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Archives de Tag: L’or

Alerte : l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé !

Alerte : l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé

L’or de la France appartient au peuple Français ! Déjà que Sarkozy en avait vendu en douce 600 tonnes ce qui est énorme, sans en parler aux Français… C’est une question cruciale,  tout les lecteurs de ce blog savent à quel point c’est important et que les autres pays accumulent massivement de l’or ou rapatrie le leur en vue d’une réorganisation prochaine du système monétaire international. Et si on touche à l’or de la nation, on sera pas dans la m**** au moment où ça va se produire et qu’on sera sera assis à la table des négociations (si on arrive jusque là et que le système ne s’effondre pas totalement avant entraînant un chaos mondial, ce qui semble se profiler). 

Donc si on commence à donner en garantie notre or à ces requins d’américains (je ne parle évidemment pas du peuple américain) – qui tentent désormais de remplir en urgence Fort Knox après avoir lapidé leurs réserves d’or (De Gaulle qui avait tout compris les y avait bien aidé en rapatriant en France un maximum du métal précieux contre du papier dollar dont il savait qu’il ne valait rien), en s’accaparant par cette stratégie l’or de tous les pays assez niais pour leur en donner la possibilité – pour nous le moment venu, et il viendra (comme toujours dans l’histoire humaine quand les banksters on fait croire aux peuples que du papier c’était de l’argent, cf les assignats pendant la révolution par exemple, sauf qu’aujourd’hui ce sont aussi les pays du monde entier conscients que l’illusion du système monétaire actuel va s’effondrer qui se réveillent), ce sera finito, avec des conséquences dramatiques pour notre pays.      

L’or est la seule vrai monnaie depuis 5000 ans, tout ce que nous avons actuellement (notamment depuis 1971 et l’arnaque des Américains via Nixon de la suspension fin de la convertibilité du dollar en or, qui l’ont lié au pétrole pour l’imposer au monde, créant le pétrodollar, qui arrive maintenant à sa fin) c’est un système basé sur du papier qui ne vaut rien et qui est sur le point de s’effondrer totalement, j’en parle assez souvent.  Herlin, grand expert économique et des questions monétaires, qui tire la sonnette d’alarme à ce point c’est pas commun, croyez moi c’est que le problème est majeur. Et ce n’est pas le seul, d’autres grands connaisseurs des questions économiques et monétaires avaient récemment alerté (lire Mme Goulard, payée par une ONG américaine (CIA ?) , pousse l’or de la France vers la JP Morgan et « Hallucinant. Comment JP Morgan vient de faire main basse sur l’or de la Banque de France !! »)

On joue avec les intérêts vitaux de la France et donc des Français, sans que ces derniers n’en soit au courant (alors que c’est L’OR DES FRANÇAIS), c’est un scandale ! Z

Au mois de novembre, la presse, et GoldBroker, ont annoncé la création d’un marché de l’or à Paris, qui associe la Banque de France et la banque américaine JP Morgan. La nouvelle n’a pas fait beaucoup de bruit ni l’objet de commentaires, mais il est temps d’y revenir en y apportant un nouvel éclairage, et des révélations.

Commençons par préciser qu’il ne s’agit pas d’un marché de l’or au sens classique, c’est-à-dire qui coterait le Napoléon et le lingot, les deux supports privilégiés du métal précieux en France. Ce type de marché a existé, de 1948 à 2004, mais son volume d’échange trop faible, à cause d’une fiscalité plus lourde que dans les autres pays européens, l’a amené à disparaître.

Comme l’explique un article bien informé de la Revue Banque, le stock d’or de la Banque de France va être « mobilisé » pour garantir des « swaps or contre devise » (contrats d’échanges or contre devises) et du « leasing d’or » (location d’or). Pour l’instant, seules les autres banques centrales de la planète pourront faire usage de ces produits financiers avec la Banque de France, mais comme celle-ci a pris pour partenaire la JP Morgan (pourquoi pas une banque française ?), cela ouvre la possibilité qu’à l’avenir des banques commerciales internationales puissent également y avoir accès.

De facto, l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé : une mauvaise opération, un krach financier soudain, des calculs erronés, et une partie de cet or – qui sert de garantie – devra quitter la Souterraine, le gigantesque coffre-fort du sous-sol de l’hôtel de Toulouse à Paris. Avec 2435 tonnes, la France demeure le 4e plus gros détenteur d’or au monde, derrière les États-Unis (8133 tonnes), l’Allemagne (3373 tonnes) et quasiment à égalité avec l’Italie (2451 tonnes). La Chine publie un chiffre sous-estimé et doit certainement figurer dans le trio de tête. Mais cet or est celui de la France et des Français, il sert de garantie ultime (au cas où l’euro exploserait par exemple, mais cela n’arrivera pas tellement il est solide, bien sûr). En faire un actif mobilisable pour des opérations financières est une faute, une trahison même.

Pourquoi maintenant ? Un indice : l’annonce n’a pas été faite par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, mais par Sylvie Goulard, éphémère ministre des armées (du 17 mai au 19 juin 2017) et parachutée le 17 janvier 2018 second sous-gouverneur de la Banque de France, sans aucune compétence dans ce domaine. Sa carrière ministérielle s’est notamment arrêtée lorsqu’a été rendu public le fait que, parallèlement à sa fonction de députée européenne (2009-2017), elle avait travaillé en tant que conseiller spécial pendant environ deux ans (d’octobre 2013 à janvier 2016) au sein de l’Institut Berggruen, un think tank américain situé en Californie, pour des revenus supérieurs à 10.000 euros mensuels brut… Sylvie Goulard défend-elle des intérêts américains ? On n’ose le penser.

Bref. Nous nous permettons d’inciter les responsables politiques et – ils ont l’air plus efficaces – les Gilets Jaunes, à se saisir de ce grave problème de souveraineté monétaire : l’or de la Banque de France ne doit pas servir de garantie à des opérations financières, il importe de revenir au plus vite sur cette décision scandaleuse.

par Philippe Herlin

source

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« Situation critique » : Les guerres de l’eau sont imminentes …

Bientôt les guerres de l’eau, j’en ai pas mal parlé, ce n’est qu’une question de temps, peu de temps …

Dans de nombreuses région du monde comme en Chine par exemple, ça commence à manquer sérieusement d’eau… Et les chinois .. c’est qu’ils ont soif, très soif !!  (y’pas qu’eux..) Il veut boire à sa soif, arroser son jardin,prendre une douche, manger de la viande le chinois !!

Mais si il y’en a plus de l’eau, il va aller la chercher où le Chinois ? Il va faire tous les jours la danse de la pluie ?? (faudrait déjà que ça marche ce truc, j’ai jamais essayé) 

Les nations unis affirment même que la situation est critique . Ah oui … déjà ?? On voit pas le temps passer décidément !! Critique comment ? Critique critique ?? 

Hé oui, à force de pomper comme des malades les ressources de notre planète qui ne sont pas illimitées, et comme nous n’en avons qu’une de planète, un jour (de plus en plus proche) bein … A PU !

Et là c’est la guerre !!! Z 

Cause d’inégalités, de conflits et de luttes pour la survie de nations entières, l’eau se fait aujourd’hui de plus en plus rare. Sans elle, pas de vie, mais de paix non plus. Or, les Nations unies sont formelles : la situation est critique. Entre réchauffement climatique, activité humaine et croissance démographique, une grande menace pèse sur cette ressource cruciale. Est-il possible d’éviter des guerres pour son contrôle ? Peut-on vraiment changer ces habitudes et ces usages qui ruinent notre planète ?

 
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Publié par le 12 novembre 2018 dans Climat - Environnement, général, Vidéos (Toutes)

 

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Olivier Delamarche : “Face à la monnaie papier qui finira par retrouver sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro, l’Or est une assurance !”

Aujourd’hui une revue de presse avec beaucoup de visuel, à commencer par cette vidéo sur l’or, dans un environnement où la confiance dans la monnaie papier peut s’évaporer à tout moment, au niveau mondial . (ça commence déjà) Z

 
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Publié par le 5 novembre 2018 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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Les émergents se tournent vers l’or pour s’assurer contre le risque dollar

or de la Buba

C’est une info que je n’ai pas encore couverte, mais de nombreuses banques centrales sont revenus sur le marché de l’or ou on accru leur réserves . Citons notamment l’Inde, l’Arabie, et des pays d’Europe de l’est comme la Pologne ou la Hongrie qui a multiplié par dix ses réserves d’or . Si on voit de plus en plus de pays diversifier leurs réserves et acheter de l’or, c’est car la domination monétaire US (via le dollar) représente peur eux un risque, ils savent que le règne du dollar arrive à sa fin et que le système monétaire international va évoluer . La dé-dollarisation est donc une tendance mondiale qui devrait continuer de s’amplifier de plus en plus … Z

De nombreux pays à travers le monde se tournent vers l’or alors que les incertitudes concernant l’économie mondiale ne cessent de grandir. Les guerres commerciales et les politiques agressives des États-Unis poussent certaines nations à se retirer des marchés des actifs libellés en dollars, d’après des analystes interrogés par Russia Today.

« Nous pouvons nous attendre un changement des règles du jeu dans un futur proche. Au début de l’année, les pays en voie de développement furent les premiers à être confrontés à la panique des investisseurs. Si une crise en Amérique latine ou en Asie du Sud ne surprend personne, le moment est venu de se faire du souci pour les grandes économies de la planète », a déclaré à RT Mikhail Mashchenko, analyste du réseau social des investisseurs d’eToro pour la Russie et les pays voisins.

« La politique agressive des États-Unis, initiée depuis quelques années, a contraint certains pays à chercher une alternative au dollar. Notamment en accumulant de l’or. Les inquiétudes concernant la croissance mondiale future sont une autre raison d’acquérir du métal. De nombreux pays questionnent le protectionnisme de Donald Trump », a ajouté l’analyste.

Les risques s’amoncellent

Des signes semblent indiquer que le système financier mondial dominé par le dollar américain pourrait s’effondrer, selon Denis Lisitsyn, analyste de l’institut financier FinIst. Ces signes comprennent les émissions intempestives de monnaie par différents pays, l’augmentation des taux d’intérêt, les guerres commerciales, la hausse rapide des coûts de l’énergie, les tensions géopolitiques en Syrie, en Irak, ainsi que les guerres du Yémen.

« De nombreux pays anticipent en achetant de l’or. Ils comprennent que la valeur de l’argent papier est constamment érodée par l’inflation, qu’en cas de crise les marchés actions chuteront, que les dépôts à l’étranger peuvent être gelés ou confisqués », a-t-il déclaré.

La Hongrie, la Pologne, la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Arabie saoudite… tous ces pays accumulent de l’or, note Vladimir Rozhankovsky, expert de l’International Financial Center.

suite et fin

 
 

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L’or, une arme pour la Chine dans sa guerre commerciale contre les États-Unis

lingotins d'or de 50 grammes, 20 grammes, etc.

Selon Stewart Thomson, nous n’étions pas encore véritablement dans une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. C’est néanmoins en bonne voie de se matérialiser, et voici les conséquences qui pourraient en découler (source) :

Alors que la prochaine réunion de la FED arrive à grands pas, le cours de l’or continue de zigzaguer vers le bas. Voyez ci-dessous le graphique du métal jaune sur le long terme :

cours de l'or septembre 2018J’ai qualifié les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine d’escarmouches. Depuis le début de ces accrochages commerciaux, les mouvements du yuan par rapport au dollar sont quasiment identiques à ceux de l’or par rapport au dollar.

La levée des droits de douane est négative pour la Bourse chinoise et positive pour le dollar. Ils ne font pas beaucoup de tort à l’économie chinoise et américaine, si ce n’est la création d’une légère inflation.

Cela dit, vu que la Chine exporte beaucoup plus aux États-Unis qu’elle importe de ce pays, la Chine ne peut sortir gagnante de ces accrochages commerciaux. Ce que l’empire du Milieu peut faire, c’est limiter l’exportation de produits dont les États-Unis ont besoin, par exemple de minéraux de terres rares.

Si cela devait avoir lieu, le gouvernement américain réagirait probablement en refusant d’exporter des composants électroniques clés et des produits agricoles. Cette escalade en guerre commerciale en bonne et due forme provoquerait un pic prématuré du cycle économique américain, ce qui mettra un terme au marché haussier de la Bourse.

De plus, le relèvement du taux directeur américain et le resserrement quantitatif de la FED devraient faire plafonner les rachats d’actions. En outre, Trump est sur le sentier de la guerre en ce qui concerne des locomotives des marchés tels que Twitter et Facebook.

En bref, si les accrochages commerciaux entre les États-Unis et la Chine se muent en véritable guerre commerciale au point de nuire à l’économie américaine, Trump sera plus susceptible de recourir à une forme de dévaluation du dollar en tant qu’arme.

Les règles du FMI stipulent clairement que les pays n’ont pas le droit de manipuler leur devise pour régler leur problème de balance commerciale déficitaire. Cela dit, les gouvernements ont l’habitude d’enfreindre les règles.

Des accords du Plaza 2.0 ?

Trump pourrait convaincre d’autres pays membres du G7 d’adopter des accords du Plaza 2.0 pour dévaluer le dollar. S’il devait échouer dans cette entreprise, il pourrait tout simplement choisir d’ignorer le FMI, ou demander au Trésor de démarrer un programme d’achats d’or, ce qui ne serait pas en violation avec les règles du FMI.

suite et fin

 
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Publié par le 26 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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ITW Von gruyere – Le Risque mondial est à un niveau record

Tiens , greg hunter , il existe encore !! LOL Il y a un bail que je ne l’avais plus diffusé  , et que je n’avais plus regardé ses ITW . Ici il accueil notre bon vieux Von gruyere (Egon von Greyerz pour les intimes) , qui explique toujours des choses trés intéressantes et censées … Z *

Greg Hunter (USAWatchdog.com) a interviewé Egon von Greyerz (Fondateur MAM – Membre du conseil d’administration de GoldBroker) sur la situation économique et politique actuelle, les risques pour les investisseurs, et les moyens de se protéger contre la prochaine crise qui se profile.

Greg Hunter (GH) : Bienvenue sur USAWatchdog.com. Cela fait longtemps que nous n’avons pas reçu notre invité… Egon von Greyerz est à la tête de Matterhorn Asset Management (GoldSwitzerland.com). Egon, merci de vous joindre à nous.

Egon von Greyerz (EvG) : Ravi d’être avec vous, Greg.

GH : Pour rafraîchir la mémoire des gens, vous avez plusieurs années d’expérience dans le secteur bancaire européen, à des postes haut placés… vous offrez désormais une solution d’investissement dans l’or, sur deux continents, avec stockage dans des endroits secrets… vous achetez de l’or à la tonne, en lingots, et vos clients sont très riches et ont un très bon réseau…

Je voudrais commencer par là. D’un côté, vos clients entendent toutes sortes d’histoires négatives sur la dette, l’économie, sur la gravité de la situation actuelle. De l’autre, ils entendent qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, que l’économie américaine est en croissance… et puis, il y a ces guerres tarifaires et les tensions qu’elles engendrent… Que pensent vos clients du paysage financier et politique actuel ?

EvG : Nos clients détiennent de l’or, non pas parce qu’ils sont des spéculateurs ou qu’ils aiment l’or, mais bien dans le but de préserver leur patrimoine. Nous avons réalisé, au début de ce siècle, qu’il était essentiel de détenir de l’or en tant qu’assurance contre tout ce qu’il va arriver sur les marchés financiers, dans l’économie mondiale et en politique, au cours des prochaines années. C’est pourquoi nos investisseurs ne s’inquiètent pas du court terme, ils ne font pas de trading, ils n’achètent pas pour revendre… ils investissent dans l’or et le conservent en tant qu’assurance contre ces risques. Nos clients, dont plusieurs sont aux États-Unis et en Amérique du nord, s’inquiètent particulièrement du climat économique, évidemment, mais aussi du climat politique. Nous ne sommes pas une organisation politique, alors nous n’entrerons pas dans les détails… mais nous avons de très riches clients qui s’inquiètent de ce qu’il se passe politiquement, des accusations, de ce que les politiciens font, et du fait que plusieurs d’entre eux seront inculpés judiciairement. Ce n’est pas ma spécialité, mais je sais ce dont mes clients américains s’inquiètent.

GH : Au point où nous en sommes aujourd’hui, certains disent que les choses vont dérailler… qu’en pensez-vous ?

EvG : C’est aussi mon sentiment. Je crois qu’un retournement du cycle économique est imminent. Cela pourrait commencer dès l’automne, avec les marchés d’actions, et pourrait s’étendre aux marchés obligataires. Vous savez, beaucoup de choses ressortent lorsque les choses tournent mal. Plusieurs sociétés à travers le monde sont massivement surévaluées, mais cela a été balayé sous le tapis. Les politiciens balayent tout sous le tapis, et cela passe inaperçu quand les choses vont bien. J’ai accumulé pas mal d’expérience en travaillant dans le secteur bancaire et au sein d’entreprises depuis la fin des années 1960, et j’ai vu cela auparavant. Lorsque les choses prennent une mauvaise tournure, les histoires cachées ressortent. Cela mènera non seulement à des actions en justice, mais aussi à des troubles politiques, et cela aura des répercussions sur les gens ordinaires, dont la situation se complique de jour en jour. L’écart entre riches et pauvres augmente de façon exponentielle. Quand les choses tourneront mal, le peuple aura l’estomac vide et les protestations ne seront pas pacifiques, c’est certain. Cela n’arrivera pas qu’aux États-Unis… mais aussi en Europe, où ils doivent gérer le problème du grand nombre d’immigrants arrivés cette dernière décennie. Quand les choses se mettent à mal aller, les minorités sont pointées du doigt, alors je suis certain qu’il y aura des problèmes majeurs en Europe, tout comme aux États-Unis.

GH : Vous parlez du fait que vos clients investissent à long terme, et que vous avez identifié le besoin, au début de ce siècle, de détenir de l’or… Quelles sont les craintes de vos clients ? Quel est le montant maximum qu’ils tiennent à assurer ? Quel est le pire scénario qu’ils envisagent ?

EvG : Cela fait des années que j’en parle. Je n’espère pas le pire scénario… j’identifie et j’analyse le risque. Si je regarde le système financier mondial, je me rends compte que c’est une bulle massive composée de papier. Ce papier, un jour, perdra presque toute sa valeur. Lorsque ce papier perdra sa valeur, la monnaie perdra sa valeur, ainsi que les actifs sous-jacents, puisqu’ils sont basés sur de la dette qui ne sera jamais remboursée. C’est ce qui inquiète nos clients. Vous savez, ce ne sont pas des fous qui vivent dans une grotte… ce sont des gens normaux qui voient, comme nous, qu’il faut se protéger contre les risques. Concernant le pourcentage des avoirs, cela varie énormément… selon nous, l’or est la meilleure assurance pour protéger sa richesse contre ce qui se profile, à condition que le métal soit détenue hors du système bancaire, évidemment. Je dirais qu’aucun de nos clients n’a moins de 20% de ses actifs en or et en argent physique. Certains détiennent 50% ou plus… cela varie beaucoup…

GH : Attendez un peu. Je voudrais que vous nous expliquiez cela… beaucoup de gens disent qu’il faut détenir 5%, 10%… des gestionnaires intelligents déconseillent d’aller au-delà de 10%, surtout pas à hauteur de 50%. Contrairement à vous, ils ne pensent pas que si le cours de l’or baissait, cela ne changerait rien. Mais êtes-vous en train de me dire que vos clients détiennent, au minimum, 20% de leurs actifs totaux ? Nous parlons de multimillionnaires, de milliardaires… Disons qu’un de vos clients a un milliard de dollars… il détient donc 250 000 $ d’or et d’argent physique, c’est bien ça ?

EvG : Oui, c’est juste.

GH : Wow !

EvG : Il faut savoir que moins de 1% des actifs mondiaux sont investis dans l’or physique. Il s’agit d’un très petit groupe de personnes, même si c’est beaucoup d’argent… évidemment, la majorité des gens ne partagent pas notre vision, car sinon les autres marchés s’effondreraient. Mais nos clients sont inquiets des risques. Comme je l’ai dit, peu d’entre eux ne détiennent que 10% – car je crois que c’est nettement insuffisant. Regardez toutes les classes d’actifs actuellement, qu’il s’agisse de marchés boursiers, obligataires ou immobiliers… ces marchés sont tous en bulle, car ils sont alimentés par la croissance exponentielle du crédit – le crédit mondial a triplé depuis la fin des années 1990… depuis la crise, la dette est passée de 80 000 milliards à 240 000 milliards $. Lorsque la dette triple, cela ne signifie pas que le risque est seulement multiplié par trois, car il augmente de façon exponentielle. Il faut ensuite y ajouter tous les produits dérivés et les passifs non capitalisés… les produits dérivés sont à hauteur d’au moins 1,5 quadrillion $, mais plusieurs banques les ont mis hors bilan, en utilisant des chambres de compensation, entre autres… officiellement, il s’agirait de 600 000 milliards $; mais c’est plutôt aux alentours de 1,5 quadrillion $. En plus, il y a tout ce passif non capitalisé. On parle de risques que personne ne comprend ou peut mesurer. Car tout cela est du papier, du vent. C’est comme un ballon qui éclate… on se rend compte, à ce moment-là, qu’il n’y avait que de l’air à l’intérieur. La valeur des actifs implosera, ainsi que la dette. Je crois que les marchés boursiers, obligataires et immobiliers déclineront d’au moins 75%, voire de 90-95% ou plus, et certains actifs disparaitront. Je ne dis pas que le monde va s’effondrer. Mais rappelez-vous qu’en 1929, le niveau de dette et de risque était bien inférieur à ce qu’il est aujourd’hui, et ce n’était pas à l’échelle internationale. Le problème est aujourd’hui mondial. La bourse a perdu 90% entre 1929 et 1932, et il a fallut plus de 25 ans pour revenir au niveau de 1929… alors, cela me surprendrait pas du tout que la bourse perde 95% aujourd’hui, parce que le problème est bien plus grave.

N’allez surtout pas croire que les banques centrales ou les gouvernements pourront sauver la situation, car ils ont utilisé tous leurs outils : ils ont gonflé la masse monétaire, imprimé de la monnaie, et ils nous disent que tout est sous contrôle. Mais ils ne contrôlent rien… il n’y a plus de marge pour baisse les taux d’intérêt, non plus. Selon moi, les taux d’intérêt vont se mettre à grimper. Ils pourraient encore essayer de les baisser si les marchés sont sous pression à court terme, mais cela ne fonctionnera pas. Ce sera comme dans les années 1970, et nous verrons des taux d’intérêt de 20%… Les gens diront que je suis pessimiste, mais je ne fais que signaler le probable effondrement de l’économie mondiale qui aura lieu dans les années à venir. Cela pourrait être d’ici cinq ans, dix ans, mais disons d’ici 2025. Espérons que cela n’arrive pas, mais je ne vois pas de solution. Mais les miracles peuvent arriver… En tous cas, face à tout ces risques, les gens doivent s’assurer. Certains penseront peut-être que c’est parce que je vend de l’or que je suggère d’en acheter… Vous savez, certains de nos clients se sont posés la question. Il ne s’agit pas du tout d’un « business » dans l’or. Nous avons crée cette société après avoir identifié les risques. Plusieurs investisseurs nous ont demandé de les aider… Nous avons acquis de l’or pour nous protéger personellement contre les risques, et maintenant, c’est une passion, et non un business. Ça me passionne d’aider les gens inquiets qui veulent préserver une partie de leur richesse. Bien sûr, les actifs tangibles valent plus que la plupart des actifs papier, qui risquent de disparaitre. Les actifs tangibles, comme les terres agricoles, l’immobilier ou les droits miniers, sont mieux que le papier. L’immobilier a toujours constitué un bon investissement à long terme, mais c’est une bulle à court terme. C’est comme l’art; L’art est un investissement pour les riches qui ne savent pas quoi faire de leur argent, car ils en ont trop. Si vous avez 150 milliards $, comme Jeff Bezos, qu’allez-vous faire de cet argent ? Vous allez acheter des choses que personne d’autre ne peut se permettre… alors vous achetez des tableaux, ce qui fait monter le prix… mais l’art aussi, à court terme, est une bulle. À long terme, je crois que l’immobilier, l’or, l’argent, et même les œuvres d’art performeront bien. Mais aujourd’hui, comme je l’ai dit, le marché de l’art est en territoire de bulle. Je pense que l’or est le meilleur actif de préservation de richesse. Et je ne suis pas un gold bug… Nous avons commencé à acheter de l’or en 2002, alors qu’il était à 300 $, sous-évalué et mal-aimé. Un jour, tout le monde voudra acheter de l’or, et son prix sera à des multiples de ce qu’il est aujourd’hui. À ce moment-là, s’il y a d’autres choses intéressantes dans lesquelles investir, rien ne vous empêchera de remettre votre or dans le système financier en échange de monnaie, ou alors vous pourrez acquérir des actifs à très bas prix avec votre or. Ce temps viendra. L’objectif n’est pas de dormir sur son or pour l’éternité… vous pouvez toujours en garder un peu, mais pas dans les quantités que les investisseurs devraient détenir aujourd’hui.

GH : Quand vous parlez de vos clients qui détiennent plus de 20% de leurs actifs en or, je peux vous dire qu’aucun conseiller ne suggère cela… je ne vous critique pas, car je souhaiterais ne pas savoir ce que je sais maintenant, à savoir que 20% est logique. Nous avons une dette de 21 000 milliards $, et personne n’en parle dans les médias grand public… et il manque 21 000 milliards $ aux États-Unis, selon les données du gouvernement… et de Mark Skidmore, un doctorat en économie de l’Université de Michigan State, spécialisé dans les budgets publics… cela fait 42 000 milliards $. Nous avons aucune idée de la taille réelle de la masse monétaire. Maintenant, retour sur votre affirmation : « Les risques que les gens ne comprennent pas » – risques-que-les-gens-ne-comprennent pas – c’est effrayant… si quelqu’un vous met un fusil sur la tempe, vous savez à quel risque vous êtes exposé…

EvG : Nous vivons dans un système où il a toujours été logique d’investir en bourse, dans l’immobilier, ou même, depuis les années 1980, dans les obligations… cela a été facile, car les banques centrales sont intervenues à chaque fois qu’il y avait une baisse, comme en 1987, 1999-2000, 2007-2008… À chaque fois, elles ont inondé les marchés de liquidité, et c’est pourquoi nous sommes passés d’une dette pratiquement nulle, il y a cent ans, à une dette de 250 000 milliards $, à laquelle il faut ajouter les passifs non capitalisés et les dérivés. Donc, cela a été facile pour les gens… ils s’en sont bien tirés, alors ils se disent « pourquoi cela changerait » ? C’est ce que tout le monde croit. Cela fait longtemps que je le dis, et cela prend plus de temps que je ne croyais, mais vous ne devriez plus attendre pour vous assurer… comme pour une assurance incendie, vous n’attendez pas que le feu soit déclenché pour vous assurer. Nous ne disons pas aux gens qu’ils doivent détenir 20%, 50% en or; nous leur disons qu’ils devraient détenir autant qu’ils en sentent le besoin. Nous pensons qu’ils devraient en détenir assez pour se couvrir contre un déclin de leurs autres actifs. Parce que l’or sera toujours liquide, rappelez-vous. Tous les marchés, la bourse, l’immobilier, les obligations etc., vont s’effondrer, et il n’y aura plus de liquidités. S’il n’y a plus de monnaie dans le système, l’or pourra toujours être utilisé pour les échanges. Vous pourrez toujours utiliser votre or. Il y a très peu d’actifs en bulle avec lesquels vous pouvez faire quelque chose si les pressions s’accumulent sur les marchés… et cela arrive bientôt.

GH : Certains diront que je suis en train de parler à un partisan de l’or, que je prêche pour votre paroisse. Vos clients détiennent 20% d’or physique, et je ne sais pas ce que sont leurs autres actifs… comme vous avez dit, des terres, des actions minières, des œuvres d’art, des diamants… des choses physiques. Mais les prix de l’or et de l’argent, en ce moment, à 1 200 $ l’once d’or et 15 $ l’once d’argent, ne se situent-ils pas aux alentours des coûts d’extraction ?

EvG : Oui… les minières ont mieux géré leurs affaires ces dernières années, notamment en réduisant leurs coûts d’exploitation. Certains minières sont rentables, à ces niveaux, mais d’autres ne le sont pas. Ces prix sont au niveau ou un peu au-dessus des coûts d’exploitation. Nous avons atteint le pic de production d’or… toutes les découvertes majeures des années 1990… il n’y a plus de tels gisements aujourd’hui. Il s’extrait environ quelque 3 000 tonnes annuellement, et cela va décliner dans les cinq, six ans à venir, aux alentours de 2 000 tonnes par an. Bien sûr, le gros problème du marché de l’or, c’est l’énorme marché d’or papier… que ce soit sur le COMEX ou à travers les bullion banks, les montants sont énormes, et si les gens commencent à s’inquiéter et exiger la livraison de leur or, il n’y aura pas d’or disponible. Lorsque le marché s’effondrera – ce qui arrivera certainement – et que les gens demanderont livraison physique, cela fera grimper le prix de l’or de plusieurs centaines de dollars en quelques jours. Je n’essaie pas d’être sensationnel, je ne fais que regarder le marché, et je vois cette énorme quantité d’or papier, tous ces contrats se règlent en livres, dollars ou euros… personne ne demande un règlement physique, parce qu’ils ne sont pas inquiets et ne font que spéculer sur le prix de l’or papier. Mais lorsque les gens commenceront à exiger la livraison physique de leur or, il n’y en aura pas… c’est alors que le prix grimpera en flèche. C’est inévitable… je n’essaie pas de parler en faveur de l’or dans l’espoir qu’il grimpe. J’essaie d’expliquer le fonctionnement du marché.

GH : Andrew Maguire disait qu’il y avait, en incluant les produits dérivés, plus de 1 000 onces d’or papier pour chaque once physique, et que maintenant, cela tournerait autour de 500 onces… Avez-vous des difficultés à vous procurer de grandes quantités d’or pour vos clients ?

EvG : Non, pas ces jours-ci, et c’est intéressant, parce que beaucoup de gens croient davantage au marché papier qu’au marché physique, même si tout l’or produit annuellement, aux alentours de 3 000 tonnes venant des mines et 1 000 tonnes provenant du recyclage, est entièrement absorbé. La majeure partie de cet or physique va en Chine, en Inde… et prenez la Russie, par exemple : la Russie a plus que triplé ses réserves d’or ces deux dernières années. La Chine est partie de presque rien en 2006 et détient plus de 16 000 tonnes aujourd’hui. Les gens de l’Est savent ce qu’il se passe, ils comprennent. Pourquoi pensez-vous que la Russie vend ses bons du Trésor et achète de plus en plus d’or ? Pourquoi pensez-vous que la Chine essaie de réduire sa quantité de bons du Trésor et continue d’acheter de grandes quantités d’or chaque mois ? La Chine sait que le dollar perdra sa valeur et que le système financier va s’écrouler.

GH : Que pensez-vous qu’il arrivera cet automne ?

EvG : À long terme, ces risques se concrétiseront, c’est inévitable. Sur le court terme, il faut surveiller les événements techniques. Il existe toujours une chance minime que le marché boursier entame un dernier rallye, une dernière bulle. Mais je crois que nous assisterons à un retournement du marché, et que cela sera dramatique. Les gens s’inquiètent du fait que l’or pourrait baisser, mais nous avons investi dans l’or en 2002 et la tendance à long terme est clairement à la hausse… l’or, en dollars, a connu une plus grosse correction que dans d’autres devises. En Suisse, par exemple, nous achetons de l’or en francs suisses, et au Royaume-Uni, ils l’achètent en livres. Vous devez regarder l’or dans votre devise locale. Au Canada ou en Australie, l’or est proche de son sommet, en dollars canadiens ou australiens. Ça ne sert à rien de parler du prix en livres, par exemple. C’est seulement que le dollar a été fort, temporairement, et artificiellement… une fois que le dollar se retournera, l’or grimpera, même en dollars US. Je crois que ce qu’il va bientôt arriver. Il me semble que le marché des métaux précieux est en train d’établir un plus bas. Les autres marchés se retourneront également… et, à un certain moment, l’enfer se déchaînera, cela est certain. Cela pourrait démarrer lentement, tout comme cela pourrait débuter de façon dramatique… ces catalyseurs peuvent venir de nulle part, lorsque personne ne s’y attend… quelque chose de très sérieux pourrait avoir lieu dès cet automne, notamment sur la scène politique. Il n’y a jamais eu, aux États-Unis, un président aussi critiqué que Trump. Il est entêté et il se bat contre tout le système politique… cela va être très difficile, politiquement, aux États-Unis.

GH : Malheureusement, les gens qui souhaitent un gouvernement mondial sont en panique. Trump ne fait rien d’autre que défendre le peuple, « We, the People », et on l’embête pour cela. Cette enquête sur la Russie est une blague, une chasse aux sorcières, depuis le premier jour… et il dit les choses telles qu’il les voit.

EvG : Je suis d’accord avec cela.

GH : L’Union européenne est un désastre pour l’Europe, allons !

EvG : Absolument.

GH : Pour le peuple d’Europe, c’est un désastre.

EvG : Je passe du temps au Royaume-Uni, car j’y ai toujours une maison, et je suis à 100% derrière le Brexit, pour la simple raison que je ne crois pas qu’une élite non élue et non responsable puisse gouverner 500 millions de personnes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’il se passe en Grèce, ou dans le nord de l’Écosse, ou même en Finlande. Ils forcent la Grande-Bretagne à rester au sein de l’Union européenne. Cela peut marcher à court terme, mais regardez l’Italie, la Grèce, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque… ces pays sont tous contre ce qu’il se passe maintenant, c’est un désastre. Comme je le dis depuis plusieurs années, l’euro va s’effondrer, ainsi que l’Union européenne. Ils devraient revenir à ce que cela était avant, soit une union commerciale, plutôt qu’une union politique, comme le veulent les élites. L’effondrement aura lieu, et c’est très triste, car l’Europe est constituée de beaux pays. Mais l’Europe est maintenant en déclin, parce que le système bancaire européen est un désastre absolu. Les dettes énormes qu’accumulent l’Italie, la Grèce et l’Espagne, indirectement financées par la BCE et par l’Allemagne, avec les banques allemandes et la Deutsche Bank, qui est en faillite… malheureusement, tout cela va s’effondrer. Comme nous l’avons dit, Greg, le problème est mondial. C’est pourquoi je ne vois pas de porte de sortie… je souhaiterais qu’il y en ait une, parce que je suis un bon vivant, une personne positive, même si je n’en ai pas l’air aujourd’hui, mais je le suis ! Une fois sa maison en ordre, après avoir fait le maximum pour se protéger, il ne reste qu’à profiter de la vie. Nous ne sommes pas ici pour longtemps, alors profitons-en.

GH : Ce qui se passe avec les banques est une autre raison de détenir au moins 20% de ses actifs en or… Je suis surpris qu’ils continuent de soutenir Deutsche Bank… je pense que, lorsqu’ils cesseront de la soutenir, cela sera la fin de tout, n’est-ce pas ?

EvG : Je le pense également, mais je crois que le gouvernement allemand et la Bundesbank feront tout ce qu’ils peuvent pour garder Deutsche Bank à flot, parce que, à court terme… elle fait partie de l’establishment. Ils imprimeront de la monnaie, ils feront tout ce qu’ils peuvent pour la garder en vie, mais cela ne pourra durer. Avec plus de 50 000 milliards $ de produits dérivés, il est pratiquement impossible de la garder à flot. Le marché ne croit pas en Deutsche Bank, non plus, car elle est évaluée au tiers de la valeur de ses actifs, entre autres. Donc, oui, ce sera un désastre, et lorsque cela commencera, toutes les pièces tomberont, comme des dominos.

GH : Vous parlez de l’UE, du climat politique, des inculpations, du système bancaire, de Deutsche Bank, de la fragilité des banques américaines… C’est pourquoi vous envisagez un scénario catastrophe pour cet automne ?

EvG : Je regarde les marchés… ce sont les marchés qui me donnent les signaux que les choses sont sur le point de se retourner, et il est facile de trouver plusieurs catalyseurs qui pourraient déclencher la chose. Je pense que cet automne sera très intéressant, car plusieurs choses changeront le monde.

GH : Vous avez été dans le « papier », dans le système bancaire, pendant une vingtaine d’années… vous n’êtes pas un « gars de l’or », vous êtes plutôt un financier, n’est-ce pas ?

EvG : Oui… je l’ai longtemps été. Mais j’ai aussi été un commercial, et c’est là où j’ai appris le plus, plutôt que dans le système bancaire. Car dans le système bancaire, personne ne comprend les risques. Personne. Le monde des affaires est plus difficile, et vous apprenez plus au sujet de risque que nulle part ailleurs. C’est pourquoi, maintenant, je comprends le risque plus que toute autre chose, et j’ai une vision à long terme du risque, parce que nous ne pouvons pas influencer le court terme, de toute façon. À long terme, ces choses vont se produire. Nous allons avoir un automne très intéressant. Cela sera diificile pour le monde, mais c’est inévitable.

GH : Egon von Greyerz, de Matterhorn Asset Management, et aussi de Goldswitzerland.com, merci d’avoir établi les liens entre toutes ces choses. Je vous remercie de vous être joint à moi aujourd’hui. J’ai particulièrement aimé la phrase « personne ne comprend les risques ». On parle de trillions, de quadrillions, et personne n’assimile les risques. Soyez prêts lorsque cela frappera. Il vous faudra être préparé lorsque l’enfer se déchaînera.

EvG : Oui… et certains le réaliseront trop tard et essaieront alors de se couvrir mais, malheureusement, le marché est trop gros pour obtenir une protection lorsque tout le monde court après… il sera trop tard.

GH : Merci d’avoir parlé vos clients… ce ne sont pas des gens qui ont juste de l’argent; ils sont intelligents, ont un réseau important…

EvG : Oui, ce sont des entrepreneurs, toutes sortes d’entrepreneurs…

GH : Ils sont intelligents et ont de bons contacts. Comme je dis toujours à mes amis, j’aime bien faire ce que les gens riches font. Je me souviens avoir discuté avec un riche, et quand je lui ai dit que j’étais préoccupé par mes impôts, il s’est mis à rire, en disant que les riches ne se préoccupaient pas de cela, qu’ils payaient à la fin de l’année…

EvG : Puis-je dire quelque chose ? Les gens avec qui nous faisons affaires, ils voient les risques… ce sont des gens humbles, en fait, qui n’ont pas la grosse tête, qui ne se prennent pas pour les maîtres de l’univers… ils voient les problèmes. Ce sont des gens simples qui sont inquiets de façon authentique de ce qu’il se passe, plutôt que des riches qui croient que tout va continuer comme avant. Cela les rend donc très intéressants, nous avons du plaisir à les aider.

GH : Vous savez, je ne veux pas dénigrer ces gens… s’ils sont riches, tant mieux pour eux ! Je ne les envie pas, mais je trouve instructif de voir ce que des gens très riches, ultra connectés, font. Et ils font ce que vous me dites… mais les gens ordinaires ne le font pas… si on leur dit de faire comme les gens riches, ils vont dire qu’ils doivent acheter des choses, de l’eau, de la nourriture, mettre des pneus sur leur voiture, qu’ils ne peuvent pas acheter de l’or.

EvG : L’or, ce n’est pas seulement pour les riches, c’est pour tout le monde. Tout le monde pourrait acheter, disons, un gramme d’or par mois. Si certaines personnes avaient fait cela pendant des années, ça les aurait sauvés. En Argentine et ailleurs. L’or n’est pas seulement pour les riches. Tout le monde peut en acheter un peu, sur une base régulière… ne pensez pas que seulement les riches peuvent se protéger, c’est pour tout le monde.

GH : Ou ils peuvent acheter des pièces d’argent…

EvG : Oui, bien sûr, de l’argent, c’est fantastique.

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Publié par le 15 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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L’or fait un retour remarqué dans l’industrie

Avec le développement du stockage de données dans l’électronique grand public comme les serveurs d’entreprises, l’utilisation de l’or augmente à nouveau dans l’industrie des semi-conducteurs. – Shutterstock

Tiens, voici une bonne nouvelle sur l’or ! La demande industrielle n’est pas encore suffisante pour booster les prix, mais ça arrive, on découvre toujours plus de nouvelles applications pour le métal jaune …  Z  

Près de 334 tonnes ont été achetées par des entreprises de technologie en 2017. Le développement des cryptomonnaies, de la 5G et de l’intelligence artificielle va doper la demande future.

Pour la première fois depuis sept ans, les volumes d’or utilisés dans l’industrie sont en hausse. Près de 334 tonnes ont été achetées par des entreprises de technologie l’an passé. C’est 3 % de plus qu’en 2016, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO). Et les premiers mois de 2018 sont prometteurs puisque la demande de métal a progressé de 5 %.

« Le rôle de l’or dans l’industrie est largement méconnu et mal compris », estime Aram Shishmanian, le directeur général du CMO, association qui représente les grands producteurs d’or. Au cours de la dernière décennie, le secteur technologique a acquis plus de 380 tonnes d’or en moyenne par an, signale-t-il. « Un chiffre significatif en soi et supérieur de près de 13 % aux achats nets des banques centrales durant la même période. »

Des smartphones aux cryptomonnaies

De l’or, on en trouve dans de nombreux objets du quotidien comme les téléphones, les télévisions, les voitures ou les appareils de diagnostics médicaux. Il se cache dans les capteurs, dans les mémoires flash.

Mais, avec le développement du stockage de données dans l’électronique grand public comme les serveurs d’entreprises, le métal précieux revient en force dans l’industrie des semi-conducteurs. « L’augmentation de la capacité de mémoire dans les smartphones, les ordinateurs portables, les PC, les appareils photo et l’internet des objets soutiennent également la demande », explique Elvis Chou, consultant chez Metal Focus.

D’après ce spécialiste, trois autres secteurs sont susceptibles de doper la consommation d’or dans un avenir proche. D’abord, l’arrivée de la 5G aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, en Corée et à Taiwan cette année va relancer le développement d’infrastructures et donc accroître la demande pour des composants nécessitant de l’or. Ensuite, les cartes graphiques pour miner les cryptomonnaies entraînent une énorme demande de semi-conducteurs et « ce n’est qu’un début », augure Elvis Chou. Enfin, les développements dans l’intelligence artificielle impliquent l’analyse du big data pour laquelle les cartes mémoires sont cruciales.

Des nanoparticules d’or

Par ailleurs, le potentiel de l’or dans le domaine des soins de santé commence à peine à être révélé, souligne le Conseil mondial de l’or. Le métal se niche dans de nombreuses applications médicales, dans l’imagerie, par exemple. Mais l’or aurait un grand avenir dans les nanosciences. Les nanoparticules d’or pourraient en effet jouer bientôt un rôle majeur dans le traitement du cancer, mais aussi dans la reconstruction de la peau, ou encore dans des médicaments antiviraux à large spectre, affirme Darren Rowles, PDG de Sona Nanotech, un jeune fabricant canadien. Il en est certain : « l’or pourrait aider à endiguer la résistance grandissante aux antimicrobiens causée par l’usage excessif d’antibiotiques. »

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Publié par le 25 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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