RSS

Archives de Tag: La prochaine

La hausse des taux déclenchera la prochaine crise financière

hausse des taux

Le graph présenté ici qui montre la corrélation entre hausse des taux et les crises financières , bancaires , et récessions, est fort intéressant . On voit bien que ce sont les banksters, notamment à la FED, qui déclenchent ces crises quand ils remontent les taux, en provoquant un effondrement de la masse monétaire mondiale, et donc l’explosion des bulles, avec tout ce que ça implique au niveau des peuples . Ce sont ces élites qui fabriquent les cycles économiques .  Tout ceci est lié à des enjeux politiques et géopolitiques . Mais nous arrivons à la fin de ce petit jeu et allons changer de paradigme . En effet, notez qu’il faut des taux de moins en moins élevés pour déclencher une crise . Normal, la dette ne cesse de gonfler, au point d’atteindre des niveaux inimaginables en ce moment, du jamais vu dans l’histoire humaine . Donc logique, plus la dette est grande, plus les taux qui montent l’impact rapidement . C’est pourquoi la prochaine crise devrait être du jamais vu, toutes les armes pour « l’enrayer » ont été désactivées au fil du temps, les banksters sont à court de « munitions », et ils le savent, c’est du à la nature même du système basé sur l’argent dette qu’ils ont fabriqué . C’est pourquoi on va avoir un grand reset du système .  Z 

Mercredi, la FED a relevé son taux directeur d’un quart de point à 2-2,25 %. Il n’a jamais été aussi élevé depuis avril 2008. Alors que les taux continuent de grimper pour s’éloigner des plus bas historiques que l’on a connus après la crise de 2008, les investisseurs et les commentateurs ne montrent quasiment aucun signe de peur alors que les marchés actions battent record sur record et que l’autosatisfaction règne.

Malheureusement, les atterrissages en douceur après une hausse des taux sont aussi rares que les licornes. Tous les cycles de relèvement des taux ou presque ont débouché sur une récession, une crise financière ou bancaire. Il n’y a aucune raison de croire que, cette fois, il pourrait en aller différemment.

Comme je l’ai déjà expliqué, les périodes de taux planchers favorisent le crédit et la hausse des prix des actifs des façons suivantes :

  • En encourageant les consommateurs, le privé et le public à recourir au crédit ;
  • En décourageant l’épargne, ce qui favorise les dépenses et la spéculation ;
  • Les investisseurs peuvent emprunter à bon marché pour spéculer (par exemple en contractant un crédit hypothécaire pour spéculer sur l’immobilier, ou une marge de crédit pour investir dans les actions) ;
  • En facilitant les rachats d’actions, l’augmentation des dividendes et les opérations de fusions et acquisitions ;
  • En dopant l’inflation, ce qui soutient les prix d’actifs tels que les actions et l’immobilier.

Lorsque les banques centrales abaissent les taux afin d’initier une reprise après une récession (comme le fait la FED), elles interfèrent sur le fonctionnement organique de l’économie et des marchés financiers, ce qui a de sérieuses conséquences. Notamment au niveau de la création de distorsions et de déséquilibres. En maintenant les taux à des niveaux artificiellement bas, la FED lance de faux signaux qui encouragent l’entreprise et d’autres initiatives économiques qui ne seraient pas viables dans un environnement normal.

Les initiatives qui sont prises en raison de conditions de crédit artificielles sont des investissements hasardeux qui échouent habituellement lorsque les taux sont normalisés. Par exemple, les sociétés Internet de la fin des années 90 qui ont débouché sur la bulle .com, les gratte-ciel non achevés de Dubaï ou d’autres marchés émergents après la dernière crise financière.

S’il peut être compliqué de prédire avec exactitude quels investissements ou entreprises sont mal avisés en raison des distorsions engendrées par les banques centrales, une citation de Warren Buffett est très à propos : « Ce n’est qu’à marée basse que l’on découvre ceux qui n’ont pas de maillot. » Dans le cadre de cet article, la marée basse, ce sont les taux. Ces investissements malavisés qui tournent au vinaigre en raison de la normalisation des taux engendrent souvent des récessions et/ou une crise bancaire/financière.

Ci-dessous, voici un graphique qui met en exergue les récessions et les crises engendrées après des cycles de hausse des taux :

crises engendrée par la hausse des taux

(…)

suite et fin

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 4 octobre 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , ,

La prochaine crise viendra-t-elle des pays émergents ?

La crise monétaire turque n’était que le début – comme je l’avais reporté a l’époque, ça c’est bel et bien propagé . Et ce n’est pas fini, l’Europe commence à être touchée aussi !! La volatilité des monnaies des pays émergents est proche des plus hauts enregistrés dans la foulée de la crise financière de 2008 . Nous voyons peut être ici le début d’une énorme crise monétaire mondiale … Z 

Les monnaies des pays émergents sont toujours en déroute face au dollar. Leurs marchés d’actions commencent à être contaminés. Cette tempête encore très localisée peut-elle provoquer une crise financière globale?

Il y a bien une épidémie mondiale qui gangrène les économies des pays émergents. Des Philippines à la Turquie en passant l’Indonésie ou l’Afrique du sud, l’Argentine étant le cas le plus dramatique, tous ces pays voient depuis quelque temps leur monnaie flancher face au dollar. Toutes sont confrontées au même problème. Le billet vert étant, selon la maxime chère aux Américains, «la monnaie des Etats-Unis et le problème des autres pays». Un problème très aigu depuis que la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis a décidé de relever ses taux d’intérêts. Les investisseurs se sont donc remis à acheter des valeurs américaines et cela a propulsé le dollar.

Pourquoi cette hausse du dollar est-elle particulièrement néfaste dans les pays émergents?

La plupart de ces pays ont financé leur croissance ultra rapide en empruntant en dollar. Quand le dollar grimpe face à leur monnaie qui se déprécie, le remboursement de leur dette leur coûte de plus en plus cher et cela alimente la tendance baissière. Et leur dette a considérablement gonflé depuis la crise de 2008 ; elle a plus que doublé en dix ans, passant de 2 800 à 6 400 milliards de dollars pour un ensemble de 21 pays émergents. Enfin, dernier point commun à pas mal de ces pays, ils accusent souvent un déficit de leur compte courant: quand le dollar monte, leurs importations de pétrole ou d’autres biens facturés en billet vert deviennent là aussi beaucoup plus coûteuses.

Ces pays considérés comme très prometteurs peuvent-ils résister à cette tempête monétaire?

Comme l’a dit très justement le nouveau ministre égyptien des Finances oui mais jusqu’à une certaine limite. La plupart de ces pays en train de sortir du sous-développement sont en bien meilleure forme aujourd’hui qu’il y a dix, voire vingt ans. Mais chacun d’entre eux a ses propres fragilités. En Afrique du Sud le rand s’affaiblit à cause de la récession et de la déception causée par les choix économiques du nouveau président Ramaphosa ; en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avec son discours et sa politique monétaire fantasque est en grande partie responsable de la chute de la lire, tandis que le peso argentin souffre de la défiance historique des Argentins à l’égard de leur propre monnaie. Toutes ces vulnérabilités, les investisseurs les ont longtemps négligées, mais maintenant que le marché américain est redevenu très attractif, ils ne voient plus que ce qui va mal.

Il y a une soudaine crise de confiance dans tous ces pays?

Une crise qui se réplique d’un pays à l’autre. Et que Donald Trump exacerbe avec son discours de va-t-en guerre contre la mondialisation qui leur a souvent profité. Mais ce n’est pas un virus qui se propage sur les marchés financiers comme les subprimes en 2008. Pour certains analystes, les émergents sont en train d’apprendre à se passer de l’argent facile qu’ils ont connu depuis dix ans. Ce sevrage est violent et il malmène donc leur monnaie mais cela n’a rien à voir avec la crise asiatique déclenchée à la fin des années 90. Les risques de contagion sont toutefois bien réels. Hier, mercredi, les bourses européennes étaient orientées à la baisse, en partie à cause des craintes suscitées par ces émergents. Parce que les Européens exportent beaucoup dans ces pays-là.

►En bref,

Les crypto-monnaies comme le bitcoin dégringolent

Et cette fois le dollar n’est pas responsable. La banque américaine Goldman Sachs a déclenché cette tendance baissière en annonçant qu’elle reportait l’ouverture d’un bureau dédié aux transactions de ces nouvelles monnaies. Résultat : -12% pour le bitcoin, qui a entraîné les autres monnaies cryptées dans sa chute.

En mer Rouge, un navire marchand éthiopien a accosté hier dans le port érythréen de Massawa et c’est un évènement historique.

Cela n’a l’air de rien mais c’est une première depuis vingt ans. Un nouveau signe tangible du réchauffement des relations entre les deux voisins est-africains. Le bateau est venu charger une cargaison de zinc érythréen destiné à la Chine.

Starbucks ouvre aujourd’hui en Italie sa première boutique, dans la ville de Milan. Oser proposer un café long au royaume de l’expresso, c’est un pari risqué et c’est le nouveau défi que la chaîne américaine s’apprête à relever.*

source

 
1 commentaire

Publié par le 6 septembre 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

La Prochaine Crise Financière …

 
 

Étiquettes : ,

La prochaine crise mondiale des retraites en vue

Résultat de recherche d'images pour "La prochaine crise mondiale des retraites en vue"

La Banque des règlements internationaux estime que les politiques monétaires menacent les assureurs et qu’une sortie de ces politiques met en danger les banques.

Les compagnies d’assurance et les fonds de pension sont menacés par les taux maintenus trop bas trop longtemps. Ce n’est pas moi qui le dis mais la très respectable Banque des règlements internationaux (BRI, ou BIS en anglais).

« Tandis qu’un scénario de taux maintenus trop bas durant très longtemps présente un risque considérable pour les compagnies d’assurance et les fonds de pension et des risques limités pour les banques, un revirement modifierait l’équilibre des vulnérabilités.* 

Philip Lowe, président du Comité du système financier mondial

En réalité, la présentation non technocratique de cette situation est que l’euthanasie des retraités – pour paraphraser Keynes – présente quelques inconvénients pour la Parasitocratie déterminée à les sacrifier pour survivre.

Prolonger encore les taux bas, c’est tuer l’industrie de l’assurance et des fonds de pension. Qui va aller, en vue de sa retraite, « placer » de l’argent qui ne rapportera rien ? Remonter les taux, c’est tuer l’industrie bancaire qui devrait affronter des défauts sur une montagne de prêts non-performants. Il n’y aurait donc pas d’issue heureuse à la situation créée par les banquiers centraux.

Un risque supplémentaire: les fonds de pension sont devenus vulnérables aux marchés action

Il existe un autre risque que n’évoque pas la BRI mais dont a récemment parlé Wilshire Consulting. Les fonds de pension et les assureurs ont déjà pris des risques très importants pour contourner le problème de l’absence de rendements. Ils ont dû spéculer sur les marchés actions au lieu de rester très majoritairement investis en obligataires. Donc assureurs et fonds de pension sont très vulnérables à un krach sur les marchés actions.

Selon Wilshire Consulting, qui conseille plus de 600 investisseurs institutionnels dans le monde, certains états et fonds de pension de collectivités locales américains détenaient 65% de leurs actifs en actions en 2016. C’est énorme. Traditionnellement, les fonds de retraite sont investis à plus de 50% en obligataires.

Ces fonds doivent 4 000 milliards de dollars et ont pour 1 400 milliards de dollars (soit 35%) d’engagements non-couverts (des promesses de servir des rentes mais rien qui le leur permette).

Leurs gérants tablent sur une performance de 7% par an. Un marché baissier conduisant à une rentabilité inférieure durant plusieurs années mettrait en grand danger les finances des Etats les moins couverts : Illinois, Kentucky, Connecticut, New Jersey.

Sur ces graphiques extraits de la note de la BRI, vous constatez que les rendements des fonds de pension sont en moyenne inférieurs à 4% et qu’ils sont sous-capitalisés, sauf en Suisse et aux Pays-Bas.

En France et en Allemagne, le même problème se retrouve chez les assureurs qui, traditionnellement, assurent le rôle de fonds de pension.

Cela fait 10 ans – depuis la « grande crise financière mondiale » – que des épargnants supportent des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs.

Pour servir les pensions promises à ceux qui sont déjà en retraite, fonds et assureurs ont pris des risques, d’abord sur les marchés obligataires en souscrivant à des emprunts plus risqués puis sur les marchés actions en spéculant sur la montée de titres achetés déjà chers.

En Europe comme aux Etats-Unis, un krach des actions ou une remontée des taux longs provoquera une crise des retraites.

La « retraite par répartition » est la solution habituelle, adoptée à titre transitoire, dans des pays où les habitants ont été ruinés par une crise financière.

Mais dans des pays où la population est vieillissante, avec un fort taux de chômage des jeunes, déjà criblés de dettes publiques, quelle sera la réponse politique possible ?

Il n’y en a pas de satisfaisante et même le rapport de la BRI ne donne pas de solution.

Donc vous devez vous débrouillez vous-même pour assurer vos vieux jours et ne pas compter sur la parole de l’Etat, ou les assurances de votre assureur. Refusez l’euthanasie.

Achetez un peu d’or et même un peu de bitcoin pour devenir votre propre assureur en cas de krach obligataire. L’or est le seul actif financier qui ne dépende pas de quelqu’un d’autre pour exister et ne soit la dette de personne.

Prenez aussi quelques précautions indispensables pour minimiser vos risques côté assurance-vie et sur les marchés actions et rendre votre patrimoine robuste. Par exemple, si vous vous servez d’ETF, ces trackers indiciels, sachez qu’ils sont vulnérables en cas de krach et soyez prêts à les vendre rapidement.

C’est quand il fait encore beau qu’on vérifie son armement de sécurité (canot de sauvetage, fusées de détresse, rations de survie) et pas quand la tempête est là.

Encore, une fois, relisez la fameuse phrase de la BRI et soyez convaincus : il n’y a pas de bonne sortie possible d’un demi-siècle de gabegie (nous allons bientôt « fêter » l’anniversaire de la fin des accords de Bretton Woods qui a supprimé le lien de toutes les monnaies avec une richesse tangible). Il n’y a pas de bonne sortie possible de 10 ans de triche éhontée sur les marchés de taux ont le seul motif était de prolonger le système précédent.

source

 
1 commentaire

Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

La prochaine crise majeure sera monétaire

 
1 commentaire

Publié par le 6 juillet 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , , ,

Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale

capturecrisesansfin

 

Les hauts responsables institutionnels qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et n’ont pas su en tirer les leçons ni les mesures concrètes de prévention, multiplient ces derniers temps les messages pontifiant trompeurs en vue d’affaiblir la vigilance des citoyens. Patrick ARTUS, économiste de Natixis, s’en est fait l’un des complices le 13-06-2018 dans un hebdomadaire pourtant sérieux sur d’autres sujets graves (notamment le martyre d’AFRINE envahie et saccagée avec aval de la Russie et de l’OTAN). Face à la tempête financière mondiale qui s’annonce, cette propagande type « tout va bien madame la Marquise » ou « Oyez citoyens, tout est calme, dormez en paix » accumule tellement de contrevérités et d’omissions qu’elle mériterait une enquête au pénal pour complicité de concussion, au vu des terribles conséquences déjà vécues et surtout à venir sur le portefeuille des citoyens. Car là, à l’instar de notre Bernard Tapie national, également victime d’un « complot de banquiers »), nous assistons à un immense remake de l’énorme « escroquerie financière en bande organisée » de 2008.

 

Ces borborygmes médiatiques « mainstream » occultent soigneusement la gigantesque dette actuelle des USA et de nombreux pays, mais aussi les milliers de milliards de billets imprimés par les banques centrales reposant sur un massif rachat de dettes des banques. Peut-on vraiment parler d’économie US « solide » avec un déficit budgétaire qui approche les 1000 milliards de dollars, une dette de 22 000 milliards, un déficit commercial de 500 milliards, alors que le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1970 ? Financièrement, les USA et l’Europe sont devenus des « colosses au pied d’argile ». La France, l’Amérique et nombre de pays de l’OCDE consomment plus qu’ils ne produisent, grâce à un endettement gigantesque, ce qui implique une balance commerciale déficitaire chronique. Même la Chine est aussi en danger, puisque possédant une énorme partie de la dette américaine. De plus, la croissance chinoise ralentit ; son marché immobilier s’est très fragilisé ; quelques secteurs industriels devenus obsolètes sont maintenues en vie artificielle ou licencient ; et un important échafaudage « domino » de crédits privés chinois est menacé d’effondrement. Sans oublier les difficultés des pays « sanctionnés » (comme la Russie et l’Iran), « périphériques » (comme la Turquie) ou « émergents » (comme le Venezuela ou l’Algérie), dont la solvabilité ne cesse de décroitre. Les trois quart des pays sont en constante difficulté. Oui, le tableau économique général s’est amélioré, mais il est loin d’être euphorique.

 

La crise américano-américaine de 2008 dite des « subprimes » a été la plus importante depuis celle de 1929, avec des conséquences terribles sur tous les continents. Les causes demeurent. Aggravées par d’autres causes. Certes, les banques US avaient ensuite payé des amendes faramineuses pour échapper aux procès. Mais peu de sanctions en Europe et presque toutes ont conservé leur comportement imprudents sur les produits financiers spéculatifs à risque. Des règles prudentielles strictes auraient du être prises, mais elles ont été et sont systématiquement combattues par les politiciens complices des banques des deux côtés de l’Atlantique.

 

N’oublions jamais que ce sont les États, donc les contribuables, donc nous, qui avons payé avec nos impôts pour réparer les sinistres bancaires. Les Etats n’auront plus les capacités de s’endetter comme en 2008 pour renflouer les banques car l’endettement des pays développés a explosé. Et le taux de prélèvement obligatoire sur les foyers et sur le travail (devenu en France le plus élevé du monde à l’avènement de la présidence Macron), ne peut plus augmenter sans explosion sociale et politique.

Malgré cette situation et nos avertissements répétées, en cynique contradiction avec les engagements électoraux, une nouvelle hausse de taxes sur l’alcool, le tabac et les produits de luxe a été annoncée (Richard Ferrand veut même surtaxer la fragile industrie nautique française). En sus de la hausse de la CSG, des ponctions sur les retraites, de la diminution des APL, sont médiatiquement annoncées des baisses de minima sociaux et de protections sociales. De nouvelles hausses d’impôts, de taxes foncières sur la résidence secondaire et de TVA risquent de passer en douce pendant l’été 2018 ou en 2019. En continuant à prélever encore plus d’argent dans la poche des français qui n’en peuvent plus, nos dirigeants jouent avec le feu. Incroyable circonstance aggravante : tout en épargnant systématiquement les activités spéculatives toxiques.

 

Une des racines de la crise de 2008 était l’absence quasi-totale de régulation au sein des banques. Elles ne se comportaient plus comme des services publics (privatisés ou non) mais comme des entités spéculatives prédatrices sans cahier des charges éthiques ni aucune moralité. Par nos impôts, nos gouvernements de mollusques et d’incompétents les ont renflouées sans rien demander en échange. Conséquence, cette crise de régulation des banques se poursuit encore. Car les responsables physiques de cette catastrophe de 2008 n’ont jamais été sanctionnés, sont toujours en place, et certains même installés à la tête des observatoires soit disant chargés d’anticiper les crises futures : « Des renards chargés de la sécurité au sein même du poulailler » ! (voir l’excellent documentaire hélas incomplet « Inside job » de Charles Ferguson).

 

Résultat de cette « gestion par les prédateurs pour les prédateurs » : Leur première mesure a été de limiter la future responsabilité financière des banques coupables, ripoux ou mal gérées (ou les trois) au dépend des intérêts des citoyens victimes. Les dépôts dépassant 100.000 € seront confisqués pour renflouer les banques. Cette mesure scandaleuse a été discrètement ratifiée (sans véritable débat) par la totalité des Gouvernements et Parlements de l’OCDE. Tous les citoyens ont reçu dans leur courrier bancaire en 2018 cet « avis de saisie automatique en cas de crise ». Par conséquent, le silence radio des partis politiques parlementaires (pour soit disant ne pas alarmer inutilement le public) n’est plus défendable. Ce silence complice est en fait très révélateur de l’absolue crédibilité de cette crise à venir et de la future spoliation ouvertement légalisée. Il est aujourd’hui clair que les crises financières ne pourront jamais disparaitre tant que les banquiers voyous (personnes morales et physiques comprises) ne subiront pas de sanctions et tant que le pouvoir protégera ouvertement la corruption et l’incompétence des régulateurs.

 

Autre résultat de cette incurie gouvernementale généralisée sur tout le système bancaire, de nombreuses bulles financières se développent. Rien à voir avec les inquiétudes légitimes pour les prêts étudiants aux USA ou pour le marché de l’investissement immobilier en Chine. La création de liquidités au profit de la spéculation est devenue faramineuse : le seul total des dollars qui circulent dans le monde dépasse les 600 000 milliards, alors que le total des échanges commerciaux est évalués à… 5 600 milliards. 100 fois plus que les vrais besoins.

 

Ajoutons à cela que les transactions financières opaques (appelées shadow banking) ne sont pas soumis aux règles prudentielles déjà insuffisantes. Gonflées par le contexte d’incompétence gouvernementale et d’anarchie spéculative (avec la complicité active de tout le système bancaire dérégulé), elles représentent 96 000 milliards de dollars, soit 150 % du PIB mondial.

 

Si l’on observe le marché des produits financiers spéculatifs appelés « dérivés », la situation est dantesque. En 2016, la somme totale des produits dérivés se monte à 1,2 « Quadrillion », soit 1.200.000.000.000.000.000 dollars. Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et comptes de dépôt cash de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 « Trillions »). Aujourd’hui, la valeur totale des produits dérivés représente plus de 1000 fois la valeur de l’or détenu par l’ensemble des banques centrales dans le monde ( 1400 milliards $). Dans cette monstrueuse affaire, les grandes banques mondiales sont en première ligne et impliquées jusqu’aux narines : leurs fonds propres ne représentent plus qu’entre 0,15 % et 0,6 % de leurs engagements sur ces produits dérivés. Cette énorme bulle spéculative déconnectée de l’économie réelle (donc objectivement de type « Ponzi ») s’accroit de manière exponentielle.

 

Imaginez qu’une taxe française ou européenne se mette enfin en place avant l’effondrement. Un prélèvement identique à celui sur le travail ? (où 1.500 à 2.000 € de salaire entraînent en France 1.500 à 2.000 € d’aberrantes charges avant impôt et taxes diverses !). Ou bien plutôt comme une petite taxe légère de 1%. Ou alors comme notre fameuse mini taxe « sociétale » (faussement appelée taxe Tobin) de 0,1% déjà proposé en… 1988. Voire une microbienne ponction indolore de 0,01%. Mais non, les banques pourtant parfaitement informatisées ne veulent rien connecter au fisc, ne veulent rien mettre dans une réserve de sécurité et ne veulent rien lâcher au peuple qui vient pourtant à chaque fois à leur secours. Pourquoi ? Par principe suprême du profit capitalistique dérégulé. La goinfrerie au maximum. A la Fillon and co démultipliée à l’infini. Et pourquoi les politiciens demeurent silencieux ? Parce qu’ils ont besoin de l’aide des banques pour arriver au pouvoir et pour s’y maintenir, autant qu’ils en ont besoin pour combler les déficits budgétaires nationaux et locaux.

 

Certes, direz-vous, la bourse est au beau fixe. Pourquoi se plaindre ? Le Dow Jones monte depuis 8 ans et demi… Il est passé de 6.000 points en 2009 à 25.000 en 2018. 400% de hausse. Mais n’oublions pas que la plus longue hausse boursière de l’Histoire n’a duré que neuf ans. Et c’était entre 1920 et 1929. La hausse spéculative ne pourra jamais grimper à l’infinie. Un prochain krach est inéluctable. Un krach d’au moins 50% sur les actions, l’équivalent de celui de 1929. Reste à savoir quand il aura lieu. La logique mathématique la plus élémentaire indique une fourchette maximum d’une à deux année.

 

Ajoutons aussi à cette sombre prédiction que les taux d’intérêts vont fatalement augmenter un jour. Le taux d’intérêt immobilier moyen actuel en France est de 1,7%. Aux USA, il est déjà de 4,6% (taux directeur de la FED à 2%)… Le prochain krach sera donc triplement alimenté via… les dettes d’état. La dette étatique mondiale officielle a atteint 250.000 milliards $. Idem pour les engagements non provisionnés dans les bilans bancaires. Les produits dérivés des banques dans le monde ont aujourd’hui dépassé le montant faramineux de 1.500.000 milliards de dollars. Ce qui, en cas de krach, représente un passif théorique global de 2 millions de milliards de dollars. Soit environ 2500 fois le PIB mondial (évalué à 80.000 milliards $ en 2018) !

Avec ses 2300 milliards de dette (environ 100% du PIB), si l’intérêt monte à 4% (le double de la croissance maximale française), la France sera mathématiquement acculée à la faillite. Comme la majeure partie des pays dit « riches ».

 

Conclusion adressée au gouvernement par le think tank « En Marge » et par les « Bouledogues de la République » de tous partis :

 

Messieurs les ENArques de la haute administration, du Parlement et du Gouvernement, attention.

Nous avons soutenu activement un jeune banquier novice en campagne électorale et fait basculer nombre de circonscriptions en ballotage incertain.

pour procéder à un vaste dégagisme politique.

Parce que nous soutenions globalement son programme électoral (bien qu’insuffisant).

Dans l’espoir que ce programme sera complété un jour avec notre douzaine de propositions compatibles et indispensables. Et aussi

dans l’objectif que ce nouveau Président de la république soit capable de comprendre et donc de réformer les rouages du système bancaire en perte de boussole. Qu’il puisse leur parler dans leur langue financière sans se faire manipuler et rouler dans la farine comme ses prédécesseurs. Qu’il puisse même, éventuellement, leur faire le coup que Poutine à fait aux oligarques en Russie (ils l’avaient choisi, croyant avoir à faire à un « pion docile »).

 

Mais nous vous alertons que la colère froide des citoyens ne s’est pas estompée. Nous la sentons puisque nous la cotoyons au quotidien. Elle continue de monter à cause des dossiers « orphelins » non traités. Et à cause des mesures gouvernementales récessives non prévues dans le programme électoral initial. En cas d’inaction présidentielle et gouvernementale sur ce dossier bancaire explosif, la phase de « dégagisme électoral  » pourrait se poursuivre au-delà du nécessaire. Avec des conséquences imprévues (près une majorité des pays de l’Europe de l’Est, l’Italie vient d’en montrer l’exemple).

Par conséquent, démontrez votre volonté de changer les choses en commençant déjà par

alléger d’urgence et fortement les charges sur le travail pour aider la création d’emplois.

offrir enfin un contexte de concurrence loyale aux entreprises françaises, tant sur le marché domestique qu’à l’exportation.

prendre l’argent nécessaire dans la poche des prédateurs et spéculateurs, notamment sur les produits financiers toxiques appelés « dérivés » (qui devront être un jour légalement interdits, comme le seront un jour les crédits arnaques à taux variables abusifs qui ont notamment grugé et ruiné en toute impunité 8.000 communes françaises).

 

Faites enfin le boulot que les autres ont refusé de faire depuis des décennies. Œuvrez à mettre de l’ordre dans le système bancaire européen et mondial, en arrêtant d’emmerder fiscalement et bureaucratiquement les citoyens. Oui, foutez la paix aux français ! Y compris aux retraités. Y compris aux mal-logés. Y compris aux investisseurs. Y compris aux chômeurs créateurs de leur micro-entreprise. Y compris aux agriculteurs et artisans épuisés par le système de prélèvement confiscatoire le plus aberrant de la planète.

 

Comme nous le réclamons depuis 30 ans, aussi bien pour le dossier bancaire que pour les nombreux autres dossiers, nous voulons « une Europe des Nations et des projets concrets, pour une future France forte au sein d’une future Europe forte ». La mobilisation réformiste de la classe dirigeante doit se faire au niveau national ET être négociée au niveau européen. Rapidement. Avec des avancées expérimentales internationales pragmatiques, concrètes, sans attendre l’unanimité des 27 membres. Sous peine de prochaines « élections dégagistes carnassières ».

 

Ronald REMY

Animateur du think tank « En Marge » et des « Bouledogues de la République ».

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 juin 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

L’OMS se prépare à «la maladie X», la prochaine épidémie mondiale

Cette mystérieuse "maladie X" qui pourrait être le prochain fléau mondial
Au même titre que le virus Ebola, la « maladie X » constitue une menace mondiale pour la santé publique, selon l’OMS.@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
 :

L’OMS vient d’ajouter la « maladie X » à la liste des affections susceptibles de causer un danger international. Pourtant, elle n’a pas encore été identifiée.

Elle n’existe pas encore, mais fait déjà planer une menace inédite à l’échelle de la planète. Son nom : la « maladie X ». Comme Ebola ou le virus Zika avant elle, cette mystérieuse affection figure depuis peu au très officiel plan d’action prioritaire de recherche et développement contre les maladies, dressé chaque année par l’Organisation mondiale de la Santé. L’épidémie, encore virtuelle, permet à l’OMS de se préparer au pire.

« Quelque chose de jamais vu ». « L’histoire nous dit que la prochaine grande pandémie sera quelque chose de jamais vu », a prévenu John-Arme Rottinger, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS, dans les colonnes du quotidien britannique The Telegraph. Si jusqu’ici, l’institut onusien s’attachait surtout à traiter et contrôler des maladies spécifiques, cette fois-ci, le paradigme a donc changé.

Les neuf maladies pouvant provoquer une urgence de santé publique, selon l’OMS :

Tuer la pandémie dans l’œuf. « La maladie X a été incluse dans la liste, pas pour nous terrifier, mais pour veiller à ce que la communauté mondiale de la santé soit prête à s’attaquer à toutes les menaces prévisibles et imprévisibles », a ainsi déclaré l’OMS sur son site internet. « Nous voulons être sûrs d’être prêts, d’avoir des vaccins et des diagnostics qui pourront s’adapter. Nous voulons développer des systèmes prêts à l’emploi qui pourront traiter toutes sortes de maladies », poursuit John-Arne Rottingen au Telegraph. Un peu comme une ville qui construirait des barrages en prévision d’une inondation.

 

Ce que n’a pas toujours fait l’institution par le passé. En 2014, le virus Ebola a d’abord échappé à tout contrôle. L’OMS n’a alors qualifié l’épidémie d' »urgence de santé publique de portée mondiale » que sept mois après l’apparition des premiers cas. En un peu plus de deux ans, la maladie a finalement causé la mort de quelque 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Risque de contamination d’origine animale. Reste à découvrir l’origine de cette fameuse « maladie X ». D’un laboratoire, suite à une erreur de manipulation génétique, voire même à un acte terroriste ? Possiblement. Pour l’OMS, elle a surtout de grandes chances de provenir de sources animales, comme 70% des maladies découvertes au 20ème siècle. Le virus Ebola, pour le reprendre en exemple, pourrait avoir été causé par une morsure de chauve-souris en Guinée, selon plusieurs chercheurs.

Ceux-ci sont désormais plus vigilants que jamais. Sans oublier pour autant les maladies déjà existantes. À l’occasion de la publication de sa liste, l’OMS a ainsi invité les institutions à poursuivre leurs efforts sanitaires contre les autres grandes maladies infectieuses telles que le VIH, le paludisme, la tuberculose ou la fièvre jaune.

source

 
1 commentaire

Publié par le 26 mars 2018 dans général, Santé - nutrition

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :