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Archives de Tag: la révolution

Eric Hazan, spécialiste de la Révolution : «Ce système vit ses derniers temps»

Ce spécialiste de la Révolution française pense que le mouvement des Gilets jaunes est en train de marquer «la fin de la crédibilité du système parlementaire». Pour Eric Hazan, le système dans lequel nous évoluons «vit ses derniers temps». Selon lui, à l’avenir, l’idée même de gouvernance va devenir «une idée obsolète, caduque». (source)

 
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Publié par le 14 janvier 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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François Boulo, porte-parole des gilets jaunes à Rouen : « l’état d’esprit du pays vient d’être révolutionné, déjà dans les esprits la révolution est faite »

 
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Publié par le 11 janvier 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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« La révolution selon Macron !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le destin est parfois cruel. Le livre programmatique de Macron était intitulé tout simplement « Révolution ». Programmatique, mais aussi presque prophétique.

Comme me le faisait si justement remarquer ma femme devant la TSF lors de la journée de samedi, « tu sais mon chéri, il y a quand même un truc qu’on ne pourra pas enlever à Macron, c’est sa capacité à organiser les plus belles festivités commémoratives de mai 68… » Bon, c’était son moment taquin et cruel. Vous savez, les femmes sont terribles. Bien plus que nous, les hommes, souvent un peu « brut de décoffrage ». La finesse féminine sait appuyer généralement là où cela est douloureux.

D’ailleurs, les femmes de France sont très remontées et très nombreuses sur les barricades.

Bon, où en sommes-nous de cette restauration?

Les mots ont un sens et peuvent être parfois lourds de conséquences.

Il appartient à chacun de faire et dire en ces moments de flottement ce qui lui semble bon et juste pour le plus grand nombre.

Je connais que trop l’histoire pour savoir à quel point les révolutions sont dangereuses et se terminent dans des bains de sang et la création d’une nouvelle caste oligarchique qui remplace celle d’avant… pour recommencer l’exploitation des pauvres gens… comme avant !

La restauration, démocratique, pacifique de l’idée « du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » est une nécessité.

C’est un combat légitime s’il est mené de manière résolument non violente, et la force du mouvement des gilets jaunes est telle qu’il a évidemment la puissance nécessaire pour faire trembler jusqu’à la présidence. Nous y reviendrons.

Le gouvernement a su jouer les risques de morts.

C’est heureux d’ailleurs que nous ne comptions pas de victimes.

Ce qui m’a franchement étonné, c’est le nombre colossal de manifestants avec une mobilisation qui ne faiblit pas malgré une propagande considérable visant à décourager les moins motivés. « N’y allez pas, vous allez tous mourir »… Il va falloir trouver autre chose pour samedi prochain, sinon, il va y avoir beaucoup plus de monde.

Les chiffres cocasses. 1 500 manifestants, 1 750 arrestations…

Gamin, je me souviens de l’exemple de l’URSS. Là-bas, la Pravda, qui était un peu à l’information ce que BFM TV est devenu chez nous au journalisme, expliquait doctement aux populations de l’Union soviétique que jamais la production de blé n’avait été aussi importante, que de nouveaux records venaient d’être battus, et chaque année c’était encore mieux que l’année d’avant. Dans la rue, les Soviétiques, eux, n’avaient du pain qu’une fois par semaine, et encore… en faisant 4 heures de queue !

Bref, nous vivons un instant quasi soviétique.

Si le système médiatique prend ostensiblement les sans-dents pour des imbéciles, le problème c’est que là, ils pilonnent tellement fort que cela se voit.

Nous assistons à des dialogues surréalistes où des journalistes expliquent à un pauvre gilet jaune, qui explique que l’État va privatiser la Française des Jeux ou les barrages EDF ou encore les aéroports de Paris qui gagnent des sous pour renflouer les caisses de l’État, qu’il faut y penser et sans doute ne pas le faire. Réponse du journaliste : « Vous êtes un faux gilet jaune pour savoir tout ça, vous avez une pensée politique, donc vous n’êtes pas un vrai gilet jaune »… Hallucinant. « Un gilet jaune ne sait pas réfléchir »… Systèmes médiatique et politique devenant complètement fous.

Il y avait donc officiellement 1 500 manifestants sur les Champs. 8 000 CRS qui ont interpellé 1 750 personnes. Hahahahahahahhahaha, bienvenue chez Manu-Ubu roi… Je force à peine le trait.

Déni, répression, et… dictature ou démission !

Ce qui se joue ici est une lutte très déterminée du peuple pour restaurer son pouvoir.

L’histoire des taxes sur le gasoil est désormais totalement secondaire. La France est entrée en sécession vis-à-vis de sa classe politique. C’est évidemment aussi dangereux que grave.
Après la phase de déni, la phase où il a fallu tenter de dissuader les gens de manifester, l’État est entré dans une phase de farouche répression.

On fait sortir les blindés, on arrête 1 800 personnes dont la plupart n’ont pas fait grand-chose si ce n’est d’avoir dans un sac à dos de quoi largement se protéger des gaz lacrymo… La justice sera sévère et dure avec essentiellement de bons gars inconnus des services de police. 1 700 ou 1 800 arrestations, et des pillages partout, dans tout notre pays…

Navré de le dire, mais en maintien de l’ordre… il va falloir faire mieux et plus pertinent…

Quand un gouvernement embastille son peuple, nous sommes sur une mauvaise pente qui me rappelle les « zeureslesplussombres » de notre histoire.

À propos de « zeureslesplussombres », quand on filme l’arrestation de masse de 150 gamins, car, ce sont des gamins, les mains sur la tête, alignés contre un mur, attendant l’exécution sommaire, qui heureusement ne viendra pas, nous sommes sur une pente dangereuse.

Très dangereuse.

Ils alimentent de manière irresponsable l’insurrection !

Un gamin qui se tient mal mérite une correction. Inutile d’interdire aux parents la claque au cul et au lit si c’est pour les aligner plus tard à coup de flash-ball contre les murs d’une banlieue défavorisée.

Les humiliations d’aujourd’hui font les insurgés de demain.

Des gilets jaunes chargés alors qu’ils sont assis, pacifiques, c’est une violence subie qui justifiera des violences demain.

Le cycle infernal de la violence. La seule violence légitime est à l’égard des casseurs et des pilleurs.

Pour lutter contre cette insurrection, il faut lui couper ses sources de carburant. Elles sont essentiellement au nombre de deux, et je vais être sympa en donnant le tuyau aux mamamouchis.

Pour gagner la bataille des cœurs, la répression doit rester modérée et pondérée, et adaptée, c’est-à-dire proportionnée. Ainsi elle sera acceptée par les citoyens et sera tolérable pour les forces de l’ordre au long cours.

La deuxième manière d’éteindre le feu, c’est d’introduire immédiatement le référendum dès 500 000 signatures ou tout autre seuil qui se discute, comme en Suisse avec le système de votation… et là, le peuple pourra dire qu’il se sera réapproprié son destin.

Petit bonus, sous forme de primes et sous-sous pour remplir les gamelles et alléger les gabelles.

La répression est intenable dans la durée. Elle ne peut pas constituer le projet présidentiel!

Le gouvernement et les mamamouchis doivent comprendre qu’il n’y a aucune répression qui sera tenable dans le temps. Aucune humiliation de masse n’est souhaitable.

Les Français, très majoritairement, ne veulent pas d’anarchie et restent favorables à l’ordre républicain. L’ordre républicain se doit d’être juste.

Les policiers, les juges, les corps intermédiaires peuvent être complaisants à court terme, le temps de laisser le temps au pouvoir de trouver une solution politique.

À moyen terme, les forces de l’ordre comme les juges cesseront d’embastiller le peuple. Les forces de l’ordre protègent la population. Ils ne sont pas la milice d’intérêts privés.

Les juges rendent la justice au nom du peuple français, formule qui orne chaque jugement. Les mots ont un sens.

La répression ne fonctionnera pas, pas plus que la peur n’a dissuadé les gens de sortir massivement dans la rue.

L’essentiel pour éteindre le feu qui brûle les cœurs, les colères qui enragent le peuple, c’est de rendre le pouvoir (au moins en partie), et d’accepter d’être le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Voilà ce qui serait un message d’apaisement solide et qui constituerait une sortie de crise crédible.

La seule chose que nos dirigeants puissent désormais faire, s’ils étaient pleins de sagesse, serait de se battre pour transformer cette révolution en restauration démocratique et citoyenne en modernisant considérablement des Institutions auxquelles nous sommes collectivement relativement attachés… et en « coconstruisant » la nouvelle démocratie en étant eux-mêmes les politiciens acteurs de ce grand mouvement en marche… J’adore parler comme eux, mais bon, ne soyons pas dupes !

Je crains évidemment que ce ne soit pas le cas. Macron est tellement perçu comme le président de l’oligarchie, faisant la politique de l’oligarchie pour l’oligarchie, que la confrontation risque d’être durable. D’ailleurs Macron n’est pas le seul à « refuser » le changement. Les derniers propos de Ségolène Royal expliquant que cela fera « des souvenirs aux gamins » (de Mantes la Jolie) montre bien le refus de rendre un peu de pouvoir au peuple.

Dans tous les cas, Macron ne peut plus gouverner tel qu’il l’envisageait ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut plus gouverner. Il faut donc se poser la question de la pertinence de sa présence au plus haut sommet de l’État et du sens de son action future à la présidence.

Vers la solution historique de la démission d’un président ?

Tous ceux qui observent vraiment et écoutent réellement ont compris à quel point le niveau de haine était élevé. C’est même du jamais vu. Nous ne parlons plus ici de popularité ou de cote d’impopularité.

Nous parlons de haine, et c’est infiniment plus grave et plus inquiétant et en aucun cas souhaitable pour notre démocratie et nos institutions.

Espérons que le discours du président calmera les esprits et qu’il saura trouver les mots et les propositions qui inciteront les gens à rentrer chez eux.

Si ce n’est pas le cas, alors, la seule solution la plus sage consistera à préparer en bon ordre le retrait du président qui, conformément à la Constitution, laissera le pouvoir au Président du Sénat, Gérard Larcher, un homme d’expérience, peu clivant, plutôt débonnaire et rassurant, amateur de choucroute et de cassoulet qui sera en mesure de préparer et d’organiser de nouvelles élections avec cette fois, un débat, un vrai débat.

S’accrocher à un pouvoir qui confère une autorité qui n’est plus respectée ni même respectable est une mauvaise gestion d’une situation dont nos mamamouchis n’ont pas encore totalement pris la mesure de la profondeur et de la gravité.

Poser la question du maintien de Macron n’est pas une provocation. C’est encore un peu tôt, et je me situe ici dans l’anticipation car si dans les deux semaines qui viennent le mouvement perdure avec la même force, alors c’est cette question qui sera sur toutes les lèvres.

Économiquement, c’est, disons-le sans faux-fuyant, la catastrophe. Même Bruno Le Maire le confirme. Paris était fermé, les commerces aussi dans une grande partie du pays, les pillages ont été nombreux, les dégradations, massives. La France ne pourra pas tenir éternellement de cette façon-là.

Enfin, le JDD a fait part de la dernière fuite du Palais où Macron a confié à ses conseillers… »Quand il y a de la haine, c’est qu’il y a aussi une demande d’amour ».

Certes, mais le pays n’a pas besoin ni d’une cellule psychologique ni d’une psychothérapie générale avec des câlins gratuits. Personne ne croira Jupiter s’il vient jouer la pièce de théâtre du « mais je vous aime ».

Il est important de préciser au président que le peuple risque de demander des « preuves d’amour », et que ces preuves d’amour, c’est a priori plus de liberté et d’autodétermination.

Pour le moment, notre pays est toujours sur la corde raide. Tout peut arriver. Le président peut reprendre le contrôle de la situation… ou pas, tout peut basculer, alors…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour insolentiae

 
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Publié par le 10 décembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Emmanuel Todd : « Le risque majeur pour la France n’est pas la révolution mais le coup d’Etat »

 Selon Todd, face aux Gilets jaunes, le gouvernement cherche le chaos pour provoquer une rupture  

« On peut imaginer que, dans une situation de chaos et d’inquiétude, cette sympathie générale de la population pour le mouvement cède devant la peur du désordre. Et je pense que le gouvernement cherche le chaos pour créer cette rupture. « 

« Je pense que le risque majeur pour la France, ça n’est pas la révolution maintenant, c’est plutôt le coup d’Etat » :

« Je considère que Macron est à l‘offensive dans cette stratégie du chaos… »

 
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Publié par le 5 décembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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« Le principe de subsidiarité pour sortir de l’insurrection et éviter la révolution ! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Il est important de rappeler ce qui se joue collectivement.

Comme il était à redouter, ce qui devait arriver arriva.

C’est, pour le moment, une évidente insurrection. Elle n’est pas localisée aux Champs-Élysées, comme les caméras de médias tellement parisiens et parisianistes peuvent le montrer ou le laisser croire. Elle touche tout le pays. De Toulouse à Marseille, de la préfecture incendiée du Puy-en-Velay à la dévastation qui a frappé la ville de Narbonne.

Il est important de rappeler à tous ce qui se joue, et aux premiers d’entre nous qui président (encore) aux destinées de cette grande nation.

La Révolution de 1789, ce sont des centaines de milliers de morts à l’échelle d’un pays qui, à l’époque, ne comptait évidemment pas presque 70 millions d’habitants.

Une insurrection tourne vite en révolution, et la révolution, si elle peut être séduisante, est évidemment porteuse de grandes violences. Non, pour être plus précis, une révolution violente c’est la certitude d’immenses massacres.

Éteindre l’insurrection ne se fera pas par la répression, mais par une solution politique.

L’État doit d’ailleurs plus redouter 500 000 coléreux soutenus par 80 % de la population que 1 million de cégétistes soutenus par … 1 million de cégétistes ! C’est ainsi que naissent les insurrections qui terminent en révolution.

Par et pour le peuple ? Non, par l’élite et pour l’oligarchie !

L’une des causes profondes de notre malaise collectif c’est évidemment que les politiques menées ne le sont plus pour et par le peuple, mais par les élites contre le peuple.

Il importe peu, d’un point de vue analytique, que ce que je dis ici soit vrai ou faux. Non pas que la vérité n’ait pas d’importance, mais parce que la situation démocratique est vécue et ressentie de cette manière-là par le peuple de France.

Les élites font la politique de Bruxelles.
Les élites font la politique du FMI.
Les élites font la politique des marchés.
Les élites font la politique de la solvabilité.

Peu importent les mots que vous utilisez. Nos gilets jaunes veulent être remis au centre des préoccupations, de la politique et… de l’action publique, de même que les 80 % de Français qui les soutiennent.

Bien évidemment, toutes les violences sont intolérables, mais pour tout vous dire, je n’ai pas trop peur des violences auxquelles nous avons assisté ce week-end. N’imaginez pas un seul instant que je les tolère. Pour le coup, je partage l’avis de Castaner, ministre de l’Intérieur, qui expliquait qu’il fallait protéger les personnes plus que les biens. Les dégâts matériels restent des dégâts matériels. C’est désagréable, parfois très triste, mais cela reste du matériel. Ce qui me fait peur, c’est la montée terrible de cette colère dont j’essaie, avec mes modestes moyens, de prévenir du danger qu’elle représente si elle n’est pas traitée à la racine.

Demain, ou samedi prochain, les fourches sortiront à nouveau. Un jour, il y aura mort d’homme. On pendra les riches ou ceux que l’on croit riches, et comme à chaque fois dans ces moments de l’histoire, c’est le vent de l’anarchie qui balaiera notre pays. Au Puy-en-Velay, le préfet était enfermé à triple tour dans son bureau et refusait d’en sortir. Assiégé. À ce niveau, nous ne sommes presque plus en insurrection, mais bien en révolution.

Les causes sont complexes, multiples, mais comme tous les problèmes, même les plus complexes, si on regarde avec le cœur, comme disait si justement Saint-Exupéry, alors l’essentiel devient visible pour les yeux.

L’essentiel tient en 3 mots.

Par et pour le peuple.

Ces trois mots qui justifient tout, qui expliquent tout et qui sont à la base de toute notre société, ont été oubliés depuis 40 ans par nos dirigeants successifs. Tous.

Le dernier en date, celui qui se fait siffler avenue Kléber, n’est que l’incarnation de la fin d’un processus de négation de la justification de l’action publique.

Le peuple a, depuis des décennies, l’impression de se faire prendre pour un imbécile. Quand il vote non à un référendum, on lui fait un traité sur ce qu’il vient de refuser. Mépris démocratique évident.

Nous sommes confrontés à l’arrogance d’élites qui se pensent éclairées et susceptibles de mieux décider de notre avenir que chacun de nous.

Des élites qui pensent mieux penser que tous les autres qui sont méprisés et dont il faut faire le bonheur à l’insu de leur plein gré.

Ils sont tellement enfermés dans leur arrogance et leur mépris qu’ils pensaient que cela durerait toujours et que cela resterait toujours indolore.

Macron n’est pas responsable de tout. Il est l’aboutissement, le summum de ceux qui ne dirigent plus pour le peuple et par le peuple. Pourtant, tout n’était pas à jeter, loin de là. Désormais, plus rien n’est audible, et les gilets jaunes ne rentreront pas chez eux. Samedi prochain, le peuple ira encore à Paris faire entendre ses demandes.

Son exigence. Par et pour moi ! Je suis le peuple proclame le peuple. Alors justement, ce cri doit être entendu.

Il ne faut pas tomber dans le piège uniquement de la taxe qui sera baissée. La situation exige de remettre le peuple au centre des choix et des complexités et d’accepter d’abandonner un peu de pouvoir.

Il existe un très beau concept : celui de subsidiarité. L’essentiel de la solution et d’une gouvernance moderne y est. C’est parce que ce principe est oublié que nous sommes dans la situation de blocage qui est la notre.

La subsidiarité.

Dit très simplement, le principe de subsidiarité c’est le fait qu’une autorité centrale ne peut effectuer que les tâches qui ne peuvent pas être réalisées à l’échelon inférieur….

« Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, revient à l’entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. Ainsi, lorsque des situations excèdent les compétences d’une entité donnée responsable de l’action publique, cette compétence est transmise à l’entité d’un échelon hiérarchique supérieur et ainsi de suite. Le principe de subsidiarité veille à ne pas déconnecter la prise de décision publique de ceux qui devront la respecter. C’est en somme la recherche du niveau hiérarchique pertinent auquel doit être conçue une action publique.

La signification du mot latin d’origine (subsidiarii : troupe de réserve, subsidium : réserve / recours / appuis) reflète bien ce double mouvement, à la fois de non-intervention (subsidiarité) et de capacité d’intervention (suppléance). »

Une politique qui respecte le principe de subsidiarité est une politique qui n’impose rien. Elle est menée par et pour les gens. Elle vient en aide, elle est par nature bienveillante et ne cherche en aucun cas à se substituer justement à la responsabilité individuelle de chaque personne.

Elle doit respecter l’autonomie de tous. Elle n’est, par nature, jamais autoritaire et toujours limitée. C’est un peu la plus petite intervention possible.

Prenons l’exemple concret d’une famille. Nous travaillons, nous ne pouvons pas assurer forcément l’instruction de nos enfants. Alors la structure familiale qui est la nôtre demande l’aide de l’école. Les problèmes se posent quand l’école oublie le principe de subsidiarité et qu’elle n’est plus là pour donner des leçons de lecture et de l’instruction, mais pour faire l’éducation à la place des parents… Dès lors, petit à petit, l’école devient détestée, elle se referme sur elle-même, et devient une immense machine dictatoriale qui sait mieux que les familles ce qui est bon pour leurs enfants.

Vous voyez bien ce qui ne fonctionne plus dans la gestion politique. Partout. À tous les niveaux, la subsidiarité a été oubliée. De l’école à la politique, du village forcé à être regroupé en communauté de communes qui éloigne les décisions de la vie des gens et de l’échelon le plus proche.

La politique, parce que personne n’y a prêté trop d’attention, est devenue autoritaire. On décrète en haut et on impose en bas. La seule question que se posent nos mamamouchis est de savoir comment avoir la bonne communication, la bonne propagande pour faire « passer la pilule ».

L’action publique n’est plus ressentie comme par et pour le peuple, mais comme la bonne propagande pour faire avaler aux gens et aux peuples la politique faite par et pour une petite oligarchie de multinationales.

La réponse est simple : redéfinir l’action publique et redonner le pouvoir au peuple…

Macron a un mot à dire : j’ai entendu.
Je ne peux pas diriger contre vous, mais qu’avec vous. Il faut dire au président que dans une « start-up nation », les salariés c’est le peuple, mais qu’il ne se méprenne pas. On ne peut pas licencier un peuple.

On peut le réprimer.
On peut l’emprisonner.
On peut le tuer.
… Mais on ne peut pas le licencier.

J’ai entendu et nous remettons immédiatement le peuple au cœur de l’action publique.

Désormais, toutes les décisions seront prises par le peuple et pour le peuple qui ne déléguera à l’échelon supérieur que ce qu’il ne peut pas faire à son échelon.

Cela implique un terrible abandon de pouvoir auquel nos mamamouchis ne sont évidemment pas encore prêts.

Cela implique que tous les mamamouchis se mettent au service des gens et de la population.

Nous avons donc encore vécu un moment de violence, et les messages que je peux recevoir ne m’incitent pas à l’optimisme. Alors, inlassablement, nous devons, chacun en fonction de nos moyens, parler à l’intelligence et à la raison de tous.

Néanmoins, il faut dire. Il faut avoir le courage de dire ce qu’il passe. Il ne faut pas faire plaisir, il faut dire. Il faut prévenir.

Il faut dire que les gens veulent faire la politique qu’ils souhaitent, et cette politique n’est sans doute pas celle souhaitée par notre « aimable » oligarchie.

Si elle n’entend pas la sourde colère du peuple, il se passera la même chose qu’à chaque fois : une révolution. Et quand la France se soulève, ce n’est jamais pacifique ni de tout repos. Ce n’est donc pas souhaitable. La réponse politique est donc urgente.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour insolentiae

 
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Publié par le 3 décembre 2018 dans économie, général, Politique, société

 

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La révolution de l’intelligence artificielle commence – Pour la 1ere fois des machines lisent et comprennent mieux que les humains !!

Encore un domaine dans lequel l’intelligence artificielle s’en sort mieux que les humains : la compréhension et la lecture. Deux I.A. développées par Microsoft et Alibaba viennent de réussir cet exploit presque au même moment. Étrange coïncidence.

L’intelligence artificielle poursuit inexorablement sa marche vers la suprématie sur l’être humain dans tous les domaines. Une récente étude de 352 experts en machine learning indique d’ailleurs que cela pourrait arriver dans moins de 50 ans. De quoi donner raison à Stephen Hawking ou à Elon Musk qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le danger que représente le développement non contrôlé de l’I.A.

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Des réseaux de neurones artificiels développés et entraînés par le chinois Alibaba d’un côté et par l’américain Microsoft de l’autre ont obtenu de meilleurs scores que les humains au test de compréhension de l’université Stanford. Une première.

“Alors que les ordinateurs ont battu les humains à des jeux complexes comme les échecs, où la puissance de calcul brute et une mémoire infaillible ont donné un avantage non négligeable aux robots, les langages sont généralement perçus comme plus difficiles à maîtriser par les machines. Jusqu’à maintenant”,dévoile le South China Morning Post (SCMP).

Le 15 janvier, le géant de l’informatique chinois Alibaba (qui possède le South China Morning Post) a annoncé dans un communiqué qu’une intelligence artificielle qu’il a développée avait obtenu un score de 82,44 au SQuAD (un test de lecture de l’université Stanford consistant à répondre à plus de 100 000 questions basées sur 500 articles de Wikipédia), surpassant le score de 82,304 de ses rivaux humains.

Le même jour, Microsoft annonçait que son propre réseau de neurones profonds avait quant à lui obtenu 82,65 à ce même test, marquant ainsi “la première fois que des machines battent des êtres de chair [dans le domaine de la lecture et de la compréhension]”, insiste The Inquirer.

Des réponses précises pour un fonctionnement optimal

Les résultats obtenus suite aux derniers tests démontrent que « des questions objectives telles que ‘qu’est-ce qui cause la pluie ?’ peuvent désormais donner lieu à des réponses extrêmement précises de la part des machines », comme l’explique Luo Si, l’un des scientifiques travaillant sur l’IA d’Alibaba. Mais quelles pourraient être les implications d’une telle avancée ?

Cette victoire pourrait avoir de larges implications sur la façon dont les entreprises déploient l’apprentissage automatique tel que celui développé par Alibaba et Microsoft. “Nous estimons que la technologie mise en œuvre pourra avoir de nombreuses applications, notamment dans le service à la clientèle, les didacticiels de musées ou pour répondre aux questions des patients, ce qui libérera les hommes comme jamais”, indique, au site hongkongais du SCMP, Si Luo, responsable du traitement du langage naturel à la branche de recherche d’Alibaba.

Pour autant, les scientifiques d’Alibaba soulignent que leur système actuel “n’offre un fonctionnement optimal qu’avec des questions qui appellent des réponses précises.” Si les expressions sont trop vagues, pas correctes d’un point de vue grammatical ou qu’il n’y a pas de “bonne réponse”, la machine ne fonctionnera pas correctement.

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Et c’est sans compter les assistants personnels qui se trouvent dans les smartphones, ordinateurs, et autres objets connectés. Vous pouvez déjà admirer les progrès de l’I.A. en matière de compréhension et de lecture en posant toutes sortes de questions à votre assistant préféré : Google Assistant, Siri, Cortana, ou encore Alexa (Amazon) s’en sortent déjà plutôt pas mal. Ils pourraient bientôt avoir réponse à tout.

Médias 

 
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Publié par le 17 janvier 2018 dans général, Sciences

 

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National Geographic lance « la révolution du genre » !

Incroyable propagande sur le « gender » par National Geographic , qui va débuter l’année 2017 par une couverture et un dossier consacrée au genre, plus un documentaire sur la « Gender Revolution », rien de moins !

Avec comme emblème une « fillette » de 9 ans …

Selon Le Huff Post :

En titrant son numéro de janvier « La révolution du genre« , l’emblématique magazine américain « met les personnes transgenres en lumière », à travers le visage d’Avery Jackson, une petite fille de neuf ans. Une première.

« Ce qu’il y a de bien avec le fait d’être devenue une fille, c’est que je ne suis plus obligée de faire semblant d’être un garçon », lance la fillette – connue pour son engagement envers la cause transgenre – pour accompagner la photo prise par Robin Hammond.

Je me sens si heureuse et fière d’être transgenre. (…) Je ne suis pas un monstre. Je ne fais pas peur. Je veux simplement être traitée comme n’importe quel autre être humain », confie notamment la jeune fille au Paper Magazine.

Comme l’explique RTL, la jeune fille fait souvent parler d’elle dans les médias américains. « Pour son engagement, mais aussi pour le soutien indéfectible que lui apporte sa famille », écrit le site. Sa maman a, d’ailleurs tweeté la couverture historique en remerciant National Geographic.

« J’aime ma fille pour ce qu’elle est, sans conditions, et je promets de l’aider à devenir un membre heureux, productif et en bonne santé de la société. Après tout, n’est-ce pas notre job de parents ? », explique son père dans une tribune au New York Times.

La rédactrice en chef du magazine explique, pour sa part, que c’est « l’omniprésence de discussions sur les personnes transgenres » qui l’a poussée à faire cette couverture. « Nous voulons porter un regard sur les rôles traditionnels du genre, à travers le monde, mais nous voulons aussi regarder le genre comme un spectre », décrypte Susan Goldberg.

En plus de cette Une historique, le magazine sort également un documentaire intitulé « Gender Revolution: A Journey with Katie Couric » et qui parlera de « tout ce qu’on a envie de savoir sur le genre mais qu’on n’a jamais osé demander ».

 

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