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Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Par Alexandre Lantier

Suite aux perquisitions menées contre La France insoumise (LFI) sur ordre du parquet de Paris mardi, la justice et les médias lancent une campagne violente contre le chef de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Le but est manifestement de menacer d’interdire LFI, une organisation qui a reçu les voix de 20 pour cent des Français aux dernières élections présidentielles, ou du moins de faire planer sur les têtes de ses dirigeants la menace de peines considérables.

Ceci serait un pas majeur dans la transformation de l’État policier créé en France sous l’état d’urgence de 2015-2017 en un appareil servant ouvertement à écraser l’opposition politique et la colère sociale contre l’aristocratie financière. En fait, la manière dont les milieux officiels traitent cette perquisition est un avertissement de la profonde crise de la démocratie française. Un État policier existe et se consolide rapidement en France, posant une menace mortelle aux travailleurs.

L’État et les médias se concentrent sur le fait que Mélenchon se serait emporté contre les policiers qui menaient la perquisition au siège de LFI, et qui tentaient d’empêcher illégalement les députés de LFI de pénétrer dans le siège de leur parti. Ces derniers ont dû forcer une porte gardée par la police pour entrer dans leurs locaux, et le ton est monté entre Mélenchon et les policiers à l’intérieur du siège. De nombreuses vidéos de la confrontation circulent en ligne.

Dans l’une d’elles, Mélenchon dit: «Vous ne vous comportez pas en policiers républicains. … Vous ne pouvez pas nous molester, vous ne pouvez pas nous pousser, vous n’avez pas le droit de nous empêcher de rentrer dans nos locaux, surtout que nous ne posons aucun obstacle à vos perquisitions. Mais vous, vous vous comportez d’une drôle de manière. Vous entrez, vous prenez des tas de choses, vous ne dites pas quoi, vous repartez et on ne sait pas ce que vous avez pris.»

En fait, en plus d’éventuels biens personnels des dirigeants de LFI, on sait que la police a aspiré toutes les données au siège de LFI. Manuel Bompard, le coordinateur des campagnes de LFI, a dénoncé le comportement de la police et des enquêteurs: «On m’a empêché d’assister à la procédure administrative, alors que je suis le responsable légal de La France insoumise, je n’ai pas pu assister aux opérations. (…). Aucun Procès Verbal ne m’a été proposé à être signé.»

«Un policier m’a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m’a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant ‘calme-toi’. J’ai été violenté, agressé (…). Ce qui s’est passé est inacceptable», a-t-il ajouté, en affirmant qu’il va «porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés.»

Néanmoins, l’État et les médias, loin de critiquer le comportement de la police, se sont rapidement rangés derrière elle pour attaquer Mélenchon. Hier, la justice a annoncé une enquête visant le comportement de Mélenchon lors des perquisitions. Le parquet de Paris, qui avait lancé les perquisitions, a ouvert une enquête concernant des faits de «menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique», selon L’Obs.

Plusieurs syndicats de police, proches de l’extrême-droite, ont exigé des «excuses publiques» à Mélenchon, dont le syndicat police de Force ouvrière. Le syndicat Alliance a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner à porter plainte contre le chef de LFI.

Pour tenter de maintenir un faux-semblant d’impartialité malgré avoir lancé cette procédure, le procureur de Paris François Molins a ensuite demandé au procureur général d’en être dessaisi au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche.

Les principaux médias français lancent une vague de dénonciations de Mélenchon. Celles-ci mettent en lumière surtout le respect illimité de la police qui prédomine dans les publications «de gauche», qui sont toutes par contre d’accord pour menacer Mélenchon. LibérationLe Monde, et L’Obs ont tous publié des articles hostiles envers LFI.

Libération a sonné la charge contre LFI avec des articles réactionnaires qui laissaient entendre que le comportement de Mélenchon pourrait justifier l’illégalisation de LFI. Le journal a mis à la une la photo de Mélenchon et le titre «L’éclat de trop?» Dans son article intitulé «Perquisition chez Mélenchon: de l’insoumission à l’obstruction», qui accuse Mélenchon sans preuve d’avoir tenté de faire obstruction aux perquisitions, le journal assène: «Le leader de la France insoumise se pose en martyr politique au risque de l’illégalité.»

Ayant lancé cette menace extraordinaire, Libération s’attaque aux élus LFI: «Pas banal, en France, de voir des élus s’opposer physiquement à des policiers qui appliquent une décision de justice.»

Dans l’éditorial intitulé «Tactique», le journal joue d’abord le bon prince, avouant qu’il n’y a «rien d’étonnant» à ce que LFI «vitupère contre une opération policière d’une telle ampleur. … Mais si l’on prend un peu de recul, il faut bien dire que la réaction des leaders de La France insoumise est pour l’essentiel outrancière et peu légitime.» Déclarant que «les juges faisaient seulement leur travail», Libération conclut: «là où la limite est franchie, c’est quand des députés de la nation font entrave, par le nombre et par les décibels, à une enquête judiciaire parfaitement légitime.»

En fait, il n’y a aucune raison de croire que les juges ne faisaient que leur travail, ou que l’enquête judiciaire qui a servi de prétexte aux perquisitions est «parfaitement légitime.» On a récemment appris que le premier ministre Edouard Philippe avait «auditionné» tous les candidats au poste de procureur de Paris. Le journal Les Echos a traité cela de «fait inédit» et relevé «Un entretien ‘assumé’ par Edouard Philippe, qui désire ‘être certain’ qu’il sera ‘parfaitement à l’aise’ avec le futur procureur.»

En clair, le procureur a été soigneusement choisi par le pouvoir, qui était sans doute au courant mardi d’une opération de police d’une telle envergure – avec une quinzaine de perquisitions menées par plus d’une centaine de policiers – avant qu’elle ne se produise. L’attaque contre Mélenchon et LFI est manifestement une attaque politique, menée alors que l’exécutif est au plus bas dans les sondages et qu’il cherche désespérément à étouffer toute opposition sociale à son programme.

Ceci souligne encore une fois la faillite politique de l’orientation politique proposée par Mélenchon lui-même, son nationalisme, ses liens avec l’armée et le renseignement, et son appel à intégrer des forces de droite dans LFI, le plus récemment à son université d’été. Il est important de souligner le fait remarquable que malgré ces liens dans l’appareil d’État, Mélenchon semble avoir été surpris par la perquisition menée contre lui mardi. Les divers policiers et officiers du renseignement que LFI a recrutés n’ont pas pu ou pas voulu prévenir Mélenchon de la perquisition qui se préparait.

Ceci souligne que la seule voie pour aller de l’avant est défendre les droits démocratiques et LFI.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans général, Politique

 

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LA CASTE, MAIN BASSE SUR L’ÉTAT (ITW LAURENT MAUDUIT)

Dans l’Entretien Libre, Aude Lancelin a reçu le journaliste Laurent Mauduit pour échanger à propos de son livre : « La Caste – Enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir »

 
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Publié par le 30 septembre 2018 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Une excellente initiative ! Il est vrai que les pesticides représentent « une véritable tragédie pour la santé » . Il serait vraiment temps d’en finir avec ces produits diffusés par une petite poignée d’énormes firmes (Monsanto et bayer ont fusionné, et Après la fusion des américains Dow et DuPont et le rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina, trois énormes groupes contrôlent désormais les deux tiers du marché global des semences et pesticides) – qui empoisonnent les gens et l’environnement . Z

Se joignant à l’appel du journaliste Fabrice Nicolino, une centaine de personnalités et des milliers de citoyens anonymes réclament l’interdiction définitive de l’ensemble des pesticides de synthèse en France. Face aux dangers que ces produits représentent, il semble aujourd’hui indispensable d’agir.

 

« NOUS VOULONS DES COQUELICOTS »

Publié ce mercredi dans le journal satyrique Charlie Hebdo, cet « Appel des coquelicots » est un plaidoyer pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France. On retrouve à l’origine de cette tribune Marc Stenger, évêque de Troyes, et Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste des questions environnementales. Parmi les personnalités et organisations l’ayant déjà signé figurent notamment la chanteuse Émilie Loizeau, les ONG Greenpeaceet France Nature Environnement ou le sénateur écologiste Joël Labbé.

Selon Nicolino, la situation est devenue trop grave en France : « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent », et le journaliste voit en cet acte de résistance citoyenne une nécessité. Des milliers d’anonymes se sont déjà joints aux personnalités en ratifiant la pétition mise en ligne sur le site web du mouvement (plus de 50 000 signatures à l’heure actuelle), et les porteurs de l’appel espèrent recueillir d’ici deux ans cinq millions de soutien en France.

LES EFFETS DÉVASTATEURS DES PESTICIDES DE SYNTHÈSE

Au printemps dernier, de nouvelles études alarmantes démontraient que le déclin de nombreuses espèces animales et végétales était en partie dû à l’usage des pesticides de synthèse, comme le glyphosate. Et pour les besoins du numéro spécial de Charlie Hebdo, les cheveux de plusieurs membres de la rédaction du journal ont été analysés, et ceux-ci renfermaient entre 34 et 50 substances toxiques comme du lindane, insecticide interdit en France depuis une vingtaine d’années ou des bisphénols.

Il y a quelques mois, un couple originaire de l’Isère a assigné la société Monsanto, qu’ils estiment responsable des graves malformations des appareils digestif et respiratoire dont souffre leur fils, devant le tribunal de grande instance de Vienne. Aujourd’hui âgé de 11 ans, Théo a subi pas moins de 53 opérations et respire grâce à une trachéotomie. Aux États-Unis, c’est la firme Bayer qui est poursuivie par des personnes atteintes de cancers du sang qu’elles attribuent à leur exposition prolongée au glyphosate.

Les instigateurs du mouvement des coquelicots espèrent que leur appel deviendra viral et compte sur les français pour sortir des pesticides, qui représentent « une véritable tragédie pour la santé ».

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Publié par le 14 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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L’État peut-il résister aux banques ?

Une guerre sans merci est actuellement en cours.Grosso modo,cette guerre oppose les« Wasp américains »– qui se sont enrichis par le système de Bretton Woods, lequel a instauré le dollar américain comme monnaie mondiale – aux banquiers qui tiennent la City. Ces derniers sont en train d’instituer ce que Keynes voulait instituer dès 1944 : le Bancor, qui est un panier de monnaies, en tant que monnaie mondiale aujourd’hui appelé Droits de Tirage Spéciaux (DTS). Les enjeux de cette guerre monétaire invisible sont considérables, ils expliquent à eux seuls tous les troubles géopolitiques actuels.

Première partie : qu’est-ce que l’État ?

S’interroger sur les forces respectives de l’État et des banques nécessite, au préalable, de s’intéresser à la signification profonde du pouvoir au sens politique du terme. Que signifie le pouvoir politique, que représente-t-il et quelle est sa justification ? Ce sont des questions qui sous-tendent toute l’architecture juridico-politique, c’est-à-dire toute l’organisation socio-politique de l’État. Pour avoir une juste appréciation du concept d’État, il faut donc avoir une juste compréhension du concept de pouvoir politique. Donner un sens au concept de« pouvoir politique »(I) permettra de donner un sens à celui« d’État »(II), par une chaine de causalité, il sera ensuite possible de déterminer clairement ce qu’est la souveraineté et à qui elle doit fonctionnellement échoir afin de respecter les concepts ci-dessus énoncés (III).

Qu’est-ce que le pouvoir politique ?

Le mot« politique »vient du grec« polis »qui signifie« Cité »; la politique recouvre donc l’idée du« vivre ensemble », d’organiser la«vie en commun».

Au sens propre, la politique consiste donc à organiser la vie en commun à l’intérieur d’un espace géographiquement délimité.

Organiser la vie en commun suppose l’identification, la délimitation, d’un intérêt commun à tous les membres du groupe géographiquement déterminé par la« Cité ».

Cet intérêt commun, propre à la« politique », suppose lui-même que la« politique »ne consiste pas à affirmer et imposer un intérêt catégoriel, ou d’ordre privé, mais au contraire consiste à identifier et à faire prévaloir l’intérêt commun sur la somme des intérêts particuliers qui émanent de ladite Cité, et qui sont consubstantiels à son existence. En effet, aucune Cité n’existe dans un parfait concordat : la vie en commun suppose la confrontation incessante d’une multitude d’intérêts privés ou catégoriels.

Afin de rendre cette vie en commun supportable, il faut donc instituer une sorte« d’arbitre »dont le rôle va consister à trancher entre les différents intérêts contradictoires de façon à instituer unstatu quode nature à apaiser les conflits. Pour être supportable, et donc suivi, cestatu quodoit être perçu comme« juste », ou du moins perçu comme le« plus juste possible en l’état actuel de la situation ».

La politique consiste donc, si les mots en un sens, à arbitrer entre des conflits de façon à rendre possible la vie en commun sur un espace géographiquement délimité.

Élément fondamental de l’organisation sociale, le terme« politique »est donc synonyme d’arbitrage, de justice. À partir de là, il devient possible de discerner le sens primitif du« pouvoir politique ».

En effet, sémantiquement,« pouvoir »signifie« avoir la capacité », c’est-à-dire les moyens concrets, de faire, de réaliser, quelque chose. Appliqué au concept politique, le pouvoir signifie donc la capacité d’imposer l’intérêt commun aux différents intérêts privés ou catégoriels. En d’autres termes, si la politique consiste à déterminer un intérêt commun en opérant des arbitrages perçus comme justes, le pouvoir politique sera le pouvoir de faire matériellement appliquer ces arbitrages, au besoin par la contrainte.

Qu’est-ce que l’État ?

Dans l’ordre interne : une entité juridique incarnant l’intérêt commun.

Pour que des arbitrages de nature sociologiques et politiques soient effectivement mis en œuvre, y compris, si nécessaire, par la force, il faut que le« pouvoir politique »soit incarné par une institution juridique dotée d’une réalité politique, ce à quoi répond précisément, en interne, la notion juridique« d’État ».

La justification de l’État est également sa raison d’être, c’est-à-dire son signifiant : elle est entièrement comprise dans la notion d’intérêt commun, d’équilibre des forces en présence sur un territoire donné et d’arbitrage dans le sens de la« justice ».

Car il faut bien considérer que les arbitrages qui seront rendus ne seront, à terme, respectés par les justiciables dudit État que s’ils apparaissent globalement justes. Autrement dit, le rôle de l’État ne sera accepté par tous que s’il remplit la fonction qui justifie son existence, celle pour laquelle il existe : garantir le respect d’un équilibre des forces en présence sur le territoire sur lequel il a juridiction.

L’on peut également élargir la perspective et aller chercher le rôle et la fonction de l’entité dénommée« État »dans un ordre juridique externe.

Dans l’ordre international européen : l’État est, depuis lestraités de Westphaliedu 24 octobre 1648, la recherche d’un équilibre géopolitique des forces.

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À titre préliminaire, il faut définir le cadre dans lequel s’inscrit le débat.

Si le concept d’État tel que décrit ci-dessus s’est développé dans le monde entier, à mesure que s’imposait l’ordre juridique et politique occidental au reste du monde, il n’en reste pas moins que ce concept est profondément de nature européenne, c’est-à-dire que son signifiant est entièrement compris dans la culture gréco-latine propre à ce que fut l’Europe. Il est donc indispensable, afin de conserver une cohérence au signifiant (le concept d’État), d’en apprécier la réalité externe dans le contexte culturel européen.

Les traités dits de Westphalie (pourparlers de Münster d’un côté et d’Osnabrück de l’autre), signés le 24 octobre 1648, et auxquels ont participé toutes les puissances occidentales à l’exception notoiredu tsar Russe, du roi d’Angleterre et du sultan ottoman, a déterminé les principes des États européens.

Le fondement principal de ces traités internationaux, a été la recherche d’un équilibre des puissances politiques qui s’exerçaient en Europe à cette époque : aucun État ne devait être plus puissant quetous les autres réunis.

Jusqu’à la disparition, en 1806, du Saint Empire romain germanique les traités de Westphalie ont géré l’équilibre des forces géopolitiques en Europe. L’Empire a été morcelé en trois cent cinquante petits États, sonnant le glas de la puissance des Habsbourg. Les grands gagnants de ce traité avaient été la Suède, les Pays-Bas et la France.

Contrairement à ce qu’en ont dit certains, le concept de l’État westphalien n’est pas mort au XXesiècle. Ou plutôt : s’il est mort en apparence, son signifiant a survécu car la paix qui s’est installée en Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale doit tout au concept d’équilibre des forces mis en œuvre par les traités de Westphalie. C’est en effet sur ce principe de l’équilibre des forces que fut fondée la paix qui a suivi la seconde guerre mondiale, due à l’équilibre de la terreur nucléaire qui existait entre les blocs de l’Ouest dirigé par les États-Unis et de l’Est communiste dirigé par l’Union soviétique. Ce ne sont bien entendu pas les instances européennes, pas encore nées ou balbutiantes, qui ont généré la paix en Europe depuis 1945 mais bien l’équilibre de la terreur ; équilibre des forces qui avait déjà prévalu lors des traités de Westphalie. La forme change mais le signifiant perdure.

Au sens géopolitique européen du terme, l’État doit donc être une entité disposant d’une autonomie suffisante pour garantir la sécurité de ses ressortissants ; cette entité doit, selon les principes westphaliens, être capable de se mesurer, seule ou avec ses alliés, à des voisins plus puissants.

Notons qu’aujourd’hui, la taille géographique ne semble plus être le critère déterminant qu’il fut à l’origine. Les capacités techniques ont pris de telles proportions dans tous les domaines, militaires mais aussi énergétiques, biologiques, que les États seront davantage ceux capables de développer des idées techniques et technologiques créatrices que ceux détenant des matières premières ; même s’il est évident que la détention de matière premières reste un avantage comparatif très important. Mais cet avantage n’est plus discriminant, il peut aujourd’hui être compensé par des échanges, de type« bien contre service », entre États.

La capacité créatrice et l’ingéniosité des ressortissants d’un État peuvent à eux seuls garantir que l’État en question sera en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure dudit État.

Qu’est-ce que la souveraineté, et à qui échoit-elle ?

Si l’on part des présupposés de l’État décrits ci-dessus, la souveraineté ne peut appartenir, formellement, qu’à l’État. Le vocabulaire juridique décrit en effet la souveraineté comme étant le caractère suprême d’une puissance qui n’est soumise à aucune autre.

Toutefois, cette analyse est insuffisante car il faut encore déterminer comment la souveraineté est exercée et comment sera garanti le fait que la souveraineté sera échue à un État représentant effectivement l’intérêt commun de ses membres. Autrement dit, une fois établi que l’État est l’objet de la souveraineté, il faut encore analyser le sujet de cette souveraineté.

« L’État »décrit ci-dessus est composé d’individus vivant sur un territoire délimité et qui acceptent de se doter d’institutions chargées d’organiser leur vie en commun. Dans ce sens, le« sujet »de la souveraineté est la population vivant sur le territoire en question. Nous retrouvons ici l’idée politique de« peuple souverain »qui a émergé à la Révolution française mais n’a, en pratique, jamais été mise en œuvre jusqu’à ce jour.

En interne, c’est-à-dire du point de vue intérieur à l’État, la souveraineté est« le caractère d’un organe qui n’est soumis au contrôle d’aucun autre et se trouve investi des compétences les plus élevées »(cf. Vocabulaire juridique Gérard Cornu). Mettre en œuvre l’idée selon laquelle le peuple est le sujet de la souveraineté suppose de transcrire dans les institutions une exigence de mandat impératif, qui s’oppose radicalement à l’idée de mandat représentatif que nous connaissons actuellement et depuis 1789. Il faut également considérer que le système parlementaire hérité de la Révolution de 1789 a été directement importé d’Angleterre. Ce système établit un organe constitutionnel immuable dont le seul rôle, la seule fonction, est de créer des« lois ». Or tous les gens ayant travaillé sur les« organisations »savent que ces dernières, une fois créées, n’ont de cesse que de faire du zèle pour justifier leur existence. Il en résulte fatalement que l’établissement constitutionnel d’un« Parlement »à la façon anglaise génèrera à terme une surabondance de textes. Cette inflation législative nuit à la sécurité juridique et matérielle des ressortissants de l’État. Le parlement à l’anglo-saxonne est en lui-même une institution qui est antinomique avec la notion politique« d’État ».

Voter, à intervalle régulier, pour des« élus »censés les représenter au sein d’un parlement, ne permet aucunement aux électeurs de maîtriser ou canaliser, qualitativement autant que quantitativement, les lois qui seront votées par lesdits« élus »lors de leur mandat. Le vote pour les prétendus« représentants du peuple »n’est pas« libre »mais encadré par la cooptation préalable des« élus »par les partis politiques. Les électeurs ne maîtrisent pas réellement les gens pour qui ils sont sommés de voter car ces derniers sont présélectionnés, en amont et selon nombres de tractations opaques, par des partis politiques. Cette présélection des élus garantira, de façon fonctionnelle, beaucoup plus la loyauté des élus envers le parti duquel ils sont issus, et qui se chargera de financer leur élection, qu’envers des électeurs anonymes.

Le régime parlementaire à la mode britannique et le mandat représentatif qu’il sous-tend ne permettent aucunement de mettre en œuvre la souveraineté populaire. Ce type d’institution est totalement disqualifié pour asseoir le principe de l’autodétermination des peuples car la souveraineté ainsi comprise est captée par des organismes intermédiaires, les partis politiques. Or ces partis politiques ne dépendent pas tant des électeurs que des créanciers qui leur permettent de financer les incessantes élections leur permettant de conserver le pouvoir politique formel ; formel car ce pouvoir politique apparent est dénué de sens politique réel, capté par les détenteurs de capitaux, il est devenu, par là-même, une coquille vide de tout signifiant politique réel.

Il faut donc revenir – car en la matière tout à déjà été inventé – à des institutions permettant de mettre effectivement, institutionnellement en œuvre, les différents intérêts des différents membres et catégorie socio-professionnelle d’une population installée sur un territoire déterminé.

Nous évoquons ici deux principes essentiels. Le premier principe est celui de l’instauration de« corps intermédiaires »pour chaque catégorie sociale, de nature économique mais aussi non économique, comme le sont toutes les activités visant à créer du lien social, de l’instruction, des soins etc. Le second principe est que les représentants de chacun de ces« corps intermédiaires »devra être régi par un mandat impératif, qui garantira la loyauté et la transparence du représentant vis-à-vis de ses mandataires (qui sont également ceux qui l’auront élevé à sa charge de représentation).

Une fois que seront dûment représentés tous les intérêts sociaux des différentes catégories sociales, les instances étatiques, représentées par un« gouvernement »dirigé par un chef, pourront effectivement remplir le rôle qui leur est imparti : à savoir trancher entre les intérêts divergents issus de la population qu’ils ont à régir, en d’autres termes, assurer la viabilité et la pérennité de la« vie en commun »sur un territoire déterminé.

Aujourd’hui, ce rôle ne peut fonctionnellement pas être rempli par les pouvoirs exécutifs qui sont des émanations du pouvoir économique caché. Les intérêts privés des grands capitalistes qui prévalent actuellement sans partage emportent définitivement le concept d’État dans les oubliettes de l’histoire.

En conclusion, il faut retenir que« la séparation des pouvoirs »conjuguée avec« le principe parlementaire britannique », qui éclate les responsabilités et donne le pouvoir aux partis politiques, est une organisation politique structurellement inapte à mettre en œuvre le principe de l’autodétermination des peuples.

Deuxième partie : qu’est-ce que« les banques »?

Techniquement, une banque est une« entreprise privée »qui prend différentes formes en fonction de l’État dans lequel elle est implantée. Les grandes banques à implantation internationale sont économiquement contrôlées par des personnes physiques dont le grand public ignore, la plupart du temps, le nom.

Au fil du temps, le système bancaire s’est intégré à différents niveaux : d’une part, il s’est internationalisé et d’autre part il s’est consolidé au niveau de chaque État. Historiquement, sur le territoire de chaque État, les propriétaires de certaines banques privées se sont associés pour créer une« banque centrale ». Cette banque centrale a été vendue aux autorités politiques en mettant en avant les immenses services qui seront ainsi rendus à l’État en question. Ces banques centrales ont été présentées au public sous la forme de banques d’État alors que la détention capitalistique desdites banques restait dans des mains privées. Dès lors, les entités juridiques, de droit public, dénommées États se sont portées garantes des capitaux privés investis dans ces« banques centrales ».

La banque est une entreprise privée de nature internationale

Il en découle que la banque est une organisation détenue par des personnes privées qui restent, le plus souvent, anonymes.

L’organisation des banques en groupes d’entreprises bancaires et financières, qui forment un nuage capitalistique, est un moyen essentiel,« capital », pour rendre anonymes les véritables détenteurs de capitaux de ces entités tentaculaires. En effet, il est parfois très difficile, même pour des services d’État, de remonter aux associés décisionnaires des groupes d’entreprises en raison du nombre de sociétés, de leur imbrication dans de multiples États et de la multiplicité des formes sociales juridiquement disponibles. Il faut évidemment ajouter à cela que certains États, vivant sous la coupe du droit anglo-saxon, organisent eux-mêmes l’anonymat des détenteurs de capitaux de certaines structures juridiques utilisées à des fins professionnelles, tels les trusts anonymes.

Cette pratique des groupes d’entreprises permet aux détenteurs actifs des capitaux de prendre, au niveau mondial, un poids économique et politique de plus en plus important tout en restant dans l’ombre, c’est-à-dire à l’abri de toute responsabilité politique.

La banque consolidée dans un système de« banques centrales »

Les« banques centrales »sont nées sous le signe de l’imposture : présentées comme des banques d’État, elles disposaient à ce titre de la garantie de l’État – c’est-à-dire des contribuables de l’État – alors que ses capitaux restaient dans des mains privées. L’appropriation par des intérêts privés est le vice initial du concept de banque centrales. C’est ainsi que la banque d’Angleterre (1694), la Banque de France (1800), la FED (1913), la Banque des règlements internationaux (BRI/BIS 1930), le système européen de banques centrales (dit SEBC, décidé par le Traité de Maastricht en 1992 et entré en vigueur en 1999) reflètent toutes un désengagement des instances politiques de l’État dans la gestion centralisée des masses monétaires en circulation.

Aujourd’hui, la distinction institutionnelle fallacieuse entre gestion monétaire et gestion politique est entrée dans l’inconscient collectif comme une« normalité »; tout le monde estime normal que les banques centrales soient« indépendantes »du pouvoir politique. Personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi doivent-elles, impérativement, être« indépendantes »?

Dès que vous évoquez la question politique de la dépendance de la banque centrale vis-à-vis du gouvernement, les âmes qui se croient éclairées vous répondent immanquablement : souvenez-vous de Weimar ! Mais à la vérité, l’épisode de Weimar est une mauvaise réponse car l’hyper inflation de cette époque a été le résultat d’une politique elle-même très largement sous domination capitalistique.

Certains rétorquerons que la banque de France a été« nationalisée », mais là encore, il faut s’entendre sur les termes : que signifie réellement une banque« nationalisée» par un État lui-même entièrement (cf. la première partie ci-dessus détaillée) sous dépendance des principaux propriétaires de capitaux… ?

Troisième partie : réponse à la question« l’État peut-il résister aux banques »

Un constat : l’État actuel est entièrement dominé par le système bancaire

« La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit »– Napoléon

De façon fonctionnelle, l’État n’a, sans les banques, aucun moyen financier propre pour atteindre les objectifs étatiques qu’il se fixe. En abandonnant dans des mains privées sa fonction régalienne de battre monnaie, l’État s’est volontairement placé dans une position d’infériorité par rapport aux détenteurs du« fait économique ».

Or, les banquiers ne recherchent pas l’intérêt commun aux citoyens, ce qui est le rôle de l’État en tant qu’entité politique, ils recherchent le développement de leur intérêt privé, qui est donc de nature catégorielle ; cet intérêt privé consiste aujourd’hui à asseoir leur domination politique par l’élaboration d’un gouvernement mondial qu’ils contrôleraient définitivement. L’abandon volontaire, par l’État, de la gestion monétaire a pour conséquence directe de priver l’État de toute substance politique. L’État est devenu un simple outil de pouvoir aux mains des banquiers anonymes.

Cette appropriation du phénomène politique par les principaux propriétaires d’organismes bancaires s’est produite par le biais du contrôle intégral du phénomène économique par lesdits« banquiers »(propriétaires des grandes banques). Ce contrôle s’est réalisé par deux moyens principaux, le contrôle des monnaies et l’anonymat des capitaux. L’anonymat a permis aux banquiers d’organiser un accaparement discret des biens tangibles de cette terre, sans soulever la juste indignation des masses populaires que n’aurait pas manqué de le faire une appropriation officielle par quelques personnes, aussi violente eut elle été.

Le contrôle des masses monétaires en circulation a permis le contrôle, par corruption, du phénomène politique et le développement des moyens légaux d’appropriation discrète des biens. C’est ainsi que l’État a lui-même organisé l’anonymat des capitaux qui permet aux propriétaires contrôlant les grandes banques de rester anonymes, ce qui favorise et rend possible le phénomène d’accaparement généralisé des biens, par une combinaison de moyens légaux (optimisation fiscale) et de moyens détournés, faisant l’objet d’un consensus international, tels que l’organisation des Paradis fiscaux.

Une lueur d’espoir pour l’avenir : la domination des États par les banques n’est pas inéluctable:« Ce que la main de l’homme a fait, l’homme peut le défaire »

« Ce que la main de l’homme a fait, l’homme peut le défaire », mais il y a des conditions à ça : une condition de forme et des conditions de fond.

La première condition de forme est une conditionsine qua non: elle est que les ressortissants des États prennent conscience de leur entière dépossession du phénomène politique. Ce qui signifie qu’ils devront politiquement s’organiser de façon à se donner les moyens concrets de reprendre le contrôle de leur destin collectif. Il me semble que telle est, précisément, l’ambition de votre association« Terre et Famille ».

La seconde condition est en réalité plurielle, elle est liée à la validité et à la viabilité sur la durée de la reprise en main du phénomène politique par les ressortissants des États. Il faudra, impérativement à peine d’ineffectivité de la reprise en main politique, réhabiliter le concept même de« droit »de façon à rendre ce dernier compatible avec l’existence d’une civilisation. Techniquement parlant, il faudra revenir aux concepts juridiques issues du droit continental et, corrélativement, abandonner le droit du plus fort qui prend la forme de la réglementation à la façon anglo-saxonne.

Nous sommes, sur le continent européen, en cours d’abandon définitif de notre droit continental traditionnel issu du droit romain, lui-même modelé et repris au fil des siècles par des préceptes de droit canon, au profit de ce droit anglais, dont l’essor date des« Lumières », dominé par le principe de la loi du plus fort.

Lacommon lawanglaise est un système juridique dont les règles sont principalement édictées par les tribunaux au fur et à mesure des décisions individuelles. Si l’on parle du droit anglais, il faut aussi parler du système de«l’Equity»selon lequel le« prince », c’est-à-dire au début le roi puis le Chancelier, se sont accordé le droit de juger en fonction de préceptes moraux les cas qui n’étaient pas abordés par lacommon law. Les principes de« l’Equity »ainsi conçu ne méconnaissent pas lacommon law, ils s’y adaptent. Tout cet arsenal juridique anglo-saxon a pris une ampleur considérable en même temps que se développait le commerce maritime, lequel commerce a toujours été contrôlé par les banquiers commerçants qui ont leur quartier général à la City de Londres.

À l’opposé, le droit continental traditionnel était un droit de régulation fait pour organiser la« vie de la Cité »; alors que le droit anglais était un droit édicté par et pour les tenanciers du commerce international. Ce droit continental répondait à des règles strictes conçues autour du respect de la personne humaine comprise comme une partie d’un tout formé par la collectivité. Le«droit des gens»lui-même, qui était (assez grossièrement) la partie du droit romain qui organisait les peuples vaincus, était conçu autour des idées centrales de la personne et de l’organisation de la vie en commun.

La supériorité du droit continental sur le droit anglo-saxon provient non seulement de son expérience historique mais aussi et surtout de sa vocation : il est globalement, contrairement au droit anglo-saxon, mis au service de la collectivité et non à celui de quelques élites auto-proclamées.

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Vaccins : l’État condamné à indemniser une femme vaccinée

« Une causalité entre vaccination et hépatite B établie »  – La cour administrative d’appel de Nantes a condamné l’État à indemniser une secrétaire médicale après sa vaccination contre l’hépatite B.

L’Etat a été condamné par la cour administrative d’appel de Nantes à verser plus de 190 000 euros à une secrétaire médicale qui a présenté des troubles physiques à la suite d’une vaccination contre l’hépatite B.

La secrétaire médicale, âgée de 64 ans, a été soumise à une vaccination obligatoire en mai 1994, avec trois rappels. Elle a présenté, à partir du mois de juillet 1994, des troubles physiques, notamment des douleurs musculaires et une fatigue généralisée.Elle demandait réparation depuis 2007.

Une causalité entre vaccination et hépatite B établie

Le tribunal administratif d’appel de Nantes a imposé « la somme mise définitivement à la charge de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) au profit de Mme L. (…) fixée à 190 751,19 euros », selon la décision rendue vendredi. L’Oniam devra verser également 1 500 euros de frais de justice.

Lors de procédures antérieures, le Conseil d’Etat avait estimé en mai 2016 que « le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B subie par Mme L. dans le cadre de l’obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont elle souffre doit être regardé comme établi et de nature à ouvrir droit à réparation à son profit au titre de la solidarité nationale ».

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Publié par le 27 décembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’Etat unique européen gagne du terrain

L’Etat unique européen gagne du terrain

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Non ce n’est pas un secret. L’Europe doit être « renouvelée » de manière fondamentale et la vision d’une union d’Etats européens, comparable à l’organisation des Etats-Unis, doit finalement être mise en œuvre.

Les fondateurs de l’Union Européenne, ces politiciens-mêmes qui l’ont conçue après la Seconde Guerre Mondiale, voulaient déjà créer quelque chose comme des « États-Unis d’Europe ». Le projet entier, qui comprenait un petit gouvernement européen et une deuxième chambre pour contrôler celui-ci, était déjà complètement prêt en 1953 pour être réalisé concrètement. Mais comme la France a bloqué ce plan d’une Europe centraliste au moment décisif, l’UE a dû se contenter de l’établissement d’une union douanière. La vision d’une Europe-Unie n’a jamais été vraiment oubliée et des « politiciens Europe » ont continué à la poursuivre constamment. Le 15 septembre 2010 les membres du Parlement européen ont constitué ce qu’on appelle le « groupe Spinelli ». Il est nommé ainsi d’après Altiero Spinelli (1907-1986), un maître à penser historique de l’Etat unique européen selon le modèle des Etats-Unis d’Amérique. Parmi les fondateurs du « groupe Spinelli » on compte en particulier le politicien belge Guy Verhofstadt, membre du parlement européen depuis 2009 et Daniel Cohn-Bendit, un politicien franco-allemand du parti écologiste allemand.

Dans une interview avec l’hebdomadaire « Zeit Online » du 6 juin 2017 Guy Verhofstadt a dit que la commission de l’UE, qui est faussement considérée comme étant le gouvernement de l’UE, devrait être abolie. Il faudrait selon lui « un petit gouvernement européen composé de 12 à 15 personnes ». Il faudrait rompre, dit Guy Vorhofstadt, avec « l’idée bête » « que chaque pays devrait avoir un représentant dans un tel gouvernement ». Actuellement une nouvelle star se fait remarquer dans le ciel européen, qui se fait passer pour un politicien européen « dévoué » : Le Président français Emmanuel Macron. Lors de tous ses discours après son élection on a toujours pu voir sur l’image le drapeau de l’UE ostensiblement placé à côté du drapeau français. Kla.TV a déjà parlé de la carrière d’Emmanuel Macron dans différentes émissions. En juillet 2017 Monsieur Macron a rencontré Madame Merkel à Berlin : Ensemble ils ont annoncé un agenda commun pour des réformes dans l’UE et dans la zone européenne. Pourtant, ont-ils dit on devrait aussi être éventuellement disposé à « modifier des traités » existants.

Le 29 août Monsieur Macron a annoncé qu’il voudrait faire des nouvelles propositions après les élections au Bundestag pour « faire revivre notre Europe ». Le 26 septembre il a déclaré à l’Université de la Sorbonne à Paris, comment il imaginait l’avenir de l’UE. Selon l’opinion des médias français ce n’est pas par hasard que cela a eu lieu seulement deux jours après les élections allemandes au Bundestag ; par là Monsieur Macron faisait en quelque sorte ses propositions pour la future UE à la nouvelle coalition gouvernementale allemande et il comptait sur l’aide de Madame Merkel.

Dans ce qui suit vous verrez, résumés en quelques mots, les points les plus importants de son discours, ceux qui devraient faire avancer d’un pas assuré la réalisation d’une Europe dirigée de façon centralisée :

– Jusqu’au début de la prochaine décennie, il devrait y avoir une « force d’intervention (militaire) commune », un budget de défense commun et une doctrine commune pour les opérations militaires dans l’UE.

– Un « tribunal européen » doit être créé pour renforcer la lutte contre le terrorisme.

– Une « Autorité européenne pour les demandeurs d’asile » doit être mise en place afin de pouvoir statuer plus rapidement sur les demandes d’asile des réfugiés. – Une police européenne des frontières doit être mise en place progressivement pour protéger les frontières extérieures.

– Les services secrets doivent également coopérer plus étroitement et une Académie européenne de services secrets doit être envisagée.

– De plus Macron propose une politique européenne de protection civile pour mieux armer l’UE contre les catastrophes naturelles.

– La zone euro, qui compte 19 pays, aura son propre budget et son propre ministre des finances.

Pour la protection de l’environnement l’UE aura besoin d’une taxe sur le CO2 et d’une réforme du marché européen des droits d’émission de dioxyde de carbone. Un prix inférieur à 25 à 30 euros par tonne de CO2 émis ne suffirait pas. Le cours actuel en bourse est d’environ 7 euros par tonne.

Voilà les idées fondamentales les plus importantes de Macron pour l’avenir de l’Europe. En bref, les pouvoirs décisionnels de chaque État membre doivent être massivement limités, c’est-à-dire transférés à seulement quelques personnes dans un gouvernement européen géré de manière centralisée. Mais comme les États membres doivent toujours tous ensemble accepter des réformes fondamentales de l’UE et que les traités européens ne peuvent être amendés qu’à l’unanimité, il faut se douter que « nos politiciens européens » n’hésiteront pas à utiliser tous les moyens – légaux ou illégaux – pour mettre en œuvre leur vision d’un État unique européen. Probablement comme ils l’ont fait pour les différents « parachutes de sauvetage EURO », comme ils les appellent. (voir : http://www.kla.tv./2560, http://www.kla.tv.6637, http://www.kla.tv/10723)

Mais l’exemple des États-Unis d’Amérique, en quelque sorte « le grand frère », montre où cela doit presque inévitablement mener. Dans l’intérêt de la « sécurité » nationale et internationale, tous les gouvernements américains se sont octroyé des droits presque illimités. D’innombrables exemples de leur histoire montrent comment un gouvernement géré de façon centralisée non seulement restreint les droits civils dans son propre pays, mais se permet également au nom de la « démocratie », d’intervenir massivement dans les affaires d’autres Etats-nations, ce qui a causé et continue de causer des souffrances indicibles. Vous pourrez étudier l’abus de pouvoir des États-Unis d’Amérique au moyen des émissions insérées suivantes.

de dd

Liens : http://www.zeit.de/politik/ausland/2017-05/guy-verhofstadt-eu-kommission-zukunft-forderung-abschaffung/komplettansicht
https://de.wikipedia.org/wiki/Spinelli-Gruppe#Organisation
https://de.wikipedia.org/wiki/Europ%C3%A4ischer_F%C3%B6deralismus
https://www.heise.de/tp/features/Macrons-Vision-von-Europa-3843278.html
https://www.merkur.de/politik/merkel-und-macron-wollen-reform-eu-auch-mit-neuen-vertraegen-zr-8311435.html
https://www.srf.ch/news/international/grundsatzrede-in-paris-macron-will-die-eu-komplett-umbauen
http://antikrieg.com/aktuell/2017_09_27_derschlimmste.htm

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Nicolas Dupont-Aignan, sur la fusion Alstom-Siemens : « C’est une immense escroquerie organisée par l’État »

 
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Publié par le 27 septembre 2017 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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