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WikiLeaks révèle que les États-Unis ont utilisé le FMI et la Banque mondiale à des fins militaires comme des armes “non conventionnelles”

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Dans un manuel militaire sur la “guerre non conventionnelle” récemment divulgué par WikiLeaks, l’armée américaine déclare que les grandes institutions financières mondiales – telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – sont utilisées comme “armes financières non conventionnelles en temps de conflit, y compris en temps de guerre générale à grande échelle”, ainsi que pour tirer parti “des politiques et de la coopération des États”.

Le document, officiellement intitulé “Field Manual (FM) 3-05.130, Army Special Operations Forces Unconventional Warfare” et rédigé à l’origine en septembre 2008, a été récemment divulgué par WikiLeaks sur Twitter à la lumière des récents événements au Venezuela ainsi que du siège économique de ce pays mené pendant des années par les États-Unis, à travers des sanctions et autres moyens économiques de guerre. Bien que le document ait suscité un nouvel intérêt ces derniers jours, il avait été publié à l’origine par WikiLeaks en décembre 2008 et a été décrit comme le “manuel du changement de régime” des militaires.

Les récents tweets de WikiLeaks sur le sujet ont attiré l’attention sur une seule section du document de 248 pages intitulé “Financial Instrument of U.S. National Power and Unconventional Warfare”. Cette section note en particulier que le gouvernement des États-Unis exerce “un pouvoir financier unilatéral et indirect en exerçant une influence persuasive sur les institutions financières internationales et nationales en ce qui concerne la disponibilité et les conditions de prêts, de subventions ou d’autres formes d’aide financière aux acteurs étatiques et non étatiques étrangers” et désigne expressément la Banque mondiale, le FMI et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), de même que la Banque des règlements internationaux (BRI), en tant que “lieux diplomatiques et financiers pour atteindre” ces buts.

Le manuel vante également la “manipulation par l’État de l’impôt et des taux d’intérêt” ainsi que d’autres “mesures juridiques et bureaucratiques” visant à “ouvrir, modifier ou fermer les flux financiers” et précise en outre que l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain – qui supervise les sanctions américaines contre d’autres pays, comme le Venezuela – “a une longue expérience de guerre économique précieuse pour toute campagne ARSOF [Special Operations Forces] UW (Uncon conventiontional Warfare)”.

La présente section du manuel précise que ces armes financières peuvent être utilisées par l’armée américaine pour créer “des incitations financières ou des mesures dissuasives afin de persuader les adversaires, les alliés et les mères de substitution de modifier leur comportement aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique du théâtre” et que ces campagnes de guerre non conventionnelles sont hautement coordonnées avec le département d’État et la communauté du renseignement pour déterminer “quels éléments du terrain humain dans la zone des opérations militaires non conventionnelles (UWOA) sont plus susceptibles à un engagement financier”.

Le rôle de ces institutions financières internationales “indépendantes” en tant qu’extensions du pouvoir impérial américain est développé ailleurs dans le manuel et plusieurs de ces institutions sont décrites en détail dans une annexe du manuel intitulée “L’instrument financier du pouvoir national”. Notamment, la Banque mondiale et le FMI sont listés à la fois comme des instruments financiers et des instruments diplomatiques du pouvoir national américain, ainsi que comme faisant partie intégrante de ce que le manuel appelle le “système actuel de gouvernance mondiale”.

De plus, le manuel stipule que l’armée américaine “comprend que la manipulation correctement intégrée du pouvoir économique peut et doit être une composante de la guerre non conventionnelle”, ce qui signifie que ces armes sont une caractéristique régulière des campagnes de guerre non conventionnelles menées par les États-Unis.

Un autre point intéressant est que ces armes financières sont en grande partie régies par le Conseil de sécurité nationale (CSN), qui est actuellement dirigé par John Bolton. Le document note que le CSN “a la responsabilité première de l’intégration des instruments économiques et militaires de la puissance nationale à l’étranger”.

“Indépendant” mais contrôlé

Bien que le manuel de guerre non conventionnel se distingue par le fait qu’il affirme ouvertement que les institutions financières “indépendantes” comme la Banque mondiale et le FMI sont essentiellement des extensions du pouvoir du gouvernement américain, les analystes notent depuis des décennies que ces institutions ont constamment fait avancer les objectifs géopolitiques des États-Unis à l’étranger.

En effet, le mythe de “l’indépendance” de la Banque mondiale et du FMI s’effrite rapidement en examinant simplement la structure et le financement de chaque institution. Dans le cas de la Banque mondiale, l’institution est située à Washington et le président de l’organisation a toujours été un citoyen américain choisi directement par le président des États-Unis. Dans toute l’histoire de la Banque mondiale, le Conseil des gouverneurs de l’institution n’a jamais rejeté le choix de Washington.

Lundi dernier, le président Donald Trump a nommé David Malpass, ancien économiste de Bear Stearns, à la tête de la Banque mondiale. M. Malpass n’avait pas prévu la destruction de son ancien employeur lors de la crise financière de 2008 et est susceptible de limiter les prêts de la Banque mondiale à la Chine et aux pays alliés ou alliés de la Chine, étant donné sa réputation bien établie de faucon de Chine.

En plus de choisir son président, les États-Unis sont aussi le plus important actionnaire de la banquece qui en fait le seul pays membre à avoir un droit de veto. En effet, comme le note le manuel de guerre non conventionnel qui a fait l’objet d’une fuite, “les États-Unis peuvent bloquer tout changement majeur” à la politique de la Banque mondiale ou aux services qu’elle offre, car les décisions majeures exigent une majorité de 85% des voix. De plus, le secrétaire américain au Trésor, ancien banquier de Goldman Sachs et “roi de la forclusion”, Steve Mnuchin, est le gouverneur de la Banque mondiale.

Bien que le FMI diffère de la Banque mondiale à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne sa mission et ses objectifs déclarés, il est lui aussi largement dominé par l’influence et le financement du gouvernement américain. Par exemple, le FMI est également basé à Washington et les États-Unis sont le plus important actionnaire de la société – de loin le plus important, détenant 17,46 % de l’institution – et paie également la plus grande quote-part pour l’entretien de l’institution, soit 164 milliards de dollars d’engagements financiers du FMI par an. Bien que les États-Unis ne choisissent pas le plus haut dirigeant du FMI, ils se servent de leur position privilégiée en tant que principal bailleur de fonds de l’institution pour contrôler la politique du FMI en menaçant de suspendre son financement si l’institution ne se conforme pas aux exigences de Washington.

En conséquence de l’influence inégale des États-Unis sur le comportement de ces institutions, ces organisations ont utilisé leurs prêts et leurs subventions pour “piéger” les nations dans la dette et ont imposé des programmes d’“ajustement structurel” à ces gouvernements endettés qui entraînent la privatisation massive des actifs publics, la déréglementation et l’austérité dont bénéficient régulièrement les sociétés étrangères au détriment des économies locales. Souvent, ces mêmes institutions – en faisant pression sur les pays pour qu’ils déréglementent leur secteur financier et en corrompant leurs relations avec les acteurs étatiques – sont à l’origine des problèmes économiques qu’elles s’emploient ensuite à “résoudre”.

Guaidó fait son entrée au FMI

Compte tenu des relations étroites entre le gouvernement américain et ces institutions financières internationales, il n’est guère surprenant qu’au Venezuela, le “président intérimaire” Juan Guaidó, soutenu par les États-Unis, ait déjà demandé des fonds du FMI, et donc une dette contrôlée par le FMI, pour financer son gouvernement parallèle.

C’est très important parce que cela montre que le principal objectif de Guaidó, en plus de privatiser les énormes réserves pétrolières du Venezuela, est de mettre à nouveau le pays aux mains de la machine de la dette contrôlée par les États-Unis.

Comme l’a récemment noté Grayzone Project :

“L’ancien président socialiste élu du Venezuela, Hugo Chávez, a rompu les liens avec le FMI et la Banque mondiale, qu’il a qualifiés de ‘dominés par l’impérialisme américain’. Au lieu de cela, le Venezuela et d’autres gouvernements de gauche en Amérique latine ont travaillé ensemble pour cofonder la Banque du Sud, en contrepoids au FMI et à la Banque mondiale.”

Cependant, le Venezuela est loin d’être le seul pays d’Amérique latine à être visé par ces armes financières déguisées en institutions financières “indépendantes”. Par exemple, l’Equateur – dont l’actuel président a cherché à ramener le pays dans les bonnes grâces de Washington – est allé jusqu’à effectuer un “audit” de son asile de journaliste et éditeur de WikiLeaks, Julian Assange, afin de gagner un sauvetage de 10 milliards de dollars du FMI. L’Équateur a accordé l’asile à Assange en 2012 et les États-Unis ont demandé avec ferveur son extradition pour des charges encore scellées depuis lors.

De plus, en juillet dernier, les États-Unis ont menacé l’Équateur de “mesures commerciales punitives” s’ils introduisaient à l’ONU une mesure visant à soutenir l’allaitement maternel plutôt que les préparations pour nourrissons, ce qui a stupéfié la communauté internationale mais a mis à nu la volonté du gouvernement américain d’utiliser des “armes économiques” contre les nations latino-américaines.

Outre l’Équateur, d’autres cibles récentes de la “guerre” massive du FMI et de la Banque mondiale comprennent l’Argentine, qui a accordé le plus important prêt de renflouement du FMI de l’histoire, l’an dernier seulement. Cet ensemble de prêts a été, sans surprise, fortement sollicité par les États-Unis, selon une déclaration du secrétaire au Trésor Mnuchin publiée l’an dernier. Notamment, le FMI a joué un rôle déterminant dans l’effondrement complet de l’économie argentine en 2001, envoyant un mauvais présage pour l’approbation, l’an dernier, de l’ensemble record de prêts.

Bien qu’il ait été publié il y a plus d’une décennie, ce “manuel du coup d’Etat américain” récemment mis en lumière par WikiLeaks nous rappelle que la prétendue “indépendance” de ces institutions financières est une illusion et qu’elles font partie des nombreuses “armes financières” régulièrement utilisées par le gouvernement américain pour plier les pays à sa volonté et même renverser les gouvernements défavorisés par les États-Unis.

Lire aussi : Snowden prend la parole pour Assange : “Si vous refusez une chose à votre ennemi, ce n’est pas un droit”

Source : MintPress News par Whitney Webb – Traduit par Anguille sous roche

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Le monde serait au seuil d’une nouvelle crise majeure, selon la Banque mondiale

Nouvelle crise majeure selon la Banque mondiale !

Voilà qui rejoint exactement l’avertissement de Poutine que j’ai relayé dans l’article  Poutine met en garde contre une crise financière que le monde «n’a encore jamais connu» :

L’économie mondiale est confrontée à une menace de mesures protectionnistes en spirale qui peuvent conduire à une crise dévastatrice, a averti Vladimir Poutine .

« Le mépris des normes existantes et une perte de confiance peuvent se combiner avec l’imprévisibilité et la turbulence du changement colossal. Ces facteurs peuvent conduire à une crise systémique, que le monde n’a pas encore connue »

Un avertissement de plus par la Banque mondiale, et pas des moindres !!! Et vu le nombre d’avertissements d’entités de haut vol qu’on a reçu ces derniers mois et cette dernière année, sans compter ce que nous révèlent certains indicateurs économiques ( Aux US le marché obligataire qui se retourne, le risque de défaut des obligations à haut risque, l’argent intelligent qui sort des marchés à un rythme stupéfiant, les taux hypothécaires qui montent en flèche, les dérivés a un niveau inégalé, les banques insolvables qui vivent à crédit, L’indice de Shiller qui poursuit sa folle progression bien au delà du niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929, l’explosion continue de la dette au niveau mondial, target 2 qui s’affole en Europe, etc etc … etc) , on peut dire que ça craint …

Encore la semaine dernière c’était George Soros qui prédisait une nouvelle crise financière mondiale alors que les crises de la dette réapparaissent en Europe et que les rivaux américains émergent :  

« Envolée du dollar, fuite des capitaux et dévaluation des monnaies des marchés émergents figurent au programme de l’économie mondiale qui se dirige inévitablement vers une nouvelle crise financière, a affirmé l’investisseur et milliardaire George Soros. » 

« Ce n’est plus une figure de style de dire que l’ Europe est en danger existentiel, c’est la dure réalité … le monde pourrait être au bord d’une nouvelle crise financière dévastatrice »  avait-t-il entre autres déclaré 

Pas plus tard qu’Hier on apprenait que Poutine prévient d’une attaque imminente contre l’euro………Par Soros !!!

Je pense que nous voyons déjà depuis un certain temps les prémisses d’une prochaine crise qui sera dévastatrice, et qui pour moi débouchera sur LA mère des crises, la crise monétaire finale .  Je pense comme je l’ai déjà dit que ça se produira entre 2019 et 2022 .

Mais comme on l’a vu par exemple il y a quelques mois avec l’explosion de la volatilité ou encore récemment avec l’Italie et les PIIGS, les 1eres secousses commencent déjà à se faire sentir .  Z 

Les mesures protectionnistes, ainsi que la politique monétaire des Etats-Unis, risquent de plonger le monde dans une nouvelle crise économique après 2019, estiment les analystes de la Banque mondiale.

Bien qu’il soit peu possible que des bouleversements économiques majeurs se produisent au cours des deux prochaines années, la situation pourrait devenir bien plus tendue après 2019, selon le récent rapport Perspectives économiques mondiales diffusé par la Banque mondiale.

Les experts de cette institution financière mettent en relief le ralentissement général de l’économie mondiale: si, en 2017-2018, elle affichait une croissance annuelle d’environ 3,1% du PIB mondial, cet indice devrait baisser jusqu’à 2,9% à l’horizon 2020, notamment du fait de diverses mesures protectionnistes susceptibles d’entraîner des «conséquences destructrices», d’après l’économiste en chef de la Banque mondiale Shanta Devarajan

Dans le même temps, les risques de défaut de paiement courus par les pays en voie de développement, ainsi que le brusque renforcement de la politique monétaire de Washington, menacent eux aussi la stabilité de l’économie mondiale, constate-t-on à la Banque mondiale.

Les crises financières importantes surviennent régulièrement tous les dix ans environ (1975, 1982, 1991, 2009) et, en dépit du fait que le monde vient justement de se remettre des conséquences de la dernière, une nouvelle risque de se produire prochainement, soulignent les auteurs du rapport.

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Publié par le 8 juin 2018 dans économie, général, International

 

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La Banque mondiale exhorte la Fed à ne pas relever ses taux !

"Je ne crois pas qu'un relèvement des taux de la Fed créera une crise majeure, mais cela créerait des turbulences", a déclaré Kaushik Basu.
« Je ne crois pas qu’un relèvement des taux de la Fed créera une crise majeure, mais cela créerait des turbulences », a déclaré Kaushik Basu. (Crédits : Reuters)

Hé bien voilà, on y arrive doucement … Le spectre d’une hausse des taux et d’un arrêt du flux d’argent gratuit commençait à faire vraiment vaciller le château de cartes qu’est devenue l’économie mondiale .

Donc comme on pouvait facilement le prévoir, l’hydre de la finance mondiale fait marche arrière . (ou plutôt, elle est sur le point de continuer sa fuite en avant)

Une news important car on voit bien ici le cirque interne étasunien . Car qui contrôle la banque mondiale ? Qui contrôle le FMI ? Qui contrôle la FED ??? Hé bien, ce sont les mêmes !  La même « clique » de banksters .

Ce que nous vivons est un chaos contrôlé, qui peut croire un instant que Yellen et sa bande ne savent pas ce qu’ils font ?!

Ils ont le doigt sur la détente, et comme si l’économie de la bulle, insoutenable et non viable, qu’ils ont développé, créé de toutes pièces, n’était pas encore assez gonflée, ils vont continuer à souffler dans la ballon encore plus, de sorte que quand ils appuieront sur la détente et que tout ceci explosera (ou en soufflant volontairement trop dans le ballon), le chaos sera encore plus grand .

Et plus ils attendent (ou « continuent ») , plus les bulles d’actifs gonflent, plus l’économie mondiale se distord, et plus … la chute sera brutale .

Et tout cela évidemment, ils ne le savent que trop bien …

En attendant, la route pour le QE 4 (planche à billet 4) et le « Big print » , est défrichée .

(Elle est belle la « reprise économique » n’est ce pas ? Le problème avec la beauté, .. c’est que c’est subjectif) . Z

Parce qu’il craint que cela déclenche « panique et agitation » dans les marchés émergents, tout en minant la croissance américaine, l’économiste en chef de la Banque mondiale déconseille à la Fed de relever ses taux d’intérêt en septembre. En parallèle, l’institution revoit ses chiffres de croissance mondiale à la baisse.

Après le FMI, voilà une nouvelle institution économique mondiale qui s’inquiète d’un probable relèvement des taux d’intérêt de la Fed en septembre. L’économie mondiale manque de stabilité, donc la Réserve fédérale des Etats-Unis ne doit pas relever ses taux d’intérêt, estime la Banque mondiale par la voix de son chef économiste dans un interview du « Financial Times », mercredi 9 septembre.

Kaushik Basu considère en effet qu’une telle action aurait des conséquences négatives: « Je ne crois pas qu’un relèvement des taux de la Fed créera une crise majeure, mais cela créerait des turbulences. […] L’économie mondiale semble prise dans de telles difficultés que si les Etats-Unis se lancent dans une initiative très rapide au milieu de tout cela, j’ai le sentiment que cela affectera certains pays assez durement. »

Il estime notamment qu’un relèvement pourrait entraîner d’importantes fluctuations des monnaies des pays émergents et même déclencher « panique et agitation » dans la région. Et du côté des États-Unis, cela entraînerait un renforcement du dollar qui entraverait la croissance du pays, selon lui.

Par ailleurs, après le FMI, la Banque mondiale est sur le point de revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale –estimée à 2,8% en juin–, en raison des ralentissements chinois et brésilien.

« S’assurer que les indicateurs économiques sont absolument confirmés »

Les propos de l’économiste de la Banque mondiale rejoingnent ceux du FMI. Dimanche 6 septembre, Chritine Lagarde, la directrice de l’institution a également exhorté la Fed à bien réfléchir avant de relever ses taux.

« Il est préférable de s’assurer que les indicateurs économiques sont absolument confirmés, qu’il n’y a aucune incertitude, ni sur le front de la stabilité des prix, ni sur le front de l’emploi et du chômage, avant qu’elle prenne effectivement cette initiative. »

source

 

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‘Le monde ne pourra pas supporter un taux d’intérêt plus élevé, ni un dollar plus fort’ – La Chine et 20 autres pays asiatiques lancent une banque rivale à la Banque Mondiale

Mais selon Alan Greenspan, qui a lui-même présidé la Fed entre 1987 et 2006, il n’est pas certain que cette politique ait produit les résultats escomptés. Il affirme également qu’il est peu probable que l’arrêt de ces mesures sera sans danger pour l’économie.

Selon Greenspan, le programme de rachat de Bons du Trésor américains a eu des effets contrastés : d’un côté, ils ont contribué à faire monter le cours des actions en bourse, tout en baissant les coûts d’emprunt. Mais il affirme qu’ils n’ont quasiment rien fait pour l’économie réelle. Il souligne que la demande demeure faible.

Il note que la Fed a maintenu son taux d’intérêt à court terme proche de zéro depuis la crise pour inciter les banques à prêter de l’argent. Beaucoup d’investisseurs pensent que la banque centrale américaine commencera à les relever à mi-2015. Greenspan s’est dit incapable de confirmer ce point,  en revanche, il doute que la fin de la politique d’assouplissement pourra avoir lieu sans dommage. « Nous n’avons jamais vécu aucune expérience telle que celle-ci, donc je ne peux pas me tenir là assis, et vous décrire exactement comment cela va aboutir ». Il a précisé que les marchés réagissaient souvent de manière imprévisible lors des changements de politique monétaire, et que ces changements n’étaient pas toujours rationnels.

Il souligne que les allusions récentes de hausse des taux d’intérêts ont suscité de la volatilité sur les marchés, et qu’il n’y a aucune raison de penser que cela sera différent quand la Fed commencera à faire remonter les taux d’intérêt.

Dans un email à la rédaction, Steen Jakobsen, l’économiste en chef de la banque danoise Saxo Bank, exprime lui aussi des doutes quant à la possibilité d’une hausse sensible des taux d’intérêt aux Etats-Unis en Juin 2015 comme les marchés financiers l’anticipent.

Il donne deux raisons. D’abord, il affirme que la menace de la déflation n’est pas cantonnée à l’Europe et que les États-Unis pourraient aussi en être victimes. D’autre part, de nombreuses multinationales américaines commencent déjà à ressentir les effets d’un dollar fort. Les sociétés qui composent l’indice S & P 500 réalisent en moyenne 40% de leur chiffre d’affaires à l’exportation.

Jakobsen conclut qu’il ne faut pas s’attendre à une hausse des taux avant la fin du mois de décembre 2015. Il pense aussi que l’année prochaine sera marquée par une correction des marchés boursiers, parce que « la réalité va rattraper la fantaisie ».

http://www.express.be/business/fr/economy/le-monde-ne-pourra-pas-supporter-un-taux-dinteret-plus-elev-ni-un-dollar-plus-fort/208908.htm

La Chine et 20 autres pays asiatiques lancent une banque rivale à la Banque Mondiale

La Chine et vingt autres pays ont signé, le 24 octobre, un protocole d’accord visant à créer une banque régionale spécialisée dans le  des infrastructures, et conçue comme une alternative à la Banque mondiale.

L’Inde, Singapour, le , le Pakistan, le Vietnam et le Qatar figurent parmi les  21 pays signataires de l’accord. Le n’a pas signé cet accord en raison de la rivalité avérée entre Pékin et Tokyo sur les plans , économique et politique.

A noter également que l’Australie, l’Indonésie et la Corée du Sud n’étaient pas représentées à cette cérémonie.

La  «Banque asiatique d’investissements dans les infrastructures» (AIIB) sera dotée d’un capital initial de 50 milliards de dollars, et son siège sera situé à Pékin, selon les officiels chinois.

Les financements devraient notamment servir à développer des infrastructures dans toute la région, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Pékin à Bagdad, selon des sources citées par le Financial Times. «En chinois, nous avons un vieux proverbe qui dit: si vous voulez devenir riche, construisez d’abord des routes ; je crois que cela décrit de façon concrète l’importance des infrastructures pour le développement économique», a déclaré à cette occasion le président chinois .

L’attachement de Pékin à mettre en place un concurrent à la Banque mondiale reflète sa frustration devant la domination des pays occidentaux sur la gouvernance des différents bailleurs de fonds multilatéraux.

Les puissances émergentes des BRICS (Brésil, , Inde, Chine, Afrique du Sud) avaient créé en juillet leur propre banque et un fonds de réserves, affichant ouvertement leur désir d’élaborer une architecture financière distincte d’organisations jugées aux mains des pays occidentaux.

Agence Ecofin

 
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Publié par le 31 octobre 2014 dans économie, général

 

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Au nom de Monsanto : Des cultures OGM pour l’Ukraine, grenier de l’Europe !!

Washington nettoie le terrain, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) le travaillent, ensuite la corporatocratie passe derrière récupérer les bénéfs, refrain désormais banal …. : alors que la Russie a interdit les OGM , l’UKRAINE , grenier de l’Europe  chers lecteurs, va etre obligé de cultiver les OGM, et par la même, contaminer toutes les cultures « saines » à l’est , au moins : non, les OGM ne s’arrêtent pas à la frontière, comme le nuage de Tchernobyl ! …. Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale. Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulévu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].

Fin 2013, le président ukrainien du moment, Viktor Yanukovych, a rejeté l’agrément d’association à l’Union européenne lié au prêt de $17 milliards, dont les termes viennent seulement d’être révélés. Au contraire, Yanukovych a opté pour une aide russe de $15 milliards, assortie d’une réduction sur le prix du gaz naturel. Sa décision a été un facteur majeur des protestations mortelles qui s’ensuivirent et qui l’ont renversé du pouvoir en février 2014, ainsi que de la crise en cours.

Selon l’Oakland Institute, « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « lUkraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont«  » [2].

La loi ukrainienne interdit aux agriculteurs de cultiver des plantes génétiquement modifiées. Longtemps considérée comme « le grenier à blé de l’Europe », l’Ukraine, avec les riches terres noires de son sol, est idéale pour la croissance des céréales. Ainsi, en 2012, les agriculteurs ukrainiens ont produit plus de 20 millions de tonnes de céréales.

L’investissement de Monsanto

En mai 2013, Monsanto a annoncé un plan d’investissements de $140 millions dans une usine de semences de céréales non OGM en Ukraine, avec le porte-parole de Monsanto en Ukraine, Vitally Fechuk, confirmant que « Nous travaillerons seulement avec des semences conventionnelles parce que ce sont les seules autorisées en Ukraine pour la production et l’exportation ».

Mais, en novembre 2013, six grandes associations d’agriculteurs ukrainiens avaient préparé un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées » [4]. Le président de Ukrainian Grain Association, l’association des semenciers ukrainiens, Volodymyr Klymenko, a dit lors d’une conférence de presse à Kiev que : « Nous pourrions réfléchir à cette question très longtemps, mais nous, avec les associations [agricoles], avons signé deux lettres pour modifier la loi sur la biosécurité, dans lesquelles nous avons proposé la légalisation des semences OGM pour nos agriculteurs, semences qui ont été testées depuis longtemps aux États-Unis » (en fait, les semences génétiquement modifiées ainsi que les OGM n’ont jamais été soumis à des tests indépendants sur le long-terme aux U.S.).

Les amendements des associations agricoles coïncidaient avec les termes de l’association avec l’UE et avec le prêt FMI/Banque Mondiale.

Le site web sustainablepulse.com, qui traque les nouvelles sur les OGM au niveau mondial a fustigé les propositions des associations agricoles, avec le directeur Henry Rowlands déclarant : « L’agriculture de l’Ukraine sera sérieusement endommagée si le gouvernement autorise les semences génétiquement modifiées dans le pays. Les agriculteurs verront se réduire les marchés à l’exportation à cause des sentiments anti-OGM en Russie et dans l’UE ». Rowlands a dit que les investissements de Monsanto en Ukraine « pouvaient atteindre $300 millions sur plusieurs années. Est-ce-que l’agriculture ukrainienne veut faire totalement confiance au succès ou à l’échec d’une compagnie U.S.? » [5]

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto (Corporate Enaggement), Jesus Madrazo, a dit à la conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur » [6].

Juste quelques jours avant les remarques de Madrazo à Washington, Monsanto Ukraine a lancé son programme de « développement social » pour le pays, appelé « Panier de grains du futur » [7]. Il fournissait une bourse à des villageois ruraux afin qu’ils puissent (selon les mots de Monsanto) « commencer à ressentir qu’ils peuvent améliorer leur situation eux-mêmes au lieu d’attendre une subvention ».

Actuellement, les véritables subventions sont celles qui vont aux gros de l’agro-business, selon les termes des prêts du FMI et de la Banque mondiale, qui, en plus d’ouvrir le pays aux cultures OGM, va aussi conduire, plus tard, à lever l’interdiction qui pèse sur la vente des riches terres ukrainiennes au secteur privé [8].

Comme l’a formulé Morgan Williams, président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, en mars dans International Business Times, « L’agriculture ukrainienne pourrait être une vraie mine d’or » [9]. Mais, a-t-il ajouté, « de nombreux aspects du climat des affaires [en Ukraine] doivent changer, le point principal étant de garder le gouvernement hors des affaires commerciales… ».

Les câbles Wikileaks

En août 2011, Wikileaks a diffusé des câbles diplomatiques U.S. montrant que le Département d’État des U.S. [Affaires étrangères, NdT] a fait du lobbying au niveau mondial pour le compte de Monsanto et d’autres multinationales de la biotechnologie, telles que DuPont, Syngenta, Bayer et Dow. L’organisme à but non lucratif, Food & Water Watch [Surveillance de l’eau et de la nourriture, NdT], après passage au peigne fin de ces câbles sur cinq ans (2005-2009), a publié son rapport le 14 mai 2013, intitulé « Ambassadeurs de la Biotechnique : comment le ministère des Affaires étrangères U.S. fait la promotion du programme global de l’industrie des semences » [10]. Le rapport montre que le ministère des Affaires étrangères U.S. a « fait du lobbying auprès de gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des politiques et légifèrent en faveur des biotechnologies agricoles, a réalisé des campagnes rigoureuses de relations publiques pour améliorer l’image de la biotechnologie, et a défié ouvertement les gardes-fous et les règles de bon sens, allant même jusqu’à s’opposer aux lois concernant l’étiquetage des nourritures OGM ».

Selon un article de consortiumnews.com du 16 mars 2014, Morgan Williams est au centre du réseau d’alliances du regroupement des multinationales du business agroalimentaire (Big Ag) avec la politique étrangère des U.S. [11]. « En plus d’être président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, Williams est Directeur des affaires gouvernementales dans la firme privée d’investissement SigmaBleyzer, qui racole pour le travail de Williams « diverses agences du gouvernement U.S., membres du Congrès, commissions du Congrès, l’ambassade d’Ukraine aux U.S., des institutions financières internationales, des groupes de réflexion et autres organisations concernant les affaires U.S.-Ukraine, les questions de commerce, d’investissement et d’économie ».

Les seize membres du Comité exécutif du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine viennent de compagnies agroalimentaires U.S., incluant des représentants de Monsanto, John Deere, DuPont Pioneer, Eli Lilly, et Cargill [12]. Parmi les vingt « Consultants principaux », on rencontre James Greene (ancien chef du Bureau de liaison Otan-Ukraine), Ariel Cohen (chargé de recherche principal à The Heritage Foundation [Groupe de réflexion conservateur à Washington D.C.], Léonid Kozachenko (président de la Confédération agraire ukrainienne), six anciens ambassadeurs U.S. en Ukraine, et l’ancien ambassadeur d’Ukraine aux U.S., Oleh Shamshur.

Shamshur est maintenant un conseiller principal chez PBN Hill + Knowlton Strategies, une unité du géant des relations publiques Hill + Knowlton Strategies (H+K). H+K est une filiale du gargantuesque groupe WPP, basé à Londres, qui possède quelques douzaines de grosses firmes de relations publiques, dont Burson-Marsteller (un conseiller de Monsanto depuis longtemps).

Stratégies de Hill + Knowlton

Le 15 avril 2014, le journal de Toronto The Globe & Mail a publié un éditorial de l’assistant consultant de H+K, Olga Radchenko [13]. L’article fulminait contre le Président russe Vladimir Poutine et « la machine de relations publiques de Mr. Poutine », déclarant que « le mois dernier [mars 2014, un mois après le coup d’État], un groupe de professionnels des relations publiques, basé à Kiev, avait formé le Centre des médias sur la crise ukrainienne, une opération volontaire dans le but d’aider à améliorer l’image de l’Ukraine et de gérer ses communications sur la scène globale ».

Le site web de PNB Hill + Knowlton Strategies déclare que le PDG de la compagnie, Myron Wasylyk, est un « membre du bureau du Conseil pour le Commerce U.S.-Ukraine », et que le Directeur général pour l’Ukraine, Oksana Monastyrska, « dirige les travaux de la firme pour Monsanto ». Monastyrska a aussi travaillé pour la Société financière internationale de la Banque mondiale.

Selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays » [14].

En attendant, le Permier ministre russe, Dmitry Medvedev, a déclaré en avril 2014 : « Nous n’avons pas pour but de développer les produits OGM ici, ni de les importer. Nous pouvons nous nourrir avec des produits normaux non génétiquement modifiés. Si les Américains aiment manger de tels produits, qu’ils les mangent. Nous n’avons pas besoin de faire ça ; nous avons assez de place et d’occasions pour produire une nourriture organique naturelle » [15].

Hill + Knowlton, avec ses mensonges sur les « atrocités dans les incubateurs de bébés » au Koweït, a instrumentalisé le public américain pour qu’il supporte la première Guerre du Golfe en Irak au début des années 90. Maintenant la compagnie fomente une nouvelle Guerre Froide ou encore pire pour le compte de Monsanto, récemment élue « la pire » multinationale de la planète. C’est une chose dont il faut se souvenir au moment de la diabolisation tous azimuts de Poutine par les médias de masse.

Joyce Nelson

 

On Behalf of Monsanto: GMO Food Crops for Ukraine’s Bread Basket

source principale : http://www.counterpunch.org/2014/08/22/70838/ / BRUITAJ

 
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Publié par le 2 septembre 2014 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Bob Zoellick (ancien président de la banque mondiale) : « L’Europe et l’Amérique doivent s’allier face aux émergents »

Les sanctions à l’égard de BNP Paribas ont été critiquées en France pour leur grande sévérité et leur caractère politique. Comment voyez-vous les choses ?

Les procureurs ne se posent pas la question de savoir s’ils ont affaire à un établissement américain ou étranger. L’opinion réclame des sanctions fortes à l’égard des banques en général. Les gens considèrent que l’Etat a sauvé les banques et que ça a coûté très cher. Or c’est faux : l’argent investi par le Trésor dans les banques a été remboursé et l’Etat a fait un profit ! Mais il y a un courant populiste hostile à la finance en ce moment dans l’opinion américaine qui explique la sévérité des sanctions frappant les banques.

Le procureur est-il motivé par des considérations politiques ?

Les procureurs aux Etats-Unis, qu’ils soient fédéraux ou au niveau des Etats, ont un très grand pouvoir. Je ne crois pas du tout que des hommes politiques élus leur donnent des ordres. En revanche, que des procureurs, eux-mêmes élus, se servent de cas emblématiques pour montrer qu’ils sont sévères, c’est une évidence : on l’a vu à travers l’histoire pour le crime organisé, les narcotrafiquants, le terrorisme et maintenant les affaires financières. Mais à la base, il faut que le procureur ait des preuves, c’est la clef. Que ce soit Standard Chartered avec l’Iran, BNP Paribas avec tel ou tel pays, d’autres banques avec les prêts immobiliers, il faut à chaque fois qu’il y ait un dossier solide.

L’Etat français a joué un rôle très actif dans le dossier GE-Alstom. Comment l’avez-vous perçu ?

J’ai toujours pensé que l’investissement étranger était une bonne chose pour une économie et qu’il fallait l’encourager, pas s’y opposer. Pendant des décennies, il était à la mode de critiquer les investissements des firmes multinationales à l’étranger, notamment dans les pays en développement. Faites le bilan aujourd’hui : ces investissements ont été la clef pour relier ces pays au reste de l’économie mondiale, les insérer dans la chaîne logistique, apporter de la technologie, etc. Voyez comment Singapour s’est transformé grâce aux investissements étrangers ! Il y a dix ans, quand j’ai négocié un accord de libre-échange avec Singapour, j’ai demandé aux autorités : pourquoi voulez-vous cet accord alors que votre économie est déjà très développée ? Leur réponse fut : « Nous voulons encore progresser sur la chaîne de valeur et devenir exemplaires en Asie pour la protection de la propriété intellectuelle afin d’attirer encore plus d’investissements étrangers. » J’ai été frappé de le constater quelques années plus tard par la présence de sociétés pharmaceutiques, électroniques qui se sentaient protégées dans cet environnement.

La France est très attentive à la protection de ses intérêts stratégiques. Voyez-vous cela comme un frein aux investissements étrangers ?

Je pense qu’un PDG américain désireux d’investir en France sera beaucoup plus prudent à l’avenir, compte tenu de la manière dont a été géré le dossier GE-Alstom. Certes, il n’est pas illégitime de protéger des intérêts vraiment stratégiques. Ca existe aux Etats-Unis avec le comité CFIUS [Committee on Foreign Investment in the United States, NDLR]. Mais il peut y avoir des dérives, y compris chez nous. Récemment, le CFIUS a étudié le rachat d’un producteur de porc par un investisseur chinois. Heureusement il a donné son feu vert. Mais où était l’enjeu de sécurité nationale ? Quand on sort des stricts critères de sécurité nationale pour bloquer un investissement, ce n’est pas sain. Je rappelle une réalité toute simple : les pays qui encouragent les investissements étrangers ont de meilleures performances que les autres.

Le traité transatlantique de libre-échange va-t-il et doit-il aboutir ?

Prenons du recul. La question renvoie à la conception que nous avons de l’économie mondiale, des échanges et des règles commerciales que nous voulons mettre en place. L’économie mondiale a profondément changé au cours des dernières décennies avec la montée de pays émergents. Nous savons tous que c’est bon pour eux et pour nous : 40 % des profits des groupes européens viennent de pays émergents. Aux Etats-Unis, les salaires de ceux qui travaillent dans des entreprises présentes sur la scène mondiale sont 20 % supérieurs à la moyenne et leur productivité est plus élevée. Donc il faut développer cette ouverture. C’est le but du traité transatlantique.

Mais l’émergence de ces nouvelles économies lance un défi à l’Europe et aux Etats-Unis. Nous sommes encore pour quelque temps les deux plus gros blocs économiques mondiaux. Ensemble, nous pouvons définir des normes mondiales, par exemple en matière de propriété intellectuelle. Mais ne tardons pas trop ! Quand l’Uruguay Round a été négocié dans les années 1980-début 1990, nous étions les principales économies mondiales. Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le cas : depuis cinq ans, les deux tiers de la croissance viennent des pays en développement. Et ces pays ne suivront pas forcément notre approche du commerce et des règles internationales. Il existe des différences entre l’Europe et les Etats-Unis, mais elles sont infiniment moins grandes qu’avec la Chine, l’Inde ou le Brésil. Si nous voulons faire prévaloir notre conception du commerce, nous devons nous allier et conclure ce traité transatlantique qui aura ensuite valeur de norme globale.

Mais qui vous dit que ces pays adopteront nos règles ?

Rien ne les y obligera mais ils le feront, y compris les Chinois, s’ils y voient leur intérêt. La Chine aspire à être une économie « globale » et son histoire économique montre qu’elle tend à rejoindre les règles mondiales. Le camp réformateur en Chine soutient ce mouvement : quand Pékin a négocié son adhésion à l’OMC dans les années 1990 pour y adhérer en 2001, le Premier ministre Zhu Rongji a utilisé ce processus pour justifier des réformes internes.

Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis, l’Europe et le Japon ont créé un système international qui a apporté soixante-dix ans de prospérité. Ce système n’est pas un don de Dieu, il a été créé par la volonté politique et il est en danger aujourd’hui. Il faut le préserver.

Quels défis majeurs voyez-vous pour l’économie mondiale ?

Nous arrivons au terme d’une période où les gouvernements et les banques centrales ont pris des mesures extrêmes pour sauver l’économie. Ils doivent maintenant sortir de ces politiques monétaires extraordinaires et de ces politiques budgétaires expansionnistes. Pour « passer la main », en quelque sorte, au secteur privé. Il en résulte un double défi. D’une part, réussir ce passage de relais qui suscite beaucoup d’interrogations : comment se portera le malade quand on arrêtera le traitement ? Et, d’autre part, mener au même moment des réformes structurelles car l’Europe tout comme la Chine, le Mexique, le Japon avec Abe et bien d’autres doivent s’y astreindre. Or ce sont des changements difficiles qui mettent parfois des années à produire des résultats.

Les Etats-Unis sont-ils en train de relever ce défi ?

La bonne nouvelle est que le secteur privé est fortement innovant – on le voit dans le software, le Big Data, la robotique, etc. – et que nous vivons une révolution énergétique : la production de pétrole a augmenté de 50 % en huit ans, une hausse qui équivaut à la production de pétrole du Nigeria. C’est énorme ! En revanche, notre secteur public ne parvient pas à réformer la fiscalité, les régimes sociaux, la politique de l’immigration…

Ni à limiter les inégalités ?

Le livre de Thomas Piketty a rencontré un grand succès car il entre en résonance avec le sentiment que la classe moyenne est oppressée. Je ne vois pas les inégalités de la même manière. Ce qu’il faut, c’est garantir une égalité d’opportunité pour tout le monde, pas une égalité de revenus. Que chacun ait sa chance, bénéficie d’une bonne éducation, etc. Ce qui m’inquiète aux Etats-Unis aujourd’hui, c’est que les 20 % les moins riches sortent plus difficilement de cette catégorie. Pour eux, la mobilité sociale se réduit, ce qui n’est pas le cas pour les classes juste au-dessus. Quant aux 10 % les plus riches, ils ont tendance à rester dans cette catégorie alors qu’auparavant une partie d’entre eux en sortaient tandis que d’autres entraient. Autrement dit, aux deux extrémités de l’échelle sociale, la mobilité s’est réduite. S’agissant des 20 % les plus pauvres, les explications ne sont pas seulement économiques. Elles sont liées également à un environnement social détérioré. Il y a moins de lien entre les gens, les rapports au sein des communautés se distendent et de plus en plus de personnes se retrouvent sans soutien, isolées, s’éloignent du marché du travail et finissent par perdre des compétences. Il faut absolument relever ce défi et les réponses ne sont pas seulement strictement économiques

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20140707/lec2_l_entretien_du_lundi/0203616507087-bob-zoellick-leurope-et-lamerique-doivent-sallier-face-aux-emergents-1022182.php?oroIZhtOvOlMjQDf.99

 
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Publié par le 7 juillet 2014 dans économie, général

 

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Incroyables révélations de Karen Hudes (ex de la banque mondiale) « ce sont des êtres aux crânes allongés qui nous mettent en esclavage » !!! De l’homo sapiens sapiens, à l’homo capensis …

 

Au sujet des cranes de PARACAS, qui pourraient bien être homo capensis, Une analyse ADN prouve que les crânes de Paracas,  ne sont pas humains ! 

Avant toute chose, je répète que dans la grande majorité des cas, la déformation crânienne est de nature humaine. Le crâne est intentionnellement déformé en appliquant une puissante force sur la tête pendant une longue période. (au fait d’après vous, quelle est l’origine de cette tradition que l’on retrouve de façon récurrente dans de nombreuses tribus ??? )

 

Les crânes de Paracas sont quant à eux différents dans le sens où le volume crânien est 25% plus grand et 60%plus lourd qu’un crâne classique. Ce qui réfute donc la possibilité d’un allongement intentionnel.

 

Étant donné que ces crânes n’ont donc pas été déformés, leurs origines restent encore indéterminés.

 

Après mes propres recherches ce ne  sont donc pas « des cranes déformés » , et de nombreux scientifiques pensent pareil, de nombreux écrits  et publications existent, mais ce sont des sujets délicats dans ces milieux, on en a deja parlé ….. :  le fait que des spécialistes de ce domaine écrivent des livres pour étayer cette thèse doit nous alerter sérieusement !

 

Donc , Apres des heures d’écoutes des vidéos de Karen, elle nous peint un dessin qui colle pas mal a toutes nos recherches et ce que nous publions sur le blog , l’humanité est plus  vieille que ce qu’on prétend, pas moins de 24 espèces « endémiques » auraient évoluées en même temps, ou avant nous (dont cro magnon, ou homo habilis, mais aussi capensis et d’autres, dont des reptiloides, aussi ! ) et que dans cette vidéo non seulement elle est sincère, mais elle est dans tous les cas, pas loin de la vérité, si ce n’est pile dedans ! 

 

Elle aurait eu ses infos d’insiders, et on peut penser qu’une personne de son niveau a accès à certaines infos dont le commun des mortels n’a même pas idée …

Donc, d’après Karen, Il y a ces homos capensis, ou « gris » (un certain genre de « gris ») , qui tirent les ficelles de l’humanité, relayé par des traîtres parmi l’espèce humaine même : parmi ce qu’on appelle les élites, à travers un réseau de sociétés secrètes .

 

J’ai l’impression que tout ça ressemble pas mal à « THEY LIVE », le film de john Carpenter !

 

 Ecoutez, ça parait fou à première vue, mais on a un tas d’indices qui corroboreraient cette histoire …. : et si c’était vrai ? , comme ils disent dans l’étrange série (par le timing) « alien theory » … qui nous dépeint environ aussi la même histoire que ce que prétend HUDES .

 

Tout ceci ressemble pour moi à une grande entreprise de déclassification progressive sur la question « extraterrestre », avec, comme je l’ai déjà souligné, des étapes comme la découverte de mondes habitables (kepler 186f il y a 2 semaines), et la découverte prochaine de vie au sein même de notre système solaire (sur Titan, mars ou Europe) , chose dejà quasi certaine avec le développement des travaux sur ce que l’on nomme « extrémophiles »  

 

« On trouve la vie partout, et elle est banale dans l’univers », c’est l’idée qui se rependra , pendant que Hollywood achèvera le « travail »  ;

 

Et pourquoi la déclassification maintenant ? Ce pourrait être une alternative à la 3e guerre mondiale, pour poser une alternative à l’effondrement inévitable de notre civilisation … et je pense qu’un genre d’opération Bluebeam n’est pas à exclure non plus ;

 

Alors oui, peut être !

 

Peut être que Karen Hudes est surement vraiment une lanceuse d’alerte,  peut être qu’elle est de bonne foi ,  peut être qu’il faudrait écouter ce qu’elle à a dire, et peut être, que ce qu’elle dit,  est la vérité  ……

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

 
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Publié par le 5 mai 2014 dans général, Insolite

 

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