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La prochaine crise aurait-elle déjà commencé ?

argent - crise monétaire

La prochaine crise monétaire fera redécouvrir un principe millénaire : la dette doit avoir une limite. A défaut, on crée une société d’esclaves.

Hier, Mory Doré expliquait pourquoi la prochaine crise serait monétaire. Les banquiers centraux, par l’usage abusif du crédit infini et quasi-gratuit, ont nationalisé les marchés financiers. A la prochaine crise, ces mêmes banquiers centraux – qui contrôlent la monnaie – seront mis sur la sellette ; la confiance, qui est l’unique assise de nos monnaies, sera ruinée.

(Simone Wapler pour La Chronique Agora)

La crise à venir trouvera ses racines dans la précédente. Mais, à la réflexion, la crise n’aurait-elle pas déjà commencé ?

Depuis 2008, nos dirigeants n’ont cessé de faire toujours plus de ce qui ne marche pas, en termes de politiques budgétaire et monétaire.

Comme nous l’expliquons depuis de nombreuses années, une crise n’est pas une orpheline de père et de mère qui surgit soudainement de nulle part. Une crise a des causes profondes, des racines qui s’étendent dans l’espace au fil du temps et qu’il est aisé d’identifier.

On a l’habitude d’envisager une crise comme un développement qui se précipite sous l’effet d’un évènement catalyseur (lequel est, quant à lui, impossible à déterminer à l’avance).

Cependant, le déclenchement d’une crise peut parfois être insidieux, avec une situation qui se dégrade aussi lentement qu’irrémédiablement. Comme l’explique Chris Martenson sur ZeroHedge (1), on n’est pas forcément dans l’évidence pleine et entière, « comme dans un blockbuster hollywoodien » […] « avec des avertissements clairs des scientifiques, des politiciens et des médias », après lesquels « tout le monde peut sombrer dans la panique ou alors devenir le héros courageux ».

Jusqu’à présent, « la dislocation se produit par étapes, graduellement, jamais le petit conte de la ‘grenouille ébouillantée’ n’aura été plus adapté pour décrire la situation ainsi que l’absence de prise de conscience », comme l’explique Bruno Bertez (2).

Cette fois, pas de crise à la une des journaux avant le grand plongeon ?

Officieusement, nous sommes déjà en crise

Certains commentateurs estiment cependant que nous sommes déjà en crise depuis 2015,  date du ralentissement économique de la Chine.

Et vous ne connaissez que trop bien la palette de cosmétiques à laquelle les autorités recourent pour masquer les dégâts et faire tenir l’économie « réelle », tout en rendant le système plus fragile : hausse des dépenses publiques, hausse de la fiscalité, politiques monétaires non-conventionnelles, répression financière…

En 2018, le développement de la crise s’est accéléré avec la tentative de normalisation de la Fed et de la BCE ; Jerome Powell et Mario Draghi ont alors annoncé que le moment était venu de retirer un soupçon de ce qui avait été donné.

Comme vous le savez, les tentatives de la Fed et de la BCE ne se sont pas révélées très concluantes : l’une comme l’autre ont depuis fait comprendre au marché qu’en cas de besoin, elles mettraient à nouveau la tournée du patron.

Ce constat ne se cantonne d’ailleurs pas à cette chronique.

Voici ce que concluait Natixis dans cette note du 31 octobre :

« Ce n’est plus la peine de s’interroger sur le risque de crise financière, nous sommes en crise financière avec la dépréciation des devises des pays émergents, avec le recul des cours boursiers, particulièrement en Chine, pour les banques européennes. Il faut réviser à la baisse les hypothèses de croissance, car cette crise aura des conséquences négatives sur la croissance. »

Egon Von Greyerz: “L’effroyable crise de 2008 s’apprête à revenir en force !”

Le KRACH FINANCIER rampant en cours que Macron ne veut pas voir ! Le système s’effondre lentement et ne peut que couler !!

Rappelons qu’en janvier 2019, les Etats-Unis de Donald Trump n’étaient plus qu’à quelques encablures du record de longévité parmi les cycles d’expansion économique américains (120 mois dans les années 1990).

Phases d’expansion économique américaines les plus récentes (en trimestres)

La probabilité qu’un évènement déclencheur vienne officialiser la crise n’a donc jamais été aussi élevée.

Vers l’officialisation de la crise en 2019

Outre le surendettement mondial, il y a pléthore de raisons qui justifient que l’ambiance sur les marchés ne soit pas à l’optimisme, comme le relevait Natixis les 26 et 30 novembre.

Risques systémiques : ça se bouscule au portillon

Nassim Taleb explique quant à lui qu’il est vain de chercher à prophétiser de quelles contrées va arriver le prochain cygne noir – ce qui compte, c’est d’être préparé.

Cela ne l’empêche cependant pas de rappeler quelques fondamentaux, comme par exemple le fait que rien ne garantit que les clients du Trésor américain voudront éternellement « jouer aux billes » avec lui : « les Chinois et les États surproducteurs étaient des clients réguliers… peut-être que demain, ils ne seront pas là ». Qui prendrait alors leur place ?

Jean-Claude Trichet: attention… à la nouvelle crise !!

Vers une crise majeure en 2019 ?

Du côté de la BCE, Danièle Nouy, répondait au mois de septembre 2018 à la question d’un journal letton : « Qu’est-ce qui pourrait provoquer la prochaine crise ? »

« Je ne sais pas, mais je suspecte que ce pourrait être le marché immobilier. Nous savons avec certitude qu’il y aura une nouvelle crise. Mais nous ignorons quand et pour quelle raison », expliquait la responsable de la supervision du secteur bancaire.Natixis est plus mondialisée dans son approche. L’équipe de recherche de Patrick Artus explique que ces derniers temps, il n’y a qu’à se pencher pour ramasser un bâton de dynamite.

Voici ce qu’elle écrivait en synthèse de cette note :

« De nombreux mécanismes pourraient déclencher la prochaine crise financière :

  • une hausse non anticipée des taux d’intérêt des pays de l’OCDE due par exemple à une hausse non anticipée de l’inflation ;
  • la levée des contrôles des capitaux en Chine ;
  • la poursuite des sorties de capitaux depuis les pays émergents ;
  • la perte du statut de monnaie de réserve du dollar avec les politiques (budgétaire, commerciale) menées par l’administration Trump ;
  • le retour de la défiance sur la solvabilité des pays périphériques de la Zone euro »

Comme vous pouvez le constater, la dette demeure au cœur du sujet.

Cela est d’autant plus gênant que les choix de nos dirigeants nous condamnent à faire face à des crises de plus en plus sévères, comme je vous l’expliquerai.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Nicolas Perrin

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(Via BB)

 
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Publié par le 20 février 2019 dans économie, général, International

 

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La prochaine rupture arrive-t-elle ?

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Vivons-nous une période de rupture historique ? Si nous choisissons de répondre par la positive, qu’est-ce qui nous permet d’être affirmatifs ? Avant de faire un pronostic sur le futur (même proche), un bon réflexe est celui du conducteur, qui jette un coup d’œil dans le rétroviseur avant de dépasser.


Ceux qui sont nés juste après la fin de la guerre (à partir de 1945) ont grandi dans la période appelée les Trente Glorieuses : Plan Marshall pour reconstruire l’Europe dévastée, climat d’optimisme et consommation des ménages soutenue qui alimente la croissance et le plein emploi, stabilité géopolitique (Pax atomica)… C’était le bon vieux temps que rien ne semblait pouvoir troubler.

Puis les quelques lézardes ont commencé à apparaître dès les années 1970 : premier élément d’incertitude dans le système financier avec la fin de la convertibilité dollar-or, fin de l’énergie gratuite avec les premiers chocs pétroliers.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, c’est la chute du mur et l’effondrement de l’Union soviétique. Bush père fanfaronne et proclame l’avènement d’un nouvel ordre mondial (avec en mire les USA en seule superpuissance) qui ne verra jamais le jour. Le tournant du millénaire assiste au kick-off du terrorisme djihadiste le 11 septembre 2001.

Ces dix dernières années, la situation s’accélère :

  1. Crise financière (2007-2009), incertitudes sur l’euro, bulles de crédit, développement de la finance de l’ombre (shadow banking) ;
  2. Printemps arabes avec des conflits qui embrasent la région (Libye qui devient une zone de non-droit, guerre civile en Syrie et au Yemen, naissance de EI en Irak suite au fiasco de l’intervention américaine, etc.) ;
  3. Crise migratoire (qui découle en partie du point précédent) avec un afflux de réfugiés (auxquels s’agrègent des réfugiés économiques provenant d’autres pays, et quelques terroristes).

Aujourd’hui, la machine semble s’emballer. Tous les pays du G7 ont de nouvelles situations à affronter (ou vont devoir le faire), maintenant ou dans un futur très proche :

  • Crise sociale en France qui a viré à une situation quasi-insurrectionnelle avec le mouvement des gilets jaunes ;
  • Modalités du Brexit britannique toujours inconnues ;
  • Incertitudes aux USA (shutdown, guerre commerciale avec la Chine, etc.) ;
  • Surendettement public et/ou privé (à peu près tous, mais avec une mention particulière pour le Japon, les USA, et l’Italie) ;
  • Pour cette dernière, on peut ajouter la grande fragilité de ses banques. Lors des difficiles négociations entre Bruxelles et Rome au sujet du budget italien, de nombreux clients italiens ont vidé leurs comptes pour déposer leur épargne auprès de banques suisses ; point d’évasion fiscale, juste une mesure préventive pour éviter d’être victime d’un éventuel bail-in. Ces retraits ont évidemment été peu médiatisés…
  • Et pour que la liste des pays du G7 soit presque complète, l’Allemagne, sous forme de question : combien de temps pourra-t-elle (et voudra-t-elle) encore porter à bout de bras l’Union européenne et sa zone euro ?Au vu de ce qui précède, nul besoin d’être voyant pour deviner que la prochaine décennie sera agitée…

Fred Deion

http://actufreddeion.blogspot.ch

A lire : Ruptures millénairesFred Deion est un auteur suisse. Son livre, Ruptures millénaires, jette un coup de projecteur sur quelques événements historiques qui ont marqué la vie des hommes. Ces périodes chaotiques ont eu un impact considérable sur les populations, qui ont vu leur destin basculer. Gardons à l’esprit leurs tragiques épreuves, pour mieux faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Si l’histoire se répète, le passé indique le futur. Que peut nous dire le passé sur notre XXIe siècle ?

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Publié par le 21 janvier 2019 dans économie, général, International, Politique

 

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La hausse des taux déclenchera la prochaine crise financière

hausse des taux

Le graph présenté ici qui montre la corrélation entre hausse des taux et les crises financières , bancaires , et récessions, est fort intéressant . On voit bien que ce sont les banksters, notamment à la FED, qui déclenchent ces crises quand ils remontent les taux, en provoquant un effondrement de la masse monétaire mondiale, et donc l’explosion des bulles, avec tout ce que ça implique au niveau des peuples . Ce sont ces élites qui fabriquent les cycles économiques .  Tout ceci est lié à des enjeux politiques et géopolitiques . Mais nous arrivons à la fin de ce petit jeu et allons changer de paradigme . En effet, notez qu’il faut des taux de moins en moins élevés pour déclencher une crise . Normal, la dette ne cesse de gonfler, au point d’atteindre des niveaux inimaginables en ce moment, du jamais vu dans l’histoire humaine . Donc logique, plus la dette est grande, plus les taux qui montent l’impact rapidement . C’est pourquoi la prochaine crise devrait être du jamais vu, toutes les armes pour « l’enrayer » ont été désactivées au fil du temps, les banksters sont à court de « munitions », et ils le savent, c’est du à la nature même du système basé sur l’argent dette qu’ils ont fabriqué . C’est pourquoi on va avoir un grand reset du système .  Z 

Mercredi, la FED a relevé son taux directeur d’un quart de point à 2-2,25 %. Il n’a jamais été aussi élevé depuis avril 2008. Alors que les taux continuent de grimper pour s’éloigner des plus bas historiques que l’on a connus après la crise de 2008, les investisseurs et les commentateurs ne montrent quasiment aucun signe de peur alors que les marchés actions battent record sur record et que l’autosatisfaction règne.

Malheureusement, les atterrissages en douceur après une hausse des taux sont aussi rares que les licornes. Tous les cycles de relèvement des taux ou presque ont débouché sur une récession, une crise financière ou bancaire. Il n’y a aucune raison de croire que, cette fois, il pourrait en aller différemment.

Comme je l’ai déjà expliqué, les périodes de taux planchers favorisent le crédit et la hausse des prix des actifs des façons suivantes :

  • En encourageant les consommateurs, le privé et le public à recourir au crédit ;
  • En décourageant l’épargne, ce qui favorise les dépenses et la spéculation ;
  • Les investisseurs peuvent emprunter à bon marché pour spéculer (par exemple en contractant un crédit hypothécaire pour spéculer sur l’immobilier, ou une marge de crédit pour investir dans les actions) ;
  • En facilitant les rachats d’actions, l’augmentation des dividendes et les opérations de fusions et acquisitions ;
  • En dopant l’inflation, ce qui soutient les prix d’actifs tels que les actions et l’immobilier.

Lorsque les banques centrales abaissent les taux afin d’initier une reprise après une récession (comme le fait la FED), elles interfèrent sur le fonctionnement organique de l’économie et des marchés financiers, ce qui a de sérieuses conséquences. Notamment au niveau de la création de distorsions et de déséquilibres. En maintenant les taux à des niveaux artificiellement bas, la FED lance de faux signaux qui encouragent l’entreprise et d’autres initiatives économiques qui ne seraient pas viables dans un environnement normal.

Les initiatives qui sont prises en raison de conditions de crédit artificielles sont des investissements hasardeux qui échouent habituellement lorsque les taux sont normalisés. Par exemple, les sociétés Internet de la fin des années 90 qui ont débouché sur la bulle .com, les gratte-ciel non achevés de Dubaï ou d’autres marchés émergents après la dernière crise financière.

S’il peut être compliqué de prédire avec exactitude quels investissements ou entreprises sont mal avisés en raison des distorsions engendrées par les banques centrales, une citation de Warren Buffett est très à propos : « Ce n’est qu’à marée basse que l’on découvre ceux qui n’ont pas de maillot. » Dans le cadre de cet article, la marée basse, ce sont les taux. Ces investissements malavisés qui tournent au vinaigre en raison de la normalisation des taux engendrent souvent des récessions et/ou une crise bancaire/financière.

Ci-dessous, voici un graphique qui met en exergue les récessions et les crises engendrées après des cycles de hausse des taux :

crises engendrée par la hausse des taux

(…)

suite et fin

 
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Publié par le 4 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise viendra-t-elle des pays émergents ?

La crise monétaire turque n’était que le début – comme je l’avais reporté a l’époque, ça c’est bel et bien propagé . Et ce n’est pas fini, l’Europe commence à être touchée aussi !! La volatilité des monnaies des pays émergents est proche des plus hauts enregistrés dans la foulée de la crise financière de 2008 . Nous voyons peut être ici le début d’une énorme crise monétaire mondiale … Z 

Les monnaies des pays émergents sont toujours en déroute face au dollar. Leurs marchés d’actions commencent à être contaminés. Cette tempête encore très localisée peut-elle provoquer une crise financière globale?

Il y a bien une épidémie mondiale qui gangrène les économies des pays émergents. Des Philippines à la Turquie en passant l’Indonésie ou l’Afrique du sud, l’Argentine étant le cas le plus dramatique, tous ces pays voient depuis quelque temps leur monnaie flancher face au dollar. Toutes sont confrontées au même problème. Le billet vert étant, selon la maxime chère aux Américains, «la monnaie des Etats-Unis et le problème des autres pays». Un problème très aigu depuis que la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis a décidé de relever ses taux d’intérêts. Les investisseurs se sont donc remis à acheter des valeurs américaines et cela a propulsé le dollar.

Pourquoi cette hausse du dollar est-elle particulièrement néfaste dans les pays émergents?

La plupart de ces pays ont financé leur croissance ultra rapide en empruntant en dollar. Quand le dollar grimpe face à leur monnaie qui se déprécie, le remboursement de leur dette leur coûte de plus en plus cher et cela alimente la tendance baissière. Et leur dette a considérablement gonflé depuis la crise de 2008 ; elle a plus que doublé en dix ans, passant de 2 800 à 6 400 milliards de dollars pour un ensemble de 21 pays émergents. Enfin, dernier point commun à pas mal de ces pays, ils accusent souvent un déficit de leur compte courant: quand le dollar monte, leurs importations de pétrole ou d’autres biens facturés en billet vert deviennent là aussi beaucoup plus coûteuses.

Ces pays considérés comme très prometteurs peuvent-ils résister à cette tempête monétaire?

Comme l’a dit très justement le nouveau ministre égyptien des Finances oui mais jusqu’à une certaine limite. La plupart de ces pays en train de sortir du sous-développement sont en bien meilleure forme aujourd’hui qu’il y a dix, voire vingt ans. Mais chacun d’entre eux a ses propres fragilités. En Afrique du Sud le rand s’affaiblit à cause de la récession et de la déception causée par les choix économiques du nouveau président Ramaphosa ; en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avec son discours et sa politique monétaire fantasque est en grande partie responsable de la chute de la lire, tandis que le peso argentin souffre de la défiance historique des Argentins à l’égard de leur propre monnaie. Toutes ces vulnérabilités, les investisseurs les ont longtemps négligées, mais maintenant que le marché américain est redevenu très attractif, ils ne voient plus que ce qui va mal.

Il y a une soudaine crise de confiance dans tous ces pays?

Une crise qui se réplique d’un pays à l’autre. Et que Donald Trump exacerbe avec son discours de va-t-en guerre contre la mondialisation qui leur a souvent profité. Mais ce n’est pas un virus qui se propage sur les marchés financiers comme les subprimes en 2008. Pour certains analystes, les émergents sont en train d’apprendre à se passer de l’argent facile qu’ils ont connu depuis dix ans. Ce sevrage est violent et il malmène donc leur monnaie mais cela n’a rien à voir avec la crise asiatique déclenchée à la fin des années 90. Les risques de contagion sont toutefois bien réels. Hier, mercredi, les bourses européennes étaient orientées à la baisse, en partie à cause des craintes suscitées par ces émergents. Parce que les Européens exportent beaucoup dans ces pays-là.

►En bref,

Les crypto-monnaies comme le bitcoin dégringolent

Et cette fois le dollar n’est pas responsable. La banque américaine Goldman Sachs a déclenché cette tendance baissière en annonçant qu’elle reportait l’ouverture d’un bureau dédié aux transactions de ces nouvelles monnaies. Résultat : -12% pour le bitcoin, qui a entraîné les autres monnaies cryptées dans sa chute.

En mer Rouge, un navire marchand éthiopien a accosté hier dans le port érythréen de Massawa et c’est un évènement historique.

Cela n’a l’air de rien mais c’est une première depuis vingt ans. Un nouveau signe tangible du réchauffement des relations entre les deux voisins est-africains. Le bateau est venu charger une cargaison de zinc érythréen destiné à la Chine.

Starbucks ouvre aujourd’hui en Italie sa première boutique, dans la ville de Milan. Oser proposer un café long au royaume de l’expresso, c’est un pari risqué et c’est le nouveau défi que la chaîne américaine s’apprête à relever.*

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Publié par le 6 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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La Prochaine Crise Financière …

 
 

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La prochaine crise mondiale des retraites en vue

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La Banque des règlements internationaux estime que les politiques monétaires menacent les assureurs et qu’une sortie de ces politiques met en danger les banques.

Les compagnies d’assurance et les fonds de pension sont menacés par les taux maintenus trop bas trop longtemps. Ce n’est pas moi qui le dis mais la très respectable Banque des règlements internationaux (BRI, ou BIS en anglais).

« Tandis qu’un scénario de taux maintenus trop bas durant très longtemps présente un risque considérable pour les compagnies d’assurance et les fonds de pension et des risques limités pour les banques, un revirement modifierait l’équilibre des vulnérabilités.* 

Philip Lowe, président du Comité du système financier mondial

En réalité, la présentation non technocratique de cette situation est que l’euthanasie des retraités – pour paraphraser Keynes – présente quelques inconvénients pour la Parasitocratie déterminée à les sacrifier pour survivre.

Prolonger encore les taux bas, c’est tuer l’industrie de l’assurance et des fonds de pension. Qui va aller, en vue de sa retraite, « placer » de l’argent qui ne rapportera rien ? Remonter les taux, c’est tuer l’industrie bancaire qui devrait affronter des défauts sur une montagne de prêts non-performants. Il n’y aurait donc pas d’issue heureuse à la situation créée par les banquiers centraux.

Un risque supplémentaire: les fonds de pension sont devenus vulnérables aux marchés action

Il existe un autre risque que n’évoque pas la BRI mais dont a récemment parlé Wilshire Consulting. Les fonds de pension et les assureurs ont déjà pris des risques très importants pour contourner le problème de l’absence de rendements. Ils ont dû spéculer sur les marchés actions au lieu de rester très majoritairement investis en obligataires. Donc assureurs et fonds de pension sont très vulnérables à un krach sur les marchés actions.

Selon Wilshire Consulting, qui conseille plus de 600 investisseurs institutionnels dans le monde, certains états et fonds de pension de collectivités locales américains détenaient 65% de leurs actifs en actions en 2016. C’est énorme. Traditionnellement, les fonds de retraite sont investis à plus de 50% en obligataires.

Ces fonds doivent 4 000 milliards de dollars et ont pour 1 400 milliards de dollars (soit 35%) d’engagements non-couverts (des promesses de servir des rentes mais rien qui le leur permette).

Leurs gérants tablent sur une performance de 7% par an. Un marché baissier conduisant à une rentabilité inférieure durant plusieurs années mettrait en grand danger les finances des Etats les moins couverts : Illinois, Kentucky, Connecticut, New Jersey.

Sur ces graphiques extraits de la note de la BRI, vous constatez que les rendements des fonds de pension sont en moyenne inférieurs à 4% et qu’ils sont sous-capitalisés, sauf en Suisse et aux Pays-Bas.

En France et en Allemagne, le même problème se retrouve chez les assureurs qui, traditionnellement, assurent le rôle de fonds de pension.

Cela fait 10 ans – depuis la « grande crise financière mondiale » – que des épargnants supportent des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs.

Pour servir les pensions promises à ceux qui sont déjà en retraite, fonds et assureurs ont pris des risques, d’abord sur les marchés obligataires en souscrivant à des emprunts plus risqués puis sur les marchés actions en spéculant sur la montée de titres achetés déjà chers.

En Europe comme aux Etats-Unis, un krach des actions ou une remontée des taux longs provoquera une crise des retraites.

La « retraite par répartition » est la solution habituelle, adoptée à titre transitoire, dans des pays où les habitants ont été ruinés par une crise financière.

Mais dans des pays où la population est vieillissante, avec un fort taux de chômage des jeunes, déjà criblés de dettes publiques, quelle sera la réponse politique possible ?

Il n’y en a pas de satisfaisante et même le rapport de la BRI ne donne pas de solution.

Donc vous devez vous débrouillez vous-même pour assurer vos vieux jours et ne pas compter sur la parole de l’Etat, ou les assurances de votre assureur. Refusez l’euthanasie.

Achetez un peu d’or et même un peu de bitcoin pour devenir votre propre assureur en cas de krach obligataire. L’or est le seul actif financier qui ne dépende pas de quelqu’un d’autre pour exister et ne soit la dette de personne.

Prenez aussi quelques précautions indispensables pour minimiser vos risques côté assurance-vie et sur les marchés actions et rendre votre patrimoine robuste. Par exemple, si vous vous servez d’ETF, ces trackers indiciels, sachez qu’ils sont vulnérables en cas de krach et soyez prêts à les vendre rapidement.

C’est quand il fait encore beau qu’on vérifie son armement de sécurité (canot de sauvetage, fusées de détresse, rations de survie) et pas quand la tempête est là.

Encore, une fois, relisez la fameuse phrase de la BRI et soyez convaincus : il n’y a pas de bonne sortie possible d’un demi-siècle de gabegie (nous allons bientôt « fêter » l’anniversaire de la fin des accords de Bretton Woods qui a supprimé le lien de toutes les monnaies avec une richesse tangible). Il n’y a pas de bonne sortie possible de 10 ans de triche éhontée sur les marchés de taux ont le seul motif était de prolonger le système précédent.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise majeure sera monétaire

 
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Publié par le 6 juillet 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

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