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Delamarche sur les gilets jaunes : « un ras le bol général »

Pour compléter mon com de vendredi, ce qui fait toute la « force » d’un mouvement comme les gilets jaunes, c’est précisément que c’est du vent, il n’y a – à la base – aucun but politique ni idéologique, c’est ce qu’on pourrait appeler une « jacquerie », une pure manifestation spontanée du mécontentement du peuple, et pour un pouvoir en place il n’y a rien de pire, car on ne sait pas où ni comment ça peut finir, surtout que la majorité des français les soutienne, c’est pourquoi le gouvernement s’était alarmé .  Bon apparemment ce n’était qu’un feu de paille une fois de plus, mais ça exprime un ras le bol grandissant de la population : c’est avec des feux de paille qu’on allume les feux de joie … (vieux proverbe chinois à méditer) 

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Publié par le 18 novembre 2018 dans général

 

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« Les événements d’aujourd’hui pourraient mener à la dernière guerre de l’histoire de l’humanité », avertit un ancien Général de Poutine

"Les événements d'aujourd'hui pourraient mener à la dernière guerre de l'histoire de l'humanité", avertit un ancien Général de Poutine (Zero Hedge)

Les retombées de l’attaque de l’agent neurotoxique de Salisbury nous rappellent l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, qui a été le catalyseur le plus immédiat – de nombreux récits et séquences d’événements parallèles – qui a finalement abouti à la Première Guerre mondiale. Nous ne sommes pas seuls dans ce raisonnement, car un général russe de haut niveau à la retraite prévient que l’empoisonnement de Salisbury pourrait mener à la « dernière guerre de l’histoire de l’humanité ».

Le lieutenant-général Evgeny Buzhinsky à la retraite – qui a servi dans les forces armées russes pendant plus de quarante ans – a déclaré que les relations entre la Russie et Washington pourraient devenir « pires » que l’apogée de la guerre froide et « aboutir à un très, très mauvais résultat » à la suite de l’attaque au gaz neurotoxique au Royaume-Uni.

Plus de 150 diplomates russes ont été expulsés de 25 pays – dont 23 du Royaume-Uni depuis que les pays occidentaux ont accusé la Russie d’être le seul acteur responsable de l’utilisation d’armes chimiques mortelles sur Sergei Skripal et sa fille dans leur maison de Salisbury.

Buzhinsky, qui est maintenant vice-président principal du Russian Center for Policy Studies (PIR Center), a déclaré à BBC Radio Today :

« S’il vous plaît, quand vous dites le monde, vous voulez dire l’UE, les États-Unis et d’autres pays…. vous voyez que c’est une guerre froide, c’est pire que la guerre froide parce que si la situation évolue à la manière dont elle est actuellement, j’ai peur que cela finisse par un très très mauvais résultat ».

Nicholas Robinson, un présentateur britannique à l’émission Today de la BBC, a insisté sur ce qu’il entendait par « pire qu’une guerre froide », à laquelle le lieutenant-général russe à la retraite a réagi avec cette bombe : « la situation actuelle échappe à tout contrôle et pourrait se transformer en une « vraie guerre ».

Le Daily Express partage une effrayante transcription de la conversation de Buzhinsky sur la BBC :

    Il a déclaré : « Pire qu’une guerre froide, c’est une vraie guerre. Ce sera la dernière guerre de l’histoire de l’humanité. »

    « Pas l’empoisonnement de Salisbury, mais toutes les actions. »

    « Vous voyez la pression des États-Unis, vous dites que la pression va continuer, qu’est-ce que vous allez faire ? Vous allez réussir le changement de régime, c’est inutile. Vous ne connaissez pas les Russes. Plus la pression extérieure est forte, plus la société se solidifie autour du Président. »

    Lorsqu’on lui a demandé comment le conflit conduirait à une véritable guerre, Buzhinsky a accusé le Royaume-Uni de ne pas vouloir discuter de l’attaque de Salisbury.

    « Commençons à discuter », a-t-il déclaré. « Vous ne voulez pas en parler. Vous dites que la Russie devrait changer son comportement, ce n’est pas le genre de discours ou de compromis dont nous avons besoin ».

    « D’accord, vous avez expulsé des diplomates. Nous avons expulsé des diplomates. Si vous continuez à expulser, quelle est la prochaine étape ? La rupture des relations diplomatiques. »

    « Après ça, j’ai déclaré que ça ne mènerait nulle part. En fait, vous êtes en train d’accaparer la Russie. Coincer la Russie est une chose très dangereuse. »

    M. Buzhinsky a affirmé qu’il était « absurde » que la Russie était derrière l’attaque car le président Vladimir Poutine n’avait aucun avantage dans cette attaque, qui a eu lieu avant l’élection présidentielle russe. Ces commentaires interviennent après que le ministre des Affaires étrangères de M. Poutine ait accusé Theresa May de « mentir ouvertement ».

    Il a déclaré : « Je crois que nos partenaires occidentaux, je veux dire principalement le Royaume-Uni, les États-Unis et certains pays qui les suivent aveuglément, ont rejeté toute décence, ils recourent au mensonge ouvert, à la désinformation flagrante ».

Entre les guerres froides, les guerres par procuration et les guerres commerciales, à mesure que le temps avance dans l’ère Trump, il semble que le monde se soit détraqué.  Alors que l’histoire a tendance à ne pas se répéter – mais plutôt de rimer (?) – l’opinion fataliste d’un expert et observateur russe chevronné comme Buzhinsky doit être prise au sérieux. On ne peut qu’espérer que sa prévision d’une « dernière guerre » est fausse.

Zero Hedge

Traduction SLT

 

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Technologie et Nouvel Ordre Mondial : La 5ème génération de développement électronique au service du flicage général à distance…

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La Chine le nouveau modèle Policier et Big Brother du Nouvel Ordre Mondial

La Chine a inventé un moyen pour compter et identifier les personnes en utilisant le WiFi.

C’est le Nouvel Ordre Mondial qui va être content .

« Le wifi ne sert pas qu’à accéder à Internet.

Des chercheurs chinois ont mis au point un dispositif qui analyse les interférences lorsque quelqu’un traverse le signal wifi, à des fins d’identification.

En 2015, des chercheurs avaient montré que cette technologie de communication sans fil pouvait aussi servir à compter des personnes.

« Du fait des différences dans la forme ou la masse du corps, ainsi que dans la manière de se déplacer, chaque personne a une influence qui lui est propre sur le signal wifi autour de lui » expliquent les chercheurs dans leur publication.

Une équipe de l’Université Polytechnique du Nord-Ouest, en Chine détaille comment elle est parvenue à exploiter les données du wifi pour identifier les personnes présentes dans une pièce.

Pour ce faire, l’équipe a mesuré les interférences dans le signal wifi, entre l’émetteur (un routeur wifi) et le récepteur (un ordinateur portable), lors du passage de quelqu’un entre les deux appareils.

En effet, le signal wifi est fait d’ondes radio qui sont plus ou moins réfléchies ou dispersées par les obstacles.

« Du fait des différences dans la forme ou la masse du corps, ainsi que dans la manière de se déplacer, chaque personne a une influence qui lui est propre sur le signal wifi autour de lui » expliquent les chercheurs dans leur publication. Et cette « empreinte » est enregistrée dans l’ordinateur portable qui analyse les perturbations sur les différents canaux du wifi.

Dans le cadre de cette expérience, réalisée dans des conditions proches du réel (un pièce meublée, avec un routeur et un ordinateur du commerce), une personne devait suivre un trajet l’amenant à passer à trois reprises entre le PC et le routeur. Après une vingtaine de passages, l’ordinateur obtient ainsi une « empreinte » du promeneur.

La publication avance un taux de réussite assez étonnant : ce dispositif baptisé FreeSense est capable de faire la distinction entre deux personnes avec une précision de 95%. Et lorsqu’on lui fait mémoriser 6 « empreintes », les unes après les autres, la capacité d’identification baisse, mais demeure tout de même assez élevée : presque 89%.

Un tel dispositif pourrait avoir de nombreuses applications dans le cadre de la surveillance du domicile ou encore pour les restrictions d’accès à certains appareils. Sauf que pour le moment, FreeSense doit encore progresser. En effet, le dispositif n’a pas encore été confronté à la présence simultanée de plusieurs personnes dans une même pièce. »

http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/informatique/20160822.OBS6639/demain-l-identification-par-le-wifi.html

Elle a déjà inventé des robots policiers qu’elle vendra à tous les pays et qui fonctionneront avec la 5G.

« La Chine dévoile le premier robot policier et de contrôle d’émeutes »

http://www.atlantico.fr/decryptage/chine-devoile-premier-robot-policier-et-controle-emeutes-anbot-robocop-2678673.html

Et les robots auront bientôt les mêmes droits sociaux que les hommes

Voici une proposition de loi qui sera discuté en décembre 2016 au parlement Européen pour « faire accepter les Robots comme des personnes électroniques et qui devraient avoir droit eux aussi à une sécurité sociale. »

Danger des androïdes : Les crimes des robots sur la population resteront impunis

« Les robots tueurs peuvent-ils être coupables de crimes de guerre ?

En commettre, oui. Etre coupable, c’est plus compliqué. «Si les robots produisent les mêmes effets que les armes traditionnelles (destruction, interruption de services vitaux, dommages, blessures ou morts) leur utilisation est régie par les mêmes règles», affirme Caroline Brandao, de la Croix-Rouge, dans Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ?

En cas de crime, qui blâmer ? Qui sera poursuivi ? L’entreprise qui a fabriqué la machine, le développeur qui l’a codée, le soldat qui en a la charge, l’autorité qui l’a autorisée ?

«Les mécanismes de responsabilité légale sont inadaptés et insuffisants pour répondre aux préjudices illégaux que pourraient causer les systèmes entièrement autonomes», s’inquiète Human Rights Watch dans un rapport publié en avril 2015. »

http://www.liberation.fr/futurs/2015/07/28/intelligence-artificielle-danger-reel_1355397

Les citoyens seront donc repérés, traqués  et fliqués avec la 5G.

Note de R71: “5G” pour 5ème génération de développement électronique.

Comment la 5G va nous faire basculer dans le monde de l’internet des objets

la 5G permettra aussi  au Nouvel Ordre Mondial de contrôler votre « maison à distance, rendra « intelligent » l’électroménager  »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Pour empêcher l’intelligence artificielle de régner sur l’espèce humaine, c’est la 5G qu’il faudra d’abord empêcher car c’est elle qui permet tout:

« De nombreuses entreprises actrices voient en la 5G un marché émergent, potentiellement riche en applications et débouchés nouveaux ; la 5G pourrait par exemple permettre de nouveaux usages numériques dans des domaines variés le déploiement d’objets communicants (dont voitures et autres véhicules sans conducteurs), de détecteurs et senseurs du e-commerce, des smartgrids, de l’intelligence artificielle, de la sécurité (téléprotection, gestion des flux de personnes, véhicules, denrées, biens et services en temps réel…), de l’éducation et de l’accès à l’information. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/5G

« L’Union européenne et la Chine signent un partenariat clé sur la 5G

En 2020, le trafic internet mobile sera plus de 30 fois supérieur à celui de 2010, selon les estimations des experts.

La 5G ne sera pas seulement plus rapide, elle constituera également l’épine dorsale de notre avenir numérique et les bases d’un marché européen d’une valeur de 1 000 milliards d’euros dans le domaine de l’internet des objets, c’est-à-dire des nouvelles fonctionnalités et applications allant des voitures connectées aux maisons intelligentes.

La Commission européenne a décidé d’investir 700 millions d’euros dans le cadre du programme Horizon 2020 pour soutenir la recherche et l’innovation dans le domaine de la 5G. »

http://www.electroniques.biz/component/k2/item/55050-l-union-europeenne-et-la-chine-signent-un-partenariat-cle-sur-la-5g

De plus, la 5G nécessitera des antennes relais tous les 100 mètres.

Les antennes relais sont toujours  installés sur les toits des immeubles ou des écoles des populations pauvres ou moyennes.

« les HLM voient fleurir sur leurs toits des forêts d’antennes-relais »

http://www.on2nocives.com/archives1/index.html

« Bouygues Telecom avait prévu d’implanter des antennes-relais en haut d’un immeuble et face à une crèche. »

http://allocreche.fr/actualite/des-riverains-contre-une-antenne-relais-pres-une-creche-paris-238

« neuf cas de cancer parmi les élèves et les parents d’une école bordée d’antennes-relais »

http://www.leparisien.fr/societe/les-antennes-relais-encore-en-accusation-19-12-2008-347400.php

iIs prévoient d’installer des cellules intelligentes qui serviront d’ antennes relais dans les murs urbains et pour les campagnes, enverront des drones pour faire propager la 5G.

Citation:

« Mais cette technologie présente un inconvénient : plus la fréquence est grande, moins la portée est élevée. La 5G donc se propagera seulement sur quelques centaines de mètres avant de rencontrer des obstacles… l’empêchant de continuer son chemin. »

D’où la nécessité d’une une nouvelle architecture du réseau. Pour être efficace, la 5G devra être associée à de petites antennes, tous les 100-200 mètres, là où celles d’aujourd’hui émettent sur de vastes étendues. Les “small cell ” pourraient aussi être une réponse à cette difficulté technique. Installées dans le mobilier urbain, ces petites antennes de télécommunication pourraient assurer la couverture régulière de la ville.

Quant aux zones rurales, Google et Facebook sont en train de réfléchir à la possibilité d’y amener le réseau par drones. En attendant, leurs habitants devront s’adapter aux ondes plus basses fréquences comme celles utilisées pour la 4G et la 3G, qui cohabiteront, au moins un temps, avec celles utilisées pour la 5G. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Avec la 5G prévu pour 2020, les câbles RJ45 ne seront plus possibles pour se protéger des ondes électromagnétiques ou empêcher des voisins de voler votre Wifi.

« Dans un premier temps, la 5G devrait être limitée à l’intérieur, où il est plus facile d’assurer une bonne couverture. Elle pourrait ainsi se substituer aux traditionnelles connexions par ADSL ou par câble »

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/23/la-5g-nouveau-graal-des-operateurs-telecom-americains_4973805_3234.html#Cq8jpIeHExkOKMac.99

Aussi la 5G mettra fin à l’internet démocratique et bon marché

Elle sera chère et tarifiée contrairement à la 3G et 4G.

Citation:

« D’abord celle du prix. La 5ème génération de standard pour la téléphonie mobile est susceptible de mettre fin à la connexion « gratuite » à Internet que permet aujourd’hui le Wifi, par exemple. Le bluetooth, le Wi-Fi, la 4G… Tout serait fusionné en un seul réseau, dont l’accès, évidemment, serait tarifé. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

la 5G a déjà été accepté en France par Arcep.

« En France, le 22 septembre 2015, l’ARCEP a autorisé Orange à tester des technologies 5G[6] dans les bandes de 3,7 GHz, 10,5 GHz et 17 GHz dans la ville de Belfort (Territoire de Belfort, Franche-Comté).

En juillet 2016, l’Institut de recherche technologique B-Com est retenu par l’Arcep pour effectuer un test de la 5G dans la ville de Rennes[7]. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/5G

Alors qu’en Nouvelle Zélande (pays des millionnaires), ils veulent d’abord faire de la recherche pour vérifier qu’il n’y ait aucune conséquence sur la santé.

« Les conséquences de la 5G sur la santé sont aussi source d’interrogation. La multiplication des ondes transmises entre les objets connectés va nous exposer de plus en plus, et personne ne peut prévoir les conséquences que cela aura sur la santé.

En Nouvelle-Zélande  , l’université Massey va lancer une étude pour évaluer les effets de l’exposition aux ondes électromagnétiques l’intensité des futures technologies de connexion. Les recherches vont débuter en 2017. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Source

 

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Général Michael Flynn : « Nous allons vers une guerre générale »

General Michael Flynn on US arming ISIS in Syria & being Al Qaeda’s air force, Hillary’s Libya mess

Voici donc une Interview de Michel T. Flynn, lieutenant-général de l’US Army à la retraite, ancien directeur du Renseignement militaire (DIA)


Le 31 décembre 2015

Le général Flynn, que nous vous avions présenté en décembre dernier, a fait beaucoup parler de lui récemment. Avec plusieurs autres très hauts généraux américains, il aurait fait parvenir, par des voies détournées, des renseignements classifiés au régime d’Assad pour l’aider à lutter contre les islamistes (y compris les fameux rebelles modérés). Dans cette interview, il reste modéré, se cantonnant à une critique de la politique américaine sans en attaquer les fondements.

Ancien patron du service de renseignement du Pentagone de 2012 à 2014, Michael Flynn s’est rendu à Moscou en décembre 2015 à l’invitation de la chaîne Russia Today, qui vient de fêter son dixième anniversaire. Connu pour son attitude critique à l’égard de l’invasion américaine en Irak et de l’opération militaire internationale en Libye, Michael Flynn était sur le plateau de l’émissionVlast [«La Patrie», NdT] et a répondu aux questions sur les conséquences de l’intervention russe dans le conflit syrien.

Question – Selon Al Jazeera, vous êtes le premier officiel américain à dire publiquement que les États-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite ravitaillent en armes des groupes liés à al-Qaïda pour renverser Bachar al-Assad, et ce, à l’intérieur de la Syrie. Est-ce bien ce que vous avez dit ?

Michael T. Flynn  – Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. J’ai voulu dire que comme nous soutenons, en Syrie, autant de forces diverses, toutes anti-Assad, une telle diversité de factions, il est impossible de comprendre qui est qui, et qui travaille avec qui. La composition de l’opposition armée syrienne, de plus en plus complexe, a rendu toute identification considérablement plus difficile. Pour cette raison, je suis certain que, du point de vue des intérêts américains, nous devons tout d’abord prendre du recul et soumettre notre stratégie à un examen critique. A cause de la possibilité, très réelle, que nous soutenions des forces liées à État islamique (une organisation interdite en Russie –Vlast), en même temps que d’autres forces anti-Assad en Syrie. Nous ne pouvons pasmarcher sur le fil entre le Bien et le Mal. Nous devons définir clairement l’objectif que nous essayons d’atteindre et avec qui nous voulons travailler.

– Quels groupes les États-Unis soutiennent-ils en Syrie ?

– Ô mon Dieu, bien trop de groupes. Je me rappelle que nous comptions autour de 1 200 groupes belligérants. Je crois vraiment que personne, y compris la Russie, n’a une compréhension claire de ce à quoi nous avons affaire là-bas, mais sur le plan tactique, c’est vraiment très important de le comprendre. Une vision unilatérale de la situation en Syrie et en Irak serait une erreur.

– La Russie et les États-Unis ne voient pas de la même manière les activités des groupes rebelles en Syrie et ne peuvent même pas se mettre d’accord sur une liste commune des terroristes. Par exemple, Moscou propose d’y inclure des groupes radicaux commeAhrar al-Cham et Jaich al-Islam  [Les hommes libres de Syrie et L’armée de l’Islam, NdT]. Que pensez-vous de ces groupes ?

– La Russie, comme les États-Unis, peut déclarer que certains groupes sont des organisations terroristes, prenant la responsabilité de le faire selon sa propre vision des choses. J’aimerais croire que nous – la Russie et les États-Unis – pourrions avoir des contacts réellement constructifs, discutant pour savoir si Jaich al-Islam ou Al-Chabab [Les jeunes, NdT], qui est associé avec al-Qaïda, ou d’autres groupes, doivent être désignés comme terroristes. En faisant ainsi nous devons nous communiquer mutuellement nos critères précis pour définir les groupes terroristes.

– Et pourtant, les États-Unis hésitent ouvertement au sujet de certains groupes. Par exemple, le groupe salafiste Ahrar al-Cham a une forte composante djihadiste et entretient des liens avec l’organisation terroriste Jabhat al-Nusra [Front pour la victoire (des gens de Syrie), NdT]. N’est-ce pas suffisant [pour les classer comme terroristes, NdT] ?

– Personnellement, je pense que c’est suffisant. Jabhat al-Nusra est partisan d’État islamique. Tout compte fait, je pense qu’il est important maintenant pour les États-Unis d’avoir une vision plus réaliste de qui est qui dans ce zoo. Parce que c’est un zoo et que les cages sont ouvertes. C’est une jungle. Et donc nous devons définir nos critères communs pour interagir avec tout cela.

Mais nous devons aussi décider de ce que nous faisons du régime Assad. Assad a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, il a violé la loi internationale et la loi morale ; il doit être remis à un tribunal international. C’est ce que je recommanderais. Nous ne pouvons pas considérer une telle personne comme un dirigeant national.

Quand tout cela a commencé, Assad a essayé de régler chaque incident, partout dans le pays, tentant de calmer les protestataires alors que des soulèvements avaient éclaté dans plusieurs pays arabes. Cependant, Assad n’a pas reconnu qu’il avait un gros problème avec l’ensemble du pays. Il a eu une mauvaise réaction. A mon avis, il a eu beaucoup de chance de rester en vie et au pouvoir. Et c’est grâce à la Russie. La Russie, avec toute la communauté internationale, a besoin de décider si oui ou non nous pouvons vivre sur la même planète avec des gens comme Assad. Cette personne peut-elle avoir la responsabilité d’un pays ? Le peuple syrien peut-il avoir le droit de voter ? Pensez-y : 10 millions de personnes déplacées, c’est la moitié de la population du pays. Nous – la communauté internationale – devons donner au peuple syrien la possibilité de choisir, nous devons donner aux réfugiés la possibilité de revenir, nous devons donner l’espoir dans un État prospère et stable.

– Vous avez déclaré en 2012 que le gouvernement américain a fermé les yeux sur un rapport de l’agence de renseignement du Pentagone, que vous dirigiez, détaillant les progrès considérables des groupes radicaux sunnites salafistes au sein de l’opposition syrienne. Pourquoi est-ce arrivé ?

– C’était intentionnel et fait pour des raisons politiques. Le problème était que cette enquête a été menée correctement, que la DIA a informé les autorités sur la situation réelle. Et cela, à mon avis, est la raison d’être des agences de renseignement – dire la vérité aux autorités. Si je dis la vérité au Président, mais qu’il fait semblant de ne pas entendre, ce n’est pas mon problème. Mon problème, c’est de lui fournir un rapport exact.

Ce rapport mentionnait notamment la détérioration significative de la situation dans la région. En 2013 il y a eu 300 attentats à la bombe en Irak. La situation se dégradait. La décision de nous retirer finalement d’Irak a alors ouvert la voie à l’émergence de l’État islamique.

– L’une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont mis longtemps avant d’oser fournir des armes à l’opposition syrienne était qu’il n’y avait pas de garanties qu’elles ne tomberaient pas dans les mains des radicaux. Depuis, la situation n’a fait que s’aggraver. Pourquoi les États-Unis ont-ils fini par décider d’envoyer des armes en 2013 ?

– Je ne sais pas ce qui a emporté la décision. Je sais une chose : nous devons cesser de nous mêler de ce conflit. En fournissant des armes en Syrie, nous attisons le conflit. Et nous parlons de la Russie, aussi. Notre priorité, c’est de veiller à notre sécurité, et là, la communauté des États arabes a un rôle important à jouer.

– Pour vous, quelle est l’importance du soutien des alliés des États-Unis aux groupes sunnites radicaux ? Nous parlons de l’Arabie saoudite, de la Turquie et du Qatar. Que peut-on faire à ce sujet ?

– Ne nous embarquons pas dans ce sujet. Parce que ma contre-question est : que peut-on faire au sujet du soutien que l’Iran, allié du régime syrien, accorde au Hezbollah ? LeHezbollah est une organisation terroriste internationale dont les filiales opèrent bien au-delà du Levant, il est clairement une menace sérieuse à la sécurité. Des membres duHezbollah ont tué plein de monde, et pas seulement au Moyen-Orient. Par conséquent, l’Iran fait la même chose [que nos alliés, NdT] en soutenant le terrorisme. Une coopération fructueuse entre la Russie et l’Occident est possible seulement si l’Iran devient une partie de l’équation. Pour commencer à résoudre le problème, nous devons reconnaître que l’Iran en fait partie.

– Quelles sont les conséquences possibles de l’intervention russe dans le conflit ?

– De ce point de vue, l’intervention russe sous cette forme a changé immédiatement la donne et les dynamiques qui existaient auparavant. J’ai beaucoup apprécié d’en parler avec le président Poutine. Après tout, quelles conséquences et quels effets a-t-il vraiment perçu ? Nous avons eu l’incident où l’avion russe a été abattu par la Turquie, ainsi que l’explosion organisée par État islamique à bord d’un avion transportant des passagers russes, avec comme résultat de nombreux morts. Ce sont beaucoup de conséquences néfastes pour le début de cette intervention. L’une comme l’autre sont inacceptables, mais ce sont là des conséquences réelles.

La décision du président Poutine d’intervenir dans le conflit et de faire ce qu’il a fait sur place est, à mon avis, liée à des problèmes internes à la Russie. Cinq à dix mille citoyens russes combattent aujourd’hui en Syrie, ce qui est en partie la raison pour laquelle la Russie veut être là-bas – pour empêcher ces gens de retourner en Tchétchénie, au Daghestan, en Ouzbékistan ou à Moscou. Je pense que nous n’avions pas compris cela : le président Poutine essaie de régler un problème qui est bien réel, et pour lequel une partie de la solution se trouve en Syrie et en Irak. Le principal problème est comment nous – les grandes puissances, la Russie et l’Occident – pouvons travailler ensemble. C’est une question essentielle. Et je ne parle pas de négociations diplomatiques, je parle de la façon d’intervenir sur le champ de bataille, dans le champ de l’information et sur le champ de bataille numérique, qui est aussi une réalité.

Nous croyons fermement dans l’existence d’un intérêt mutuel à détruire cette tumeur maligne qu’est l’islam radical. Si nous ne le faisons pas ensemble, nous devrons le faire seuls, ce qui sera beaucoup plus difficile.

Comme j’étais un jeune officier, j’ai appris que le meilleur plan est celui qui au tout dernier moment vous laisse le plus de possibilités. Je me demande si le président Poutine croit qu’il a le meilleur plan. Est-ce que le président Obama pense la même chose ? Quand je regarde ce qui se passe – comment les choses sont – je vois une très lourde menace devant nous. Je ne pense pas que nous avons suffisamment d’alternatives. Et la direction dans laquelle nous nous engageons actuellement nous entraîne vers l’élargissement du conflit – vers une guerre générale. Plus nous en sommes proches, plus élevés sont les risques, plus élevé est le coût, plus limités sont nos choix. Alors il est important de travailler maintenant ensemble, les États-Unis et la Russie, à déterminer si nous pouvons développer des possibilités de stabiliser ensemble la situation.

– Est-ce que les États-Unis ont une stratégie à long terme pour la Syrie et pour la région dans son ensemble ?

– Là, je ne peux que donner mon avis personnel sur la question. Et tenez compte que je ne comprends pas réellement ce qu’est la stratégie des États-Unis aujourd’hui : elle manque de définition, de clarté et elle manque de consistance. A mon avis, la stratégie devrait comprendre quatre composantes : vous devez d’abord établir la sécurité, ensuite vous devez stabiliser la région, puis vous commencerez à y stimuler la prospérité économique, en apportant de nouvelles idées, de nouvelles technologies et un nouveau système éducatif. Vous devez donner à cette région suffisamment de temps pour se développer.

Pour que cela puisse se réaliser, la stratégie doit être mise en place non seulement par les États-Unis et l’Occident, mais aussi par les puissances régionales. La Russie, la Chine et l’Inde doivent aussi être impliquées. Parce que cette situation nous affecte tous, sans exception. Parce qu’à court terme, nous ne pouvons pas continuer à avancer dans la direction actuelle. C’est intenable.

Comment État islamique peut-il être vaincu ?

– À ce point, la composante militaire doit jouer un rôle essentiel – la destruction d’État islamique dans les territoires qu’il occupe. Mais bien sûr, ce n’est pas suffisant.

Après tout, les racines du problème sont économiques. Il est indispensable de promouvoir l’émergence d’une économie régionale viable. Nous devons priver les islamistes radicaux de leur justification, de la possibilité de rejeter sur l’Occident la responsabilité de tous les malheurs de la région. Donnons à ces pays ce qu’il faut pour priver les radicaux des occasions d’influencer les jeunes.

À long terme, il faut aussi travailler contre l’extension de l’idéologie salafiste et wahhabite. Nous avons besoin de dirigeants forts dans la communauté religieuse, qui puissent empêcher l’extension du radicalisme.

– Le projet du califat compte beaucoup de partisans dans le monde musulman, et pas seulement chez les déshérités. En Arabie saoudite, qui est le leader du monde musulman et dont la doctrine religieuse officielle est le salafisme wahhabite, environ 90% des gens croient que les règles établies par l’État islamique salafiste correspondent vraiment à l’islam, selon les résultats d’un sondage publié dans les médias arabes.

– Je ne crois pas que ce soit 90%. Et je ne pense pas que les autorités saoudiennes soient heureuses d’être comparées à des radicaux ou même d’être considérées comme faisant partie de cette communauté. Bien qu’il y ait, sans aucun doute, des Saoudiens là-bas (dans le groupe État islamique, Vlast).

Le Président Obama a dit une fois (commentant la proposition que Vladimir Poutine a faite à l’Assemblée générale des Nations Unies de créer une coalition anti-terroriste conjointe, Vlast) que la coalition menée par les États-Unis comptait 60 membres, tandis que le président Poutine n’avait que deux alliés (l’Iran et la Syrie, Vlast). Ce n’est pas comme cela que nous devrions parler. Il y a aujourd’hui des ressortissants de 80 pays dans les rangs d’État islamique. Leur coalition est plus large que la nôtre. Il y a entre 20 000 et 30 000 combattants étrangers en Syrie. Pourquoi ? Ce ne sont pas seulement les Saoudiens. C’est l’idéologie qui a été introduite dans de nombreux pays et qui a converti des gens là-bas en vrais croyants. Nous devons travailler ensemble pour trouver les moyens de contrer cet ennemi dangereux. Et pour cela nous avons besoin de nous débarrasser du complexe de culpabilité de l’homme blanc libéral.

– Le discours de Barack Obama à l’Université du Caire en 2009 a été compris par beaucoup comme le commencement d’un changement dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il s’est créé une image d’ami de l’islam. Sa politique a-t-elle réellement changé ces dernières années ? Comment évalueriez-vous cela, en tenant compte de la situation actuelle ?

– Je ne pense pas qu’elle a vraiment changé. D’ailleurs, le président Obama s’est exprimé à ce sujet récemment dans son discours au Bureau Ovale. Nous n’avons pas changé la direction de notre politique – elle consiste toujours à combattre le terrorisme. C’est à dire que nous continuons à faire ce que notre pays a décidé qu’il fallait faire. La politique américaine actuelle manque de transparence, de clarté et de consistance. Je pense que nous avons seulement à admettre qu’elle ne fonctionne pas. Mais la politique russe n’est pas non plus entièrement claire. L’intervention russe est devenue un élément de plus en plus important, elle a radicalement changé les dynamiques et nous devons nous y adapter. Mieux vaut être ensemble que séparés.

Article original paru en russe dans Kommersant et traduite en anglais par KA

Source : thesaker.is – source

 

 

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Zoom – Général Didier Tauzin :  » En temps de guerre, il faut un vrai chef »

Zoom : Général Didier Tauzin :  » En temps de guerre, il faut un vrai chef » (17-11-2015)

 
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Publié par le 18 novembre 2015 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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L’ancien patron de la CIA propose d’enrôler des combattants d’Al-Qaïda contre Daech !!!

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La peste pour lutter contre le Choléra : tout est là  ! Et on retrouve le général David Petraeus, toujours dans les bon coups décidément .

Incroyable news  quand même ! Z

Le général à la retraite, ex-commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, appelle les officiels US à examiner la possibilité d’employer les membres « modérés » du Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, en vue de combattre les terroristes de l’Etat islamique dans le pays.

Le général David Petraeus, directeur de la CIA de 2011 à 2012, a proposé mardi sur CNN de récupérer les combattants qui « voudraient renoncer au Front Al-Nosra », affilé en Syrie à Al-Qaïda, pour combattre l’Etat islamique.

Les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Tel serait en substance le leitmotiv du général David Petraeus, directeur de la CIA jusqu’en 2012, qui a formulé sa solution mardi pour combattre l’Etat islamique. Cet ancien chef militaire prestigieux propose d’enrôler certains combattants du Front Al-Nosra, qui a fait allégeance à Al-Qaïda en Syrie et qui combat par endroits le groupe terroriste.

Dans une déclaration à la chaîne de télévision CNN, David Petraeus a précisé qu' »en aucune circonstance », il s’agissait « d’utiliser ou de coopter le Front Al-Nosra » dans la coalition contre Daech. « Mais certains combattants » de ce groupe « l’ont rejointe plus par opportunisme que par idéologie », a-t-il dit. Aussi, il pourrait être possible de récupérer ceux qui « voudraient renoncer au Front Al-Nosra et s’aligner avec l’opposition modérée contre Al-Nosra, l’EIet (le régime du président syrien) Assad« , a-t-il détaillé.

Washington peine à former des combattants en Syrie

Le général Petraeus est l’un des principaux acteurs de la guerre en Irak. Il avait supervisé en 2007 le déploiement de 30.000 soldats américains dans ce pays et permis le redressement de la situation militaire sur place. Il avait notamment convaincu des chefs sunnites irakiens de travailler avec l’armée américaine, et de ne plus se battre avec Al-Qaïda.

Devenu directeur de la CIA en 2011, David Petraeus, 62 ans, avait dû démissionner en 2012. La presse avait révélé qu’il avait communiqué des documents confidentiels à sa maitresse et biographe. Sa déclaration à CNN faisait suite à la publication d’un article du site Daily Beast, indiquant qu’il avait recommandé de recourir à d’anciens membres d’Al-Nosra à plusieurs hauts responsables américains.

Les Etats-Unis ne parviennent pas à trouver en Syrie d’autres alliés que les Kurdes pour se battre efficacement contre le groupe Etat islamique. Le programme de formation et d’équipement de combattants syriens modérés lancé par l’administration américaine n’a pas réussi à décoller. Seulement 54 combattants ont été formés jusqu’à présent, dont certains ont été kidnappés dès leur retour en Syrie par… le Front Al-Nosra.

JDD – CNN

 

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La mondialisation de la guerre : « L’état islamique (DAECH) est une création des services de renseignement occidentaux » !! Général Wesley K. Clark : « Nos amis et alliés ont créé Daesh »

Apres Le président du Soudan qui affirme que le Mossad et la CIA sont derrière ISIS et Boko Haram hier,  c’est une énième affirmation cette fois par Michel Chossudovsky, que Le DAECH est une création des services de renseignement occidentaux .

Général Wesley K. Clark : « Nos amis & alliés ont créé Daesh » : bon , bein je pense que c’est plié cette affaire … et je m’étais trompé au début, j’avoue .

 

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