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Archives de Tag: Les banques centrales

Comment la guerre commerciale aide à cacher le sabotage de l’économie par les banques centrales

Les banques centrales créent de toutes pièces les cycles économiques d’expansion récession de part leur politique monétaire . Elles sont en train de « fabriquer » le prochain effondrement qui sera titanesque, comme je l’ai déjà expliqué . Les élites mondiales sont d’ores et déjà prêtes et commencent à alerter le public pour se dédouaner et préparer le monde d’après . Z 

Presque tous les aspects du ralentissement économique mondial, qui a ostensiblement commencé en 2007-2008 et qui se poursuit encore aujourd’hui, peuvent être attribués aux actions et aux politiques des banques centrales. La Réserve fédérale, par exemple, a utilisé des taux d’intérêt artificiellement bas et de l’argent facile pour créer un environnement de prêts supposés sans risque. Cela s’est traduit par une énorme dette hypothécaire toxique ainsi qu’une toile de produits dérivés (titres adossés à des créances hypothécaires) liés à cette dette.

La Fed a ignoré tous les signes et tous les avertissements des analystes alternatifs. Des agences de notation comme S&P ont soutenu le discours de la Fed selon lequel tout allait bien lorsqu’elles ont accordé la note AAA à une infinité de produits toxiques sur le marché. Les médias grand public ont soutenu la Fed en attaquant tous ceux qui soutenaient que l’économie américaine était instable et prête à vaciller. À cette époque de l’économie, le système a effectivement caché la vérité au public par des moyens relativement courants. Aujourd’hui, les choses ont légèrement changé.

Depuis le krach de 2008, de nombreux économistes et anciens responsables de la Fed ont publiquement admis la culpabilité des banques centrales (en quelque sorte). Alan Greenspan a affirmé pour la première fois en 2008 que la Fed avait « fait une erreur » dans son analyse et avait négligé le potentiel d’une bulle dans  les marchés. Puis, en 2013, il a admis que tous les banquiers centraux savaient qu’il y avait une bulle, mais qu’ils croyaient que les marchés s’auto-corrigeraient sans trop nuire au PIB ou au reste de l’économie.

Les principaux médias financiers ont continué à accuser la Fed pour les conditions qui ont causé la crise, mais lui ont trouvé des excuses en même temps. La narration était que la Fed était aveuglée par des facteurs périphériques et qu’elle avait ignoré les fondamentaux. Les banquiers centraux s’étaient « mis dans le pétrin » avec des taux d’intérêt bas, et ils l’avaient fait sans le savoir. [« À l’insu de leur plein gré », d’après la citation d’un célèbre « philosophe » français, NdT]

C’est le même récit qu’Alan Greenspan a utilisé pour rejeter toute responsabilité de la part de la Fed lors de l’effondrement de la bulle des marchés dans les années 1990. Greenspan s’est opposé à l’idée de relever les taux d’intérêt en réaction à la bulle, car cela « mettrait en péril l’économie tout entière ». Il est intéressant de noter que la hausse des taux d’intérêt dans un marché boursier et une économie très endettée (une économie à effet de levier) est exactement ce que la Fed fait aujourd’hui sous la présidence actuelle de Jerome Powell.

Cette habitude de créer des bulles, puis de les faire éclater, ce qui entraîne le chaos financier, remonte à assez longtemps. Dans les années 1920, la politique de taux d’intérêt bas de la Fed et la facilité avec laquelle la monnaie a été utilisée ont mené à la bulle d’octobre 1929, un mois qui restera comme une infamie avec le début de la Grande Dépression. La Fed a ensuite relevé les taux d’intérêt au début des années 1930, ce qui a ensuite provoqué une nouvelle crise et prolongé la Dépression pendant une bonne partie de la décennie suivante. Il a fallu plus de 70 ans pour qu’un fonctionnaire de la Fed assume finalement le blâme pour ce désastre. Cela s’est produit en 2002 lors d’un discours prononcé par Ben Bernanke lors d’une « conférence pour honorer Milton Friedman … à l’occasion de son 90e anniversaire »:

« Bref, selon Friedman et Schwartz, en raison de changements institutionnels et de doctrines erronées, les paniques bancaires de la Grande Contraction ont été beaucoup plus graves et répandues qu’elles ne l’auraient été normalement en période de récession.

Permettez-moi de terminer mon exposé en abusant légèrement de mon statut de représentant officiel de la Réserve fédérale. J’aimerais dire à Milton et Anna, en ce qui concerne la Grande Dépression. Tu as raison, on l’a fait. Nous sommes vraiment désolés. Mais grâce à toi, on ne recommencera pas. »

C’est peut-être une surprise pour certains, mais Bernanke a menti. La Fed a poursuivi le processus de création de bulles économiques et de leur éclatement en utilisant les taux d’intérêt et son bilan comme armes pendant une bonne partie du nouveau siècle, et pourtant très peu d’analystes sont prêts à suggérer que les banques centrales créent volontairement ces crises.

Tout au long de l’histoire, les calamités économiques ont souvent conduit à la consolidation de la richesse et des actifs entre les mains du 1% supérieur. C’est ce qui s’est produit pendant la Grande Dépression, lorsque les grandes banques globalistes, comme JP Morgan, ont mis en faillite ou ont détruit des milliers de petites banques locales jusqu’à ce qu’il ne reste que les grandes banques. Dans la foulée du krach de 2008, il suffit d’examiner l’élargissement historique de l’écart de richesse, puisque les 1% les plus riches devraient prendre le contrôle des deux tiers de la richesse mondiale d’ici 2030. Ou encore, nous pourrions tenir compte de l’absorption du marché de l’immobilier par des conglomérats comme Blackstone, puisque la propriété privée immobilière a diminué après le krach.

Je crois que la prochaine catastrophe économique sera plus importante que toutes les bulles des 100 dernières années réunies, et l’intention des élites bancaires est d’obtenir une centralisation mondiale complète de tous les actifs et ressources. Cette fois, cependant, le grand public a finalement appris à se méfier davantage des banques centrales et de leurs motivations lors de tels événements. En raison de l’exposition accrue après le krach de 2008, les banques centrales et les institutions qui leur sont liées ne peuvent pas compter uniquement sur les médias grand public ou les entités gouvernementales comme le Bureau of Labor Statistics pour les couvrir. Elles ont besoin d’un écran de fumée.

La guerre commerciale est si parfaite à cet égard, je crois qu’elle ne pouvait être autre chose que ce qui était prévu. En voici cinq raisons :

1) La guerre commerciale fournit une couverture pour la dé-dollarisation : Comme les marchés émergents étaient auparavant dépendants de l’argent facile de la Fed, les dollars ont servi à fournir un soutien artificiel à leurs économies en difficulté. Maintenant, avec la hausse des taux d’intérêt et la réduction du bilan de la Fed, ce flux de dollars est en train de se tarir. Les marchés émergents commencent à chercher des alternatives car ils n’ont pas d’autre choix, ce qui signifie davantage d’accords commerciaux bilatéraux qui contournent le dollar.

Heureusement pour la Fed, la guerre commerciale peut être utilisée comme un bouc émissaire pour les pays qui vendent leurs dollars au nom de rétorsions économiques portées aux États-Unis. Des pays comme la Turquie et la Russie ont déjà commencé à menacer de le faire.

2) La guerre commerciale justifie la vente des bons du Trésor américain : La Russie est déjà bien en avance sur ce processus, vendant au moins la moitié de ses bons du Trésor américain en un seul mois. Ce n’est qu’une question de temps avant que la Chine n’utilise la même méthode de représailles pour contrer les tarifs douaniers américains. Les médias grand public soutiendront qu’il ne s’agit pas d’une menace significative pour l’économie américaine, mais pensez que les partenaires commerciaux de la Chine vont suivre cet exemple, provoquant une « contagion » de ventes de bons du trésor sur les marchés. Si les États-Unis ne peuvent maintenir les investissements étrangers pour financer leurs dettes considérables, ils imploseront sur le plan économique. La Réserve fédérale s’est assurée qu’il n’y a plus d’outils politiques pour venir à la rescousse si cela se produit. Les détenteurs étrangers de dette américaine discutent ouvertement de cette option depuis le krach de 2008. Aujourd’hui, la guerre commerciale rend les États-Unis coupables (du moins en termes de récit historique) de ce qui se passera ensuite.

3) La guerre commerciale couvre l’inflation : Avec l’augmentation constante des droits de douane sur les biens et matériaux en provenance du monde entier, les prix au détail ne feront qu’augmenter, mais le véritable danger inflationniste viendra de la Fed. L’inflation réelle est déjà bien au-dessus des cibles de la Fed. La création de monnaie que la banque centrale a utilisé pour bloquer la crise de la dette a créé une bulle encore plus grande au niveau du dollar lui-même. Les nouvelles politiques de resserrement entraîneront une ruée vers le dollar américain à mesure que les marchés émergents se dé-dollariseront. Sans un stimulus constant de la part de la Fed, l’utilisation du dollar comme réserve mondiale finira par devenir prohibitive pour le commerce. Tout cela sera encore imputé aux tarifs douaniers et aux différends commerciaux, et non à la Fed.

4) La guerre commerciale fournit une couverture pour un nouvel effondrement du marché: Lorsque la Fed a lancé ses mesures de sauvetage et d’assouplissement quantitatif, ce sont les actions des marchés émergents qui ont commencé à grimper de façon exponentielle pour sortir de la fosse profonde causée par la crise de la dette. Les marchés actions américains et européens ont suivi avec les sommets insensés du marché haussier observés récemment. Aujourd’hui, alors que la Fed restreint ses mesures de relance et réduit son bilan, ce sont les marchés émergents qui s’effondrent en premier. La question est de savoir si les marchés occidentaux les suivront. Je crois qu’ils le feront.

Le président de la Fed, M. Powell, a admis ce résultat dans les déclarations qu’il a faites dans le procès-verbal de la Fed d’octobre 2012. Il est bien conscient des conséquences de l’élimination des piliers que sont les faibles taux d’intérêt et l’achat d’actifs par la Fed, mais il continue quand même à dérouler ce plan. Pourquoi ? Parce qu’un nouveau krach boursier peut être imputé à Trump et à la guerre commerciale. Trump s’est presque attribué tout le mérite des sommets actuels des marchés actions, et maintenant il a pris sur lui toute la responsabilité de ce qui se produira au cours des deux prochaines années.

5) La guerre commerciale sert de couverture à la diabolisation des idéaux conservateurs : Le concept de tarifs douaniers sur les produits étrangers afin d’encourager la production localisée et l’autosuffisance est une tactique aussi vieille que l’Amérique elle-même. Elle est de nature conservatrice et peut être une mesure efficace entre de bonnes mains. Cela dit, il faut une base manufacturière existante et des conditions économiques relativement stables. Une économie surendettée qui s’accroche désespérément au statut de réserve de sa monnaie et à l’inflation à vie est le PIRE environnement pour le lancement de ces taxes à l’importation. En fin de compte, l’Amérique n’a que peu ou pas d’influence sur ses concurrents parce que nous sommes plus dépendants d’eux qu’ils ne le sont de nous.

Le fait que le déficit commercial des États-Unis ne cesse de se creuser au fur et à mesure que la guerre commerciale progresse en est la preuve évidente. Certains ont fait valoir que cela est dû au fait que les détaillants américains ont augmenté leurs achats à l’étranger avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers, mais les augmentations mineures des stocks de marchandises au détail n’appuient pas cette théorie. La baisse continue du ratio des stocks sur les ventes laisse également entrevoir une baisse du marché de la consommation aux États-Unis.

Quand il deviendra évident que la guerre commerciale est un échec, le rêve globaliste de diaboliser les modèles et les valeurs économiques conservateurs sera plus facile à réaliser. Alors que toutes les crises financières s’enroulent autour du cou de Trump, et donc des conservateurs par extension, on dira au public que la seule solution est de passer de l’autre côté de l’échiquier politique et économique d’une manière extrême. En d’autres termes, le socialisme à grande vitesse et le globalisme.

Le succès de ce genre de propagande dépendra de la question de savoir si les gens ont reçu une éducation adéquate quant à la VRAIE source de nos maux financiers. Si le mot sur les lèvres des masses est « Trump l’a fait », alors nous sommes dans le pétrin. Si le mot est « Les banquiers centraux l’ont fait et Trump n’était qu’un simple coursier… » alors nous pourrions avoir une chance d’empêcher le navire de couler complètement.

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O.Delamarche : Les banques centrales détruisent l’économie

Hé oui, les banques centrales sont en train de détruire la confiance dans la « monnaie » (papier, d’où les guillemets), et elles sont conscientes de ce qu’elles font …

 
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Publié par le 13 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Les banques centrales ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater

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Où sont partis tous les dollars ?
Tant de temps est passé
Où sont partis tous les dollars ?
Il y a si longtemps
Où sont partis tous les dollars ?
Uncle Sam les a tous dépensé
Quand va-t-il enfin apprendre ?
Quand va-t-il enfin apprendre ?

Lorsque Pete Seeger a écrit la célèbre chanson « Where have all the dollars flowers gone » en 1955, il ne savait pas que la dette totale des États-Unis, qui s’élevait alors à quelques centaines de milliards de dollars, atteindrait environ 70 000 milliards $, 63 ans plus tard.

Seeger était auteur-compositeur-interprète et son héritage durera beaucoup plus longtemps que celui de Nixon, Greenspan, Bernanke et de tous ceux qui ont contribué à cette croissance massive du crédit et à la destruction du dollar. Alors que la chanson de Seeger – un chef d’oeuvre – existera encore dans 50-100 ans, tous les opportunistes qui ont détruit l’économie américaine, et donc l’économie mondiale, seront bientôt oubliés.

Il est incroyable de voir autant de médiocrité ou même d’incompétence dans la gestion du système financier. Les banques centrales et leurs dirigeants ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater. Ils ont donné au monde l’impression d’avoir sauver l’économie mondiale, alors qu’en fait, ils ont créé un monstre. Les dirigeants de banque centrale qui ont réussi à prendre leur retraite avant l’éclatement peuvent s’estimer heureux. Ceux actuellement en place risquent de ne pas avoir cette chance.

QE A ÉCHOUÉ ET QT ÉCHOUERA

Les dirigeants ne cessent de faire grandir le monstre en imprimant toujours plus. Ils font de la pure « impression monétaire » (Money Printing ou MP). Mais ils appellent cela « assouplissement quantitatif » (Quantitative Easing ou QE). Un nom ridicule pour cacher leurs propres insuffisances et tromper les gens. Personne ne comprend ce que signifie « assouplissement quantitatif », et c’est bien sûr délibéré. Induire le peuple en erreur en lui faisant croire que ce tours de passe-passe est une formule alchimique qui crée la prospérité éternelle.

Les dirigeants de banque centrale sont tellement persuadés de contrôler la situation qu’ils transforment l’assouplissement quantitatif (QE) en resserrement quantitatif (QT – Quantitative Tightening). Le QE n’a pas fonctionné et a transformé un système financier fragile en plus grosse bulle de l’histoire. Même les taux d’intérêt nuls ou négatifs, combinés à l’impression monétaire massive (MP), n’ont pas permis de générer une croissance du PIB réel (mesuré avec l’inflation réelle). De plus, plusieurs dollars/euros/livres d’expansion du crédit sont nécessaires pour créer un seul dollars/euros/livres de croissance du PIB.

Alors que QE a été un échec, comment peut-on penser que QT fonctionnera ? Cela revient à enlever le bol de punch à un alcoolique, qui mourra à cause de la boisson ou du manque. C’est la même chose pour l’économie mondiale. Elle s’effondrera avec plus de QE ou avec le QT. Donc QE / QT = TE (THE END – LA FIN).

UNE BULLE DE 240 000 MILLIARDS $ ET UN BALLON DE 2,5 QUADRILLIONS $

« Quand va-t-il enfin apprendre ? » qu’on ne crée aucune prospérité en imprimant de l’argent. N’oubliez pas que la création monétaire ne concerne pas uniquement les banques centrales. Cela désigne aussi l’expansion du crédit par les banques, les sociétés de cartes de crédit et de financement, etc. Toutes ces institutions prêtent 10 à 50 fois le dépôt ou le capital qu’elles reçoivent.

La meilleure façon de retenir une leçon est de l’apparendre « à la dure ». Dans le cas de l’économie mondiale, cela se traduirait par l’explosion de la gigantesque bulle. Comme beaucoup de bulles, celle-ci ne contient que de l’air chaud. Ainsi, ce monstre de 2,5 quadrillions $ ne contient que des fausses promesses qui disparaîtront lors de l’éclatement, comme la dette, les passifs non capitalisés et les produits dérivés. Ces promesses ne sont pas seulement des mots, mais aussi 2,5 quadrillions $ d’engagements monétaires ou de reconnaissances de dette. Pour éviter l’effondrement, les banques centrales ont dû constamment gonfler le ballon. Donc, de plus en plus de dettes pour remplir la bulle avec des actifs gonflés, et encore plus de paroles en l’air des banquiers et des politiciens pour rendre tout cela plausible.

L’explosion de la dette n’est pas seulement une maladie américaine. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a touché la plupart des pays ayant une banque centrale capable d’imprimer de la monnaie.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous pour voir que la dette mondiale a triplé depuis 1999, en passant de 80 000 milliards $ à 240 000 milliards $ aujourd’hui.

 

 

DETTE MONDIALE ET BULLE DES ACTIFS

Lorsque la dette mondiale et la bulle des actifs éclateront, le monde découvrira qu’il n’y avait rien à l’intérieur. Évidemment, il y a aussi des actifs réels et de la véritable richesse. Le problème est que lorsque la bulle éclatera, toute la dette implosera, car personne ne pourra la rembourser, et avec elle, beaucoup d’actifs perdront leur valeur.

La question est de savoir si les actions, les obligations, l’immobilier et les autres actifs chuteront de 75% ou 95%. À mon avis, la plus grosse bulle de l’histoire provoquera la plus grande catastrophe financière jamais connue. MP (QE) n’aura aucun effet, sauf de provoquer une hyperinflation temporaire. Beaucoup d’actifs vont perdre toute leur valeur, comme l’argent en banque, les sociétés fortement endettées, comme Tesla, et bien d’autres. Certains biens précieux pourront être achetés pour quelques centimes.

LA CHINE A ACCUMULÉ 16 000 TONNES D’OR DEPUIS 2007

Aucune monnaie fiduciaire n’a traversé l’histoire. Elles aparaissent et disparaissent. L’or a un pouvoir d’achat stable depuis 5 000 ans et c’est la seule monnaie à avoir survécu. C’est pourquoi les pays qui comprennent l’importance de l’or physique continuent d’en accumuler, comme la Russie, la Chine et l’Inde. Dans le même temps, le reste du monde a investi moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux dans l’or physique.

Il suffit de regarder la Chine dans le tableau ci-dessous. 140 tonnes supplémentaires ont été achetées au mois de juin, ce qui porte le total des achats à 16 000 tonnes ou 650 milliards $, dont la quasi-totalité ont été effectués depuis 2007.

 

 

LE MARCHÉ PAPIER DE L’OR ET L’ARGENT VA S’EFFONDRER

Lorsque l’énorme bulle éclatera, le marché papier de l’or et de l’argent en fera autant. La taille du marché papier est au moins 100 fois plus grande que le marché physique. L’essor de ce marché est étroitement lié à la manipulation des métaux précieux par les banques centrales, la BRI et les banques d’investissement. Lorsque le marché papier éclatera, il n’y aura plus d’or (ou d’argent) disponible, et ce, à n’importe quel prix. C’est à ce moment-là que les prix pourraient passer de 1 250 $ à 10 000 $ ou 100 000 $ en très peu de temps.Cela peut sembler totalement irréel et sensationnel, mais ce sera la conséquence de l’éclatement de l’enorme bulle et de la course pour sortir des marchés.

La plupart des gens croient que le statu quo peut durer indéfiniment et que les banques centrales continueront leur jeu ridicule qui consiste à prétendre que l’air est de l’argent réel et peut créer de la richesse.

Il y a un vrai risque que le système ne survive pas sous sa forme actuelle, et que la plupart des actifs perdent une grande partie de leur valeur. Les investisseurs devraient sérieusement envisager d’assurer leur patrimoine.

LE PLUS IMPORTANT MARCHÉ BAISSIER DE L’HISTOIRE EST IMMINENT

La prochaine baisse des marchés financiers devrait débuter plus tard en 2018 ou au début de 2019. Il ne s’agira pas d’une baisse ordinaire ou d’une correction normale. Ce sera le début du plus important marché baissier de l’histoire. Cette fois, les banques centrales et les gouvernements échoueront dans leurs tentatives de sauver le système. Ils vont certainement imprimer beaucoup d’argent et essayer d’abaisser les taux d’intérêt. Mais lorsque les marchés obligataires s’effondreront, les taux vont monter rapidement. Cela signifie que les obligations et les actions vont chuter avec la plupart des actifs.

La seule véritable assurance contre ce qui se profile est l’or physique et un peu d’argent, détenu en dehors du système bancaire. Il n’y a aucune raison valable de ne pas détenir des métaux précieux pour se protéger contre les risques du système financier. La question est de savoir si vous devez mettre 10% de votre épargne dans l’or, ou plus de 50%, comme le font certains de nos clients. À mon avis, c’est le moment d’être complètement couvert. Libre à chacun de décider ce que signifie une protection complète. Mais n’oubliez pas que, cette fois-ci, être sous-assurer pourrait vous coûter cher.

Le récent déclin des métaux précieux est la fin d’une correction de plusieurs années. C’est la dernière occasion d’acheter de l’or et de l’argent à des prix aussi intéressants.

Espérons que personne ne se demandera quand il sera trop tard : « Quand va-t-il enfin apprendre ? »

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Publié par le 1 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Les banques centrales mondiales pourraient défier le dollar

Dollars et euros

La dédollarisation est un phénomène qui pourrait prendre un peu de temps, à moins d’un choc initié par la Chine par exemple (ou une série de pays, ce qui est très plausible et ce qui se produit déjà à une échelle relative), qui est en pointe sur la question, véritable catalyseur avec la Russie, et c’est un phénomène forcément contagieux qui aboutira à la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale . La fin du roi dollar . Il est normal que les banques centrales du monde, qui sentent arriver cette issue inéluctable, diversifient leur réserve de change pour gérer le risque . Une augmentation de 25% de la réserve d’euro en 2 ans, c’est quand même énorme en attendant . Le dollar perd ses plumes à vue d’œil …… Z 

Bien qu’environ 64% des réserves de change dans le monde soient actuellement libellées en dollars, les conditions d’achat de l’euro semblent avoir commencé à s’améliorer.

Les plus grandes banques centrales du monde envisagent de réduire leurs réserves en dollars et de se tourner vers l’euro à la lumière du protectionnisme américain croissant, selon Bloomberg.

«Avec la montée du protectionnisme américain, un certain nombre de stratèges de Wall Street affirment que les arguments en faveur de l’euro ont rarement été meilleurs», relate l’agence de presse.

Jens Nordvig, stratège des devises de Wall Street, a affirmé que 500.000.000.000 dollars pourrait être converti en euros au cours des deux prochaines années, ce qui équivaut à une augmentation de 25% de la réserve d’euros.

Le dollar américain représente la part du lion dans les réserves internationales, à hauteur de 11,3 millions de millions de dollars, et même une légère évolution liée à la diversification et à la protection contre la politique commerciale de Trump «pourrait avoir des conséquences significatives», souligne Bloomberg.

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Publié par le 28 mars 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales laisseront le prochain krach se produire

un crash boursier en 2018 ?

Si vous avez suivi durant ces derniers mois les déclarations publiques des grandes banques centrales du monde, vous avez remarqué un grand changement de ton par rapport aux années précédentes.

Par exemple, les responsables de la BCE sont en train de téléphoner la réduction de leur QE en septembre de cette année, tandis que certains économistes européens prédisent un relèvement des taux en décembre. La banque d’Angleterre s’est déjà engagée dans son propre programme de hausse des taux tout en avertissant que de nouveaux relèvements sont au programme. La Banque du Canada poursuit une initiative similaire. La Banque du Japon a réduit les volumes de ses achats obligataires. Ce qui a engendré des rumeurs selon lesquelles Kuroda sera responsable du serrage de vis monétaire au Japon, qui aurait dû démarrer il y a longtemps alors que le bilan de la BoJ s’élève désormais à environ 5 trillions de dollars.

Cette tendance globale au serrage de vis est une autre preuve qui indique que les banques centrales n’opèrent pas de façon indépendante les unes des autres. Elles agissent en fait de concert en respectant un agenda commun. Cela dit, aucun des renversements de tendance adoptés par les autres banques centrales n’égale le virage à 180° effectué par la Federal Reserve.

Nous avons d’abord eu la réduction des achats du QE, dont la matérialisation n’était pas attendue. Il y a eu ensuite les hausses de taux, jugées impossibles par de nombreux analystes des médias dominants et alternatifs. Aujourd’hui, la FED est en train de réduire la taille de son bilan, à un rythme plus élevé qu’attendu également.

Désormais, les économistes mainstream diront que la FED ne poursuivra pas ces politiques jusqu’au bout. Si cela devait continuer, la FED finirait par intervenir lorsque les effets négatifs se feraient ressentir. Je pense qu’un tel raisonnement est hasardeux car il se base sur la supposition dangereuse que la FED souhaite continuer à sauver les marchés.

Lorsque des économistes de renom affirment que la FED pourrait poursuivre ce régime de taux planchers et de stimulations pendant des décennies si nécessaire, ils citent souvent l’exemple de la Banque du Japon pour appuyer leurs dires. Mais ce qu’ils oublient de dire, c’est qu’il a fallu des décennies à la Banque du Japon pour faire gonfler son bilan jusqu’à presque 5 trillions de dollars alors que la FED a fait bondir le sien de 4,5 trillions en seulement 8 ans. (…)

Franchement, la comparaison est idiote. Et comme la FED l’a dit elle-même, elle ne va pas continuer à stimuler l’économie. Les gens s’accrochent à cette certitude car ils veulent croire que la Banque centrale américaine va maintenir l’open-bar. Ils ont tort.

Je me bats contre ce vœu pieu depuis un moment. Lorsque j’avais annoncé que la FED allait bel et bien réduire son QE, j’ai reçu des réactions majoritairement négatives. Idem lorsque j’ai annoncé la hausse des taux américains. Aujourd’hui, j’ai du mal à faire comprendre que la FED n’interviendra pas à l’occasion de la prochaine correction.

Il y a quelque chose de toxique dans la notion poussant à croire que rien n’arrêtera les banques centrales lorsqu’il s’agit de pousser à la hausse les marchés actions et obligataires. Cela crée une croyance presque religieuse chez les investisseurs, une euphorie psychédélique qui leur faire croire qu’ils peuvent voler. Bien sûr, ce qui se passe vraiment est que ces gens ont sauté du toit de leur penthouse de luxe. Ils pensent qu’ils volent, mais ils sont en train de tomber comme une brique du poids de leur stupidité.

L’ancienne présidente de la FED, Janet Yellen, a déclaré alors qu’elle était sur le point de quitter son poste :

Q : Si les prix des actions, et les prix des actifs en général, devaient tomber, quelle serait la conséquence globale sur l’économie ?

« Je pense que notre jugement général est qu’en cas de baisse de la valorisation des actifs, cela n’infligerait pas au cœur du système financier des dommages excessifs. »

Les responsables de la FED jugent les valorisations trop élevées

Lorsqu’on l’interrogeait sur les prix élevés des actions, elle a également déclaré :

« Eh bien, je ne veux pas dire qu’ils sont trop élevés. Mais ils sont élevés. Les ratios cours/bénéfices sont proches du plus haut des écarts historiques (…). Cela dit, est-ce une bulle ou des valorisations trop élevées ? C’est très compliqué à dire. Mais il s’agit d’une source d’inquiétude. »

Depuis le milieu de l’année dernière, la FED affirme que la Bourse est surévaluée et vulnérable. Cette rhétorique s’est durcie durant ces derniers mois. Le président de la FED de Dallas Robert Kaplan a balayé les craintes de voir la hausse des taux avoir des effets sur les marchés en suggérant qu’il pourrait y avoir plus de 3 relèvements des taux en 2018. Ce jour-là, le Dow chutait de 666.

Le président de la FED de New York Bill Dudley a balayé d’un revers de la main les soucis concernant la volatilité récente en affirmant que la correction sur les marchés actions que nous avons connue « n’a quasi aucune conséquence sur les perspectives économiques ».

Jerome Powell, le nouveau président de la FED, a déclaré alors qu’il allait entrer en fonction qu’il allait poursuivre la politique actuelle de la FED, faite de hausses des taux et de réductions de la taille du bilan. La semaine dernière, il a réitéré son support en faveur de davantage de relèvements du taux directeur alors que les médias dominants se focalisaient à outrance sur sa petite promesse de surveiller le comportement des marchés actions. Cela prouve une fois de plus que le nom de la personne qui est à la tête de l’institution n’a aucune espèce d’importance. Le président de la FED est simplement la figure de proue du navire qui exécute une politique déjà décidée. La FED devrait relever son taux directeur en mars.

Parmi les autres éléments de preuve qui tendent à montrer que la FED ne se soucie plus trop des actions et des obligations, il y a la réduction de la taille de son bilan de 18 milliards de dollars, qui a eu lieu en janvier.

Simultanément, le taux des Treasuries sur 10 ans s’approche de la zone de danger des 3 % après des statistiques annonçant une inflation plus élevée qu’attendu, tandis que le dollar plonge. Il s’agit peut-être des premiers signes d’une crise de type stagflation. En bref, les marchés ne sont pas prêts pour un changement de régime engendré par le franchissement des obligations américaines sur 10 ans du seuil des 3 % et un dollar qui plonge. La baisse du billet vert fournit un nouveau motif pour justifier la hausse agressive des taux. Si cela a lieu, cela signifie que les crédits bon marché vont devenir chers.

suite et fin

 
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Publié par le 22 février 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales pourraient recourir à l’étalon-or pour rétablir la confiance

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  • Jim Rickards a assisté au sauvetage de fonds spéculatifs et a témoigné devant le Congrès sur la crise financière de 2008.
  • Selon lui, une nouvelle récession pourrait frapper avant que la Réserve fédérale ne mette fin aux processus mis en place pour nous sauver de la crise il y a dix ans. 
  • M. Rickards s’attend à ce que l’or atteigne 10 000 $ l’once, car certaines banques centrales pourraient avoir recours à l’étalon-or afin de rétablir la confiance dans les marchés.

Jim Rickards, l’auteur de « Currency Wars« , « The Death of Money » et « The New Case for Gold« , et plus récemment de « The Road to Ruin« , s’y connaît en crises financières. En tant qu »avocat général du fonds de couverture Long-Term Capital Management (LTCM), il était aux premières loges lorsque des dizaines d’institutions de Wall Street travaillaient pour renflouer l’entreprise avec une recapitalisation de 3,6 milliards $.

Plutôt que d’utiliser des modèles macroéconomiques traditionnels, Rickards préfère en emprunter un à la physique : la théorie de la complexité. À l’aide de ce cadre, Rickards anticipe un scénario dans lequel le monde reviendrait partiellement à l’étalon-or, avec une once d’or évaluée à 10 000 $ l’once.

Sara Silverstein : Votre prix cible pour l’or est de 10 000 $. Sur quoi vous basez-vous ?

Jim Rickards : Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un chiffre inventé, ou que j’annonce pour attirer l’attention. C’est le prix implicite, non inflationniste de l’or dans un système où vous avez soit un système d’or, soit une référence à l’or. Maintenant, il n’y a pas une banque centrale dans le monde qui veut l’étalon-or, mais elles pourraient être obligées d’y revenir – non pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’il le faut – pour rétablir la confiance lors de la future crise financière. Le problème à l’heure actuelle est que les banques centrales n’ont pas normalisé leur bilan depuis 2009. Elles essaient, mais en sont encore loin. Si nous avions une autre crise demain, et qu’on devait lancer QE4 et QE5, comment serait-ce possible alors que le bilan dépasse déjà 4 000 milliards $ ? Il faudra se tourner vers le FMI, les DTS ou l’or.

Ensuite, si vous retournez à l’étalon-or, vous devez obtenir le juste prix. Les gens disent qu’il n’y a pas assez d’or pour soutenir un étalon-or. C’est n’importe quoi. Il y a toujours assez d’or, c’est juste une question de prix. Prenez le Japon, l’Europe, la Chine et les États-Unis – les quatre économies majeures – leur M1 est d’environ 24 000 milliards $. Un adossement à l’or de 40% représenterait 9 600 milliards $. Officiellement, il y a environ 33 000 tonnes d’or dans le monde. On divise donc 9 600 milliards par 33 000 tonnes et on obtient environ 10 000 $ l’once. Un étalon-or à un prix inférieur serait déflationniste. Il faudrait réduire la masse monétaire. C’est l’erreur qui a été commise en 1925. Cela a contribué à la Grande Dépression, et ce n’était pas à cause de l’or, mais parce qu’ils se sont trompés de prix. Donc, pour revenir à un étalon-or sans causer une autre dépression, il faudrait avoir un prix de l’or aux alentours de 10 000 $ l’once.

Silverstein : Ce serait en cas de grande crise, de scénario catastrophe ?

Rickards : Bien sûr, mais nous en avons régulièrement vécu. En 1987, le marché boursier a chuté de 22% en un jour. Cela équivaudrait à plus de 4 000 points Dow. Si le Dow perdait 400 points, on ne parlerait que de ça. Alors imaginez une baisse de 4 000 points. En termes de pourcentage, c’est ce qui s’est passé en 1987. En 1994, vous avez eu la crise de la tequila mexicaine. 1997-98 : Asie, Russie et Long-Term Capital Management. 2000 : la bulle dot com. 2007 : hypothèques. 2008 : Lehman, AIG. Ces choses arrivent régulièrement. Je ne dis pas que cela se produira demain, mais nous ne devrions pas être surpris si c’est le cas.

Si cela arrive, quelle est la fonction de réponse ? Parce que là encore, les banques centrales… En 1998, Wall Street a renfloué un fonds spéculatif. En 2008, les banques centrales ont renfloué Wall Street, mais en 2018, qui va renflouer les banques centrales ?

Silverstein : Quel facteur, selon vous, est le plus inquiétant à l’heure actuelle ? Lequel indique une crise ?

Rickards: L’échelle du système. J’utilise la théorie de la complexité. Je rejette à peu près tous les modèles standard, car ils ne reflètent pas la réalité. Juste un modèle d’équilibre général classique, des marchés efficients, des mouvements continus et lisses des prix, la courbe de Phillips, Black-Scholes – je suis un ami de Myron Scholes, et il m’a beaucoup appris, mais il y a beaucoup de défauts dans ce modèle. Rien de tout cela ne reflète la réalité.

Ce qui reflète très bien la réalité, c’est la théorie de la complexité, qui vient de la physique. Elle a eu du succès dans de nombreux domaines, dont la climatologie, la sismologie et de nombreux autres systèmes dynamiques. Elle est peu utilisée en finance, sauf par quelques personnes. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, mais je suis le premier à l’avoir appliqué aux marchés financiers. Quand vous regardez les marchés financiers sous l’angle de la théorie de la complexité, vous vous demandez « quelle est l’échelle du système ? ». L’échelle est juste un mot fantaisie pour la taille. Quelles mesures utilisez-vous ? Si vous regardez la dette totale, la valeur notionnelle brute des produits dérivés, la concentration des actifs dans les cinq plus grandes banques, quel pourcentage du total des actifs des cinq plus grandes banques sont interconnectés ? Ce que vous voyez est un système densément connecté et fragile, susceptible de s’effondrer à tout moment.

Silverstein : Est-ce la raison pour laquelle nous avons été si surpris par la crise de 2008, à cause de la complexité et l’effet de levier ?

Rickards : C’est une excellente question. Je donnais des conférences en 2005-2006, disant que la crise était imminente. Je n’ai pas dit qu’il s’agirait de prêts hypothécaires le 8 août 2007, mais cela se reproduira à nouveau. J’étais aux premières loges lors du renflouement de Long-Term Capital Management; en tant qu’avocat général, j’ai négocié le plan de sauvetage. J’étais dans la salle avec le Trésor, la Fed, les responsables des 14 grandes banques, un groupe d’avocats, et nous avons failli fermer tous les marchés du monde. Nous avons finalement obtenu 4 milliards $, nous avons renforcé le bilan et Wall Street a pris le relais. Cela s’est dénoué en un an, mais c’était vraiment très serré.

Ce n’était vraiment pas une surprise. En septembre 2007, je leur ai dit quoi faire. C’était un an avant Lehman. Souvenez-vous que la crise avait déjà commencé en août 2007. En septembre, le secrétaire Paulson a proposé un « superfonds » de sauvetage censé garantir la solvabilité des véhicules d’investissement spéciaux (SIV). Le plan a été abandonné. Je suis allé voir le Trésor et j’ai dit : « Écoutez, cette crise va s’aggraver, voici ce qu’il faut faire : appeler tous les hedge funds, dites-leur de vous donner toutes leurs positions sous forme lisible par machine, mettez-les dans une matrice, engagez IBM Global Services ». On m’a complètement ignoré. C’était facile à voir venir. Je vois cela revenir. Je ne dis pas demain, peut-être même pas l’année prochaine, mais plus tôt que tard, et il n’y aura rien de surprenant.

Silverstein : Je vois où était la complexité en 2008, et il semble que beaucoup de choses ont été nettoyées quand tout s’est effondré. Où est la complexité maintenant ?

Elle n’a pas été nettoyée, elle a été déplacée. L’endettement des ménages est beaucoup plus raisonnable aujourd’hui. Le ratio dettes/fonds propres des ménages semble bon. Cela s’explique en partie par la hausse de la bourse et de l’immobilier, qui augmente le dénominateur de la fraction. La situation s’est améliorée, mais les bilans des banques centrales sont bien pires. La Fed a un effet de levier de 115:1, avec un décalage des échéances. Cela ressemble au pire fonds de couverture jamais vu.

J’ai eu l’opportunité de discuter avec un des membres du Conseil des gouverneurs, à l’occasion d’un évènement. Je l’ai un peu titillé en lui disant : »Vous êtes parfois insolvables, selon le niveau des taux d’intérêt, parce que vous avez tout ces bons du Trésor à 10 ans ». Elle a répondu : « Non, nous ne le sommes pas ». J’ai dit : « Je crois que si. » Elle répliqua : « Peut-être, mais ça n’a pas d’importance. » Voici donc un gouverneur de la Réserve fédérale qui me dit que l’insolvabilité de la Fed n’a pas d’importance.

Silverstein : Est-ce vrai ?

Rickards : Je pense que oui. Les théoriciens monétaires modernes pensent que ça n’a pas d’importance. Ils ne verraient aucun problème à porter le bilan de la Fed à 8 000 ou 12 000 milliards $. Pourquoi ne voulons-nous pas des déficits plus importants, monétiser la dette, la ranger dans le bilan de la Fed ? Peu importe, tout va bien. Tout va bien jusqu’ à ce que la confiance se brise et que les gens regardent autour d’eux. C’est un peu comme si on se réveillait d’un rêve : « Oh, vous avez un effet de levier à 200:1, vous êtes insolvables à la valeur du marché ». Vous perdez alors confiance dans le dollar et vous voulez sortir du dollar. À ce moment-là vous vous dîtes : « D’accord vous pouvez me payer en dollars, mais je vais acheter des terres, de l’art, de l’or, de l’argent, puisque la vitesse de circulation de la monnaie accélère presque nulle part, et l’inflation décolle. En passant, c’est exactement ce qui s’est passé dans les années 1970. En 1977, les Etats-Unis ont dû émettre des obligations libellées en francs suisses. Il y avait des bons du Trésor libellés en francs suisses, appelés les « obligations Carter », parce que les gens ne voulaient pas de dollars. Ça peut mal tourner, du jour au lendemain.

Silverstein : La Fed est dans une situation délicate. Y a-t-il un moyen de s’en sortir ?

La Fed essaie de normaliser le bilan, c’est-à-dire ramener le bilan à environ 2 000 milliards $. Il dépasse les 4 000 milliards $. Cela diminue un peu, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. En 2008, le bilan était à 800 milliards $. La Fed doit aussi normaliser les taux d’intérêt, ce qui signifie passer de 1% à 3-3,25%. La question est de savoir comment faire. La Fed tente d’augmenter ses taux d’intérêt de 25 points de base, tous les mois de mars, juin, septembre et décembre jusqu’en 2019 pour atteindre environ 3,5% et faire baisser le bilan. Ils vont le réduire de 50 milliards $ par mois d’ici la fin de l’année prochaine, ce qui est beaucoup.

Selon certaines estimations, cela équivaut à une hausse d’un point de pourcentage du taux, car c’est une forme de resserrement – vous réduisez la masse monétaire. Vous réduisez la base monétaire. La question est de savoir pourquoi ils le font. Pourquoi le font-ils dans une économie relativement fragile ? La réponse est qu’ils se préparent à la prochaine récession. Ils veulent à nouveau exécuter la stratégie, qui est de réduire les taux et de lancer les QE4 et QE5. Comment se préparer à la prochaine récession sans provoquer la récession que vous vous préparez à guérir ? C’est la finesse, c’est le problème, et je ne pense pas qu’ils puissent le faire.

 

Source originale: Business Insider

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Publié par le 7 décembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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« Selon UBS, en cas de crise, les banques centrales devront baisser leurs taux à -5 % »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une étude sur les risques économiques, les prévisions de croissance mondiale, région par région qu’a publié la banque UBS la semaine dernière.

Cette étude a fait assez peu de bruit et n’a pas été franchement relayée, ce qui est bien dommage. Bon, d’un autre côté, elle fait plus de 200 pages, ce qui en fait un pavé à lire, mais pas qu’un pavé de lecture puisqu’il y a quelques réflexions qui constituent en elles-mêmes autant de petits et gros pavés dans la mare !

Plus de marges de manœuvre monétaire !

“Selon une étude d’UBS, la marge de manœuvre des instituts d’émission est réduite pour affronter une prochaine récession même faible. Celle des gouvernements s’est légèrement améliorée.”

On parle ici pour les gouvernements de “moyenne”, et si les finances de l’Allemagne se sont effectivement améliorées, et que les autres ne se sont pas plus “dégradées”, cela veut dire que globalement nous avons une très légère amélioration, mais vous voyez bien qu’il n’y a pas de quoi sabler le champagne ni même lancer un feu d’artifice pour fêter une nouvelle qui n’est pas si bonne que cela.

Pour les grandes banques centrales, là c’est encore pire, et vu les injections monétaires déjà réalisées, la grande banque UBS estime que les marges de manœuvre sont quasi nulles et qu’il faudrait, pour obtenir des résultats, baisser les taux d’intérêt à -5 % afin de réussir à stimuler l’économie.

Des taux à -5 %, cela veut dire décréter la consommation obligataire !

Appelez cela consommation, investissement ou dépense, peu importe, mais avec des taux à -5 %, cela veut dire qu’en 10 ans, cette taxe sur l’épargne amputerait votre fortune d’environ 50 % (ce n’est pas mathématiquement tout à fait cela, mais c’est l’idée). Si l’on vous laisse le choix entre perdre votre argent sous forme de taux négatifs ou consommer, arrivé à un certain niveau de taux négatifs, nous allons tous préférer comme agent économique acheter n’importe quel truc à n’importe quel prix qui peut nous être utile plutôt que de perdre notre argent.

Pourtant, derrière ce raisonnement logique d’agent économique embarqué dans une situation hallucinante, j’espère que vous avez vu l’aberration totale de ladite situation !!

Un système tellement à bout qu’il doit rendre la dépense obligatoire !

C’est cela qu’il faut comprendre dans cette remarque d’UBS, une grande banque du système et par le système et qui finance le système économique marchand tel qu’il est conçu.

Nous ne pouvons pas dépasser cette idée de “croissance” économique où, chaque année, il faut faire plus que l’année d’avant car si ce n’est pas le cas, alors tout le système d’endettement bâti s’effondre.

D’un côté, on vous explique, dans la plus immense des hypocrisies, qu’il faut prendre soin de l’environnement blablablabla et de l’autre, on vous explique qu’il faut plus de croissance, quitte à vous forcer à consommer pour faire tourner à vide ce système absurde.

Finalement, il n’y a pas plus écologiste que la décroissance.

Il n’y a pas plus écologiste que la déflation économique, que les récessions qui font beaucoup plus pour le ralentissement de la consommation, de la production, et donc de la pollution que n’importe quelle politique stupide à la Hulot et consorts.

La réalité c’est que nos dirigeants n’ont pas la moindre idée de la façon dont il serait possible de piloter un changement de système sans faire effondrer le système précédent.

Le problème auquel nous sommes confrontés, c’est qu’ILS ne savent pas comment mener une transition d’un système mourant à un système qu’il faudrait faire naître.

Il est donc fort probable que l’on finisse par un énorme plantage collectif lorsque le système lui-même buttera sur toutes les limites physiques de la planète, sur la disponibilité des ressources.

Nous y sommes presque.

La prochaine crise sera passionnante à vivre et à suivre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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