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La France a acheté 115 milliards $ de dette US depuis 2008, dont plus de 51 milliards $ entre avril 2017 et août 2018 !

La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

Vous lisez bien, 118 milliards de dette US qui ne sert à rien achetée en 10 ans, dont tenez vous bien plus de 51 milliards de dollars rien qu’entre avril 2017 et août 2018 ! , au moment où tout le monde s’en débarrasse de la dette US, même aux îles Caïmans !!! (lire ici, la source de cette info est donnée en bas de page, ce sont les chiffres officiels du gouvernement US, je vous la remet : http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt)

On se demande bien qui a pu acheter une telle quantité de dette US en si peu de temps … (non, surement pas la banque de France !) Z   

par Jean-Luc Baslé – Le Cercle Les Echos

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(a) Compte tenu du risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?

Le rendement financier

Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50% en juillet 2016 à 3,25% aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09% en juillet 2016) avant de remonter à 0,44% aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.

Le risque financier

Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108% du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118% en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et institutions internationales.(b) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.

Attitude des principaux investisseurs

Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (c) – une faible réduction (-6.5%), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise.

Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative.

Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.

Conclusion

Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?

Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas toutes les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : «si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème». C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression.Elle ne peut défaire sa position que dans le temps: cinq à dix ans, voire davantage.

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(a)Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.

(b)Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).

(c)Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

envoyé par Général Dominique Delawarde

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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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Crise entre l’Italie et l’UE : « L’Italie fera défaut et sortira de l’euro »

Je pense effectivement que les Italiens vont se servir de l’Europe comme bouc émissaire afin de sortir de l’Euro et de revenir à la lire dans un 1er temps .  

En attendant ils vont laisser les taux d’intérêt flamber et à un moment ils devront de fait faire défaut,  et donc cesseront de rembourser leur dette et sortiront, ce qui ferait exploser la monnaie unique . 

Ils peuvent provoquer une crise de la dette qui va se propager en Europe et faire s’effondrer l’Euro. 

Quant aux marchés et notamment leur réaction en cas de défaut, il me semble que l’Italie pense que ce n’est pas un problème et qu’ils n’auront pas de problèmes de financement . Ils savent ce qu’est l’argent dette, et une planche à billet . Avec 2300 milliards de dette ce n’est pas l’Italie qui a un problème, ce sont ses créanciers

Non seulement ils savent qu’ils ne rembourseront jamais leur dette (ou en monnaie de singe), mais en attendant ils vont dépenser sans compter, après tout ce n’est que de la dette . Mamamia ! lol Z 

« L’Italie a entamé un bras de fer avec Bruxelles. Il lui reste deux semaines pour présenter un budget 2019 qui satisfasse la Commission européenne. Mais les jours passent et Rome ne flanche pas. Pour Olivier Delamarche, membre des Econoclastes, le but des dirigeants italiens est de sortir de l’euro, tout en rendant l’Europe responsable.

« Tout cela va mal finir. L’idée derrière la tête des dirigeants italiens, c’est au final de sortir de l’euro. Le tout en mettant la responsabilité sur l’Europe ».

Olivier Delamarche, dirigeant de Triskelion Wealth Management, propose une analyse « Econoclaste » de la crise que traverse Bruxelles et Rome. Depuis que la Commission européenne a refusé le budget présenté par l’Italie pour 2019, une première, les relations entre les deux parties se sont quelque peu tendues. Bruxelles ne veut rien entendre. Les 2,4% de déficit proposés par le projet italien sont loin des 0,8% promis en juin dernier.

Du côté de Rome, la coalition au pouvoir veut appliquer les réformes promises aux électeurs. Création d’un revenu citoyen de 780 euros pour les plus défavorisés, réduction des impôts, baisse de l’âge de départ à la retraite, relance de l’investissement public sont autant de points que le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini veulent appliquer. Depuis, la liaison Bruxelles-Romme grésille. La Commission veut une nouvelle mouture d’ici mi-novembre. Les Italiens ne souhaitent pas, pour le moment, changer la moindre virgule de leur budget. Le clash est-il inévitable et qui portera le chapeau ?

« Tout cela ne va pas être un long fleuve tranquille. Une sortie non préparée, non organisée de l’euro, ce n’est pas quelque chose qui se fait la fleur au fusil. Ils ont tout intérêt politiquement à rendre l’Europe responsable pour l’opinion publique », prévient Olivier Delamarche.

Mais la Commission pourrait elle-même se retrouver en posture délicate. Il lui est difficile de céder : cela créerait un dangereux précédent. Si l’Italie peut sortir des clous budgétaires, demain d’autre pays en délicatesse avec leurs finances pourraient en faire de même.

Cependant, le Portugal et l’Espagne ont d’ores et déjà pris leurs distances avec les velléités d’indépendances italiennes, de peur de se faire sanctionner par les marchés. Ces derniers n’ont pas encore mis de pression insurmontable sur l’Italie. Le «spread» (différentiel entre les taux sur les obligations à 10 ans allemandes et italiennes) n’a pas encore atteint le seuil jugé critique. Véritable boussole qui indique la confiance des marchés, il évolue au-dessus de 300 points depuis le début du mois d’octobre. C’est à 400 points que la côte d’alerte serait atteinte.

Vers un défaut de l’Italie ?

Que se passerait-il si aucun accord n’était trouvé mi-novembre ? L’Italie s’exposerait alors à l’ouverture d’une «procédure pour déficit excessif». Elle pourrait devoir s’acquitter d’une amende d’un montant équivalant à 0,2% de son PIB. En prenant les chiffres de 2017, cela représente 3,4 milliards d’euros. «À ce stade, nous ne sommes pas dans les sanctions. Si, au terme d’une procédure pour déficit excessif assez longue et inédite, car engagée sur le critère de la dette, les Italiens continuaient à ne rien changer, alors oui théoriquement, il y aurait des sanctions possibles», souligne un «très bon connaisseur des questions budgétaire» cité par nos confrères du Figaro.

« Vous pouvez toujours sanctionner, mais il faut que le pays décide de payer. Dans le cas contraire que vont-ils faire ? Envoyer les chars ? », s’interroge avec ironie Olivier Delamarche.

Mais c’est surtout les marchés qui pourraient s’occuper du travail de sape. L’agence de notation Moody’s a récemment dégradé la note de la dette italienne. Elle est passée de «Baa2» à «Baa3», le dernier échelon avant la catégorie spéculative.

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait aussi faire pression sur Rome. Et il y a un précédent. En 2015, avant l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, les banques hellènes pouvaient se fournir en liquidité auprès de la BCE par la procédure normale. Elles devaient simplement apporter en garantie les obligations de l’Etat qu’elles détenaient. Sauf qu’à l’époque, les obligations grecques n’avaient pas le niveau de sécurité exigé d’ordinaire par la BCE. Le passe-droit avait pris fin lors de l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir. La Grèce avait alors bénéficié du mécanisme de financement d’urgence de la BCE (Emergency liquidity assistance). L’institution basée à Francfort avait relevé à plusieurs reprises le plafond de ce plan d’aide, seule source de financement des banques d’Athènes pendant un temps. Si Mario Draghi, le président de la BCE, reste pour le moment en retrait et parle d’«épisode italien», l’opération pourrait très bien se répéter et cette fois avec les banques italiennes dans le viseur.

Plus largement, les taux obligataires pourraient s’envoler pour la péninsule et rendre son financement trop difficile voire impossible. Dans ce cas, le mécanisme de l’OMT (ou opérations monétaires sur titres) de la BCE pourrait rentrer en action. Jamais utilisé auparavant, il prévoit que la BCE achète des obligations d’un pays en difficulté, via les banques centrales nationales, afin de faire baisser les taux d’emprunt et lui éviter de devoir sortir de la zone euro. Mais encore une fois, pour bénéficier d’un tel mécanisme, l’Italie devrait plier.

« Si les Italiens sont vraiment prêts au bras-de-fer, il faudra à un moment faire défaut sur leur dette, qu’ils cessent de rembourser. C’est ce qu’il va se passer à mon avis. Ils feront défaut et sortiront de l’euro. De plus, vous avez une bonne partie de la dette italienne qui est détenue par l’étranger ».

Cette dernière, qui culminait fin mars à 2.302,3 milliards d’euros, représente 132 % de son produit intérieur brut (PIB). Seule la Grèce fait pire en Europe. La dette italienne est détenue pour moitié environ par des créanciers étrangers dont la Banque centrale européenne à hauteur de 17%.

Le scénario envisagé par Olivier Delamarche ferait trembler dans les couloirs de Bruxelles. Troisième économie de la zone euro, l’Italie est indispensable à la survie de la monnaie unique d’après l’expert qui en profite pour adresser une pique au Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires et ancien ministre français de l’Economie Pierre Moscovici :

« Si l’Italie sort, l’euro éclate. Et si l’euro éclate, des gens perdront leur boulot. Des boulots très lucratifs pour des individus incompétents comme monsieur Moscovici. Ils ont évidemment la trouille que tout d’un coup la poule aux œufs d’or arrête de pondre. Il n’y a pas d’autres alternatives. On voit que l’euro a échoué. C’est devenu un enfer pour la Grèce, cela a fait reculer le niveau de vie des Espagnols, en Italie c’est pareil. Je ne pense pas que l’on puisse objectivement dire le contraire. Mais tout ce que l’on propose c’est plus d’euro. Curieux cheminement intellectuel que de vouloir plus d’une chose qui a échouée ».

Le spécialiste souligne notamment que la prévision de déficit de la France pour 2019 est supérieure à l’italienne et que les transalpins ont dégagé des excédents budgétaires primaires (hors service de la dette) de manière quasi-ininterrompu depuis 1992 (+1,7% en 2017) :

« C’est tout de même extraordinaire. L’UE est en train de dire aux Italiens : « Ce n’est pas bien ce que vous faites, vous proposez un déficit de 2,4% ». En France on est à 2,8%. De plus, je rappelle que l’Italie a un excédent budgétaire primaire. Il faut arrêter, tout ceci est purement politique. Les dirigeants européens n’acceptent pas que les Italiens aient voté pour des eurosceptiques voire europhobes. Il n’y a pas de considération économique là-dedans ».

Reste que les dirigeants Italiens ont récemment dit leur attachement à l’euro, Matteo Salvini et Luigi Di Maio compris. De l’enfumage pour Olivier Delamarche : «C’est de la comédie. Cela leur permettra une fois sortis de l’euro de dire: « Ce n’est pas de notre faute, nous étions attachés à l’euro ».»

Mais concrètement, que signifierait pour l’Italie de faire défaut sur sa dette et de sortir de la monnaie unique? Les européistes promettent l’enfer au pays de Dante et des marchés qui n’accepteront plus de financer l’économie. Encore une fois, Olivier Delamarche est en désaccord total et cite l’exemple argentin :

« L’Italie récupèrera sa souveraineté économique et sa propre monnaie. Cependant, cela ne va pas régler tous les problèmes. Mais pour ce qui est des marchés, que croyez-vous qu’ils vont faire? Ils vont pouvoir prêter à un pays qui n’a pas de dette. Evidemment qu’ils vont foncer. Au lendemain du défaut de l’Argentine en 2001, les investisseurs faisaient la queue. C’est pour essayer de faire peur que les européistes vous disent: « Vous vous rendez compte, s’ils font défaut, plus personne ne va leur prêter d’argent ». C’est faux. Le but aujourd’hui est d’effrayer au maximum pour que personne n’ait l’idée de se poser la moindre question sur les bienfaits de l’euro. L’euro c’était censé être la croissance et moins de chômeurs. En Europe, on a peu de croissance et beaucoup de chômeurs ».*

source

(Via OD)

 
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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Découverte d’une nouvelle connexion quasi-instantanée entre le cerveau et l’intestin

L’intestin et le cerveau communiquent directement grâce à un réseau neuronal (Vidéo)

Voici quelques nouvelles découvertes fortes intéressantes sur le rôle clef de l’intestin, qui est impliqué dans de nombreuses maladies, mais  qui influe aussi sur notre comportement j’en ai déjà pas mal parlé (d’où le rôle primordial de l’alimentation) . Il contient même des bactéries qui produisent de l’électricité !! 

Les surprises s’accumulent concernant notre microbiote intestinal, cette jungle dans laquelle grouillent en silence toutes sortes de micro-organismes : une équipe de l’Université de Californie à Berkeley annonce la découverte de bactéries capables de fabriquer… de l’électricité.
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Depuis quelques années, nous assistons à un renouveau en ce qui a trait à la perception de notre système digestif. Loin de simplement servir à traiter les aliments, notre intestin ainsi que les cellules nerveuses qui le contrôlent et le nombre incalculable de bactéries qu’il contient peuvent influencer notre santé, et même notre comportement, au point que l’on surnomme cet organe notre deuxième cerveau.(source)

Le système nerveux entérique comprend des millions de neurones disposés le long du tube digestif. Il sert à commander les contractions de l’intestin. Le nerf vague assure la communication entre le cerveau et ce système nerveux parfois qualifié de « second cerveau ». (source)

La récente découverte d’un circuit d’information ultra-rapide entre l’intestin et le cerveau oblige à repenser le traitement de nombreux problèmes de santé.

En observant les cellules nerveuses, les chercheurs ont donc découvert un circuit d’information privilégie entre intestin et cerveau où l’information circule en quelques dizaines de millisecondes. Cette nouvelle découverte accentue l’idée récente selon laquelle l’intestin joue un rôle prépondérant dans la naissance et le développement de nombreuses maladies comme l’obésité, les troubles de l’alimentation ou la dépression. (source)

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L’intestin et le cerveau communiquent directement grâce à un réseau neuronal

 

L’intestin humain comprend plus de 100 millions de cellules nerveuses, formant ainsi quasiment à lui seul un « second cerveau ». L’intestin communique avec le cerveau en diffusant des hormones dans le flux sanguin afin de réguler des états physiologiques comme l’appétit ou l’apparition de nausées. Toutefois, une nouvelle étude révèle que l’intestin dispose d’un moyen bien plus direct et rapide de communiquer avec le cerveau grâce à un réseau neural spécifique jusqu’alors inconnu.

Au cours de ces dernières années, l’intestin a été un objet d’étude central pour les scientifiques. Siège d’un important carrefour hormonalrégulant de nombreux phénomènes physiologiques, il contient en outre un système nerveux loin d’avoir livré toutes ses propriétés.

Jusqu’à récemment, les biologistes pensaient que la voie de signalisation intestin-cerveau passait uniquement par l’interface hormonale ; un mécanisme d’action pouvant prendre jusqu’à 10 minutes.

Toutefois, une nouvelle étude publiée dans la revue Science par une équipe de médecins de l’Université de Columbia (New-York) révèle une autre voie de signalisation bien plus directe et rapide.

Les cellules intestinales utilisent ainsi un circuit nerveux nouvellement découvert pour communiquer avec le système cérébral en à peine quelques secondes. Ces résultats pourraient conduire à de nouvelles pistes thérapeutiques concernant l’obésité, les troubles de l’alimentation, l’arthrite et même la dépression et l’autisme.

« Les scientifiques parlent en général de l’appétit en termes de minutes ou d’heures. Là, nous parlons en termes de secondes. », explique Diego Bohórquez, professeur assistant de médecine à l’Université de Duke (États-Unis). « Cette découverte a d’importantes implications dans notre compréhension de l’appétit. Beaucoup de suppresseurs d’appétit ciblent les hormones à action lente, et non les synapses à action rapide. Et c’est probablement pourquoi la plupart ne sont pas efficaces. ».

En 2010, Bohórquez et ses collègues ont fait une découverte surprenante en étudiant des cellules entéroendocrines au microscope électronique. Ces cellules, qui tapissent en partie la paroi intestinale, sécrètent des hormones permettant de réguler la digestion, la faim, etc.

Les chercheurs ont découvert qu’elles possédaient des extensions semblables à celles des synapses neuronales. Dans une nouvelle étude parue en 2015 dans la revue Journal of Clinical Investigation, Bohórquez révélait que les cellules intestinales possédaient bien des synapses structurelles.

Ils ont donc souhaité savoir si, en plus de la voie hormonale classique, les cellules intestinales pouvaient communiquer directement avec le cerveau via des signaux électriques. Ces signaux passeraient par le nerf vague, qui relie directement l’intestin au système cérébral. Pour ce faire, les chercheurs ont injecté un virus de la rage fluorescent (virus qui se propage dans les synapses neuronales) dans le colon de plusieurs souris. Ils ont observé que le virus s’était propagé au nerf vague avant d’arriver jusqu’au cerveau.

Le nerf vague, également appelé nerf parasympathique, est le dixième nerf crânien. Il relie directement le système intestinal au cerveau. Crédits : AnatomieFacile

Le nerf vague, également appelé nerf parasympathique, est le dixième nerf crânien. Il relie directement le système intestinal au cerveau. Crédits : AnatomieFacile

In vitro, les scientifiques ont recréé le système neural intestin-cerveau en y intégrant des neurones vagaux. Les cellules entéroindocrines intestinales et les neurones vagaux se sont ensuite déplacés les uns vers les autres afin de former des connexions synaptiques. Une fois ces connexions établies, les cellules ont commencé à générer des signaux électriques.

En ajoutant du sucre, ces signaux se sont amplifiés et du glutamate (neurotransmetteur impliqué dans l’odeur et le goût) a été produit, l’information étant transmise en seulement 100 millisecondes d’un bout à l’autre du circuit neuronal. Une vitesse nettement supérieure à la vitesse de diffusion des hormones dans le flux sanguin. L’étape suivante consistera à étudier si cette signalisation intestinale fournit au cerveau des informations importantes sur les nutriments et la valeur calorique des aliments que nous consommons.

Cette signalisation intestin-cerveau ultrarapide possède de nombreux avantages certains, comme la détection des toxines et poisons, mais cette propriété d’information en temps réel cache nécessairement un avantage évolutif crucial. En effet, les cellules nerveuses intestinales étaient déjà présentes chez l’un des plus anciens organismes multicellulaires, Trichoplax adhaerens, apparu il y a environ 600 millions d’années.

Une étude parallèle parue dans la revue Cell a mis en lumière d’autres propriétés des neurones intestinaux. Les chercheurs ont stimulé des neurones intestinaux de souris avec des lasers, conduisant à une augmentation de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur.

Combinées, ces deux études expliquent pourquoi stimuler électriquement le nerf vague pourrait aider à traiter la dépression, et pourquoi manger confère un sentiment de bien-être, les neurones intestinaux étant impliqués dans les circuits de la récompense.

Trustmyscience

neurones

Source :

http://science.sciencemag.org/content/361/6408/1203

https://www.cell.com/cell/abstract/S0092-8674(18)31110-3

https://trustmyscience.com/intestin-cerveau-communiquent-directement-via-reseau-neuronal/

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/corps-humain-votre-intestin-directement-relie-votre-cerveau-72931/

via:https://aphadolie.com/2018/09/29/lintestin-et-le-cerveau-communiquent-directement-grace-a-un-reseau-neuronal-video/

 
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Publié par le 30 septembre 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Charles Gave : “En Italie … il va y avoir un clash entre la souveraineté populaire et la technocratie”

 
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Publié par le 26 septembre 2018 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Un porte-avions américain entre en Méditerranée pour soutenir ses «alliés et partenaires»

Un porte-avions américain entre en Méditerranée pour soutenir ses «alliés et partenaires»

Au delà d’augmenter leur présence militaire en Méditerranée, où sont présents aussi les Russes qu’ils ont fait reculer en Syrie en menaçant carrément de les frapper directement (lire ici par exemple) , on se demande bien quels « alliés » ils veulent soutenir exactement, entendez « protéger », surtout après l’affaire de l’avion Russe abattu dont je parlais hier  …  Z 

Le porte-avions américain USS Harry Truman et son groupe aéronaval ont entamé des opérations dans le secteur d’action de la Sixième flotte des États-Unis en Méditerranée, «en vue de poursuivre le soutien des alliés de l’Otan et des pays partenaires», a annoncé le site des forces navales américaines. 

Un groupe aéronaval de l’armée de mer américaine, avec à sa tête le porte-avions nucléaire américain USS Harry Truman, a entamé des opérations dans le secteur d’action de la Sixième flotte des États-Unis en Méditerranée, a annoncé le site des forces navales américaines.

Les bâtiments sont déployées «en vue de poursuivre le soutien des alliés de l’Otan, des pays partenaires européens et africains, des partenaires au sein de la coalition et des intérêts de la sécurité nationale des États-Unis en Europe et en Afrique», est-il précisé.

Lisa Franchetti, commandant de la Sixième flotte, a déclaré que le séjour du groupe en Méditerranée lui permettrait de s’entraîner «à tous types d’opérations navales ».

Le ministère russe de la Défense avait précédemment annoncé que moyens radar russes de contrôle de l’espace aérien avaient enregistré des tirs de missiles depuis le bâtiment français Auvergne en Méditerranée. 

La frégate Oldenburg, navire de la Marine allemande, est entrée ce lundi 17 septembre en Méditerranée, se dirigeant vers sa partie orientale, où des bâtiments d’autres membres de l’Otan sont déjà déployés. Le 16 septembre, les bâtiments du 2e Groupe maritime permanent de l’Otan (SNMG2) déployés en Méditerranée orientale, les frégates néerlandaise De Ruyter, canadienne Ville de Québec et grecque Elli, se sont rapprochés des côtes syriennes.

Trois destroyers américains, l’USS Carney, l’USS Ross et l’USS Winston S. Churchill dotés de Tomahawk, se trouvaient déjà dans cette zone. S’ajoutent à ceux-ci au moins trois sous-marins nucléaires armés eux-aussi de Tomahawk.

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Publié par le 19 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Malgré des pourparlers entre la Chine et les Etats-Unis la guerre commerciale va s’intensifier

Des négociations commerciales entre délégations américaines et chinoises auront lieu cette semaine à la veille de ce qui pourrait être une escalade majeure par Washington de sa guerre tarifaire contre Pékin. Des droits de douane de 25% sur 16 milliards de dollars de marchandises chinoises devraient entrer en vigueur jeudi et la Chine est prête à imposer des mesures de rétorsion sur une quantité équivalente de produits américains, portant à 50 milliards de dollars la valeur des biens touchés par les deux pays.

D’autres mesures sont en préparation alors que le Département américain du commerce tiendra des auditions publiques cette semaine sur une proposition visant à imposer des droits de douane pouvant atteindre 25% sur des produits chinois d’une valeur supplémentaire de 200 milliards de dollars. En réponse, Beijing a indiqué qu’il imposerait des mesures sur des produits américains d’une valeur de 66 milliards de dollars, ainsi que d’autres mesures de rétorsion non précisées à ce jour. Ces nouveaux impôts pourraient être en place le mois prochain ou début octobre.

Aucune autre proposition concrète visant à résoudre ce conflit grandissant n’est attendue des dernières discussions car les deux équipes de négociation sont des fonctionnaires de niveau inférieur qui n’ont pas le pouvoir de prendre de décisions finales.

La délégation chinoise, qui devrait être à Washington pendant deux jours, sera dirigée par Wang Shouwen, vice-ministre du Commerce, tandis que la délégation américaine sera dirigée par le sous-secrétaire au Trésor, David Malpass.

De précédentes délégations commerciales chinoises avaient été dirigées par le vice-Premier ministre Liu He. Mais Pékin a déclassé sa représentation après que Liu eut conclu un accord en mai dernier avec le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, pour augmenter de 100 milliards de dollars les importations chinoises vers les États-Unis ; l’accord fut supprimé par le Président Trump.

L’élément fondamental du conflit reste la demande formulée par les États-Unis dans leur déclaration de position soumise à Pékin en mai dernier, que la Chine non seulement réduise le déficit commercial, mais renonce aussi à son plan industriel et technologique « Made in China 2025 « .

Les États-Unis affirment que la Chine développe ce projet par le vol de droits de propriété intellectuelle, des transferts forcés de technologies et l’utilisation de subventions publiques pour les industries de haute technologie, leur donnant un avantage injuste sur les marchés mondiaux. Les principaux responsables de l’administration Trump, dont le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le conseiller économique Peter Navarro, considèrent le développement technologique de la Chine comme une menace majeure pour la suprématie économique et en fin de compte militaire des États-Unis.

Si la Chine a accepté d’augmenter ses importations en provenance des États-Unis et de limiter les références officielles au «Made in China 2025», il existe une vive opposition à Pékin à ce qu’on considère être des efforts des États-Unis pour arrêter le développement économique de la Chine.

« L’administration Trump a clairement indiqué que contenir le développement de la Chine était la motivation profonde derrière les actions tarifaires », a déclaré à Bloomberg He Weiwen, un ancien ministre du Commerce. L’agence de presse a déclaré que ces vues ont été exprimées par de nombreux responsables gouvernementaux, anciens et actuels, et dirigeants d’entreprises parmi ceux qu’elle a interrogés.

Le Wall Street Journal a rapporté que le Trésor américain et le Conseil économique national, dirigé par Larry Kudlow, avaient préparé une liste de revendications globales pour la Chine qui, selon eux, pourraient constituer la base d’un accord commercial. Tant Mnuchin que Kudlow sont considérés comme favorables à des mesures visant à réduire le déficit commercial et qui pourraient être présentées comme une victoire pour les mesures de Trump. Mais, selon l’article, « le bureau du représentant américain au commerce, chargé des tarifs, souhaite retarder les négociations, arguant que des prélèvements supplémentaires donneraient aux États-Unis un plus grand pouvoir de négociation d’ici octobre ».

L’article indique que Trump n’a pas décidé sur lequel des deux camps s’appuyer et interviendra lorsqu’un accord serait sur la table. Mais cela ne viendra pas des pourparlers de cette semaine car aucune des parties n’a le pouvoir de le conclure.

En tout état de cause, l’administration se dirige vers des actions plus agressives contre la Chine. Après avoir annulé l’accord conclu en mai entre Mnchuin et Liu pour mettre « en suspens » la guerre commerciale, elle a imposé des droits de douane sur 50 milliards de dollars de marchandises. Trump a ensuite décidé que les tarifs proposés sur 200 milliards de dollars supplémentaires devraient être élevés de 10% à 25%.

Un tweet de Trump durant le week-end indique que de nouvelles mesures pourraient être envisagées et met en évidence la source sous-jacente du conflit politique qui sévit à Washington, poussé par l’appareil militaire et du renseignement, le Parti démocrate et des sections clés des médias pour une politique plus agressive envers la Russie.

« Tous les imbéciles qui se concentrent uniquement sur la Russie devraient commencer à regarder ailleurs, vers la Chine », a-t-il tweeté.

En plus de la menace de tarifs supplémentaires, les États-Unis ont clairement indiqué que la Chine, l’un des principaux marchés pour le pétrole iranien, devra faire face à des sanctions secondaires après la date butoir du 4 novembre imposée par les États-Unis pour l’arrêt d’achats de pétrole. Les Etats-Unis ont fait cette menace à la suite de leur retrait unilatéral de l’accord nucléaire iranien de 2015.

Interrogé sur les plans des Etats-Unis si la Chine insiste pour continuer son commerce pétrolier et de matières premières avec l’Iran, Brian Hook, chef du nouveau Groupe d’action iranien au Département d’État américain, a déclaré: « Les États-Unis s’attendent à ce que toutes les nations se conforment pleinement pour ne pas risquer des sanctions secondaires si elles continuent à effectuer ces transactions ».

Depuis l’imposition des premiers tarifs douaniers américains à la Chine le 6 juillet, la monnaie et les marchés boursiers chinois ont subi des baisses importantes. L’indice de référence des 50 plus grandes entreprises sur les marchés de Shanghai et de Shenzhen est en baisse de 15% et le yuan a baissé de près de 7% par rapport au dollar américain.

On s’inquiète maintenant du fait que les tarifs existants et la menace de nouvelles mesures pourraient commencer à avoir un impact sur l’économie en général. Au cours du week-end, le régulateur bancaire chinois a ordonné aux banques de soutenir des projets d’infrastructure et d’exportation. Il a déclaré que les banques devaient proposer un soutien aux entreprises et aux projets confrontés à des « difficultés temporaires » et qu’elles devraient « promouvoir efficacement la stabilité de l’emploi et la stabilisation des échanges et des investissements ».

Un problème majeur pour le gouvernement chinois est qu’il n’a pas une idée claire de ce que le gouvernement américain a l’intention de faire ensuite. Personne n’espère un résultat positif des discussions de cette semaine à Washington, et une source proche des décideurs de Beijing a déclaré au Financial Times: « Les responsables chinois sont inquiets parce qu’ils ne voient pas où cela mènera à la fin ».

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Publié par le 21 août 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse

ewin syria
Image via The National Interest

Pendant ce temps, la guerre en Syrie n’est pas fini, loin de là, il y a une guerre souterraine entre Russes et US qui prend de l’ampleur . Une situation à ne pas sous estimer . Z

Un colonel en retraite de l’armée US, spécialiste de la guerre électronique a déclaré à Foreign Policy : « Tout à coup, vos communications ne fonctionnent plus, vous ne pouvez pas ordonner de tirs, vous ne pouvez pas être averti des tirs hostiles parce que vos radars ont été bloqués et ils ne peuvent rien détecter ». 

Un nouveau rapport détaille l’inquiétude grandissante du Pentagone face à l’augmentation du nombre d’attaques électroniques russes contre des positions militaires américaines en Syrie, dont le nombre selon les déclarations publiques du Pentagone est de 2000 ou plus, situées sur une douzaine de bases« secrètes », principalement au nord-est de la Syrie, et intégrées dans les Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, soutenues par les États-Unis,

Le rapport de Foreign Policy commence ainsi :

« Les officiers qui ont subi le brouillage – connu sous le nom de guerre électronique – disent que ce n’est pas moins dangereux que les attaques conventionnelles avec des bombes et de l’artillerie. Mais ils disent aussi que cela permet aux troupes américaines de découvrir la technologie russe sur le champ de bataille et de trouver des moyens de se défendre. »

Depuis que la Russie est intervenue en Syrie à la demande du gouvernement Assad en 2015, les deux superpuissances se sont affrontées à de multiples occasions dangereuses, mais ont communiqué par l’intermédiaire d’une « ligne directe militaire à militaire » destinée à éviter les collisions aériennes et la confrontation directe des troupes.

La Russie, aux côtés du gouvernement syrien, considère les troupes américaines comme des occupants étrangers non invités, qui ont commis des actes d’agression contre l’État syrien, tuant des centaines de soldats syriens (et des mercenaires russes, même s’ils n’étaient pas sous les ordres de Moscou), lors de multiples incidents près des lignes de front à Deir Ezzor.

Et maintenant, comme l’a récemment déclaré le général Raymond Thomas, chef du commandement des opérations spéciales des États-Unis, lors d’une conférence de renseignement et de technologie militaire, la Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète ».

Il a dit des « adversaires » russes, iraniens et syriens : « Ils nous testent tous les jours, bloquant nos communications, désactivant nos EC-130 [les grands avions de commandement et de contrôle des champs de bataille aériens de l’Air Force]. »

Foreign Policy (FP) indique que le brouillage électronique par les forces russes signifie une menace d’« escalade » dans un environnement déjà confus compte tenu du large éventail de groupes et d’acteurs étatiques opérant en Syrie.

Le rapport dit que le Pentagone a officiellement reconnu le succès des efforts de brouillage russes la semaine dernière dans les termes suivants :

« Un colonel de l’armée américaine, Brian Sullivan, a décrit un épisode récent à des journalistes au département de la Défense des États-Unis la semaine dernière. Il a déclaré que ses troupes avaient rencontré un ‘environnement de guerre électronique saturé’ alors qu’elles combattaient dans le nord-est de la Syrie pendant leur déploiement de neuf mois, qui avait duré de septembre 2017 à mai 2018. »

Et le rapport cite encore le Col. Sullivan : « Cela nous a posé des défis auxquels nous avons pu faire face avec succès, et cela nous a donné l’opportunité d’opérer dans un environnement qui ne peut être reproduit nulle part à domicile, y compris dans nos centres de formation au combat. »

Dans une citation particulièrement troublante qui rappelle la guerre froide, le colonel note : « C’est une grande opportunité pour nous d’opérer particulièrement dans l’environnement syrien où les Russes sont actifs ».

L’ancien directeur intérimaire/directeur adjoint de la CIA Michael Morell : « nous devons tuer les Russes en Syrie » (vidéo en anglais).

Bien sûr, pour commencer – et quoi qu’on en dise – il y a la grande question de la contradiction concernant des troupes américaines qui se trouvent en Syrie sans aucune autorisation du Congrès ni mandat du peuple américain (à moins que, comme semble le croire le président Donald Trump, l’ancienne autorisation d’utilisation de la force militaire, l’AUMF, après le 9/11, signifie que les troupes américaines peuvent rester au Moyen-Orient pour toujours).

Foreign Policy écrit en outre que la guerre électronique implique l’arrêt des communications et de la capacité de navigation au sol et en l’air, quelque chose de particulièrement dangereux dans un espace de combat bondé comme la Syrie :

« Daniel Goure, expert en sécurité nationale et questions militaires au Lexington Institute, affirme que les nouveaux systèmes de guerre électronique de la Russie sont sophistiqués. Ils peuvent être montés sur de gros véhicules ou des avions et peuvent endommager des cibles à des centaines de kilomètres. »

Goure parle aussi d’un affrontement involontaire potentiel entre des puissances majeures comme les États-Unis et la Russie : « Le problème avec la guerre électronique, de manière plus générale, est qu’elle peut vraiment aveugler votre vision de l’espace de combat, votre vision opérationnelle, et cela peut mener à des erreurs vraiment horribles. »

La Russie aurait fait d’énormes progrès dans sa capacité de systèmes de guerre électronique au cours des quinze dernières années car elle perçoit que la menace d’une invasion par l’OTAN à ses frontières ne peut que croître.

En attendant, la Russie a indiqué qu’elle était au courant des actions militaires futures que Washington et ses alliés occidentaux pourraient comploter contre elle.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a dit cette semaine dans des déclarations publiques lors d’un forum éducatif russe : « Notre conscience des plans que les militaires américains et d’autres pays occidentaux préparent en relation avec la Fédération de Russie est totale. » Il a ajouté que la Russie et ses frontières terrestres et aériennes étaient sûres « quoi qu’il arrive dans le monde », ce qui semblait être une référence aux récents progrès de la technologie de la défense et du renseignement russes.

Tyler Durden

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Publié par le 8 août 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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