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Des microplastiques dans les excréments humains ..

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Economies en vue : Bientôt on va déféquer des sacs plastiques, et vous pourrez aller faire vos courses avec pour recharger vos réserves internes .. Z

Le plastique est tellement répandu sur la Terre et il a pollué tant d’endroits qu’il a maintenant intégré la chaîne alimentaire. C’est la conclusion qu’ont présentée des chercheurs mardi au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie, à Vienne.

Y-a-t-il un endroit sur la Terre où les déchets plastiques ne sont pas encore arrivés? On en trouve dansles montagnes de l’Himalaya, dans les fosses les plus profondes des océans, au coeur de la forêt amazonienne, et maintenant dans nos estomacs.

Oui, des microplastiques ont été découverts dans des selles humaines pour la première fois, et selon les chercheurs, cela signifie que les microplastiques ont définitivement contaminé la chaîne alimentaire de l’homme. En d’autres termes, nous mangeons et nous déféquons du plastique.

Échantillons du monde entier

L’étude a examiné les selles de huit sujets bien portants d’Europe (Autriche, Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas), du Japon et de Russie (Sibérie orientale). Tous les échantillons contenaient des microplastiques. Neuf variétés de plastiques différentes ont été trouvées, dans des particules de taille allant de 50 à 500 micromètres. Ce qui fait dire aux chercheurs que plus de 50% de l’humanité a des microplastiques dans ses selles.

Les matières fécales contenaient du polypropylène et du polyéthylène téréphtalate, relève l’étude exploratoire menée par l’Agence autrichienne de l’environnement. Ce sont des plastiques utilisés notamment pour fabriquer des bouchons, des bouteilles et des produits cosmétiques. Philip Schwabl, de l’université de médecine de Vienne (Autriche) et coauteur de l’étude, estime que c’est une découverte préoccupante, « en particulier pour les patients atteints de maladies gastro-intestinales. »

Contamination

De nombreux pays ont commencé à interdire l’usage de certains plastiques comme les pailles, les cotons-tiges ou les sacs de courses. Le Parlement européen a décidé d’interdire les microplastiques dans les cosmétiques et espèrent que d’ici 2030, tous les produits en plastique seront recyclables.

D’autres études ont découvert la présence de plastiques dans de l’eau (en Italie), dans de la bièredans le sel de table, dans l’estomac de cachalots, dans les poissons et dans les fruits de mer. De nombreuses études sont en cours pour tenter de déterminer si cette omniprésence du plastique dans la chaîne alimentaire est néfaste pour l’homme. Jusqu’ici, l’interrogation demeure mais l’inquiétude grandit.

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Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Les cerveaux humains seraient connectés par une sorte de WiFi

Les cerveaux humains seraient connectés par une sorte de WiFi
Selon le professeur Digby Tantam, le langage ne joue qu’un rôle très limité dans la compréhension de ce que les autres êtres humains disent. Les cerveaux se connecteraient à une sorte de « Wi-Fi » qui serait à l’origine des « pressentiments ».

Un chercheur de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni évoque dans le livre Interbrain le fait que les cerveaux humains se connectent à une sorte de « Wi-Fi » qui serait à l’origine des pressentiments ou des intuitions.

Le langage n’a qu’un rôle limité dans la communication

La télépathie est un sujet qui a toujours passionné tant il est mystérieux. Dans le livre Interbrain, un scientifique de l’Université de Sheffield, au Royaume-Uni, apporte quelques éléments de réponse en évoquant une sorte de « Wi-Fi » connectant les cerveaux humains qui serait à l’origine des pressentiments. Le professeur Digby Tantam explique au Telegraph que le langage ne joue qu’un rôle très limité dans la compréhension de ce que les autres êtres humains disent réellement. Selon lui, il existe des indices subliminaux que les gens perçoivent lorsqu’ils communiquent verbalement. Ce qui rend donc, au final, la question de la télépathie possible entre tous les êtres humains.

cerveau, wifi, communication

© maminez

Didgy Tantam pense que le cerveau absorbe inconsciemment des informations sur d’autres personnes, ce qui leur donne un sentiment instinctif. Il s’explique ainsi : « Nous pouvons connaître directement les émotions des autres et savoir à quoi ils prêtent attention. Il est basé sur le lien direct entre notre cerveau et celui des autres et entre leur cerveau et le nôtre. J’appelle cela l’inter-cerveau [Interbrain, ndlr] ». Selon lui, la compréhension de cet inter-cerveau pourrait aider les spécialistes des sciences sociales et ceux d’autres domaines à comprendre notamment la psychologie des masses.

Les gens se rassemblent car ils se transmettent de petits messages subliminaux

Le scientifique estime que les gens se rassemblent dans des situations telles que les matchs de football, les concerts et les cérémonies religieuses, précisément parce que de petits messages subliminaux qui sont déchiffrés par l’inter-cerveau sont transmis d’un seul coup par plusieurs personnes. « Le fait d’être en mode foule peut aussi nous faire vivre ce que serait que de transcender la perspective, le temps, le lieu, nos capacités de ressentir un instant, comme une personne en train de conduire », affirme-t-il.

Le professeur Tantam voudrait que chacun saisisse l’importance de ces indices subliminaux. En effet, ceux-ci risquent d’être perturbés par l’augmentation croissante des appels vidéo et des développements technologiques semblables au cours des dernières années.

Il rappelle que les gadgets technologiques, qui prennent de plus en plus de place dans le quotidien des humains, sont moins importants que les conversations qui ont lieu en face à face parce que «la contagion émotionnelle se produit à la vitesse de la lumière, et non à la vitesse de la transmission électronique. L’entrée visuelle face à face s’accompagne d’un son, d’un geste, de l’odeur de la sueur, de la possibilité du toucher et d’une connexion ». Si l’engouement pour les nouvelles technologies de la communication se maintient, beaucoup de gens risquent de perdre ces compétences inestimables en matière de relations humaines et sociales.

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Publié par le 27 février 2018 dans général, Insolite, Sciences

 

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Des « mini-cerveaux humains » implantés dans des rats !

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Voici maintenant une avancée scientifique qui risque d’en choquer plus d’un . Sur ce Blog j’aime me (et vous) tenir à jour de tous les nouveaux progrès scientifiques .

Et celui ci fait froid dans le dos quand on y pense . Bientôt des rats « mi humains  » ???

On se demande ce que ça donnerait chez d’autres animaux plus évolués que les rats , comme chez les singes …

Les scientifiques sont de grands malades ! Z 

En 2013, une équipe de scientifiques basée à Vienne, en Autriche, a publié une étude dévoilant comment de minuscules blobs de tissus cérébraux avaient été créés à partir de cellules souches. 4 années plus tard, ces organoïdes sont devenus de véritables mini-cerveaux et devraient être implantés dans des rongeurs.Seulement, les problèmes d’éthique risquent de freiner leurs recherches. 

DES MINI-CERVEAUX HUMAINS IMPLANTÉS DANS DES RATS

La frontière entre la légalité et l’illégalité est fine dans le domaine de la recherche. La science avance rapidement et les règles en vigueur qui s’occupent de réglementer le milieu peinent à garder le rythme. En novembre dernier se tenait le rassemblement annuel de la Society of Neuroscience, à Washington D.C. Au cours de l’événement, deux équipes de scientifiques ont présenté leurs études démontrant les interactions entre les « mini-cerveaux » présentés plus haut et leurs hôtes rongeurs. Ces mini-cerveaux, partis d’une simple culture de tissus cérébraux ont ensuite évolué, donnant naissance à de nouveaux neurones avant de présenter les six couches du cortex cérébral. Ces régions sont responsables de la pensée, de la parole, du jugement mais également d’autres fonctions cognitives.

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Un organoïde cérébral infecté par le virus Zika.

Deux équipes ont déjà implanté ces organoïdes à même les cerveaux de souris et de rats, afin de connaître leur développement futur. Un autre laboratoire a déjà confirmé à la revue STAT avoir connecté plusieurs de ces organoïdes à des vaisseaux sanguins. Cette étape est obligatoire s’ils souhaitent voir les organoïdes s’étendre et éventuellement imiter l’évolution d’un cerveau humain. Ces recherches permettent d’étudier le développement de maladie comme Alzheimer ou Zika afin de mieux les comprendre pour qu’à terme, une cure soit trouvée. Seulement, l’introduction de cellules humaines dans les embryons de vertébrés soulève des questions d’éthique, notamment aux yeux des National Institutes of Health, des institutions gouvernementales américaines qui s’occupent de la recherche médicale et biomédicale.

DES QUESTIONS D’ÉTHIQUE REFONT SURFACE

« Nous entrons sur un terrain totalement nouveau ici » avoue Christof Koch, président de l’Allen Institute for Brain Science de Seattle, à STAT. « La science avance tellement rapidement, l’éthique ne peut pas suivre. »

Les organoïdes étudiés en laboratoires ont présenté des caractéristiques similaires à nos cerveaux plus « évolués ». Et même s’ils ne pensent pas à proprement parler, ils réagissent lorsqu’ils sont stimulés. Les chercheurs n’hésitent pas à les empoisonner ou à les droguer (notamment avec des drogues hallucinogènes), n’hésitant pas à leur faire subir une batterie de test, dont la réalisation serait interdite sur des êtres vivants. Même si la notion de conscience a été évoquée au préalable concernant ces cerveaux, les limites de l’éthique sont de nouveau chatouillées avec la volonté d’implanter ces organoïdes dans des rongeurs. Le problème concerne l’évolution de ces mini-cerveaux, élevant éventuellement les rongueurs au rang d’êtres conscients. Vu que les chercheurs ne peuvent pas savoir à l’avance comment le procédé va évoluer, les recherches sont freinées.

Les laboratoires sont donc tiraillés entre l’envie de voir avancer la science et celle de respecter l’éthique. Implanter des cerveaux humains dans des rongeurs pourraient les propulser au rang de savants fous. La science avance rapidement et le terrain, pour le moment inconnu, de la conscience animale dans le domaine des neurosciences reste à être défini et contrôlé. Néanmoins, les enjeux peuvent être énormes, compte tenu qu’en France, 850 000 personnes sont malades d’Alzheimer et 3 millions sont concernées. Le nombre de malades pourrait atteindre 1 275 000 en 2020 et 2 150 000 d’ici 2040 selon France Alzheimer.  (source)

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans général, Sciences

 

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Monsanto reconnue coupable d’atteinte aux droits humains par un Tribunal international

Au Tribunal Monsanto, à La Haye (Pays-Bas), en octobre 2016, cinq juges internationaux écoutent les témoins venus du monde entier.

Des taux hors normes de glyphosate ont été retrouvé dans les urines de personnalités :

Après avoirmontré la présence de perturbateurs endocriniens dans les cheveux de députés écologistes, l’association Générations futures s’est intéressée aux taux de glyphosate décelables dans l’urine de diverses personnalités. Rendues publiques jeudi 6 avril, les analyses de l’association concernent des individus d’âges différents, végétariens ou non, vivant en ville ou à la campagne.

Le test est sans appel : 100 % des échantillons contiennent du glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup produit par Monsanto. Cette molécule est le pesticide le plus utilisé au monde, surtout en agriculture. On en trouve des traces dans l’eau et dans l’air ou dans l’alimentation.

Monsanto reconnue coupable d’atteinte aux droits humains par un Tribunal international

Six mois après le procès citoyen intenté au géant de l’agrochimie, les juges ont rendu, mardi, leur « avis consultatif » et demandent la reconnaissance de l’écocide dans le droit international.

Les conclusions du Tribunal international Monsanto sont sans appel. La compagnie américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles a été reconnue coupable de pratiques portant atteinte à de nombreux droits humains.

Elle était accusée de crimes contre l’humanité et d’écocide, se voyant notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques ayant causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCB), le glyphosate – utilisé dans des herbicides comme le Roundup commercialisé par la multinationale –, ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique, constituant l’« agent orange », un herbicide pulvérisé par avion par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam.

Rendu public à La Haye, aux Pays-Bas, mardi 18 avril, après six mois de travail, cet avis « consultatif » du tribunal, sous la présidence de Françoise Tulkens, ex-juge à la Cour européenne des droits de l’homme, n’a pas valeur de condamnation au sens juridique du terme ; il n’est pas « juridiquement contraignant », ainsi que le précise le document. « Il ne fait par conséquent mention d’aucun plaignant, aucun procureur ni aucun prévenu au sens juridique de ces termes. »

Alerter l’opinion et faire avancer le droit

Le Tribunal Monsanto est un procès citoyen, sans reconnaissance officielle, dont le but est d’alerter l’opinion et de faire avancer le droit. Durant deux jours du 16 au 18 octobre 2016 à La Haye, cinq magistrats professionnels (venant d’Argentine, de Belgique, du Canada, du Mexique et du Sénégal) avaient auditionné une trentaine de témoins, d’experts, de victimes, d’avocats. Monsanto avait refusé de « comparaître ». Six questions étaient posées au « tribunal ».

L’avis consultatif des juges ne laisse place à aucun doute quant aux agissements de Monsanto. Aux quatre premières questions relatives au respect du droit à un environnement sain, à l’alimentation, au droit à la santé et à la « liberté indispensable à la recherche scientifique », le tribunal estime que la multinationale contrevient aux réglementations et au respect des droits fondamentaux.

« Monsanto se livre à des pratiques qui ont de graves répercussions sur l’environnement », estiment les juges. Des activités qui affectent, selon eux, les droits des peuples autochtones et des communautés locales.

« Commercialisation agressive des semences OGM »

Les droits à l’alimentation et à la santé sont aussi bafoués. Le tribunal détaille en particulier « la commercialisation agressive de semences OGM » qui altère ces droits « en forçant des agriculteurs à adopter des modes de culture qui ne respectent pas les pratiques des cultures traditionnelles ». Les cinq juges dénoncent aussi les pratiques de Monsanto qui nuisent à la liberté de la recherche scientifique, ainsi qu’à « la liberté d’expression et au droit à l’accès à l’information ».

Sur les deux dernières questions qui lui étaient posées, le tribunal est moins affirmatif. S’agissant de la complicité de crimes de guerre, il dit ne « pas être en mesure de formuler une conclusion définitive ». Mais, reconnaissant la destruction de l’environnement ainsi que les dommages causés à la population vietnamienne, les juges avancent que l’hypothèse selon laquelle Monsanto « a donné les moyens de faire la guerre au Vietnam », « connaissait l’utilisation qui devait être faite du produit » et « disposait des informations relatives à ses effets préjudiciables sur la santé et l’environnement » ne peut être écartée.

Autant dire que la charge de ce tribunal est lourde. Il conclut d’ailleurs qu’une procédure par voie civile aurait dû être engagée et que, si le crime d’écocide venait à être inclus dans le statut de Rome de la Cour pénale internationale, « au titre d’une cinquième catégorie de crimes internationaux », les juges auraient pu se prononcer sur ces actes de destruction perpétrés au Vietnam.

Reconnaissance du crime d’écocide

C’est d’ailleurs l’ultime conclusion et réponse à la dernière question posée : le crime d’écocide doit être reconnu dans le droit pénal international. Il aurait alors permis de caractériser les activités de Monsanto, argumentent les juges.

Pour rappel, cette notion avait été évoquée, dès 1972, lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement, à Stockholm, dans son discours d’ouverture, par le premier ministre suédois en évoquant la guerre du Vietnam.

Depuis, le droit de l’environnement a progressé lentement dans les législations nationales. La nature s’est même vu accorder des droits comme en 2008 en Equateur lorsque le gouvernement a donné un statut juridique aux montagnes, aux rivières et aux terres.

Le Tribunal international Monsanto veut aller plus loin. Il estime « que le temps est venu de proposer la création d’un nouveau concept juridique pour le crime d’écocide et de l’intégrer dans une future version amendée du statut de Rome établissant la Cour pénale internationale ». Et les magistrats rappelent qu’en 2016 « la procureure de la Cour pénale internationale a annoncé qu’un point d’honneur particulier sera mis sur la poursuite en justice des auteurs de crimes (…) ayant pour objectif ou pour conséquence, entre autres, la destruction de l’environnement (…) ».

« Juges et parties »

La firme Monsanto qui avait déjà, en octobre 2016, exprimé son opinion et ses réserves sur la tenue de ce tribunal citoyen, l’estimant juge et partie, ne reconnaît pas de valeur à ses conclusions.

« Cet événement a été orchestré par un groupe restreint d’opposants à Monsanto et aux technologies agricoles qui se sont érigés en organisateurs, juges et parties. Ce tribunal a nié l’existence des preuves scientifiques et des décisions de justice sur plusieurs sujets pour conclure à un verdict prédéterminé, confie Brian Carroll, porte-parole de Monsanto en EuropeNous continuerons à travailler avec les organisations et instances réglementaires légitimes dans les différentes régions dans lesquelles nous sommes présents et réaffirmons notre engagement à trouver des solutions aux enjeux de la faim dans le monde, de la sécurité alimentaire, et au rôle des agriculteurs pour nourrir durablement une population mondiale en constante croissance. »

Si l’entreprise avait décliné l’invitation de la juge Françoise Tulkens de se rendre à La Haye en octobre 2016, l’avis du tribunal n’en a pour autant pas moins de valeur, estime la présidente. « C’est un jugement en droit, il n’y a pas eu de procès avec la confrontation de deux parties, mais nous avons établi nos conclusions sur la base de nombreux rapports et sur des témoignages qui n’ont pas été contredits, de faits qui n’ont pas été contestés. J’espère que cet avis fera évoluer la justice internationale », a expliqué Mme Tulkens au Monde.

« Redéfinir la hiérarchie des normes »

Selon elle, le document, d’une soixantaine de pages, devrait permettre d’asseoir le nouveau crime d’écocide et d’aider les Etats à mieux faire respecter les droits fondamentaux que sont l’alimentation, la santé, l’information, etc. « Les Etats signent des textes, en veux-tu-en-voilà, et ils ne sont pas appliqués ; nous aiderons peut-être à mieux faire comprendre leur portée », ajoute Françoise Tulkens.

Autre but avancé par Arnaud Apoteker, du comité d’organisation du Tribunal international Monsanto : « Cet avis doit inciter les victimes à utiliser les points juridiques pour poursuivre Monsanto devant les tribunaux nationaux. »

Parmi les changements importants que pourrait induire cet avis consultatif, qui devrait être transmis prochainement aux Nations unies, à la Cour pénale internationale, au Comité des droits de l’homme… et à la firme Monsanto, on trouve l’introduction de la responsabilité d’une entreprise dans un crime contre l’environnement. Jusqu’alors, seules les responsabilités individuelles des personnes physiques pouvaient être incriminées dans le statut de la Cour pénale internationale.

« Le droit des entreprises, des règles du commerce mondial, sont en train de primer sur les droits de l’homme et ceux de la nature. Il est temps de redéfinir la hiérarchie des normes », estime ainsi la juriste Valérie Cabanes, spécialisée dans le droit international humanitaire et les droits humains et auteur de Un nouveau droit pour la Terre (Editions du Seuil, 2016)

 
 

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Pour la première fois , Des chercheurs modifient des embryons humains « viables »

Modification d'embryons humains viables, une première

Il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain en France.

Une équipe de chercheurs chinois est parvenue pour la première fois à modifier le génome d’embryons humains viables, en utilisant la fameuse technique CRISPR/Cas9. Une étape majeure, que deux spécialistes commentent.

Ce sont des travaux qui sont passés plutôt inaperçus dans les médias, et pourtant, ils sont primordiaux. Une équipe de recherche chinoise est parvenue fin mars 2017 – et pour la première fois – à modifier le génome d’embryons humains… viables. Et ce via la fameuse techniqueCRISPR/Cas9, le « scalpel de la génétique » qui permet de supprimer, modifier ou ajouter des gènes à la demande, facilement et de manière peu onéreuse. Sans aucun doute, un cap majeur a été franchi. « Non seulement c’est la première fois que l’on modifie des embryons « normaux », mais ces travaux suggèrent que les effets délétères sur le génome sont moindres que sur l’embryon non viable », commente auprès de Sciences et Avenir le Pr John De Vos, responsable du Département d’ingénierie cellulaire et tissulaire de l’hôpital Saint-Éloi, à Montpellier.

80 % de réussite sur certaines modifications du génome

Comme ils le détaillent dans la revue Molecular Genetics and Genomics, les chercheurs, issus de l’université de médecine de Canton, ont génétiquement corrigé six embryons humains viables, au stade de zygote (les tous premiers stades de la fécondation) et porteurs d’une mutation génétique. Ou plutôt de deux modifications, touchant les globules rouges : HBB, mutation responsable de la bêta-thalassémie, une malformation rare des cellules sanguines, et G6PD, responsable d’une maladie touchant environ 3 % de la population mondiale et entraînant une destruction des globules rouges. « Ces maladies génétiques sont aussi présentes dans la population chinoise, ce qui permet aux chercheurs de disposer des embryons possédant les mutations associées », nous précise Carine Giovannangeli, directeur de recherche dans le laboratoire Structure et Instabilité des génomes (CNRS-Inserm-MNHN) à Paris. En 2015, les travaux d’une autre équipe chinoise – la première à avoir procédé à des modifications génétiques d’embryons humains (mais non viables) – portaient déjà sur la bêta-thalassémie.

Le principe de CRISPR/Cas9 consiste à programmer une protéine capable de « couper » l’ADN (Cas9) qui, associée à un ARN (acide nucléique) guide, va permettre de modifier de façon spécifique et à un endroit très précis le génome. Mais la technique de cette équipe chinoise n’est pas exactement la même que celle utilisée en 2015 : « Cas9 a été administrée directement sous sa forme finale de protéine, et non sous forme d’ARNm, acides nucléiques qui doivent être « traduits » pour donner la protéine », explique Carine Giovannangeli. Une étape de traduction en moins, un gain de temps pour que la protéine s’active, c’est ce qui pourrait expliquer en partie les bons taux de réussite obtenus par les chercheurs : 80 % pour la modification de quelques lettres de l’ADN de l’embryon (sur les plus de 3 milliards qu’il compte) à… entre 10 et 20 % pour la correction d’une mutation plus grande, et donc plus difficile à réaliser. Or dans les travaux précédents, non seulement le taux de « réparation » de l’ADN était plus faible, mais ce dernier avait subi des modifications non prévues. « Toutefois, nous ne pouvons pas conclure que cette nouvelle technique est meilleure, en raison du faible nombre d’embryons utilisé (six) dans cette étude », tempère John De Vos. En effet pas moins de 86 embryons avaient été inclus dans les travaux de 2015…

« CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la boîte de Pandore »

Les manipulations sur ces six embryons, détruits au bout de deux jours, ont été validées par un comité local d’éthique et subventionnées par le ministère chinois de la Science et de la Technologie, nous précise le Pr John De Vos. « Les chercheurs chinois n’ont jamais envisagé de réimplanter ces embryons modifiés », clarifie-t-il. Une question persiste : pourquoi les travaux sur les modifications du génome via CRISPR/Cas9, déjà publiés, proviennent essentiellement de la Chine ? « La législation dans ce pays est plus permissive que celle appliquée dans les autres pays », avance le chercheur. Quant à la France, elle a ratifié la convention d’Oviedo (en 1997), qui précise que « les interventions sur le génome humain ne peuvent être entreprises que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elles n’ont pas pour but d’introduire une modification dans le génome de la descendance. » En bref, il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain dans l’Hexagone.

Le principe d’évaluer l’efficacité de la technique CRISPR/Cas9 sur des embryons humains est soutenu par une partie de la communauté scientifique, comme l’Académie américaine des sciences et, en France, la Société de génétique humaine (SFGH) et la Société de thérapie cellulaire et génique (SFTCG). « La Grande-Bretagne a déjà validé des projets de recherche utilisant la manipulation génétique sur l’embryon humain », explique Carine Giovannangeli, qui souligne l’importance de ces travaux pour la recherche fondamentale et appliquée. « CRISPR/Cas9 est un outil révolutionnaire qui permet déjà de mieux connaître le mécanisme des maladies, et à plus long terme de développer de nouvelles approches thérapeutiques, au même titre que la thérapie génique« , explique-t-elle. Toutefois, comme le souligne le Pr John De Vos, CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la « boîte de Pandore ». « Cette technique pourrait sortir du cadre médical strict et servir dans le futur à améliorer des traits humains complexes (force, intelligence, caractère, etc.), qui seraient transmissibles aux générations futures, expose-t-il. En d’autres termes, CRISPR/Cas9 pourrait permettre de modifier l’espèce humaine… irréversiblement. Heureusement, on ne connaît pas aujourd’hui les gènes qu’il faudrait modifier pour aboutir à ce type de résultat. Mais qu’en sera-t-il dans le futur ? »

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, International, Santé - nutrition, Sciences

 

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Sida : des gènes humains modifiés pour résister au VIH

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La Chine n’en est pas à son coup d’essai puisqu’en 2015, elle avait déjà utilisé, sans attendre un consensus éthique international sur ce procédé, cette technique nommée CRISPR-Cas9 qui avait suscité la controverse et les inquiétudes d’ordre étique au sein du monde médical.

CRISPR : modifier et remplacer des gènes défectueux

En clair, cette méthode d’édition de génome, développée depuis 2012, permet de pointer les gènes qui ont des problèmes dans l’ADN, de les modifier afin de les contrôler et de les introduire dans des cellules humaines.

La Grande-Bretagne, a autorisé elle aussi, la modification génétique sur embryons humains dans le domaine de la recherche et non à des fins thérapeutiques.

CRISPR pour lutter contre le sida ?

Cette fois-ci, l’équipe de scientifiques de l’Université de Guangzhou à Canton (Chine) met en avant les bénéfices que peut apporter la technique CRISPR.

Le groupe de chercheurs a ainsi introduit une modification dans des gènes d’embryons. Quatre embryons sur 26 ont été modifiés avec succès. Résultat : leurs cellules sont devenues plus résistantes au Virus de l’immunodéficience humaine (VIH), à l’origine du Sida.

Leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Assisted Reproduction and Genetics .

CRISPR : entre avancée et controverse

Toutefois, la controverse rôde toujours et alors que Han Bin, directeur du Centre chinois pour la recherche génétique, estime que les bénéfices thérapeutiques potentiels de la technique pour lutter contre les maladies liées à l’hérédité, dont le cancer , « doivent l’emporter sur les scrupules », d’autres scientifiques ne sont pas de cet avis.

Selon George Daley, biologiste à l’Hôpital pédiatrique de Boston, cette étude n’apporte pas beaucoup plus que des preuves anecdotiques que la technique fonctionne sur les embryons humains.

Pour le spécialiste en bioéthique, Tetsuya Ishii, de l’université de Hokkaido (Japon), cette recherche n’est qu’un « simple jeu avec des embryons humains « .

La suite au prochain épisode.

À lire aussi :

Le Royaume-Uni autorise la manipulation génétique d’embryons humains

Top santé

 
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Publié par le 17 avril 2016 dans général, Insolite, Santé - nutrition, Sciences

 

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Le « Hobbit » est finalement une branche inconnue des premiers humains

À gauche, le crâne d'un homme moderne et à droite, le crâne d'un homme de Flores / © Peter Brown

À gauche, le crâne d’un homme moderne et à droite, le crâne d’un homme de Flores / © Peter Brown

On pensait avoir découvert des humains déformés qu’on avait nommés Hobbits. Mais l’étude des différentes couches osseuses du crâne du « hobbit » a montré que ce dernier n’était pas un homme moderne déformé. L’individu disparu il y a maintenant 15.000 ans n’a pas de similitudes avec notre espèce et appartient donc à une autre espèce du genre Homo.

Les fossiles d’Homo floresiensis, surnommé « Hobbit » en raison de sa petite taille, ont été découverts sur l’île de Flores en Indonésie en 2003. La controverse faisait rage depuis afin de savoir si ces humanoïdes étaient une branche inconnue des premiers humains ou bien des spécimens de l’homme moderne déformés par la maladie. Une nouvelle étude, basée sur une analyse des os du crâne, montre une fois pour toutes que le peuple de petite taille ne sont pas Homo sapiens.

Une théorie soutenait que Homo floresiensis descend de l’Homo erectus et est devenu plus petit sur des centaines de générations. Un hobbit adulte mesurait un mètre de haut, et pesait environ 25 kilos. Le processus proposé est ce qu’on appelle le nanisme insulaire : la nouvelle espèce est plus petite que son ancêtre continental et cela s’explique soit par l’absence de certains prédateurs rendant l’avantage de la taille inutile, soit par la difficulté pour un grand animal de trouver suffisamment de nourriture.
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Mais d’autres chercheurs soutenaient que H. floresiensis était en fait un homme moderne dont la petite taille et le cerveau pas plus gros qu’un petit pamplemousse a été causé par une maladie génétique. Une des maladies suspectées était le crétinisme nain, parfois provoquée par un manque d’iode. Une autre maladie potentielle était la microcéphalie, qui fait se recroqueviller pas seulement le cerveau et, mais également son enveloppe osseuse.

Il y a beaucoup d’informations contenues dans les couches d’os du crâne. Les résultats de l’étude étaient sans équivoque. Il n’y avait pas les caractéristiques de notre espèce, l’Homo floresiensis n’est donc pas un Homo sapiens. Et tandis que les scientifiques ont trouvé des preuves de maladies mineures, il n’y avait rien correspondant aux principales maladies génétiques que d’autres chercheurs avaient soulignées. Mais si une partie du mystère est résolu, une autre reste intacte. Car si les scientifiques ne peuvent pas exclure la possibilité que l’« hobbit » était une version réduite de l’Homo erectus, qui est arrivé sur l’île voisine de Java il y a quelques millions d’années, ils ne peuvent pas être sûr que H. floresiensis n’était pas une espèce à part entière.

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Source : dailymail ; via scienpost

 
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Publié par le 17 février 2016 dans général, Histoire et Paléontologie, Insolite

 

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