoin, ce qui revient essentiellement à piller le reste du monde sous la menace d’une arme. Une fois que leur capacité à intimider le monde jusqu’à la soumission aura disparu, il en sera fait de leur capacité à tondre sans fin la planète. Et une fois que cette capacité aura disparu, tout ce qui restera du « pays le plus riche du monde » ne sera qu’un tas de monnaie papier sans valeur. Quand, précisément, ce moment arrivera-t-il? Je vous laisse le deviner. Mais vous ne devriez pas avoir besoin de le deviner exactement et de l’attendre pour pouvoir planifier une réponse. Je vous recommande de le faire dès maintenant, si vous ne l’avez pas encore fait.

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Augmentation du budget militaire US – Un Ex Colonel Russe met en garde Trump : «Nous Ensemençons le littoral US Avec des Missiles nucléaires taupe »

Comme vous le savez, Trump a augmenté les dépenses militaires de 54 milliards $ . Il a promis « une hausse historique » de l’enveloppe destinée à la Défense dans le prochain budget fédéral.

D’autre part, comme le rapporte le journal Russe Pravda – Selon la conclusion des auteurs étasuniens d’un article publié par The Bulletin of Atomic Science, la semaine dernière, « le potentiel nucléaire US est tel qu’ils peuvent se permettre de tirer une salve stratégique sans s’attendre à des représailles » . En même temps, les analystes estiment qu’une telle situation mène à un déséquilibre dramatique.

Les experts du média Hans Christensen et Matthew McKinsey ont décortiqué les dépenses en acquisition du nouveau matériel destiné aux arsenaux nucléaires américains. Les achats portent sur une période s’étalant de 2009 jusqu’à nos jours. Les experts remarquent que non seulement ce programme est mené tambour battant, mais, qui plus est, on essaie de faire passer la modernisation de la force de frappe pour un banal exercice cherchant à améliorer la sécurité du sanctuaire national. Pourtant, les Etats-Unis sont en train d’appliquer de nouvelles technologies qui permettent d’accroître sensiblement le potentiel balistique de leur pays en améliorant la précision de la première salve qu’ils entendent tirer si guerre nucléaire il y a.

En particulier, les missiles balistiques Trident II installés dans les soutes des SNLE deviennent plus efficaces pour frapper avec un effet circulaire probable minimum les sites de lancement et les rampes immobiles des missiles ennemis. Il y a encore 10 ans, juste 20 % d’ogives américaines parvenaient à atteindre leurs cibles. Maintenant ce chiffre avoisinerait 100 % avec une redoutable efficacité. Tels sont les arguments exposés par les auteurs de l’article publié dans The Bulletin of Atomic Science.

A considérer sérieusement les informations fournies par le Bulletin américain, la Russie et la Chine devraient passer immédiatement à l’amélioration des données techniques de leurs équipements stratégiques.

L’adjoint au directeur de l’Institut de la CEI Vladimir Evseyev croit qu’il faut savoir raison garder : « J’estime qu’il serait irréaliste de croire que les Américains peuvent rester impunis en cas des frappes réalisées contre la Chine ou la Russie. (cf vidéo du début, ndlr) Tous ces calculs ne tiennent compte que des capacités des missiles balistiques intercontinentaux à rampe de lancement immobile de type terrestre, bien sûr. Cependant, je souligne que même la Chine dispose d’un complexe analogique des nôtres missiles-intercepteurs « Topol ». 

Pour moi, les Etats-Unis n’ont rien d’exceptionnel à nous montrer dans le domaine du nucléaire », conclut le chercheur.

Hé bien  la Russie (et la Chine) n’ont pas attendu les américains pour développer leurs technologies d’armement et leurs équipements stratégiques , notamment nucléaires.

En réponse à l’augmentation du budget militaire américain (ce qui est lié à l’amélioration de leur potentiel balistique dans le domaine nucléaire selon l’article publié par The Bulletin of Atomic Science)  , Un Colonel Russe met en garde Trump : «Nous Ensemençons le littoral américain Avec des Missiles nucléaires taupe »

Dans un article intitulé «consonance Oignon  » dans le journal russe Pravda, intitulé « Trump-Pump-Pump Et Notre Big Bang » , l’expert militaire russe Viktor Baranetz, colonel à la retraite et ancien porte-parole du ministère de la Défense a affirmé que la Russie a des réponses asymétriques à l’augmentation du budget militaire américain ..

Selon L’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient qui, rapporte les propos de Baranetz, la Russie est tranquillement en train «d’ensemencer» les côtes américaines avec des missiles nucléaires « taupes » « qui » creusent le sol et «sommeillent» automatiquement jusqu’à ce qu’ils reçoivent la commande  » de détonation. 

Voici des extraits de l’article de Baranetz :

« Notre réponse asymétrique consiste à déployer des ogives nucléaires »

 » Les États – Unis est le« champion du monde » des dépenses de défense par la taille de son budget militaire – près de 600 milliards $, soit 10 fois plus que Russes . Même si l’ on additionne les budgets militaires des dix premiers pays dans le monde, ils n’ atteindraient pas le budget américain ! maintenant , il se trouve que cela ne suffit pas pour Donald Trump. il a l’ intention d’augmenter les dépenses de défense de 54 milliards $. Cet argent serait suffisant pour maintenir cinq armées polonaises. Ou 10 ukrainiennes.

 » . Le public américain est déjà en train de grommeler envers Trump, qui préfère les armes au beurre Mais la ruse Trump est « d’acheter »le soutien de l’armée, ainsi que des sociétés de l’ industrie militaire. L’Ancien chef du Général le personnel de l’armée russe Yuri Baluyevsky est certain que «l’idée d’augmenter les dépenses de défense a été présenté à Trump par l’armée américaine, qui met beaucoup l’accent quant à la puissance de l’armée russe, afin d’obtenir de nouveaux fonds.

Mais comment Moscou réagira au budget militaire croissant US ?

Balouïevski répond: « . La Russie ne sera pas en concurrence avec les États – Unis dans les dépenses de défense , nous sommes dans une catégorie de poids différente Pour nous, la question principale est de savoir comment assurer la défense de la Russie à un coût moindre. Je suis sûr que nous avons déjà trouvé des réponses asymétriques. Je ne vois pas de problème ici.

«Quelles sont ces« réponses asymétriques »mystérieuses dont nos politiciens et les généraux parlent si souvent ? Peut-être un mythe ou une jolie tournure de phrase ? Non ! Notre réponse asymétrique consiste en positionnant des ogives nucléaires qui peuvent modifier leur course et altitude de sorte qu’aucun ordinateur ne peut calculer leur trajectoire. Si les Américains déploient des chars, des avions, des bataillons et des forces spéciales le long de la frontière russe – nous, nous sommes tranquillement en train «d’ensemencer» du littoral des États-Unis avec des missiles nucléaires «taupes» (ils creusent le sol, s’enfoncent dedans et «sommeillent ‘jusqu’à ce qu’ils reçoivent la commande)

[…]

« Oh, il semble que j’en ai déjà dit trop. Je dois tenir ma langue. »

 » En bref, nous pouvons apporter une réponse« asymétrique » (et moins chere) contre les Américains. Mais si Trump a de l’ argent à brûler, laissez – le le dépenser dans des armes dont les États – Unis n’auront peut – être même jamais besoin. Et ils disent que Trump est un bon homme d’ affaires … « 

Bien sûr, nous avons aucun moyen de confirmer si cela est un fait ou si ce sont de fausses nouvelles, mais nous constatons que le porte – parole du Kremlin Dmitri Peskov a rejeté ces allégations.

En réponse à la question d’un journaliste sur l’article de Baranetz, Peskov a déclaré: « Cela semble étrange, pour dire le moins, et je vous suggère de ne pas prendre ce que rapportent les médias au sérieux. »

La nouvelle normale semble en effet être Étrange depuis que Trump est devenu président. Est -ce un hasard si un navire espion russe était seulement à 30 milesde la « base Sub primary East Coast » il y a un mois.

 

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Un officier militaire chinois déclare que la guerre avec les États-Unis sous la domination de Donald Trump « devient une réalité pratique »

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Soldats de l’APL à la parade en Chine (fichier image) Reuters

Selon The Independent Online, les relations sino-américaines sont de plus en plus tendues sous la nouvelle administration américaine, mais on peut également se demander si les deux parties ne jouent pas le même jeu : faire peur à l’autre comme introduction à des négociations essentiellement commerciales.

Le discours de Xi a Davos suggère la destruction des armes nucléaires – comme je l’ai expliqué, nous nous dirigeons Vers une interdiction TOTALE des armes nucléaires dans le monde . 

 Les Chinois (un régime autoritaire ne l’oublions pas) devraient garantir les conditions de la mondialisation (multipolaire) quitte à en prendre le leadership si l’Amérique se met en retrait . Et pour cela tous les moyens (y compris le Bluff) sont bons . 

Un officier militaire chinois déclare que la guerre avec les États-Unis sous la domination de Donald Trump « devient une  réalité pratique »

La guerre avec les Etats-Unis sous le règne de Donald Trump n’est « pas seulement un slogan » mais devient une « réalité pratique », a déclaré un haut responsable militaire chinois.

Les remarques ont été publiées sur le site Web de l’Armée populaire de libération, apparemment en réponse à la rhétorique agressive envers la Chine du nouveau gouvernement américain.

Les Chinois ont communiqué une opinion de l’intérieur de la Commission militaire centrale, qui a l’autorité globale des forces armées de la Chine.

Cité dans le South China Morning Post, le responsable de la Commission du  Département  de la Défense a écrit: «Une guerre dans le mandat du président» ou «la guerre qui éclate ce soir» ne sont pas que des slogans, ils deviennent une réalité pratique.

Le fonctionnaire a également appelé à des déploiements militaires face aux  tensions Sud et Est de la Chine maritime et à la mise en place d’un système de défense antimissile pour protéger la péninsule coréenne, un autre point chaud régional, a rapporté le post.

Les Etats-Unis devraient également reconsidérer leur stratégie dans la région Asie-Pacifique, a écrit le responsable.

M. Trump a également ignoré la politique de longue date des Etats-Unis «une seule Chine», s’engageant publiquement avec le président taiwanais, Tsai Ing-wen, dans un acte qui était extrêmement hostile à Pékin.

La Chine considère fermement Taiwan comme faisant partie de son territoire et les États-Unis l’ont tacitement respecté pendant des décennies, mais M. Trump a signalé une rupture avec cette politique.

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a également préconisé le blocus naval américain des îles artificielles chinoises en mer de Chine méridionale – ce que Pékin pourrait interpréter comme un acte de guerre.

D’autres faits suggérant que la Chine se prépare à un conflit sont apparus cette semaine, avec des rapports non confirmés que l’armée a déplacé des missiles de longue portée près de la frontière nord –est, dans la province du Heilongjiang – à portée de tir des États-Unis.

Les médias sociaux chinois ont publié des images sur le Dongfeng-41  système de missiles balistiques intercontinentaux  près de la frontière russe.

Un tabloïd d’État Le Global Times a suggéré que l’Armée populaire de libération aurait pu laisser filtrer les photos sur les médias sociaux comme un avertissement à M. Trump.

Toutefois, le président chinois Xi Jinping a récemment appelé à la réduction des armes nucléaires.

 

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