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Archives de Tag: en faillite

« L’oligarchie en faillite – Faut VRAIMENT que vous compreniez »

Bon je ne suis pas d’accord avec tout, et c’est assez incomplet, mais c’est plutôt marrant …  

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« Rendement de l’assurance vie ? 1,8 % pour des obligations d’États en faillite ? »

Et le risque en plus …

Le constat est sans appel : le rendement du fonds en euros continue à reculer. Le rendement moyen s’établissait à 2,5% en 2014, 2,3% en 2015, et certainement beaucoup moins en 2016 malgré des taux obligataires historiquement bas … La France est en faillite . (Comme tout le monde, et c’est irréversible à moins de changer le système monétaire International) – Votre épargne est en danger … 

Voici Charles SANNAT  :

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article du Revenu (le magazine) qui titre un pudique « Rendements : un premier bilan très mitigé pour l’assurance vie »…

Effectivement, les performances des contrats d’épargne préférés des Français sont plus que moyennes, avec une érosion entre 2015 et 2016 de 0.5 point, ce qui est loin d’être négligeable.

Le rendement moyen net de frais de gestion de l’assureur mais brut de prélèvements sociaux (15,5 %) pour l’année 2016 devrait se situer autour de 1,8 %.

De très fortes disparités !

« Tous les contrats ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Et force est de constater qu’une fois encore, le canal de distribution joue fortement sur le niveau de rémunération servi.

Les raisons ?

L’allocation d’actifs du support en euros, le niveau des frais de gestion du contrat et surtout la stratégie commerciale de la compagnie d’assurance. Car en assurance vie, un rendement est rarement naturel, il se décrète souvent. »

Les meilleurs contrats pour le moment sont « Asac Fapès, Gaipare et Afer. Sur ses contrats Épargne Retraite 2 et Épargne Retraite 2 Plus, assurés par Allianz, Asac Fapès affiche un rendement de 2,8 %, en repli de 22 centimes ».

Avec 2,9 %, Gaipare limite bien la casse.

Enfin, l’Afer a annoncé un rendement de 2,65 %.

Les mutuelles, pas terrible…

Mutavie, filiale de la Macif, sert des rendements compris entre 1,2 et 1,9 %, SMAvie a un rendement de 2,05 %, la Carac 2,45 %, la MACSF, la compagnie préférée des professions de santé, annonce quant à elle un rendement de 2,4 %.

Le magazine Le Revenu décerne un « coup de chapeau au Conservateur qui avec 2,75 % » réalise une performance dans le haut du panier sur son contrat Hélios Sélection. « Surtout, ses réserves de rendement ont fortement progressé de 2,2 points (en raison de la cession d’un actif en forte plus-value latente). Au total, 5 % de l’encours sont mis de côté. De quoi bien préparer l’avenir. »

Les banques c’est carrément mauvais…

« Les contrats des grands réseaux restent en queue de peloton »

La Société Générale annonce un 1,85 % pour son contrat haut de gamme Ébène, accessible à partir de 150 000 euros de versement… Miteux.

Pire, sur son contrat grand public Séquoia, le rendement moyen serait de 1,41 % en 2016, contre 2,06 % en 2015… Encore plus miteux et avec un tel taux, inutile de vous précipiter sur des obligations d’États en faillite qui sont risquées et si peu rémunératrices !

Pourquoi un contrat d’assurance vie ?

Avec plus de 1 400 milliards d’euros de placés, l’assurance vie reste le placement privilégié des Français qui n’en mesurent pas les risques, en particulier depuis la mise en place de la loi Sapin 2 qui permet le gel de toute l’épargne pour des périodes de 3 mois renouvelables indéfiniment.

Plus que jamais, vous devez vous poser la question « pourquoi avoir de l’épargne sur une assurance vie ? Comment réagencer mon patrimoine ? ».

Vous avez bien peu de gains.

Vous prenez beaucoup de risques.

Il y a quelques cas comme des patrimoines élevés où cela peut être utile évidemment. Il y a aussi des alternatives comme l’assurance vie luxembourgeoise.

Assurance vie : la baisse des rendements s'accelère

 
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Publié par le 16 février 2017 dans économie, général, International

 

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L’Autriche inaugure le premier “bail-in” européen d’une banque en faillite !!

Hypo_Alpe-Adria

Hé bien voilà – ce qu’on vous annonce depuis plusieurs années déjà commence à se produire , en Autriche (le bail in fut voulu par l’Allemagne et ses comparses) Voilà pourquoi ils avaient voté la BRRD !  Vous nous croyez maintenant ?!

L’express qui se réveille et écrit : 

“Vos économies et les miennes sont réellement en danger. Et cela en raison de l’insuffisance du régime de garantie des dépôts, de la situation douteuse des banques en Europe, ainsi que des nouvelles règles de bail-in pour elles. Il est donc conseillé d’opter pour une banque conservatrice avec des capitaux propres décents (au moins 10% de son total de bilan) et de ne pas y détenir un montant de plus de 50.000 €.”

Non mais je rêve !!

C’est devant la fait accompli qu’ils donnent ce conseil ?!! Bravo !

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Suite à une décision des autorités financières autrichiennes, l’Autriche est devenue le premier pays de l’UE à recourir à la réglementation de la directive européenne BRRD sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances, entrée en vigueur au début de cette année.

Depuis le 1er janvier de cette année, en effet, le sauvetage des banques avec l’argent des contribuables (“bail-out”) est donc – en théorie – proscrit. Désormais, il est prévu d’effectuer un “bail-in”, c’est à dire de mettre à contribution les actionnaires, puis les détenteurs d’obligations, et enfin, les déposants qui détiennent au moins 100.000 euros (le montant du dépôt garanti) sur des comptes ouverts auprès de l’institution en faillite.

C’est la Heta Asset Résolution AG, la structure de defaisance (“bad bank”) issue de la faillite d’Hypo Alpe Adria, qui inaugure donc le recours à cette réglementation. Cette banque est confrontée à un déficit de 7,5 milliards d’euros que ses créanciers veulent maintenant récupérer par voie contentieuse. L’un de ces créanciers n’est autre que la banque franco-belge Dexia, qui est exposée à Heta par l’entremise de sa filiale allemande à hauteur de 395 millions d’euros.

Carinthie

Hypo Alpe Adria (HAA) était à l’origine une petite banque de la Carinthie. Au début de ce siècle, l’établissement avait été repris par la Bayerische Landesbank, une banque allemande. La banque autrichienne avait tiré son essor en étendant son marché aux pays de l’ex-Yougoslavie, alors prospères, mais après la faillite de Lehman Brothers en 2008, Hypo Alpe Adria est entrée dans de grandes difficultés, ne parvenant plus à se refinancer sur les marchés, tandis que les créances douteuses se sont amassées dans son bilan. Fin 2009, Bayerische Landesbank s’est retirée de son capital, et HAA a été nationalisée par le gouvernement autrichien, mais cela n’a pas suffi pour régler ses difficultés financières.

En 2013, ses pertes se sont élevées à 2,7 milliards d’euros, alors que l’Etat autrichien l’avait renflouée à hauteur de 3,6 milliards d’euros. Le gouvernement souhaitait résoudre le problème, mais la banque était invendable. En outre, elle bénéficiait d’une garantie de 12 milliards d’euros accordée par le Land de la Carinthie, qui, si elle était actionnée dans le cadre de sa banqueroute, aurait pu entraîner une faillite de la région. Or, les recettes fiscales de cette dernière ne se montent qu’à 2 milliards d’euros par an ; le déblocage de cette garantie était donc totalement impensable, de surcroît non prévu par la Constitution.

Les créancier devront peut-être s’assoir sur 54% de leurs créances

Le régulateur bancaire autrichien a opéré une “coupe de cheveux” (c’est à dire, une annulation pure et simple) sur les dettes échues de Heta de l’ordre de 54%, et reporté l’échéance de paiement des 46% restants au 31/12/2023. En outre, tous les paiements d’intérêts seront annulés rétroactivement au 1er mars 2015.

Ce qui est particulièrement frappant dans tout cela, c’est la faible couverture médiatiquede ces événements et de cette application de ces nouvelles règles bancaires de “bail-in”, alors que celles-ci posent un risque majeur pour les dépôts des investisseurs, des épargnants et même des entreprises.

Les titulaires de comptes d’épargne sont épargnés

Ce “bail-in” autrichien est une première, et dans un contexte de secteur bancaire européen sous-capitalisé et vulnérable en raison de son exposition à des produits dérivés et des problèmes de liquidité, il ne devrait pas rester un cas isolé. Bien que les comptes des déposants aient été épargnés cette fois-ci, le message est clair: les gouvernements n’hésiteront pas à appliquer les nouvelles règles.

Voici le conseil de Dirk Bauwens :

“Vos économies et les miennes sont réellement en danger. Et cela en raison de l’insuffisance du régime de garantie des dépôts, de la situation douteuse des banques en Europe, ainsi que des nouvelles règles de bail-in pour elles. Il est donc conseillé d’opter pour une banque conservatrice avec des capitaux propres décents (au moins 10% de son total de bilan) et de ne pas y détenir un montant de plus de 50.000 €.”

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Publié par le 13 avril 2016 dans économie, général, International

 

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« Plus de conducteur à la SNCF, justice en faillite, les départements aussi… » L’édito de Charles SANNAT

france sombre carte

La France fait faillite sous nos yeux et là encore, on ne le sent pas mais c’est  assez rapide . Tout ceci nous le savions depuis longtemps – c’est tout  l’intérêt de lire les médias alternatifs d’avant garde .

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

J’aurais pu vous parler de ce grand scandale monté en épingle sur l’évasion fiscale et les paradis tout aussi fiscaux d’ailleurs, mais en fait il n’y a rien de vraiment nouveau. Les riches s’empiffrent et ne veulent pas d’impôts dont la charge est laissée aux manants que nous sommes. Les rois ne faisait guère mieux et finalement rien n’a véritablement changé depuis des millénaires.

Mais je ne vous en parlerai pas car, dans cette histoire, si le président russe est un vilain corrompu et le président chinois un autre horrible voyou, il ne semble pas y avoir beaucoup de contribuables américains concernés.
Pourtant, j’ai beaucoup de mal à croire que les Américains ou les Français soient plus moraux que le reste du monde…

Attendons donc d’en savoir plus et laissons du temps au temps.

Aujourd’hui, je voulais vous parler de la lente déliquescence de notre cher pays en réponse toujours à ceux qui régulièrement nous taxent de prophète de malheur alors “qu’il ne se passe jamais rien”…
En réalité, il se passe plein de choses et les signaux faibles sont de plus en plus nombreux. Voici un exemple donné par la SNCF et c’est édifiant mais ce n’est pas, hélas, le seul.

On supprime les trains car il n’y a plus assez de conducteurs !!

Rassurez-vous, nous avons pléthore d’agents d’accueil, de vestes rouges ou encore de gus dont on ne sait pas vraiment à quoi ils servent à la SNCF et dans bien d’autres entreprises. En revanche, il n’y a plus assez de chauffeurs à la SNCF, et ce n’est pas parce qu’il y a trop de trains, la SNCF en supprime depuis des années… Non, il n’y a plus assez de conducteurs car, tenez-vous bien, il y a eu “une erreur de prévision du nombre de départs à la retraite des conducteurs de TER” d’après Guillaume Pepy le pédégé de la SNCF lui-même.
Du coup, “21 TER sont supprimés quotidiennement à partir de ce lundi 4 avril et jusqu’à début juillet en Auvergne-Rhône-Alpes, dont huit entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz”…
C’est vrai qu’un départ à la retraite, c’est difficilement prévisible.

Personne ne peut savoir par exemple que le gars qui bosse depuis 38 ans partira à la retraite dans deux ans, à 40 années de cotisation… Non, vraiment, vous savez, prévoir certaines choses c’est très difficile.
Mais ce n’est pas tout. Quand on se plante ou que l’on est incompétent, c’est pour toute la France. Ainsi, on apprend également dans cet article de France 3 que si “on croyait que seules les Régions Hauts-de-France (ex-Nord-Pas-de-Calais-Picardie) et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes étaient touchées. Auvergne-Rhône-Alpes s’est rajoutée à la liste”…

Et comme dans notre beau pays on vous annonce toujours les mauvaises nouvelles progressivement, il y a fort à parier que toutes les régions seront touchées.

Une justice à bout de souffle !

«La justice est à bout de souffle. Le ministère n’a plus les moyens de payer ses factures», déclare le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas dans une interview au Journal du Dimanche.
Par exemple, «la direction de l’administration pénitentiaire a 36 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus». Ou encore, «l’État a une dette de 170 millions d’euros» de frais d’interprètes, de laboratoires d’analyses ADN, d’experts, d’écoutes téléphoniques… «Tous ces prestataires privés sont payés au minimum avec quatre mois de retard», déplore le ministre.

«Je connais même un tribunal où on n’imprime plus les jugements, parce qu’il n’y a plus d’argent pour les ramettes de papier», ajoute-t-il. «Le risque existe que (la justice) se grippe», d’après le garde des Sceaux.

Bon, je vous dis ça, ce n’est pas comme si 57 % de notre PIB était de la dépense publique et que lorsqu’il y a 100 euros de création de richesse, l’État en capte presque 80 %… Et même comme cela ce n’est plus suffisant.

Financement du RSA : « Mon département est en situation de mise sous tutelle », alerte Jean-René Lecerf

Ce n’est pas tout, il y a tous ces départements en faillite virtuelle parce qu’il faut verser des RSA sans avoir les moyens de les financer. Et plus les départements sont pauvres, plus il y a de RSA à verser et moins il y a d’impôts collectés aussi…

“Une trentaine d’élus – majoritairement de droite – du département du Nord se sont rassemblés mercredi aux abords de l’Assemblée nationale pour interpeller le gouvernement au sujet de « l’étranglement financier » des collectivités, qui menace selon eux le versement du RSA. À sa tête, Jean-René Lecerf qui était l’invité de Sénat 360.
Muni d’un chèque factice de deux mètres de haut, réclamant 288 millions d’euros à François Hollande, les membres du conseil départemental souhaitent peser sur les négociations entre les départements et l’État concernant la prise en charge du financement du RSA. « L’État n’assume pas ses responsabilités à l’égard des citoyens les plus démunis », a déploré Jean-René Lecerf, président LR du conseil départemental du Nord”…

Reliez les points et regardez l’image d’ensemble !

Les informations sont conçues comme une succession d’annonces plus ou moins importantes mais sans jamais être mises en relief pour donner une image d’ensemble de la situation. Alors il faut lever la tête pour comprendre ce qu’il se passe.

Je pourrais donc continuer cette longue litanie de notre lente agonie et du crépuscule de notre pays sans aucun doute en voie de “grècification”. Tout ce qui se passe actuellement se passe lentement, et cette lenteur nous laisse le temps d’intégrer ces dégradations quotidiennes et de nous y habituer.

C’est exactement cela qui s’est passé en ex-URSS avant l’effondrement de l’Empire soviétique. N’imaginez pas qu’il en sera autrement pour notre pays. Tout cela tiendra parfaitement, en fonctionnant de moins en moins, jusqu’au moment où l’édifice, sapé de toute part mais donnant encore l’illusion de la solidité, s’effondrera brutalement.
Il ne restera plus qu’un tas de ruines fumantes.

Ce jour-là, vous aurez intérêt à vous tenir loin et prêt.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

Source France 3 ici
Source Le Figaro 
Source Public Sénat là 

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/financement-rsa-mon-departement-situation-mise-sous-tutelle-alerte-jean-rene-lecerf-12

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Publié par le 5 avril 2016 dans économie, général, Insolite, société

 

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L’état d’urgence et l’État en faillite

24hGold - L’état d’urgence et ...

Un mardi de grèves en France, c’est, finalement, un mardi comme tant d’autres, plein d’inactions syndicales visibles. Et c’est aussi l’occasion de débordements violents. En plein état d’urgence, on peut se poser quelques questions.

En effet, à moins que vous ne soyez militant écolo ou que vous planquiez quelques dosettes de stupéfiants dans une cave, auxquels cas vous auriez pu avoir la visite inopinée et musclée de la police en pleine nuit, vous n’avez probablement pas constaté directement de différence entre l’état d’urgence actuel et l’état disons « de pas urgence » ou d’affaissement, selon le point de vue, qui prévalait encore le 12 novembre.

Pourtant, en toute bonne logique, la déclaration solennelle de cet état d’urgence par un chef de l’Etat à la voix mal assurée et par un premier ministre tremblotant aurait dû entraîner des conséquences directes palpables pour le citoyen lambda, notamment en terme de sécurisation du territoire français. Oh, certes, on a vu exploser le nombre d’assignations à résidence ou de perquisitions musclées, pas toujours suivies d’effets concrets. Mais au-delà de ces exemples, force est de constater que le pays est toujours aussi peu sécurisé.

Et il n’y a pas besoin d’éplucher beaucoup l’actualité pour le constater : en quelques heures de manifestations, les chauffeurs de taxi ont amplement prouvé par l’exemple que cet état d’urgence est une vraie plaisanterie. En substance, une petite troupe déterminée peut complètement bloquer le trafic routier sur des axes majeurs de la capitale française, et peut même mettre le feu à des pneus, le tout pendant plusieurs heures avant que la police n’intervienne. À ce propos, un djihadiste pourrait tirer de ce constat plusieurs enseignements à commencer par le fait qu’être armé d’un tracteur, d’une caravane ou d’une enseigne lumineuse « Taxi » permet d’aller plus loin et plus longtemps qu’avec une kalachnikov et qu’à condition de brûler des barils de gaz neurotoxiques plutôt que des pneus, l’attentat pourrait alors provoquer beaucoup de dégâts, le tout sans que les forces de l’ordre n’interviennent trop tôt.

24hGold - L’état d’urgence et ...

Toujours dans le cadre de cet étrange état d’urgence au laxisme étonnant, on pourrait aussi évoquer les tensions qui s’accumulent à Calais.

Sans même rentrer dans l’épineux débat de savoir s’il faut ouvrir ou fermer les frontières, force est de constater que les demandeurs d’asiles en France ne sont pas gérés. Notez bien : ils ne sont pas « mal gérés », ou « insuffisamment », ils ne sont pas gérés du tout. On pourra arguer qu’ils ont probablement dû remplir moult cerfas colorés, mais ce n’est pas une gestion si ces papiers s’empilent sans bouger. Bref, ils ne sont réellement gérés ni côté sanitaire, ni côté juridique, ni dans l’indispensable volet policier qui devrait normalement être le cas, état d’urgence ou pas (et à plus forte raison en état d’urgence). Sangate fermé, la gestion de la frontière anglaise généreusement déléguée au contribuable français, cela fait maintenant des années que la situation s’enkyste gentiment sans qu’aucune autorité ne semble vouloir y changer quoi que ce soit.

En somme, comme pour les récentes manifestations de taxi, on assiste à une faillite complète, totale, absolue de l’état de droit. Et certains, béats, en sont encore à croire qu’il s’agit d’une question spécifique d’immigration alors que l’état de droit, de base, initial, n’est même pas en place, n’est même pas respecté, migrants présents ou non.

Dans ce cadre, ce dernier agit comme un révélateur de cette faillite profonde. Regardez la situation en face, on n’aura pas plus d’ordre et de calme à Calais qu’on a pu les rétablir après les émeutes dans les banlieues en 2005 ou lorsque Jean du Voyage tentait des trucs funs sur des routes française, ou les taxis sur le périphérique parisien. Les agressions, les comportements insupportables, les manifestations qui dégénèrent, tout ceci concerne d’abord et avant tout la police et la justice qui semblent agir systématiquement en retard voire à rebours… Quand ils agissent.

Et puis au fait, regardez mieux le point commun à tous ces événements, depuis les manifestations calaisiennes jusqu’aux taxis enfumeurs en passant par les zadistes explosifs, les femelles dépoitraillées profanant des églises ou tant d’autres incidents scandaleux : dans tous ces cas, on retrouve des militants des extrêmes, des syndicalistes, des associations lucratives sans but payées par le contribuable pour faire avancer un agenda bien spécifique voire terranovesque. Dans tous ces cas, on retrouve ces groupements d’individus braillards avançant, à coup de poings et de cocktails Molotov, les mêmes arguments collectivistes.

Coïncidence ? Vraiment ?

À ce constat s’ajoute l’impunité des fauteurs de trouble qui nourrit largement le sentiment d’abandon général de la population à elle-même et renforce les problèmes en envoyant un message désastreux à tous : on ne s’occupera de vous que si vous tentez de rétablir l’ordre par vous-même. La défense n’est alors légitime que lorsqu’il est trop tard : au moins, une fois volé, violé ou tué ne peut-on plus contester le caractère nécessaire de la défense (alors bien tardive voire inutile). Dans les autres cas, vous aviez tort et on vous le fera durement payer.

De surcroît, la justice ne pourra même pas garantir que les criminels et les délinquants seront mis au frais. S’ils y sont mis, elle ne pourra pas plus garantir qu’ils y restent le temps nécessaire. Et s’ils passent par la case prison, rien n’indique qu’ils n’en ressortiront pas plus forts et plus déterminés, signant ici, en plus de la faillite complète de l’état sécuritaire, celle de la justice et de son but chimérique de réinsertion.

24hGold - L’état d’urgence et ...Dès lors, l’état d’urgence apparaît pour ce qu’il est : pour le dire diplomatiquement, ce n’est plus qu’une agitation cosmétique de pure communication pour le gouvernement. Et dit pragmatiquement, c’est un gros foutage de gueule : on paye des impôts pour, justement, s’assurer d’un certain ordre, d’une certaine justice et d’une certaine sécurité. La réalité est que les impôts augmentent, le nombre de policier aussi, mais… on n’a rien en retour.

… Ce qui explique assez bien ce qu’on observe dans le pays : les individus, lassés de payer pour rien, arrêtent de payer, notamment en choisissant de se retirer des contribuables en devenant des bénéficiaires nets des impôts, en restant chez eux plutôt qu’en allant travailler. De fait, le chaos ne risque pas de diminuer.

Lassés de faire confiance à des menteurs et des corrompus qui ne roulent plus que pour eux-mêmes, les individus se détournent de la politique.

Et enfin, lassés de se voir non défendus, ils se rassembleront pour retrouver l’ordre qu’ils désirent. Et là, cela pourrait piquer un peu.

Oh bien sûr, cette prise de conscience prendra du temps ; tant que les problèmes des uns ou des autres restent cantonnés au petit écran télévisuel, les mouvements d’agacement resteront marginaux. Mais chaque mois qui passe montre que les problèmes s’étendent, la violence des uns et des autres augmente, les possibilités de résolutions calmes et pacifiques des conflits disparaissent. La France est, lentement mais sûrement, devenue une poudrière.

Aucune goutte d’eau n’est, seule, responsable de la rupture d’un barrage. Mais tant que les gouttes tombent, la rupture est inévitable.

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Publié par le 29 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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4 banques italiennes en faillite, les épargnants échappent de justesse à la ponction de leurs comptes … Explications

Pendant ce temps …. Quatre nouvelles faillites de banques dans le cadre de l’Union européenne (ce ne sont pasles premières ni les dernières) sont passées sous silence dans les médias français afin de ne pas éveiller l’attention des épargnants sur la précarité de leurs comptes bancaires mis à mal par l’ordonnance française sur le redressement des banques passée en août dernier pour faire appliquer en cas de nécessié la Directive européenne sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances » (BRRD).

La nouvelle du renflouement des quatre banques italiennes en faillite coïncide avec lerecours contre six États membres devant la Cour de justice européenne pour non-transposition des règles de l’UE en matière de redressement et de résolution des banques.

Pour mémoire, cette directive prévoit que les banques auront la possibilité de ponctionner directement, en troisième recours, les comptes bancaires des déposants en cas de faillite d’une banque. Directive que le pouvoir socialiste, sans demander l’avis de la représentation nationale a avalisé par une simple ordonnance   dans la torpeur de l’été, en août dernier, entre le bronzage à la plage et les préoccupations de la rentrée.

Mais cette Directive européenne ne va pas s’appliquer, in-extremis, pour Le renflouement de ces quatre banques italiennes en faillite, puisqu’elle ne sera active qu’à partir du mois de janvier 2016. Et c’est même pour ne pas être tenu d’appliquer la BRRD, si on en croit la Banque d’Italie, que le gouvernement italien s’empresse de renflouer en ce mois de décembre lesdites banques en faillite.

Pourquoi vouloir échapper à la BRRD qui est sensée être la panacée du bien commun pour tous les contribuables européens et les Italiens en particulier? Voici les expplications qu’en donne la Banque d’Italie et le gouvernement italien:

L’Italie a lancé dans l’urgence dimanche 22 novembre un nouveau système mis en place par la banque centrale d’Italie pour sauver quatre petites banques d’épargne de la faillite avant que les lois rendues obligatoires par Bruxelles ne rentrent en fonction dés janvier 2016.
Le sauvetage des banques sera opéré par la Banque d’Italie pour la modique somme de 3,6 milliards d’euros (3,83 milliards $). Cette coquette somme sera ponctionnée sur les banques saines du pays, qui versent dans un fonds de résolution nationale nouvellement formé et non pas par les contribuables ainsi que le souligne l’État italien.

L’Italie veut sauver les banques avant Janvier, lorsque les nouvelles règles de l’UE prendront effet.

Directive en vertu de laquelle les actionnaires, les obligataires et en troisième lieu, les déposants de plus de 100.000 euros devront supporter les pertes dues à la mauvaise gestion de leur banque. L’argent public ne pouvant renflouer les banques qu’en quatrième et dernier recours. On notera que dans les deux derniers cas de figure -déposants, argent public-, les banques sont protégées des conséquences de leur mauvaise gestion au détriment des déposants ou des contribuables, qui, si le recours aux actionnaires, aux obligataires et aux déposants n’est pas suffisant, devront quand même mettre la main à la poche. Donc, quoiqu’il arrive les banques ne feront plus banqueroute. Seuls leurs clients pourront le faire.

Dans le cadre du plan de sauvetage annoncé dimanche, les actionnaires et les obligataires vont être sollicités mais les détenteurs de dépôts, de comptes courants et d’ obligations ordinaires ne le seront pas. Ce qui n’aurait pas été le cas si la directive européenne avait déjà été en application en Italie.

La Banque centrale d’Italie déclare dans un communiqué que « L’Etat, et donc les contribuables, ne seront pas spoliés par par le processus. » Ajoutant qu’une série d’autres solutions pour sauver les prêteurs en difficulté avait été proposé par l’Italie ces derniers mois, mais que ceux-ci ont tous été rejetés par Bruxelles au titre qu’il s’agirait d’une aide illégale d’Etat.

Les quatre banques en faillites sont la Banca delle Marche, la Banca Popolare dell’Etruria, la Cassa di Risparmio Ferrare et la Cassa Risparmio di Chieti qui ont été mises sous administration extraordinaire durant ces deux dernières années, après que des trous aient été constatés dans la gestion de leurs comptes.

Les banques ne sont pas assez importantes, est-il précisé, pour poser un risque systémique, mais Rome craint que les nouvelles règles de la Directive européenne puisse entraîner des pertes sur les obligations vendues aux clients possédant des obligations ordinaires.

La préoccupation des autorités italiennes est que la mise en œuvre de la BRRD pour le sauvetage de ces quatre banques pourrait effrayer les petits épargnantsloin de ce qui est traditionnellement une source importante de financement pour les prêteurs italiens, et peut-être déclencher des paniques bancaires.

Le gouvernement du Premier ministre Matteo Renzi a adopté un décret d’urgencedimanche 22 novembre pour permettre la mise en œuvre immédiate du plan, en disant qu’il avait déjà été approuvé par la Commission européenne.

Il prévoit que la Banque d’Italie, comme autorité de résolution, mettra en place une «bad bank» contenant les actifs dépréciés des quatre prêteurs défaillants, et cherchera des acheteurs.

Roberto Nicastro, ancien directeur général d’Unicredit ( UniCredit SpA), agira en tant que président des quatre banques devenues «bonnes» jusqu’à ce que des acheteurs aient été trouvés.

L’opération sera financée par le Fonds national de règlement, qui est entré en vigueur la semaine dernière. Cette somme sera versée par le fonds alimenté par les banques en bonne santé de tout le pays, qui y versent annuellement leurs contributions pour un total actuel d’ environ 550 à 600.000.000 d’euros, loin de la somme requise.

Afin de trouver immédiatement les 3,6 milliards d’euros nécessaires pour sauver les quatre banques en difficulté, les banques saines vont payer trois années de cotisations en une seule fois, avec l’aide d’un prêt-relais de 18 mois apporté par trois des plus grands prêteurs du pays que sont  Unicredit, Intesa Sanpaolo et UBI Banca  (Unione di Banche Italiane).

Avec 650 banques, le système financier d’Italie est très fragmenté, et les quatre banques en difficulté sont parmi les centaines de petits prêteurs qui ont le plus souffert pendant une récession de trois ans entre 2012-14.

Les banques italiennes sont encore aux prises avec une montagne de dettes, avec des prêts non performants jusqu’à 200 milliards d’euros en septembre.

Sources traités dans cet article: Intesa Sanpaolo SpA, Unione di Banche Italiane SpA,UniCredit SpA, Banca Popolare dell Etruria e del Lzi Sc

4 traders, traduit par  .

 
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Publié par le 7 décembre 2015 dans économie, général, International

 

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Egon Von Greyerz : l’économie mondiale est sur le point de s’effondrer, dans un Monde déjà en faillite

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« L’économie mondiale est sur le point de s’effondrer »,  » l’économie mondiale est sur le point de s’effondrer » , on entend ça régulièrement , surtout en ce moment . Mais la partie importante de l’affirmation c’est « dans un Monde déjà en faillite » : l’effondrement a déjà commencé chers lecteurs, et ce que nous voyons actuellement est une forte accélération de cet effondrement . C’est ce que montrent tous les indicateurs : après une petite reprise achetée à coup de milliers de milliards, le monde post-Lehman, qui ne s’est jamais remis de 2008, replonge , comme on le prédit depuis le début de ce Blog. Ça prend du temps, mais c’est en train de craquer . C’est un effondrement majeur, au ralenti, que nous vivons . Z .

Aujourd’hui, l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing, dans les fluctuations des devises et sur des évènements mondiaux majeurs alerte kinkworldnews que l’économie mondiale est au bord de l’effondrement alors qu’elle est déjà en situation de faillite internationale.

Egon Von Greyerz: ” Eric, à la fin de la semaine dernière, on a remarqué également la folie des investisseurs des marchés actions qui suivaient la mouvance délirante des banques centrales du monde entier. A la conférence de presse de la BCE, Mario Draghi a signalé que les impressions monétaires pourraientt augmenter en décembre.

Est-ce que la volatilité des marchés nuit à la préservation de la richesse ?

Egon Von Greyerz poursuit: En réplique à la hausse du DAX de plus de 2% ( indice actions allemand), le Dow Jones a également augmenté. Comme d’habitude, les mauvaises nouvelles de l’économie mondiale deviennent de bonnes nouvelles pour les investisseurs dans leur éternelle croyance que plus on imprime d’argent papier et plus on crée de la richesse dans le monde.

KWN Fitzwilson VI 2:22:2015

Au bord de l’effondrement

Mais peu d’investisseurs se rendent compte que la BCE imprimera davantage d’argent papier comme la FED le fera non pas pour faire plaisir aux marchés mais parce que l’économie mondiale et son système financier sont au bord de l’effondrement. les liquidités sont extrêmement réduites dans le système bancaire et les prêts bancaires sont en chute libre.

J’ai publié un article sur KWN concernant les problèmes auxquels la banque allemande ” Deutsche Bank “ fait face à cause de leurs positions sur les produits dérivés d’un montant de 100.000 milliards de dollars. Mais cette banque n’est pas la seule à s’être exposée de manière aussi massive. Par exemple, la JP Morgan avait une exposition sur les produits dérivés d’un montant d’environ 100.000 milliards de dollars comme les banques américaines les plus importantes. Les banques ont une exposition sur les produits dérivés d’un montant hallucinant de 250.000 milliards de dollars. Et si ces produits dérivés étaient correctement évalués, la valeur réelle sur la position des banques américaines correspondrait à un chiffre phénoménal proche de 500.000 milliards de dollars.

Lorsque les contreparties bancaires viennent à faire défaut, le montant total de 500.000 milliards de dollars des banques américaines et l’exposition totale sur les produits dérivés d’un montant de 1.500.000 milliards de dollars soutiendra des pertes inimaginables. Et ceci est l’une des raisons principales pour lesquelles les banques centrales sont pétrifiées et continueront d’actionner la planche à billets ad vitam aeternam.

L’économie mondiale chute.
De surcroît, l’économie mondiale chute à travers tous les pays du monde. la plupart des pays européens subissent une véritable pression et le Portugal est maintenant la dernière zone critique. Le parti socialiste portugais s’est maintenant rallié avec les communistes et le bloc de gauche et ceci leur donnera une majorité absolue pour gouverner le pays. Apparemment, ils sont totalement contre l’austérité ainsi que contre les réductions de salaires proposées. Ils veulent également un accord pour que la dette portugaise soit ramenées à moins de 50 %. Naturellement, ils veulent également quitter l’Euro.

L’Euro a tristement détruit plusieurs pays européens depuis que sa monnaie est devenue trop forte. Mais d’un autre côté, les exportations allemandes ont considérablement bénéficié d’un euro faible. A mon avis, même avant la création de l’euro, ça aurait échoué. Et je suis sûr que ça ne marchera pas – C’est seulement une question de temps.

Donc, nous avons une Europe qui est faible aussi bien sur le plan économique et financier et la BCE fait tout ce qu’elle peut pour maintenir le système vacillant tout en faisant tourner la planche à billets. C’est un mensonge de considérer les marchés sont comme un indicateur de santé économique comme le font la plupart des investisseurs. Au lieu de cela, les investisseurs feraient mieux de se concentrer sur de véritables indicateurs américains. Par exemple, les ventes au détail, Walmart, Catterpillar aussi bien que sur le grand nombre de gens qui sont exclus du marché du travail. Tous ces exemples montrent la réelle faiblesse de l’économie mondiale.

Une banqueroute mondiale.

Et si on étudiait de combien la dette a augmenté de manière exponentielle, la plupart des pays et des Pib ont arrêté de croître et en fait sont même en train de décliner. C’est évident maintenant que nous avons atteint un point de non retour. C’est pourquoi, les investisseurs ne devraient pas croire que faire tourner la planche à billets les sauvera de la banqueroute mondiale.

Les investisseurs en on bien profité depuis 2009 mais avec des marchés de bulles. je ne dormirais pas bien si j’avais investi fortement sur les marchés.

D’un autre côté, les investisseurs qui détiennent de l’or physique peuvent dormir très tranquillement sur leurs deux oreilles car l’or sera l’un des quelques investissements qui éviteront la destruction de richesse à venir.

Kingworldnews – resistanceauthentique , avec BB

 
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Publié par le 28 octobre 2015 dans économie, général, International

 

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