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Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?

Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?

Donald Trump à donc annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie, en osant s’attribuer le mérite d’avoir vaincu Daesh, alors que tout le monde sait que ce sont principalement les Russes et/via l’armée Syrienne qui les ont éradiqué (avec l’aide des Iraniens), et qui vont pouvoir finir le travail. Les US et leurs toutous n’étant pas parvenus à renverser Assad. Quand on voit le système que les Russes ont déployés en Syrie, on comprend pourquoi les US prennent leurs jambes à leur cou : c’était ça où la guerre mondiale au moindre dérapage. Par contre, ce qui est ahurissant, c’est que alors que les US se barrent en courant, la France elle, reste « militairement engagée » dans la poudrière Syrienne ! C’est de la folie… Z 

Par Valentin Vasilescu

Il y a une semaine, deux batteries de fusées S-300 ont été déployées à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie. Immédiatement après cela, l’intensité des vols de la coalition dirigée par les États-Unis a diminué de 80% dans le nord-est de la Syrie. Depuis le 18 septembre, la Force aérienne israélienne n’a effectué aucun raid dans l’espace aérien syrien.

Une délégation de l’armée israélienne, dirigée par le major général Aharon Haliva (chef des opérations), s’est rendue à Moscou et s’est entretenue avec le major général Vasily Trushin (chef adjoint des opérations de l’armée russe). Les relations entre les deux armées se sont détériorées après la destruction de l’avion russe IL-20 lors de l’attaque des cibles syriennes près de la base aérienne russe de Hmeymim par des F-16 israéliens.

La délégation israélienne est arrivée à Moscou parce qu’elle n’avait pas réussi à trouver de failles dans la zone d’exclusion aérienne, imposée par les nouveaux systèmes de défense syriens livrés par la Russie. Les Israéliens pensaient pouvoir amadouer les Russes pour obtenir les codes de sécurité des missiles syriens. La Russie, bien évidemment, a refusé de les leur donner.

Quels sont les éléments de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien qui empêchent les Israéliens et les Américains d’agir ? La Syrie a reçu 6 à 8 batteries S-300/PMU2, avec un rayon d’action de 250 km. Les missiles garantissent la sécurité des avions et des cibles militaires syriens. Cependant, ces batteries ne sont pas les éléments les plus importants.

La gestion est assurée par le système de gestion automatisée Polyana D4M1. Le rôle du système de gestion automatisée est une interface nécessaire au fonctionnement simultané des unités aériennes et de défense anti-aérienne syriennes. Polyana D4M1 peut couvrir une zone de 800 × 800 km, suivre 500 cibles aériennes et missiles balistiques et en fixer 250. Grâce au Polyana D4M1, les centres de commandement de l’armée de l’air syrienne reçoivent également des informations externes de l’avion russe A-50U (AWACS) et des satellites de surveillance russes.

La mémoire des serveurs de Polyana D4M1 stocke l’empreinte radar de toutes les cibles aériennes, y compris les missiles de croisière et l’avion « invisible » F-35. Lorsqu’une cible aérienne est détectée par un radar en Syrie, le système automatisé Polyana D4M1 affiche l’information pour tous les radars de détection, et les systèmes de guidage des avions et de l’artillerie anti-aérienne syriens et russes. Une fois identifiés, les cibles aériennes sont automatiquement assignées pour être abattues. Le système automatisé Polyana D4M1 fait en sorte que les missiles syriens plus anciens de l’ère soviétique (S-200, S-75, S-125, etc.) deviennent presque aussi précis que les S-300.

Le réseau Polyana D4M1  inclut également le systèmes Krasukha-4 pour le brouillage des radars au sol, des aéronefs AWACS, des avions de reconnaissance avec ou sans pilotes. Le réseau utilise également les systèmes Zhitel R-330ZH pour le brouillage des appareils de navigation NAVSTAR (GPS) qui équipent les moyens d’attaque (avions, hélicoptères, missiles de croisière, bombes guidées, etc.).

Quelle est la conséquence de la mise en œuvre par la Russie de la gestion automatisée de l’espace aérien syrien ?

Les bases militaires américaines en Syrie comportent essentiellement, des troupes affectées à des opérations spéciales, c’est à dire une infanterie légère, sans aucun blindé ni aucun soutien d’artillerie. Les bases militaires américaines ne pourraient donc résister à aucune attaque terrestre de l’armée syrienne appuyée par l’aviation. Ayant pris conscience que l’aviation américaine ne pourra pas passer le barrage anti-aérien syrien sans pertes inacceptables, toute intervention de leur part devient inappropriée. C’est la raison pour laquelle les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils commenceront à retirer les 2 000 soldats syriens. Dans le même temps, la Turquie, soutenue par la Russie, se prépare à lancer une nouvelle offensive contre les YPG dans le nord de la Syrie. Ces nouvelles circonstances font que l’armée syrienne se battra aux côtés des Turcs. Les Kurdes YPG, entrainés et soutenus par les Etats-Unis vont rapidement perdre tous les territoires qu’ils avaient repris à l’Etat islamique en Syrie.

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Publié par le 20 décembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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O. Delamarche. Noyautée par les États-Unis, l’Europe est impuissante

 
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Publié par le 18 décembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Les États-Unis livrent en Europe le plus gros lot de munitions du XXIe siècle !

© AP Photo / Frank Augstein

Une info inquiétante, on se demande ce qui se trame, il apparaît évident que ce n’est pas pour l’entrainement … D’autant que les pays du club nucléaire, dont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les USA et la France, s’opposent au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement ces armes nucléaires qui pourraient anéantir l’humanité ? Pour des raisons stratégiques et géopolitiques ? Mais qu’est ce qui vaut la peine de prendre un tel risque ? Ceux qui nous gouvernent nous mènent droit vers une grande guerre qui risque de rendre la planète juste invivable, ce sont des fous dangereux !! Z 

Le 86e escadron des munitions de la base aérienne américaine de Ramstein, située dans le nord de l’Allemagne, a reçu plus de 100 conteneurs de munitions, le plus grand lot depuis 1999, a annoncé vendredi le commandement de l’US Air Force en Europe.
« Il s’agit du plus gros lot livré depuis l’opération Force alliée qui s’est tenue en 1999 », a indiqué David Head, responsable d’une section du 86e escadron des munitions, rappelant ainsi la campagne de 78 jours pendant laquelle les avions américains ont effectué environ 900 sorties pour bombarder la Yougoslavie.

Selon lui, ces nouvelles munitions « serviront à mener des opérations sur le théâtre et à augmenter la présence du commandement des Forces armées américaines dans la zone européenne ». 

Selon le chef de la section de transport des munitions Arthur Myrick, ces munitions sont destinées à soutenir le programme European Deterrence Initiative (EDI, « Initiative européenne de dissuasion ») de L’OTAN et à augmenter les stocks de munitions en Europe.

En janvier 2017, les États-Unis avaient officiellement rebaptisé leur programme d’aide militaire aux alliés européens en « Initiative européenne de dissuasion ». Le programme prévoit le déploiement de 3.000 à 5.000 militaires de L’OTAN, ainsi que d’équipements et de matériels en Europe, à proximité des frontières russes. La Russie avait déclaré que les activités américaines en Europe détérioraient la situation en matière de sécurité sur le continent.

La base aérienne américaine et de L’OTAN située à Ramstein compte environ 15.000 militaires et 30.000 spécialistes civils. C’est l’une des deux bases sur le territoire allemand qui disposerait d’ogives nucléaires. Le 603e centre des opérations aériennes et spatiales déployé à Ramstein en 2011 coordonne et dirige les opérations des drones américains en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen et au Pakistan.

 

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Un rapport du Pentagone indique que les États-Unis se préparent à une guerre totale

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Les US ont aussi dernièrement menacés de frapper des cibles Russes en Syrie, et plus tôt ce mois ci navire de guerre chinois s’est approché « dangereusement » d’un destroyer américain dans les eaux disputées de la mer de Chine méridionale, contraignant ce dernier à modifier sa trajectoire, ce qui a failli provoqué un cataclysme . Je vous renvoie également vers cet article :  La Russie et la Chine développent de nouveaux systèmes d’armes impressionnants en vue d’une guerre contre les États-Unis Z

Au cours des deux dernières semaines, en l’absence quasi totale de couverture médiatique, les États-Unis ont évolué considérablement vers un affrontement militaire ouvert avec la Russie et la Chine, les deuxième et troisième puissances nucléaires respectives dans le monde. 

Le 3 octobre, les États-Unis ont menacé, pour la première fois depuis la guerre froide, d’attaquer directement la Russie. L’ambassadeur des Nations unies auprès de l’OTAN, Kay Bailey Hutchison, a accusé le pays de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) en développant un missile de croisière nucléaire et a déclaré que Washington se préparait à «éliminer» cette arme par une frappe américaine.

Cette déclaration a été faite seulement trois jours après qu’un navire de guerre chinois a foncé sur un contre-torpilleur américain effectuant une opération dite de «liberté de navigation» dans la mer de Chine méridionale, obligeant le navire américain à manœuvrer pour éviter une collision et un affrontement militaire potentiellement le plus grave dans le Pacifique depuis des décennies.

Sur fond de tels incidents horrifiques, les États-Unis entreprennent des préparatifs sérieux et à long terme pour restructurer l’économie américaine afin de mener une guerre majeure avec un adversaire «de taille», entraînant des changements radicaux dans la vie économique, sociale et politique des États-Unis.

C’est le contenu essentiel d’un document de 146 pages publié par le Pentagone vendredi dernier et intitulé «Évaluer et renforcer la résistance des bases industrielles et de la chaîne d’approvisionnement du secteur manufacturier et de la défense aux États-Unis». Il indique clairement que Washington se prépare non seulement à des affrontements régionaux isolés, mais surtout à un effort de guerre massif et à long terme contre la Russie et la Chine dans des conditions d’autarcie nationale potentielle.

Des employés de Martin travaillent sur la chaîne de production de chasseurs interarmées F-35 Lightning II à Fort Worth au Texas (Crédit photo: Defense Contract Management Agency)

Le document indique clairement qu’une restructuration majeure de l’économie américaine serait nécessaire pour atteindre l’objectif déclaré de l’armée américaine: être en mesure de «se battre ce soir» contre un «adversaire de taille». Les États-Unis doivent «se réorganiser» pour «la concurrence entre grandes puissances», a déclaré le document.

«La base industrielle américaine de fabrication et de défense», note le rapport, crée la «plate-forme et les systèmes» dont «dépend notre Combattant». Ce complexe englobe non seulement le gouvernement, mais aussi le secteur privé, ainsi que les «organisations de R et D» et «institutions universitaires». En d’autres termes, l’ensemble de l’économie et de la société.

Il met en garde que «l’érosion de l’industrie manufacturière américaine au cours des deux dernières décennies […] menace de saper la capacité des fabricants américains à satisfaire les exigences de sécurité nationale. Aujourd’hui, nous comptons sur des sources nationales uniques pour certains produits et sur des chaînes d’approvisionnement étrangères pour d’autres, et nous sommes confrontés à la possibilité de ne pas être en mesure de produire des composants spécialisés pour l’armée chez nous.»

Corriger cette lacune stratégique conclut le rapport, signifie que «soutenir un secteur manufacturier national dynamique, une base industrielle solide et des chaînes d’approvisionnement résilientes est une priorité nationale».

Le rapport cible carrément la Chine, déclarant que «les stratégies économiques de la Chine, associées aux effets néfastes des politiques industrielles d’autres pays, représentent une menace importante pour la base industrielle des États-Unis et constituent donc un risque croissant pour la sécurité nationale des États-Unis».

En d’autres termes, la promotion de la domination manufacturière américaine est essentielle pour promouvoir la domination militaire.

La protection de l’industrie lourde va de pair avec les efforts de l’administration pour défendre le secteur de la haute technologie en Amérique, source d’une grande partie de la profitabilité des États-Unis.

Comme l’indique le rapport, «L’une des principales initiatives industrielles du Parti communiste chinois, Made in China 2025, est destinée à l’intelligence artificielle, à l’informatique quantique, à la robotique, aux véhicules autonomes et aux énergies nouvelles, aux dispositifs médicaux sophistiqués, aux composants de navire de haute technologie et à d’autres industries émergentes cruciales pour la défense nationale.»

Il avertit que «les dépenses chinoises en R et D convergent rapidement vers celles des États-Unis et atteindront probablement la parité dans un avenir proche», et souligne avec inquiétude que le fabricant chinois DJI domine le marché des drones aériens commerciaux.

Les projets du Pentagone visant à protéger et à développer le secteur américain de la haute technologie incluent son soutien aux efforts de l’administration visant à limiter l’accueil d’étudiants chinois dans les universités américaines par le biais de restrictions de visas. Le rapport se plaint du fait que 25 % des «diplômés STEM [en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques] aux États-Unis ont la nationalité chinoise […] Les universités américaines sont des catalyseurs majeurs de l’essor économique et militaire de la Chine».

La vision du document, en d’autres termes, est l’expression concrète de la conception exposée dans la dernière stratégie de sécurité nationale des États-Unis, appelant à «l’intégration homogène de multiples éléments du pouvoir national: diplomatie, information, économie, finance, renseignement, police et armée».

Dans cette équation, les grandes entreprises américaines de l’industrie des technologies qui se sont ruées pour décrocher les lucratifs contrats du Pentagone liés au développement d’une nouvelle génération d’armements jouent un rôle central. En échange de ces paiements et d’une protection agressive à l’égard de leurs rivaux internationaux, ils ont travaillé en étroite collaboration pour mettre en œuvre ce qu’un document interne de Google divulgué à la presse a appelé «un basculement vers la censure», en réponse aux exigences des agences de renseignement et de l’armée américaines.

La logique de cette fusion croissante entre l’appareil répressif de l’État et des monopoles de plus en plus puissants est la corrélation nécessaire entre la «guerre totale» et une société «totalitaire», dans laquelle les principales dispositions constitutionnelles deviennent pour ainsi dire vides de sens.

L’objectif central de ces mesures sera la répression forcée de la lutte de classe sous prétexte de promouvoir «la sécurité nationale». L’escalade du militarisme américain coïncide avec une recrudescence majeure de la lutte de classe, notamment le rejet d’un contrat au rabais par les travailleurs d’UPS, le géant de la logistique dont la main-d’œuvre puissante est capable de paralyser non seulement la base industrielle des États-Unis, mais également des pans substantiels de l’économie de guerre.

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Publié par le 12 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Kay Bailey Hutchison, ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, est une diplomate de haut rang. Ses propos, quels qu’ils puissent être, sont officiels. En appliquant leur politique de persuasion percutante ou de diplomatie coercitive, le recours à l’ultimatum et à la menace est devenu de plus en plus banal chez les diplomates étasuniens. Leurs déclarations belliqueuses ont pour but d’impressionner.

Le 2 octobre, Mme Hutchison en a encore fait la démonstration. D’après sa déclaration, Washington est prêt à employer la force contre la Russie. En fait, elle a posé un ultimatum : Moscou doit mettre fin au développement d’un missile qui, de l’avis des États-Unis, violerait le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Traité INF). Sinon, l’armée des États-Unis le détruira avant qu’il ne soit opérationnel. « Nous étudions en ce moment la possibilité d’éliminer tout missile (russe) capable d’atteindre n’importe quel pays à nous, » a déclaré Mme Hutchison lors d’une conférence de presse. « Les contre-mesures (des États-Unis) seront de détruire les missiles développés par les Russes en violation du traité, » a-t-elle ajouté. « Ils sont prévenus. » Ce qu’elle dit n’est rien de moins qu’une menace de frappe préventive.

Il est vrai que le respect du traité INF est une question controversée. Moscou a maintes fois accusé Washington de le violer, et cela est avéré. Ainsi, le système Aegis Ashore qui a été installé en Roumanie et qui doit être déployé en Pologne, utilise le lanceur Mk-41 qui est capable de tirer des missiles Tomahawk à portée intermédiaire. C’est une violation flagrante du traité INF. Le fait est indéniable. Les États-Unis accusent Moscou d’avoir et de tester un missile de croisière lancé depuis le sol d’une portée de 500 à 5500 kilomètres, mais rien n’a jamais prouvé cela. La Russie a toujours démenti l’accusation en disant que le missile en question, le 9M729, est conforme aux dispositions du traité, n’a jamais été mis à niveau et il n’a jamais été vérifié que son rayon d’action est interdit.

Cette thèse est raisonnable. Après tout, il n’existe aucun moyen d’empêcher la détection et la surveillance par satellite des tests de ce genre. Les États-Unis pourraient soulever la question auprès de la Commission spéciale de vérification. Au lieu de le faire, ils menacent de guerre.

Tout cela est très important, car les paroles de l’ambassadrice n’étaient ni une déclaration non préparée, ni un commentaire en l’air, mais venait en fait à la suite d’un autre ‘avertissement’ lancé dernièrement par un autre fonctionnaire.

S’exprimant le 28 septembre lors d’un événement de l’industrie organisé en Pennsylvanie par Consumer Energy Alliance, le Secrétaire de l’Intérieur, Ryan Zinke, a suggéré que la marine de guerre serve à imposer un blocus restreignant le commerce de l’énergie des Russes. Ce qu’il a dit, « Les États-Unis, avec leur marine de guerre, ont la capacité de faire en sorte que les voies maritimes soient ouvertes et, le cas échéant, de les bloquer… pour s’assurer que leur énergie ne soit pas mise sur le marché, » a révélé que cette option était envisagée. Le ministère de l’Intérieur n’a rien à voir avec la politique étrangère, mais Ryan Zinke est un membre de haut rang de l’administration.

Deux déclarations belliqueuses faites coup sur coup, et les deux à la limite de la déclaration de guerre ! Le blocus est un acte hostile qui serait contré par la force, et les États-Unis en sont bien conscients. Ils savent aussi que la Russie se défendra. Il est important de noter qu’aucun commentaire ou explication n’est venu de la Maison Blanche. Cela confirme que ce qu’ont dit les fonctionnaires reflète la position de l’administration.

Cela rappelle que la loi Interdiction and Modernization of Sanctions a été adoptée par la Chambre des représentants. Elle donnerait le droit d’inspecter les ports chinois, iraniens, syriens et russes. Parmi ces derniers il y a les ports de Nakhodka, Vanino et Vladivostok. L’adoption de cette loi est un acte ouvertement hostile en violation flagrante du droit international. Si ce projet de loi devient loi, la guerre va probablement se déclencher, avec les États-Unis dans le rôle de l’agresseur.

Trident Juncture, le plus grand entraînement organisé par l’OTAN depuis 2002, débutera le 25 octobre et se poursuivra jusqu’au 7 novembre 2018. Il se tiendra à proximité des frontières de Russie. Les manœuvres russes Vostok-2018 de septembre, ont été les plus importantes depuis la guerre froide, mais elles se sont déroulées en Extrême-Orient, loin de la zone de responsabilité de l’OTAN. En organisant des manœuvres de cette envergure près des frontières de Russie, c’est l’OTAN, pas la Russie, qui dégrade la situation déjà tendue en Europe.

La Russie n’est pas le seul pays menacé de guerre. Il y a aussi les tentatives d’intimidation contre la Chine. La situation se tend fortement en mer de Chine méridionale, là où des navires étasuniens et chinois se sont côtoyés dangereusement le 30 septembre. La collision a été évitée de justesse. Du coup, le Secrétaire à la Défense James Mattis, a dû suspendre sa visite en Chine, celle-ci ayant été annulée par Pékin. Le dialogue sur la sécurité entre les deux pays a été retardé.

La seule chose qu’il reste à faire est sans doute de renoncer aux relations normales avec les États-Unis. La déclaration de l’ambassadrice Hutchison envoie un message clair : « oubliez la diplomatie, nous revenons à l’âge de pierre, » avec Washington montrant l’exemple. C’est la nouvelle réalité, alors soyons prêts. Ne prêtons pas attention aux États-Unis et essayons de nous passer d’eux, mais soyons vigilants et prêts à repousser toute éventuelle attaque.

Il faut remarquer que la Russie n’a jamais menacé les États-Unis d’action militaire. Les Russes n’ont jamais déployé de forces militaires à proximité des côtes étasuniennes, ni incité à toutes ces sanctions sans fin et ces guerres commerciales. En révélant les violations d’accords internationaux des États-Unis, ils n’ont jamais dit se réserver l’option de recourir à la force. Ils se sont efforcés de relancer le dialogue sur le contrôle des armements et de coordonner les opérations en Syrie. Mais ils ont dû aussi prévenir des conséquences au cas où ils seraient amenés à réagir à tout acte hostile. Si le pire arrive, nous saurons tous qui en porte le chapeau. Washington endosse la responsabilité de pousser le monde au bord de la guerre.

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Note :

 Depuis, Hutchinson a fait marche arrière en déclarant dans un tweet : « je ne parlais pas de frappe préventive contre le Russie. Je parlais de la nécessité pour la Russie de respecter l’INF sinon nous aurons à équilibrer notre puissance pour protéger les intérêts des États-Unis et de l’OTAN »

 
 

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Chronique d’une crise financière annoncée (4) : l’Italie et les Etats-Unis dévissent.

Le graphique sur les taux courts présenté ici est particulièrement intéressant, comme on le voit, ils ont explosé et sont revenus au niveau de 2008 . Emprunter à court terme devient de plus en plus cher en somme car il y a plus de « risque », et comme c’est précisé, « C’est une indication claire que l’inquiétude est de plus en plus immédiate » . C’est parfaitement ce qu’on remarque quand on parcours l’actu économique, via par exemple les nombreuses alertes qui sont lancés ces derniers temps, de pratiquement tous les acteurs économiques, y compris de nombreuses personnalités de haut niveau, … jusqu’à la maison mère des banksters,  la banque des banques, la BRI, comme j’en parlais cette semaine . Z 

Serons-nous capables de « réparer le toit tant que le soleil brille » comme le demande Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds Monétaire International? Nous sommes, comme le rappelait Jean-Claude Trichet le mois dernier, dans une situation aussi précaire qu’en 2008-2009.

L’Italie s’enfonce dans le déficit budgétaire et ses taux d’intérêt augmentent

Il faut s’y faire : l’Europe préfèrera tomber en crise financière grave que de confronter le lobby italien qui la gangrène depuis des décennies. Confrontée à la perspective de la fin des interventions de la Banque Centrale Européenne, elle sait pertinnememnt bien que ses taux vont naturellement augmenter.

Ajoutant une couche à sa précarité, le gouvernement italien a sorti cette semaine un budget qui est célébré en Italie comme une victoire du populisme contre l’Europe. Les Italiens n’ont pas la moindre idée de ce qui les attend. Les illusions sont tombées et une vente d’obligations italiennes a ramené les taux à 3,25 % à dix ans et la différence entre les taux allemands (0,46%) et italiens dépasse 270 points de base (2,7 pour cent). Cette lente descente aux enfers souffrira en 2019 de la fin du soutien de la BCE.

Face à cette détérioration, les autorités européennes semblent démunies de tout moyen d’action. puisqu’elles refusent de hausser les taux d’intérêt. Le gouvernement italien cible un déficit de 2,4 % du produit intérieur brut l’an prochain, bien au-dessus des 2 % attendus. Au risque de déclencher une hausse des taux d’emprunt, écrit Marie Charrel dans Le Monde. C’est trois fois le niveau envisagé par le gouvernement précédent.

Les banques commencent à mesurer le risque et ont réduit de 5% leur risque souverain dans l’Eurozone. C’est vrai de l’Espagne alors que les banques italiennes continuent à se goinfrer de bonds du Tesoro. Cela entraine des tensions sur l’ensemble du marche obligataire souverain en Europe.

Les Etats Unis voient leur déficit budgétaire exploser et leurs taux d’interets à court terme augmenter

L’annonce par le Trésor américain qu’un déficit de  $ 214 milliards pour le mois d’aout 2018, contre 76 milliards le mois précèdent ne semble pas avoir eu un effet immédiat. Cela représente non seulement un quart du budget projeté pour toute l’année, mais le double du mois d’aout 2017. Le dérapage budgétaire devient de plus en plus clair.

Face à cette situation, les taux à long terme continuent à se maintenir aux environs de 3%, mais les taux courts deviennent de plus en plus élevés.  C’est une indication claire que l’inquiétude est de plus en plus immédiate. Les obligations du Trésor rapportent maintenant 2% a un mois contre – 0,50% en Allemagne et au Japon. Nous sommes revenus au niveau de 2008, comme le montre ce graphique !

Ce qui aggrave la situation, c’est que le Trésor americain est amené à emprunter des montants de plus en plus importants et que l’impact de la hausse des taux est dès lors plus immédiate.  La charge d’intérêts devrait à elle seule atteindre un trillion de dollars en 2029.

Le Japon face à ses vieux démons.

Même les médias au Japon osent le dire haut et fort. Sans une hausse des impôts et une réduction des dépenses, la Japon va tout droit à une crise de la dette. Malgré le fait que sa dette atteint 250% du PIB et est détenue pour moitie par la Bank of Japan, le Japon, s’il ne sera sans doute pas le déclencheur, ne résistera pas à une crise souveraine. Il s’agit de 10 billions de dollars.

Le système de pensions a déjà réduit de 60% a 30% sa détention de Japan Government Bonds. Le Japon sera-t-il contraint de scinder sa banque centrale en deux parties, en assurant une défaisance des trois quarts de la dette publique qu’elle détient? Ce serait une operation inedite, mais elle vaut mieux que de devoir vendre des obligations et faire exploser la dette. 80% du bilan de la Banque du Japon est en fonds d’Etat.

La correction boursière est imminente aux Etats-Unis

La question n’est plus de savoir si nous allons vers une correction boursière, mais quand. Les indicateurs sont relativement clairs, à commencer par la hausse des taux d’intérêt que Wall Street refuse de prendre en considération. Car la bourse n’a pas connu une vraie euphorie. Il faut rappeler que 29% de l’indice Standard & Poor’s est compose des six sociétés « FANG ». Ces six sociétés représentent à elles seules 46 % de la hausse de l’indice.

Une déclaration du co-président de JP Morgan parlant d’une correction qui pourrait atteindre 40% n’émeut plus. Nous sommes dans ce tunnel dans lequel l’idéologie, et surtout l’instinct de survie de Wall Street, rendent les investisseurs aveugles et sourds. C’est une forme de psychose collectie bien connue et souvent precurseur d’une crise.

Au-dela de  cette perspective, celle d’une récession prend également de l’ampleur. Seule l’inflation pourrait tempérer ce risque. Après dix ans de croissance, il parait peu probable que cette derniere soit au rendez vous de 2019.

Les nuages s’amoncellent deja sur le quatrième trimestre de 2018. Il n’y a toujours aucune indication de la part des autorités sur le sérieux de la situation. Cette forme de déni est aussi caractéristique des périodes d’avant-crise.

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Publié par le 30 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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Les États-Unis tentent de pousser le monde vers une guerre économique, selon Erdogan

Recep Tayyip Erdogan

L’administration des États-Unis pousse le monde vers une guerre économique, a déclaré le Président turc Recep Tayyip Erdogan dans un article pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le gouvernement des États-Unis multiplie ses efforts en vue de pousser le monde vers une guerre économique, a écrit Recep Tayyip Erdogan dans un article publié par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

«En particulier, l’approche actuelle, unilatérale et irresponsable du gouvernement des États-Unis conduit de plus en plus notre monde vers une période de guerre commerciale impitoyable qui nuira à toutes les parties concernées», a-t-il relevé.

De l’avis de M.Erdogan, l’Allemagne et la Turquie devraient unir leurs forces avec d’autres États responsables pour prendre des mesures visant à prévenir de futurs conflits commerciaux destructeurs.

Du 27 au 29 septembre, M.Erdogan effectuera une visite en Allemagne sur l’invitation du Président allemand Frank-Walter Steinmeier. Vendredi et samedi, des négociations avec la chancelière Angela Merkel sont prévues. Le Président turc participera également à un dîner d’honneur organisé par son homologue allemand dans sa résidence, le château de Bellevue.Cette visite sera la première visite officielle du Président turc en Allemagne depuis sept ans.

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Publié par le 27 septembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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