RSS

Archives de Tag: Krach boursier

Du « krach boursier de 2018 » à la « crise financière de 2019 »

Les marchés boursiers s’effondrent dans le monde entier, nous assistons à des flash crash extrêmement violents sur le marché des changes, des conditions économiques ralenties dans le monde entier et la peur rend de nombreux investisseurs extrêmement vifs à dégainer.

Le crash boursier de 2018 a anéanti environ 12 000 milliards de dollars de la richesse du marché boursier mondial, mais les choses étaient censées se calmer une fois entrés en 2019. Mais il est clair que cela ne se produit pas. Après que Apple a annoncé que ses ventes au cours du premier trimestre seraient beaucoup, beaucoup plus faibles que prévu, le cours de l’action Applea commencé à tomber comme une pierre et à la fin de la séance de mercredi, l’entreprise avait perdu 75 milliards de dollars de capitalisation boursière. Pendant ce temps, les flash crash ont provoqué certaines des fluctuations les plus violentes que nous ayons jamais vues sur les marchés des changes…

Il a fallu sept minutes au yen pour bondir à des niveaux jamais vus depuis presque une décennie.

Au cours de ces minutes déchaînées, aux environs de 9 h 30 à Sydney, le yen a bondi de près de 8% par rapport au dollar australien, atteignant son plus fort niveau depuis 2009, et de 10% par rapport à la livre turque. La devise japonaise a progressé d’au moins 1% par rapport à ses homologues du groupe des 10, dépassant les 72% du niveau australien  obtenu après une guerre commerciale, une déroute des actions, un différend sur le budget italien et la hausse des taux de la Réserve fédérale.

C’est le genre de chaos que nous ne voyons que pendant une crise financière.

Les investisseurs sont également troublés par le fait que la Chine vient de connaître la première contraction de l’activité de ses usines depuis plus de deux ans…

La Banque populaire de Chine a annoncé mercredi soir qu’elle avait assoupli ses conditions en matière de réduction ciblée des réserves obligatoires afin de profiter davantage aux petites entreprises.

Cette décision a été prise après que la Chine a fait état de sa première contraction de l’activité industrielle en plus de deux ans en décembre.

Un ralentissement à long terme de la Chine causerait des ravages au niveau mondial.

Mais bien sûr, la plus grande nouvelle de la journée a été ce qui est arrivé à Apple. L’indice Dow Jones Industrial Average était en baisse de 660 points mercredi, et le grand choc sur Apple a été la principale raison de cette baisse.

En incluant les 75 milliards de dollars qui viennent d’être effacés, la valeur d’Apple a maintenant chuté de 452 milliards de dollars depuis le 3 octobre…

En seulement trois mois, Apple a perdu 452 milliards de dollars de capitalisation boursière, dont des dizaines de milliards jeudi, alors que les actions du géant de la technologie ont encore sombré.

Les actions d’Apple ont chuté de 39,1% depuis le 3 octobre, lorsque l’action avait atteint un sommet de $233,47. Avec une capitalisation boursière d’environ 674 milliards de dollars, ces pertes dépassent la valeur individuelle de 496 membres du S & P 500, y compris J.P. Morgan.

Paradoxe ironique, la vérité veut que Apple soit, en fait, l’une des sociétés les plus solides sur le plan financier à Wall Street. C’est juste que le prix de la société était bien supérieur à la normale, de sorte que tout soupçon de mauvaise nouvelle risquait de provoquer un déclin de cette ampleur.

La quantité de richesse papier que les investisseurs en bourse viennent de perdre est absolument stupéfiante. Pour mettre cela en perspective, voici quelques faits supplémentaires sur l’argent que les investisseurs d’Apple ont perdu, ces faits proviennent de CNBC

À ce stade, les marchés financiers américains sont hypersensibles à toute mauvaise nouvelle, et le fait que les ventes d’Apple baissent considérablement en Chine est définitivement une mauvaise nouvelle.

Un analyste a déclaré qu’il s’agissait du « jour le plus sombre pour Apple depuis l’ère de l’iPhone » et a exprimé son opinion selon laquelle « l’ampleur de la chute de la demande chinoise… laisse pantois ».

Bien sûr, Apple est loin d’être seul. L’activité économique ralentit sensiblement sur toute la planète et nous avons appris mercredi que l’activité des usines aux États-Unis venait tout juste de subir le déclin le plus important depuis la dernière récession…

Au-delà de Apple, les investisseurs ont également été troublés par la plus forte baisse, en un mois, de l’activité des usines américaines depuis la Grande Récession. L’indice ISM manufacturier, étroitement surveillé, a chuté à son plus bas niveau depuis deux ans, fournissant une preuve supplémentaire du ralentissement de la croissance et de la douleur provoquée par la guerre commerciale américano-chinoise.

De plus, les deux indices économiques d’alerte de Bloomberg sont « devenus négatifs pour la première fois depuis l’élection de Trump ».

Les chocs vont continuer, et il devient de plus en plus clair que cette année sera très difficile.

Alors que la crise continue de s’aggraver, gardez un œil sur nos grandes institutions financières. La dixième banque italienne vient d’imploser et il est probable que de plus en plus de dominos financiers commenceront à s’effondrer à mesure que les pertes s’accumuleront.

Au cours de la dernière décennie, il y a eu d’autres moments où Wall Street a été secouée, mais ces épisodes n’ont duré que quelques semaines au maximum.

Cela fait maintenant trois mois, et cette nouvelle crise ne montre aucun signe d’essoufflement.

Cela signifie que nous avons un tas de problèmes. Parce qu’une fois que cette avalanche financière sera amorcée, il sera impossible de l’arrêter.

Pour le moment, je pense que ce flot panique de ventes est en train de s’atténuer et que vendredi sera meilleur pour les investisseurs. Bien sûr, les marchés sont nerveux au point qu’une seule mauvaise nouvelle pourrait instantanément les faire chuter à nouveau. Mais à moins de mauvaises nouvelles, j’espère que les choses seront plus calmes.

Il y aura des bons et des mauvais jours en 2019.

Il y aura des hauts et des bas.

Mais il est devenu extrêmement clair que le ralentissement anticipé par tant de personnes est enfin arrivé, et que la crise financière de 2019 sera une rude bataille.

Michael Snyder

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 11 janvier 2019 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

La courbe des taux s’inverse : vers un nouveau krach boursier ?

Rien ne va plus sur les marchés boursiers – Encore aujourd’hui  Wall Street chute, assommée par le plongeon de 10 % d’Apple :

Après avoir été la première entreprise privée américaine à avoir franchi la barre des 1 000 milliards de dollars en valorisation boursière l’été dernier, Apple a perdu le tiers de sa valeur depuis, dont quelque 75 milliards de dollars rien que jeudi.7

 
1 commentaire

Publié par le 4 janvier 2019 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , , ,

Krach boursier imminent? Interview avec Charles Sannat

 
Poster un commentaire

Publié par le 13 novembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , , ,

Krach boursier : rendez-vous au troisième trimestre ?

leadimg

 « Notre conseil : sortez du marché US pour l’instant. Il est manipulé, surévalué et dangereux » quel fou peut bien encore être sur les valeurs US ?? En tout cas de plus en plus nombreux sont  ceux qui voient une chute libre de ces valeurs, et un QE 5 ; Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

▪ Ce devrait être un bon trimestre pour les actions, selon le macro-économiste Richard Duncan. Il est d’avis que c’est « l’excédent de liquidités » qui nourrit les marchés — c’est-à-dire le cash et le crédit excédentaires par rapport aux besoins réels des emprunteurs et des consommateurs. Nous n’avons pas pu relier tous les tarses, métatarses et tibias de la théorie de M. Duncan, mais le squelette, tel qu’il le présente, peut fonctionner. Il est même séduisant. Plus il y a d’ »excédent de liquidités », plus les gens les utilisent pour faire grimper les prix des actifs. A mesure que l’excédent chute, en revanche, il en va de même pour les prix des actifs — en particulier les actions.

Ce trimestre devrait produire un excédent de liquidités record. D’un côté, la Fed injecte toujours des liquidités dans le marché au rythme de 65 milliards de dollars tous les mois. De l’autre, les impôts sont en train de tomber aux Etats-Unis, de sorte que les besoins d’emprunt du gouvernement US seront relativement bas. La différence entre les liquidités disponibles et leur nécessité dans l’économie normale doit bien aller quelque part.

Par le passé, elle est allée dans les actions… et l’immobilier.

Le troisième trimestre ne devrait produire qu’un excédent légèrement positif. Au dernier trimestre 2014, cet « excédent » se transformera en déficit

Une fois passé le deuxième trimestre, cependant, les perspectives vont changer. La Fed a prévu de faire passer son QE à zéro d’ici la fin de l’année. Et le scénario budgétaire optimiste du gouvernement fédéral américain commencera à s’estomper. Le troisième trimestre ne devrait produire qu’un excédent légèrement positif. Au dernier trimestre 2014, cet « excédent » se transformera en déficit.

▪ Crise existentielle à la Fed !
Si la Fed poursuit son plan de réduction du QE, déclare Duncan, le troisième trimestre verra probablement une baisse des marchés boursiers. Cela, pense-t-il — tout comme nous –, donnera aux forward guidancede la Fed un bon coup de pied dans l’arrière-train. Sous pression, au lieu de mettre en place le tapering, la Fed paniquera. Sa théorie entière de l’existence, sa philosophie, sa religion sacrée seront mises au défi. Selon la Fed, le crédit, les prix et le PIB doivent éternellement augmenter.

Fut un temps, bien entendu, où la Fed était simplement chargée de s’assurer que la devise des Etats-Unis était sûre. Elle a lamentablement échoué. Elle a donc été récompensée : on lui a confié plus de responsabilités. Sa mission s’est peu à peu modifiée ; désormais, le rôle de la Réserve fédérale est de s’assurer que le pays a le plein emploi. En cela également, elle échoue régulièrement. Elle a donc pris l’initiative — le Congrès US ne l’a jamais approuvé — de maintenir les taux d’intérêt au plancher et les prix à la hausse. Les consommateurs préfèrent des prix à la consommation bas, et non plus élevés… mais la confiance des banquiers centraux est telle qu’ils sont prêts à contredire 100 millions de ménages. Ils insistent pour que le dollar perde environ 2% de pouvoir d’achat tous les ans.

▪ Une reprise où les revenus sont en baisse !?
Comme nous le disons souvent, nous avons là une reprise bien étrange, où les gens ont moins de revenus qu’ils n’en avaient avant qu’elle commence. Les prix des actions — sans parler des prix des guitares antiques — ont grimpé en flèche. Les revenus ont baissé petit à petit. De sorte que le ménage moyen se sent plus riche… mais a moins d’argent.

En fin de compte, la richesse doit être garantie par les revenus… sans quoi elle disparaît

La richesse totale des ménages américaine n’a jamais été plus élevée — à 81 000 milliards de dollars. Mais elle n’a pas beaucoup de revenus pour la soutenir. M. Duncan nous apprend que le ratio revenu disponible des ménages/richesse des ménages est important. En fin de compte, nous dit-il, la richesse doit être garantie par les revenus… sans quoi elle disparaît.

C’est exactement ce qui s’est passé à deux reprises au cours des 15 dernières années. Entre 1952 et les années 1990, le ratio richesse des ménages/revenu disponible est resté à peu près stable aux Etats-Unis, à environ 525%. Ensuite, il est passé deux fois au-dessus de 600% : à la fin des années 90, avant le krach des dot.com… et en 2006-2007, avant le krach immobilier et financier.

Une fois encore, le ratio a désormais dépassé les 600% — pour la troisième fois de l’histoire. Et une fois encore, il faudrait nous préparer à un krach, ou au moins à un marché baissier substantiel, des prix des actions.

Cela se produira certainement au troisième ou quatrième trimestre de cette année. Et ce sera probablement suivi d’une annonce par la Fed : au lieu de supprimer le QE, dira-t-elle, elle le poursuivra. Au lieu de permettre au taux directeur de la Fed de grimper, six mois après la fin du QE, comme l’a récemment suggéré Mme Yellen, le taux restera à zéro pour cette année — mais aussi tout 2015.

M. Duncan est d’avis que ce « QE4 » produira les mêmes résultats que les QE1, 2 et 3. C’est-à-dire qu’il mettra le feu aux actions. Si c’est bien le cas, nous pourrions voir une nouvelle envolée du marché US… après, bien entendu, un déclin substantiel.

Notre conseil : sortez du marché US pour l’instant. Il est manipulé, surévalué et dangereux.

http://la-chronique-agora.com/krach-boursier/

 
Poster un commentaire

Publié par le 3 avril 2014 dans économie

 

Étiquettes : , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :