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« Pognon de dingue » – La France a acheté 115 milliards $ de dette US depuis 2008, dont plus de 51 milliards $ entre avril 2017 et août 2018 !

La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

Vous lisez bien, 118 milliards de dette US qui ne sert à rien achetée en 10 ans, dont tenez vous bien plus de 51 milliards de dollars rien qu’entre avril 2017 et août 2018 ! , au moment où tout le monde s’en débarrasse de la dette US, même aux îles Caïmans !!! (lire ici, la source de cette info est donnée en bas de page, ce sont les chiffres officiels du gouvernement US, je vous la remet : http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt)

Ce sont les sans dents qui vont être content d’apprendre ça ! On se demande où va aller l’argent de la hausse des taxes sur le carburant … C’est pour acheter de la dette US ?? « Pognon de dingue » ! Z   

par Jean-Luc Baslé – Le Cercle Les Echos

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(a) Compte tenu du risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?

Le rendement financier

Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50% en juillet 2016 à 3,25% aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09% en juillet 2016) avant de remonter à 0,44% aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.

Le risque financier

Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108% du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118% en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et institutions internationales.(b) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.

Attitude des principaux investisseurs

Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (c) – une faible réduction (-6.5%), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise.

Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative.

Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.

Conclusion

Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?

Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas toutes les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : «si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème». C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression.Elle ne peut défaire sa position que dans le temps: cinq à dix ans, voire davantage.

—————————

(a)Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.

(b)Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).

(c)Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

envoyé par Général Dominique Delawarde

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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

« la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines » ??!!  « Pognon de dingue » . Z

Par Leslie Varenne, géneral Dominique Delawarde, Jean-Luc Baslé

Alors que de nombreux analystes financiers alertent sur une probable crise financière en provenance des Etats-Unis, à l’horizon 2020, qui serait plus catastrophique encore que celle de 2008 (voire la note de Jean-Luc Baslé) ; alors que dans la perspective d’un krach obligataire nombre de pays se délestent de leurs bons du Trésor US, la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines…

Depuis janvier 2018, la dette publique US augmente à un rythme exponentiel de 3 milliards par jour et se situe aujourd’hui à 21 700 milliards de dollars. A la fin de l’année, les Etats-Unis devraient atteindre les 22 000 milliards soit une dette souveraine de 107 à 108% du PIB. C’est la raison pour laquelle de nombreux économistes tirent la sonnette d’alarme (1). Contre vents et marées, les agences de notation américaines (Fitch, et Moody’s) maintiennent la meilleure note, AAA, aux bons du Trésor américain, à l’exception de S&P qui l’a abaissé à AA+ en août 2011. L’agence de notation financière chinoise, DAGONG, ne les suit pas et en janvier 2018, elle a attribué un BBB+, avec perspectives négatives, à la dette souveraine US, ce qui la situe désormais juste un cran au-dessus des emprunts considérés comme spéculatifs. Pour justifier ce recul, DAGONG met en avant le risque croissant d’insolvabilité et les faiblesses du mode de développement économique des Etats-Unis fondés sur la dette (2). Elle met également en garde les investisseurs et les Etats qui pourraient être tentés par l’achat de cette dette susceptible de se transformer, à court ou moyen terme, en obligations à haut risque.

Il ne serait pas incongru de penser que l’agence chinoise n’est pas plus objective que ses consœurs occidentales. Il ne serait pas non plus stupide d’imaginer que la Russie ne s’est pas délestée de presque toutes ses obligations US soit 91 milliards de dollars, il ne lui en reste plus que 14, seulement par prudence et bonne gestion de père de famille. Cependant, le fait que d’autres pays, dont certains sont des alliés fidèles des Etats-Unis, agissent de la même manière leur donne raison. En effet, entre août 2017 et août 2018, le Japon a réduit son exposition de 73 milliards de dollars ; la Turquie de plus de 40, la Chine de 36,5, Taïwan de 17 et la Hollande de 10 milliards de dollars. Depuis janvier 2018, la Suisse s’est allégée de 21 milliards de dollars, depuis mars l’Allemagne et l’Inde se sont délestées respectivement de 13 et de 17 milliards de dollars (3). Même les Îles Caïmans, paradis fiscal réputé qui gèrent les fortunes de gens très informés se sont désengagées de 45 milliards de dollars sur une seule année…. C’est donc une lame de fond qui correspond à des inquiétudes légitimes.

Le village gaulois

Il reste néanmoins quelques récalcitrants : le Brésil de Michel Temer, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite et la France. En avril 2017, deux mois avant l’arrivée au pouvoir du président actuel, la France détenait 66,9 milliards de dollars d’obligations souveraines US. Aujourd’hui, le département du Trésor américain indique que la France en détient 118,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 51,5 milliards en un peu plus d’un an (+ 77%)(4). Mieux, depuis mars 2018, l’exposition de Paris à la dette américaine est passée de 80 milliards de dollars à 118 milliards de dollars soit une hausse de 47,5 % en 6 mois, elle fait plus que tous les autres récalcitrants (5).

 Pure amitié atlantiste ?

Cette évolution, pour le moins étrange interpelle : pourquoi la France dont la dette a déjà dépassé les 100% du PIB s’encombre-t-elle de toujours plus d’actifs à risque ? Autre question légitime : quelles sont les contreparties ? Il semble que cela soit totalement désintéressé…

Sur le plan de la politique étrangère, Washington continue de dire non aux incessantes demandes de Paris de placer le G5 Sahel sous le chapitre 7 des Nations Unies, ce qui permettrait aux militaires français de sortir du bourbier sahélien et d’économiser un milliard d’euros par an (6).

Le Président américain a « confié » le dossier libyen au président italien au grand dam d’Emmanuel Macron (7).

Et si la diplomatie française a enfin pu opérer un timide retour au Moyen-Orient, ce n’est pas grâce à son allié américain mais à la Russie qui a invité le président français au dernier sommet d’Istanbul (8).

Sur le plan économique, les sanctions américaines contre l’Iran ont durement pénalisé les entreprises françaises comme Total, Peugeot etc. Par ailleurs, les menaces de l’extraterritorialité du droit américain, pèsent toujours sur les sociétés hexagonales. Après Alstom, la justice américaine pourrait infliger des amendes à plusieurs d’entre-elles, dont une peine record à Areva, 24 milliards de dollars.

Opacité

Sauf s’il s’agit d’obscures raisons qui échappent aux auteurs de ces lignes, rien ne justifie donc un tel niveau d’exposition à la dette souveraine US. Rien ne justifie non plus, le silence des médias et des parlementaires. Le gouvernement qui s’évertue à vanter les nécessités de l’austérité aura des difficultés à expliquer aux Français qui grondent, ces placements de bien piètres épargnants. 51,5 milliards de dollars c’est une somme et à n’en pas douter, chaque citoyen aura, bien sûr, son idée sur les raisons qui ont poussé leurs dirigeants à exposer l’épargne des Français à la dette US et sur une meilleure affectation de l’argent public.

Leslie Varenne
Général Dominique Delawarde

Jean-Luc Baslé ancien directeur de Citigroup New-York

(1) https://www.businessbourse.com/2018/07/16/lamerique-se-dirige-droit-vers-la-plus-grande-crise-dendettement-de-lhistoire/
(2) http://en.dagongcredit.com/index.php?m=content&c=index&a=show&catid=88&id=4937
(3) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(4) Le Brésil a acheté 44.2 milliards de dollars d’obligations US, le Royaume-Uni 47.6, l’Arabie Saoudite 37.5, la Belgique fait aussi partie des récalcitrants, mais Bruxelles, qui héberge l’Union européenne à un statut à part,  elle a néanmoins racheté pour  58.3 milliards de dollars.
(5) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(6) https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/371-le_sahel_estil_une_zone_de_nondroit__
(7) https://www.iveris.eu/list/entretiens/362-la_libye_victime_des_ingerences_exterieures_
(
8) http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/27/01003-20181027ARTFIG00136-syrie-le-sommet-d-istanbul-appelle-a-un-cessez-le-feu-stable-et-durable-a-idlib.php

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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général

 

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QUEL IMPACT SUR LA FRANCE AURAIT UN EFFONDREMENT DE L’ITALIE ?

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Croyez moi ce n’est qu’un question de temps avant que la situation en Italie n’explose (y compris les taux d’intérêts), et l’Europe avec .  Avec des Eurosceptiques au pouvoir dans un pays d’une telle importance, on peut facilement deviner à quoi s’attendre à l’avenir …  Z 

L’Italie fait à nouveau trembler la zone euro ! 

En cas d’aggravation de la crise italienne, la zone euro pourrait être gagnée par la contagion. Et à l’instar des pays d’Europe périphérique, la France risque de ne pas être épargnée !

L’Italie fait à nouveau trembler les marchés. Le vice-président du conseil italien, Luigi Di Maio (Mouvement 5 Etoiles, parti d’extrême gauche), a affirmé que le gouvernement ne renoncerait pas à son objectif de déficit public de 2,4% du produit intérieur brut en 2019. Et ce, alors que le ministre des Finances, Giovanni Tria, plaidait pour un déficit à 1,6% du PIB. Pour mémoire, le précédent gouvernement de centre-gauche visait même 0,8% – soit 3 fois moins -, tant pour 2019 que pour 2020 et 2021…

Luigi Di Maio défend donc un budget offensif qui alimente les craintes sur la trajectoire de la dette publique du pays, déjà une des plus élevées au monde (plus de 2.300 milliards d’euros). De son côté, le responsable des questions économiques de La Ligue (parti d’extrême droite membre de la coalition populiste et antisystème) a affirmé que l’Italie irait mieux en retrouvant une monnaie nationale, ce qui reviendrait à un Itaxit (sortie de la zone euro)… Même si ce scénario extrême ne devait pas se produire, la France ne serait sans doute pas épargnée par une éventuelle aggravation de la crise italienne. Voici pourquoi.

La Banque Postale Asset management (sources OCDE et La Banque Postale Asset management)

L’Italie comme la France sont confrontés aux mêmes défis

On peut faire un parallèle entre le risque italien pour la zone euro et la France d’un côté, et les turbulences que rencontre actuellement le monde émergent de l’autre, relève Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Management France. Les problèmes de certains pays émergents (comme la Turquie, qui présente d’importants déséquilibres économiques) finissent par déteindre sur d’autres (Afrique du Sud…), confrontés aux mêmes défis (important endettement en dollars…). De même, une aggravation de la crise italienne pourrait, par un phénomène de contagion, affecter les pays présentant les mêmes problèmes, en particulier ceux d’Europe périphérique, mais aussi la France, souligne l’expert.

A l’instar de son voisin, l’Hexagone souffre d’un déficit de compétitivité et d’investissement des entreprises, ainsi que d’un excès de dépenses publiques, dénonce Eric Bourguignon. Et si notre pays affiche une dette publique de “seulement” 99% du PIB – contre plus de 130% pour l’Italie – et une croissance économique plus forte que de l’autre côté des Alpes, notre voisin peut quant à lui s’enorgueillir d’un excédent commercial et d’un excédent primaire (solde budgétaire avant paiement des intérêts sur la dette publique), souligne-t-il. Enfin, assez ironiquement, Bruno Le Maire a exhorté l’Italie à respecter ses engagements européens et à se serrer la ceinture, alors même que notre gouvernement table sur un déficit budgétaire de 2,8% pour l’Hexagone… Pour rappel, Rome vise un déficit public de 2,4% du PIB en 2019.

Nos valeurs bancaires pourraient être attaquées

En cas d’emballement sur le taux d’intérêt de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans, déjà passé en seulement trois semaines de 2,8 à 3,4%, les banques de l’Union monétaire devraient accuser le coup. En effet, les établissements sont souvent créanciers des Etats, si bien qu’un certain nombre de banques de la zone euro détiennent des emprunts d’Etat italiens, dont les cours évoluent à l’inverse des rendements. “Dans l’ensemble, les banques françaises ont une exposition cumulée de 30 milliards d’euros. Ce n’est pas rien, mais ce montant est gérable, si bien que nos établissements devraient pouvoir encaisser le choc”, juge l’expert. Reste que de nouvelles turbulences devraient mettre nos valeurs bancaires sous pression à la Bourse de Paris…

Le scénario catastrophe

Enfin, on ne peut pas exclure un scénario noir, dans lequel on assisterait à un emballement généralisé des taux d’intérêt à long terme en zone euro. “Au vu de l’évolution de ses fondamentaux – absence de réduction rapide des dépenses et du déficit public, fiscalité obérant la capacité du pays à générer de la richesse, retard sur le front des hautes technologies… -, on peut considérer que la France (dont le taux d’intérêt de l’emprunt d’Etat à 10 ans n’est que de 0,77%, un niveau 4 fois inférieur à celui de l’Italie, NDLR) bénéficie d’une réelle complaisance des investisseurs”, estime Eric Bourguignon. Une complaisance pour le moins généreuse. Si elle venait à disparaître, il faudrait alors redouter une contagion de la crise italienne aux maillons faibles de la zone euro – dont l’Hexagone -, avec une envolée de nos taux d’intérêt à long terme à la clé…

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Publié par le 3 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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La France et l’Europe contre l’Internet

La France et l’Europe contre l’Internet

Lisez bien ça aussi ! Bien évidemment que les médias alternatifs n’ont pas les moyens techniques de mettre en place des « filtres » pour s’assurer qu’aucune publication n’enfreint de droit d’auteurs !!!  Chaque papier publié sera un risque énorme !!! Pareil pour les lecteurs qui mettent des coms !! C’est juste pas possible !!! Encore une fois, faites tourner l’info et mobilisez vous ! Il faut absolument éviter tout ça !! Z

Youpi, en matière d’internet, les choses bougent ! Youpi, l’Union Européenne s’occupe des internautes ! Double-youpi, l’État français aussi ! Nous sommes franchement gâtés ce mois-ci et vraiment heureux de constater que les libertés offertes par les nouvelles technologies sont minutieusement étouffées pour éviter toute joie trop forte qui augmente, on le sait, risques d’infarctus, AVC et autres embolies.

Pour la France, c’est décidé : le salut de nos artères et le calme de nos tempéraments passeront par la mise en place d’une réglementation (comment ça, une de plus ?) pour éviter l’addiction aux réseaux sociaux.

Oui, je subodore fortement que vous ne le saviez pas, mais si, la dépendance des écrans est à la fois connue, avérée et dangereuse.

Connue, puisqu’on en parle dans les journaux et chacun sait que ces derniers émettent toujours une information scientifique, minutieusement relatée et parfaitement équilibrée.

Avérée puisque des millions, que dis-je, des milliards d’études scientifiques extrêmement bien menées prouvent sans le moindre doute que l’augmentation des écrans dans notre quotidien accroît mécaniquement les addictions et les troubles mentaux. Il n’est qu’à voir le nombre de déséquilibrés qui sévissent actuellement pour comprendre l’ampleur du désastre sociétal.

Quant aux bénéfices possibles de ces écrans qui permettraient de contrebalancer les dangers qu’ils provoquent, oublions-les tant ils sont insignifiants (à tel point qu’on se demande même pourquoi ces écrans, ces réseaux sociaux et ces technologies ont été inventés).

chaton-youpi-encore-une-mission-réussieEt devant la trop grande liberté prise par tous, autant que nous sommes, de profiter de ces nouveautés, le gouvernement se devait donc d’agir. Comme Mounir Mahjoubi, dont la rumeur insiste qu’il serait secrétaire d’État au Numérique, n’aurait servi absolument à rien s’il n’avait pas présenté une loi, voilà donc un projet fièrement lancé avec une question, aussi stupide que répétitive chez les hommes d’État : « Quel cadre imposer aux acteurs numériques en vue d’assurer la protection des personnes ? »

Parce qu’il faut un cadre, il faut l’imposer, et parce que la protection des personnes n’appartient qu’à l’État (comme les personnes elles-mêmes du reste — après tout, au-delà de 50% d’imposition, est-on autre chose qu’un esclave ?). Il faut en effet comprendre que les individus, oscillant vaguement entre le statut de contribuable et celui d’usager, ne sont pas beaucoup plus que des larves sans colonne vertébrale, sans volonté et incapables de gérer leurs occupations, auxquels seul l’État permet en leur fournissant un cocon (moyennant finance et serment d’allégeance indéfectible) de faire chrysalide et de se transformer en beaux papillons citoyens.

Mounir et sa clique vont donc lancer une consultation truc machin, à la suite de quoi une loi sera votée pour réguler bien fort le temps que les larves en question passent à bricoler sur Facebook, Youtube ou Instagram au lieu d’aller regarder la télé et lire les journaux officiels où la bonne parole gouvernementale se répand sans fake news.

Youpi, décidément.

*

Parallèlement, il eut été dommage de passer sous silence les efforts encore plus majestueux qu’a déployés l’Union Européenne pour transformer l’internet en véritable champ de mine juridique où le petit internaute pourra rapidement se faire éparpiller en charpie au moindre faux-pas.

Avec l’instauration de la RGPD, on avait déjà eu un avant-goût de ce que donne un grand pouvoir dans les mains de parfaits irresponsables : grâce à l’effort conjugué de parlementaires pas du tout à jour techniquement, le vieux Continent, croyant forcer les grandes entreprises de l’internet, majoritairement américaines, à mieux protéger les internautes aura abouti à donner encore plus de levier à ces dernières, seules en mesure de suivre les embarrassantes contraintes techniques que le texte provoque, sans changer d’un cachou la protection des données des internautes.

well-done-old-chapSe berçant sans doute des mêmes illusions, ces mêmes parlementaires viennent à présent de voter une mise à jour des droits en matières de droit d’auteur et de droits voisins, suivant avec application servile les recommandations consternantes des lobbies les plus enragés des grosses entreprises de gestion de ces droits. Ces dernières ont en effet réussi le tour de force de faire croire aux députés européens que ce faisant, ils allaient aider les petits artistes (ce qui est un bobard de force 9), tout en se tirant une copieuse volée de plomb dans les pieds : tout indique que l’entrée en force des articles 11 et 13 de cette nouvelle directive va donner des leviers supplémentaires aux acteurs majeurs d’internet qui n’en avaient pourtant pas besoin.

En effet, ces articles aboutissent (comme le détaillent de nombreux articles documentés que nos parlementaires n’ont pas lu et n’auraient de toute façon pas compris, n’étant pas équipés pour) essentiellement à la mise en place de filtres massifs sur les plateformes d’hébergement de contenus pour s’assurer qu’aucune publication n’enfreint de droit d’auteurs. Inutile de dire que les petits éditeurs n’auront jamais les moyens de mettre ces techniques en place, et que la moindre poursuite à leur encontre se terminera avec pertes et fracas.

De la même façon, les droits voisins — qui imposeraient par exemple à Google News de rémunérer les éditeurs de presse pour les vues générées — vont se retourner violemment contre ces derniers. Si Google peut fort bien se passer de ces éditeurs (les rentrées publicitaires grâce au moteur de recherche sont amplement suffisantes pour lui), l’inverse n’est en revanche pas vrai du tout. Google aura tout intérêt à moduler l’accessibilité des nouvelles fraîches en fonction des retours que ces éditeurs pourront lui octroyer, sous forme d’encarts publicitaires par exemple. Non seulement, ces éditeurs vont accroître leur dépendance à ces plateformes, mais en plus y ajouteront-ils une connivence aussi servile qu’obligatoire.

Les prochaines années promettent d’être croustillantes et seuls pourront s’en tirer ceux dont le trafic est organique, c’est-à-dire généré par un retour de lecteurs réguliers. Les autres vont encore devoir accélérer la foulée dans la course à la visibilité. Comme, en France notamment, la presse est massivement subventionnée et donc déconnectée d’un vrai lectorat, la qualité du contenu risque de s’en ressentir…

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Ce qui, finalement, est une excellente nouvelle !

Mounir et sa brochette de rigolos ministériels n’auront finalement pas beaucoup d’efforts à faire pour détourner les Français de réseaux sociaux dont le contenu va progressivement se vider de toute substance intéressante à mesure que plateformes et éditeurs se sépareront. Au rythme où vont les choses et grâce aux règles idiotes mises en place par une technostructure complètement inapte et totalement vendue aux intérêts des lobbies de la propriété intellectuelle, les applications et autres réseaux sociaux lourdement contingentés n’auront bientôt en Europe plus aucun intérêt pour personne.

Depuis quelques années, on est en droit de se demander si l’intelligentsia européenne ne désire pas fusiller durablement la culture et l’économie européenne. Cependant, était-il vraiment utile de hâter à ce point la déconfiture du vieux continent ?

L’Europe a-t-elle tant besoin de se mettre de nouveaux boulets aux pattes avant d’aller trotter sur le marché mondial où Américains et Asiatiques galopent vivement sans s’embarrasser de ce genre de considérations idiotes ? Est-il réellement utile de se donner de tels handicaps dans la course mondiale dans une démonstration à la fois de vertu ridicule (« sauvons les petits artistes ! ») et à la fois d’une force imaginaire sur le mode « ce ne sont pas les GAFA qui décideront pour nous, non mais ! » alors que tout indique que, précisément, c’est sous leur coupe qu’on vient de se ranger avec cette nouvelle directive ?

En France, est-il à ce point nécessaire de faire intervenir, une fois encore, l’État dans un domaine qu’il ne maîtrise absolument pas et dans lequel il a toujours démontré, sur les cinq dernières décennies, n’être qu’un empoté cataclysmique et coûteux ? Est-il absolument nécessaire de légiférer, réglementer encore un domaine qui a déjà subi un véritable carpet bombing législatif, administré par une brochette de tireurs parkinsoniens au strabisme atavique ?

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La France se prépare pour la guerre des étoiles

Ariane Group possède six stations optiques « Geotracker » de surveillance spatiale réparties autour du monde.

L’espace est devenu un nouveau terrain de confrontation. Au-delà du renouvellement des satellites militaires, le président de la République Emmanuel Macron a demandé à sa ministre des Armées, Florence Parly, une nouvelle stratégie de défense spatiale.

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Florence Parly se rend ce jeudi sur le site d’ArianeGroup. Objectif : renforcer la lutte contre les minisatellites espions et autres menaces spatiales.

Non, ce n’est pas parce que la ministre des Armées s’est rendue en famille, mercredi soir, au cinéma pour découvrir le dernier opus de « la Guerre des étoiles » qu’elle a décidé de s’emparer des questions de sécurité spatiale. Cet après-midi, Florence Parly se rendra sur le site d’ArianeGroup, aux Mureaux (Yvelines), spécialisé dans la conduite des grands programmes spatiaux civils et militaires.

Publiée il y a quelques jours, la « Revue stratégique de défense et de sécurité nationale », qui fixe le cadre de la prochaine loi de programmation militaire (LPM 2019-2025), désigne le ciel comme un domaine à renforcer sans tarder. «C’est un espace de confrontation où certains Etats peuvent être tentés d’user de la force, analysent les spécialistes qui ont conduit ce bilan. Le milieu exo-atmosphérique (NDLR : au-delà de l’atmosphère) revêt une importance cruciale pour l’ensemble de nos capacités de défense. Il est devenu un champ de vulnérabilité croissante pour nos moyens de commandement et de surveillance.» En clair, la France n’est pas assez armée pour une éventuelle confrontation cosmique !

D’autres pays sont plus avancés

Historiquement, les Etats-Unis et la Russie se sont lancés seuls à sa conquête, à la faveur de la guerre froide autant que pour des raisons de prestige. Depuis, d’autres pays se sont dotés de programmes militaires spatiaux, comme la Chine, l’Inde ou encore Israël.

La France n’est pas en reste. Un commandement interarmées de l’espace existe déjà au sein du ministère. Aujourd’hui, les armées auscultent l’espace grâce à un système de radar ultra-perfectionné. Son nom : Graves (Grand Réseau adapté à la veille spatiale). « On va rénover et augmenter ses capacités pour qu’il détecte des objets encore plus petits », assure-t-on dans l’entourage de la ministre. Et particulier, les systèmes orbitaux miniatures, véritables « satellites butineurs » qui s’approcheraient des engins envoyés dans le ciel par la France pour les espionner et percer à jour leurs secrets.

Protéger les données sensibles

Ce sont bien ces systèmes étrangers et malveillants qui inquiètent les autorités, d’autant que de nombreuses données ultrasensibles (de nature économique ou stratégique) transitent désormais par l’espace.

Par conséquent, la ministre des Armées a décidé de lancer des séances de travail pour trouver des moyens de répondre à ces périls stratosphériques émergents. « On doit s’y préparer », explique-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

« C’est un enjeu pour le futur, confirme Alain Charmeau, PDG d’ArianeGroup (ex-groupe Airbus Safran Launchers, leader européen des lanceurs). L’utilisation de l’espace va se développer. Il faut qu’on ait des moyens de se protéger. » La guerre des étoiles, la vraie, n’en est qu’au début de sa longue saga.

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Publié par le 13 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, Politique

 

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Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne menacent de frapper à nouveau la Syrie

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne menacent de frapper à nouveau la Syrie

Ça risque de bouger à nouveau en Syrie, comme vous aller le voir … 

Lors d’une rencontre, le jeudi 23 août, avec son homologue russe, le Conseiller à la sécurité nationale des États-Unis a de nouveau évoqué la probabilité d’une intervention militaire contre la Syrie. Une rencontre à Genève qui a duré cinq heures.

John Bolton, le conseiller du président américain à la sécurité nationale a déclaré à son homologue russe, Nikolaï Patrouchev que son pays est prêt à employer la force en Syrie. Une menace, sous prétexte d’éventuel recours à l’arme chimique par Damas.

« Les États-Unis disposent de renseignements selon lesquels le président Bachar Assad aurait recours aux armes chimiques pour reprendre la province d’Idlib », a-t-il prétendu.

Il a averti qu’en cas de nouvelle attaque chimique, les États-Unis lanceraient une frappe plus forte que par le passé.

Quatre sources bien informées du contenu des entretiens Bolton-Patrouchev, ont transmis leurs renseignements à Bloomberg sous couvert d’anonymat.

Dans le même cadre, le ministre russe de la Défense a fait part de la nouvelle tentative États-Unis/France/Grande-Bretagne de prendre pour cible la Syrie.

Les groupes armés terroristes et les Casques blancs soutenus par Londres, entre autres, se préparent pour une autre attaque au gaz pour offrir à l’Occident le prétexte nécessaire pour une nouvelle offensive militaire en Syrie.

Moscou accuse ouvertement Londres d’aides aux terroristes, dont les Casques blancs qui sont une banche d’al-Qaïda pour qu’ils soient prêts pour la nouvelle attaque chimique dans le pays.

Par ailleurs, le ministère russe de la Défense fait allusion à l’entrée du destroyer USS the Sullivans dans les eaux du golfe Persique en affirmant que ce destroyer avait débarqué un bombardier stratégique de type B-1B au Qatar censé participer à la prochaine offensive de l’Occident en Syrie.

Pour rappel, les États-Unis ont déjà déployé près de 2 000 effectifs dans le nord-est de la Syrie. En avril 2017, les navires américains dans les eaux de la mer Méditerranée ont tiré près de 60 missiles de croisière sur la Syrie. Le 14 avril 2018, les États-Unis et leurs alliés franco-britanniques sont encore une fois passé à l’offensive en Syrie, en lançant des centaines de missiles sur des régions au cœur du pays sinistré dont 70 ont été interceptés selon des estimations du ministère russe de la Défense. L’attaque balistique est survenue alors que les forces gouvernementales étaient sur le point de reconquérir Douma, ville principale de la région de la province de Ghouta, située au nord-est de Damas.

Avec «un faisceau de fausses preuves» avancé par les soutiens des terroristes et sans attendre le résultat d’une quelconque enquête officielle, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France décident de frapper des positions de l’armée gouvernementale. Il est dit que les frais de l’invasion occidentale en avril dernier en Syrie avait été fournis par le royaume saoudien. En tout état de cause, la survenue d’une prochaine attaque chimique en Syrie reste très probable puisque Idlib est le dernier grand bastion des terroristes et le gouvernement de Assad en sera à coup sûr tenu comme responsable.

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Appliquer les recettes du Portugal à la France ? Chiche !

Ces derniers temps, on a vu apparaître quelques ronflants articles sur l’actuelle réussite économique du Portugal. D’une publication à l’autre, une nouvelle réalité semble faire jour : le redressement de ce pays ne doit rien à la politique prônée par Bruxelles et montre d’excellents signes de retour à la santé alors même que les mesures prises par le gouvernement actuel sont en parfaite contradiction avec les recommandations officielles.

La presse semble unanime : ce redressement économique prend le contre-pied de Bruxelles, le plein emploi sera atteint alors qu’on fait l’inverse de ce qu’exigent les recettes turbolibérales (forcément turbolibérales) de l’Union Européenne, c’est même, comme l’écrit la brillante rédaction de La Dépêche, un « miracle embarrassant pour Bruxelles car il repose sur une politique anti-austérité ».

Pas de doute, l’ultraturbo-néolibéralisme ne fonctionne pas et son contraire, en revanche, fait des « miracles » ! Pour toute la clique de gauche, c’est fête à tous les étages et tout le monde reprend deux fois des nouilles.

Ou presque, parce qu’à bien y regarder, les rédactions qui se sont jetées sur cette nouvelle et ont fourni cette analyse, ainsi que tous ceux qui se sont empressés de les relayer fiévreusement sur les réseaux sociaux, additionnés d’un petit « Je te l’avais bien dit ! » tout à fait symptomatique d’une vision particulièrement biaisée de la réalité semblent, les uns comme les autres, avoir oublié quelques petits détails qui font une montagne de différence.

Dans un raccourci qui serait comique s’il n’était finalement à la fois le reflet d’une ânerie que certains pensent vraiment, dur comme fer, et la démonstration d’un biais de logique consternant, si le Portugal a vu passer son chômage de près de 18% en 2013 à 7% aujourd’hui (contre 9% pour la France), c’est bel et bien grâce à une augmentation du salaire minimum, des retraites, des allocations familiales, un bonne petite bastonnade taxation des plus riches et via une jolie diminution des impôts pour les classes moyennes et populaires.

Ben voyons. On se demande pourquoi en France, après avoir appliqué les recettes ci-dessus, on n’a pas obtenu le même résultat flamboyant que le Portugal. Zut alors : la logique est prise en défaut, mais cela n’a aucune importance. Sans doute n’en a-t-on pas fait assez !

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

La réalité est cependant nettement plus contrastée, et finalement pas tellement en faveur des discours résolument ancrés à gauche qui prévalent autour de la réussite portugaise.

D’une part, il faut bien se rappeler que le Portugal part de fort bas : la crise de 2008 a laissé des traces profondes dans le pays qui a subi une baisse de plus de 20% de son PIB entre 2008 (262 milliards de dollars) et 2016 (204 milliards). C’est une chute 5 points plus lourde que pour la France sur la même période.

Cette lourde chute a directement obligé le gouvernement de Pedro Passos Coelho (centre droite) alors en place à appliquer des mesures un peu plus vigoureuses que les petites limonades amusantes qui nous furent présentées, en France, comme de l’austérité. Ainsi, les dépenses publiques du pays ont chuté (oui, chuté, j’insiste) de 10% entre 2010 et 2018. Pour rappel, en France, dans le même temps, elles n’ont jamais cessé d’augmenter (oui oui, augmenté, j’insiste) – de 8% sur la même période.

Là où l’austérité française fut un véritable foutage de gueule institutionnel et politique seulement bon aux gargarismes populistes de nos politiciens les plus démagos, le Portugal a effectivement mis en place des mesures de redressements. Celles-là même que les économistes libéraux (et, incidemment, les gens de bon sens) recommandent, à savoir qu’un gouvernement dépense moins qu’il ne gagne, qu’il libère les énergies créatrices en abaissant les impôts après avoir diminué sa gloutonnerie, etc.

Et concrètement, le gouvernement portugais a, suite à la crise, mis en place de très nombreuses réformes : réforme des impôts (particuliers et sociétés), du marché du travail, de l’administration publique, libéralisation de l’économie par la promotion de la concurrence, réduction de la réglementation, introduction d’une règle d’or limitant les dépenses et le déficit et la réduction des délais de paiement, privatisations importantes à hauteur de 10 Md€ (transports terrestres et aériens, déchets, électricité, assurances, postes, etc.) ou restructuration (compagnies des eaux, rail), augmentation de l’âge de départ à la retraite (66 ans), allongement des heures de travail, diminution des effectifs de fonctionnaires et augmentation de leur temps de travail.

Et j’en passe.

Pendant ce temps, en France, …

À la suite de quoi, le Portugal a connu trois années de vaches maigres : dette, déficit public et chômage en hausses, croissance en berne, les années 2011 à 2014 furent difficiles pour le peuple lusitanien. En revanche, à partir de 2014, la tendance s’inverse nettement avec le retour de la croissance. Lorsque les élections ont lieu en 2017, le nouveau gouvernement bénéficie déjà d’une conjoncture favorable et peut commencer à distribuer quelques uns des dividendes des années précédentes de rigueur.

Autrement dit, les petits comiques qui utilisent l’actuel redressement économique du Portugal et proposent qu’on en applique ses recettes à la France réclament en fait une politique qui leur filerait immédiatement de l’urticaire : baisse des dépenses publiques, réformes structurelles massives, privatisations, recentrage de l’État, on est loin des colifichets et autres bricolages économiques approximatifs de la clique insoumise et de tous les nigauds qui s’abreuvent aux mêmes âneries, y compris dans l’actuel gouvernement ou, pire encore, dans l’opposition de droite (ou ce qui passe pour).

À juger les analyses qui sont faites du « miracle » économique portugais (qui n’est miraculeux que si l’on oublie tous les efforts faits en amont), on comprend que les gauchisteries économiques habituelles et la loi de la distribution tous azimuts de l’argent des autres ont encore de beaux jours en France.

Bien plus triste encore est l’inexistence en France du courage dont fit preuve le gouvernement portugais de Coelho : aucun des clowns actuellement au pouvoir ou aucun de ceux qui y prétendent dans notre pays ne semble en disposer.

Ce pays est foutu.

Source : H16

 
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Publié par le 23 août 2018 dans économie, général, International

 

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