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Syrie – Les Russes se préparent intervenir …

Les Russes se préparent clairement à la intervenir en Syrie  en mobilisant d’importantes forces en Méditerranée … Il ne laisseront pas tomber Assad . Et ils ne laisseront pas les US agresser la Syrie . Quelques chose se trame par les américains du coté de la Syrie, une fausse attaque chimique selon le ministère russe de la défense . Les Russes tentent de prendre les devants en accroissant leur présence militaire . En outre La Russie prépare son opinion à une nouvelle bataille – « le statu quo ne peut pas durer indéfiniment » selon Lavrov.

Les déclarations ministérielles et les reportages diffusés à la télévision russe ne laissent aucun doute : le Kremlin prépare l’opinion publique avant l’offensive que le régime de Damas veut lancer à Idlib, dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales. Une offensive qui sera appuyée par les forces russes.

Si les US interviennent aussi, ça risque de chauffer fort ! Z

La Russie a mobilisé d’importantes forces navales et aériennes en Méditerranée, au large de la côte syrienne, sous le commandement du commandant de la marine russe, l’amiral Vladimir Korolov. Pas moins de 25 navires de guerre et 30 avions participent à des manœuvres d’envergure : bombardiers Tu-160, Tu-142, II38 de lutte anti-sous-marine, SU-33, SU-30M et autres appareils. Ces exercices ont été annoncés au lendemain du sommet de Téhéran réunissant les présidents Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rouhani, afin de décider du sort et de l’issue de la bataille d’Idlib. Cela pourrait indiquer que la Russie s’apprête à déployer une puissance de feu énorme en appui à l’offensive syrienne contre le djihadistes au nord de la Syrie, en créant du même coup un bouclier pour dissuader toute attaque tactique possible des USA contre Damas.

Des sources proches des responsables du commandement en Syrie n’ont aucun doute que la bataille d’Idlib aura lieu, peu importe les menaces des USA. Elle se divisera en plusieurs étapes. Le premier objectif est d’assurer la sécurité de la base militaire russe de Hmeimim sur la côte syrienne, qui a subi plusieurs attaques de drones armés lancées par le front al-Nosra, alias Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), ex Al-Qaeda en Syrie, comme l’a affirmé la Russie. La région rurale de Lattaquié devient ainsi le premier objectif, qui sera suivi par la région rurale d’Idlib. La Turquie a fourni des renseignements substantiels qui s’ajoutent à ce que les services du renseignement syriens et russes ont déjà recueilli. On a pu ainsi établir une banque d’objectifs contre HTS, Tanzim Hurras al-Deen (THD) et tous les autres djihadistes et combattants étrangers dans la ville et ses régions rurales.

Selon les sources, Jisr al-Choghour, Khan Cheikhoun, Saraqeb et Sahl al-Ghab sont les objectifs initiaux favoris de l’armée syrienne et des Russes pour déloger et éliminer les djihadistes s’y trouvant, avec l’assentiment des Turcs.

La Turquie a officiellement désigné HTS comme une organisation terroriste. Cependant, elle tente toujours de convaincre son chef, Abou Mohammed al-Joulani, un ancien émir du groupe armé « État islamique » (Daech), de dissoudre son groupe et de se joindre, lui et ses 12 000 à 15 000 hommes, aux groupes proturcs au nord. La Turquie a également demandé à Joulani de se détacher de tous les combattants étrangers afin d’épargner Idlib de l’assaut, étant donné la volonté ferme de Damas de reprendre chaque centimètre du territoire syrien, y compris Idlib.

Les relations turco-syriennes sont passées d’un état critique à une période moins belliqueuse. Le ministre des Affaires étrangères Walid al-Mouallem a d’ailleurs dit que « Damas n’a pas l’intention d’affronter la Turquie ». C’est la première affirmation non belliqueuse d’un dirigeant syrien envers la Turquie en sept ans de guerre imposée à la Syrie. Même ceux qui ont financé, facilité et soutenu la guerre (c.‑à‑d. l’Arabie saoudite) s’éloignent de leurs positions initiales. Mouallem a envoyé un signal positif à son homologue saoudien Adel al-Joubeir, qui a inlassablement répété pendant toutes ces années qu’« Assad devrait être déposé pacifiquement ou par des moyens militaires ». Tous les signaux indiquent que la Syrie récupère et sort lentement de son état de guerre. Seules de petites poches subsistent dans le nord, ce qui correspond à environ le tiers du territoire syrien, mais où vivaient moins de 10 % de la population totale estimée de la Syrie avant la guerre.

De plus, Ankara a confirmé à la Russie son intention de se retirer de la Syrie une fois qu’une solution politique sera offerte à ceux qui ont combattu contre l’armée syrienne et qui sont maintenant sous mentorat turc. Moscou et Damas ont été informés des intentions turques et apprécient les efforts d’Ankara pour faciliter l’élimination de tous les djihadistes dans le nord. Ankara est prêt à laisser aller ces djihadistes, à les forcer à partir ou à les abandonner à leur sort.

Au milieu de tous ces préparatifs, l’administration américaine saisit toutes les occasions de menacer le gouvernement syrien, en se rangeant du côté des djihadistes et de la ville d’Idlib, que l’envoyé présidentiel des USA Burt McGurk a déjà décrit comme « la plus grande concentration de militants d’Al-Qaeda depuis le 11 septembre 2001 ». On ne sait trop pourquoi les USA protègent Al-Qaeda, qui est censé être leur ennemi mortel.

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En effet, le secrétaire d’État des USA Mike Pompeo a déclaré que « Sergueï Lavrov défend l’assaut syrien et russe contre Idlib. Les USA considèrent qu’il s’agit d’une escalade dans un conflit déjà dangereux ». Pompeo a une fois de plus omis de tenir compte du fait que la Syrie est un pays souverain. À ce titre, la Syrie n’a pas l’intention de laisser Al-Qaeda établir un lieu sûr dans son territoire et compte bien enrayer la menace que posent ces idéologues et djihadistes dangereux expérimentés qui cherchent à établir un émirat islamique où, sous leur domination, la laïcité et les autres religions n’auraient aucune place.

Pompeo a également dit qu’Idlib compte « 3 millions de réfugiés syriens », tandis que le conseiller de l’Envoyé spécial pour la Syrie Jan Egeland affirmait pour sa part qu’il y a « 2 millions de personnes dans la ville, dont plus de la moitié sont des personnes déplacées », ce qui comprend les combattants étrangers et leurs familles.

L’affirmation la plus surprenante est venue de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan De Mistura, qui a offert « d’escorter personnellement les résidents d’Idlib en lieu sûr » en cas d’attaque. « Il n’y a pas d’autre Idlib, où donc peuvent-ils aller? ». Ce que De Mistura a omis de reconnaître, c’est que dans les faits, les armées syrienne et russe ont établi des couloirs de sécurité qu’empruntent déjà des milliers d’habitants, mais qui sont ensuite bloqués par les djihadistes qui emprisonnent tous les Syriens prêts à se réconcilier avec les forces gouvernementales ou à quitter la ville encore sous contrôle djihadiste. De plus, De Mistura n’a pas clarifié ou indiqué si l’ONU était prête à escorter tous les djihadistes, y compris ceux d’Al-Qaeda, en lieu sûr à l’extérieur de la Syrie. On ne sait pas vraiment si les USA et l’ONU offrent à Al-Qaeda et aux djihadistes et combattants étrangers du même acabit leur protection (en voulant empêcher toute attaque de leur château fort) ou un passage sûr Dieu sait où.

La Russie est résolue à aider la Syrie à éradiquer les djihadistes, comme Walid Mouallem l’a dit, et à les empêcher de retourner chez eux, d’autant plus qu’ils sont nombreux à avoir la nationalité russe. « Il faut crever cet abcès », a déclaré Lavrov. Mouallem a ajouté que « l’armée tentera d’éviter les victimes civiles », un objectif que les USA sont incapables de remplir, comme le prouvent leurs bombardements de précision qui ont tué jusqu’ici environ 6 000 civils en Syrie et en Irak ces dernières années.

Les bombardements américains contre des objectifs syriens ont très peu de chance de changer le rapport de force au Levant. La Russie a la ferme intention de s’opposer à toute agression des USA contre la Syrie, au moment même où son armée cherche à reprendre le contrôle du pays et à éliminer les djihadistes. Nous devons toutefois garder à l’esprit que le président Trump est confronté à une lutte interne qui remet profondément en question sa capacité à diriger le pays. Ainsi, une attaque contre la Syrie qui s’approche dangereusement d’une hostilité guerrière contre la Russie pourrait lui permettre de respirer un peu. Nul ne peut toutefois prédire quelles seront les conséquences ultimes des manœuvres effectuées par deux superpuissances si proches l’une de l’autre avec un appareil militaire imposant dans un tout petit secteur du Moyen-Orient. Mais une chose est sûre : la Syrie reprendra tôt ou tard le contrôle d’Idlib.

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Jacques Sapir : « le souverainisme est en train de gagner la bataille »

Emmanuel Macron semble sur le point de remporter l’élection. La souveraineté française est-elle la grande perdante de cette campagne ? Pour Jacques Sapir, la souveraineté l’emporte culturellement.

Émancipation, enracinement, ce duel qui a traversé la modernité occidentale semble aujourd’hui explicite en France, à l’heure du second tour de la campagne présidentielle. La question de la mondialisation, de l’Union européenne, du protectionnisme s’invite dans les urnes, alors qu’Emmanuel Macron l’européiste se voit opposé à Marine Le Pen la souverainiste.

Le souverainisme, en voilà un concept lointain, où se croisent pouvoir et autonomie. Un concept difficile à circonscrire, qui nous échappe bien souvent en théorie et qui, cette fois indéniablement, nous a échappé en pratique depuis au moins deux décennies, nous autres français.
La souveraineté nationale semble aujourd’hui échapper à la France, mais peut-être pourrions-nous au moins la saisir en pensée? Et pour ce faire, nous accueillons en studio un auteur, un professeur d’économie que nos auditeurs connaissent bien. Jacques Sapir, qui vient de publier un dialogue avec le théologien Bernard Bourdin, intitulé Souveraineté, Nation, Religion (Le Cerf, 2017).

Extraits de la vidéo ci dessus :

« Il faut faire l’addition des voix qui se sont portées vers les candidats qui se sont réclamés à un degré ou un autre de la notion de souveraineté (…) il y a une réappropriation de l’histoire de la France, des symboles de la France chez Jean-Luc Mélenchon (…) si on fait le total de ces votes, on arrive à 47 % des votants. [Dans son discours à l’issue du premier tour,] Emmanuel Macron parle à deux reprises des patriotes. Cela n’a pas été un thème très présent de sa campagne. Il utilise les termes utilisés par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, ou Nicolas Dupont-Aignan. Cela me fait penser que, culturellement, le souverainisme est en train de gagner la bataille. Ca ne veut pas dire qu’il aura immédiatement des résultats d’un point de vue politique… »

La gauche et la souveraineté

« J’ai toujours considéré que ce qui définissait le fait d’être à gauche, c’était le respect de la démocratie. Pas seulement formelle, mais fondamentale: le principe de légitimité. Vous ne pouvez le fonder théoriquement qu’à partir du moment où vous faites référence à la notion de souveraineté. Je pourrais multiplier les exemples historiques. En 1789, la souveraineté populaire est quelque chose de tout à fait essentiel. Les premières guerres qu’a menées la première république sont des guerres contre l’envahisseur, où on affirme la souveraineté. Les paroles de la Marseillaise appellent à la levée en masse pour la défense des libertés du peuple français. C’est quand même quelque chose d’extrêmement important qui ne s’oppose à une certaine vision de l’internationalisme. Je voudrais vous rappeler Jean Jaurès, qui était confronté à la montée des nationalismes: ‘un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup d’internationalisme y ramène’. Quand on est réellement conscient de ce que représente la Nation, on peut penser des formes de coopération entre les nations, qui sont au sens premier du terme, internationales. Une vision trop rapide de l’internationalisme aboutit plutôt à un ‘anationalisme’: un ensemble indifférencié de populations… »

Souveraineté et multiculturalisme

« Il peut y avoir une pluralité de cultures dans un pays. Je suis moi-même de culture française, et en partie de culture russe. Il y a à l’évidence le fait qu’il puisse y avoir une pluralité des références culturelles. Mais il ne peut y avoir qu’une culture politique dans le pays. C’est ça qui est extrêmement important. Tout multiculturalisme s’il s’applique à la culture politique, va conduire à la fragmentation du peuple, à la sécession et va conduire à la guerre. Je suis contre le multiculturalisme au sens politique du terme. » (source)

 
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Publié par le 2 mai 2017 dans général, Politique

 

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Nouveaux rebondissements dans la bataille pour l’interdiction du glyphosate

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D’abord, qu’est ce que le glyphosate , dans quel mesure est il consommé, et quels sont ses effets supposés sur notre santé ?

Le glyphosate (N-(phosphonomethyl) glycine) est un herbicide systémique à large spectre qui bloque un enzyme dont la plante a besoin pour fabriquer des acides aminés et des protéines.
Ce produit est toxique pour toute plante qui n’a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer.

Les propriétés herbicides du glyphosate ont été brevetées par Monsanto dans les années 70, et le Roundup® devint un succès commercial. Les herbicides à base de glyphosate contiennent d’autres ingrédients chimiques comme les tensio-actifs qui facilitent l’absorption par la plante.

Monsanto vend près de la moitié des herbicides à base de glyphosate commercialisés dans le monde. D’autres firmes comme Syngenta, Bayer, BASF et Dow vendent aussi leurs propres produits à base de glyphosate. Une bonne part du marché de Monsanto provient des agriculteurs qui sont obligés d’acheter son herbicide, le Roundup Ready lorsqu’ils cultivent des OGM Roundup Ready.

Le glyphosate est ainsi devenu l’herbicide chimique le plus vendu sur la planète et notamment en Europe. En France, le glyphosate est la substance « phytosanitaire » la plus vendue entre 2008 et 2011.

Les résultats des expérimentations animales laissent à penser que lorsqu’on consomme du glyphosate, de 15 à 30 % sont absorbés par le corps[2]. On peut alors le retrouver dans le sang et les tissus[3], et il a été démontré qu’il pouvait aussi traverser le placenta durant la grossesse[4]. Une faible proportion peut être dégradée en acide aminométhyphosphonique (AMPA). Les recherches montrent qu’après une semaine, 1 % du glyphosate demeure dans le corps[5], mais comme ce produit est largement utilisé, la majorité des personnes est exposée de façon régulière.

Les herbicides à base de glyphosate ont des niveaux de toxicité très variables, mais peuvent être mortels chez l’humain[6]. Il a été démontré qu’ils sont toxiques sur des cultures de cellules humaines, notamment sur des cellules du placenta et de l’embryon[7]. L’AMPA est encore plus toxique pour les humains que le glyphosate[8].

Le glyphosate peut perturber le système endocrinien, ce qui peut avoir des conséquences irréversibles à certaines phases du développement, comme la grossesse. (Source )

« l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait affirmé que le caractère cancérogène du glyphosate était « improbable »  » Nous sommes mal barrés en Europe sur les questions alimentaires ! Imaginez que pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments le caractère cancérogène du glyphosate est « improbable » !!!!

Alors que c’est un cancérigène notoire !

Je n’ose penser au reste, et à ce que nous consommons !!!

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Nouveau rebondissement dans le feuilleton d’une éventuelle interdiction du glyphosate, désherbant le plus vendu au monde. Le 7 mars dernier, le comité d’experts de la Commission européenne chargé de renouveler, ou non, l’autorisation du produit pour une durée de 15 ans ne s’est finalement…. pas prononcé. La majorité nécessaire pour obtenir une décision n’a pas été obtenue. Le vote a été reporté au mois prochain, voire au mois suivant. Fait inhabituel, la Commission ne s’est donc pas contentée de l’avis rendu en novembre dernier par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui avait affirmé que le caractère cancérogène du glyphosate était « improbable ». On s’attendait donc à ce que le produit soit de nouveau autorisé en Europe, malgré son classement comme cancérogène probable par l’organisation mondiale de la santé (OMS) en mars 2015.

L’apparente contradiction entre l’avis de l’OMS et celui de l’Efsa avait soulevé la colère de nombreuses organisations de la société civile, accusant l’autorité européenne de s’être soumise aux intérêts des industriels. « L’Efsa a évalué le glyphosate pur et c’est la raison pour laquelle l’agence le trouve sans effets, éclaire le Professeur en biologie Robert Bellé (qui avait mis en évidence le caractère cancérigène du round-up dès 2002). Car pour être cancérigène, un produit doit pénétrer à l’intérieur des cellules de cet organisme. Or, le glyphosate seul ne pénètre pas dans les cellules. Il n’y a donc pas de contradictions antre les avis de l’OMS et de l’Efsa, car ils n’ont pas analysé la même chose. Le problème malgré tout est que le glyphosate pur n’existe ni dans les produits vendus ni dans la nature. » Dans les pesticides, d’autres molécules lui sont adjointes, permettant au glyphosate de pénétrer au sein des organismes.

Plainte contre l’autorité européenne de sécurité des aliments

Cette différence a été expliquée dans une publication scientifique co-signée par 96 scientifiques. Publication sur laquelle se sont appuyées six associations européennes, dont Pesticide action network (PAN) Europe et Générations futures, pour déposer plainte devant la justice allemande le 2 mars contre Monsanto, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR). Leur plainte met en cause l’évaluation de l’Efsa qu’ils jugent « trompeuse ».

Côté français, après avoir annoncé en grandes pompes en juin dernier uneinterdiction qui n’en était pas vraiment une, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal a demandé vendredi 12 février, à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de retirer les autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d’« amines grasses de suif ». En ne sélectionnant que certains adjuvants, la ministre de l’Écologie ne règle qu’une partie du problème. Il existe en effet de nombreux autres adjuvants. Et Monsanto, par exemple, n’utilise plus d’« amines grasses de suif ». La société civile semble plus pressée que Ségolène Royal : la pétition lancée par la Ligue contre le cancer et l’association Foodwatch, intitulée « Interdiction du glyphosate, c’est maintenant ! », a été signée par plus de 120 000 personnes.

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A quel jeu se jouera l’avenir de l’Eurasie entre la Chine et les US ? Aux échecs ou à la bataille navale ?

A quel jeu se jouera l’avenir de l’Eurasie entre la Chine et les US ? Aux échecs ou à la bataille navale?

Les Routes de la soie, les trains de nuit et la troisième révolution industrielle chinoise, quand Xi Jinping a la révélation de Jeremy Rifkin.

A Washington, le ton monte, vif et furieux. Les Freedom Fries sont une chose du passé et tout le monde est d’accord sur la nécessité de soutenir la France (et plus ou moins rien de plus). Maintenant, les désaccords s’aiguisent sur l’opportunité d’intensifier marginalement l’utilisation de la puissance militaire américaine en Syrie et en Irak ou d’aller à la guerre grand format en envoyant des troupes. Le rédacteur en chef du journal néocon Weekly Standard, Bill Kristol, réclame déjà 50 000 hommes pour prendre la capitale de l’État islamique Raqqa. Candidat à la présidentielle, le sénateur républicain Lindsey Graham – qui a exhorté, depuis des mois, pour que 20 000 soldats de plus soient envoyés dans la région – propose cette analogie sportive éclairante : «Je veux un match à l’extérieur avec ISIL, pas un match à domicile. Je tiens à les combattre dans leur arrière-cour.»

Et n’oubliez pas la discussion sur le banc de touche, de plus en plus en colère, à propos du plan de l’administration Obama d’accueillir dans le pays 10 000 réfugiés syriens, soigneusement sélectionnés pour une durée maximale de deux ans. Des propositions alternatives demandent la mise en place de plusieurs procédures encore plus sévères, des contrôles sans fin pour assurer que peu d’entre eux peuvent le faire, permettant seulement aux Syriens chrétiens certifiés craignant Dieu de s’installer – un grand hourra pour le choc des civilisations –, laissant les musulmans pourrir en enfer, ou tout simplement en bloquer un maximum.

Dans une telle atmosphère de rancœur et de faucons va-t-en guerre purs et durs, il est de plus en plus difficile de se souvenir à quoi pouvait bien ressembler un monde plus paisible. Voilà pourquoi le journaliste itinérant de TomDispatch, Pepe Escobar, qui parcourt l’Eurasie, en particulier la région qu’il a depuis longtemps surnommée Pipelineistan, est comme une bouffée d’air pur. Il nous rappelle qu’il y a encore des endroits où les gens parlent – gasp! – de construction d’infrastructures sur une grande échelle, et pas de les laisser tomber en ruinefaute de financement ; endroits où les dirigeants ont envie de réfléchir à la façon d’unifier le monde grâce à l’échange, et non pas de les ramener à l’âge de pierre par l’intermédiaire de la puissance aérienne et des drones. Peut-être que c’est uniquement la différence entre vivre au cœur d’un pouvoir en devenir, plutôt qu’en déclin.

L’intérêt de Pepe Escobar se porte sur la Chine et, ne vous méprenez pas, ce pays n’est pas de la tarte. Même s’il n’est pas, et de loin, au niveau américain, l’argent pleut à verse pour l’armée, et le pays joue des coudes avec ses voisins dans les eaux environnantes, comme vous pouvez l’attendre d’une puissance régionale exhibant ses muscles. Pourtant, il y a un rêve que ses dirigeants sont en fait heureux de promouvoir et qui n’est pas un rêve guerrier dans un monde de plus en plus fortement militarisé. Cela, en soi, devrait compter pour quelque chose. Mais laissons Pepe Escobar nous expliquer en détails ce rêve chinois à temps-plein de la construction d’une Eurasie, qui aurait en d’autres temps et en d’autres lieux, vraiment résonné comme un rêve américain.

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Les États-Unis sont pétrifiés par leur cirque électoral de plusieurs milliards de dollars. L’Union Européenne est paralysée par l’austérité, la crainte des réfugiés, et maintenant tout le turbo-djihad dans les rues de Paris. Donc, l’Occident peut être excusé s’il n’a pas pris connaissance des échos d’une version chinoise de Roy Orbison «Tout ce que j’ai à faire c’est rêver». Et ce nouveau rêve chinois est même livré avec sa feuille de route.

Le crooner est le président Xi Jinping et cette feuille de route est l’ambitieux 13e  plan quinquennal ou, dans sa version pop-vidéo, Shisanwu.

Après des années d’expansion économique explosive, il sanctifie la nouvelle normalité de croissance du PIB du pays à 6,5% par an jusqu’en2020 au moins.

Il sanctifie également une formule économique nouvelle pour le pays : fini le modèle basé sur la fabrication à faible coût des produits d’exportation et bienvenue au choc de la nouveauté, une version chinoise de la troisième révolution industrielle. Et tandis que le leadership de la Chine se concentre sur la création d’un avenir pour la classe moyenne alimenté par une économie de consommation, son président dit, à qui veut l’entendre, que malgré les craintes de l’administration Obama et de certains des pays voisins, il n’y a aucune raison pour mettre à l’ordre du jour la guerre entre les États-Unis et la Chine.

Étant donné l’alarme à Washington, à propos de ce qui est présenté comme l’expansionnisme de Pékin qui se poursuivrait tranquillement en mer de Chine du Sud, Xi a été remarquablement franc sur le sujet. Ni Pékin ni Washington, a-t-il insisté, ne devraient être pris au piège de Thucydide : la croyance qu’une puissance montante et le pouvoir impérial régnant sont condamnés, tôt ou tard, à la guerre l’un contre l’autre.

Voila seulement deux mois que Xi, à Seattle, a déclaré à un groupe de poids lourds de l’économie numérique : «Il n’y a rien de tel que le prétendu piège de Thucydide dans le monde actuel. Mais si les grands pays doivent encore et toujours faire les mêmes erreurs stratégiques, alors ils pourraient créer de tels pièges pour eux-mêmes.»

La preuve peut en être faite – et Xi est prêt à l’apporter. Au XXIe siècle, de l’Afghanistan à l’Irak et de la Libye à la Syrie, Washington ayant gagné une sorte de réputation à commettre des erreurs stratégiques, pourrait fort bien recommencer. Après tout, les documents US destratégie militaire et les principaux dirigeants du Pentagone ont commencé quasi publiquement à étiqueter officiellement la Chine – et la Russie – comme des menaces existentielles.

Pour comprendre la raison pour laquelle Washington commence à penser à la Chine de cette façon, vous devez diriger un instant votre regard vers la mer de Chine méridionale, oublier Donald Trump, Ben Carson et le reste de la troupe [des candidats républicains aux primaires américaines, NdT], et considérer ce qui change vraiment la donne, la menace qui provoque de l’urticaire à l’intérieur de la rocade washingtonienne quand il s’agit du nouveau Grand Jeu en Eurasie.

Les livres de Jeremy Rifkin sur la table de chevet de Xi

Les essaims de touristes chinois iPhonant à tout va et achetant tout ce qui s’étale aux vitrines des grandes capitales occidentales préfigurent déjà un avenir eurasien étroitement lié et ancré dans une économie chinoise fonçant en mode turbo vers cette troisième révolution industrielle. Si tout se passe selon le plan, il mettra tout à profit : depuis la connectivité totale et efficace des infrastructures de haute technologie jusqu’à l’expansion des technologies vertes, des plateformes d’énergie propre. Des centrales solaires dans le désert de Gobi, qu’en dites-vous ?

Oui, Xi est un lecteur du théoricien de l’économie sociale, Jeremy Rifkin, qui a le premier conçu une troisième révolution industrielle possible appuyée sur internet et les sources d’énergie renouvelables.

Il se trouve que la direction chinoise n’a aucun problème avec l’idée d’exploiter les technologies de pointe occidentales du soft power à ses propres fins. En fait, elle semble convaincue qu’aucun outil ne doit être négligé quand il s’agit d’avancer vers la prochaine étape du processus que le Petit Timonier de la Chine, l’ancien dirigeant Deng Xiaoping, a désigné il y a des décennies comme l’ère dans laquelle«le pays sera riche et glorieux.»

Cela aide d’avoir $4 000 Mds de dollars en réserves de devises et des surplus massifs d’acier et de ciment. Voilà le genre de chose qui vous permet d’aller construire des nations à l’échelle pan-eurasienne. D’où l’idée de Xi : créer les infrastructures qui pourraient, en fin de compte, connecter la Chine à l’Asie centrale, au Moyen-Orient et à l’Europe occidentale. Les Chinois appellent cela Une ceinture [terrestre], une Route [maritime] ; composée de l’ancienne Route de la Soie terrestre [Marco Polo] et de la Route de la Soie maritime du XXIe siècle.

Depuis que Xi a annoncé son projet une Ceinture, une Route au Kazakhstan en 2013, l’entreprise internationale d’auditPricewaterhouseCoopers à Hong Kong estime que l’État a planté plus de $250 Mds en projets allant des chemins de fer aux centrales électriques. Pendant ce temps, toutes les entreprises chinoises importantes sont à bord, du géant des équipements télécoms Huawei au monstre de l’e-commerce Alibaba (enhardi par le récent succès de ses Singles Day en ligne). La Banque de Chine a déjà fourni une ligne de crédit de $50 Mds pour une myriade de projets liés à la Route de la Soie. Le premier fabricant chinois de ciment Anhui Conch a construit six énormes usines de ciment en Indonésie, au Vietnam et au Laos. Les travaux visant à lier les pays de la partie asiatique de l’Eurasie se poursuivent à un rythme infernal. Par exemple, les liaisons chemins de fer Chine–Laos, Chine–Thaïlande, et Jakarta–Bandung – des contrats de plus de $20 Mds – doivent être achevées par des entreprises chinoises avant 2020.

Avec une activité en plein essor dès maintenant, la troisième révolution industrielle en Chine ressemble de plus en plus à une course folle vers une nouvelle forme de modernité.

Une guerre eurasienne contre le terrorisme

Le plan des Routes de la Soie pour l’Eurasie va bien au-delà de l’invention du Grand Jeu par Rudyard Kipling au XIXsiècle, qui en son temps avait été conçu pour décrire le combat des ombres entre l’Angleterre et la Russie pour le contrôle de l’Asie centrale. Au cœur du Grand Jeudu XXIe siècle se trouve la monnaie chinoise, le yuan, qui, le 30 novembre, a rejoint le panier des droits de tirage spéciaux, la monnaie de réserve du FMI. Cela signifie, en pratique, l’intégration totale du yuan, et donc de Pékin, dans les marchés financiers mondiaux, lorsqu’un grand nombre de pays ajouteront le yuan à leurs avoirs en devises et que les échanges monétaires ultérieures pourraient atteindre l’équivalent de milliers de milliards de dollars américains.

Couplez le projet des Routes de la Soie avec la banque chinoise d’investissement dans les infrastructure asiatiques, récemment fondée et dirigée par Investment Bank, mélangez-le avec un yuan internationalisé, et les entreprises chinoises ont alors les bases nécessaires pour étendre leurs affaires en Eurasie (et même en Afrique), construisant frénétiquement des routes, des lignes ferroviaires à grande vitesse, des réseaux de fibres optiques, des ports, des pipelines, et des réseaux électriques.

Selon la Banque asiatique de développement (BAD), dominée par Washington, à l’heure actuelle, un manque énorme de $800 Mds dans le financement du développement des infrastructures en Asie jusqu’à 2020 aspire à être comblé. Pékin débarque aujourd’hui en plein dans ce qui promet d’être une orgie de développement économique.

Et il ne faut pas oublier les bonus qui pourraient éventuellement suivre ces évolutions. Après tout, dans les plans incroyablement ambitieux de la Chine, au moins son projet eurasien finira-t-il par concerner pas moins de 65 pays sur trois continents, affectant potentiellement 4,4 milliards de personnes. Si le projet réussit, même en partie, il ferait perdre son lustre à al-Qaïda, ISIS et tous les groupuscule djihadistes-wahhabites de ce style, non seulement dans la province du Xinjiang en Chine, mais aussi au Pakistan, en Afghanistan et en Asie centrale. Imaginez cela comme un nouveau type de guerre eurasienne contre le terrorisme dont les armes seraient le commerce et le développement économique. Après tout, les planificateurs de Beijing prévoient que le volume du commerce annuel des pays partenaires sur la Route de la Soie dépasse 2 500  Mds en 2025.

Dans le même temps, un autre type de géographie contraignante – ce que j’ai depuis longtemps appelé Pipelineistan, le vaste réseau de pipelines qui sillonnent la région, apportant ses fournitures de pétrole et de gaz naturel à la Chine – est en train de naître. Il traverse déjà le Pakistan et le Myanmar. La Chine prévoit de doubler la mise dans sa tentative de renforcer sa stratégie tout-sauf-le-détroit-de-Malacca. (Ce goulot d’étranglement est encore un lieu de passage de 75% des importations chinoises de pétrole). Pékin préfère un monde dans lequel la plupart de ses importations d’énergie ne transitent pas par des voies maritimes qui les mettent à la merci de l’US-Navy. Plus de 50% du gaz naturel de la Chine vient déjà par voie terrestre à partir de deux stans d’Asie centrale (Kazakhstan et le Turkménistan), et ce pourcentage ne fera qu’augmenter une fois mis en ligne les pipelines destinés à acheminer le gaz naturel de Sibérie à la Chine avant la fin de la décennie.

Bien sûr, le concept qui sous-tend tout cela, dont le slogan pourrait être «la marche glorieuse vers l’ouest (et le sud)», induira un changement tectonique dans les relations eurasiennes à tous les niveaux. Mais cela dépend de la façon dont il sera vu par les nations impliquées et par Washington.

Laissant l’économie de côté pour un moment, le succès de l’ensemble de l’entreprise exigera de Pékin des compétences en relations publiques surhumaines, chose qui n’est pas toujours mise en évidence. Et il y a beaucoup d’autres problèmes à affronter (ou à éviter) : d’abord le complexe de supériorité ethnique des Han de Pékin, pas toujours apprécié par les groupes ethniques minoritaires ou les États voisins, ensuite la poussée économique qui est souvent vue par les minorités ethniques chinoises comme bénéficiant aux Han.

Prendre en compte la marée montante du sentiment nationaliste, l’expansion de l’armée chinoise (y compris sa marine), les conflits dans ses mers du sud, et une obsession croissante de la sécurité à Pékin ;  ajouter à cela le terrain miné de la politique étrangère qui ira contre le maintien d’un respect actuellement soigneusement calibré pour la souveraineté des états voisins ; intégrer là-dedans la politique du pivot vers l’Asie de l’administration Obama et son urgence à former des alliances anti-chinoises de confinement en renforçant son pouvoir naval et aérien dans les eaux proches de la Chine ; et ne pas oublier, pour finir, la paperasserie et la bureaucratie légendaires en Asie centrale ; tout cela ajoute à l’ensemble redoutable des obstacles au rêve chinois de Xi d’une nouvelle Eurasie.

Tous à bord du train de nuit

Le renouveau de la Route de la Soie a commencé comme une idée modeste flottant dans le ministère chinois du Commerce. L’objectif initial n’était rien de plus que d’obtenir des contrats supplémentaires «pour les entreprises de construction chinoises à l’étranger». Que de chemin parcouru depuis lors. À partir de zéro en 2003, la Chine a construit à ce jour pas moins de 16 000 km de voies ferrées à grande vitesse – plus que le reste de la planète réuni pour la même période.

Et ce n’est qu’un début. Pékin négocie actuellement avec 30 pays pour construire 5 000 kilomètres de voies ferrées à grande vitesse pour un investissement total de $157 Mds. Le coût fait, bien sûr, toute la différence ; un réseau ferré grande vitesse made in China (vitesse de pointe : 350 kilomètres à l’heure) coûte $17-21 millions par kilomètre – à comparer au coût européen de $25-39 millions par kilomètre – soit le double. Donc, pas étonnant que les Chinois proposent de relier Londres au nord de l’Angleterre pour $18 Mds, et un autre projetreliant Los Angeles à Las Vegas, tout en éliminant les Allemands des projets de chemins de fer à grande vitesse en Russie.

Sur un autre front, même si cela ne fait pas directement partie de la nouvelle planification de la Route de la Soie chinoise, l’accord Iran–Inde–Afghanistan sur le transit et la coopération internationale dans les transports. Cet accord Inde–Iran prévoit de développer des routes, des chemins de fer, des ports et se concentre particulièrement sur le port iranien de Chabahar. qui doit être lié par de nouvelles routes et voies ferrées à la capitale afghane Kaboul, puis à certaines parties de l’Asie centrale.

Pourquoi Chabahar ? Parce que c’est le couloir de transit préféré de l’Inde vers l’Asie centrale et la Russie, alors que la passe de Khyber dans les régions frontalières d’Afghanistan et du Pakistan, point de liaison traditionnel du pays vers ces régions, reste trop instable. Construit par l’Iran, le couloir de transit de Chabahar à Milak sur la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan est maintenant prêt. Chabahar sera ensuite relié par voie ferrée à la frontière ouzbek à Termez, ainsi les produits indiens pourront atteindre l’Asie centrale et la Russie.

Pensez à cela comme la Route de la Soie du Sud, reliant l’Asie du Sud et l’Asie Centrale, et finalement, si tout se passe selon le plan, l’Asie de l’Ouest avec la Chine. Il s’agit du plan follement ambitieux d’un corridor de transport Nord-Sud, un projet conjoint Inde–Iran–Russie lancé en 2002 et axé sur le développement du commerce inter-asiatique.

Bien sûr, vous ne serez pas surpris de savoir que, même ici, la Chine est profondément impliquée. Les entreprises chinoises ont déjà construit une ligne de train à grande vitesse à partir de la capitale iranienne Téhéran à Mashhad, près de la frontière afghane. La Chine a également financé une ligne de métro de l’aéroport Imam Khomeini au centre de la ville de Téhéran. Et il veut utiliser Chabahar dans le cadre de la Route ferrée de la Soie qui traversera l’Iran et se prolongera jusqu’en Turquie. Pour couronner le tout, la Chine investit déjà dans la modernisation des ports turcs.

Qui a perdu l’Eurasie ?

Pour les dirigeants chinois, le projet Une Ceinture, Une Route – un plan de partenariat économique avec de multiples réseaux interconnectés – est vu comme une voie pour échapper au Consensus de Washington et au système financier mondial centré sur le dollar US. Et tandis que les couteaux sont tirés, le champ de bataille de l’avenir, vu par les Chinois, est essentiellement économique et mondial.

Il y a, d’une part, les méga pactes économiques vantés par Washington – le partenariat Trans-Pacifique et le Traité Transatlantique pour le commerce et l’investissement – qui diviseraient en deux l’Eurasie et, d’autre part, il y a l’urgence d’un nouveau programme d’intégration pan-eurasien qui serait axé sur la Chine, où figureraient la Russie, le Kazakhstan, l’Iran et l’Inde comme des acteurs majeurs. En mai dernier, la Russie et la Chine ont conclu un accord pour coordonner l’Union économique eurasienne (EEU), dirigée par la Russie, avec les nouveaux projets de Route de la Soie. Dans le cadre de leur partenariat stratégique de développement, la Russie est déjà le premier fournisseur de pétrole de la Chine.

Avec le sort de l’Ukraine encore dans la balance, il reste à l’heure actuelle peu de place pour un dialogue sérieux entre l’Union européenne (UE) et l’EEU qui pourrait un jour fusionner l’Europe et la Russie dans la vision globale chinoise d’intégration eurasienne de l’ensemble du continent. Et de plus, les entreprises européennes, principalement allemandes, restent fascinées par les possibilités commerciales quasi illimitées offertes par la Nouvelle Route de la Soie et la façon dont elle pourrait lier le continent dans l’intérêt de tous.

Si vous êtes à la recherche d’un premier signe de la détente à venir à ce sujet,  gardez un œil sur les mouvements de l’UE en direction de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pour tenter de nouer des liens économiques. L’OCS se compose à l’heure actuelle de la Chine, la Russie et quatre stans (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan et Tadjikistan). L’Inde et le Pakistan sont devenus membres en 2016, et l’Iran le sera une fois que les sanctions de l’ONU seront complètement levées. Une deuxième étape fantastique (pas de sitôt) serait que ce dialogue – UE / OSC – devienne le tremplin pour la construction d’une zone trans-européenne de la Ceinture de la Soie. Cela ne sera possible qu’après un véritable règlement de la situation en Ukraine et la levée des sanctions de l’UE contre la Russie. Imaginez cela comme la route longue et sinueuse vers ce que le président russe Vladimir Poutine a essayé de vendre aux Allemands en 2010 : une zone de libre-échange eurasienne s’étendant de Vladivostok à Lisbonne.

Bien sûr, de tels mouvements ne se produiront que sur le cadavre de Washington. À l’heure actuelle, à l’intérieur de la rocade washingtonienne, le sentiment varie entre les réjouissances autour de la mort économique des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) – confrontés chacun à des perturbations économiques graves [du fait de la politique monétaire erratique des US, NdT],alors même que leur politique, leur diplomatie, et leur intégration stratégique suit son cours au même rythme – et la peur ou même carrément l’anticipation de la Troisième Guerre mondiale et de la menace russe.

Personne à Washington ne veut perdre l’Eurasie au profit de la Chine et de ses nouvelles Routes de la Soie. Au sujet de ce que l’ancien conseiller US [gaga, NdT] de sécurité nationale Zbigniew Brzezinski appelle le Grand Échiquier, les élites de Washington etl’expertocratie [les think-tanks] qui les inspirent ne se résigneront jamais à voir les États-Unis relégués au rôle d’observateur trouble-fête, menant des combats d’arrière garde par procuration, tandis que la Chine domine l’intégration eurasienne. De là viennent ces deux vastes traités commerciaux [Pacifique et Transtlantique], le pivot vers l’Asie, la présence navale exacerbée des États-Unis dans les eaux asiatiques, la nouvelle urgence de contenir la Chine, et la diabolisation conjointe de la Russie de Poutine et de la menace militaire chinoise.

Thucydide, mange ton chapeau

Ce qui nous ramène après un tour complet vers la révélation de Jeremy Rifkin à Xi. Ne vous méprenez pas à ce sujet : quoi que veuille Washington, la Chine est la puissance émergente en Eurasie et un aimant économique prodigieux. De Londres à Berlin, il y a des signes dans l’UE que, malgré tant de décennies d’allégeance trans-Atlantique, il y a aussi quelque chose de trop attrayant pour être ignoré à propos de ce que la Chine peut offrir. Il existe déjà une poussée vers la configuration d’une économie numérique à l’échelle européenne étroitement liée avec la Chine. L’objectif serait un espace économique intégré numériquement dans l’esprit de Rifkin couvrant l’Eurasie, qui à son tour serait un élément essentiel pour la troisième révolution industrielle post-carbone.

Le G-20 cette année était à Antalya en Turquie, et c’était un colloque hargneux dominé par le djihadisme de État islamique dans les rues de Paris. Le G-20 en 2016 sera à Hangzhou, en Chine, qui se trouve également être la ville natale de Jack Ma fondateur et siège de Alibaba. Vous ne pouvez pas obtenir une troisième révolution industrielle plus belle que ça.

Une année est une éternité en géopolitique. Mais que faire si, en 2016, Hangzhou a en effet ouvert une vision de l’avenir, des routes de la soie à gogo et des trains de nuit venant d’Asie centrale à Duisburg, en Allemagne? Un avenir sans doute dominé par la vision de Xi, qui sera, à tout le moins, désireux de faire de son G-20 le moule d’un mécanisme mondial multipolaire pour la coordination d’un cadre de développement commun? En son sein, Washington et Pékin pourraient parfois effectivement travailler ensemble dans un monde dans lequel le jeu d’échec serait le jeu du siècle, pas la bataille navale.

Pepe Escobar

Pepe Escobar est un analyste politique indépendant qui écrit pour RT et Sputnik, il est un invité habituel de TomDispatch. Son dernier livre est l’Empire du Chaos. Son prochain livre, 2030, est sorti ce mois-ci. Suivez-le sur Facebook.

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Publié par le 10 décembre 2015 dans général, International, Politique

 

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L’armée syrienne et le Hezbollah s’apprêtent à lancer la bataille d’Alep, un chasseur russe s’approche à moins de 3 km d’un appareil américain (Moscou – AFP)

2 autres news à retenir aujourd’hui :

Intervention russe en Syrie : Israël n’est « pas concerné »

Israël n’a pas vraiment de position « officielle » concernant l’intervention militaire russe en Syrie. Il a seulement tièdement critiqué les récents développements. Mais il est clair que la récente visite de M. Netanyahu à Moscou et l’absence de commentaires sur les derniers développements de la part de son gouvernement montrent qu’Israël ne se sent pas vraiment concerné par l’intervention russe. De même que l’Égypte, Israël ne s’oppose pas vraiment à l’intervention russe, même si Le Caire a été plus clair dans ses prises de position.

Syrie: un chasseur russe s’approche à moins de 3 km d’un appareil américain (Moscou – AFP) :

L’armée russe a annoncé mercredi qu’un de ses chasseurs s’était récemment retrouvé à moins de 3 km, en contact visuel, avec un avion de chasse américain au-dessus de la Syrie où l’aviation russe mène des raids aériens depuis deux semaines.

L’avion de chasse russe Su-30SM a détecté sur son radar un appareil volant non identifié samedi lorsqu’un groupe d’avions russes était en train de bombarder une « cible » du groupe Etat islamique dans la province d’Alep (nord-ouest), a indiqué le ministère dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Le SU-30SM s’est alors dirigé vers cet appareil « et s’est approché de lui à une distance d’environ 2 ou 3 km pour l’identifier », a précisé le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov, en assurant que l’avion russe « n’avait pas pour objectif d’intimider qui que ce soit ». Une fois l’appareil identifié comme un avion militaire américain, « le chasseur russe a regagné son groupe pour poursuivre sa tâche », a-t-il ajouté.

Les grandes puissances surveillent de prés la distance entre leurs avions , N’oubliez pas ceci : 

Le « feu vert » a été donné par la Grande Bretagne pour abattre les avions russes : « ce n’est qu’une question de temps avant que nos combattants soient impliqués dans une confrontation avec les russes » 

Car derrière les beaux mots rassurants, c’est assez clair,il ne faut pas être naïf .

L’armée syrienne et le Hezbollah s’apprêtent donc à lancer la bataille d’Alep :

L’armée syrienne et ses alliés chiites iraniens et du Hezbollah libanais se préparent à une offensive au sol contre les insurgés dans la province d’Alep avec le soutien de l’aviation militaire russe, ont déclaré mardi deux responsables régionaux au fait du projet.

L’offensive développera l’attaque au sol lancée par la même alliance la semaine dernière et qui vise les rebelles dans la province de Hama, plus à l’ouest.

Selon les responsables, qui ont requis l’anonymat, plusieurs milliers de soldats iraniens sont arrivés en Syrie pour prendre part aux offensives terrestres pour soutenir le président syrien Bachar el-Assad.

Plusieurs groupes se partagent le contrôle d’Alep et de sa province : le gouvernement syrien qui contrôle les secteurs ouest de la ville, une série de groupes rebelles en lutte contre le président Assad qui sont dans la partie est et le groupe État islamique (EI) qui contrôle des zones rurales près de la ville.

« Les préparatifs pour la grande bataille dans ce secteur sont clairs », a déclaré l’un des responsables à l’agence Reuters. « Il y a une grande mobilisation de l’armée syrienne (..), des combattants d’élite du Hezbollah et de milliers d’Iraniens qui sont arrivés par étape ces derniers jours », a déclaré le premier responsable.

« La décision de lancer la bataille d’Alep a été prise », a déclaré le deuxième responsable. « Ce n’est plus un secret que des milliers d’Iraniens sont désormais en Syrie et que leur rôle est fondamental. » Les deux responsables ont indiqué que la bataille allait bientôt commencer.

La ville d’Alep était la plus peuplée de Syrie avant le début de la guerre civile en 2011 après la répression des manifestations antigouvernementales par le président Assad.

La semaine dernière, l’EI a repris à d’autres insurgés un certain nombre de villages près d’Alep. Lundi, la télévision syrienne a annoncé que les forces gouvernementales avaient pris à l’EI un secteur juste au nord de la ville.

Opération militaire à Damas

A Damas et ses alentours, les rebelles ont été violemment bombardés mercredi par les forces du régime qui tentent de déloger les insurgés qui encerclent une grande partie de la capitale, a indiqué à l’AFP une source militaire.

« L’armée a commencé une opération militaire ce matin avec l’objectif d’élargir la bande de sécurité autour de secteurs contrôlés par l’armée », a affirmé cette source. « Elle a commencé par Jobar avec des opérations limitées mais précises et efficaces contre les centres et les lignes de défense qu’utilisent les groupes armés pour surveiller le reste de la capitale. L’aviation syrienne est également en action mais pas l’aviation russe », a-t-elle précisé.

Alliée du président Assad, la Russie a commencé le 30 septembre à bombarder par les airs les groupes « terroristes » en Syrie, en référence à tous ceux qui s’opposent au régime.

Le quartier de Jobar, dans l’est de la capitale, est un champ de bataille depuis plus deux ans. Déserté par la population, les combats entre l’armée et les rebelles se déroulent surtout dans des tunnels creusés par les protagonistes ou dans les carcasses d’immeubles où se cachent des tireurs embusqués.

Cet endroit est stratégique car il est mitoyen avec la place des Abbassides, ouvrant directement sur le coeur de Damas, et ouvre l’accès sur la Ghouta orientale, une région agricole à l’est de la capitale dont la majorité des localités sont aux mains des rebelles. L’armée a tenté à plusieurs reprises de repousser les rebelles de Jobar mais sans succès. Elle les accuse régulièrement de bombarder la capitale à partir de ce quartier.

« Les bombardements avec l’artillerie lourde, les roquettes et d’autres projectiles ont commencé vers 06H00 (03H00 GMT) et ont duré trois heures. C’était très violent », a affirmé Youssef qui habite à proximité. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), l’aviation a effectué au moins huit raids sur Jobar, alors qu’au sol le quartier a été le théâtre de violents combats entre d’une part l’armée, les miliciens pro-régime et le Hezbollah et d’autre part le Front al-Nosra, branche syrienne d’el-Qaëda, et des rebelles islamistes.
D’autres bombardements aériens et de l’artillerie ont visé plusieurs localités rebelles autour de Damas. Deux enfants ont notamment été tués à Douma, au nord-est de la capitale, selon l’OSDH.

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La Russie intensifie la guerre par procuration et menace d’un blocus naval complet en Syrie : le compte à rebours avant une 3e guerre mondiale a commencé

Une carte radar fixe est meilleure pour voir:  les avions jaunes sont Russes, les verts sont américains.

Jamais une 3e guerre mondiale n’a été aussi proche, hier on apprenais ce que vous n’avez et ne lirez dans aucun média mainstream (comme presque tout ce que je vais vous donner aujourd’hui)  : 

La Russie intensifie la guerre par procuration en Syrie et menace d’un blocus naval complet en Syrie :

La semaine dernière, le commandant suprême des forces alliées de l’OTAN pour l’Europe, le général Philippe Breedlove, a suggéré que la Russie avait effectivement déclaré une zone d’exclusion aérienne en Syrie.

Cette thèse a été soutenue par un mouvement plutôt audacieux de Moscou pour informer efficacement le coalition américaine de garder ses avions hors du ciel à partir de mercredi dernier. En fin de compte, le Kremlin a déclaré un monopole sur l’espace aérien syrien pour la durée de la campagne militaire Russe, provoquant un embarras épique pour Washington, et signifiant un avis aux forces anti-régime opérant en Syrie qu’il y avait un nouveau shérif en ville.

Eh bien, en plus de la zone de facto interdites de vol, certains experts suggèrent que la Russie est configuré pour utiliser sa flotte de la mer Noire pour faire respecter un blocus sur la côte syrienne.

Voici plus par Sputnik :

La  flotte de la mer Noire de la Russie peut être utilisée en Syrie pour un blocus de la côte syrienne et livrer des armements, ainsi que, éventuellement effectuer des frappes d’artillerie, selon Vladimir Komoyedov , le chef du comité de défense de la Douma russe et ancien commandant de la Flotte de la mer Noire .

« En ce qui concerne l’utilisation à grande échelle de la Flotte de la mer Noire dans cette opération, je ne pense pas que cela va se produire, mais en termes d’un blocus des côtes, je pense que c’est  tout à fait [possible]. Les frappes d’artillerie n’ont pas été exclues;. les navires sont prêts pour cela, mais il n’y a aucune ouverture pour l’instant Les terroristes sont trop bien terrés, là où l’artillerie ne peut pas atteindre « , a déclaré Komoyedov.

Komoyedov a ajouté que la taille du groupement naval utilisé dans l’opération dépendra de l’intensité des combats. Il a noté qu’à l’heure actuelle, la flottille méditerranéenne de la Marine est actuellement suffisante pour les actions dans le domaine donné.

Komoyedov a également déclaré que des navires auxiliaires seront certainement utilisés dans l’opération contre ISIS afin de livrer des armements ainsi que l’équipement militaire et technique.

Voici à quel point les jets (avions de chasse) US et russes sont proches dans la bataille aérienne dans le ciel de Syrie (voir carte radar au début) , ce n’est plus qu’une question de temps comme je l’ai rappelé, avant qu’un accrochage a lieu, le compte à rebours avant une 3e guerre mondiale a commencé (j’espère fortement me tromper, mais ce sont des faits, et on me reprocherais de n’avoir pas prévenu) :

Avec la Russie qui contrôle maintenant efficacement le ciel de la Syrie et avec les Etats-Unis reprochant à Moscou de « cibler » les armées de proxy formés par la CIA ‘Américaine, tout le monde est impatient de savoir combien de temps il faudra avant qu’un F-16 de l’OTAN aura une réelle altercation, un feu direct avec des Su-34 russes.

Comme nous l’indiquions lundi, la plus grande menace ici est la proximité à laquelle tout le monde opère maintenant : « Qu’est-ce qui se passe ensuite Eh bien, avec le blocus naval russe déjà discuté de la Syrie comme prochaine étape probable, et à la fois des avions de combat russes et États-Uniens faisant déjà des allers et retours au-dessus de la Syrie, et maintenant les deux superpuissances ayant un intérêt légitime, au moins dans les yeux de leurs propres médias, pour dépêcher des troupes terrestres, ce qui était jusqu’à présent une simple guerre par procuration est sur ​​le point de devenir un combat terrestre total qui soufflera sur le sol syrien, un combat qui bientôt impliquera à la fois les forces aéroportées terrestres et maritimes de la Russie et des États-Unis « .

A quel point proche de cette éventualité sommes-nous, vous demandez-vous ?

Eh bien, pour laisser CBS le dire il, y à environ 20 miles :

Les pilotes américains volant sur des F-16 hors de  la Turquie ont d’abord repérés les avions russes sur le radar. Les Russes étaient à moins de 20 miles, à un point tel que les pilotes américains pouvaient les identifier visuellement sur leurs caméras de ciblage.

 

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant de la campagne de l’air américaine, a déclaré que les Russes sont venus encore plus proches que celle ses drones.

 

« Le plus proche était à une poignée de miles de nos avions téléguidés (« drones ») », a déclaré Brown. « Mais d’apres notre aéronef piloté ils n’étaient pas plus proche que d’environ 20 miles. »

 

Brown a dit qu’il avait l’intention de travailler tout simplement autour des Russes en Syrie, et il ne pense pas qu’ils vont évincer les opérations américaines.

 

«Nous sommes dans les airs beaucoup plus souvent que [les Russes] donc quand nous ne devons nous déplacer autour [d’eux] pour mener une opération sûre, ce n’est que pour une petite période de temps par rapport aux heures et aux heures où  nous sommes dans l’air en Irak et en Syrie « , a déclaré Brown.

« Autour des Russes » …. Allez-y et démarrez le compte à rebours pour un «accident», un fasle flag  ou autre

Zero Hedge – Zero Hedge – CBS – Sputnik – resistanceauthentique

 
 

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La bataille fait rage à Tikrit : Les prix du pétrole augmentent alors qu’ISIS attaque des Oléoducs Irakiens

Irak : la bataille fait rage à Tikrit pour déloger les jihadistes de l’EI

MISE À JOUR : Et maintenant * DES HOMMES ARMÉS YEMENITES détruisent un oléoduc au Shabwa : Arabiya

Alors que les prix du pétrole ont commencé à chuter ce matin, après des données API plus faible que prévu, les titres sont tombés  :

  • * LES ISLAMISTES ont attaqué des oléoducs à l’est  de Tikrit en Irak : Iraqiya

Comme nous avons détaillé hier, Tikrit est la clé, et cette news (non confirmé pour l’instant) a envoyé le WTI et le Brent jusqu’à 40 c / baril plus haut (pour l’instant).

 

Comme le rapporte Bloomberg,

 
 

Les Militants de l’État islamiques ont brûlés des pipelines dans la région  de Tal Hasiba à  l’est de la ville centrale de Tikrit, selon la télévision Iraqiya parrainée par l’État, qui n’a pas dit où elle a obtenu ses informations.

* * *

Et la réaction est immédiate …

 

 

Avec ISIS souffrant d’une baisse des flux de trésorerie (grâce à la baisse des prix du pétrole), nous soupçonnons que leurs efforts pour augmenter les prix du pétrole (par tous les moyens) se poursuivront.

Bloomberg – http://www.zerohedge.com/news/2015-03-04/oil-prices-rise-isis-attack-iraq-oil-pipelines – resistanceauthentique

 
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Publié par le 4 mars 2015 dans économie, général, International, Politique

 

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