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MACRON A-T-IL PÉTÉ UN PLOMB ?!

 
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Publié par le 24 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Dérive totalitaire – Vers un retour du délit d’opinion !!! La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron !!!

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Alors là c’est incroyable !!! Macron à réussi le tour de force de « pénaliser » l’antisionisme sans officiellement le pénaliser (pour le moment), tout simplement en élargissant la définition de l’antisémitisme, en adoptant la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) qui intègre l’antisionisme (mais pas uniquement, lire à la fin), et qui comme vous le lirez plus bas,  « vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques »

AUCUN média ne s’offusque ni n’a encore traduit cette définition en Français à l’heure où j’écris, il n’y a que Le Parisien qui vient de faire un article (au moment où je terminais ce papier) qui développe un peu ce qu’est cette nouvelle définition , et qui précise

Il faudra changer la loi

Cette nouvelle définition de l’antisémitisme voulue par Macron ne sera pas effective immédiatement. Si la proposition du locataire de l’Elysée peut rapidement servir comme outil pédagogique aux enseignants, il faudra une modification de la loi pour qu’elle soit utilisée par les forces de l’ordre et les magistrats.

Mais dans tous les cas, ça va de fait permettre de faire entrer l’antisionisme – qui est un opinion politique – dans le champ juridique, puisqu’elle entrera dans la définition même de l’antisémitisme, qui est un délit. (comme, entre autres, toutes les formes de racisme)   

L’antisémitisme est un délit, alors que l’antisionisme est une opinion politique !!! Faire l’amalgame entre les 2 ouvre la porte à toutes les dérives, et à rien de moins que le délit d’opinion, étant donné que l’antisionisme est une opinion !!!

On ne pourra tout simplement plus critiquer librement le sionisme, et Israël. C’est juste stupéfiant. 

C’est un énorme coup, un de plus, qui vient d’être porté à nos libertés individuelles, et notamment à la liberté sacrée qu’est la liberté d’opinion (qui englobe la liberté d’expression et la liberté de pensée) !

Encore un pas de plus vers le totalitarisme !!! Ce n’est vraiment plus possible…

Voici un petit tour d’horizon, c’est édifiant !!!! Z 

Lors du 34e dîner du Crif ce mercredi 20 février, qui intervenait dans un contexte de forte recrudescence des actes haineux visant les juifs, le président de la République a annoncé que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme. (…)

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA », qui intègre l’antisionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». (…)

En proposant sa propre définition, l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques de prévention aux nouvelles formes que peut prendre l’antisémitisme.

Cette définition relativement large et consensuelle (disponible en anglais uniquement) est accompagnée de plusieurs exemples de manifestations antisémites, depuis l’appel à tuer des juifs au nom d’une idéologie religieuse jusqu’à la contestation de la réalité de l’Holocauste. S’ils ne citent pas explicitement le mot, ces exemples intègrent une des manifestations de l’antisionisme par le fait de « dénier au peuple juif le droit à l’auto-détermination, notamment en affirmant que l’existence de l’Etat d’Israël est une entreprise raciste ».(…) source

Ce faisant, Macron se plie aux exigences du CRIF, et il n’avait pas manqué de faire part de la bonne nouvelle à Netanyahu, qui a exprimé son « estime » : 

Le président de la République, qui a déploré « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

(….)

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de Benjamin Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Quelques minutes avant le discours d’Emmanuel Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit. (source)

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Devant le Crif, le président de la République a dénoncé une «résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale». Il entend intégrer l’antisionisme à la définition de l’antisémitisme et continuer à combattre BDS.

La veille, il s’était dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme et pourtant, Emmanuel Macron, qui s’exprimait ce 20 février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a fait savoir que la France mettrait en oeuvre une «définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme», selon les termes rapportés par l’AFP. L’agence de presse française précise que quelques minutes avant le discours du chef de l’Etat, le président du Crif Francis Kalifat en avait fait la demande devant l’assemblée. 

(…) «L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme.» «Il ne s’agit pas de modifier le Code Pénal. Il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos magistrats ou de nos enseignants», a ajouté le chef de l’Etat.

Sous les applaudissements, il a fait savoir qu’il n’aurait «aucune complaisance» à l’égard des partisans du boycott d’Israël et du mouvement Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS), «condamné en France». Ce mouvement appelle à faire pression économiquement sur l’Etat hébreu pour infléchir sa politique, notamment en terme de colonisation des territoires palestiniens.

(………)

Comme le rapporte RT , Macron avait pourtant manifesté son opposition à la pénalisation de l’antisionisme qu’avait proposé certains députés, avant de revenir sur sa position (par une porte dérobée donc) lors du dîner du Crif : 

Un fait divers, une loi ? Marque de fabrique des mandats de Nicolas Sarkozy, ce mot d’ordre est aujourd’hui repris par une trentaine de députés La République en marche (LREM), Les Républicains (LR) et centristes, emmenés par le marcheur Sylvain Maillard, président du groupe d’étude de l’Assemblée sur l’antisémitisme, et vice-président du groupe d’amitié France-Israël. Tablant sur l’émotion suscitée par une vague de faits divers antisémites enregistrée depuis une semaine en France, ils souhaitent pénaliser l’antisionisme, assimilant celui-ci à de l’antisémitisme.

«L’antisionisme moderne est de l’antisémitisme» a ainsi affirmé Sylvain Maillard sur France Info le 18 février. Sauf qu’au sein même de LREM, le président Emmanuel Macron lui-même a exprimé son opposition à une telle initiative (avant de revenir finalement sur sa position lors du dîner du Crif le 20 février). (….)

L’antisionisme : une opinion politique…

«L’antisionisme, c’est en réalité être contre une politique […] c’est une opinion, pas un délit», a ainsi jugé le président du groupe UDI-Agir Jean-Christophe Lagarde en conférence de presse. L’historien Dominique Vidal a pour sa part estimé sur France Info qu’une telle loi équivaudrait à mettre «le doigt dans un processus totalitaire» : «Je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.» (…)

Et pourtant, presque tout le monde était unanime pour ne pas pénaliser ni faire l’amalgame entre antisémitisme et antisionisme, certains experts pointant le risque de processus totalitaire et de retour du délit d’opinion, une grave atteinte à la liberté d’opinion, d’expression, de pensée : 

Pénalisation de l’antisionisme : « On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion :

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant.

(….) « on met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France. L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi. D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’antigaullisme, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste. (…)

D’autres, comme LFI, se sont alarmés suite à cette annonce :  

La France insoumise, très critique à l’égard de la politique du premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahu, s’était alarmée des risques posés par cette initiative pour la liberté du débat public.(…)

« J’alerte sur le fait que, derrière cette question, il peut y avoir des enjeux politiques, géopolitiques », a encore mis en garde le député LFI Adrien Quatennens ce jeudi 21 février sur France 2. « Est-ce qu’il va être encore possible d’avoir une appréciation purement politique par exemple de ce que fait le gouvernement israélien sans être soupçonné d’antisémitisme? », s’est-il inquiété, tout en relevant « qu’Emmanuel Macron ne voulait pas pénaliser cette question (de l’antisionisme, NDLR), contrairement à une proposition qui avait été faite ».

« 71% des Français, selon une enquête d’opinion, considèrent par exemple que le gouvernement israélien a une lourde responsabilité dans le fait qu’il n’y ait pas de négociations avec les Palestiniens; est-ce qu’on va soupçonner raisonnablement 71% de Français d’être antisémites ? Ce n’est pas sérieux », a-t-il prévenu.

France TV vient d’expliquer un peu à son tour la future définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme que la France va adopter, et précise ce qui suit : 

Pour illustrer sa définition, l’Alliance dresse une liste d’exemples « contemporains » d’antisémitisme, parmi lesquels : (…) « Faire des allégations mensongères, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les Juifs en tant que tels ou sur le pouvoir des Juifs : par exemple, mais pas exclusivement, le mythe d’un complot juif mondial ou de Juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions de la société » ; ou encore « accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’inventer ou d’exagérer l’Holocauste ».

 
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Publié par le 21 février 2019 dans général, Politique, société

 

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[En Marche vers la dictature ?] Un journaliste dénonce la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron

 
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Publié par le 6 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Censure : après la loi sur l’information, Macron veut encore plus de contrôle de la «vérité» – Il envisage une nationalisation partielle de la presse.» !!!

Censure : après la loi sur l'information, Macron veut encore plus de contrôle de la «vérité»

Apres  Macron veut Contrôler le net « pour sauver l’internet libre » !!!!!et  Macron veut interdire l’anonymat sur Internet !!! (liste non exhaustive) – Macron veut maintenant nationaliser les médias. Ça devient complètement dingue ! DINGUEEE !!!! 

Le Point, titre Macron ou la tentation de la « Pravda » :

Au cours d’une rencontre avec quelques journalistes, le président de la République a exprimé une vision de l’information étonnamment orwellienne…

(….)

L’embêtant vient après. Voici ce qu’il dit :

« Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »

Une nationalisation partielle de la presse

Vous ne rêvez pas. Le président de la République propose que l’État rémunère certains journalistes dans les rédactions. Il envisage sans ciller ce qui ressemble à une nationalisation partielle de la presse.

La liberté d’information (et le droit à l’information), la liberté de presse, la liberté d’expression (qui conditionne toutes les autres) , la liberté de manifester, donc nos libertés individuelles et collectives , nos libertés tout court, sont en train d’être annihilées !!! Et les moutons sont en train de paître dans la bergerie, amorphes …  

Censure : après la loi sur l’information, Macron veut encore plus de contrôle de la «vérité»

Le 31 janvier, Emmanuel Macron recevait des journalistes à l’Elysée pour donner sa vision du journalisme. Après la loi contre la «manipulation de l’information», le chef d’Etat a fait part de son souhait d’aller plus loin dans le contrôle des médias.

En matière d’information, la rhétorique présidentielle est tortueuse, la pensée toujours aussi «complexe». Mais en définitive elle se résume, à un seul postulat : la puissance publique serait le seul garant de la «vérité». C’est, verbatim, le raisonnement qu’Emmanuel Macron aurait déroulé le 31 janvier dernier.

Lire aussi : Défiant vis-à-vis du RIC, Macron brandit le spectre d’une manipulation étrangère

Ce jour-là, le président recevait pour la première fois de son mandat une poignée de journalistes triés sur le volet. Notamment de BFMTV, de Paris Match du Figaro, pour un «entretien à bâtons rompus», selon les termes de l’AFP. Et de fait, Emmanuel Macron s’est essayé au brainstorming collectif. «Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’Etat doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout», a-t-il alors posé comme constat, selon des propos rapportés par Le Point, également convié.

Le président de la République a exprimé une vision de l’information étonnamment orwellienne

Quatre jours après cette discussion, «au coin du feu», le directeur du Point, Etienne Gernelle, n’en revient toujours pas de ce qu’il a entendu. «Le président de la République a exprimé une vision de l’information étonnamment orwellienne», déplore-t-il dans son éditorial du 3 février, reprenant la référence du roman dystopique de George Orwell, 1984. D’autant que face à ses invités, Emmanuel Macron serait allé beaucoup plus loin. «Il faut s’assurer qu’elle [l’information] est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes», a-t-il développé.

Voir l'image sur Twitter

Le président de la République aurait-il exprimé le vœu d’une administration verticale, depuis le sommet – l’Elysée – vers le journaliste, et puis, plus bas encore, le citoyen ? Presque. Dans un mouvement dialectique d’«en même temps», «semblant réfléchir à haute voix», selon le témoignage d’Etienne Gernelle, le président a tempéré : «Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession.»

Lire aussi : Sauver l’«internet libre» ? Macron annonce que Facebook acceptera des «régulateurs français»

La loi contre la «manipulation de l’information», premier pas vers un contrôle encore plus strict des médias

Jusqu’à quel point Emmanuel Macron irait-il dans le contrôle ? Quoi qu’il en soit, ces nouvelles considérations du chef de l’Etat confirment, encore une fois, son rapport compliqué aux médias.

Rapport que l’on a pu déceler dès l’ascension médiatique d’Emmanuel Macron, à l’automne 2016, puis lors de la campagne présidentielle de 2017. Après six mois de mandat, devant un aréopage de journalistes issus des grands médias historiques, Emmanuel Macron lançait le 3 janvier 2018 le chantier de la loi contre la désinformation, dans les mêmes termes. «Toutes les paroles ne se valent pas», avait-il alors déjà asséné, évoquant également, dans le même temps, les notions de «vérité» et de «liberté d’expression». «Entre complotisme et populisme, le combat est en effet commun», avait-il encore déclaré, fixant clairement une limite entre un bon et un mauvais journalisme, dont le seul juge seraient des autorités administratives et judiciaire.

Un an plus tard, la loi contre la désinformation votée malgré un accouchement difficile et l’opposition du Sénat, Emmanuel Macron n’a pas varié. Lors du même entretien avec des journalistes à l’Elysée, le chef de l’Etat a rappelé son attachement à la hiérarchisation de la parole. «Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député !», s’était-il exclamé, fustigeant le rôle des chaînes d’information en continu.

Et le président de la République, qui a surfé la vague médiatique en 2016 et 2017 pour émerger comme candidat de premier plan à la présidentielle – bien que n’ayant été jamais élu auparavant –de déplorer la médiatisation des Gilets jaunes. «Dans l’affaire Benalla comme pour les Gilets jaunes, la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90% des mouvements sur internet. De plus en plus, des chaînes d’information disent  »ceci est important, ceci est légitime » parce qu’il y a du mouvement sur internet», a-t-il déploré, selon le journaliste du Point, invité lui aussi.

Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité

Le 24 juillet 2018, juste après l’éclatement de l’affaire Benalla, révélée par Le Monde, le chef d’Etat fustigeait déjà ce qu’il qualifiait de «pouvoir médiatique». «Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité», avait-il lancé, en petit comité, derrière les murs de la Maison de l’Amérique latine, à Paris. «Qu’ils soient parfois parlementaires, qu’ils soient commentateurs, qu’ils soient journalistes, les mêmes ont dit des fadaises», avait-il poursuivi, à deux doigts de parler de «fake news» sur Alexandre Benalla.

Emmanuel Macron voudrait-il donc fixer lui-même les lignes éditoriales et la hiérarchisation de l’information dans les rédactions ? Etienne Gernelle tire pour sa part ses propres conclusions : «Vous ne rêvez pas. Le président de la République propose que l’Etat rémunère certains journalistes dans les rédactions. Il envisage sans ciller ce qui ressemble à une nationalisation partielle de la presse.»

Prise de conscience ?

source

 
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Publié par le 6 février 2019 dans général

 

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Guerre de l’info – La Russie contre attaque : « Macron est le principal producteur de fausses informations en France » (Zakharova)

Ce «principal producteur de fausses informations en France»

 « le Président Macron est le principal producteur de fausses informations en France et toute son activité dans le combat contre ce mal est une mascarade» (Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe)

Sur Facebook, la porte-parole de la diplomatie russe a commenté les propos d’Emmanuel Macron qui s’en est pris le 1er février à Sputnik France en accusant des «trolls» de l’agence et en indiquant que les Gilets jaunes radicaux avaient été conseillés par l’étranger. Maria Zakharova a qualifié cette déclaration de «fausse».

Reprises le 1er février dans un article publié du magazine Le Point, les accusations du Président français à l’égard de Sputnik France et RT, qui auraient prétendument acheté des comptes sur les réseaux sociaux dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes, sont «fausses», a annoncé ce lundi la porte-parole de la diplomatie russe sur Facebook. Maria Zakharova a en outre souligné qu’Emmanuel Macron n’avait pas indiqué les sources d’information qui l’ont poussé à tirer de telles conclusions.

«Si cet article [l’article du Point du 1er février, ndlr] est fidèle à sa source (et, comme je l’ai déjà dit aux journalistes, nous ferons parvenir une demande officielle à la partie française à Moscou et à Paris), le Président Macron est le principal producteur de fausses informations en France et toute son activité dans le combat contre ce mal est une mascarade», a notamment écrit Maria Zakharova sur Facebook. Elle a énuméré plusieurs faits à l’appui de ces propos.Tout d’abord, selon la diplomate russe, Sputnik France et RT n’achètent aucun compte sur les réseaux sociaux.

«On a invité la partie française à fournir des preuves de telles accusations à maintes reprises, mais aucune ne nous a été communiquée. Parce que c’est un mensonge», a souligné Mme Zakharova.

La diplomate a ensuite indiqué que mettre dans le même panier des fascistes et des Russes était une «manifestation soit d’une méchanceté rare, soit d’une inculture totale».
«Il s’agit peut-être même d’une combinaison réussie de ces deux qualités dans une même et seule personne. S’il souhaite établir des parallèles historiques, le Président français fera mieux de comparer Hitler à Napoléon», a souligné la porte-parole de la diplomatie russe.

En outre, selon Maria Zakharova, des membres des Gilets jaunes apparaissaient plus souvent à l’antenne de Sputnik France et RT que les représentants officiels pour la simple raison que les autorités françaises interdisent à ces derniers de s’entretenir avec ces deux médias russes.

La diplomate russe a également souligné que la presse occidentale, y compris française, accordait volontiers une tribune aux participants de mouvements d’opposition des pays dont la politique officielle est différente de celle de l’Occident. Mais, en même temps, les médias français citent rarement de représentants officiels, a-t-elle indiqué en ajoutant qu’ils avaient même refusé de publier leurs propres interviews avec des représentants du gouvernement russe, comme cela a été le cas de l’entretien du Figaro avec le ministre russe des Affaires étrangères.En date du 1er février 2019, le magazine Le Point a publié un article contenant les propos du Président de la République française sur la place des médias dans la crise des Gilets jaunes. Comme le note le journaliste Emmanuel Berretta, le Président affleure la question de «la Russie de Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik». Concrètement, Emmanuel Macron a déclaré que «les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C’est Russia Today, Spoutnik, etc».

 

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Tentative de perquisition à Mediapart – « Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer. » ; «La dérive autoritaire du monarque Macron est sans limite»

« Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer. » (source)

Dieu sait que je ne suis pas fan de médiapart et de plenel, mais là je trouve ce qui s’est passé incroyable, car ça touche directement à la liberté de la presse… Et le pire c’est que la presse n’en parle presque pas et ne s’offusque de rien ou trés peu, on a eu juste un article ridicule et fort incomplet des décodeurs du monde le lendemain qui traite des questions relatives à la liberté de la presse…

Il y a ensuite eu aujourd’hui une courte tribune d’une 30 aine de rédactions en soutien à Médiapart (ah, quand même…) mais qui ne rentre pas dans le fond du sujet, et que ne se contente que de rappeler l’importance du secret des sources, rappelant que  » la Cour européenne des droits de l’homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». »  (voir plus bas) :

« Le secret des sources indispensable à l’exercice du journalisme, à l’existence d’une presse indépendante et au droit à l’information des citoyens » 

«La dérive autoritaire du monarque Macron est sans limite», : «L’ingérence du pouvoir dans le travail de Mediapart est une nouvelle dérive autoritaire.» : La classe politique dénonce la perquisition de Mediapart

Voici un petit tour d’horizon … 

D’abord l’historique – Affaire Benalla : Mediapart s’oppose à une tentative de perquisition dans ses locaux

La rédaction a « refusé la perquisition », car cette enquête est « susceptible d’atteindre le secret des sources ».

Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner lundi 4 février à 11h10 les locaux de Mediapart, indique le média en ligne sur son compte Twitter. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et sur les conditions d’enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase fin juillet, après sa diffusion la semaine passée par Mediapart, a appris franceinfo de source judiciaire. (…)

Le parquet de Paris a été rendu destinataire d’éléments ayant justifié l’ouverture d’une enquête préliminaire des chefs d’atteinte à l’intimité de la vie privée et de détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations », a appris franceinfo de source judiciaire (…)

Celle-ci confirme aussi « qu’il n’y a pas eu de plainte déposée par Alexandre Benalla ou Vincent Crase. (..)

Perquisitions suite : maintenant Mediapart :

Le pouvoir poursuit ses manœuvres d’intimidation tout azimut. En menaçant d’une perquisition Médiapart c’est bien sûr à ses sources que le pouvoir s’en prend indirectement pour essayer d’intimider et par là de les tarir, car bien sûr il craint que Médiapart soit trop bien informé ! Verra-ton 100 policiers débarquer dans 14 lieux de perquisitions, dont le domicile de Plenel ?

Sans mandat d’un juge Médiapart pouvait s’opposer à la tentative de perquisition de ce matin. Et il le fallait.

Cependant l’opération de ce matin, même refoulée, sera habilement exploitée par le pouvoir et sa presse jalouse des informations de Médiapart et pourra ainsi déjà produire ses effets escomptés, c’est à dire faire peur aux sources d’information de Médiapart, ce qui est sans doute le premier objectif de l’opération.  De toute façon il serait étonnant que les procureurs ne reviennent pas avec un mandat de perquisition cette fois délivré par un juge ce qui fera que Médiapart ne pourra pas s’y opposer.

Et la perquisition se limitera t-elle aux locaux de Médiapart ou bien concernera t-elle une dizaine d’autres lieux, dont les domiciles privés de Plenel et de journalistes ou collaborateurs du journal, mobilisant ainsi plus de 100 policiers ?

Ceci dit Médiapart sera au moins averti de ce qui va lui arriver, et je suppose pourra compléter son dispositif de sauvegarde de ses informations et de ses sources, ce qui est capital et tout à fait légitime : il n’y a qu’à les mettre dans un coffre et faire disparaître le coffre !

Bien sûr nous serons tous derrière Médiapart, enfin il faut l’espérer, pour défendre et sauvegarder les libertés fondamentales de la presse parce qu’elle sont liées à celles de chacun des citoyens et en sont une forme de garantie. Hier soir sur la 5 Plenel rappelait fort justement ce lien essentiel entre liberté de la presse et liberté fondamentales des citoyens.Nous soutiendront donc ouvertement et sans arrière pensée Médiapart même si nous aurions aimé le même mouvement de soutien de Médiapart et de toute la presse lorsque le pouvoir a fait débarquer 100 policiers pour perquisitionner un mouvement politique d’opposition et saisir les fichiers de ses adhérents … une manière de faire  peur aux citoyens qui soutiennent ce mouvement et là aussi essayer de tarir ses sources, en l’occurrence celle de son audience et de son influence.

Macron avait osé dire en juillet que la presse ne faisait plus son travail de recherche de la vérité !! C’était encore une bravade suivant celle qu’il venait de  proférer en disant « qu’il viennent me chercher » en sachant que cela était impossible vu son statut de .Président. En somme il a dit « qu’ils cherchent la vérité » et on voit ce qui arrive à ceux qui osent la chercher et la dire !

Bref sous le regne de Macron la presse qui tente de faire son travail sait donc désoramais ce qui l’attend ! Elle aurait pu le savoir dès cet automne quand le pouvoir s’en est pris à son principal opposant . Evidemment aller chercher les sources d’information de la presse c’est toujours essayer de tarir ses sources et donc de la museler. Décidément ce pouvoir ne recule devant plus aucune atteinte aux liberté fondamentales pour se sauver : c’est ainsi que naissent nombre de dictatures !

Affaire Benalla: Matignon a provoqué l’enquête sur les sources de Mediapart :

Le parquet de Paris, qui a tenté de perquisitionner Mediapart, entretient le mystère sur les « éléments » à l’origine de son enquête visant à identifier les sources de notre journal. La procédure repose en réalité sur des rumeurs transmises par le pouvoir exécutif. Les services du premier ministre ont alerté la justice, vendredi 1er février, à la suite de questions d’un journaliste de l’hebdomadaire Valeurs actuelles

Madame la garde des Sceaux, vous mentez :

Devant la représentation nationale, Nicole Belloubet a livré un grossier mensonge sur la tentative de perquisition de nos locaux par le parquet de Paris. (…..)
(..) la ministre de la justice a soit menti par ignorance –  et c’est grave – soit elle a menti sciemment – et c’est très grave.

Mediapart: le premier faux pas du procureur de Paris ?

La tentative d’intrusion judiciaire à la rédaction du site surprend même au sein de la magistrature (…) 

Nommé au poste sensible de procureur de la République de Paris à l’automne dernier, Rémy Heitz a-t-il commis une faute ? (…)

Mais, du coup, on ne comprend pas l’intérêt de la tentative de perquisition, à moins que les journalistes de Mediapart ne soient soupçonnés d’avoir réalisé eux-mêmes cette captation sonore illégale. A moins aussi, que le procureur de Paris ait un objectif inavoué : identifier les sources des journalistes. Pour un magistrat qui a été directement choisi par le président de la République Emmanuel Macron, cela serait particulièrement maladroit.  

De nombreux journalistes s’inquiètent,  les sociétés des journalistes dénoncent une tentative inquiétante « d’attenter au secret de leurs sources »

« Nous, sociétés de journalistes, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart »:

Nous, sociétés de journalistes et sociétés de rédacteurs, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart, et notre plus vive préoccupation après la tentative de perquisition dont ils ont fait l’objet lundi, diligentée par le parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Benalla.
Cette procédure — à laquelle nos confrères ont légalement pu s’opposer, mais qui pourrait devenir obligatoire et coercitive avec l’aval d’un juge des libertés et de la détention — constitue une tentative particulièrement inquiétante d’attenter au secret de leurs sources. La Cour européenne des droits de l’homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ».  (…)

Signataires :

Les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel de : l’AFP, BFMTV, Challenges, Courrier international, Les Echos, Europe 1, L’Express, Le Figaro, France 2, France 3 National, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, L’HumanitéLe Journal du dimanche, LCP, Libération, M6, Le Monde, L’Obs, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Le Point, Premières Lignes, Public Sénat, Radio France, RFI, RMC, RTL, Sud-Ouest, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, 20Minutes et la rédaction des Jours.

Secret des sources: l’histoire d’un long combat inachevé

La tentative de perquisition des locaux de Mediapart relance le débat sur la protection des sources des journalistes, un droit consacré au niveau européen mais encadré en France par une loi de 2010 incomplète et contestée. « Il est urgent de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l’exercice du journalisme », estiment dans un communiqué plus d’une trentaine de rédactions. 

Mediapart: « Une offensive grave contre la liberté d’informer »

L’avocat spécialisé en droit de la presse Maître Christophe Bigot s’inquiète auprès de L’Express de cette tentative de perquisition (…)

Pensez-vous que ce qu’il s’est produit lundi est une atteinte grave à la liberté de la presse ? 

Oui. Car nous ne sommes pas dans un cadre qui permet, en principe, d’aller chercher les sources d’un journaliste. (..)

Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer.

Macron veut placer l’information sous contrôle

Macron ne veut pas seulement restreindre la liberté de manifester ; il rêve, aussi, de placer la presse sous tutelle en créant des « structures » qui auraient la charge de « s’assurer de sa neutralité ». La menace est d’autant plus grave que les grands médias, croqués par des milliardaires, ont perdu leur indépendance et que des lois liberticides se sont accumulées depuis le début du quinquennat.

 
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Publié par le 6 février 2019 dans Education - information, général, société

 

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Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer

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Hé oui, pendant ce temps la crise économique (qui n’a jamais réellement cessé depuis 2008) et la récession arrivent, nous entrons déjà en récession, la croissance s’amenuise de plus en plus, les indicateurs clignotent. En Europe, la BCE se désengage, et met fin au QE (ce qui va faire exploser les taux d’intérêt) car c’est « la reprise », la croissance est revenue (à coup de billions d’euros de dettes),TOUT VA BIEN ! Tout ça en attendant l’explosion finale du schéma de Ponzi au niveau mondial qui peut se produire à tout moment. Les français n’ont pas fini de voir leur pouvoir d’achat s’évaporer. Quand il n’y a plus de travail et qu’on perd son job, les classes populaires vont encore mieux se rendre compte de ce qu’est n’avoir plus rien à bouffer (et c’est là que ça risque de bien s’étendre aux classes moyennes). Le chômage risque d’exploser et avec, une paupérisation massive de la population. Le tout avec au dessus de la tête l’épée de Damoclès d’une crise mondiale encore jamais vue dans l’histoire humaine. Ça risque d’être de plus en plus folklorique… Z 

J’ai cru remarquer depuis quelque temps que notre nouveau Président souffrait d’un certain désamour de la part de la population, ce qui n’a surpris que ceux qui ne connaissent pas la capacite éminente de ceux qui sortent de l’ENA et de l’inspection des finances à foutre en l’air une situation parfaitement calme. A l’origine de cette chute de popularité on trouve de la part du Président un mépris visible et total pour ce qu’il faut bien appeler le peuple, ce qui semble avoir déclenché un puissant mouvement de fraternisation des populations à la sortie de chaque ville de gens déguisés en jaune et que rien ne semble réunir si ce n’est la détestation qu’ils ont pour celui qui à l’évidence les trouve inutile dans son projet de la start-up France parce qu’ils ne comprennent rien au tableur Excel …

La mauvaise nouvelle pour monsieur Macron est que non seulement sa popularité est en chute libre, mais qu’en plus sa start-up, à la place de décoller en laissant tout le monde sur place est en train de piquer du nez et va sans doute s’écraser au sol. Comme le disait le regrettable Président Chirac : » les emmerdements, ça vole toujours en escadrille » Pour monsieur Macron, les ennuis ne font cependant que commencer. Car l’économie française est sans doute en train de rentrer en récession à nouveau, et voir un Président sans aucune crédibilité avoir à faire face à ce qui pourrait été une crise économique très grave me semble un peu inquiétant.

Fort bien va me dire le lecteur sceptique et toujours Macronien (si, si, il en reste) mais pourquoi devrions-nous avoir une récession maintenant ? La réponse est simple ; parce que les entrepreneurs/hommes d’affaires sont en train de perdre confiance,comme le montre notre premier graphique. Et comme la croissance ne dépend en rien du gouvernement (malgré ce qu’en dit Keynes) mais en tout du moral des entrepreneurs, chacun peut voir que nous sommes vraiment mal partis.

Explications pour le premier graphique.

• La ligne rouge représente la variation du « moral » des chefs d’entreprise d’après l’INSEE sur les 12 mois précédents, et l’on voit que ce moral est passé de +2 au moment de l’élection, ce qui n’était guère fameux a -8 aujourd’hui ce qui confine au sauve qui peut. Comme le disent nos amis Suisses, les chefs d’entreprise français « n’ont pas été déçus en bien ». Si l’on en juge par les épisodes précédents, une récession quelque part en 2019 est une quasi-certitude en France, compte tenu de ce que je sais aujourd’hui.

• La ligne bleue représente les variations de la production industrielle française sur les 12 derniers mois et là aussi, on peut
s’attendre à une baisse en termes absolus de la production industrielle dans les mois qui viennent. Remarquons pour les férus de statistique que la production industrielle française est aujourd’hui plus basse qu’en 1998, alors qu’en Allemagne elle est de 40 % supérieure aujourd’hui à ce qu’elle était en 1998. Merci Delors, Trichet, merci Bruxelles, merci l’Euro…

• Et enfin, les périodes hachurées en gris représentent les moments ou l’économie française a été en récession, c’est-à-dire ceux où la richesse produite par le secteur privé se contracte d’une année sur l’autre. Tout semble indiquer que je vais devoir hachurer mon graphique en 2019…

Fort bien, va me dire le même lecteur toujours sceptique mais pourquoi cela aurait-il de l’importance ? Bonne question, et la réponse est la suivante : parce que les recessions déclenchent une baisse des marges des sociétés et que cette baisse des marges entraine une hausse du chômage quelques mois après, comme le montre le deuxième graphique.

Il est tout à fait stupéfiant de constater que le théorème dit de Schmidt (ancien chancelier Allemand) : « les profits d’aujourd’hui sont les dépenses d’investissement de demain et les emplois d’après- demain » se vérifie dans tous les temps et dans tous les pays et que les seuls qui ne soient pas au courant soient les inspecteurs des finances et les diplômés de l’ENA. Si vous voulez faire baisser le chômage, il faut et il suffit de prendre des mesures favorables aux entrepreneurs (mais pas automatiquement aux sociétés du CAC 40), ce que la technocratie française refuse de faire depuis quarante ans, parce qu’elle sait que dans un monde où les entrepreneurs sont prospères, le prestige des énarques s’effondre.

Et quand les marges des sociétés baissent, il se passe un phénomène curieux, très peu étudié par les économistes français : le chômage augmente, les dépenses de l’état augmentent, le déficit budgétaire et la dette explosant du même coup. Et donc, comme le secteur privé dans notre beau pays n’est pas autorisé à se développer le poids de l’état dans l’économie augmente sans cesse, nécessairement financé par un accroissement du déficit budgétaire, et la dette en pourcentage du PIB ne cesse de monter comme le montre notre troisième et dernier graphique. Nous nous soviétisons lentement mais surement, mais heureusement Gorbatchev est au pouvoir, et va sauver le communisme.

Et donc, vers la fin de 2020, la France va se retrouver avec un taux de chômage supérieur à 10 % de la population active, un poids de l’Etat dans l’économie-hors paiement des intérêts- aux alentours de 56%, un déficit budgétaire supérieur à 4 % de son PIB et une dette par rapport à ce même PIB d’environ 110 % c’est à dire dans une situation politiquement et financièrement impossible.

Et tout cela avant que les taux d’intérêts ne remontent… ce qui sera inévitable dès que la BCE cessera d’acheter les obligations françaises parce que je ne vois pas très bien qui va en acheter en dehors de la BCE à 0. 8 % par an pour les 10 ans qui viennent.

Et donc, quelque part en 2019, monsieur Macron va devoir faire face à une crise financière qui ne peut pas ne pas avoir des répercussions politiques.

Politiquement en effet, Bruxelles va certainement demander à la France de respecter ses engagements de limitation de la dette et du déficit, faute de quoi les Italiens enverraient eux aussi leurs bonnets par-dessus les moulins (au secours, Moscovici revient…). Ce que les Allemands ne pourront pas accepter. Crise en perspective… Ce qui veut dire, financièrement augmentation des impôts et/ou baisse des dépenses de l’état, en pleine récession, (ce qui garantira que la récession se transforme en dépression, comme ça s’est passé en Grèce) et tout cela organisé par un Président sans aucune légitimité (il sera à moins de 10 % d’opinion favorables sans aucun doute) et ne comprenant à l’évidence rien à l’économie.

Les chiffres de la France de 2020 se mettent à furieusement ressembler à ceux de la Grèce de 2009…

Et le pire est que je pourrai montrer des graphiques très similaires pour l’Allemagne et l’Italie qui toutes deux semblent être aussi en train de rentrer en récession. Ce qui rendra notre récession plus sévère encore…Or l’Italie ne peut pas s’offrir une nouvelle recession.

Et tout cela, avant même que la Grande-Bretagne ne soit sortie de l’Europe, car il faut en effet se souvenir que la GB a un déficit
extérieur gigantesque avec la zone euro, qui risque bien de disparaitre si les voitures allemandes ne peuvent plus être livrées en
GB, les ports étant encombrés.

Et quand tout cela va-t-il se passer ?

Vers la fin du mois de Mai, le désastre économique devrait être visible pour tout un chacun.

Voilà qui semble annoncer une déroute aux prochaines élections européennes des anciens partis de gouvernement dans lesquels j’inclus LREM, les Républicains, et bien sur ce qui reste des Socialistes qui ont tous voté avec enthousiasme le soi-disant projet européen.

En plus, historiquement, Mai a toujours été un bon mois pour voir les étudiants lancer des cailloux sur la maréchaussée dans l’espoir que les examens soient annulés. Et si les étudiants s’acoquinent avec les provinciaux en jaune, on va avoir du mal à respirer dans les rues de Paris…

Le deuxième anniversaire de l’élection présidentielle risque d’être chaud, très chaud. C’est sans doute vers ce moment-là qu’il faudra acheter la bourse de Paris.

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Publié par le 1 février 2019 dans économie, général, International, Politique

 

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