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Archives de Tag: la crise

Marc Touati : “On est dans un monde de bulles et on voit que la crise arrive ! Ne laissez pas plus de 100.000 € sur vos comptes en banque !”

Je commence à être de plus en plus d’accord avec ce que raconte TOUATI, ce qui n’a pas toujours été le cas… Pas mal d’analystes commencent à converger dans leur analyse des causes de la prochaine crise, qui se rapproche vite … Z

Marc Touati: “D’où viennent toutes ces bulles ? Eh bien pour sortir de cette crise de 2008, les banques centrales ont mis le paquet au niveau mondial en abaissant les taux d’intérêt et en faisant tourner la planche à billets. Alors qu’on aurait dû arrêter depuis longtemps, on a continué à alimenter cette bulle et notamment en Europe. Or plus on va loin dans cette bulle et plus ça fera mal lorsqu’elle dégonflera. Aujourd’hui, la BCE est prise à son propre piège. N’oublions pas que le bilan de la BCE a augmenté de 3000 milliards € de dettes, alors est-ce qu’elles valent quelque chose ? Quand on a une seule bulle, ça se gère mais là, on a plusieurs grosses bulles à la fois. Celle de l’endettement public, celle de la bourse, celle de l’immobilier… On est dans l’aveuglement collectif, on est complètement déconnecté de la réalité économique.[…] On voit que la crise arrive. Mais comment cette fois-ci va-t-on relancer la machine ? Là, les taux d’intérêts sont déjà à Zéro, on a fait la planche à billets, la dette publique est énorme… Comment-va-t-on faire ? […] Je termine toujours en disant ce fameux conseil qui avait fait tant de bruits à l’époque ici même… Ne laissez pas plus de 100.000 € dans vos comptes car on ne sait jamais si on veut vous embêter et vous prendre une petite partie, ça peut-être dangereux et ce sera peut-être la solution parce qu’on a aucune marge de manœuvre”. (source)

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Publié par le 28 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020

Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020 – Katsumi Kasahara/AP/SIPA

Roubini remet une couche . Et son analyse est tout à fait pertinente . Il prévoit une crise financièr suivie d’une récession mondiale en 2020 . J’ai déjà plusieurs fois mentionné que je pensais que ça se produirait entre 2019 et 2022 . Mais au vu de l’évolution de la situation économique mondiale, à ce rythme ce serait plus 2019 que 2022 . Ça c’est ce que je pense, cette fourchette c’est ce qui me parait le plus probable, c’est même une certitude . Mais je peux aussi me tromper d’un peu.  Cette année on voit de grosses secousses et les barils de poudre se multiplier (mais manque toujours la mèche) , en fait ça peut exploser n’importe quand à ce niveau … Z 

Dix ans après la chute de Lehman Brothers en 2008, le risque d’une nouvelle déflagration est à nouveau élevé. Et, cette fois, les Etats surendettés ne disposent plus des mêmes armes pour y faire face.

Dix ans après l’effondrement de  Lehman Brothers , des interrogations demeurent autour des causes et conséquences de la crise financière. Mais dans une perspective d’avenir, la question la plus pertinente consiste à déterminer ce qui provoquera la récession et la crise mondiale de demain.

Vers une récession mondiale

L’actuelle expansion mondiale devrait se poursuivre l’année prochaine, dans la mesure où  les Etats-Unis enregistrent d’importants déficits budgétaires, où la Chine applique des politiques de crédit assouplies et où l’Europe reste sur une trajectoire de reprise. Mais d’ici à 2020, les conditions tendront vers une crise financière, suivie d’une récession mondiale. Plusieurs raisons expliquent cela.

Premièrement, les politiques de relance budgétaire qui poussent actuellement la  croissance annuelle américaine au-dessus de son potentiel de 2 % ne sont pas tenables. D’ici à 2020, ladite relance se sera épuisée.

Inexorable hausse des taux d’intérêt

Deuxièmement, le timing de cette relance ayant été inadapté, l’économie américaine connaît actuellement une surchauffe, et l’inflation s’élève au-dessus de la cible. La Réserve fédérale des Etats-Unis devrait ainsi continuer d’augmenter le taux cible des fonds fédéraux, l’amenant de son niveau actuel de 2 % à 3,5 % au moins d’ici à 2020, ce qui élèvera probablement les taux d’intérêt à court et long terme, ainsi que le dollar américain.

Dans le même temps, l’inflation augmente également au sein d’autres économies majeures, tandis que  le prix du pétrolecontribue à des pressions inflationnistes supplémentaires. Cela signifie que les autres grandes banques centrales suivront la Fed sur la voie d’une normalisation de la politique monétaire, ce qui réduira la liquidité mondiale, tout en exerçant une pression à la hausse sur les taux d’intérêt

Escalade commerciale

Troisièmement, les tensions commerciales opposant l’administration Trump à la Chine, à l’Europe, au Mexique, au Canada et à d’autres sont vouées à l’escalade, engendrant une croissance plus lente et une inflation plus élevée. La croissance dans le reste du monde devrait donc ralentir, sous l’effet de pays jugeant bon de riposter contre le protectionnisme américain. Les marchés émergents, d’ores et déjà fragilisés, continueront de subir les effets du protectionnisme et des conditions monétaires resserrées aux Etats-Unis.

Quatrièmement, l’Europe connaîtra, elle aussi, une croissance plus lente, en raison d’un resserrement monétaire et de frictions commerciales. Par ailleurs, les politiques populistes appliquées dans des pays comme l’Italie risquent d’engendrer  une dynamique de dette intenable au sein de la zone euro . Dans ces conditions, une nouvelle récession mondiale pourrait conduire l’Italie et d’autres pays à quitter purement et simplement la zone euro.

Valorisations excessives

Cinquième point, les marchés boursiers américain et mondiaux sont en effervescence. Les ratios cours/bénéfice aux Etats-Unis sont supérieurs de 50 % à leur moyenne historique, les valorisations de capitaux privés sont devenues excessives et les obligations d’Etat trop coûteuses compte tenu de leur faible rendement et de leurs primes de terme négatives. Le crédit à haut rendement devient également de plus en plus coûteux, à l’heure où le taux d’endettement des entreprises américaines atteint des sommets historiques.

La marge de relance budgétaire dans le monde est d’ores et déjà réduite.

Par ailleurs, l’endettement sur de nombreux marchés émergents et dans certaines économies développées se révèle clairement excessif. L’immobilier commercial et résidentiel est beaucoup trop coûteux dans de nombreuses régions du monde.

Marges de relance réduites

La marge de relance budgétaire dans le monde est d’ores et déjà réduite par une dette publique massive. La possibilité de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles sera limitée par  des bilans hypertrophiés, et par un manque de capacité à réduire les taux directeurs. Par ailleurs, les sauvetages dans le secteur financier seront intolérables pour des pays marqués par la résurgence de mouvements populistes, et dirigés par des gouvernements quasi insolvables.

Impuissance des banques centrales

Aux Etats-Unis, en particulier, le législateur a limité la capacité de la Fed à fournir de la liquidité aux institutions financières non bancaires et étrangères présentant des passifs libellés en dollars. En Europe, la montée des partis populistes complique l’adoption de réformes au niveau de l’UE, ainsi que la création des institutions nécessaires pour combattre la prochaine crise financière et la récession qui s’ensuivra.

A la différence de 2008, époque à laquelle les gouvernements disposaient des outils politiques permettant d’empêcher une chute libre, les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées, sachant par ailleurs que les niveaux globaux de dette sont supérieurs à ceux d’avant-crise. Lorsqu’elles surviendront, la crise et la récession de demain pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d’hier.

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Publié par le 4 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Dix ans après la crise des subprimes, un autre krach est « possible »

 
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Publié par le 5 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Turquie : ce qu’il faut retenir de la crise… et de la place de l’or

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale ». La déclaration du président turc Erdogan, vendredi, n’est pas passée inaperçue. Le pays traverse actuellement une crise majeure. Le métal précieux peut-il être une solution quand la devise nationale perd sa valeur ?

Une crise financière sur fond de bras de fer

Depuis le début de l’année, la livre turque a fondu. Elle a perdu près de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro. Et en fin de semaine dernière, elle a encore dégringolé lorsque le président américain a annoncé le doublement des taxes de douanes sur l’acier et l’aluminium. Nouvelle escalade dans le bras de fer économique qui oppose Trump et le gouvernement turc… et une réponse du président Erdogan qui ne s’est pas fait attendre. Le même jour, il demandait à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la livre turque. Et pas uniquement leurs devises étrangères : leur or également. « Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques », a-t-il demandé, évoquant une « lutte nationale ».

Après les craintes de guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, entre les Etats-Unis et l’Iran, il semble donc bien que ce soit la Turquie la première frappée. Est-ce qu’il faut y voir un nouveau signal d’alerte sur l’économie mondiale… ou bien l’un des premiers rouages qui se grippe ? J’en parlais il y a quelques jours justement : les scénarios « dans le vert » ne peuvent pas durer. Un jour ou l’autre, la machine s’enraye !

Et c’est justement la situation vécue actuellement par la Turquie. Les positions économiques d’Ankara inquiètent les spécialistes, la livre décroche. Sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, le président Trump assène un nouveau coup sur l’acier et l’aluminium… et la livre turque dégringole encore plus. Déjà mise à mal depuis quelques années, l’économie turque ne semble plus maîtriser son inflation.

Dans la série des scénarios catastrophe, on n’est donc pas loin d’une nouvelle étape. Les équilibres commerciaux sont une nouvelle fois bouleversés. Et les spectres des crises majeures vécues par Chypre ou par la Grèce sont bien visibles.

L’or turc peut-il rétablir un certain équilibre ?

Pour les Chypriotes et les Grecs, les récentes crises majeures ont eu un impact immédiat et très visible sur le quotidien des particuliers : inflation majeure, perte de pouvoir d’achat, bankrun et manque de cash. En appelant les Turcs à changer immédiatement leurs devises fortes ainsi que leur or, Erdogan semble vouloir inverser la tendance tant que c’est encore possible. Parmi les mesures annoncées aujourd’hui, Ankara a également évoqué que la banque centrale turque avait « révisé les taux de réserves obligatoires pour les banque, dans le but d’éviter tout problème de liquidités ». « Environ 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités seraient fournis au système financier », annonce ainsi le Monde dans un article ce lundi. 

Une autre information est peut-être passée inaperçue il y a quelques semaines… mais elle prend tout son sens en ce moment. En juin, la Turquie a évacué son or jusque là laissé dans les coffres-forts de la Réserve fédérale américaine. Au total, 28,6 tonnes du métal précieux ont quitté le sol américain pour être stockées à Londres et en Suisse, même si les lieux exacts ainsi que le nombre de tonnes n’ont pas été confirmés officiellement.

« Ces dernières années, la banque centrale turque a été l’une des plus grosses acheteuses d’or », rappelle aussi l’article des Echos.fr en juin. Avec un double objectif : d’abord diversifier les réserves de change d’Ankara, mais aussi s’affranchir du dollar. Selon les chiffres du World Gold Council, les stocks du pays atteignaient au début de l’été 236 tonnes, soit près de 10% de ses réserves de change. Et 358 tonnes d’or des banques commerciales turques sont aussi conservées par la banque centrale…

« De l’or sous l’oreiller » : en Turquie, ce n’est pas un vain mot

Si Erdogan a appelé les Turcs à échanger l’or caché sous les oreillers, c’est aussi parce que ces réserves personnelles sont une réalité dans le pays. Selon le World Gold Council, le pays est même le quatrième plus important consommateur d’or au monde, avec une moyenne de 81 tonnes d’or achetées par les ménages. En 2015, le Conseil mondial de l’or estimait à 3500 tonnes le volume conservé en sécurité par les Turcs. Et c’est certainement là le fameux « oreiller » réclamé en fin de semaine dernière par le président Erdogan.

Mieux comprendre la place de l'or en Turquie - World Gold Council

L’or est déjà un rouage important du système financier turc. Les particuliers l’utilisent pour protéger leur épargne, et ils sont d’ailleurs incités à le faire (et on en parle d’ailleurs dans ce dossier). « Des générations d’épargnants turcs se sont tournés vers l’or pour se protéger contre les ravages de l’inflation et pour se prémunir face à la faiblesse de leur monnaie », estiment ainsi les analystes du World Gold Council. Les banques commerciales aussi utilisent l’or pour soutenir l’économie du pays : depuis 2012, elles sont déjà mises à contribution par le gouvernement. Le pays a aussi mis l’accent sur sa propre extraction aurifère, alors que les réserves d’or souterraines sont estimées à 840 tonnes.

Le cas de la Turquie le montre bien. Oui, le métal précieux peut être une solution quand la devise nationale perd de sa valeur. Et ce n’est d’ailleurs pas anodin si certaines banques centrales rapatrient leur or aux premiers signes de crise économique ou géopolitique. C’est une solution évidente pour les particuliers aussi. Encore faut-il éviter une situation extrême où le gouvernement décide de faire main basse sur les réserves en or de ses citoyens !

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Les marchés mondiaux se préparent à l’impact de la crise monétaire turque

La crise Turque crée pas mal de dégâts périphériques, à surveiller de prés cette crise monétaire qui pourrait prendre d’autres formes et s’envenimer au niveau mondial .. Un krach mondial pourrait commencer comme ça .

A lire : 

16 milliards de raisons pour lesquelles la crise monétaire en Turquie deviendra une crise de la dette

La Turquie et la Russie pourraient laisser tomber le billet vert pour le commerce direct Lire-Rouble

La Turquie se joint à la Russie pour liquider les bons du Trésor américain

D’abord c’était la Russie. La Turquie l’a ensuite rejoint avec la liquidation de ses avoirs américains de Treasuries. Qui sera le prochain  ?

Qui dit crise monétaire dit Or,  Le volume des contrats à terme sur l’or turc explose Comme quoi l’or reste LA valeur refuge dans ces cas là .

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La question clé sur les principaux marchés financiers lorsqu’ils se sont ouverts au marché lundi a été l’impact de l’actuelle crise financière et monétaire turque alors que se multipliaient les mises en garde de profondes répercussions au plan mondial.

Le chroniqueur économique du New York Times, Paul Krugman, a déclaré dans un article publié ce week-end, que la chute de la livre turque était une reconstitution de la crise financière asiatique d’il y a 20 ans.

Pimco, l’une des plus importantes sociétés de négoce d’obligations au monde, a prévenu que la crise turque était le résultat d’un changement dans l’environnement financier mondial résultant de la hausse des taux d’intérêt américains par la Réserve fédérale et de la liquidation de ses avoirs financiers.

L’augmentation des taux d’intérêt a des répercussions importantes sur les pays comme la Turquie qui ont contracté des prêts libellés en dollars lorsqu’ils étaient faibles. À mesure que les taux d’intérêt américains et le dollar commencent à augmenter, le coût du service de ces prêts augmente, ce qui accroît la possibilité d’une faillite pour les emprunteurs.

La Turquie a été un emprunteur majeur sur les marchés internationaux avec une dette extérieure totale de 467 milliards de dollars.

Dans une note publiée dimanche, Joachim Fels, conseiller économique mondial chez Pimco, a écrit : « Cela semble être un autre exemple de comment une combinaison de mauvaises politiques économiques nationales qui empirent et de liquidités mondiales qui se dégradent rendant vulnérables des bilans financés à l’excès en dollars, peut produire haute volatilité et contagion ».

« Qui a dit qu’une réduction du bilan de la Réserve Fédérale américaine et une augmentation progressive du taux des fonds n’auraient pas d’implications mondiales ? »

La Banque centrale européenne a mis sous surveillance de grandes banques européennes fortement exposées à la dette turque. Il s’agit notamment de la banque espagnole BBVA, qui a prêté 83,3 milliards de dollars à la Turquie, de Unii Credit en Italie ayant prêté 38,4 milliards de dollars et de BNP Paribas en France, 17 milliards de dollars de prêts.

Le taux d’inflation étant de plus de 16 pour cent, les marchés financiers internationaux exigent que la banque centrale relève les taux d’intérêt pour assurer la stabilité financière et intensifier les attaques contre la classe ouvrière. Mais cette demande a été jusqu’ici refusée par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Dans une série de discours au cours du week-end, Erdogan a poursuivi sa rhétorique populiste, déclarant qu’il y avait une « opération » par d’autres pays pour faire tomber l’économie turque.

S’exprimant devant un rassemblement des membres de son parti Justice et Développement au pouvoir dans la ville de Rize, Erdogan a déclaré qu’une augmentation du taux d’intérêt était un « véhicule d’exploitation qui rendrait les riches plus riches et les pauvres plus pauvres ».

La livre Turque a chuté de près de 18 pour cent vendredi, soit la plus forte baisse depuis la crise financière de 2001, et devrait encore baisser à l’ouverture des marchés. Elle a encore chuté de 12 pour cent en début de séance du matin en Asie, pour atteindre 7 livres par dollar, certains prédisant bientôt 10 livres par dollar.

Dans un entretien avec le journal Hurriyet publié en ligne dimanche, le ministre turc des Finances et du Trésor, Berat Albayrak, gendre du président, avait déclaré qu’il avait un nouveau plan d’action pour stabiliser l’économie, décrivant le plongeon de la livre comme « une attaque ».

« À partir de lundi matin, nos institutions prendront les mesures nécessaires et partageront les annonces avec le marché », a-t-il déclaré, sans fournir de détails sur ce que ces mesures pourraient impliquer. Un plan avait été préparé pour les banques et l’économie dans son ensemble et le gouvernement prendrait « les mesures nécessaires avec nos banques et notre organisme de surveillance bancaire de manière rapide ».

Erdogan a rejeté les suggestions selon lesquelles la Turquie était dans une crise financière comme celle qui avait eu lieu en Asie en 1997-1998, provoquée par la chute du baht thaïlandais, qui a dévasté la région avec des retombées économiques équivalentes de celles de la Grande Dépression des années 1930.

Il a déclaré que la baisse de la livre ne reflétait pas les fondamentaux de l’économie turque. « Quelle est la raison de toute cette tempête dans un verre d’eau? Il n’y a aucune raison économique à cela… On appelle cela une opération contre la Turquie ».

La chute de la livre est exacerbée par la volonté de l’Administration Trump d’utiliser la crise financière pour contraindre la Turquie à s’aligner sur ses objectifs de politique étrangère au Moyen-Orient.

La semaine dernière, elle a doublé les tarifs sur les exportations turques d’acier en réponse à la chute de la livre et au refus du gouvernement turc de libérer le pasteur évangélique Andrew Brunson, accusé d’espionnage et de terrorisme en rapport avec la tentative de coup d’État de juillet 2016 visant Erdogan.

Le conflit concernant Brunson n’est que le dernier d’une suite de conflits entre la Turquie et les États-Unis. La Turquie s’oppose au soutien apporté par les États-Unis aux milices kurdes en Syrie, qu’elle dénonce comme terroristes. La Turquie est également entrée en conflit avec les États-Unis et d’autres alliés de l’OTAN à propos de sa recherche de relations plus étroites avec la Russie et la Chine.

Ces questions ont été exposées dans un article rédigé par Erdogan, publié dans le New York Times vendredi qui contenait également des critiques sur la position des États-Unis dans la tentative de coup d’État. Erdogan y déclare que deux collaborateurs clés avaient été tués par des escadrons de la mort et qu’il aurait subi le même sort si le coup d’État avait réussi.

Mais au lieu de dénoncer le coup d’État au nom de la « démocratie », les États-Unis n’avaient appelé qu’à « la stabilité et à la paix et la continuité en Turquie ». Erdogan ne l’a pas mentionné dans son commentaire, mais on a su qu’il avait seulement échappé à la mort parce qu’il avait été averti par des sources du renseignement russe.

L’article souligne la longue alliance stratégique entre la Turquie et les États-Unis, mettant en garde qu’une poursuite des actions unilatérales ne pouvait que « servir à souligner les intérêts et la sécurité des États-Unis » et qu’un échec à inverser cette tendance à l’unilatéralisme et au manque de respect nous impose de chercher de nouveaux amis et alliés ».

Quel que soit le cours immédiat des événements, la crise turque et les mises en garde de ses vastes implications, pour les marchés émergents comme pour les grandes banques internationales, ont montré que les mesures adoptées par la Réserve fédérale américaine et les autres grandes banques centrales n’ont pas résolu les contradictions de l’économie capitaliste mondiale ayant éclaté dans la crise mondiale de 2008.

L’abaissement des taux d’intérêt à des bas niveaux record, combinés à l’injection de milliers de milliards de dollars dans le système financier, a créé une manne pour l’oligarchie mondiale des entreprises et des institutions financières, sous la forme d’une hausse des actifs financiers et des actions. Le marché boursier américain a quadruplé depuis son creux de mars 2009.

Mais cela n’a fait que créer les conditions d’un nouveau krach mondial encore plus dévastateur qu’il y a dix ans — une crise qui, comme le montre l’expérience de ces dix dernières années, conduira immédiatement à un assaut renforcé contre la classe ouvrière internationale.

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Publié par le 16 août 2018 dans économie, général, International

 

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Sapir – La crise de l’UE s’accélère :  » le processus de déconstruction de l’UE a commencé »

Union Européenne: Etat de crise

par Jacques Sapir

La crise qui ronge l’Union Européenne depuis plusieurs années a atteint ces derniers jours un nouveau stade. Devenant publique, s’étalant à la face de tous, elle est en train de muter, de changer de nature. L’état de crise qui était jusqu’à maintenant en partie camouflé par les discours officiels, est officialisé.

Mais, cette officialisation engendre à son tour une accélération, voire une radicalisation, de cette crise.

Victoire de l’Italie et paralysie de l’Allemagne

Une question a monopolisé l’attention lors du dernier sommet européen, celle des « migrants ». Elle a même tellement occupé l’ordre du jour que les problèmes soulevés par la « déclaration de Merseberg » entre la France et l’Allemagne en ont été oubliés.

Sur ce point, il est clair que Giuseppe Conte, le Président du conseil italien, a remporté une victoire. Il a obtenu que la notion de « volontariat » remplace celle de l’obligation des réglementations européennes et surtout il a obtenu que la question du rôle exact des ONG soit explicitement mentionnée dans le communiqué final. L’Italie sort confortée de ce conseil.

Mais, cette crise s’est invitée en Allemagne. Dans l’affrontement entre la Chancelière, Mme Angela Merkel et son Ministre de l’intérieur M. Horst Seehofer, c’est ce dernier qui sort vainqueur du compromis laborieusement établi dans la nuit de dimanche à lundi. Près de 160 parlementaires de la CSU, le parti de M. Seehofer, mais aussi de la CDU, avaient menacé de voter contre cette dernière. C’est dire l’ampleur de la crise. Un compromis a été trouvé à la toute dernière minute. Mais, si ce compromis garantit, sans doute pour quelques mois, qu’Angela Merkel va rester la Chancelière, il porte en lui la fin des accords de Schengen. Le fait que l’Allemagne reconnaisse la nécessité de places d’internement des migrants à ses frontières va faire tâche d’huile. L’Autriche déjà boucle les siennes et l’Italie en fera de même.

Au-delà, le conflit, même provisoirement éteint par un compromis de dernière minute, laisse les deux protagonistes en piteuse position. Le gouvernement allemand sera durablement paralysé pour les mois qui viennent. Cela signifie que l’Allemagne sera dans l’impossibilité d’imprimer sa marque sur la politique de l’UE. La France pourrait-elle se substituer à elle? Les échecs que vient de subir Emmanuel Macronquant à sa politique européenne indiquent bien que non.

Une France impuissante

Sur un autre front, on voit aussi se préciser la crise. L’Allemagne et les Pays-Bas viennent de rejeter le système de garantie des dépôts bancaires, c’est-à-dire la garantie effective des dépôts de 100 000€. Or ce rejet frappe de caducité l’Union bancaire. Elle avait été, il convient de le rappeler, la SEULE avancée de l’UE depuis 2008 sur les questions bancaires et financières. La crise de l’Union bancaire touche aussi de plein fouet la position française car le projet avait été soutenu essentiellement par le gouvernement français. Bien entendu, de nombreuses critiques avaient pu être formulées sur l’Union bancaire. Cette « union » était fragile et n’avait pas le budget suffisant pour faire face à une nouvelle crise bancaire. Ce qui s’est produit le 29 juin n’en est pas moins important. Aucun accord sur le « pot » commun destiné à aider les banques en faillite n’a pu être trouvé. Bien sûr, la décision a été repoussée pour la fin d’année 2018, mais les divergences entre les pays membres sont désormais immenses. Il est très peu probable que les pays de l’UE arrivent à s’entendre sur autre chose que le fait de ne pas s’entendre. Cela met à mal tous les projets et les rêves d’une Europe fédérale qui étaient ceux d’Emmanuel Macron.

Or, l’Allemagne va être rapidement confrontée à une crise bancaire. La situation de la Deutsch Bank, incapable de passer les tests de robustesse de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, va exiger des actions importantes d’ici quelques mois, voire durant l’été. La faillite de fait de l’Union bancaire renvoie les pays de l’UE à la situation qui était la leur en 2008 et va obliger l’Allemagne à « sauver » la DB. Mais, ce faisant, elle donnera le signal pour que l’Italie procède à un sauvetage massif de ses propres banques en difficulté. Dès lors, au chacun pour soi qui prédomine sur la question des migrants, viendra s’ajouter un chacun pour soi sur la question bancaire, en attendant que ce chacun pour soi ne s’étende à la zone Euro. Sur ce point, il convient de relire le récent article de Joseph Stiglitz qui est désormais fort pessimiste quant à l’avenir de la zone Euro.

La deuxième phase de l’action du gouvernement italien

La crise de l’UE ne s’arrête pas là. Le gouvernement italien a décidé de passer à une deuxième phase de son action. Après avoir fait preuve de fermeté face aux « migrants » et à certaines ONG, il est en train de prendre des mesures favorables aux travailleurs, comme la pénalisation des CDD quand ils sont utilisés systématiquement. Il est possible qu’il procède dans le cours de l’été à d’autres mesures, comme un relèvement général des salaires et une annulation — partielle ou totale — de la réforme des retraites mise en place par les précédents gouvernements. Cette perspective inquiète déjà la BCE, qui a adressé au gouvernement italien une mise en garde. Mais, porté par la popularité acquise par son attitude sur la question des « migrants » et renforcé par la crise que connaît l’UE mais aussi l’Allemagne, il est peu probable que le gouvernement italien soit véritablement sensible aux avertissements de la BCE.

Et ce d’autant plus qu’il se prépare à des mesures de fond, concernant notamment une importante relance des investissements publics, une réforme qui provoquera une forte montée de son déficit budgétaire. La crise interviendra donc très probablement cet hiver. Et l’on comprend la stratégie de Giuseppe Conte: affaiblir les institutions de l’UE pour être dans la meilleure position pour négocier. Nul ne sait si cette stratégie sera gagnante. Incontestablement, il a marqué un point important. Il s’affiche désormais comme un dirigeant avec une véritable stratégie alors que Mme Merkel et Emmanuel Macron en restent, eux, à des effets de communication…

L’UE apparaît comme durablement discréditée. Ses deux pays principaux sont aujourd’hui paralysés et les opinions dites « Eurosceptiques » progressent dans l’ensemble des pays. Giuseppe Conte a révélé une crise plus qu’il ne l’a provoquée. Mais, ce processus de révélation peut très bien avoir sa dynamique propre et entraîner un mouvement toujours plus puissant de défiance généralisée. En un sens, on peut considére que le processus de déconstruction de l’UE a commencé.

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Publié par le 2 août 2018 dans général, International, Politique

 

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Von Greyerz : La crise et la débâcle financière mondiale à venir

Pour le moment l’or fait du sur place et n’a pas encore confirmé la cassure d’une résistance clef autour des 1340 $, mais tout n’est qu’une question de temps avec ce qui représente la vraie monnaie, surtout dans un contexte où les nuages s’amoncellent sur l’économie mondiale .  Von gruyere lui n’en démord pas : « L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier » « Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929 » . Voici ses prédictions qui sont ma foi bien étayées, comme toujours … Z 

En 1980, le total des actifs mondiaux, incluant l’immobilier, était inférieur à 20 000 milliards $. Aujourd’hui, près de 40 ans plus tard, ils atteignent 524 000 milliards $. Soit un taux de croissance annuel composé de 9%, ce qui est remarquable sur une période de 38 ans. Les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 au cours de cette période.

Au cours de la même période, le prix moyen de l’or est passé d’environ 650 $ en 1980 à 1 300 $ aujourd’hui. Donc, tandis que les actifs mondiaux ont été multipliés par 26 depuis 1980, l’or n’a que doublé. Il est vrai que l’or a commencé à 35 $ en 1971; il avait donc augmenté substantiellement jusqu’en 1980. Néanmoins, depuis 1980, l’or a été totalement ignoré, comme investissement et comme assurance ou protection de richesse. L’augmentation massive de la masse monétaire, à travers l’expansion du crédit et l’impression monétaire, s’est dirigée vers les actifs traditionnels comme les actions, les obligations et l’immobilier, mais pas vers l’or.

L’or est un actif et un investissement oublié depuis 38 ans, et n’a même pas suivi le rythme de l’inflation, avec sa croissance annuelle de 1,8% depuis 1980. Il y a eu très peu d’intérêt pour l’or, alors que d’autres actifs d’investissement ont bondi. Nous avons identifié l’or comme étant un investissement stratégique pour la préservation de la richesse dès 2002, à 300 $ l’once, et avons recommandé à nos clients d’investir un minimum de 25% de leurs actifs dans l’or. Depuis, le rendement de l’or a été supérieur à celui de la plupart des classes d’actifs. Mais la hausse du cours, à date, est complètement insignifiante, comparée à ce qu’il se profile.

Le plus grand transfert de richesse de l’histoire

D’ici 2025, nous allons assister au plus grand transfert de richesse de l’histoire. Ce transfert affectera les marchés mondiaux de l’investissement et ébranlera la plupart des investisseurs. Tous les marchés conventionnels – actions, obligations et immobilier – vont décliner de 50-75%, peut-être plus. Dans le même temps, l’or et l’argent ne feront pas que rattraper leur sous-performance depuis 1980. Les métaux précieux vont être l’objet – et ce, d’une manière tout à fait inattendue – d’une frénésie d’investissement spectaculaire.

Lorsque les actions et les obligations chuteront violemment, les marchés seront gagnés par une crainte jamais vue depuis le krach de 1929. Mais cette fois-ci, la situation risque d’être bien pire.

Actifs financiers mondiaux (Incluant l’immobilier)

Le tableau 1, ci-dessous, nous montre que les actifs mondiaux s’élèvent actuellement à 524 000 milliards $. Une grande partie de ces actifs est constituée d’immobilier, massivement en bulle dans plusieurs pays, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, Hong Kong, la Suède, la Suisse etc. Les taux d’intérêt bas et le crédit illimité ont fait grimper le prix de l’immobilier à des sommets vertigineux… si vertigineux que le prix est prêt à retomber sur terre très rapidement. 

Regardons l’or. Le chiffre de 3 000 milliards $ représente tout l’or jamais produit dans le monde, sous forme de lingots ou de pièces, incluant les ETF, dont quelques-uns ne disposent peut-être pas de l’or physique. Il inclut aussi les banques centrales, dont plusieurs ne possèdent peut-être pas tout l’or qu’elles déclarent officiellement. Mais cet or se retrouvera ailleurs, en Chine, en Inde ou en Russie… alors il existe, quelque part.

1. Actifs mondiaux 2018

Comme le montre le tableau ci-dessus, seulement 0,6% des actifs financiers mondiaux sont aujourd’hui en or physique. En 1960, l’or représentait 5% des actifs mondiaux, mais l’explosion des autres actifs d’investissement a réduit ce pourcentage à 0,6%, seulement.

L’implosion à venir des bulles d’actifs entraînera une réduction des prix d’au moins 50%, d’ici 2025. Cela provoquera évidemment une crise financière majeure et de gros problèmes dans le système financier, étant donné que les actifs n’incluent pas que les actions et l’immobilier, mais aussi les obligations et les prêts. Ainsi, le système bancaire subira une pression énorme, ainsi que les compagnies d’assurance et les fonds de retraite.

Le tableau 2, ci-dessous, nous montre les actifs mondiaux déclinant de 50% en termes réels, ce qui, à mon avis, sera un minimum lors de la prochaine crise. La seule exception, c’est l’or, qui reflétera la crise en augmentant substantiellement en prix, soulignant ainsi son importance réelle en tant que seule monnaie qui ne puisse être dépréciée, ainsi qu’en tant qu’actif ultime de préservation de richesse. Un prix de l’or à 5 000 $ l’once est un minimum, selon moi.

2. Actifs mondiaux en déclin de 50% – L’Or à 5 000 $ l’once

Si l’or était à 5 000 $ l’once, il ne représenterait toujours que 4% des actifs mondiaux, dans le scénario ci-dessus. À ce moment-là, l’or reprendra son rôle de monnaie, comme cela a toujours été le cas à travers l’histoire. Lorsque les actions, les obligations et l’immobilier s’effondreront, l’or assumera encore plus son rôle monétaire.

Le tableau 3, ci-dessous, est le scénario minimum, à mon avis. Les prix des actifs ayant été multipliés par 26 au cours des dernières 38 années, une correction de 75% serait tout à fait normale. Les actifs mondiaux seraient toujours huit fois plus élevés qu’en 1980. À mesure que la crise s’intensifiera, l’or commencera à refléter sa valeur réelle ajustée à l’inflation. Le tableau ci-dessous prévoit un prix de l’or à 10 000 $, mais son prix réel, ajusté à l’inflation (avec 1980 comme année de base), serait plus proche de 17 000 $. 

3. Actifs mondiaux en déclin de 75% – L’Or à 10 000 $ l’once

Pour quiconque croit qu’une chute de 75% des actions est impossible, souvenez-vous de ce qui est arrivé avec le Dow Jones en 1929. À cette époque, le Dow Jones s’est effondré de 90%, dans un environnement économique beaucoup plus favorable qu’aujourd’hui. Les États-Unis étaient alors un pays créancier, et la dette mondiale était minuscule par rapport à aujourd’hui. Non seulement le Dow Jones a chuté de 90%, mais il a fallu plus de 25 ans avant qu’il ne touche à nouveau le sommet de 1929. L’effondrement à venir sera non seulement plus sévère que 75%, mais cela prendra plus que 25 ans pour s’en remettre, à cause de la nature globale de la crise et de la débâcle financière mondiale qui s’ensuivra.

L’Or – La seule monnaie de confiance

L’once d’or à 10 000 $, avec une chute de 75% des actifs mondiaux, signifie que l’or représenterait 17% du total des actifs. Cela peut sembler extrêmement élevé. Mais n’oublions pas qu’à ce moment-là, l’or sera la véritable monnaie et peut-être la seule monnaie de confiance, tandis que les devises fiduciaires atteindront leur valeur intrinsèque de zéro. Aussi, beaucoup d’investisseurs paniqueront et voudront vendre leurs actions et obligations en vue d’acheter de l’or, le seul placement refuge. 

Les actifs mondiaux sont aujourd’hui 174 fois plus élevés que l’or. Lorsque les actifs auront décliné de 75% et que l’or sera à 10 000 $ l’once, les actifs mondiaux (excluant l’or) ne seront que cinq fois plus élevés que tout l’or du monde. Cela signifie que les actifs mondiaux déclineraient de 97% par rapport à l’or entre aujourd’hui et 2025. Je suis persuadé que plusieurs personnes sont sceptiques. Il semble irréel que l’or puisse devenir si précieux par rapport à d’autres actifs. Mais, dans un scénario de panique, les évaluations seront totalement différentes des surévaluations énormes d’aujourd’hui. Nous verrons des ratios cours/bénéfice de 1:5, même pour les bonnes entreprises. Cela signifie qu’une entreprise peut être achetée entre 1 et 5 ans de bénéfice. Les dividendes des sociétés qui pourront se le permettre, seront de 10-20%. Le rendement sur les espaces locatifs sera de 20% et plus.

Aux sceptiques qui croient que les excès d’aujourd’hui sont la norme, il est important de comprendre que, dans le scénario que je décris, il n’y aura plus de monnaie fiduciaire de confiance, et que la seule monnaie, que très peu détiendront, sera l’or.

Vous pouvez, bien sûr, vous demander si les autorités, à travers le monde, laisseront les détenteurs d’or devenir si puissants. Peut-être voudront-elles fortement taxer l’or, voire le confisquer ? Je pense que l’imposition est beaucoup plus probable que la confiscation. Les grands détenteurs d’or, comme la Chine et la Russie, seront à ce moment-là en position de force avec leurs réserves d’or. Nous découvrirons alors également si les États-Unis détiennent vraiment ces supposées 8 000 tonnes d’or.

Une autre raison pour laquelle la confiscation ou même de fortes taxes sur l’or ne fonctionneront pas, c’est que plusieurs gouvernements auront perdu le contrôle. Ils n’auront plus d’argent pour payer les fonctionnaires, y compris les percepteurs d’impôts.

Les détenteurs d’or qui, aujourd’hui, ne peuvent acquérir qu’un petit 0,6% des actifs mondiaux pourraient, dans sept ans, en acheter 16%. Plus important encore, une chute de 97% de la valeur des actions déclencherait le plus énorme transfert de richesse de l’histoire. 

Le double rôle de l’Or

L’ampleur exacte de l’effondrement des actifs d’investissement et de la montée de l’or est, évidemment, impossible à prédire. Ce qui est certain, cependant, est que la valeur de l’or, par rapport aux autres actifs, augmentera considérablement. Ainsi, l’or joue deux rôles très importants :

  • Premièrement : en tant qu’assurance et préservation de la richesse contre un système financier pourri et des actifs d’investissement massivement surévalués.
  • Deuxièmement : son potentiel d’appréciation du capital est aujourd’hui plus important qu’à n’importe quel moment de l’histoire.

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Publié par le 12 juin 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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