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Dérive totalitaire – Vers un retour du délit d’opinion !!! La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron !!!

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Alors là c’est incroyable !!! Macron à réussi le tour de force de « pénaliser » l’antisionisme sans officiellement le pénaliser (pour le moment), tout simplement en élargissant la définition de l’antisémitisme, en adoptant la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) qui intègre l’antisionisme (mais pas uniquement, lire à la fin), et qui comme vous le lirez plus bas,  « vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques »

AUCUN média ne s’offusque ni n’a encore traduit cette définition en Français à l’heure où j’écris, il n’y a que Le Parisien qui vient de faire un article (au moment où je terminais ce papier) qui développe un peu ce qu’est cette nouvelle définition , et qui précise

Il faudra changer la loi

Cette nouvelle définition de l’antisémitisme voulue par Macron ne sera pas effective immédiatement. Si la proposition du locataire de l’Elysée peut rapidement servir comme outil pédagogique aux enseignants, il faudra une modification de la loi pour qu’elle soit utilisée par les forces de l’ordre et les magistrats.

Mais dans tous les cas, ça va de fait permettre de faire entrer l’antisionisme – qui est un opinion politique – dans le champ juridique, puisqu’elle entrera dans la définition même de l’antisémitisme, qui est un délit. (comme, entre autres, toutes les formes de racisme)   

L’antisémitisme est un délit, alors que l’antisionisme est une opinion politique !!! Faire l’amalgame entre les 2 ouvre la porte à toutes les dérives, et à rien de moins que le délit d’opinion, étant donné que l’antisionisme est une opinion !!!

On ne pourra tout simplement plus critiquer librement le sionisme, et Israël. C’est juste stupéfiant. 

C’est un énorme coup, un de plus, qui vient d’être porté à nos libertés individuelles, et notamment à la liberté sacrée qu’est la liberté d’opinion (qui englobe la liberté d’expression et la liberté de pensée) !

Encore un pas de plus vers le totalitarisme !!! Ce n’est vraiment plus possible…

Voici un petit tour d’horizon, c’est édifiant !!!! Z 

Lors du 34e dîner du Crif ce mercredi 20 février, qui intervenait dans un contexte de forte recrudescence des actes haineux visant les juifs, le président de la République a annoncé que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme. (…)

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA », qui intègre l’antisionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». (…)

En proposant sa propre définition, l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA) vise précisément à inciter les États à adapter leurs législations et politiques de prévention aux nouvelles formes que peut prendre l’antisémitisme.

Cette définition relativement large et consensuelle (disponible en anglais uniquement) est accompagnée de plusieurs exemples de manifestations antisémites, depuis l’appel à tuer des juifs au nom d’une idéologie religieuse jusqu’à la contestation de la réalité de l’Holocauste. S’ils ne citent pas explicitement le mot, ces exemples intègrent une des manifestations de l’antisionisme par le fait de « dénier au peuple juif le droit à l’auto-détermination, notamment en affirmant que l’existence de l’Etat d’Israël est une entreprise raciste ».(…) source

Ce faisant, Macron se plie aux exigences du CRIF, et il n’avait pas manqué de faire part de la bonne nouvelle à Netanyahu, qui a exprimé son « estime » : 

Le président de la République, qui a déploré « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

(….)

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de Benjamin Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Quelques minutes avant le discours d’Emmanuel Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit. (source)

La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme, annonce Macron

Devant le Crif, le président de la République a dénoncé une «résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale». Il entend intégrer l’antisionisme à la définition de l’antisémitisme et continuer à combattre BDS.

La veille, il s’était dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme et pourtant, Emmanuel Macron, qui s’exprimait ce 20 février lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a fait savoir que la France mettrait en oeuvre une «définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme», selon les termes rapportés par l’AFP. L’agence de presse française précise que quelques minutes avant le discours du chef de l’Etat, le président du Crif Francis Kalifat en avait fait la demande devant l’assemblée. 

(…) «L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme.» «Il ne s’agit pas de modifier le Code Pénal. Il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos magistrats ou de nos enseignants», a ajouté le chef de l’Etat.

Sous les applaudissements, il a fait savoir qu’il n’aurait «aucune complaisance» à l’égard des partisans du boycott d’Israël et du mouvement Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS), «condamné en France». Ce mouvement appelle à faire pression économiquement sur l’Etat hébreu pour infléchir sa politique, notamment en terme de colonisation des territoires palestiniens.

(………)

Comme le rapporte RT , Macron avait pourtant manifesté son opposition à la pénalisation de l’antisionisme qu’avait proposé certains députés, avant de revenir sur sa position (par une porte dérobée donc) lors du dîner du Crif : 

Un fait divers, une loi ? Marque de fabrique des mandats de Nicolas Sarkozy, ce mot d’ordre est aujourd’hui repris par une trentaine de députés La République en marche (LREM), Les Républicains (LR) et centristes, emmenés par le marcheur Sylvain Maillard, président du groupe d’étude de l’Assemblée sur l’antisémitisme, et vice-président du groupe d’amitié France-Israël. Tablant sur l’émotion suscitée par une vague de faits divers antisémites enregistrée depuis une semaine en France, ils souhaitent pénaliser l’antisionisme, assimilant celui-ci à de l’antisémitisme.

«L’antisionisme moderne est de l’antisémitisme» a ainsi affirmé Sylvain Maillard sur France Info le 18 février. Sauf qu’au sein même de LREM, le président Emmanuel Macron lui-même a exprimé son opposition à une telle initiative (avant de revenir finalement sur sa position lors du dîner du Crif le 20 février). (….)

L’antisionisme : une opinion politique…

«L’antisionisme, c’est en réalité être contre une politique […] c’est une opinion, pas un délit», a ainsi jugé le président du groupe UDI-Agir Jean-Christophe Lagarde en conférence de presse. L’historien Dominique Vidal a pour sa part estimé sur France Info qu’une telle loi équivaudrait à mettre «le doigt dans un processus totalitaire» : «Je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.» (…)

Et pourtant, presque tout le monde était unanime pour ne pas pénaliser ni faire l’amalgame entre antisémitisme et antisionisme, certains experts pointant le risque de processus totalitaire et de retour du délit d’opinion, une grave atteinte à la liberté d’opinion, d’expression, de pensée : 

Pénalisation de l’antisionisme : « On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion :

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant.

(….) « on met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France. L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi. D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’antigaullisme, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste. (…)

D’autres, comme LFI, se sont alarmés suite à cette annonce :  

La France insoumise, très critique à l’égard de la politique du premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahu, s’était alarmée des risques posés par cette initiative pour la liberté du débat public.(…)

« J’alerte sur le fait que, derrière cette question, il peut y avoir des enjeux politiques, géopolitiques », a encore mis en garde le député LFI Adrien Quatennens ce jeudi 21 février sur France 2. « Est-ce qu’il va être encore possible d’avoir une appréciation purement politique par exemple de ce que fait le gouvernement israélien sans être soupçonné d’antisémitisme? », s’est-il inquiété, tout en relevant « qu’Emmanuel Macron ne voulait pas pénaliser cette question (de l’antisionisme, NDLR), contrairement à une proposition qui avait été faite ».

« 71% des Français, selon une enquête d’opinion, considèrent par exemple que le gouvernement israélien a une lourde responsabilité dans le fait qu’il n’y ait pas de négociations avec les Palestiniens; est-ce qu’on va soupçonner raisonnablement 71% de Français d’être antisémites ? Ce n’est pas sérieux », a-t-il prévenu.

France TV vient d’expliquer un peu à son tour la future définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme que la France va adopter, et précise ce qui suit : 

Pour illustrer sa définition, l’Alliance dresse une liste d’exemples « contemporains » d’antisémitisme, parmi lesquels : (…) « Faire des allégations mensongères, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les Juifs en tant que tels ou sur le pouvoir des Juifs : par exemple, mais pas exclusivement, le mythe d’un complot juif mondial ou de Juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions de la société » ; ou encore « accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’inventer ou d’exagérer l’Holocauste ».

 
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Publié par le 21 février 2019 dans général, Politique, société

 

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L’antisémitisme, un problème marginal dans la France d’aujourd’hui

L’antisémitisme, un problème marginal dans la France d’aujourd’hui

par Pierrick Tillet

Pendant que des « milliers de manifestants » (selon Ouest France à qui on laissera la responsabilité de ce chiffrage) défilaient à Paris et en province contre l’antisémitisme [photo : place de la République à Paris], les chiffres du ministère de l’Intérieur sur les actes d’antisémitisme commis dans le pays en 2018 tombaient :

=> Les actes anti-juifs ont augmenté de 74 % en 2018 (541 cas) par rapport à l’année précédente (311 cas).

+74 %, ça apparaît énorme. Et c’est bien sûr ce chiffre “terrifiant” que retenaient les médias mainstream.

Mais décomposons ces 541 cas :

  • 81 actes de violences, de tentatives d’homicide et un homicide ;
  • 102 atteintes aux biens ;
  • 358 “menaces”.

France 2018 : 541 cas d’agressions antisémites (dont 358 “menaces”) sur 3,7 millions de faits de délinquance avérés

Au fait, qui a fourni ces chiffres ? Pas la police, puisqu’en France elle ne procède à aucun recensement par confession religieuse. Alors qui ? Eh bien, ces chiffres sont sortis du tiroir des associations de défense de la communauté juive de France, Crif, Licra, connues pour leur défense sans nuances de la politique israélienne (NB : peut-on avoir le détail de ces agressions, svp, histoire de vérifier nos infos, et savoir aussi qui a répertoriés, et comment, et pourquoi, ces 358 “menaces” ?).

En réalité, dans la mesure où ces chiffres sont vérifiés, 541 cas d’agressions à caractère antisémite (dont 358 simples menaces), c’est toujours trop, c’est inadmissible, mais ce n’est rien en regard du nombre de crimes et délits répertoriés la même année en France par la police : 3 721 798.

La moyenne des agressions antisémites (hors simples menaces) sur la décennie 1999-2008 est de 551. Cette moyenne sur la décennie 2009-2018 est de 152, soit une baisse de 70 %.

Faits de délinquance à caractère antisémite déclarés entre 1999 et 2018.

Faits de délinquance à caractère antisémite déclarés entre 1999 et 2018.

La réalité, c’est que ce problème de l’antisémitisme est aujourd’hui instrumentalisé par une classe dominante en perdition pour détourner l’attention de la population des problèmes sociaux du pays. Pendant que nos médias unanimes hurlaient à la recrudescence de l’antisémitisme en France, les revendications des Gilets Jaunes passaient au second plan. C’était bien évidemment le but de la manœuvre.

Mention spéciale à la France insoumise pour avoir participé aussi bêtement à cette instrumentalisation grossière.

source:https://yetiblog.org/archives/15436

 
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Publié par le 20 février 2019 dans général, société

 

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Asselineau – La France devient-elle fascisante ?

Selon Asselineau, sous Macron il y a une « dérive totalitaire » et une « dérive fascisante »  – Il ajoute entre autres : « on est dans un régime qui vire à la Corée du Nord,  je pèse mes mots » 

 
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Publié par le 17 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Corruption : Maladie de la France ?

 
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Publié par le 14 décembre 2018 dans économie, général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Emmanuel Todd : « Le risque majeur pour la France n’est pas la révolution mais le coup d’Etat »

 Selon Todd, face aux Gilets jaunes, le gouvernement cherche le chaos pour provoquer une rupture  

« On peut imaginer que, dans une situation de chaos et d’inquiétude, cette sympathie générale de la population pour le mouvement cède devant la peur du désordre. Et je pense que le gouvernement cherche le chaos pour créer cette rupture. « 

« Je pense que le risque majeur pour la France, ça n’est pas la révolution maintenant, c’est plutôt le coup d’Etat » :

« Je considère que Macron est à l‘offensive dans cette stratégie du chaos… »

 
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Publié par le 5 décembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Gilets jaunes : la France sur la voie de la Grèce ?

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« La manifestation du 24 novembre sur les Champs-Elysées, les violences qui l’ont accompagnée, et qui sont essentiellement le fait de groupes extérieurs aux Gilets jaunes » : ceci n’est pas exact, on l’a bien vu sur les images suffisait de regarder, et ce sont les gilets jaunes eux mêmes qui le disent (« ce sont les CRS qui nous ont attaqué ») Il y avait sans doute aussi des casseurs et des extrémistes, mais c’était fort minoritaire il me semble . Z   

La révolte des « Gilets jaunes » ne se limite pas aux nouvelles taxes sur l’essence, elle vient de loin. Elle s’explique par une baisse régulière du pouvoir d’achat, par un étranglement progressif des salariés ayant de faibles revenus. Elle remonte en grande partie au début des années 2000, marquées par la hausse des matières premières et de l’immobilier, qui ont sérieusement entamé le revenu disponible. Cette détérioration n’a pas été perçue par l’INSEE et son indice des prix trafiqué, comme nous l’avons montré dans notre livre, ce qui a provoqué l’exaspération des ménages autant que l’aveuglement des responsables politiques. Est venu se rajouter une explosion des impôts et des taxes pesant sur les ménages depuis 2008. Celles sur le carburant a finalement déclenché une fronde nationale.

La manifestation du 24 novembre sur les Champs-Elysées, les violences qui l’ont accompagnée, et qui sont essentiellement le fait de groupes extérieurs aux Gilets jaunes , ainsi que les milliers de barrages filtrants sur le territoire national, donnent l’image d’un pays en insurrection, ce qui n’est pas sans évoquer la crise grecque de 2010-2012.

Mais le scénario est différent, bien entendu : la Grèce a d’abord été confrontée au mur de la dette publique, avant de devoir s’engager dans une politique d’austérité, à destination des ménages essentiellement, tandis qu’en France, la situation pourrait prendre le chemin inverse : un appauvrissement des salariés conduit au fléchissement des recettes fiscales, ce qui entraîne une peur des marchés sur la dette française.

Dans les deux cas, précisons-le, le secteur public n’a pas beaucoup souffert. En France, les dépenses publiques n’ont jamais diminué, le nombre de fonctionnaires continue d’augmenter. Ce sont les ménages qui payent toujours plus d’impôts et de taxes pour permettre à l’État de boucler ses fins de mois et de rassurer les investisseurs sur la qualité de ses bons du Trésor.

Mais cela risque de changer, justement. La crise est profonde. L’État s’interdit toute marge de manœuvre en ne baissant pas drastiquement les dépenses publiques. La fronde va continuer. En janvier, le prélèvement à la source sera lancé, avec tous les risques de bugs possibles et imaginables, sans compter l’effet psychologique d’une feuille de paye amputée de l’impôt que l’on payait jusqu’ici plus tard. Viendra ensuite la réforme des retraites, un sujet hautement inflammable et qui réveillera les syndicats !

C’est la capacité à contenir les troubles et à maintenir le niveau des rentrées fiscales qui risque d’être bientôt mis en cause par les marchés. À l’heure où l’Italie revient à un projet de budget plus raisonnable, la France devient « l’homme malade de l’Europe »… L’air de rien, le service des études de la Banque Natixismontre que la France peut faire défaut sur sa dette parce que la pression fiscale atteint un maximum et qu’elle ne peut pas utiliser la planche à billet, la Banque de France ayant abandonné ce pouvoir à la Banque Centrale Européenne lors de la création de l’euro. Cette étude sonne comme un avertissement.

La France, future Grèce ? Bientôt le musée du Louvre vendu à un fonds d’investissement, comme les sites archéologiques des îles grecques ? Peut-être plus vite qu’on ne le pense.

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Publié par le 29 novembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La France veut créer un «Empire» européen face à la Chine

La France veut créer un «Empire» européen face à la Chine. Chine Magazine

Ce qui signifie un abandon total et absolu de souveraineté et beaucoup plus d’Europe, gouvernée par des technocrates non élus  …  C’est précisément ce qui crée une radicalisation des peuples (entre autres..), comme on peut le voir dans son essence en Italie . Mais c’est valable un peu partout . Notre politique nous est dictée par Bruxelles, et la France en redemande …  Z 

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a estimé que l’Europe devrait devenir un Empire pacifique, une puissance capable de rivaliser avec les États-Unis et la Chine, selon le quotidien allemand.

Dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Handelsblatt, le ministre français a souhaité que l’Europe devienne un empire semblable aux Etats-Unis et à la Chine. Selon lui, cet «empire» doit être une puissance pacifique fondée sur les principes d’un État constitutionnel.

«L’Europe ne devrait plus hésiter à jouer de son pouvoir», a affirmé Bruno Le Maire, qui a souligné qu’il était nécessaire de lutter «contre les sanctions illégitimes des États-Unis contre l’Iran» et de «faire obstacle au gouvernement de Donald Trump».

«Le but ici est de dire clairement aux États-Unis: nous sommes un continent souverain et nous décidons nous-mêmes d’avec qui nous faisons du commerce», a-t-il ajouté. Le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa volonté de créer une «vraie armée européenne» indépendante des États-Unis.

Le président français avait souligné que l’Europe était confrontée à de nombreuses tentatives d’ingérence dans ses processus démocratiques internes et dans son cyberespace. Le président américain, arrivé à Paris le 9 novembre pour les cérémonies du 11 novembre, avait jugé «très insultants» les propos d’Emmanuel Macron plaidant pour la construction d’une armée européenne.

Emmanuel Macron a estimé que l’Europe devait se «protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis». L’idée d’une armée propre à l’Union Européenne est régulièrement émise par des hommes politiques européens, dont le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, Günther Oettinger.

Ce dernier a déclaré qu’il rêvait d’une armée qui porte en commun la responsabilité du maintien de la démocratie, des droits de l’Homme et de la liberté, en Europe comme dans les missions étrangères.

https://www.chine-magazine.com/la-france-veut-creer-un-empire-europeen-face-a-la-chine/

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Publié par le 20 novembre 2018 dans général, International, Politique

 

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