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Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Kay Bailey Hutchison, ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, est une diplomate de haut rang. Ses propos, quels qu’ils puissent être, sont officiels. En appliquant leur politique de persuasion percutante ou de diplomatie coercitive, le recours à l’ultimatum et à la menace est devenu de plus en plus banal chez les diplomates étasuniens. Leurs déclarations belliqueuses ont pour but d’impressionner.

Le 2 octobre, Mme Hutchison en a encore fait la démonstration. D’après sa déclaration, Washington est prêt à employer la force contre la Russie. En fait, elle a posé un ultimatum : Moscou doit mettre fin au développement d’un missile qui, de l’avis des États-Unis, violerait le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Traité INF). Sinon, l’armée des États-Unis le détruira avant qu’il ne soit opérationnel. « Nous étudions en ce moment la possibilité d’éliminer tout missile (russe) capable d’atteindre n’importe quel pays à nous, » a déclaré Mme Hutchison lors d’une conférence de presse. « Les contre-mesures (des États-Unis) seront de détruire les missiles développés par les Russes en violation du traité, » a-t-elle ajouté. « Ils sont prévenus. » Ce qu’elle dit n’est rien de moins qu’une menace de frappe préventive.

Il est vrai que le respect du traité INF est une question controversée. Moscou a maintes fois accusé Washington de le violer, et cela est avéré. Ainsi, le système Aegis Ashore qui a été installé en Roumanie et qui doit être déployé en Pologne, utilise le lanceur Mk-41 qui est capable de tirer des missiles Tomahawk à portée intermédiaire. C’est une violation flagrante du traité INF. Le fait est indéniable. Les États-Unis accusent Moscou d’avoir et de tester un missile de croisière lancé depuis le sol d’une portée de 500 à 5500 kilomètres, mais rien n’a jamais prouvé cela. La Russie a toujours démenti l’accusation en disant que le missile en question, le 9M729, est conforme aux dispositions du traité, n’a jamais été mis à niveau et il n’a jamais été vérifié que son rayon d’action est interdit.

Cette thèse est raisonnable. Après tout, il n’existe aucun moyen d’empêcher la détection et la surveillance par satellite des tests de ce genre. Les États-Unis pourraient soulever la question auprès de la Commission spéciale de vérification. Au lieu de le faire, ils menacent de guerre.

Tout cela est très important, car les paroles de l’ambassadrice n’étaient ni une déclaration non préparée, ni un commentaire en l’air, mais venait en fait à la suite d’un autre ‘avertissement’ lancé dernièrement par un autre fonctionnaire.

S’exprimant le 28 septembre lors d’un événement de l’industrie organisé en Pennsylvanie par Consumer Energy Alliance, le Secrétaire de l’Intérieur, Ryan Zinke, a suggéré que la marine de guerre serve à imposer un blocus restreignant le commerce de l’énergie des Russes. Ce qu’il a dit, « Les États-Unis, avec leur marine de guerre, ont la capacité de faire en sorte que les voies maritimes soient ouvertes et, le cas échéant, de les bloquer… pour s’assurer que leur énergie ne soit pas mise sur le marché, » a révélé que cette option était envisagée. Le ministère de l’Intérieur n’a rien à voir avec la politique étrangère, mais Ryan Zinke est un membre de haut rang de l’administration.

Deux déclarations belliqueuses faites coup sur coup, et les deux à la limite de la déclaration de guerre ! Le blocus est un acte hostile qui serait contré par la force, et les États-Unis en sont bien conscients. Ils savent aussi que la Russie se défendra. Il est important de noter qu’aucun commentaire ou explication n’est venu de la Maison Blanche. Cela confirme que ce qu’ont dit les fonctionnaires reflète la position de l’administration.

Cela rappelle que la loi Interdiction and Modernization of Sanctions a été adoptée par la Chambre des représentants. Elle donnerait le droit d’inspecter les ports chinois, iraniens, syriens et russes. Parmi ces derniers il y a les ports de Nakhodka, Vanino et Vladivostok. L’adoption de cette loi est un acte ouvertement hostile en violation flagrante du droit international. Si ce projet de loi devient loi, la guerre va probablement se déclencher, avec les États-Unis dans le rôle de l’agresseur.

Trident Juncture, le plus grand entraînement organisé par l’OTAN depuis 2002, débutera le 25 octobre et se poursuivra jusqu’au 7 novembre 2018. Il se tiendra à proximité des frontières de Russie. Les manœuvres russes Vostok-2018 de septembre, ont été les plus importantes depuis la guerre froide, mais elles se sont déroulées en Extrême-Orient, loin de la zone de responsabilité de l’OTAN. En organisant des manœuvres de cette envergure près des frontières de Russie, c’est l’OTAN, pas la Russie, qui dégrade la situation déjà tendue en Europe.

La Russie n’est pas le seul pays menacé de guerre. Il y a aussi les tentatives d’intimidation contre la Chine. La situation se tend fortement en mer de Chine méridionale, là où des navires étasuniens et chinois se sont côtoyés dangereusement le 30 septembre. La collision a été évitée de justesse. Du coup, le Secrétaire à la Défense James Mattis, a dû suspendre sa visite en Chine, celle-ci ayant été annulée par Pékin. Le dialogue sur la sécurité entre les deux pays a été retardé.

La seule chose qu’il reste à faire est sans doute de renoncer aux relations normales avec les États-Unis. La déclaration de l’ambassadrice Hutchison envoie un message clair : « oubliez la diplomatie, nous revenons à l’âge de pierre, » avec Washington montrant l’exemple. C’est la nouvelle réalité, alors soyons prêts. Ne prêtons pas attention aux États-Unis et essayons de nous passer d’eux, mais soyons vigilants et prêts à repousser toute éventuelle attaque.

Il faut remarquer que la Russie n’a jamais menacé les États-Unis d’action militaire. Les Russes n’ont jamais déployé de forces militaires à proximité des côtes étasuniennes, ni incité à toutes ces sanctions sans fin et ces guerres commerciales. En révélant les violations d’accords internationaux des États-Unis, ils n’ont jamais dit se réserver l’option de recourir à la force. Ils se sont efforcés de relancer le dialogue sur le contrôle des armements et de coordonner les opérations en Syrie. Mais ils ont dû aussi prévenir des conséquences au cas où ils seraient amenés à réagir à tout acte hostile. Si le pire arrive, nous saurons tous qui en porte le chapeau. Washington endosse la responsabilité de pousser le monde au bord de la guerre.

source

Note :

 Depuis, Hutchinson a fait marche arrière en déclarant dans un tweet : « je ne parlais pas de frappe préventive contre le Russie. Je parlais de la nécessité pour la Russie de respecter l’INF sinon nous aurons à équilibrer notre puissance pour protéger les intérêts des États-Unis et de l’OTAN »

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La Russie et la Chine développent de nouveaux systèmes d’armes impressionnants en vue d’une guerre contre les États-Unis

La Russie et la Chine développent de nouveaux systèmes d’armes impressionnants en vue d’une guerre contre les États-Unis

Par Michael Snyder

La plupart des guerres sont gagnées bien à l’avance, et la Russie et la Chine se préparent à gagner la prochaine grande guerre mondiale entre les superpuissances mondiales.  Pendant ce temps, l’armée américaine s’est concentrée sur la « lutte contre le terrorisme » et les prévisions de la puissance américaine dans un environnement « post-guerre froide« .  Bien sûr, la vérité c’est qu’une nouvelle « guerre froide » a éclaté, la Russie et la Chine l’ont compris et développent tous les deux de nouveaux systèmes d’armes impressionnants.

Malheureusement, nos responsables de la planification militaire semblent penser que la guerre avec la Russie et/ou la Chine est peu probable et, par conséquent, nos forces stratégiques ont vieilli presque au point de devenir obsolètes.  En fait, une enquête de 60 Minutes investigation a permis de découvrir que nos forces nucléaires utilisaient encore la technologie des années 1960 et 1970, y compris les téléphones à cadran et les énormes disquettes de 8 pouces.

La plupart des Américains supposent que nous gagnerions facilement un conflit militaire contre la Russie et/ou la Chine en raison de notre « supériorité considérable« , mais dans cet article, vous verrez que ce n’est pas nécessairement le cas.

le bombardier Tu-22M3M

le bombardier Tu-22M3M

Commençons par la Russie.  Plus tôt ce mois-ci, nous avons appris qu’ils ont lancé une nouvelle génération de bombardiers supersoniques

La Russie a dévoilé sa nouvelle génération de bombardiers d’assaut supersonique de précision, prêts pour des vols d’essai plus tard dans le mois.

Le Tu-22M3M est une « modernisation en profondeur » du Tu-22M3. L’armée de l’air russe en possède une centaine en service et les a largement utilisés dans les missions en Syrie en soutien du régime d’Assad.

Connues sous le nom de « tueurs de transporteurs« , ces énormes bombardiers peuvent parcourir de grandes distances pour atteindre leurs cibles…

le missile Kh-32

le missile Kh-32

Le Tu-22M3M est conçu pour frapper des cibles en mer et au sol à une distance allant jusqu’à 2 200 km (1 367 miles) à l’aide de bombes et de missiles guidés. L’avion modifié possède un cockpit plus confortable, peut voyager sur de plus longues distances et voler plus vite grâce à son moteur plus puissant. Environ 80 pour cent de son électronique a été mis à jour, disent les constructeurs de l’avion.

Il sera également équipé d’un nouvel armement redoutable, à la hauteur de ses capacités. L’avion sera équipé du plus récent missile de croisière antinavire à longue portée, le Kh-32, qui lui permettra d’attaquer de grosses troupes navales, selon le sénateur Viktor Bondarev.

Les nouveaux missiles balistiques intercontinentaux que la Russie a mis au point et qui sont de loin supérieurs à tout ce que les États-Unis possèdent sont beaucoup plus préoccupants.  Ce qui suit provient d’ ABC News

« Le Sarmat est un ICBM lourd destiné à remplacer les missiles vieillissants de l’ère soviétique qui constituent la base de sa dissuasion nucléaire. Le Sarmat, que l’ OTAN a nommé « Satan 2″, est en développement depuis au moins 2011 et on pense qu’il est capable de transporter un nombre plus important d’ogives nucléaires et a une portée accrue.

le Sarmat

le Sarmat

Le Sarmat faisait partie de l’arsenal de nouvelles armes nucléaires « invincibles » que le président russe Vladimir Poutine vantait dans un discours prononcé en mars et qui comprenait un missile de croisière à propulsion nucléaire et un missile hypersonique intercontinental« .

Le Sarmat pèse plus de 200 tonnes, il peut voler environ 16 000 milles, et un seul missile est capable de détruire une zone de la taille du Texas.  Chaque missile peut transporter 10 grosses ogives nucléaires ou 16 petites, et chacune de ces ogives peut être ciblée indépendamment.

Cela signifie que si un seul missile est lancé, jusqu’à 16 ogives peuvent être dirigées vers 16 cibles différentes.

***

Parlons un peu de la Chine.  Les Chinois sont en train de développer des sous-marins robotiques autonomes à l’Intelligence Artificielle qui seront capables d’atteindre des cibles n’importe où sur le globe

Selon les scientifiques participant à ces projets d’intelligence artificielle, la Chine met au point de grands sous-marins sans pilote intelligents et relativement peu coûteux qui peuvent parcourir les océans du monde pour effectuer un large éventail de missions, de la reconnaissance de l’emplacement des mines, en passant par les attaques suicides contre des navires ennemis.

le sous-marin robotique autonome  à Intelligence Artificielle

le sous-marin robotique autonome
à Intelligence Artificielle

Les sous-marins robotiques autonomes devraient être déployés au début des années 2020. Bien qu’ils ne soient pas destinés à remplacer entièrement les sous-marins à commande humaine, ils remettront en question la position avantageuse établie par les puissances navales occidentales après la Seconde Guerre mondiale. Les sous-marins robotiques visent particulièrement les forces américaines dans des eaux stratégiques comme la mer de Chine méridionale et l’océan Pacifique occidental, ont dit les chercheurs.

Comme ils n’ont pas besoin d’équipages humains, ces sous-marins robotiques pourront être exploités à très faible coût.

Et cela fait partie du plan à long terme de la Chine pour être en mesure de gagner une guerre contre les États-Unis.  Le mois dernier, des documents chinois qui ont fuité nous ont donné un aperçu de ce qu’ils planifient…

Les documents stipulent :

« Alors que nous ouvrons et étendons nos intérêts nationaux au-delà des frontières, nous avons désespérément besoin d’une protection complète de notre propre sécurité dans le monde entier. »

Ce rapport ajoute qu’une expansion militaire permettra à la Chine de « faire face plus efficacement à une situation, de gérer une crise, de contenir un conflit, de gagner une guerre, de défendre l’expansion des intérêts stratégiques de notre pays de manière globale et de réaliser les objectifs fixés par le parti et le président Xi« .

£¨Í¼ÎÄ»¥¶¯£©£¨2£©º£¾üº½Ä¸±à¶Ó³ÖÐøʵ±ø¶Ô¿¹ÌáÉýÌåϵ×÷Õ½ÄÜÁ¦A ce stade, même la direction du Pentagone admet que l’armée chinoise s’entraîne « pour frapper contre des cibles américaines et alliées« …

Selon un nouveau rapport du Pentagone, la Chine développe activement sa flotte de bombardiers à longue portée et « probablement » l’entraînement de ses pilotes pour des missions ciblant les Etats-Unis. Ce rapport indique :

« Au cours des trois dernières années, l’Armée Populaire de Libération (APL) a rapidement étendu ses zones d’opération de bombardiers sous-marins, acquérant ainsi de l’expérience dans des régions maritimes critiques et s’entraînant probablement à des frappes contre des cibles américaines et alliées« .

Bien sûr, nous ne savons pas tout, et les Russes et les Chinois développent inévitablement des systèmes qui seront une surprise totale pendant la prochaine guerre mondiale.

Par exemple, certains responsables américains spéculent qu’un étrange satellite russe qui se comporte de façon très inhabituelle pourrait être une sorte d’arme

Un mystérieux satellite russe affichant un « comportement très anormal » a déclenché l’alerte aux Etats-Unis, selon un responsable du Département d’Etat.

Lors d’une conférence en Suisse le 14 août, la secrétaire adjoint Yleem Poblete a déclaré :

« Nous ne savons pas avec certitude ce que c’est et il n’y a aucun moyen de le vérifier ».

Elle craignait qu’il soit impossible de dire si l’objet était une arme ou non.

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Pendant ce temps, l’impasse à Washington a engendré une armée qui n’est pas du tout préparée à un conflit entre superpuissances.  L’extrait suivant est tiré d’un article récent du Dr. Peter Vincent Pry

  • Depuis la guerre froide, les bases de bombardiers stratégiques américaines sont passées de 45 à 3, ce qui facilite grandement la première frappe russe.
  • Depuis la guerre froide, le nombre de sous-marins balistiques américains est passé de 30 à 40 à 14 aujourd’hui, et il est prévu qu’il passera à 12 dans l’avenir, ce qui suffira à soutenir les patrouilles quotidiennes de seulement 4 à 6 bateaux pour décourager les attaques surprises.
  • Les ICBM (missile balistique intercontinental) modernes de la Russie ont des combinaisons de précision qui leur permettent de faire une première frappe surprise en détruisant tous les bombardiers, ICBM et sous-marins américains au port (de la moitié à deux tiers de tous les sous-marins).
  • La Russie a mis au point des armes nucléaires de troisième génération, telles que des ogives Super-EMP, qui pourraient paralyser les forces nucléaires américaines, y compris les C3 stratégiques nécessaires pour que tout sous-marin américain survivant en mer puisse riposter.
  • La Russie a au moins dix fois plus d’armes nucléaires tactiques et au moins deux fois plus d’armes nucléaires.
un missile balistique intercontinental (ICBM)

un missile balistique intercontinental (ICBM)

Si nous continuons dans cette voie, il est tout à fait possible qu’un jour les Russes ou les Chinois puissent conclure qu’une première frappe surprise sur les États-Unis est possible et qu’une guerre nucléaire est tout à fait gagnable.

Et cela pourrait être particulièrement vrai pour les Russes, car ils ont les systèmes antimissile les plus avancés de toute la planète et peuvent facilement gérer à peu près tout ce que nous pouvons leur lancer.

Les décisions qui sont prises en ce moment pourraient en fin de compte déterminer qui gagnera la prochaine guerre, et à l’heure actuelle, les États-Unis ne font pas des choix très judicieux.

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Guerre : Les USA s’apprêterait à frapper l’Iran en août !

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On le voit venir depuis longtemps, dernièrement la tension est encore monté entre les US et l’Iran . Israël n’y est pas pour rien, et met la pression pour que les US attaquent l’Iran . Mais selon d’autres sources, ce pourrait être les Saoudiens qui feront le travail . C’est pourquoi les Russes se bougent dernièrement avec Lavrov qui a encore faire une visite surprise en Israël il y a quelques jours (lire ici et ici) . J’en avais parlé la semaine dernière, Si l’Iran est attaquée par qui que ce soit, inutile d’être devin pour prédire que la région va s’enflammer et que ça risque vraiment de finir en guerre mondiale . Z 

Washington s’apprêterait à frapper en août les installations nucléaires iraniennes, affirme la chaîne de télévision ABC en se référant à des sources au sein du gouvernement australien. Ces allégations ont toutefois été réfutées par le Premier ministre du pays.

Les États-Unis pourraient frapper les installations nucléaires iraniennes début août, estime des responsables hauts placés du gouvernement australien cités par la chaîne de télévision locale ABC.

Selon le média, les systèmes de défense australiens ainsi que les agences de renseignement britanniques pourraient contribuer à l’identification des cibles sur le territoire iranien.

Dans le même temps, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a déclaré vendredi qu’il n’avait aucune raison de croire que Donald Trump entendait bombarder l’Iran.

«Aujourd’hui, j’ai vu le reportage à ce sujet sur ABC qui cite des sources gouvernementales haut placées. Il s’agit des spéculations, elle [la chaîne, ndlr] cite des sources anonymes», a-t-il précisé.

Les allégations concernant une possible frappe américaine contre l’Iran interviennent sur fond de déclarations hostiles entre Donald Trump et Hassan Rohani.

Lundi 23 juillet, Donald Trump avait averti l’Iran sur sa page Twitter de ne jamais menacer les États-Unis.

«Ne menacez plus jamais les États-Unis ou vous allez subir des conséquences telles que peu au cours de l’histoire en ont connues auparavant. Nous ne sommes plus un pays qui supportera vos paroles démentes de violence et de mort. Faites attention!», avait-il écrit.

Auparavant, le Président iranien avait appelé Donald Trump à «ne pas jouer avec la queue du lion» soulignant que Téhéran «ne faisait la guerre à personne» et «qu’une guerre avec l’Iran serait la mère de toutes les guerres».

Les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis mai 2018, lorsque le Président américain a annoncé le retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien et a décidé d’imposer à nouveau des sanctions unilatérales à Téhéran. Cette décision a été contestée par la Russie, la Chine, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’UE, qui ont confirmé leur engagement en faveur de l’accord nucléaire.

 

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Des actions militaires US contre l’Iran ? Elles seront menées par les Saoudiens

Alors que les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran s’intensifient, l’administration du président américain Donald Trump étudie les différentes options militaires qui pourraient être nécessaires pour maintenir la sécurité du trafic maritime au Moyen-Orient, a rapporté samedi CNN, citant deux hauts responsables du gouvernement.

Selon ces sources, si des actions militaires sont entreprises, elles seront menées par des alliés américains régionaux, tels que les Saoudiens, et non par les forces américaines.

L’armée américaine assiste d’ores et déjà la coalition saoudienne dans la préparation des cibles de ses raids aériens dans leur offensive contre le Yémen.

Mais si les Etats-Unis envoient régulièrement des navires et des avions prêtant main forte à ses alliés, tout effort militaire à long terme nécessiterait la participation d’autres nations, affirment les responsables.

Le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, Joseph Votel, s’est rendu cette semaine dans la région pour rencontrer ses homologues et organiser une réunion des commandants afin de discuter des problèmes de sécurité. Mais aucun détail sur les entretiens n’a été divulgué.

Selon un porte-parole, la réunion était cependant prévue depuis longtemps.

Néanmoins, le ton monte entre les Etats-Unis et l’Iran, et la menace du président iranien Hassan Rohani qui a en outre de nouveau averti que l’Iran pourrait fermer le détroit stratégique d’Ormuz, qui contrôle le Golfe et par où passe jusqu’à 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime, a suscité l’inquiétude.

Selon des déclarations vendredi du ministre américain de la Défense, Jim Mattis, les Etats-Unis sont déterminés à maintenir ouvertes les voies maritimes internationales.

Et si les Iraniens entraînaient l’arrêt du trafic dans la région, «il faudrait évidemment une intervention internationale, car l’économie mondiale dépend de cette énergie (pétrole)», a-t-il prévenu.

Mattis a par ailleurs réitéré que le Pentagone continuerait à coopérer avec l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Koweït et les Emirats Arabes Unis pour contrer l’influence iranienne dans la région.

 
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Publié par le 29 juillet 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Erdogan menace l’Autriche d’une guerre religieuse mondiale entre « les Croisés et le Croissant »

Recep Tayyip Erdogan

« Nous allons devoir faire quelque chose »: Erdogan promet une « réponse » aprés les fermetures de mosquées autrichiennes , qui pourraient selon lui conduire à une guerre religieuse mondiale … Cet homme est un fou furieux ! Z 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé la décision de l’Autriche de fermer les mosquées et d’expulser les imams turcs et a promis une réponse, affirmant que les mesures annoncées par le chancelier autrichien Sebastian Kurz pourraient mener à une « guerre entre la croix et le croissant « . Les commentaires d’Erdogan interviennent un jour après que le gouvernement autrichien a déclaré qu’il expulserait jusqu’à 60 imams financés par la Turquie et fermerait sept mosquées dans le cadre de la répression de « l’islam politique », ce qui a conduit à une fureur généralisée à Ankara (ZH)

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué samedi la décision du chancelier autrichien de fermer des mosquées dans le cadre d’une offensive contre l’«islam politique», écrit l’AFP.

«Ces mesures prises par le Premier ministre autrichien sont, je le crains, en train de mener le monde vers une guerre entre les Croisés et le Croissant», a déclaré M.Erdogan.

Parmi ces mesures annoncées par Sebastian Kurz, figurent la fermeture prochaine de sept mosquées et la possible expulsion de dizaines d’imams financés par la Turquie.

«Ils disent qu’ils vont bouter hors d’Autriche nos hommes de religion. Croyez-vous que nous ne réagirons pas si vous faites une telle chose? Cela signifie que nous allons devoir faire quelque chose», a déclaré M.Erdogan, sans autres précisions.

Vendredi, le porte-parole du Président turc avait déjà dénoncé l’annonce faite par l’Autriche comme une mesure résultant, selon lui, de «la vague populiste, islamophobe, raciste et discriminatoire» dans ce pays.

Environ 360.000 personnes d’origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 ont la citoyenneté turque.

Les propos du Président turc surviennent par ailleurs avant les élections anticipées cruciales du 24 juin. Le gouvernement autrichien a explicitement interdit aux responsables turcs d’organiser des meetings en Autriche en vue de ce double scrutin présidentiel et législatif.

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Hélas, ce n’est pas fini !

Hélas, ce n’est pas fini !
Commençons par un bref résumé des événements.
  • Il y a environ un mois, Nikki Haley annonce au Conseil de sécurité de l’ONU que les États-Unis sont prêts à violer les règles de ce même Conseil de sécurité en cas d’attaque chimique en Syrie
  • Puis les Russes ont annoncé qu’ils avaient la preuve qu’une attaque chimique sous fausse bannière est en préparation en Syrie ;
  • Puis une attaque chimique (supposée) se produit (dans un endroit encerclé et essentiellement contrôlé par les forces gouvernementales !) ;
  • L’OIAC envoie des enquêteurs (même si les puissances occidentales clament haut et fort qu’aucune enquête n’est nécessaire) ;
  • Les Anglosionistes bombardent la Syrie ;
  • Puis le Conseil de sécurité de l’ONU refuse de condamner la violation de ses propres règles et décisions ;
  • Enfin, les États-Unis d’Amérique parlent d’une « frappe parfaite ».

Maintenant, dites-moi : avez-vous l’impression que c’est terminé ?

Si vous me dites que 32 sur 103 n’est pas parfait, je vous répondrais que vous êtes à côté du sujet. En fait, 32 sur 103 est une incitation supplémentaire à bombarder de nouveau !

Examinons les choses différemment pendant une seconde et posons-nous la question : qu’a démontré l’attaque anglosioniste, en fait ?

  • Le grand public occidental est si définitivement zombifié que les attaques sous fausse bannière peuvent désormais être annoncées quatre semaines à l’avance ;
  • Les Européens vivent maintenant selon la devise « mon honneur s’appelle solidarité » (une variante de la devise SS « mon honneur s’appelle fidélité ») ;
  • Emmenés par les États-Unis, les pays occidentaux n’ont pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de leurs propres lois nationales ;
  • Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de la Charte des Nations Unies et du droit international ;
  • Les dirigeants de la République populaire de Chine, dans leur infinie sagesse, agissent comme s’ils n’avaient rien de personnel en jeu et agissent comme des spectateurs ;
  • Les Israéliens, par l’intermédiaire des néocons de l’ONU, contrôlent maintenant totalement l’Empire et l’utilisent pour « nettoyer la maison d’à côté ».

J’entends déjà les objections. Elles ressemblent à peu près à ça :

– Mais l’attaque a été un échec lamentable !
– Et alors ? L’Empire n’a rien payé pour la mener.
– Mais les Américains ont cillé ! Ils ont attaqué depuis l’espace aérien jordanien et depuis la mer Rouge ! Ils ont totalement évité les Russes ! Ils ont peur d’eux !
– Et alors ? Ils ont encore bombardé un allié russe en totale impunité.
– Mais vous ne suggérez quand même pas que les Russes auraient dû déclencher une guerre contre les États-Unis à partir d’une attaque qui n’a même pas tué une seule personne ?
– Non, bien sûr que non, mais en ne prenant aucune mesure, les Russes n’ont pas non plus réussi à dissuader de futures attaques.
– Mais qu’auraient pu faire les Russes ?

ÇA, c’est la bonne question !

Examinons les choses d’un peu plus près. Grosso modo, les Russes ont le choix entre trois types de mesures de représailles : politique, économique et militaire. Cependant, chacune d’elle a un ensemble spécifique de prérequis qui sont actuellement problématiques, pour le moins :

Mesures Politique Économique Militaire
Prérequis Suppose un minimum de décence, d’intégrité et de respect de la loi par le reste de la planète. Suppose que d’autres pays, en particulier la Chine, seraient prêts et en mesure de soutenir ces mesures. Suppose que la Russie a la capacité militaire de vaincre la « coalition » anglosioniste.
Réalité actuelle La Russie peut gémir, tempêter, se plaindre, protester, faire appel à des valeurs plus élevées,  à la logique ou au faits – tout le monde s’en fout. Les Chinois et les autres ne sont pas prêts pour l’instant à faire quoique ce soit pour soutenir la Russie. La Russie peut vaincre militairement les Anglosionistes, mais seulement en risquant l’avenir de notre planète.

Cela peut se résumer en une phrase simple : l’hégémonie anglosioniste est une menace pour l’ensemble de la planète, mais personne à part la Russie et l’Iran n’est prêt à l’affronter. Quel paradoxe !

Le soi-disant « Occident chrétien » est devenu un parasite volontaire pour son hôte sioniste et les seuls qui ont le courage et l’intégrité morale de l’affronter sont les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Sic transit gloria mundi en effet…

Mais ce qui est encore plus important, c’est que s’il est vrai que les néocons américains n’ont pas réussi à lancer le genre d’attaque massive qu’ils auraient voulu et s’il est vrai que l’attaque américaine a été à peu près aussi boiteuse que possible, il faut complètement oublier ces faits. Les faits ne comptent simplement pas. Ni la logique. Tout ce qui compte, ce sont les perceptions !

Et la perception est que « nous » (les dirigeants anglosionistes et leurs serfs) avons « botté le cul » d’Assad et que « nous le referons » si « nous » en avons envie. C’est tout ce qui importe dans L’Empire des illusions que l’hégémonie anglosioniste est devenue.

Dès que vous comprendrez cela, vous devrez aussi accepter que Trump avait raison : c’était une « frappe parfaite » (de nouveau, pas dans la réalité mais dans le monde d’illusions créé autour d’elle).

La boucle est bouclée.

L’hégémonie anglosioniste exige que la planète entière s’incline et la vénère.  À l’exception de la Russie et de l’Iran, tout le monde se met à genoux ou, au mieux, détourne les yeux. Dans leur réalité illusoire, les « Méricains » se sentent autorisés à frapper la Russie ou l’Iran à n’importe quel instant.  Il n’y a rien que l’Iran puisse faire pour les arrêter et alors que la Russie le peut, elle ne peut le faire qu’au risque de l’avenir de notre planète entière.

Maintenant, dites-moi : pensez-vous réellement que ce soit terminé ?

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« Les événements d’aujourd’hui pourraient mener à la dernière guerre de l’histoire de l’humanité », avertit un ancien Général de Poutine

"Les événements d'aujourd'hui pourraient mener à la dernière guerre de l'histoire de l'humanité", avertit un ancien Général de Poutine (Zero Hedge)

Les retombées de l’attaque de l’agent neurotoxique de Salisbury nous rappellent l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, qui a été le catalyseur le plus immédiat – de nombreux récits et séquences d’événements parallèles – qui a finalement abouti à la Première Guerre mondiale. Nous ne sommes pas seuls dans ce raisonnement, car un général russe de haut niveau à la retraite prévient que l’empoisonnement de Salisbury pourrait mener à la « dernière guerre de l’histoire de l’humanité ».

Le lieutenant-général Evgeny Buzhinsky à la retraite – qui a servi dans les forces armées russes pendant plus de quarante ans – a déclaré que les relations entre la Russie et Washington pourraient devenir « pires » que l’apogée de la guerre froide et « aboutir à un très, très mauvais résultat » à la suite de l’attaque au gaz neurotoxique au Royaume-Uni.

Plus de 150 diplomates russes ont été expulsés de 25 pays – dont 23 du Royaume-Uni depuis que les pays occidentaux ont accusé la Russie d’être le seul acteur responsable de l’utilisation d’armes chimiques mortelles sur Sergei Skripal et sa fille dans leur maison de Salisbury.

Buzhinsky, qui est maintenant vice-président principal du Russian Center for Policy Studies (PIR Center), a déclaré à BBC Radio Today :

« S’il vous plaît, quand vous dites le monde, vous voulez dire l’UE, les États-Unis et d’autres pays…. vous voyez que c’est une guerre froide, c’est pire que la guerre froide parce que si la situation évolue à la manière dont elle est actuellement, j’ai peur que cela finisse par un très très mauvais résultat ».

Nicholas Robinson, un présentateur britannique à l’émission Today de la BBC, a insisté sur ce qu’il entendait par « pire qu’une guerre froide », à laquelle le lieutenant-général russe à la retraite a réagi avec cette bombe : « la situation actuelle échappe à tout contrôle et pourrait se transformer en une « vraie guerre ».

Le Daily Express partage une effrayante transcription de la conversation de Buzhinsky sur la BBC :

    Il a déclaré : « Pire qu’une guerre froide, c’est une vraie guerre. Ce sera la dernière guerre de l’histoire de l’humanité. »

    « Pas l’empoisonnement de Salisbury, mais toutes les actions. »

    « Vous voyez la pression des États-Unis, vous dites que la pression va continuer, qu’est-ce que vous allez faire ? Vous allez réussir le changement de régime, c’est inutile. Vous ne connaissez pas les Russes. Plus la pression extérieure est forte, plus la société se solidifie autour du Président. »

    Lorsqu’on lui a demandé comment le conflit conduirait à une véritable guerre, Buzhinsky a accusé le Royaume-Uni de ne pas vouloir discuter de l’attaque de Salisbury.

    « Commençons à discuter », a-t-il déclaré. « Vous ne voulez pas en parler. Vous dites que la Russie devrait changer son comportement, ce n’est pas le genre de discours ou de compromis dont nous avons besoin ».

    « D’accord, vous avez expulsé des diplomates. Nous avons expulsé des diplomates. Si vous continuez à expulser, quelle est la prochaine étape ? La rupture des relations diplomatiques. »

    « Après ça, j’ai déclaré que ça ne mènerait nulle part. En fait, vous êtes en train d’accaparer la Russie. Coincer la Russie est une chose très dangereuse. »

    M. Buzhinsky a affirmé qu’il était « absurde » que la Russie était derrière l’attaque car le président Vladimir Poutine n’avait aucun avantage dans cette attaque, qui a eu lieu avant l’élection présidentielle russe. Ces commentaires interviennent après que le ministre des Affaires étrangères de M. Poutine ait accusé Theresa May de « mentir ouvertement ».

    Il a déclaré : « Je crois que nos partenaires occidentaux, je veux dire principalement le Royaume-Uni, les États-Unis et certains pays qui les suivent aveuglément, ont rejeté toute décence, ils recourent au mensonge ouvert, à la désinformation flagrante ».

Entre les guerres froides, les guerres par procuration et les guerres commerciales, à mesure que le temps avance dans l’ère Trump, il semble que le monde se soit détraqué.  Alors que l’histoire a tendance à ne pas se répéter – mais plutôt de rimer (?) – l’opinion fataliste d’un expert et observateur russe chevronné comme Buzhinsky doit être prise au sérieux. On ne peut qu’espérer que sa prévision d’une « dernière guerre » est fausse.

Zero Hedge

Traduction SLT

 

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Le Pentagone prépare une nouvelle guerre en Asie du Sud-Est

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Le Pentagone prépare une nouvelle guerre en Asie du Sud-Est, cette fois contre le Mynamar. Les jihadistes présents en Syrie, soutenus par plusieurs pays du Moyen-Orient, qui jusqu’ici se faisaient la guerre entre eux, envisagent de se battre avec le Pentagone contre l’armée birmane et la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

Depuis 2001, les États-Unis détruisent systématiquement tout le Moyen-Orient élargi. Ils préparaient il y a encore quelques jours une nouvelle guerre contre l’Irak et la Syrie via les kurdes des familles Barzani et Muslim.

Il semble qu’ils envisagent soudainement un nouveau théâtre d’opération : la Birmanie. Dans ce cas, l’ensemble jihadistes ainsi que plusieurs pays de la région seraient mobilisés pour aller se battre en Asie du Sud-Est.

Depuis un mois, la presse internationale dénonce le sort des Rohingyas et présente la Birmanie comme un enfer avec autant de mensonges qu’elle en a eu à propos de la Syrie.

Alors que l’Arabie saoudite préparait en 2013 une armée en Jordanie et finançait les jihadistes en Syrie, elle créait également à La Mecque le « Mouvement pour la foi », devenu depuis « Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan ». Comme pour la Syrie, elle y mêlait d’authentiques birmans et les mercenaires qu’elle utilise habituellement un peu partout dans le monde. Ainsi le leader de ce groupe est un Pakistanais qui fit ses armes aux côtés de Ben Laden en Afghanistan contre les Soviétiques.

Les jihadistes birmans sont armés par les États-Unis et le Royaume-Unis. Ils sont formés dans des camps d’entrainement en Arabie saoudite et au Bangladesh. En août dernier, ils étaient évalués à au moins 5 000 hommes.

La Birmanie n’a jamais connu la paix depuis la colonisation britannique et japonaise. C’est une mosaïque de 135 ethnies qui, à la différence de la Syrie, se font la guerre les unes aux autres. Une dictature militaire était parvenue à maintenir un semblant d’ordre sur une grande partie du pays au prix d’une cruelle répression. Il y a un an et demi, l’armée a accepté de partager le pouvoir avec la prix Nobel de la paix Aun Sang Suu Kyi afin de résoudre ensemble les problèmes inter-ethniques.

Le nouveau gouvernement a notamment créé une commission consultative pour résoudre les discriminations dont les Rohingyas sont victimes. Elle était présidée par Kofi Annan et comportait des personnalités étrangères comme le Libanais Ghassan Salame et des Birmans comme le guide d’un ordre soufi.

Les travaux de cette Commission ont été sabotés comme ceux de la Commission de la Ligue arabe en Syrie, en 2011-12. Le jour-même où elle rendait son rapport, le 25 août, l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan attaquait simultanément 24 commissariats de police et casernes, tuant 71 policiers et soldats.

Le président Erdogan a immédiatement battu le rappel des pays musulmans. Ce n’est qu’après ses discours alarmistes que la migration des Rohingyas vers le Bengale a débuté.

Il s’agit de mobiliser pour l’Otan les mêmes États qui se battirent sous ses ordres en Bosnie-Herzégovine contre les Serbes (pro-Russes), mais cette fois contre les Birmans (pro-chinois).

Des contacts entre les états-majors de l’Arabie saoudite, de l’Iran, du Qatar, du Pakistan, et de la Turquie ont déjà eu lieu.

Observons qu’en Iran, le président Rohani et le chef d’état-major des armées se sont prononcés pour, tandis que l’ayatollah Ali Khamenei et les Gardiens de la Révolution se sont prononcés contre ce projet insensé, qui ferait à nouveau de l’Iran un supplétif de l’Otan.

Si ce projet se réalise, l’ensemble des forces qui se battent contre la Syrie se déplacerait en Asie du Sud-Est. La paix s’installerait alors ici en l’absence de ces combattants. (source)

L’islam politique contre la Chine

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Selon l’état-major US, le Myanmar fait partie de la zone à détruire (ici, la carte publiée par Thomas P. M. Barnett en 2003).

Poursuivant sa Grande stratégie d’extension du domaine de la guerre [1], le Pentagone préparait en même temps l’instrumentation des kurdes au Moyen-Orient élargi, une guerre civile au Venezuela et une guerre d’usure aux Philippines. Cependant, ces conflits devront attendre au profit d’un quatrième théâtre d’opération : la Birmanie, aux marches de la Chine.

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Le 28 septembre au Conseil de sécurité, Jeffrey Feltman, le numéro 2 de l’Onu, assiste aux débats aux côtés du secrétaire général António Guterres. Après avoir personnellement supervisé l’agression contre la Syrie, il entend organiser celle contre la Birmanie. Ancien fonctionnaire états-unien, Feltman fut l’adjoint d’Hillary Clinton.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, le 28 septembre, l’ambassadrice US et plusieurs de ses alliés ont accusé le gouvernement de coalition du Myanmar de « génocide » [2]. Ce gros mot —qui en droit européen désigne un massacre de masse, mais en droit US s’applique à une méthode d’assassinat même si le criminel ne fait qu’une seule victime— suffit pour Washington à justifier d’une guerre, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité comme on l’a vu en Yougoslavie [3]. La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à la requête de l’Organisation de la Conférence islamique (OIC).

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Depuis 2013, les médias occidentaux s’appliquent à présenter le bouddhisme sous une forme sectaire. Ici, le moine Ashin Wirathu. Condamné en 2003 à 25 ans de prison, en raison de ses prêches anti-musulmans, il a bénéficié de l’amnistie générale en 2012. Il n’est pas difficile de trouver des fanatiques dans n’importe quelle religion.

Pour faire correspondre les faits avec leur narration, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui célébraient lors de la « révolution safran » (2007) Aung San Suu Kyi et les moines bouddhistes pour leur résistance non-violente à la dictature du SLORC [4], ont purement et simplement amalgamé l’armée birmane, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi [5] et tous les bouddhistes du pays [6] dans le camp des méchants.

La Birmanie n’a jamais connu la paix civile depuis la domination étrangère, britannique puis japonaise [7]. Elle est plus facile à déstabiliser depuis que la junte du SLORC a accepté de partager le pouvoir avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et qu’ils tentent ensemble de résoudre pacifiquement les nombreux conflits internes du pays.

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Indispensables à l’économie chinoise, les pipe-lines du Yunnan aboutissent sur la côte pacifique dans la province d’Arakan/Rakhine.

Par un hasard de la géographie, la Birmanie laisse passer sur son territoire le pipe-line reliant le Yunnan chinois au golfe du Bengale, et héberge des stations de surveillance électronique chinoises des voies navales qui passent au large de ses côtes. Faire la guerre en Birmanie est donc plus important pour le Pentagone que de stopper les deux « routes de la soie » au Moyen-Orient et en Ukraine.

Héritage de la colonisation britannique, se trouve parmi les populations birmanes discriminées, 1,1 million de descendants des ouvriers bengalis que Londres déplaça à l’intérieur de l’Empire des Indes vers la Birmanie : les Rohingyas [8]. Il se trouve que cette minorité nationale —et non pas ethnique— est musulmane alors que la grande majorité des Birmans sont bouddhistes. Enfin, il se trouve que durant la Seconde Guerre mondiale, les Rohingyas collaborèrent avec l’Empire des Indes contre les nationalistes birmans.

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Parfaitement équipé, le Mouvement pour la Foi ou Armée du salut des Rohingyas de l’Araka est entraîné par les Britanniques en Arabie saoudite et au Bangladesh. Avant le début des événements actuels, il comprenait au moins 5 000 soldats.

En 2013, alors que le Pentagone et la CIA avaient déployé des hordes jihadistes en Syrie et y tenaient une guerre de position, l’Arabie saoudite créa une énième organisation terroriste à La Mecque, le Mouvement de la Foi (Harakah al-Yaqin). Ce groupe, qui déclare rassembler des Rohingyas, est en réalité commandé par le Pakistanais Ata Ullah, qui combattit les Soviétiques en Afghanistan [9]. Le royaume saoudien hébergeait la plus importante communauté masculine Rohingyas, après la Birmanie et avant le Bengladesh, avec 300 000 travailleurs mâles sans leurs familles.

Selon un rapport des services de renseignement bengalis, antérieur à la crise actuelle, le Mouvement pour la Foi agit depuis un an avec une scission de la Jamat-ul-Mujahideen bengalie autour du slogan « Le Jihad du Bengale à Bagdad ». Ce groupuscule a fait allégeance au Calife de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, et a rassemblé dans une même coalition les Mudjahiden indiens, Al-Jihad, Al-Ouma, le Mouvement des étudiants islamiques d’Inde (SIMI), le Lashkar-e-Toiba (LeT) et le Harkat-ul Jihad-al Islami (HuJI) pakistanais. Cet ensemble a été financé par la fondation Revival of Islamic Heritage Society (RIHS) du Koweït.

Lorsque, il y a moins d’un an et demi, en mars 2016, le SLORC accepta de partager le pouvoir avec le parti d’Aung San Suu Kyi, les États-Unis tentèrent d’instrumenter la prix Nobel de la paix contre les intérêts chinois. Sachant qu’il leur serait difficile de manipuler la fille du père de l’indépendance birmane, le communiste Aung San, ils encouragèrent le Mouvement pour la Foi —« on ne sait jamais… »—.

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En septembre 2016, Aung San Suu Kyi est venue expliquer ses efforts en faveur des Rohingyas à la tribune de l’assemblée générale de l’Onu. Comme son père Aung San, qui crut un instant à l’aide des Japonais pour libérer son pays de la colonisation britannique, la prix Nobel de la paix a naïvement imaginé la sympathie des Anglo-Saxons pour résoudre les problèmes internes du Myanmar.

En septembre 2016, Aung San Suu Kyi représenta son pays à l’Assemblée générale des Nations Unies [10]. Fort naïvement, elle expliqua les problèmes de son peuple et les moyens qu’elle mettait en place pour les résoudre progressivement, à commencer par celui des Rohingyas. De retour chez elle, elle réalisa que ses anciens soutiens états-uniens étaient en réalité les ennemis de son pays. Le Mouvement pour la Foi lança une série d’attaques terroristes, dont celle du poste de la police des frontière de Maungdaw où 400 terroristes volèrent l’arsenal tuant 13 douaniers et soldats.

Persévérante, Aung San Suu Kyi poursuivit la mise en place d’une commission consultative chargée d’analyser la question rohingya et de proposer un plan concret pour mettre un terme aux discriminations dont ils font l’objet. Cette commission était composée de six Birmans et de trois étrangers : l’ambassadrice néerlandaise Laetitia van den Assum, l’ancien ministre libanais (en réalité représentant la France) Ghassan Salamé, et l’ancien secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, en qualité de président de la commission.

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La Commission consultative pour les Rohingyas autour de son président, Kofi Annan. Parmi les six membres birmans, on remarque des personnalités historiques de la lutte pour les Droits de l’homme, U Win Mra et U Khin Maung Lay, aussi bien qu’Al Haj U Aye Lwin, le guide spirituel d’un ordre musulman soufi.

Les neuf commissaires entreprirent un travail d’une rare qualité malgré les obstacles birmans. Des partis politiques échouèrent à faire dissoudre la commission par l’Assemblée nationale mais parvinrent à faire adopter une motion de défiance de la commission par l’assemblée locale d’Arakan (l’État où vivent les Rohingyas). Quoi qu’il en soit, les commissaires rendirent leur rapport le 25 août avec des recommandations possibles à mettre en œuvre et sans piège, dans le réel but d’améliorer les conditions de vie de chacun [11].

Le jour-même, les services secrets saoudiens et états-uniens donnaient le signal de la riposte : le Mouvement pour la Foi, renommé par les Britanniques Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan, divisé en 24 commandos, attaquait des casernes de l’armée et des postes de police, faisant 71 morts. Durant une semaine, les troupes birmanes menaient une opération anti-terroriste contre les jihadistes. 400 membres de leurs familles fuyaient vers le Bangladesh.

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Le président de l’Organisation de la coopération islamique, Recep Tayyip Erdoğan, ouvre la campagne médiatique mondiale pour sauver les Rohingyas (Istanbul, 1er septembre 2017).

Trois jours plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdoğan commençait à téléphoner à tous les chefs d’État de pays musulmans pour les alerter sur « le génocide des Rohingyas ». Le 1er septembre, c’est à dire le jour de la plus importante fête musulmane, l’Aïd al-Adha, il prononçait un vibrant discours à Istanbul, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de coopération islamique, pour sauver les Rohingyas et soutenir leur Armée du salut [12].

Pourtant, ces jihadistes n’ont aucunement défendu les Rohingyas, mais sont intervenus de manière systématique pour faire échouer les tentatives d’améliorer leurs conditions de vie et de mettre un terme aux discriminations qui les frappent.

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Le général Mohsen Rezaei fut le commandant des Gardiens de la Révolution qui se battirent aux côtés de l’Otan et de l’Arabie saoudite durant la guerre de Bosnie-Herzégovine contre la Serbie.

Le 5 septembre, le président du Conseil de discernement iranien, Mohsen Rezaei, proposait de joindre les forces de tous les États musulmans et de créer une armée islamique pour sauver les « frères rohingyas » [13]. Une prise de position d’autant plus importante que le général Rezaei est un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution.

Alors que l’armée birmane avait cessé toute activité contre les terroristes, des villages rohingyas étaient brûlés, tandis que la population rakhine de l’Arakan lynchait des musulmans, à ses yeux tous liés aux terroristes. Selon les rohingyas, c’est l’armée birmane qui brûlait les villages, tandis que selon l’armée birmane, c’était les jihadistes. Progressivement, tous les Rohingyas habitant au Nord de l’Arakan se mettaient en marche pour se réfugier au Bangladesh, mais curieusement pas les Rohingyas habitant au Sud de l’État.

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Le 6 septembre, une délégation officielle turque se rendait au Bangladesh pour y distribuer des vivres aux réfugiés. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et par l’épouse et le fils du président Erdoğan, Bilal et Ermine.

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La campagne de mobilisation communautaire dans les pays musulmans s’appuie sur des visuels particulièrement marquants. Ainsi, cette photographie est diffusée par le gouvernement turc. Elle est censée représenter les victimes musulmanes des moines bouddhistes en Birmanie. Il s’agit en fait d’une ancienne photographie d’une cérémonie funèbre des victimes d’un tremblement de terre en Chine.

Dans les pays musulmans, une vaste campagne de désinformation assurait, photos à l’appui, que les bouddhistes massacraient en masse les musulmans. Bien sur, aucune de ces photos n’avait été prise en Birmanie, et ces fausses nouvelles furent démasquées les unes après les autres. Mais dans ceux de ces pays où la population est peu éduquée, ces photos convainquirent tandis que les démentis furent inaudibles. Seul le Bangladesh émettait des réserves sur le rôle des jihadistes et assurait le Myanmar de sa coopération contre les terroristes [14].

Le 11 septembre, le président en exercice de l’Organisation de conférence islamique (OCI), Recep Tayyip Erdoğan, intervenait devant la commission scientifique de l’Organisation réunie à Astana (Kazakhstan) —dont ce n’est pas la compétence—, « pour sauver les Rohingyas ».

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Pour l’ayatollah Ali Khamenei, l’engagement militaire de son pays aux côtés de l’Otan et de l’Arabie saoudite en Birmanie serait une catastrophe. D’autant que l’Iran a une histoire millénaire de coopération avec la Chine.

Dès le lendemain, le 12 septembre, le Guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei prenait position. Très inquiet de la proposition du général Rezaei, il veillait à délégitimer la guerre de religion en préparation, le « choc des civilisations », quitte à mettre en cause la présence d’une femme à la tête d’un État. Il veillait donc à fermer la porte à un engagement militaire des Gardiens de la Révolution. Il déclarait : « Il est tout à fait possible que le fanatisme religieux ait joué un rôle dans ces événements, mais il s’agit là d’une question tout à fait politique, car c’est le gouvernement du Myanmar qui en est le responsable. Et à la tête de ce gouvernement, il y a une femme cruelle, lauréate du Prix Nobel de la paix. En réalité, ces événements ont signé l’acte de décès du Prix Nobel de la paix » [15].

Immédiatement à Téhéran, le président cheikh Hassan Rohani faisait appel à l’armée régulière pour participer au conflit en préparation. Le 17 septembre, les chefs d’état-major des armées iraniennes et pakistanaises entrèrent en contact pour unir leur forces dans la crise [16]. Il s’agit de la première initiative militaire, mais elle concerne l’armée iranienne (qui travaille déjà avec ses homologues turques et pakistanaise pour défendre le Qatar) et non pas des Gardiens de la Révolution (qui se battent aux côtés des Syriens contre les jihadistes). L’Iran achemine également une aide massive aux réfugiés.

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Aung San Suu Kyi appelle l’opinion publique internationale à prendre en compte les efforts du Myanmar pour régler la question des Rohingyas et dénonce le terrorisme jihadiste. Elle ne sera pas plus comprise que Mouamar Kadhafi dénonçant l’attaque d’Al-Qaïda contre son pays (Naypyidaw, 19 septembre 2017).

Le 19 septembre, ignorant les explications d’Aung San Suu Kyi [17] et profitant de l’Assemblée générale de l’Onu, Recep Tayyip Erdoğan réunit le groupe de contact de l’OCI pour demander à tous les États membres de suspendre tout commerce avec le Myanmar et pour demander au Conseil de sécurité de l’Onu de statuer [18].

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L’Arabie saoudite protège et encadre depuis 2013 l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan. Le roi Salmane attribue 15 millions de dollars aux réfugiés rohingyas au Bangladesh où se trouvent les camps d’entrainement du groupe jihadiste.

Sortant enfin de l’ombre, l’Arabie saoudite affirma alors soutenir les Rohingyas discrètement depuis 70 ans et leur avoir déjà offert 50 millions de dollars d’aide durant cette période. Le roi Salmane y ajouta un don de 15 millions de dollars [19]. L’ambassadeur saoudien aux Nations unies à Genève, Abdulaziz ben Mohammed Al-Wassil, y mobilisa le Conseil des Droits de l’homme.

Oubliant les guerres qu’ils se livrent en Irak, en Syrie et au Yémen, la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite, c’est-à-dire les trois principales puissances militaires musulmanes, se sont ressoudées par simple réflexe communautaire [20] et positionnées aux côtés des Rohingyas. Toutes trois ont désigné l’ennemi commun : le gouvernement de coalition de l’armée birmane et d’Aung San Suu Kyi.

Ce complet retournement de situation au Moyen-Orient a déjà eu un précédent : les guerres de Yougoslavie. En Bosnie-Herzégovine (1992-95) et au Kosovo (1998-99), les pays musulmans et l’Otan se battirent côte à côte contre les chrétiens orthodoxes liés à la Russie.

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En 1995, Oussama Ben Laden fait défiler sa Légion arabe, à Zenica, devant le président Alija Izetbegović. Ces combattants sont d’anciens moudjahidines qui se sont battus contre les Soviétiques en Afghanistan. Ils prendront par la suite le nom d’Al-Qaïda. Durant la guerre, les services secrets russes pénétrent la caserne de la Légion arabe et constatent que tous ses documents sont en anglais et non pas en arabe.

En Bosnie-Herzégovine, le président Alija Izetbegović s’entoura de l’États-unien Richard Perle, qui le conseilla au plan diplomatique et dirigea la délégation bosniaque lors des accords de Dayton. Il bénéficia au plan médiatique des conseils du Français Bernard-Henri Lévy, selon les dires de celui-ci, jamais démentis. Enfin, au plan militaire, il s’appuya sur les conseils du Saoudien Oussama Ben Laden qui organisa pour lui la Légion arabe et reçut un passeport diplomatique bosniaque. Durant le conflit, soutenu en sous-main par l’Otan, Izetbegović reçut publiquement l’appui de la Turquie, de l’Iran et de l’Arabie saoudite [21].

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L’opinion publique occidentale a accepté sans débat de violer la Charte des Nations Unies au Kosovo après avoir assisté impuissante à l’exode de milliers de civils.

Le conflit kosovare débuta par une campagne terroriste de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) contre Belgrade. Les combattants furent formés par les forces spéciales allemandes sur une base de l’Otan en Turquie [22]. L’actuel chef des services secrets turcs, Hakan Fidan, fut l’officier de liaison avec les terroristes au sein de l’état-major de l’Otan. Il est aujourd’hui le chef du MIT, les services secrets turcs et le second personnage du régime. Au début de la guerre, 290 000 Kosovars fuirent la Serbie en trois jours pour se réfugier en Macédoine. Les télévisions occidentales montrèrent à loisir cette longue file de fuyards. Cependant, selon les quelques millions de Macédoniens qui les reçurent, il n’y avait aucune raison objective à cette migration largement encadrée par l’Otan. Peu importe, on utilisa ce déplacement de population pour accuser le président Slobodan Milošević de réprimer de manière disproportionnée la campagne terroriste touchant son pays, et l’Otan lui déclara la guerre sans autorisation du Conseil de sécurité.

Le sale travail qui se prépare étend le théâtre des opérations vers l’Est. Le Pentagone n’a pas la possibilité d’imposer une alliance turco-irano-saoudienne, mais il n’en a pas besoin. En Yougoslavie, ces trois États étaient coordonnés par l’Otan lorsqu’ils n’avaient pas de contacts directs. Cependant, le fait de se battre côte à côte en Birmanie va les contraindre à trouver des arrangements en Irak, en Syrie et au Yémen ; voire en Libye. Considérant la dévastation du Moyen-Orient et la persévérance des populations à résister, le Pentagone peut laisser cette région panser ses blessures pendant une décennie sans crainte d’y voir surgir la moindre capacité d’opposition à sa politique.

Au lendemain de la réunion du Conseil de sécurité posant les bases de la future guerre contre la Birmanie, le secrétariat d’État a informé le président Barzani que les États-Unis ne soutiendraient pas l’indépendance d’un Kurdistan en Irak. Le Pentagone ne peut en effet pas mobiliser la Turquie et l’Iran en Asie du Sud-Est tout en leur faisant un enfant dans le dos à leur frontière. Massoud Barzani qui s’était engagé sans retour pour le référendum d’indépendance devrait donc bientôt se retirer de la vie politique. D’autant que l’affichage des drapeaux israéliens à Erbil, massivement relayé par les chaînes de télévision arabes, perses et turques, lui a aliéné la totalité de ses voisins.

Si le scénario du Pentagone se poursuit comme on peut l’anticiper, la guerre contre la Syrie devrait se terminer faute de combattants, partis au loin, servir l’« Empire américain » sur un nouveau théâtre d’opération.

[1] Source : The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Analyse : « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] « Myanmar : le Secrétaire général demande « une action rapide » pour mettre fin au « cauchemar » des Rohingya dans l’État de Rakhine », Compte-rendu du Conseil de sécurité, Onu, 28 septembre 2017. Référence : CS/13012.

[3] Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà fait rédiger l’acte d’accusation du Myanmar, avant même les événements actuels : Countdown to Annihilation : Genocide in Myanmar, Penny Green, Thomas MacManus & Alicia de La Cour Venning, Queen Mary University of London, 2016. Persecution of the Rohingya Muslims ; Is Genocide Occurring in Myanmar’s Rakhine State ; a Legal Analysis, Allard Lowenstein, Yale University, 2016.

[4] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Abiad & Aswad (Syrie), Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[5The Burma Spring : Aung San Suu Kyi and the New Struggle for the Soul of a Nation, Rena Pederson, Foreword by Laura Bush, Pegasus, 2015.

[6Neither Saffron Nor Revolution : A Commentated and Documented Chronology of the Monks’ Demonstrations in Myanmar in 2007 and Their Background, Hans-Bernd Zöllner, Humboldt-University, 2009.

[7Burma/Myanmar : What Everyone Needs to Know, David Steinberg, Oxford University Press, 2013.

[8] Pour être plus précis, il y a eu des immigrés bengalis en Birmanie avant la domination britannique, mais l’immense majorité des Rohingyas descend des travailleurs déplacés par les colons. NdA.

[9] “Myanmar’s Rohingya insurgency has links to Saudi, Pakistan”, Simon Lewis, Reuters, December 16, 2016.

[10] “Speech by Aung San Suu Kyi at 71st UN General Assembly”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 21 September 2016.

[11Towards a peaceful, fair and prosperous future for the people of Rakhine, Advisory Commission on Rakhine State, August 2017.

[12] “We won’t Leave Rohingya Muslims Alone”, Presidency of the Republic of Turkey, September 1, 2017.

[13] “Rezaei urges Muslim states to defend Rohingya Muslims”, Mehr Agency, September 6, 2017.

[14] “Bangladesh offers Myanmar army aid against Rohingya rebels”, AFP, August 29, 2017.

[15] « Myanmar : le Guide critique les défenseurs des droits de l’homme », Leader.ir, 12 septembre 2017.

[16] “Iranian, Pakistani Top Military Commanders Stress Need for Ending Myanmar Muslims’ Plights”, Fars News, September 17, 2017.

[17] “Aung San Suu Kyi speech on National Reconciliation and Peace”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 19 September 2017.

[18] « OIC Contact Group on Rohingya calls for UN Resolution on Myanmar », Organisation of Islamic Cooperation, September 19, 2017.

[19] « Le Serviteur des Deux Saintes Mosquées accorde un don de 15 millions de dollars aux réfugiés Rohingyas », Saudi Press Agency, September 19, 2017.

[20The Rohingyas : Inside Myanmar’s Hidden Genocide, Azeem Ibrahim, Hurst, 2016.

[21Comment le Djihad est arrivé en Europe, Jürgen Elsässer, préface de Jean-Pierre Chevènement, éditions Xenia, 2006.

[22] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », par Thierry Meyssan, Notes d’information du Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

 

 

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