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Archives de Tag: L’Oligarchie

Natacha Polony et Olivier Rey : Combattre l’oligarchie

Le 28 janvier 2019, l’association « Critique de la raison européenne » (CRE) recevait Natacha Polony et Olivier Rey à Sciences Po pour une conférence sur la reconquête démocratique et ses modalités à l’heure des Gilets jaunes et du triomphe du néolibéralisme.

 
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Publié par le 24 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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L’Oligarchie Financière Mondiale

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Crédit : Global look Press

Du secret « Groupe des Trente », qui a pris le pouvoir dans l’Union Européenne, pouvoir qui peut devenir encore plus lourd. Et après-demain, l’Europe en tant que civilisation particulière, qui s’est édifiée au cours de nombreux siècles, peut disparaître complètement. Il y a de nombreuses causes et manifestations de ce« déclin de l’Europe » (selon Oswald Spengler). L’une des causes et des manifestations du« déclin » est la perte de la souveraineté de l’Europe. Or personne n’a pris à l’Europe sa souveraineté, elle l’a volontairement rejetée. Ce processus s’est appelé« intégration européenne ».


Ce processus a débuté par une étape apparemment innocente et tout à fait justifiée : la signature en 1957 du Traité de Rome, qui a établi un « marché commun » pour six pays européens (l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg). Mais, « l’appétit vient en mangeant », dit-on. L’Europe a décidé d’étendre le « marché commun » des marchandises (rejet des droits de douane dans le commerce mutuel) au marché commun des capitaux et à celui de la main-d’œuvre. Et puis l’idée lui est venue de procéder à l’intégration des devises monétaires. Pour commencer, il a été décidé d’introduire dans les règlements internationaux entre pays européens une unité monétaire conditionnelle, appelée ECU. Mais l’Europe ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Pour détruire les monnaies nationales, elle a imaginé de les remplacer par une monnaie commune à tous les pays. Les avantages de cette idée étaient à peu près les mêmes que les inconvénients. Mais, alors que tous les avantages étaient « ici et maintenant », les inconvénients n’allaient se produire que dans l’avenir. Les opposants à la transition vers une monnaie unique étaient nombreux, mais leur résistance fut brisée. Pour s’assurer de la victoire, les intégrateurs monétaires usèrent de tous les moyens publicitaires possibles pour mettre en lumière les avantages à court terme. Or l’européen moyen, qui est faible et myope, fait toujours le choix de l’ « ici et maintenant ».

Il y a vingt ans, l’Europe a franchi la ligne rouge. Le 1er janvier 1999, apparut la monnaie européenne unique, l’Euro, sous une forme non-monétaire, et le processus de suppression des monnaies nationales commença dans 11 États européens. Depuis le 1er janvier 2002, l’émission des espèces en Euro (pièces et billets de banque) démarra. La même année, dans ces 11 États, le processus de suppression des monnaies nationales et de leur remplacement par la monnaie unique et supranationale de l’Euro prit fin. Les pays qui renoncèrent à leur monnaie nationale formèrent la zone Euro. Il y a maintenant 19 États dans la zone Euro.

L’Euro a pris la deuxième place après le Dollar américain dans le rating mondial des monnaies, selon tous les indicateurs (part dans les comptes, dans les réserves internationales, dans les opérations sur le marché des changes du Forex), etc.

Un certain temps, les pays de la zone Euro connurent une véritable euphorie. Mais la musique n’a pas joué longtemps. Environ cinq ans, pas davantage, jusqu’à ce que l’Europe soit submergée par la vague de la crise financière mondiale. La crise financière a été remplacée par celle de la dette, qui se poursuit jusqu’à présent, les perspectives de sortie de crise de l’Europe n’étant toujours pas en vue.

La Banque centrale européenne, instrument d’élimination de l’identité européenne

Les avantages de l’intégration monétaire commencèrent à s’évaporer, et les inconvénients se firent de plus en plus palpables et même meurtriers. Les pays de la zone Euro perdirent une partie importante de leur souveraineté. Ils laissèrent la place à une institution supranationale appelée la Banque centrale européenne (BCE). La BCE possède la plus grande autonomie parmi toutes les institutions de l’intégration européenne (Parlement européen, Commission européenne, Conseil européen, etc.). En fait, elle ressemble à n’importe quelle banque centrale « indépendante », mais, probablement, l’indépendance de la BCE vis à vis des États qui l’ont instituée est bien plus importante que celle d’une banque centrale ordinaire par rapport à « son »propre État.

La BCE a été créée le 1er juillet 1998 pour lancer l’émission de l’Euro. Les vingt ans d’histoire de l’existence de la BCE montrent qu’elle possède, non seulement la plus grande « indépendance » vis-à-vis des États européens, relativement aux autres institutions de l’intégration européenne, mais aussi qu’elle a la plus grande influence sur la vie de l’Europe. Les banques centrales des pays membres de la zone Euro perdent graduellement leur rôle, la BCE leur retire de plus en plus de pouvoirs, et ne laisse aux banques centrales nationales que des fonctions essentiellement techniques. Les « coûts » du transfert volontaire des droits d’émission monétaires au niveau supranational font l’objet d’un ressentiment plus en plus important dans les pays européens. Les autorités de chaque pays de la zone Euro ne peuvent pas être entendues au niveau superlatif de l’instance suprême qu’est devenue la BCE. Dans certains pays de la zone Euro, il y a un sentiment en faveur de l’abandon de l’Euro, et du retour aux monnaies nationales.

L’été 2015, la Grèce fut ainsi sur le point de faire défaut, et menaça Bruxelles de quitter la zone Euro. À Bruxelles, il fut décidé de sauver la Grèce. Depuis trois ans, la Grèce a reçu de la troïka des créanciers (BCE, Commission européenne, FMI) un total de 86 milliards d’Euros. Le programme d’aide s’est terminé en août dernier. Je pense que cette année, la Grèce sera de nouveau dans une situation financière difficile, et menacera de nouveau Bruxelles de sortir de la zone euro.

L’ euro-scepticisme s’intensifie

Ce n’est un secret pour personne que l’euroscepticisme est de plus en plus saisissant en Europe. Une des ses variantes est le scepticisme euro-monétaire. Aujourd’hui, il est bien considéré, particulièrement en Italie, où les politiciens venus au pouvoir sont issus des partis des Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord. Le niveau relatif de la dette souveraine de l’Italie a déjà dépassé les 130% du PIB (deuxième place après la Grèce, avec environ 180% du PIB). Les autorités italiennes soulèvent la question de l’annulation de la dette envers la Banque centrale européenne pour un montant de 250 milliards d’Euros. Sinon, l’Italie menace de quitter la zone Euro et de revenir à la Lire. Il semble paradoxal que même en Allemagne (la « locomotive » de l’intégration européenne) il y ait des mouvements de mauvaises humeurs contre l’Euro. Depuis quelque temps, l’intégration euro-monétaire est entre les mains de l’Allemagne, contribuant au développement de son industrie par la dégradation des économies de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et d’autres pays. Ces pays sont maintenant en état de détresse et doivent être aidés. Mais tout le monde n’est pas d’accord là-dessus en Allemagne. Il s’y trouve des politiciens qui, non seulement admettent la possibilité d’exclure de la zone Euro un certain nombre de pays, mais aussi qui croient qu’il faut absolument le faire.

Ainsi, on voit des signes précurseurs d’un arrêt de l’intégration monétaire, et même de la désintégration de la monnaie. Mais c’est au niveau propre de chacun des différents pays européens. Or, à Bruxelles, les processus de destruction de ce qui reste des souverainetés nationales européennes, dans les sphères monétaire et financière, continuent d’être accélérés. Par exemple, la question est de plus en plus soulevée de l’asymétrie, au niveau de l’ensemble de la zone Euro, qui dispose d’une seule banque centrale, sans qu’il y ait de Ministère unique des Finances. L’Europe unique nécessite le tandem classique « Banque centrale – Ministère des finances », qui existe dans n’importe quel État. Il semble déjà, qu’à tous les niveaux de l’UE, il a déjà été convenu que le budget unique de la zone Euro sera mis en place à partir de l’an 2021.

Mais, si la question du budget unique européen de la zone Euro fait aujourd’hui débat dans de nombreux médias mondiaux, il en va tout autrement pour ce qui est du thème de la politique monétaire et financière de l’Europe, et qui reste dans les coulisses de nombreux médias.

L’Europe est gouvernée par le « Groupe des Trente »

L’histoire a commencé en janvier de l’an dernier et concerne Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne. Je vais la résumer, et vous comprendrez pourquoi je fais le lien avec la Russie. Au début de l’an dernier, les médias mondiaux ont fourni des informations très précises concernant l’Union européenne (UE). La médiatrice de l’UE, Emily O’Reilly, a appelé les hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne (BCE) à cesser de participer aux réunions du « Groupe des Trente » – le G30. Tout le monde parle du G-7, du G-8, du G-20. Certains érudits connaissent aussi le G-10. Mais le G-30 n’était connu que d’un cercle très étroit de personnes. Grâce à Emily O’Reilly, le « Groupe des Trente » a connu les « Feux de la Rampe ».

Il est vrai que G-30 a même un site Web, mais très laconique. On peut quand même en tirer quelque chose. Le groupe fut créé en 1978 par le banquier Jeffrey Bell avec la participation de la Fondation Rockefeller. Son siège social est situé à Washington (États-Unis). Sur le site, derrière le rideau informationnel de sa politique de relations publiques, on voit bien que le groupe formule des recommandations à destinations des banques centrales, et des principales banques du monde. Les participants aux réunions participent ensuite à la mise en œuvre des recommandations adoptées, en utilisant leurs capacités administratives, de communication et d’influence. Comme le groupe fut créé avec l’aide de la Fondation Rockefeller, il est difficile d’imaginer de ne pas trouver David Rockefeller derrière le G-30, qui s’est éteint à l’âge de 102 ans en mars 2017. Pendant la plus grande partie de sa vie, il « dirigea » l’une des plus grandes banques privées au monde, la Chase Manhattan Bank.

À ce jour, le groupe compte 33 membres. Tous sont des banquiers mondialement connus, chefs des plus grandes banques centrales, des banques commerciales et d’investissement privées (appartenant à la catégorie des établissements bancaires qui aujourd’hui, pour la Banque des règlements internationaux, sont « formateurs du système »). Sur le site, certaines personnes sont présentées comme étant « anciennes », d’autres comme « actives ». Mais nous comprenons parfaitement bien que dans le monde des « maîtres de l’argent », il n’y ait pas d’ « anciens membres ». Je vais me contenter d’énumérer la liste des membres du premier sommet du G-30 (avec entre crochet leurs position et fonction dans le monde « extérieur »):

  • Le Président du Conseil d’administration est Jacob A. Frenkel [Président de la Banque JPMorgan Chase international] ;
  • Le Président du Groupe est Tharman Shanmugaratnam [Vice-Premier Ministre et Ministre de la coordination des politiques économiques et sociales, Singapour] ;
  • Le trésorier du Groupe (trésorier) est Guillermo Oritz, [Président de la Banque d’investissement BTG Pactual Mexico] ;
  • Le Président émérite est Paul A. Volcker [ancien Président du système de la Réserve fédérale des États-Unis] ;
  • Le Président honoraire est Jean-Claude Trichet [ancien président de la Banque centrale européenne].

Dans la liste des membres du Groupe, nous trouvons le Président actuel de la BCE, Mario Draghi, qui s’est fait remarquer en janvier de l’an dernier, lorsque le médiateur de l’UE a déclaré que son appartenance au G-30 créait un « conflit d’intérêts ». Pourquoi une fonctionnaire de l’Union européenne a-t-elle demandé à la Banque centrale européenne (BCE) de cesser de participer aux réunions du G30 ? Des dirigeants et des représentants d’un certain nombre de banques, placées sous la supervision de la BCE, participent aux activités du Groupe des Trente. De tels contacts secrets, entre le régulateur financier et les institutions placées sous sa supervision, sont interdits par la réglementation de l’UE.

L’Europe a de nouveau perdu face aux « maîtres de l’argent »

Mais en fait, tout est beaucoup plus grave. Après tout, Emily O’Reilly n’a pas soulevé la question de sa propre initiative. Elle a été contrainte de le faire par des dizaines de milliers d’anti-mondialistes européens, très inquiets de ce que le système bancaire de l’Union européenne ne soit même pas géré par la Banque centrale européenne, mais par une instance supérieure, à savoir, le Groupe des Trente. Et de ce que Mario Draghi se contente de recevoir des instructions du G-30 et de les mettre en œuvre. La BCE elle-même a un statut spécial, en fait, elle n’est pas contrôlée par le Parlement européen, ni par la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union européenne. Or il apparait que même au-dessus de la BCE il y a une instance supérieure, appelée le G-30, qui non seulement ne rend compte à personne, mais dont l’existence même est restée cachée à l’insu de presque tous.

Contrairement à son habituelle insinuation et prudence, Mario Draghi a réagi de manière exceptionnellement tranchante et catégorique à la déclaration du médiateur: « J’ai participé (aux travaux du G-30) et j’y participerai ». Selon nos informations, Draghi s’est, à plusieurs reprises, rendu aux réunions du Groupe, au cours de l’année dernière. Mais Bruxelles a été plongée dans la confusion, ne sachant pas comment réagir à la situation. Après tout, l’affaire a été soumise au Parlement européen, investi de l’obligation de préparer une décision. Les passions se sont déchaînées parmi les députés. Un groupe de députés, composé d’eurosceptiques et de gauchistes, a préparé un projet d’amendements à la résolution adoptée antérieurement par le Parlement européen sur les résultats de l’examen du rapport annuel de la BCE pour 2017. L’essentiel des amendements consiste à interdire à Mario Draghi et à d’autres fonctionnaires de la BCE de participer au Groupe « secret » des Trente. Dans un premier temps, le projet d’amendements a été soutenu par 181 députés, tandis que 439 députés ont voté contre.

Les partisans de Draghi et de sa politique ont proposé leur option, qui consiste à laisser à la Banque centrale européenne la liberté de décider de participer ou non aux travaux du G-30 (et à d’autres groupes et organisations similaires), guidée par la nécessité d’une « bonne » politique monétaire au sein de l’Union européenne. Comme on peut le constater, les amendements ont été vidés de leur essence, pour aboutir à un document « à propos de rien » (dans le style habituel du Parlement européen). Et à la mi-janvier 2019, a eu lieu le vote final sur la version « à propos de rien » des amendements. Voici ses résultats : Pour-500 votes ; Contre-115 ; Abstentions-19.

En termes simples, Mario Draghi, ainsi que les présidents ultérieurs de la BCE, ont reçu le plein droit de participer aux travaux de toute organisation secrète, fondé sur la nécessité d’élaborer une politique monétaire « appropriée ». Les eurosceptiques, les anti-mondialistes et les gauchistes ont qualifié cette décision des « députés du peuple »de « l’Europe unie », de destruction finale de la souveraineté de l’Europe, en la transférant sous le contrôle total des « maîtres de l’argent ».

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« L’oligarchie en faillite – Faut VRAIMENT que vous compreniez »

Bon je ne suis pas d’accord avec tout, et c’est assez incomplet, mais c’est plutôt marrant …  

 

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Effondrement en vue pour l’oligarchie

Effondrement en vue pour l’oligarchie

L’oligarchie est en train de gagner la bataille face aux peuples apathiques … Ils en ont fait une bande de veaux bien dociles . L’effondrement civilisationnel est en cours, et l’obscurité est déjà en train de s’abattre sur les populations. Z  

Ma taxonomie de l’effondrement, que j’ai expliquée en détail dans mon livre, Les cinq stades de l’effondrement, publié il y a près de six ans, supposait une certaine cascade canonique d’effondrement. L’effondrement financier devrait passer en premier, car la finance est fondamentalement un jeu de confiance et une fois qu’il devient clair pour une masse critique d’investisseurs que les promesses qui leur sont faites ne seront pas tenues, une organisation financière peut s’effondrer instantanément, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, depuis la crise autour de la Folie de la Tulipe du 5 février 1637 à celle de Wall Street des 24 à 29 octobre 1929. L’effondrement commercial devrait logiquement suivre, car le crédit commercial se tarit en raison de l’effondrement financier. Vient ensuite l’effondrement politique, à mesure que les recettes fiscales diminuent en raison des pertes commerciales et de la baisse des revenus. L’effondrement social et culturel vient en dernier.

Depuis, alors que j’ai vu plusieurs effondrements se dérouler, j’ai remarqué, à mon grand désarroi, que la séquence d’effondrement canonique n’est pas toujours suivie. Oui, il y a des cas où l’effondrement financier mène toujours la danse, l’effondrement commercial le suit et l’effondrement politique vient ensuite. Mais il y a d’autres cas où l’effondrement social et culturel arrive en tête alors que le domaine financier reste intact. Il est maintenu à flot par des mesures désespérées, en jouant sur la confiance de plus en plus effrontément ou par la fraude pure et simple. Mais le commerce continue de répondre aux besoins de ceux qui ont encore de l’argent, alors même que le monde politique dégénère en une farce pas très drôle. Me suis-je trompé dans ma séquence d’effondrement ?

Pendant un certain temps, je me suis émerveillé devant cette tournure des événements, ne sachant pas trop quoi en penser, mais j’ai fini par me rendre compte que deux types d’effondrement sont possibles : l’un est, disons, organique ; l’autre, fabriqué. Et peu de temps après, il m’est apparu clairement la vision de qui voudrait organiser les effondrements de cette manière en commençant par l’effondrement de la société et de la culture.

Alors que les trois premiers stades de l’effondrement – financier, commercial et politique – se distinguent clairement, tracer des frontières entre politique, société et culture peut s’avérer délicat. La finance présuppose le commerce, et le commerce présuppose le droit et le contrôle politique, mais les relations inverses ne sont pas strictement nécessaires. Pendant longtemps, le commerce était basé principalement sur le troc et l’échange de marchandises précieuses (or et argent, des cauris, des pierres précieuses, etc.) pour corriger les déséquilibres qui se développaient. Il n’y a pas eu, pendant longtemps, de prêts commerciaux, de programmes d’investissement et d’autres instruments financiers. L’un des arrangements politiques les plus stables dans la plupart des pays du monde depuis l’avènement de l’agriculture a été le féodalisme, où le monopole de la violence s’établissait spécifiquement par la perturbation des relations financières et commerciales existantes avec le vol et le pillage, et dont la protection était initialement assurée en échange de travail plutôt que de produits.

J’ai vu ces trois premiers stades de l’effondrement comme tout à fait inévitables, étant donné la nature totalement insoutenable de la croissance économique et démographique dans la plupart des pays (sur) développés et (anciennement) en développement, tandis que les deux stades suivants – l’effondrement social et culturel – pourraient être évités, dans certains endroits et par certains groupes, par un effort concerté. Les cultures et les structures et normes sociales qu’elles soutiennent sont en effet durables parce que, malgré la grande diversité des cultures, des langues et des tempéraments, la culture dans son ensemble est une caractéristique permanente et évoluée de l’espèce humaine plutôt qu’un objet temporaire et accessoire du développement ou du progrès. Les cultures sont de loin les plus durables, et beaucoup de celles qui existent ont survécu à de nombreux effondrements politiques, commerciaux, financiers et sociaux (quand ces derniers étaient incomplets).

Certaines cultures et sociétés ont survécu pendant de longues périodes en l’absence d’un système politique, commercial ou financier viable. La culture chinoise a entre 4000 et 5000 ans et a survécu à au moins huit effondrements majeurs connus (plus beaucoup d’autres mineurs) : Les Royaumes combattants (475 av. J.-C. -221), les Han (189-280 ap. J.-C.), les Tang (874-960 ap. J.-C.), l’invasion mongole (1205-1279), les Ming (1618-1683), les Taiping (1850-1864), les Qing (1911-1949), l’invasion japonaise (1937-1945). Pour certaines cultures et sociétés, c’est leur environnement normal ; par exemple, l’arrière-pays de l’Afghanistan demeure à ce jour un « espace non gouverné » (en langage officiel). En réalité, ce sont des zones tribales anarchiquement gouvernées, où toute tentative de gouvernance externe, ou de représentation politique, est susceptible de se faire allumer par un AK-47 ou un RPG, malgré une occupation prolongée par l’OTAN.

La ligne de démarcation entre le domaine social et le domaine culturel est loin d’être nette. Le domaine social peut s’étendre et se contracter, selon les conditions, si tant est que la culture sur laquelle il repose reste intacte. Les sociétés peuvent se réduire à la taille d’une seule famille – la plus petite unité sociale viable – mais cette famille peut alors s’étendre en une société et un empire jusqu’à conquérir une partie considérable du monde. Genghis Khan et son clan en sont un bon exemple : ses descendants, les Gengisites, ont régné sur une grande partie de l’Eurasie, de la Corée à la Crimée, sur sept fuseaux horaires. La partie la plus occidentale de l’Empire mongol, la Horde d’Or, a soumis la Russie, d’une manière ou d’une autre, de 1223 à 1502. Les érudits occidentaux se sont émerveillés de leur conquête, mais ils ont eu du mal à admettre la raison ultime de cette conquête : la supériorité culturelle.

L’un des éléments clés de leur culture supérieure était une « suite » technologique nomade largement supérieure à ce que les tribus installées avaient à leur disposition. Elle était construite sur la base d’une symbiose profonde entre l’homme et le cheval, et de la mobilité et de l’efficacité militaire supérieures qu’elle offrait. La simplicité de leur approche, fondée sur une tradition transmise oralement, une forte identité tribale et une approche rationalisée de la gouvernance impériale fondée sur l’allégeance personnelle et les liens familiaux, l’obéissance et le respect inébranlables et le paiement sans faille d’un tribut, en était une autre.

Au-delà de ces exigences strictes, ils pratiquaient la tolérance religieuse et la non-ingérence dans les affaires des autres peuples, et la capitale tentaculaire et improvisée de la Horde d’OrSarai, possédait des mosquées, des cathédrales orthodoxes et catholiques et une synagogue. Après l’effondrement de la Horde d’or, une grande partie de cet héritage culturel a été absorbée par ce qui a fini par devenir l’Empire russe, soit directement, soit par les Tatars, qui avaient été alliés aux Mongols. De nombreux membres de l’aristocratie tatare ont rejoint les rangs de la noblesse russe. La République prospère du Tatarstan, à l’est de Moscou, où une cathédrale et une mosquée se dressent paisiblement côte à côte au centre de sa capitale Kazan, témoigne de l’héritage durable de cette robuste culture nomade qui a vu le jour quand un changement climatique a entraîné une surabondance d’herbe dans la steppe eurasiatique.

Ce aparté historique avait pour but d’illustrer que la culture (et les sociétés qu’elle engendre) est tout alors que la finance, le commerce et la politique ne sont rien. Sans ces trois derniers, nous restons ce que nous sommes – peut-être beaucoup moins nombreux et beaucoup plus pauvres, mais, si on prend le côté positif, débarrassés d’une bande de bâtards cupides et avides de pouvoir. Tant qu’une culture est maintenue vivante, une société peut toujours être régénérée après un effondrement une fois que les conditions s’améliorent, comme on peut faire monter la pâte avec un peu de levure de démarrage conservée dans un pot sur une étagère. Mais sans culture, nous ne sommes que des singes nus qui s’interrogent dans le désert, qui se battent entre eux avec des bâtons et des pierres, qui attendent que quelqu’un de plus cultivé vienne nous sortir de notre misère, ou qui succombent au froid, à la faim et d’ennui.

Si la culture est tout ce qu’il y a de plus précieux alors que la finance, le commerce, la politique et même la société sont jetables, alors quelle personne saine d’esprit voudrait détruire la culture tout en s’efforçant de maintenir, avant tout, la finance ? Cui bono ? La réponse simple et directe est, bien sûr, l’oligarchie, le 0,01% le plus riche, dont le revenu moyen est d’environ 30 millions de dollars par an et dont la valeur nette moyenne est supérieure à 100 millions. Si vous possédez beaucoup plus que vous ne pouvez physiquement transporter, l’effondrement financier, commercial et politique ne sont pas du tout vos amis. Comme la plupart des gens qui finissent par vivre dans la rue le découvrent rapidement, la propriété est un concept délicat. Tout ce que vous pouvez vraiment posséder, c’est ce que vous pouvez porter sur votre dos. Il est utile d’avoir un chariot dans lequel vous pouvez faire rouler vos effets personnels, mais cela limite votre mobilité et peut être difficile à défendre contre la police lors d’une descente. La plus grande partie de la richesse accumulée par les 0,01% les plus riches est une richesse sur papier – divers instruments financiers tels que les actions, les obligations, les rentes, les polices d’assurance-vie, les actes immobiliers et ainsi de suite. L’effondrement financier efface tout ça. Même la petite fraction de leur richesse qui se présente sous la forme de biens terrestres réels qu’une personne pourrait être en mesure d’utiliser directement après l’effondrement est susceptible de leur être enlevée par la force une fois qu’il n’y aura plus de police ou de sécurité privée pour les protéger.

L’objectif du 0,01% est donc de maintenir le système financier et commercial à un niveau suffisant pour répondre adéquatement à ses propres besoins, sans ce préoccuper de ceux des autres, et de garder les politiciens dans leurs poches pour rendre cela possible. Quant au reste de l’humanité … eh bien, il est problématique. Si la culture et la société restent intactes, alors, une fois qu’ils se rendent compte que tout le système est truqué contre eux et en faveur du 0,01%, ils pourraient organiser et commencer une révolution. Mais si, d’autre part, la société et la culture ont été minées et détruites par avance, elles n’auront pas la cohésion sociale et l’esprit public nécessaires à une telle entreprise, et elles erreront simplement en poussant un chariot rempli de leurs maigres possessions, fouillant dans les ordures et dormant dans la rue.

Le but de l’oligarchie est de décimer et de neutraliser l’ensemble de la population par divers moyens. L’un d’entre eux est la destruction physique : envoyer leurs jeunes mourir ou être mutilés dans des guerres qui sont inutiles du point de vue de la défense nationale, qui ont un certain sens comme moyen d’enrichissement personnel pour certains, mais qui conviennent parfaitement comme mécanismes pour décimer les classes populaires américaines.

Il y a une synergie à explorer entre une guerre inutile et une autre forme de destruction sociale, la drogue. L’Afghanistan – un pays qui n’a jamais représenté une menace pour qui que ce soit – a été envahi et transformé en une très grande plantation de pavot à opium et une usine à fabriquer de l’héroïne. Pour créer un marché pour l’héroïne, les médecins ont été incités à prescrire de grandes quantités d’analgésiques opiacés, souvent inutilement, afin de créer un vaste bassin de toxicomanes qui passeraient ensuite à l’héroïne afghane une fois leurs prescriptions épuisées. Cette politique a été un succès et les surdoses d’opiacés aux États-Unis sont maintenant responsables de plus de décès que le cancer.

Une autre méthode est la destruction culturelle en mélangeant de force des groupes ethniques et raciaux incompatibles à l’aide d’une politique de multiculturalisme forcé. Ici, il y a un oligarque très en vue dont les empreintes digitales sont partout sur cette politique : George Soros. La stratégie consistant à détruire des pays comme l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie et la Libye, à générer des flux de millions de réfugiés, puis à diriger ces flux vers l’Europe occidentale, peut sembler absurde à première vue – jusqu’à ce que vous réalisiez que le but ici est de créer une synergie destructive supplémentaire. Il s’agit de détruire les sociétés occidentales et leurs systèmes de soutien social en les inondant de parasites hostiles, souvent belliqueux, issus de cultures incompatibles.

Une autre méthode de destruction sociale concerne la destruction du système éducatif. Un autre oligarque – Bill Gates ancien PDG de Microsoft – a été très actif dans ce domaine, remplaçant les méthodes d’enseignement éprouvées par des méthodes absurdes, voire idiotes, pour enseigner diverses matières, dont la lecture et les mathématiques. Après cinq semestres de mathématiques à l’université et lors d’études supérieures en mathématiques, je regarde la façon dont les mathématiques sont enseignées dans les écoles américaines aujourd’hui, et je veux tordre le cou des responsables : ce n’est certainement pas des mathématiques, en aucune sorte. D’autres nouvelles méthodes d’enseignement sont tout aussi déplorables. L’objectif supposé est d’uniformiser les règles du jeu pour les groupes défavorisés : les filles (qui sont en moyenne moins douées en mathématiques et en raisonnement spatial que les garçons) et les minorités issues de populations produites par des pressions sélectives d’endurance et de résistance aux maladies, et non pour générer des QI élevés. Ceci est réalisé par un enseignement nivelé par le bas. Une autre méthode pour détruire la valeur de l’éducation consiste à mettre l’accent sur les tests normalisés. Aujourd’hui, on n’enseigne plus rien d’utile aux étudiants, mais simplement à bien réussir les tests standardisés. Le résultat est une population qui est habituée à être nourrie de force, mais qui n’est pas capable de penser de manière indépendante ou de découvrir des choses par elle-même, juste des agneaux désireux d’être conduits à l’abattoir le moment venu.

D’autres méthodes sont utilisées pour affaiblir et détruire la population générale. L’une d’entre elles les oblige à manger de la nourriture qui n’est pas de la nourriture, mélangée à du glyphosphate, du sirop de maïs à haute teneur en fructose et d’autres merveilles chimiques, ce qui les rend anémiques, obèses et malades. Une autre est de supprimer leur tendance à se reproduire en les convainquant que le sexe biologique n’existe pas et en le remplaçant par un arc-en-ciel de genres, en élevant la perversion sexuelle à un statut social élevé et en persécutant quiconque ose remettre en question le sacrifice des intérêts de la majorité sexuelle normale pour une minuscule minorité de gens (généralement moins de 1%) qui sont, par cause d’anomalie génétique, nées gay.

Récemment, un défilé de la fierté gay, une gay pride, a eu lieu à Kiev, en Ukraine, qui a été l’un des bancs d’essai les plus actifs pour la destruction sociale et culturelle. Les États-Unis ont soudoyé le pays avec 5 milliards de dollars (de leur propre aveu) pour corrompre la politique ukrainienne. Le résultat est un pays qui est passé de 52 millions d’habitants en 1990 à 42 millions en 2018 – une perte de 10 millions – et cela, selon les statistiques officielles, n’inclut pas les millions d’autres qui sont partis à l’étranger pour gagner de l’argent parce que l’économie ukrainienne en déclin n’a pas d’emplois à offrir.

L’expérimentation politique en Ukraine a inclus la production d’un culte d’État qui célèbre comme des héros les nazis ukrainiens collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale, devenus vintages, qui ont été responsables d’actes de génocide contre les Juifs et les Polonais. Elle a produit une véritable guerre qui a tué quelque dix mille personnes dans deux régions ukrainiennes dont les habitants ont refusé de reconnaître la légitimité du gouvernement de Kiev (qui a été installé et reconnu par les États-Unis après un coup d’État sanglant en violation de la constitution ukrainienne). Au cours du mois dernier, des mesures répressives ont été introduites contre l’utilisation de la langue russe (parlée à la maison par plus de 90% de la population ukrainienne). Et, plus récemment, il y a eu un effort pour déclencher une guerre religieuse en produisant de force un schisme au sein de l’Église orthodoxe.

Le prochain pays à servir de banc d’essai pour un effondrement social et culturel géré par des oligarques semble être le Brésil. Il risque fort d’être livré à un voyou fasciste qui a un grand mépris pour la diversité de la population brésilienne, mais qui aime saluer le drapeau américain. Si cela se produit, cela se fera contre la volonté de la majorité de la population, mais avec les cris d’approbation de Washington et de l’oligarchie incroyablement corrompue et pourrie du Brésil.

Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, les échos de la Seconde Guerre Mondiale se font de plus en plus forts. L’expérience néofasciste en Ukraine est un test pour le reste de l’Europe : si tout va bien (du point de vue des oligarques), l’Europe occidentale, durement éprouvée par l’afflux des migrants, va voter pour des partis nationalistes, populistes qui, à mesure que les conditions se détérioreront, deviendront fascistes. L’objectif global est d’utiliser le fascisme pour armer à nouveau l’Europe occidentale en vue d’une guerre contre la Russie, dont les oligarques occidentaux devront s’approprier les ressources naturelles s’ils veulent avoir un espoir de poursuivre leur jeu. L’armement d’Hitler n’a pas fonctionné, mais peut-être, qu’ils doivent penser que, cette fois, ça va marcher. Non, ça ne marchera pas non plus cette fois-ci. Désolé, oligarques !

Au fur et à mesure que l’effondrement culturel se poursuit, l’obscurité s’abattra sur les populations des pays pilotés par des oligarques. Mais que pouvons-nous faire ? Si tout ce qui reste à faire de bon, c’est d’assister à la mort de la lumière, alors c’est tout ce dont nous devons encore être reconnaissants. Et une fois que toute la lumière aura disparu, nous pourrons encore être reconnaissants pour les ténèbres, car elles cacheront les horreurs innommables qui se dérouleront alors. Et une fois que ces horreurs seront passées, nous serons toujours reconnaissants pour l’oubli miséricordieux, car c’est ce qui arrive aux populations qui subissent un effondrement culturel. Elles sont oubliées de tous.

Dmitry Orlov

Source Club Orlov

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

via:http://lesakerfrancophone.fr/effondrement-en-vue-pour-loligarchie

 
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Publié par le 31 octobre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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F. Asselineau: L’Oligarchie financière et industrielle vient de faire main basse sur la démocratie dans notre pays

Déclaration de François Asselineau à l’issue du second tour de l’élection présidentielle

Au lendemain des résultats de l’élection, le réveil risque d’être violent. Je vous conseille de bien écouter l’intervention de François Asselineau consultable en lien plus bas dont une petite partie a été retranscrite sur cette page. Accrochez-vous !

François Asselineau: « Les résultats du second tour de l’élection présidentielle constituent une très grande victoire. Oh certes pas une victoire pour les français, mais une victoire pour l’oligarchie économique, financière et industrielle qui a fait main basse sur la démocratie dans notre pays en asservissant à son profit la quasi totalité des médias de masse.

Avec une outrecuidance sans précédent, c’est Jacques Attali en personne qui nous avait prévenu de la manipulation à venir lorsqu’il avait annoncé sur BFM TV le 27 Août 2014, qu’Emmanuel Macron alors totalement inconnu du grand public avait paraît-il l’étoffe d’un présidentiable. Cette déclaration donna le coup d’envoi à une gigantesque entreprise de manipulation de l’opinion publique qui s’est étalée sur plus d’un an et demi afin d’imposer dans la tête des français, l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la république.

Rien qu’au cours de l’année 2016, plus de 17.000 articles de journaux, 75 couvertures de magazines, et des centaines d’heures de passages dans les plus grands médias audiovisuels du pays ont été consacrées à ce personnage et ont été assorties des commentaires les plus ridiculement dithyrambiques. Cette promotion organisée comme celle du lancement d’une nouvelle lessive s’est faite plus insistante encore depuis le début de l’année 2017. L’application de la loi Urvoas et les relevés du CSA ont conduit à un scandale absolu d’inégalité médiatique entre les candidats.

La bonne compréhension des forces qui imposaient Monsieur Macron a incité tous les opportunistes de la politique française à se rallier de façon pathétique et burlesque à ce candidat. De Robert Hue à Alain Madelin, de Nicolas Sarkozy à Jean-Pierre Chevènement, de François Bayrou à Benoit Hamon, de Pierre Laurent à François Fillon, de Ségolène Royal à Dominique De Villepin, tous ces carriéristes avides d’obtenir une miette du festin à venir ont trahi la France et leurs électeurs au premier coup de sifflet de l’oligarchie. Le résultat est là, Emmanuel Macron est hélas élu pour 5 ans. Il va pouvoir appliquer servilement les grandes orientations des politiques économiques (gope) de la commission européenne dont j’ai été le seul a alerté les électeurs pendant la campagne présidentielle.

Au cours des mois et des années qui viennent, les français vont pouvoir constater avec effroi que tout ce que j’ai dit, va se révéler exact.

En dépit d’une opposition massive des français, Mr Macron augmentera la TVA et baissera l’impôt sur les grandes sociétés, ce qui revient à faire payer les pauvres et à enrichir les plus riches. Mr Macron mettra en oeuvre à marche forcée, la déréglementation des professions réglementées, l’ubérisation généralisée de la société française, la fin des CDI, la baisse des prestations chômage, le démantèlement du droit du travail, la remise en cause du SMIC, la braderie des industries françaises au profit des Etats-Unis et de l’Allemagne, les fusions forcées de communes, la disparition programmée des départements et l’alignement de plus en plus complet de la France sur les positions géopolitiques agressives et belliqueuses de Washington et de l’OTAN.

Oui, c’est une victoire éclatante aujourd’hui, des forces qui ont décidé de la dislocation de la France et de l’assujettissement collectif du peuple français !

François Asselineau

Source: upr.fr

 
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Publié par le 9 mai 2017 dans économie, général, Politique

 

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Pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

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C’est ultra décourageant – à se demander pourquoi on se bat …

Que font les Français pour que des marionnettes fabriquées de toutes pièces pour eux, par les élites, remportent l’élection ? (qui plus est en un temps record en l’occurrence – pour ce qui est du vainqueur)

Que font -t-ils de leurs journées pour tomber dans des pièges aussi Flagrant que celui qui était tendu durant cette « élection » ?

D’ailleurs nous ne sommes pas dans une véritable démocratie, les Français le savent-ils ?? Apparemment ils ignorent tout de la réalité . Et ils en sont très loin , ça fait peur !

L’élection elle même est une farce à grande échelle !  Hier nous avons assisté à une farce dans la farce en somme .

C’est dans ce genre d’occasion qu’on voit que les médias alternatifs n’ont clairement pas assez de puissance …

Hormis E et R et encore (ils n’ont que le nombre, et c’est fort relatif – au passage ils roulent sans complexes pour le FN : plus une succursale qu’un vrai média « alternatif », mais admettons..), il n’existe aucun média alternatif de pointe et de grande envergure (« grand public ») en France . Aucun .

Comment avoir une quelconque impact sur l’opinion publique dans ces conditions ??? Le peuple se l’interdit . Pas de miracles .

Et ça – cet état des choses – ce sont les Français qui l’ont choisit et qui le choisissent, car ils pourraient très bien ouvrir un peu les yeux et leur esprit, cesser d’être des moutons,  et propulser quelques médias alternatifs en haut de l’affiche (comme le font les anglo saxons) plutôt que de rester enfermés dans une vision étriquée et monolithique, une « pensée unique » conçue et prédigérée pour eux d’en haut, par une véritable clique qui possédé les médias mainstreams . 

Le peu de personnes éclairées (dont nos lecteurs) sont éparpillés au compte goutte (relativement, vs la majorité) et sont considérées comme des complotistes via la propagande du tout puissant establishment , chapeauté par ce qui est une puissante oligarchie plus que bien structurée (et enracinée) . 

Il y a encore trop peu de Français sensibilisés, qui sont « éveillés » et engagés dans la quête pour la vérité, et sa divulgation . Le constat est dramatique . Et ce qui vient de se produire avec un banquier directement parachuté de chez Rothschild vainqueur du 1er  tour des élections est alarmant .   

L’élite et les banksters avaient imposé Monti de chez Goldman Sachs en Italie, qui avait directement été placé au pouvoir sans être élu et sans l’avis des Italiens, ce qui fut un véritable coup d’état, il  n’y a pas d’autres mots – un comble absolu . Hé bien hier les Français ont fait mieux : ils ont eux mêmes catapulté et sont en train d’élire … leur propre bourreau ! 

C’est pathétique, les Français se font enfumer une fois de plus, et pas des moindres . Car toute cette fabrication, c’est vraiment gros comme la Lune . 

C’est dans ces moments qu’on se rend compte à quel point les lecteurs des médias alternatifs sont de véritables pionniers . Mais même parmi ces « pionniers », très peu s’engagent . Très peu, une infime partie, est réellement engagée . (ne serait ce que diffuser l’info, la faire circuler – ce qui est crucial, pour commencer..)

Ceux qui se lèvent et qui se mettent en risque (car nous en sommes à ce point il faut le savoir) pour dénoncer ce système sont eux plus que rares, ils sont rarissimes – et reçoivent infiniment peu de soutien (je ne dirais pas Aucun …) .

Au final je me pose cette question que pose la vidéo à la fin, et qui est plus que pertinente : pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

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Impossible en l’état des choses – c’est certain …. On ne gagne pas ce genre de guerre avec nos moyens dérisoires . Et trop peu de personnes qui s’engagent . C’est avant tout logique ce que nous vivons .

C’est avant tout un choix des Français (la vie est un choix : ces derniers font un faux choix alors qu’il existe un vrai choix) – ce n’est pas une fatalité . Tout cela, ce sont les Français qui l’ont choisi, et permis – au fil du temps .

Par leur ignorance , leur manque d’implication dans la vie de la cité (la res publica) . Leur abrutissement progressif et consenti .

Car en face les moyens mis en oeuvre pour manipuler l’opinion sont énormissimes . Rien de comparable avec nous .

Et c’est le fait d’une petite caste, dont une partie s’est arrogé le pouvoir de la création monétaire . Avec l’approbation du peuple, qui est donc … complice .

Nous vivons un véritable suicide du peuple Français . Qui se jette du grand précipice, tout fier, et en chantant …

La défaite de F. Asselineau, étrange, certes, mais pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

 
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Publié par le 24 avril 2017 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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« L’oligarchie a le dos au mur : Elle fera gagner Donald Trump pour se sortir de l’impasse syrienne »

L’oligarchie a le dos au mur : Elle fera gagner Donald Trump pour se sortir de l’impasse syrienne

Pour bien appréhender la situation, faisons d’abord quelques remarques. La campagne présidentielle américaine bat son plein et les esprits, pas seulement américains, s’échauffent. D’un côté il y a les pro-Clinton parce qu’elle va faire ceci, et de l’autre il y a les pro-Trump parce qu’il va faire cela. A tous ces passionnés, je les invite à observer ce que fait, ou a fait, Obama dont le mandat est encore en cours. Plutôt que de spéculer sur ce que feront les candidats, ils devraient observer et évaluer, avec l’exemple d’Obama, les véritables capacités d’action d’un président américain. Force est de constater qu’elles sont très limitées et bien encadrées.

On pourrait aller encore plus loin dans l’appréciation du rôle global d’Obama dans la politique américaine. Rappelons-nous qu’il est arrivé à un moment où cette politique allait vers une impasse. La période Bush se terminait dans une ambiance d’opinion négative, et même de détestation vis-à-vis des Etats-Unis au niveau mondial et plus particulièrement dans le monde arabo-musulman. George Bush, qui avait parfaitement rempli la mission pour laquelle il avait été élu, devait laisser sa place à un « pacificateur », métissé racialement et religieusement, qui permettrait de continuer plus facilement une réalisation plus approfondie de l’agenda.

Un pacificateur se doit d’avoir les symboles qui vont avec. Avant même d’avoir accompli le moindre acte, Obama se voit octroyer le hochet, le prix Nobel de la paix. Pour renouer avec les musulmans, quoi de plus prestigieux que l’université Al-Azhar au Caire ? C’est là que Barack Hussein Obama va faire son fameux discours, qualifié d’historique à l’époque, à l’adresse du monde musulman. Pour encore plus montrer la sincérité des Etats-Unis, Obama va reconnaitre ce que tout le monde savait déjà, la responsabilité de son pays dans la déstabilisation de l’Iran au temps de Mossadegh.

Tout ce cinéma aura permis aux Etats-Unis de désamorcer la spirale de haine engendrée par la mission plutôt musclée de George Bush. De plus, en annonçant à coup de trompettes le désengagement des forces américaines en Irak, un désengagement qui n’était en fait qu’un redéploiement, Washington fera croire au monde que l’ère du « méchant » Bush était définitivement enterrée. Les Etats-Unis pouvaient ainsi repartir d’un bon pied… pour continuer, en pire et autrement.

Cela signifie que ce n’est pas un président nouvellement élu qui changera un scénario écrit bien des années avant son arrivée. Il a juste diverses options politiques pour mener à bien ce scénario. Les options de l’un ou l’autre des candidats aux élections américaines actuelles seront peut-être différentes, mais elles devront toutes conduire aux mêmes résultats. La politique menée sous le mandat d’Obama arrive elle aussi à une impasse. La continuer telle quelle serait absurde et suicidaire, d’autant plus qu’elle devient de moins en moins maîtrisable. Les oligarques ont donc tout à gagner en partant sur d’autres bases dont ils tiennent encore tous les atouts.

La confrontation actuelle avec la Russie, pas seulement en Syrie mais partout ailleurs, pourrait être considéré par les oligarques comme un échec complet. L’idéal pour eux serait le scénario suivant : dès que les Etats-Unis montent le ton, jouent des muscles, brandissent les sanctions ou éventuellement envoient la foule dans la rue, l’adversaire doit courber l’échine et filer droit. Si cela ne suffit pas, une petite intervention de forces spéciales et quelques bombardements viendraient achever de régler le problème. Généralement, quand les Etats-Unis sont obligés d’en arriver à cette phase, le dirigeant du pays visé a toutes les chances de finir au bout d’une corde, avec un joli pédigrée de dictateur, rejoignant ainsi la longue liste de dictateurs made in Occident. Avec la Russie, ce scénario n’a fonctionné à aucun moment, bien au contraire, chaque étape fut un échec, pour en arriver aujourd’hui à un stade de confrontation, un stade qui n’aurait jamais dû être atteint. En cela, c’est un échec.

L’arrivée au pouvoir d’un homme de dialogue permettra de désamorcer la spirale qui si elle continue, aboutira à ce que Washington n’osera même plus se permettre de faire les gros yeux à Costa Rica. Cet Homme de dialogue, ce sera Donald Trump. Il continuera ce que Bush et Obama ont fait avant lui, mais dans un climat plus apaisé sans lequel rien de durable et de gérable ne peut être envisagé. Avec Trump, les Etats-Unis et leurs alliés pourront même participer à la « libération » de la Syrie et de l’Irak, après avoir transféré leurs mercenaires en Libye ou dans les Balkans. Ils pourront parader en libérateurs comme en 1945, et peut-être que ni Damas, ni Moscou n’y verront d’inconvénient.

calb88237782126319_donald_trump_et_hillary_clinton_jpgLe choix de Donald Trump semble être l’option la plus raisonnable et la plus rentable à long terme pour les oligarques. Si malgré tout, ils choisissent Hilary Clinton, c’est que soit ils gardent encore l’espoir d’intimider la Russie, ce qui est difficilement crédible, soit ils ont décidé d’aller à la confrontation nucléaire, c’est-à-dire à une destruction mutuelle, et l’on en voit pas vraiment la raison.

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Publié par le 12 octobre 2016 dans général, International, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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