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Donald Trump mène-t-il délibérément le monde à la crise financière ?

Donald Trump mène-t-il délibérément le monde à la crise financière ?

Alors là, excellente question ! Et la réponse est évidente : Comme je l’ai toujours dis, Trump n’est qu’un pion de l’élite mondialiste dont le but est de déstabiliser la planète pour créer les conditions d’un changement de paradigme au niveau mondial . C’est pourquoi je pense que le semblant de démondialisation auquel on assiste mènera vers encore plus de mondialisme . Et tout le monde le voit bien, ça saute aux yeux que trump accroît les risques (géo) politiques et économiques mondiaux . Trump et la Fed, c’est au final le même combat : ils mènent délibérément le monde vers une crise financière, … vers une crise globale tout court . C’est sont des rouages clefs, produits par le « Système » (avec un grand S, aka les élites), dont le « travail » est de faire dérailler le système actuel, pour qu’un nouveau puisse émerger . Trump est là pour semer la zizanie – pour une raison simple : du chaos naît l’ordre . Un nouvel ordre mondial . Z  

D’abord parce qu’au début, il ne pouvait pas faire autrement, en voulant Make America Great Again : l’activité économique américaine était déjà au-delà de ce qu’on pensait être ses limites. De fait, en forçant l’économie américaine par la baisse de la fiscalité et la montée des dépenses publiques, il crée une bulle boursière, puis une inflation salariale, qui font toutes deux monter les taux courts et longs américains. Ensuite, la montée des taux longs se répand dans tous les marchés et fragilise partout les croissances, les bourses et les entreprises endettées en dollars, notamment dans les pays émergents.

Ce sera donc la crise mondiale.

Ensuite parce, maintenant, il se dit que cette issue financière tragique est devenue sa meilleure carte. Elle fait en effet des États-Unis l’économie, à la fois, la meilleure et la plus sûre. Make the Dollar  Great Alone, Make America Safe Alone ! En forçant l’économie américaine, Donald Trump creuse en effet les écarts entre elle et les autres, plus ses pressions directes pour réduire les déficits extérieurs américains avec le Mexique, le Canada, le Japon, en attendant la Chine, puis la zone euro (en fait l’Allemagne). Il augmente en même temps les risques de certains pays émergents avec ses interventions plus directement politiques contre la Turquie, l’Iran ou encore le Venezuela. En ligne de mire permanente, il a la Chine. Il veut la faire décélérer, en contraignant ses exportations aux États-Unis, en faisant monter son taux de change, en la poussant à faire plus de crédits à ses entreprises publiques, souvent de piètre qualité, pour maintenir sa croissance et son emploi, et sauvegarder ainsi sa paix sociale. En fait, Donald Trump veut des États-Unis plus capitalistes et efficaces, ses ennemis (Venezuela, Iran, Turquie) en crise sociale  et son concurrent mondial chinois plus communiste que jamais. Il fragilise ainsi la Chine de l’intérieur et la fait servir, à l’extérieur, de repoussoir.
La stratégie trumpienne est ainsi faite qu’elle accroît les risques politiques mondiaux, à partir d’une base boursière, Dow Jones et surtout Nasdaq. Elle commence par un soutien à la bourse, alors qu’elle était déjà haute, parce qu’il sait bien comment elle fonctionne : au profit futur, et surtout qu’elle est l’outil le plus réactif de tous. Cette stimulation boursière passe  par la baisse des impôts, puis par la réduction des contraintes et régulations, notamment bancaires et écologiques, enfin par l’ouverture violente des marchés extérieurs et la protection du marché intérieur, avec la renégociation des traités commerciaux.
Au total, la croissance américaine atteint actuellement un rythme annuel de 4,2%, alors qu’on pensait qu’elle devait être plutôt de 2,5%, puis de 2,8%, puis de 3% ces derniers mois. Une étude du Trésor français d’avril 2016 (Trésor-Éco n°169) pensait même à une croissance potentielle entre 1,7-2%, contre 2,5 % avant l’entrée dans la crise ! Cette étude imputait, pour environ 40 %, la baisse de croissance potentielle au recul de l’investissement. Elle notait que « cet impact est à relativiser étant donnée la ré-accélération récente de l’investissement : la contribution du capital à la croissance potentielle devrait ainsi retrouver, voire dépasser son niveau pré-crise à partir de 2016. » Mais, même si l’investissement est reparti à la hausse, il n’a jamais atteint ni son niveau, ni encore sa tendance, d’avant crise. Nous sommes donc dans une autre situation.
La bourse, avec l’effet patrimoine, est en effet l’outil trumpien de dopage économique par excellence : les ménages et les entreprises se sentent plus riches. Les marchés financiers sont en hausse depuis le 9 mars 2009, soit bientôt 3 500 jours, un rally sans exemple historique. Une situation même miraculeuse puisque, même si le dernier chiffre de création d’emplois (134 000 en septembre) est plus faible que les précédents (270 000 en août), sans doute en liaison avec les cyclones, le taux de chômage s’inscrit à 3,7% (le plus bas depuis un demi-siècle), avec une hausse du salaire horaire de 2,8% et une inflation de 2%, hors produits agricoles et alimentaires et énergie ! Le plein emploi sans beaucoup d’inflation !
La stratégie trumpienne tient donc sur la hausse anticipée des profits, même si Jeff Bezos décide de faire passer à 15 $ le salaire minimal dans son entreprise, ce qui est obligatoire (pour lui) face à la pénurie de personnel et soutient aussi la demande, avec des consommateurs plus optimistes que jamais ! Certes, le prix du pétrole monte aussi, la Russie et l’Arabie Saoudite ne semblant pas favorables à produire plus. Certes, les rachats d’actions embellissent le paysage. Certes, les hausses de taux courts (2,1%) et longs (3,1%) vont rendre cette politique plus onéreuse.
Certes, les risques géopolitiques sont là aussi, et les élections intermédiaires américaines approchent. Mais les marchés américains montent et ceux des autres pays développés baissent. Certes, les valorisations boursières sont très élevées pour les valeurs technologiques, mais à 21 fois les profits du S&P elles ne sont qu’à 7% au-dessus de la moyenne des trois dernières années : toutes les « bonnes raisons » s’ajoutent pour continuer. Certes, Jerome Powell, le patron de la Banque centrale américaine vient de préciser qu’il ne se précipiterait pas au chevet de la bourse si elle devait corriger. Certes, les marchés se disent qu’elle pourrait baisser de 25%, mais en cas de crise où aller… sauf aux États-Unis ! En cas d’inquiétude, le vrai marché, sûr et liquide reste en effet celui des bons du trésor américain (le marché japonais ne rapporte rien et l’allemand est trop étroit). Donc les taux longs américains baisseraient – ce qui soutiendrait la bourse !
Pourquoi donc Trump conduit-il le monde à la crise ? Parce qu’il est sûr d’y perdre moins que tous les autres, autrement dit d’y gagner !

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Publié par le 8 octobre 2018 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Pensez vous que la science sauvera le monde ?

Alors vous pensez que la science sauvera le monde ? Vous en êtes sûr ?

Jean pierre Petit avait déjà soulevé le problème, et j’en ai parlé dans pas mal d’articles . C’est toute la méthodologie de la science moderne qu’il faut revoir, rien de moins . La plupart des études ne sont pas fiables . Les erreurs ne peuvent même pas être corrigées et atterrissent dans le corpus de la science officielle, avec les gardiens d’une pensée unique de la science officielle qui règnent en haut de la pyramide de ceux qui examinent et qui « filtrent » les publications .  Ce qui « rend presque impossible la publication d’idées novatrices » . Vous voyez un peu le schmilblick … Constat très alarmant ! Z 

Par Ugo Bardi

Je comprends qu’en publiant ce billet, je peux donner des munitions à la foule anti-science. Mais nous ne pouvons pas nous cacher dans une tour d’ivoire et dire aux gens que la science est parfaite telle quelle. Nous avons besoin de réformes profondes dans la façon de faire de la science.

En Italie, nous avons un terme pour ceux qui s’engagent dans une tâche beaucoup trop grande et trop difficile pour eux. Nous les appelons « l’armée Brancaleone » (Armata Brancaleone), un terme qui vient du titre d’un merveilleux film italien de 1966 où un chevalier italien autoproclamé tente de diriger une armée de combattants incompétents. Les tristes conditions de la science de nos jours me font parfois penser à l’histoire de l’armée de Brancaleone.

« Qu’est-ce que la vérité ? », ces mots célèbres ne viennent pas d’un scientifique mais d’un homme politique, Ponce Pilate, gouverneur de Palestine à l’époque romaine. En tant que politicien, Pilate savait très bien comment la vérité pouvait être tordue, étirée, tranchée, cuite, aromatisée et réarrangée de plusieurs façons afin d’être vendue aux gens. Les choses ne sont pas différentes, aujourd’hui. En politique, la vérité est ce que vous percevez comme vrai. Après tout, n’est-il pas vrai que nous pouvons créer notre propre réalité ? (Un fonctionnaire du gouvernement américain aurait dit cela au moment de l’invasion de l’Irak, en 2003.)

Finalement, l’Empire romain est mort noyé dans ses propres mensonges, c’était un effondrement épistémologique. Quelque chose de semblable peut nous arriver : nous ne pouvons pas continuer longtemps à ignorer la réalité, croyant que nous pouvons fabriquer la nôtre, et tromper tout le monde dans le processus.

Mais qu’en est-il de la science ? La science n’est-elle pas capable de nous dire ce qu’est la réalité selon sa « méthode scientifique » très prisée ? En principe, oui, mais la science est loin d’être une parfaite machine à rechercher la vérité. Les attaques que la science reçoit de toutes parts ont une certaine justification : en tant que scientifiques, nous ne pouvons pas prétendre pouvoir sauver le monde si nous ne nettoyons pas d’abord devant chez nous.

Un élément critique du ventre mou de la science moderne est le processus appelé « examen par les pairs ». Si vous n’êtes pas familier avec cette procédure, laissez-moi vous l’expliquer. L’idée est que lorsque les scientifiques veulent diffuser les résultats de leurs études sous la forme d’un « article », ils le soumettent à une revue « peer-reviewed », (évaluée par les pairs). Leur manuscrit sera envoyé à un certain nombre (généralement 2 ou 3) d’évaluateurs anonymes – des scientifiques travaillant dans le même domaine – qui recommanderont le rejet ou la publication et, dans ce dernier cas, avec des changements pour améliorer le document. (pour plus de détails, voir cet excellent article de Jon Tennant).

Jusqu’à présent, tout va bien : si tout le monde fait de son mieux pour accomplir le travail de révision, le processus pourrait donner de bons résultats. Et, en effet, l’examen par les pairs est censé être l’« étalon-or » de la science. L’accusation typique que les climatologues adressent à leurs critiques est que leurs articles ne sont pas examinés par des pairs : ils sont souvent publiés dans des blogs à motivation politique, et ils n’ont pas la rigueur des vrais articles scientifiques. C’est souvent un point de vue correct, la science du climat est aujourd’hui l’un des domaines scientifiques les plus avancés et les plus vitaux, et les critiques qui lui sont adressées sont normalement de mauvaise qualité et politiquement biaisées.

Mais il y a un problème : il y a beaucoup de choses qui peuvent mal tourner avec l’examen par les pairs. Tout d’abord, cela n’empêche pas la mauvaise science de s’infiltrer. Il est toujours possible, avec un peu d’effort et de patience, de trouver une combinaison favorable de critiques et de rédacteurs en chef et d’arriver à publier dans une revue sérieuse un article qui n’est pas parfaitement correct. Cela s’est produit et certains cas sont vraiment scandaleux. Vous pouvez voir celui-ci, par exemple, où les auteurs ont sorti de nulle part une toute nouvelle physique nucléaire basée sur des preuves expérimentales pour le moins bancales, et tout cela afin d’expliquer des phénomènes qui avaient d’autres explications, parfaitement valables.

À ce stade, préparez-vous à une surprise : les revues scientifiques n’ont AUCUN moyen de remédier à une erreur. Une fois qu’un article est publié dans une revue à comité de lecture, il est inscrit dans le corpus de la « science officiellement approuvée ». À moins qu’il ne s’agisse d’escroqueries évidentes, comme le plagiat ou de fausses données, le fait que la plupart des scientifiques sur le terrain pensent que le document est erroné n’est pas suffisant pour qu’il soit retiré. Le mieux que les autres scientifiques peuvent faire est de soumettre un commentaire aux rédacteurs – qui seront généralement aussi heureux de le publier qu’ils sont heureux de voir leur dentiste. Ensuite, les auteurs du document commenté pourront soumettre leurs contre-commentaires et l’ensemble du processus ne servira qu’à leur donner plus de visibilité – et c’est exactement ce qui s’est passé avec le document dont je vous parlais.

De l’autre côté du processus d’évaluation par les pairs, le filtre rend presque impossible la publication d’idées novatrices, surtout pour les jeunes chercheurs. Les réviseurs sont un groupe auto-sélectionné, souvent formé de messieurs âgés, dont l’objectif principal semble être de s’assurer que rien de ce qui contraste avec leurs opinions ne passe à travers le filtre. Et je ne parle pas du processus incroyablement lent, long et frustrant de traiter avec des examinateurs qui n’ont rien compris de votre travail, mais qui pensent néanmoins qu’ils peuvent le démolir et même s’en moquer. Les critiques peuvent toujours réussir à transformer un papier parfaitement bon en un pâle brouillon juste parce qu’ils veulent y peser de tout leur poids. Le pire, c’est quand ils ne seront pas heureux tant qu’ils n’auront pas imposé leur point de vue aux auteurs, les forçant à écrire le document comme ils le souhaitent (les réviseurs).

Qu’en est-il des normes dans l’examen ? Encore une fois, préparez-vous à une surprise : il n’y en a pas, zéro, zéro, zéro, zéro, zéro, nul. Tout le processus se déroule dans le secret, les auteurs ne savent pas qui est la personne qui a obtenu le droit d’abuser d’une position d’anonymat confortable, il n’y a pas de norme pour savoir quel type de critique est supposé être acceptable ou non, ni quel type de réfutation est supposé être acceptable ou non. Les rédacteurs en chef peuvent faire ce qu’ils veulent avec cette soumission et, normalement, il n’y a pas de procédure qu’un auteur puisse suivre pour protester contre ce qu’il considère comme un traitement injuste de son article.

Maintenant, assigneriez-vous à quelqu’un le travail de – disons – concevoir un avion sur la base de cette méthode d’examen ? Voudriez-vous l’utiliser une fois qu’il sera construit ? Donc, si vous êtes un scientifique, pensez-vous que vous pouvez sauver le monde de cette façon ? Et l’examen par les pairs n’est pas le seul problème de la science moderne.

Heureusement, la science n’est pas encore l’escroquerie qu’elle est accusée d’être, par exemple, par ceux qui rejettent la science du climat. Mais si nous ne faisons pas quelque chose rapidement pour nous améliorer, nous risquons de voir la science perçue par tout le monde comme une escroquerie. Et n’avons-nous pas dit qu’en politique, la vérité est ce que vous percevez comme étant vrai ?

Cet article s’inspire d’un article de Jon Tennant. et d’un article de Jem Bendell.

Ugo Bardi

Source CassandraLegacy

Note du Saker Francophone

 L’auteur oublie ou passe aussi sous silence le financement de la recherche. Comme pour le journalisme, l’auto-censure doit y régner en maitre. Qui va jouer sa carrière et ses financements sur un travail en contradiction frontale avec la doxa politico-financière du moment ? Le mème du moment, c’est le réchauffement climatique. Si vous abondez, vous avez de l’argent ; si vous êtes critique, plus de sous, comme les journalistes qui se retrouvent privés d’antenne. Pute ou chômeur …

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Publié par le 7 octobre 2018 dans Education - information, général, Sciences

 

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La menace d’une nouvelle crise financière plane sur l’Italie, et sur le monde …

La situation est devenue assez chaude en Italie, L’Europe se penche sur le cas italien pour éviter le déclenchement de la prochaine crise financière mondiale :

Tout ça va se jouer dans les jours qui viennent. Après la journée catastrophe sur les marchés financiers et un week end de réflexion, les banquiers internationaux cherchent en effet toutes les solutions possibles pour empêcher l’Italie d’entrainer l’Europe dans une nouvelle crise financière.

Tous les milieux financiers appréhendent la semaine qui vient de s’ouvrir.
Vendredi, tous les marchés ont très mal réagi à la décision du gouvernement italien d’aller au bout de ses promesses électorales. *

Acte 1 : le gouvernement a fini par proposer un projet de budget en déficit de 2,9 % alors que l’Italie était jusqu’alors calée sur une ligne inférieure à 2%.

La coalition des partis antisystème (le mouvement 5 Etoiles et la Ligue) a donc gagné son bras de fer contre le ministre des Finances qui, lui défendait une position plus rigoureuse dans le respect des engagement pris avec l’Union européenne.*
Cette décision a été immédiatement perçue comme une agression envers l’Union européenne et le système bancaire internationalD’autant que tout le monde sait que le mouvement 5 Etoiles a la ferme intention de revenir sur la gestion sociale et de proposer des baisses d’impôts et des augmentations de prestations sociales sur le chômage, la maladie et les retraites. Parallèlement, le gouvernement a le projet de lancer des investissements importants sur les grands équipements de transport, routes, autoroutes, tunnels et ponts. 

Les prochains jours vont être cruciaux, mais ça m’étonnerait que la coalition revienne en arrière : ça promet ..

Le projet de budget italien, annoncé jeudi, devra être remis à la Commission européenne pour examen complet le 15 octobre. Tout rejet par l’UE pourrait provoquer une volatilité accrue du marché, mettant le processus budgétaire en suspens et conduisant potentiellement à une autre crise de la dette et / ou politique, ce qui pourrait bien entrainer l’Europe et le monde dans une nouvelle crise financière.

Les taux se tendent (ici la référence, le 10 ans), ce qui impact directement la dette du pays, au moment de l’annonce de ces mesures coûteuses qui vont donc être très dure voir impossible à financer, et on s’attend  cette semaine à ce que les agences de notation dégradent l’Italie, ce qui ne fera qu’accroitre encore plus la pression sur les taux d’intérêt. 

 

 
 

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Les États-Unis tentent de pousser le monde vers une guerre économique, selon Erdogan

Recep Tayyip Erdogan

L’administration des États-Unis pousse le monde vers une guerre économique, a déclaré le Président turc Recep Tayyip Erdogan dans un article pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le gouvernement des États-Unis multiplie ses efforts en vue de pousser le monde vers une guerre économique, a écrit Recep Tayyip Erdogan dans un article publié par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

«En particulier, l’approche actuelle, unilatérale et irresponsable du gouvernement des États-Unis conduit de plus en plus notre monde vers une période de guerre commerciale impitoyable qui nuira à toutes les parties concernées», a-t-il relevé.

De l’avis de M.Erdogan, l’Allemagne et la Turquie devraient unir leurs forces avec d’autres États responsables pour prendre des mesures visant à prévenir de futurs conflits commerciaux destructeurs.

Du 27 au 29 septembre, M.Erdogan effectuera une visite en Allemagne sur l’invitation du Président allemand Frank-Walter Steinmeier. Vendredi et samedi, des négociations avec la chancelière Angela Merkel sont prévues. Le Président turc participera également à un dîner d’honneur organisé par son homologue allemand dans sa résidence, le château de Bellevue.Cette visite sera la première visite officielle du Président turc en Allemagne depuis sept ans.

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Publié par le 27 septembre 2018 dans général, International, économie, Politique

 

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Quand les marins de l’Egypte ancienne ont découvert que le monde n’était pas plat, personne n’a écouté

Quand les marins de l’Egypte ancienne ont découvert que le monde n’était pas plat, personne n’a écouté

Le premier navire à faire le tour de l’Afrique est parti d’Égypte vers 600 avant JC. Leur seul but était de trouver un autre chemin vers le détroit de Gibraltar. Mais en regardant le ciel, ils ont découvert quelque chose qu’ils n’avaient jamais imaginé : les premiers indices que le monde n’était pas plat, mais rond.

Lorsqu’ils ont atteint la pointe sud de l’Afrique et ont commencé à naviguer vers l’ouest, les marins ont rapporté chez eux qu’ils avaient remarqué que la position du soleil avait changé dans le ciel. Il se leva et se coucha au nord plutôt qu’au sud.

C’était un petit détail – mais pour une civilisation qui croyait que le monde dans lequel elle vivait était plat, c’était une découverte qui remettait en question tout ce qu’elle croyait comprendre de son monde. Et c’était une découverte si radicale que la plupart des gens refusaient d’y croire.

Le voyage du pharaon Necho II autour de l’Afrique

Le pharaon Necho II ordonna une expédition autour de l’Afrique. Il gouverna la nation entre 610 et 595 av JC, pendant une période incroyablement dangereuse. À l’est, le roi babylonien Nabuchodonosor II menait une guerre dont tous les Égyptiens savaient qu’elle allait bientôt se répandre dans leur propre pays. C’était un combat que les Egyptiens étaient destinés à perdre.

Il est très peu probable qu’en ces temps dangereux, l’expédition de Necho II autour de l’Afrique ait été conçue comme un simple voyage de découverte. Il vivait dans une époque désespérée ; chaque geste qu’il posait visait à protéger son peuple de la menace babylonienne.

Statuette en bronze agenouillée du roi Necho, vers 610-595 avant JC.

Statuette en bronze agenouillée du roi Necho, vers 610-595 avant JC.

Il avait déjà essayé de creuser un canal massif du Nil à la mer Rouge, espérant l’utiliser pour construire une flotte navale qui pourrait repousser Nabuchodonosor. Il abandonna cependant lorsqu’un prêtre le convainquit que son projet incroyablement ambitieux ne ferait qu’aider les Babyloniens à attaquer.

Il n’y a aucun dossier expliquant exactement pourquoi Necho II a décidé d’envoyer un navire naviguant en Afrique, mais il a envoyé ses hommes presque immédiatement après avoir abandonné son projet de canal. Probablement, il voulait trouver un moyen d’envoyer des navires de guerre qui pourraient bondir inopinément sur les Babyloniens.

Peinture d’un navire égyptien. Tombeau de Menna.

Peinture d’un navire égyptien. Tombeau de Menna.

En tant qu’opération militaire, son plan échouerait. L’Afrique était beaucoup trop grande pour qu’une flotte de navires tourne en rond pour une attaque surprise. En tant qu’expédition scientifique, c’était une percée incroyable. Ses hommes allaient faire une découverte inattendue.

Les premiers hommes à contourner l’Afrique

Les hommes sur le navire n’étaient pas égyptiens. C’étaient des Phéniciens, des hommes de la nation qui, à l’époque, avaient la réputation de créer les plus grands marins et explorateurs du monde.

Navire phénicien (hippopotames). Relief du palais de Sargon II à Dur-Sharrukin (aujourd’hui Khorsabad). Louvre.

Navire phénicien (hippopotames). Relief du palais de Sargon II à Dur-Sharrukin (aujourd’hui Khorsabad). Louvre.

Leur plan exigeait beaucoup de résistance. A l’époque, il n’était pas possible de s’approvisionner suffisamment pour nourrir un équipage pendant qu’il faisait le tour de l’Afrique. Au lieu de cela, ils ont décidé d’amarrer leur bateau à chaque saison de croissance, d’installer un campement, de planter de la nourriture et de tenir jusqu’à ce que les cultures soient prêtes.

Ils s’installaient dans une terre inexplorée pendant la moitié de l’année pour y faire pousser des récoltes. Ensuite, ils récoltaient toute la nourriture qu’ils pouvaient, chargeaient leur bateau et repartaient.

Un navire marchand égyptien. Notez la capacité de charge.

Un navire marchand égyptien. Notez la capacité de charge.

Nous savons très peu de choses sur leur voyage. La seule source dont nous disposons sur ce voyage nous vient d’Hérodote, un écrivain grec né 100 ans après leur départ. Les historiens, cependant, ont quelques théories sur ce qu’ils auraient vu.

On pense qu’ils auraient passé leur première année à voyager à travers des terres connues, à descendre la mer Rouge et à traverser Punt, un royaume avec lequel l’Egypte commerçait régulièrement… Mais quand Punt s’est éloigné au loin, ils se seraient déplacés dans une partie du monde inexplorée.

Ici, ils ont peut-être vu des baleines pour la première fois de leur vie. Ils auraient débarqué dans les jungles africaines et semé des cultures. Et c’est ici, nous le savons avec certitude, qu’ils ont vu le soleil se lever dans la mauvaise partie du ciel.

Dans une partie du monde alors inexplorée, les marins ont vu le soleil se lever et se coucher dans la mauvaise partie du ciel. Ce fut l’une des premières indications claires que le monde n’est pas plat.

Dans une partie du monde alors inexplorée, les marins ont vu le soleil se lever et se coucher dans la mauvaise partie du ciel. Ce fut l’une des premières indications claires que le monde n’est pas plat.

Le ciel de l’hémisphère sud

Notre seule source pour cette histoire est un homme qui ne croit pas en cette histoire. Hérodote a écrit :

« Ces hommes ont fait une déclaration que je ne crois pas moi-même, quoique d’autres puissent en dire, à savoir qu’en naviguant vers l’ouest autour de l’extrémité sud de la Libye, ils avaient le soleil à leur droite, au nord d’eux. »

Comparé à ses contemporains, Hérodote était généreux. D’autres écrivains ont complètement rejeté l’idée que le voyage aurait pu être fait. Des penseurs romains comme Ptolémée insistaient sur le fait qu’il était physiquement impossible de contourner l’Afrique. L’Afrique, croyait Ptolémée, était une masse continentale sans fin qui s’étendait aux confins de la terre, sans côte à son extrémité sud.

Une carte du monde grec byzantine selon la première projection (conique) de Ptolémée.

Une carte du monde grec byzantine selon la première projection (conique) de Ptolémée.

Ironiquement, leur incrédulité est la meilleure preuve que c’est vraiment arrivé. Nous savons, aujourd’hui, que la forme de notre planète fait apparaître le soleil au nord quand on est en Afrique australe. Et le fait qu’ils aient été les premiers à en être témoins prouve qu’ils ont vraiment fait ce voyage autour d’un continent massif.

Ils sont rentrés chez eux devant une foule de gens qui les ont traités de menteurs et ont insisté sur le fait que c’était impossible. Mais maintenant, des milliers d’années plus tard, leur histoire a enfin été justifiée. Ils ont été les premiers hommes à voyager en Afrique.

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Publié par le 24 septembre 2018 dans général, Histoire et Paléontologie

 

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Économie : des clignotants partout au rouge dans le monde avant la catastrophe ..

C’est vrai qu’on a reçu un nombre croissant d’alertes d’initiés ces derniers temps sur une gigantesque crise qui pointe son nez et qui risque de dépasser tout ce qu’on a connu jusqu’ici, dont les retombées seront absolument dévastatrices . Ça fait déjà un certain temps qu’on la voit venir cette grande crise, car c’est une évidence, mais les alertes se font de plus en plus nombreuses et pressantes… Quant aux potentiels détonateurs, la liste serait trop longue à énumérer, j’en mentionne chaque jour . Z 

Alors que Macron et les médias sont toujours très optimistes, les clignotants sont au rouge partout dans le monde. Ray Dalio, le fondateur milliardaire de Bridgewater, le plus gros « hedge fund » au monde, vient de déclarer qu’il estime la crise inévitable d’ici deux ans au plus tard. Ray Dalio nous paraît bien timoré en comparant la situation actuelle avec la période 1935-1940 ; il pense trop États-Unis en oubliant les bombes Europe et Japon.

La France continue à s’enfoncer dans les dépenses publiques, qui sont passées de 300 milliards d’euros, en 1991, à plus de 1.200 milliards d’euros aujourd’hui. Alors que la fonction publique représente 5,4 millions d’individus, Macron persiste dans l’usine à gaz inutile du prélèvement à la source et envisage la suppression de 120.000 postes en quatre ans, soit 2,2 %, ce qui correspond au simple non-renouvellement des départs à la retraite.

Le Financial Times reconnaît, aujourd’hui, publiquement dans un article signé par le journaliste John Authers, qu’il a menti en septembre 2008 pour défendre l’intérêt général, car la planète fut à deux doigts d’un effondrement total, en cachant le fait que les banquiers de Wall Street faisaient la queue aux guichets pour retirer leur argent personnel et qu’AIG avait reçu une aide d’urgence de 8,5 milliards de dollars pour payer les CDS (« Credit Default Swap ») qu’elle garantissait.

Madame Danièle Nouy, responsable de la supervision bancaire à la BCE, a mis en garde contre la prochaine crise en raison de la bulle immobilière provoquée par l’effondrement des taux d’intérêt. Elle a pu déclarer à l’agence de presse lettone LETA : « Nous savons avec certitude qu’il y aura une nouvelle crise. Mais nous ignorons quand et pour quelle raison. »

Les déficits américains, au-delà des discours rassurants des médias et de Trump sur la croissance, sont passés sous silence par les médias car ils explosent. Le déficit budgétaire américain devrait être de 1.000 milliards de dollars en 2019 !

« La BCE avance en somnambule vers l’arrêt, en fin d’année, de son programme baptisé QE », a déclaré l’économiste Carsten Brzeski, de chez ING DiBa. Les rachats nets de dette sur le marché vont passer, en octobre 2018, de 30 à 15 milliards d’euros malgré les risques italien, turc, argentin et les tensions commerciales avec Washington. Les taux sont maintenus à zéro et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40 % sur leurs dépôts excédentaires. Quant au bilan agrégé des principales banques centrales dans le monde, il est passé de 12 % du PIB des pays respectifs, en l’an 2000, au chiffre monstrueux de 40 %, ce qui démontre l’épidémie mondialiste généralisée du laxisme monétaire.

L’euro est au bord du précipice puisque, selon le dispositif « Target 2 », qui correspond au paiement entre banques centrales, la Bundesbank détient plus de 1.000 milliards d’euros de créances tandis que l’Italie est débitrice de plus de 460 milliards d’euros, qui ne seront probablement jamais remboursés.

La plupart des banques espagnoles ont déjà perdu la moitié de leur valeur, tandis que la Grèce est en faillite malgré la « fake news » ahurissante que tout va bien. Les prêts à la Grèce ont été reportés à 2032, la Grèce ne payant que les taux d’intérêt, ce qui fut le cas lors de la crise des « subprimes », la crise éclatant lors du remboursement en capital des prêts par les particuliers. La bombe italienne, elle, devient de plus en plus menaçante avec l’augmentation des taux d’intérêt et le programme démagogique du Mouvement 5 étoiles (coût : 115 milliards d’euros).

Quant à Dominique Strauss-Kahn, il vient de déclarer :« Imaginez que demain la Deutsche Bank ait des difficultés. Ce n’est pas les 8 % de capital dont elle dispose qui vont résoudre le problème. »Pendant ce temps, Goushi Kataoka, un membre inconscient du directoire de la Banque du Japon, appelle à encore plus d’assouplissement quantitatif, alors que la politique en vigueur consiste déjà en un taux à court terme de -0,1 % et un taux sur dix ans de zéro !

Selon l’économiste suisse Egon von Greyerz, « il est trop tard ; les gouvernements sont en faillite et il n’est plus possible de réduire les dettes. Tout gouvernement qui essaie de lancer des plans d’austérité se fait immédiatement renvoyer. Les déficits et l’impression monétaire vont s’accélérer, et on sera en route vers une dépression hyperinflationniste. »

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Publié par le 18 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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