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L’humanité est en train de vivre ses derniers moments sur Terre, selon la NASA

Ça ne serait pas la première fois qu’une civilisation est rayée de la carte. L’empire romain a disparu, Angkor a disparu, les civilisations pré-colombiennes ont disparu, et bien d’autres encore… La différence, ici, c’est que nous vivons désormais dans une société mondialisée et que, par conséquent, nous partageons tous le même sort. (source)

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La fin de la civilisation humaine incarne l’une des grandes craintes des spécialistes car c’est l’Homme lui-même qui en est responsable. La NASA s’est penchée sur la question et d’après ses analyses, ce n’est qu’une question de décennies avant que l’Homme ne disparaisse complètement. Cependant, nous pouvons encore agir pour changer cela.

UNE FIN PROGRAMMÉE ET PLUS PROCHE QUE L’ON NE LE PENSE ?

C’est une réalité : la civilisation humaine semble condamnée à disparaître. Si le constat a de quoi effrayer, il s’inscrit dans une logique qui s’est reproduit plusieurs fois au cours de notre histoire. Au cours des 5 000 dernières années, plusieurs civilisations avant nous ont disparu comme l’empire Romain ou les tribus précolombiennes. Et d’après la NASA, nous connaîtrons le même sort, mais à une échelle planétaire.

L’agence aérospatiale américaine a réalisé une étude sur le sujet, émettant des hypothèses quant à la disparition de la civilisation humaine. Loin de ce que l’on pourrait croire, elle pourrait survenir d’après leurs analyses dans seulement quelques décennies. Nous pourrions sans nous en rendre compte être témoins de la disparition de notre espèce.

 

COMMENT ALLONS-NOUS DISPARAÎTRE ?

Selon la NASA, deux cas de figure peuvent être envisagés. Le premier repose sur les inégalités entre riches et pauvres. Ce fossé ne cesse de se creuser : les puissants, moins nombreux mais de plus en plus riches, fait disparaître petit à petit les travailleurs et ceux qui restent sont trop pauvres pour se nourrir.

La deuxième hypothèse est liée à la surexploitation des ressources terrestres. L’utilisation parfois abusive des ressources de notre planète (qu’elles soient végétales, animales, minérales ou pétrolières) conduit à la destruction d’habitat et de fait, à la disparition des plus pauvres. Les pauvres ne pouvant plus produire ce qui est nécessaire aux riches, ces derniers disparaissent à leur tour.

 

QUE FAIRE POUR ÉVITER UNE DISPARITION PRÉCOCE ?

La fin de la civilisation est difficilement évitable mais elle peut être repoussée si chacun agit dès maintenant. Pour survivre, la NASA invite le monde à mieux répartir les richesses en vue de réduire les inégalités existantes. Elle recommande également de limiter notre consommation d’énergie non renouvelable mais aussi de préserver nos ressources naturelles sous peine de devenir trop rapidement les responsables de notre déclin.

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Publié par le 14 octobre 2018 dans général, société

 

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Climat : le Gulf Stream est en train de lâcher l’Europe

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Notez que les médias ne parlent désormais plus de « réchauffement climatique » mais de « dérèglement climatique », comme je l’ai plusieurs fois signalé . Je n’ai jamais nié qu’il y a un réchauffement climatique (c’est relatif car c’est plus une phase de transition caractérisé par un dérèglement, et car on a aussi paradoxalement des hivers qui semblent de plus en plus froids dans beaucoup de parties du monde, on a par exemple eu de la neige au Sahara l’année derniere, un hiver exceptionnellement froid à New York, etc etc), la terre se réchauffe et se refroidit, c’est normal … mais je pense qu’il fait partie d’un super cycle climatique, et ce que je dénonce, c’est le réchauffement climatique qui serait d’origine « anthropique », c’est à dire d’origine humaine . Ce qui est une absurdité totale et de la pure propagande . Les périodes de hausse de CO2 annoncent en général une ère glaciaire . Voilà entre autres pourquoi j’ai beaucoup alerté sur la survenue prochaine d’une ère glaciaire . Quand on se penche sur les super cycles climatiques, un age de glace est toujours précédé par un pic d’élévation des températures terrestres . Nous sommes dans un schéma typique que j’ai déjà plusieurs fois démontré graphiques à l’appui . (faites une recherche dans le menu) Le gulf stream permet à l’Europe de l’ouest d’avoir un climat tempéré, sinon nous aurions des températures aussi froides qu’au Canada . Donc avec ce courant régulateur qui est de plus en plus perturbé, il risque de faire de plus en plus froid chez nous … Ce ne serait que le début d’un nouveau cycle climatique qui se profile. Z 

Tous les courants de l’Atlantique s’affaiblissent sous l’effet du dérèglement climatique.

Les climatologues l’annoncent et le redoutent depuis des années : sous l’influence du dérèglement climatique, la plupart des courants, petits ou grands, qui parcourent l’immense océan Atlantique en maintenant un équilibre dont bénéficient la plupart des climats européens, nord-américains et africains sont en train de se modifier. C’est ce que révèlent les deux études parues le 11 avril dans la revue anglaise Nature.

D’après les scientifiques, les courants qui parcourent l’Atlantique n’ont jamais été aussi faibles et aussi aléatoire depuis le début du Ve siècle. Ce phénomène s’ajoute à la fonte de la banquise qui déverse des millions de tonnes d’eau douce dans la mer. Cela a non seulement une influence sur l’Atlantique mais, de plus, remet en cause la circulation des eaux entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud.

En raison de la confrontation de plus en plus violente entre des masses d’eau dont la température et la salinité sont de plus en plus différentes, une partie des eaux chaudes gagnent les profondeurs de la mer et retournent vers le sud. Cela perturbe la circulation planétaire des eaux en provoquant ce que les spécialistes nomment « la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique ». D’où les changements et des errements de plus en plus perceptibles d’un énorme circuit d’eau qui participe à la régulation ou au maintien des climats.

Menaces sur l’Europe

C’est pour ces raisons, selon les auteurs des deux études, que le célèbre Gulf Stream qui permet à l’Europe occidentale de profiter d’un climat tempéré est en train de s’affaiblir. La cause : ce courant n’est plus suffisamment refroidi et sa densité en sel diminue. Les anomalies étaient constatées depuis des années mais, explique le professeur de l’Institut polonais de Potsdam, Stefan Rahmstorf, qui a mené l’une des études, « nous avons maintenant des certitudes ». Il ajoute :

Nous avons analysé tous les ensembles de données de température de la surface de la mer disponibles, en comprenant les données de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Le modèle que nous avons trouvé dans les mesures ressemble exactement à ce qui est annoncé par les simulations informatiques, à savoir un ralentissement du Gulf Stream.

Une mauvaise nouvelle

Les scientifiques de la deuxième étude, menée par le groupe de David Thornalley de l’université de London College, affirment que pendant les cinquante dernières années, le Gulf Stream et d’autres courants aussi importants pour l’équilibre planétaires se sont modifiés « de façon certaine au cours du XXe siècle, avec un déclin notable à partir de 1950 » et que « cette évolution est très certainement liée à des facteurs humains ». David Thornalley, responsable de l’évaluation de l’équipe anglaise, estime que la modification des courants, notamment du Gulf Stream, « représente une diminution de 3 millions de mètres cubes d’eau à la seconde, soit l’équivalent d’une quinzaine de fleuves comme l’Amazone. Et je pense que c’est une très mauvaise nouvelle ».

Les conclusions des études sont en effet inquiétantes, puisque si la cause de l’affaiblissement des courants marins, à commencer par le Gulf Stream, est liée aux modifications climatiques, il aura en plus d’autres conséquences climatiques graves.

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Publié par le 17 avril 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Jacques Sapir : « le souverainisme est en train de gagner la bataille »

Emmanuel Macron semble sur le point de remporter l’élection. La souveraineté française est-elle la grande perdante de cette campagne ? Pour Jacques Sapir, la souveraineté l’emporte culturellement.

Émancipation, enracinement, ce duel qui a traversé la modernité occidentale semble aujourd’hui explicite en France, à l’heure du second tour de la campagne présidentielle. La question de la mondialisation, de l’Union européenne, du protectionnisme s’invite dans les urnes, alors qu’Emmanuel Macron l’européiste se voit opposé à Marine Le Pen la souverainiste.

Le souverainisme, en voilà un concept lointain, où se croisent pouvoir et autonomie. Un concept difficile à circonscrire, qui nous échappe bien souvent en théorie et qui, cette fois indéniablement, nous a échappé en pratique depuis au moins deux décennies, nous autres français.
La souveraineté nationale semble aujourd’hui échapper à la France, mais peut-être pourrions-nous au moins la saisir en pensée? Et pour ce faire, nous accueillons en studio un auteur, un professeur d’économie que nos auditeurs connaissent bien. Jacques Sapir, qui vient de publier un dialogue avec le théologien Bernard Bourdin, intitulé Souveraineté, Nation, Religion (Le Cerf, 2017).

Extraits de la vidéo ci dessus :

« Il faut faire l’addition des voix qui se sont portées vers les candidats qui se sont réclamés à un degré ou un autre de la notion de souveraineté (…) il y a une réappropriation de l’histoire de la France, des symboles de la France chez Jean-Luc Mélenchon (…) si on fait le total de ces votes, on arrive à 47 % des votants. [Dans son discours à l’issue du premier tour,] Emmanuel Macron parle à deux reprises des patriotes. Cela n’a pas été un thème très présent de sa campagne. Il utilise les termes utilisés par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, ou Nicolas Dupont-Aignan. Cela me fait penser que, culturellement, le souverainisme est en train de gagner la bataille. Ca ne veut pas dire qu’il aura immédiatement des résultats d’un point de vue politique… »

La gauche et la souveraineté

« J’ai toujours considéré que ce qui définissait le fait d’être à gauche, c’était le respect de la démocratie. Pas seulement formelle, mais fondamentale: le principe de légitimité. Vous ne pouvez le fonder théoriquement qu’à partir du moment où vous faites référence à la notion de souveraineté. Je pourrais multiplier les exemples historiques. En 1789, la souveraineté populaire est quelque chose de tout à fait essentiel. Les premières guerres qu’a menées la première république sont des guerres contre l’envahisseur, où on affirme la souveraineté. Les paroles de la Marseillaise appellent à la levée en masse pour la défense des libertés du peuple français. C’est quand même quelque chose d’extrêmement important qui ne s’oppose à une certaine vision de l’internationalisme. Je voudrais vous rappeler Jean Jaurès, qui était confronté à la montée des nationalismes: ‘un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup d’internationalisme y ramène’. Quand on est réellement conscient de ce que représente la Nation, on peut penser des formes de coopération entre les nations, qui sont au sens premier du terme, internationales. Une vision trop rapide de l’internationalisme aboutit plutôt à un ‘anationalisme’: un ensemble indifférencié de populations… »

Souveraineté et multiculturalisme

« Il peut y avoir une pluralité de cultures dans un pays. Je suis moi-même de culture française, et en partie de culture russe. Il y a à l’évidence le fait qu’il puisse y avoir une pluralité des références culturelles. Mais il ne peut y avoir qu’une culture politique dans le pays. C’est ça qui est extrêmement important. Tout multiculturalisme s’il s’applique à la culture politique, va conduire à la fragmentation du peuple, à la sécession et va conduire à la guerre. Je suis contre le multiculturalisme au sens politique du terme. » (source)

 
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Publié par le 2 mai 2017 dans général, Politique

 

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L’Inde est en train de bouleverser le marché de l’argent (et des métaux précieux)

Le Dollar Et les taux long (10 ans) se Découplent pour la première fois depuis l’élection de TRUMP, : les investisseurs se détournent du marché obligataire, squeeze (pression) sur le dollar .

L’or reprend sa course en avant (le dollar baisse comme indiqué dans le graph ci dessus : la « trumpinflation » – le protectionnisme bon pour les exports) . Rien ne pourra plus l’arrêter, le bas de 2015 est définitivement « in » (les haut sont de plus en plus haut, les bas de moins en moins bas) , sauf qu’il y a et aura beaucoup de volatilité .

De plus – entre autres –  grâce au nouvel étalon or de la Sharia, les Musulmans du monde peuvent désormais avoir accès à certains produits dérivés de l’or tels que les ETF et les actions minières, ainsi qu’aux barres de métal physique. Cette nouvelle possibilité d’investissement va participer à fortement modifier le paysage de l’offre et de la demande. Selon GoldCore, si 1% de la finance islamique était redirigée vers l’or (et cela se produira et s’amplifiera), la demande pourrait gonfler de 1.000 tonnes par an. 

Quant au marché de l’argent, il décolle aussi , notamment grâce à la demande Indienne qui grossi et qui devient énormissime. (L’inde, immense consommatrice de MP, impact énormément les 2 métaux)

Pour le moment, l’Inde est en train de bouleverser le marché de l’argent :

De nombreuses raisons justifient une hausse importante de l’argent dans les années à venir. En voici une nouvelle, qui échappe au radar de la plupart des investisseurs…

Les Indiens achètent énormément d’or. La banque Macquarie estime que l’or représente environ 78 % de l’épargne des ménages indiens, plus que n’importe où dans le monde. Habitude positive ou négative, une telle épargne en or entrave la croissance car les réserves des banques nécessaires pour accorder des crédits diminuent.

Comme vous le savez probablement, cela fait des années que le gouvernement indien tente de réduire la demande. Depuis que j’analyse les métaux précieux, le gouvernement a introduit trois plans de démonétisation de l’or : “déposez votre métal jaune à la banque et nous vous payerons des intérêts” propose l’offre.

Le premier plan n’a pas vraiment marché, notamment parce que les taux offerts étaient bien trop bas. Mais le gouvernement indien n’a pas abandonné, si bien que leurs efforts plus récents ont commencé à jouer un rôle sur la demande d’or. Non seulement la tentative la plus récente a été plus efficace, notamment en raison de taux offerts plus élevés, mais la démonétisation de novembre des billets de 500 et de 1000 roupies a également joué un rôle.

Les chiffres de la demande d’or 2016 en Inde commencent à nous parvenir. Les importations de métal jaune furent de 570,8 tonnes l’année dernière, une baisse importante de 44 % par rapport à 2015. Il s’agit également d’un plus bas de 13 ans.

La plupart des analystes s’attendent à ce que cela perdure, comme ce spécialiste des matières premières l’a dit :

“Les aspects de la demande de métal physique seront carrément mauvais pour 2016. Pour la première fois les Indiens tenteront d’acheter de l’or sans cash. C’est un défi important.”

Mais alors, les Indiens vont-ils arrêter d’acheter de l’or ?

Retour aux sources

Les Indiens ne cesseront pas d’acheter de l’or. Mais la demande pourrait rester modeste si les interférences du gouvernement perdurent aux niveaux actuels. Mais que feront alors les investisseurs indiens ? Ils achèteront de l’argent. Comment puis-je en être sûr ? Pour deux raisons. Tout d’abord, parce que le processus est déjà engagé :
demande-argent-explose-indeÀ partir de 2013, la demande de bijoux en argent en Inde a explosé. Elle a plus que triplé en seulement trois petites années (nous n’avons pas encore les chiffres 2016). Et sur les 10 dernières années, il s’agit d’une augmentation de plus de 600 %.

Alors que les droits de douane, les taxes et les autres combines du gouvernement ont toujours eu plus d’impact, les Indiens se sont de plus en plus tournés vers l’argent, qui est quasi à l’abri des interférences du gouvernement. Mais les Indiens se tournent également vers l’argent en raison de leur histoire.

La longue histoire de l’argent en Inde

Saviez-vous que l’Inde était le premier acheteur d’argent bien avant de devenir le premier acheteur d’or du monde ? Les Indiens achetaient tellement d’argent qu’en fait, au début du XXe siècle, le gouvernement a fait face à des problèmes fiscaux similaires à ceux d’aujourd’hui provoqué par l’or.

À l’époque, le gouvernement indien avait réagi de la même façon : en 1910, il avait plus que doublé les droits de douane sur les importations d’argent, passés de 5 à 11 %. Sans surprise, la demande d’argent a chuté de 29 % en 1912, d’après un rapport du grossiste d’or Pixley and Abell.

La baisse de la demande d’argent fut attribuée non pas uniquement à la hausse des droits de douane, mais aussi, d’où l’objet de notre article, à la substitution de l’argent par l’or dans l’épargne des habitants, vu que le métal jaune était devenu plus abordable sur une base relative.

Les importations d’argent ont continué de baisser alors que les importations d’or augmentaient, jusqu’à ce que l’Inde finisse par devenir le plus gros importateur d’or du monde, un titre que le pays conserve depuis presque 100 ans.

Nous avons un précédent historique montrant non seulement que les Indiens furent de grands acheteurs d’argent, mais qu’ils ont également choisi, sciemment et en masse, de se tourner vers un autre métal précieux si l’autre devient trop cher ou difficile à acheter. Ce n’est pas spéculer que de dire qu’ils pourraient refaire la même chose, comme le graphique ci-dessus le montre, le processus de migration vers l’argent étant déjà en cours. Mais que pourrait-il se passer si l’argent devait monter en puissance ?

La demande d’argent bondira si les Indiens poursuivent de la sorte

Il est vrai qu’une demande d’or limitée et prolongée en Inde pourrait impacter le cours du métal jaune. Mais ce serait une aubaine pour l’argent. Voyez plutôt.

Soyons prudents et supposons que 10 % des sommes investies par les Indiens dans l’or vont dans l’argent. Voici ce qui se passerait avec la demande mondiale d’argent :

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Il est évident que cette rotation de seulement 10 % des investissements dans les métaux précieux en Inde provoquerait une hausse massive de la demande d’argent mondial. Dans ce scénario, de 65 %.

Et comme vous pouvez probablement le présumer, cette quantité d’argent n’est pas disponible. La production des mines et l’argent de récupération ne seraient pas en mesure de satisfaire cette nouvelle demande. La pression sur l’offre serait réelle, et mondiale..

Suite et fin

 
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Publié par le 25 janvier 2017 dans économie, général, or et argent métal

 

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USA – La Californie est en train de s’enfoncer … et de plus en plus vite !

SÉCHERESSE EN CALIFORNIE 3

Comme l’île de Java, la Californie s’enfonce et … coule  !  

Et ce phénomène se produit de plus en plus vite avec la sécheresse historique qui a lieu là bas : l’eau qui est pompée du sol à une vitesse alarmante (et qui va d’ailleurs bientôt manquer) pour faire face à celle ci accélère le naufrage (dans tous les sens du terme) de l’état . 

USA : La Californie est en train de s’enfoncer – et de plus en plus vite

La Californie est en train de couler – et vite.

Alors que le l’affaissement du sol induit par la sécheresse de l’État est bien connu, de nouveaux détails soulignent à quel point c’est devenu grave et à quel point le gouvernement a fait peu pour le surveiller.

L’été dernier, les scientifiques ont enregistré le pire naufrage (la terre qui s’enfonce ndlr) en plus de 50 ans. Cet été, tous les records ont été battus à travers l’état , des milliers de milles de terre dans central Valley et ailleurs s’enfoncent.

Mais l’ampleur du problème et combien cela va coûter aux contribuables de corriger le tir  font partie du mystère de la sécheresse qui a lieu dans l’État. Aucune agence ne suit le naufrage de l’état , peu d’argent public a été mis dans des études et la Californie permet encore aux entreprises agricoles de garder des éléments essentiels de leurs opérations secrètes ..

 

La cause est connue : les gens pompent des quantités considérables d’eau des aquifères souterrains, principalement pour la production alimentaire. Avec l’eau aspirée pour irriguer les cultures, une pratique qui s’est accéléré au cours de la sécheresse, des dizaines de milliers de milles carrés se dégonflent comme un matelas pneumatique qui fuit, pouce par pouce.

 

L’eau souterraine fournit aujourd’hui environ 60 pour cent de l’eau de l’État, avec la grande majorité qui va pour l’agriculture. Des dizaines de milliers de pompes à eaux souterraines fonctionnent jours et nuits, suçant jusqu’à environ 5 pour cent de l’électricité totale de l’État, selon une analyse de Reveal sur le pompage accru résultant de la sécheresse historique . Cela représente une augmentation de 40 pour cent par rapport aux années normales – ou assez d’électricité pour alimenter tous les foyers de San Francisco pendant  trois ans.

 

Le « naufrage » ‘(l’affaissement) est en train de détruire des ponts, les craquements apparaissent dans des canaux d’irrigation et sur les autoroutes à travers l’état, selon le US Geological Survey.

Deux ponts dans le comté de Fresno – une région qui produit environ 15 pour cent des amandes du monde – ont tellement sombré qu’ils sont presque sous l’eau et vont coûter des millions à reconstruire. À proximité, une école primaire descend lentement dans un gouffre d’un milles de long , ce qui la rendra sensible à de futures inondations.

 

Les entreprises privées sont sur le crochet, aussi. Un système de canal est confronté à plus de $ 60,000,000 de réparations parce que l’un de ses barrages est en train de sombrer. Et les puits d’eau publics et privés sont en cours d’être pliés et défigurés comme des pailles froissés car la terre s’effondre autour d’eux – coûtant $ 500,000 ou plus à remplacer.

 

Le « naufrage » a un nom technique : l’affaissement. Cela se produit lorsque les aquifères sont vidés de leur eau et que de la terre s’effondre là où l’eau a été pompée.

 

La dernière enquête exhaustive sur l’affaissement a eu lieu dans les années 1970, et le système de surveillance financé par l’État est tombé dans l’oubli la décennie suivante. Même les scientifiques du gouvernement sont dans l’obscurité.

 

« Nous ne savons pas à quel point c’est grave parce que nous ne recherchons pas partout dans le monde», a déclaré Michelle Sneed, un hydrologue de la Commission géologique. « C’est frustrant, je vais vous le dire. Il y a beaucoup de travail que je veux faire.  »

 

Certains endroits dans l’état sombrent de plus d’un pied par an. La dernière fois que c’était aussi catastrophique, cela avait coûté à l’État plus d’un milliard de dollars pour réparer.

La Californie est en train de s'enfoncer - et de plus en plus vite

Joseph Poland de l’US Geological Survey a utilisé un poteau électrique pour mesurer où un agriculteur aurait été en 1925, en 1955 et où Poland a ensuite été en 1977 après que les terres dans la vallée de San Joaquin se soient effondrées de près de 30 pieds. crédit:. US Geological Survey

Comment un hydrologue légendaire a résolu le mystère

 

Dans les années 1920, les agriculteurs ont commencé à transformer des terres désertiques en champs de cultures verdoyantes par pompage des eaux souterraines à la surface. À l’époque, ces agriculteurs n’avaient pas seulement la tête et les épaules plus hauts que  leurs homologues modernes – ils étaient en fait  trois étages au-dessus d’eux. Mais alors, la terre avait commencé à couler.

 

Dans les années 1930, les scientifiques ont d’abord remarqué que le pays coulait. À l’époque, la cause était un mystère. Un hydrologue légendaire, Joseph Poland, a été affecté pour résoudre le puzzle à partir des années 1940.

 

Il a réalisé que sous la terre qui s’écroulait, les eaux souterraines avaient été pompées rapidement pour irriguer les cultures. Ça avait créé des skinholes massifs qui s’étendaient des milles dans toutes les directions. Dans la communauté agricole de Mendota, la terre a coulé de environ 30 pieds entre 1925 et 1977.

 

Le gouffre (skinholes ) était si vaste qu’il était pratiquement impossible pour les résidents de voir qu’ils étaient debout dans un de ces trous. Poland a utilisé un poteau pour construire un monument temporaire pour leur montrer à quel point le pays avait sombré.

 

L’affaissement, qui a culminé à la fin des années 1960, a fait des ravages sur l’infrastructure en pleine expansion de l’État, endommageant les routes, les ponts et les canaux d’irrigation. Une estimation par la Fondation California Water a parlé d’un prix de 1,3 milliards de dollars pour quelques-unes des réparations pendant ce temps.

 

L’affaissement n’a pas ralenti jusqu’à ce que dans les années 1970, après que la Californie avait complété son système de canaux massif – le projet de travaux publics le plus cher de l’histoire de l’Etat. Ça a permis d’envoyer l’eau de régions humides de l’État vers les agriculteurs de central Valley et ailleurs, soulageant ainsi leur dépendance sur les eaux souterraines. Le problème a été résolu – au moins pendant un certain temps.

«Quand nous avons regardé en arrière, whoa – cela avait empiré»

 

En 2012, Sneed, le chargé d’une étude géologique scientifique, a reçu un rapport surprenant. Le terrain s’enfonçait le long de la rivière San Joaquin à un taux pire que lors de la sécheresse de 1987 à 1992. Poland a enregistré des taux historiques d’affaissement à la fin des années 1960. Il ne pouvait pas le croire.

« Est-ce réel ? » Demanda t-elle. «Nous avions pas vu de tels taux d’affaissement depuis un long moment. »

Elle et d’autres ont commencé à assembler le peu de données publiques qui était disponible. Ils se sont financés pour analyser les données satellitaires pour des parties de la vallée de San Joaquin. Ils ont découvert que dans l’une des zones les plus observées, autour de la ville d’El Nido (espagnol pour « Le Nid »), la terre était en train de couler à un taux de environ 1 pied par an en 2012.

 

« C’est incroyable », a déclaré Sneed, expulsant une bouffée d’air, comme si elle ne pouvait toujours pas y croire. «Nous avons examiné l’écart pour une longue période. Et quand nous avons regardé en arrière, whoa – c’était vraiment mauvais « .

 

Le sol de El Nido coulait si vite que le satellite ne pouvait pas suivre le rythme.

 

Personne n’a suivi l’événement depuis. Mais Sneed et d’autres contactés par Reveal disent  qu’ils s’attendent à ce qu’il s’enfonce maintenant de 2 pieds par an. Ce serait un record de tous les temps.

 

Chris White, directeur général de l’Irrigation District de Californie centrale, a déclaré que l’année dernière, un agriculteur près de El Nido lui a envoyé une photo d’un tuyau de gaz qui était sorti de plus de 18 pouces du sol en moins d’un an.

 

Blanc dit que les californiens pourraient maintenant avoir l’occasion d’assister de visu à la dévastation annoncée par Poland dans sa chronique des années 1960.

« Il y a ce potentiel », a-t-il dit.

 

Sneed est pratiquement en train de mendier pour élargir sa recherche. Un méli-mélo d’environ 350 moniteurs de basse altitude – beaucoup restent des années 1960 – sont tout ce qui lui reste à elle et d’autres chercheurs qui sont là à suivre des dizaines de milliers de milles qui sont en perdition. Cela comprend les vignobles dans les comtés de Sonoma et Napa, les zones autour de Paso Robles et Santa Barbara, et les régions agricoles qui entourent Los Angeles, qui ont tous montré des signes d’affaissement, selon un rapport du ministère des ressources en eau de Californie.

 

Pour sensibiliser les gens au problème, Sneed a répliqué avec les photos de 1977  de  Poland. Sa photo capture les premiers stades de l’aggravation du problème , dit-elle. Mais elle et d’autres s’attendent à ce que ce soit bien pire.

 

La Californie est en train de s'enfoncer - et de plus en plus vite

La scientifique du US Geological Survey Michelle Sneed montre où un agriculteur aurait été debout en 1988, avant une sécheresse de six ans qui fait sombrer  San Joaquin Valley, en Californie. Il montre également comment l’affaissement s’est accéléré en 2008.Crédit: US Geological Survey

Les ponts s’enfoncent et les canaux craquent

 

De nombreuses entreprises et organismes d’État ne semblent pas être au courant du problème.

 

Sneed et son patron de l’US Geological Survey, Claudia Faunt, ont essayé atteindre les divers organismes gouvernementaux et des entreprises privées pour les avertir de se renseigner sur l’étendue des dommages causés à l’infrastructure.

 

« Nous avons essayé d’appeler les chemins de fer pour les questionner à ce sujet », a déclaré Faunt. « Mais ils ne savent rien à propos de l’affaissement. Ils nous ont dit qu’ils viennent réparer les chemins de fer et catégorisent cela comme étant une réparation « .

 

Des milliers de milles de routes serpentant dans l’état aussi sont endommagées, dit-elle.

« Ils réparent les routes, mais ils ne savent même pas que c’est la subsidence (affaissement ndlr) qui est la cause de tous les problèmes », a déclaré Faunt. « Ils sont obligés d’en réparer beaucoup à cause de l’épuisement des eaux souterraines. »

 

Un porte-parole du Département d’Etat des Transports a indiqué que l’agence ne détecte pas les coûts liés à la subsidence et n’était pas au courant de toutes les réparations de ponts actuels qui en découlent.

 

La Californie est en train de s'enfoncer - et de plus en plus vite

Le mur d’un canal (à gauche) fissuré.

Le sommet d’un puits (à droite) est poussé vers le haut et hors de la terre au fur et à mesure que le sol autour de lui s’enfonce

Crédit:. US Geological Survey

La Californie est en train de s'enfoncer - et de plus en plus vite

Faunt a mentionné le cas du pont Russell Avenue qui traverse le Canal de l’extérieur dans  central Valley. Il a coulé au cours de deux sécheresses précédentes – une à la fin des années 1970, puis de nouveau entre 1987 et 1992. Maintenant, avec l’affaissement en cours, le vieux pont de 60 ans est presque totalement submergé par l’eau du canal.

 

Sur la route à environ un mile, Russell Avenue croise un autre canal d’irrigation, le canal de Delta-Mendota. Ce pont est en train de sombrer,  et il est maintenant partiellement immergé dans l’eau. Les plans visant à le remplacer sont d’un coût estimé à 2,5 millions $, selon une estimation du Central California Irrigation District..

 

Le pont fait partie d’une liste des réparations publiques et privées de 80 millions de dollars nécessaires à cause de l’affaissement de  El Nido , a dit White.

L’année dernière, l’État a adopté sa première loi tentant de réglementer les eaux souterraines, mais pour les agriculteurs ce ne sera pas suffisant pour atteindre les objectifs avant 2040 au plus tôt. Et l’information sur qui pompe l’eau  sera maintenue privée .

 

« Un prophète de malheur dirait que nous allons manquer d’eau», a déclaré Matt Hurley, directeur général du Angiola Water District, près de Bakersfield. « Mais je ne crois pas que nous nous dirigeons vers cela. Nous avons reçu un bon encouragement avec la loi sur le développement durable « .

 

Mais Devin Galloway, un scientifique de la Commission géologique, voit une dévastation d’une proportion historique revenir en Californie. Il dit que même si les fermiers cessaient le pompage des eaux souterraines immédiatement, les dommages déjà fait sur les aquifères sont maintenant irrémédiables,  et l’affaissement va continuer pendant des années, voire des décennies.

 

« Cela pourrait être un très long processus. Même si les niveaux d’eau se rétablissent, les choses pourraient continuer à s’aggraver « , a t-il dit. « Ceci est une conséquence de la surexploitation des eaux souterraines. »

https://www.revealnews.org/article/california-is-sinking-and-its-getting-worse/ – resistanceauthentique

Et voici un 2 e papier intéressant, justement sur la sécheresse, qui reste la plus grande menace, et la plus imminente :

SÉCHERESSE EN CALIFORNIE

La crise de l’eau en Californie est-elle fabriquée par l’homme ?

La Californie est confrontée à ce que certains scientifiques appellent la pire sécheresse depuis 1,000 ans, et elle a un impact non seulement sur la Côte Ouest, mais, également dans toute l’Amérique, tout simplement parce que l’état produit tellement de fruits et de légumes pour la nation.

Alors que beaucoup de gens affirment que la crise de l’eau dans l’état est une catastrophe naturelle, d’autres soutiennent qu’il y a un élément fabriqué par l’homme ; Et, que les lois et règlements fédéraux et de l’état ont conduit à la crise que nous voyons présentement.

Parmi ceux-ci, il y a le Dr Bonner Cohen, associé senior du Centre national de recherche en politique publique, qui est l’invité de cette semaine sur OffTheGrid Radio.

Le Dr Cohen dit que les politiciens de la Californie auraient pu et auraient dû prévoir ce scénario, mais, ils n’ont rien fait ; Et, essentiellement, ils ont choisi de protéger quelques espèces de poissons en voie de disparition au lieu de protéger les 38 millions de personnes de la Californie.

Le Dr Cohen nous dit aussi :

  • Comment les lois et les règlements de l’état ont empêché la construction de plus de barrages et de réservoirs, même quand ils étaient désespérément nécessaires.
  • Qu’est-ce que les modèles des températures dans les décennies et les siècles précédents devraient dire aux politiciens.
  • Comment le dessalement pourrait être la solution au problème de la sécheresse, même si le mouvement arrive pour un démarrage tardif.
  • Pourquoi les gouverneurs de la Californie, s’étendant tout le long jusque dans les années 1970, sont à blâmer.
  • Comment, contrairement à la connaissance traditionnelle, la Californie ne reçoit pas suffisamment d’eau chaque année pour survivre.

L’histoire de la Californie est tout simplement un d’un manque de préparation que chaque état, agriculteur et survivaliste devrait suivre.

Source : http://www.offthegridnews.com/radio/is-californias-water-crisis-man-made/

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

 
 

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La ‘combinaison toxique’ d’une dette record et du ralentissement de la croissance est en train de mettre l’économie mondiale sur la voie d’une nouvelle crise’

Encore un rapport qui annonce une crise épique à venir : on l’a repoussée, repoussée , et encore repoussée, en achetant du temps , mais à un moment TIME IS OVER , on ne pourra pas faire plus que PLUS ;   Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

La «combinaison toxique» d’un montant record de dette et du ralentissement de la croissance signifie que l’économie mondiale se dirige vers une autre crise, affirme le 16ème Genova report, un rapport annuel écrit par un panel d’économistes pour le compte du Centre international d’études monétaires et bancaires, et qui est publié ce lundi.

Les auteurs, parmi lesquels on trouve trois ex-patrons de banque centrale, expliquent que les taux d’intérêt devront rester faibles à l’échelle mondiale pendant « très très longtemps », pour permettre aux différents agents économiques de continuer à payer leurs intérêts et éviter une nouvelle crise grave. L’avertissement intervient alors qu’aux Etats-Unis, la patronne de la Fed, Janet Yellen, vient d’annoncer une remontée progressive des taux d’intérêt.

Le rapport indique que l’endettement global, privé et public confondu, est passé de 160% du PIB en 2001 à près de 200% en 2009 et de 215% en 2013 :

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le monde n’a toujours pas commencé à se désendetter et le ratio de la dette mondiale comparée au PIB continue d’augmenter, brisant en permanence de nouveaux records ».

Luigi Buttiglione, l’un des co-auteurs, a exprimé ses inquiétudes au Financial Times :

Dans ma carrière, j’ai vu tant de soi-disant «miracles économiques» -l’Italie dans les années 1960, le Japon, les tigres asiatiques, l’Irlande, l’Espagne et maintenant peut-être la Chine – et tous se sont achevés sur une montagne de dettes. »

Selon Buttiglione, le schéma est toujours le même : la croissance de ces économies les incite à emprunter, ce qui maintient leur croissance alors que les facteurs sous-jacents qui en avaient été à l’origine au départ ont épuisé leurs effets.

Le rapport souligne que certains pays, qui se caractérisent par un endettement élevé et une croissance molle, sont particulièrement vulnérables : l’Europe du Sud, la zone euro et la Chine.

Dans un e-mail à la rédaction Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank, cite un proverbe yiddish : «L’intérêt sur ​​la dette grossit sans nécessiter de pluie ». Il confirme les grandes lignes du rapport de Genève :

Ce proverbe indique l’essentiel de ce qui se passe dans les cercles politiques aujourd’hui. Nous assistons maintenant à l’épisode IV du « Faisons perdurer et faisons semblant » : Promesses d’amélioration, alors que les dettes continuent de s’accumuler. (…) Faire semblant d’avoir un plan crédible, mais ne jamais tenter de régler les problèmes structurels et continuer d’acheter encore plus de temps. (…)

Il est évident qu’acheter plus de temps (faire perdurer) est toujours la priorité numéro un, suivie de la projection (faire semblant) qu’une croissance très attendue atteindra une trajectoire encore plus élevée pour faire rentrer le budget dans les contraintes supposées. Ou, comme dans le cas de la France, l’abandon récent du respect des objectifs budgétaires pour les deux prochaines années est déjà  un fait accompli. (…)

Dans le secteur privé, un tel comportement pourrait vous coûter votre emploi, mais dans le modèle économique de l’année 2014 qui évoque davantage l’Union soviétique qu’une économie de marché – c’est devenu la chose la plus normale du monde. Mais beaucoup pourront protester que cela serait encore pire si nous n’en avions pas tant fait pour « sauver le système », non ?

Eh bien, peut-être, sauf que ces pays où la foi en un capitalisme d’Etat est la plus forte : la Russie, la Chine et la France, sont tous en fin de course. (…) La productivité est négative, on constate des fuites de capitaux, et le système construit pour protéger une élite est en échec. »

Jakobsen, qui rentre d’Asie, affirme que ce qu’il a constaté à Singapour témoigne parfaitement de ce phénomène :

Pour moi, Singapour incarnait l’exemple de business model le plus rationnel de la planète. Son fondateur Lee Kuan Yew a été l’un des plus grands hommes d’État de l’histoire. Mais aujourd’hui, la productivité s’effondre à Singapour. Comme nous, ils sont en train de devenir le Monaco du monde, une économie basée sur la consommation, et non sur la productivité et la croissance.

Les économies développées sont en train de vieillir sur le plan démographique, mais nous ne sommes pas encore assez raisonnables pour comprendre que notre modèle actuel est une chaîne de Ponzi et que nous nous dirigeons vers son inévitable moment de Minsky (lorsque l’argent généré par des actifs ne suffit plus pour assurer le service de la dette contractée pour payer ces actifs).

Aucun politicien ou banquier central ne dit la vérité telle qu’elle ressort des simples chiffres et tous espèrent que tout va bien se passer. Mais l’espoir n’est pas une bonne politique, et il ne faut le réserver qu’à l’église, pas à l’économie réelle. »

 

http://www.express.be/business/fr/economy/la-combinaison-toxique-dune-dette-record-et-du-ralentissement-de-la-croissance-est-en-train-de-mettre-leconomie-mondiale-sur-la-voie-dune-nouvelle-crise/208155.htm

 
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Publié par le 1 octobre 2014 dans économie, général

 

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