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Les États-Unis livrent en Europe le plus gros lot de munitions du XXIe siècle !

© AP Photo / Frank Augstein

Une info inquiétante, on se demande ce qui se trame, il apparaît évident que ce n’est pas pour l’entrainement … D’autant que les pays du club nucléaire, dont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les USA et la France, s’opposent au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement ces armes nucléaires qui pourraient anéantir l’humanité ? Pour des raisons stratégiques et géopolitiques ? Mais qu’est ce qui vaut la peine de prendre un tel risque ? Ceux qui nous gouvernent nous mènent droit vers une grande guerre qui risque de rendre la planète juste invivable, ce sont des fous dangereux !! Z 

Le 86e escadron des munitions de la base aérienne américaine de Ramstein, située dans le nord de l’Allemagne, a reçu plus de 100 conteneurs de munitions, le plus grand lot depuis 1999, a annoncé vendredi le commandement de l’US Air Force en Europe.
« Il s’agit du plus gros lot livré depuis l’opération Force alliée qui s’est tenue en 1999 », a indiqué David Head, responsable d’une section du 86e escadron des munitions, rappelant ainsi la campagne de 78 jours pendant laquelle les avions américains ont effectué environ 900 sorties pour bombarder la Yougoslavie.

Selon lui, ces nouvelles munitions « serviront à mener des opérations sur le théâtre et à augmenter la présence du commandement des Forces armées américaines dans la zone européenne ». 

Selon le chef de la section de transport des munitions Arthur Myrick, ces munitions sont destinées à soutenir le programme European Deterrence Initiative (EDI, « Initiative européenne de dissuasion ») de L’OTAN et à augmenter les stocks de munitions en Europe.

En janvier 2017, les États-Unis avaient officiellement rebaptisé leur programme d’aide militaire aux alliés européens en « Initiative européenne de dissuasion ». Le programme prévoit le déploiement de 3.000 à 5.000 militaires de L’OTAN, ainsi que d’équipements et de matériels en Europe, à proximité des frontières russes. La Russie avait déclaré que les activités américaines en Europe détérioraient la situation en matière de sécurité sur le continent.

La base aérienne américaine et de L’OTAN située à Ramstein compte environ 15.000 militaires et 30.000 spécialistes civils. C’est l’une des deux bases sur le territoire allemand qui disposerait d’ogives nucléaires. Le 603e centre des opérations aériennes et spatiales déployé à Ramstein en 2011 coordonne et dirige les opérations des drones américains en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen et au Pakistan.

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En Europe, les prix du blé ont bondi de 35% à cause de la sécheresse et de la canicule.

C’est énorme …

 
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Publié par le 8 août 2018 dans économie, général, International

 

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Des composés chimiques « aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques » dans les tampons et serviettes hygiéniques ! (et des pesticides interdits)

L’Anses recommande aux fabricants de tampons et de serviettes hygiéniques d’améliorer la qualité des matières premières.

Des pesticides interdits … , des composés chimiques « aux  effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens » (dont des hydrocarbures, des dioxines, des phtalates … , sans compter le glyphosate !), dans les tampons et serviettes hygiéniques, mais ce n’est pas grave, il y a « absence de risque sanitaire » selon l’ANSES !!! Pourtant la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés est ici jugée comme étant « effarante » , et c’est en contact direct avec les muqueuses intimes des femmes ! Sachant en plus que  »  les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise »  » et que  » les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques » !! Meme le Bio n’offre aucune garantie ! Alors là mesdames, vous avez un gros problème !!  Z 

L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens..

Le lindane et le quintozène sont deux pesticides dont l’usage est interdit en Europe depuis 2000. Ils sont pourtant présents là où on les attendrait le moins : dans des serviettes hygiéniques et des protège-slips commercialisés en France. Et ils ne sont pas les seules substances dangereuses à se cacher dans les protections intimes. On y retrouve même du glyphosate, le célèbre herbicide de Monsanto

Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publié jeudi 19 juillet, dresse la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés. Elle est effarante.

Outre des pesticides, des tests réalisés en 2016 ont mis en évidence la présence de nombreux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou de phtalates dans les protections externes, de dioxines et furanes ainsi que de DnOP (phtalate) dans les tampons. Autant de substances aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens.

Contamination des matières premières

Comment ces substances toxiques peuvent-elles se retrouver dans des protections intimes ? Les experts de l’Anses notent que les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise ».

Sur la base des informations transmises par les marques, ils estiment néanmoins qu’à l’exception d’une substance parfumante (BMHCA, perturbateur endocrinien potentiel), les produits incriminés n’ont pas été ajoutés intentionnellement. Ils sont issus d’une contamination des matières premières (pesticides dans les produits d’origine naturelle dérivés du coton) et des procédés de fabrication.

Des agents chlorés utilisés dans le processus de blanchiment peuvent ainsi êtreà l’origine de la formation de dioxines et furanes. Pour les HAP, que l’on retrouve habituellement dans la fumée de cigarette et des moteurs diesel, les experts penchent pour le mode d’assemblage ou de conditionnement à haute température.

« Absence de risque sanitaire »

Saisie en avril 2016 par le ministère de la santé et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Anses se veut toutefois rassurante. Elle conclut à « l’absence de risque sanitaire » par voie cutanée en raison des « très faibles concentrations »mesurées et toutes « sans dépassements de seuils sanitaires ». Néanmoins, l’Agence précise que les calculs de risque ne prennent pas en compte les effets perturbateurs endocriniens ni les effets sensibilisants cutanés de ces composés chimiques.

Aussi l’Anses recommande-t-elle aux marques d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication, afin d’« éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence de ces substances, en particulier celles présentant des effets CMR, perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés ».

A la différence des Etats-Unis, où la commercialisation des protections intimes – classées en dispositifs médicaux – est encadrée depuis la fin des années 1970, il n’existe pas de réglementation spécifique en France. Dans le cadre du règlement européen Reach, l’Anses soutient un projet de restriction des substances CMR dans les produits d’hygiène féminine. Il est à l’étude à l’initiative de la Commission.

« Composés organiques volatils ou phtalates »

Pour compléter son avis, l’Anses a lancé des essais supplémentaires. Ils visent à mieux caractériser la composition des tampons et des coupes menstruelles. Concernant ces dernières, les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques ».

« Normalement, l’élastomère ou le silicone qui les composent sont de qualité médicale, mais certaines coupes peuvent libérer des composés organiques volatils ou des phtalates, fait remarquer le professeur Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’AnsesOn a d’autant plus besoin de données qu’elles sont de plus en plus utilisées, notamment par les jeunes femmes. »

Existe-t-il des alternatives sans résidus chimiques ? Plusieurs marques proposent des protections « bio ». « Bien sûr, il y a moins de risques de retrouver des pesticides dans des produits conçus à partir de matière première bio, mais ils peuvent tout aussi bien être contaminés par des HAP, des dioxines et furanes ou des phtalates dans le processus de fabrication, via les colles ou les additifs, avertit le professeur Lasfargues. Aujourd’hui, on ne peut garantirl’absence de produit chimique dans aucun produit. »

Le syndrome de choc toxique

Ce que peuvent en revanche assurer les experts, c’est que le syndrome de choc toxique (SCT) menstruel, principal risque microbiologique – « rare mais potentiellement grave » –, lié au port de protections intimes n’est pas dû à la présence de ces substances chimiques.

Le risque de développer cette maladie causée par une toxine bactérienne augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne ou l’usage d’une protection d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire. Aucune serviette ou protège-slip n’a été impliqué dans des cas de SCT, indique l’Anses.

Le grand public avait découvert le syndrome de choc toxique en 2015 quand le mannequin américain Lauren Wasser avait été amputée de la jambe gauche à la suite d’un SCT. En France, une pétition avait alors été lancée pour demanderde « rendre visibles les compositions des tampons de la marque Tampax ». Le leader du marché s’y est résolu depuis le printemps 2017. L’Anses préconise aujourd’hui que tous les fabricants affichent des indications claires relatives à ce risque sur les emballages et les notices d’utilisation des tampons et des coupes menstruelles.

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Publié par le 22 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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UE : «Le retour des régions en Europe est désormais irréversible»

L’Allemagne veut détruire les états nations en Europe par le processus de régionalisation . Il s’agit de faire éclater les nations en « tribus » qui s’affronteront les unes contre les autres (ethnicisation), comme l’explique si bien pierre Hillard . Z

Dans une tibune au « Monde », la politologue allemande Ulrike Guérot considère qu’après le scrutin catalan, le concept d’Etat-nation est dépassé. Le temps est venu de rénover les institutions du continent au profit d’une République européenne.

Les trois partis indépendantistes – le JuntsxCat de Carles Puigdemont, l’ERC d’Oriol Junqueras et le CUP anticapitaliste, tous trois plus ou moins à gauche et nationalistes – viennent de gagner les élections en Catalogne avec une majorité absolue des sièges au Parlement régional de Barcelone. […]

Avec le résultat du scrutin du 21 décembre, est-ce un retour à la case départ ? Nullement, car le retour des régions en Europe est désormais irréversible. La Wallonie, dans son combat contre l’UE sur la question du CETA, avait déjà ouvert la voie. La Catalogne et la Wallonie ne sont pas les seules régions en lutte contre les autorités centrales de leur pays respectif. Les Ecossais font aussi parler d’eux, comme les Tyroliens, les Vénitiens et bien d’autres encore. L’Europe est riche de régions autochtones et culturellement très diverses, parfois au sein d’un même Etat-nation, la Bavière n’étant pas la Rhénanie, comme on le sait.

Mais l’UE n’a pas de place pour des régions en effusion. Elle est composée d’Etats membres, des Etats dit « nations », tel est le mantra auquel il ne faut surtout pas toucher. […]

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Publié par le 27 décembre 2017 dans général, International, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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L’ouragan Ophelia passe en catégorie 3, du jamais vu en Europe

Ophelia : un ouragan majeur si près des côtes européennes, du jamais vu
Un ouragan de catégorie 3 aussi près des côtes européennes, du jmais vu depuis au moins 1939, début des observations climatologiques. NASA

L’ouragan Ophelia, qui serait selon les experts le plus important jamais enregistré aussi à l’est au-dessus de l’océan Atlantique, se dirigeait dimanche vers l’Irlande et le Royaume-Uni en provoquant des conditions maritimes «dangereuses», selon le Centre américain des ouragans.

Ophelia est le 6e ouragan majeur de la saison. Il est surtout l’ouragan de catégorie 3 le plus au nord-est jamais observé depuis le début des observations climatologiques.

Samedi soir, avant d’atteindre l’archipel portugais des Açores, l’ouragan Ophelia a atteint la catégorie 3, montant d’un cran sur une échelle de 5. Il devient ainsi le sixième ouragan majeur de la saison dans l’Atlantique Nord, après Harvey (catégorie 4), Jose (4), Lee (3), et les dévastateurs Irma et Maria (tous les deux de catégorie 5).

Avec six ouragans majeurs dans l’Atlantique nord, l’année 2017 était déjà exceptionnelle, puisque le nombre moyen de cyclones dans l’Atlantique nord par saison (du 1er juin au 30 novembre) est 12,1 tempêtes tropicales et 6,4 ouragans, dont 2,7 ouragans majeurs (classés au moins 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson), selon un rapport publié par des chercheurs de l’université d’État du Colorado.

Ophelia, une exception

Mais Ophelia est d’autant plus remarquable qu’il est « surtout l’ouragan majeur le plus au nord-est jamais observé depuis le début des observations climatologiques« , souligne l’Observatoire français des tornades et des orages violents Keraunos.

Météo France le confirme. 185 km/h près du centre avec des rafales supérieures à 200 km/h : les vents d’Ophelia sont « les plus forts observés pour un cyclone situé aussi à l’est sur l’Atlantique et pour un mois d’octobre depuis Ivan en 1980 » (catégorie 2). Il faut dire que « cet ouragan a bénéficié de conditions favorables à son développement », précise l’organisme, « et notamment d’eaux plus chaudes que la normale, de plus de deux degrés dans cette partie de l’Atlantique. »

Avis de tempête sur l’Irlande

Toutefois, son centre devait passer à 150 km au sud de l’île de Santa Maria et il poursuit sa route vers le nord-est, en remontant dans le Golfe de Gascogne, sans toucher terre. Et lorsqu’il atteindra l’Irlande lundi, il sera redescendu au stade de tempête, selon Météo France.

Il n’empêche que ses vents pourront avoisiner les 130 à 150 km/h en Irlande et 90 à 120 km/h ailleurs au Royaume-Uni. Le passage d’Ophelia s’accompagnera « de très fortes pluies et des vagues de plus de 10 mètres », complète Keraunos, qui précise que sa transition ouragan/tempête, va notamment « avoir pour effet de creuser la dépression et d’étendre considérablement le rayon des vents violents« .

La France à l’écart

Malgré cela, « le territoire français restera à l’écart », selon Météo France.

« Les vents violents liés à Ophélia séviront bien au large de la pointe bretonne. On y attend lundi des rafales de l’ordre de 80 à 90 km/h ; et surtout une houle avec des creux de l’ordre de 6 à 7 m près de la pointe bretonne. Ce type de conditions n’est pas exceptionnel pour la région »

Voilà qui devrait tout de même réveiller le spectre de la violente tempête qui avait touché le pays il y a 30 ans, durant la nuit du 15 au 16 octobre 1987. Des vents d’une violence rare avaient alors soufflé sur l’Ouest, dévastant les ports, les villes, les campagnes, soulevant en mer des vagues de 12 à 14 mètres. En Bretagne et en Normandie, des rafales de 200 km/h avaient été mesurées localement.

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Des hackers russes peuvent prendre le contrôle de réseaux électriques en Europe…

Les pirates informatiques de tous bords, pourraient s’attaquer aux systèmes de distribution de l’énergie. Mais ce sont des hakers russes, soi-disant soutenus par la Russie qui agissent, c’est ce que pensent le gouvernement américain et plusieurs spécialistes de la sécurité informatique . On aimerait bien savoir si les USA n’ont pas eux aussi, des champions en la matière, qui agiraient avec le soutien de leur pays pour mettre le souk un peu partout. Ce serait plus le style USA qui est présent partout dans le monde. Selon PressTv se basant sur un rapport de Business Insider,  l’armée américaine dispose de plus de 3.1 millions d’effectifs militaires actifs dont 450 000 sont installés à l’étranger. Si les hackers déployaient leur talent pour stopper toutes les guerres, ils seraient applaudis ….

Le groupe serait en mesure de saboter des systèmes opérationnels de réseaux électriques aux Etats-Unis, en Turquie et en Suisse…

Les pirates « semblent vouloir comprendre comment fonctionnent les installations énergétiques et prendre le contrôle de leurs systèmes opérationnels », note Symantec. Un groupe de cyberespionnage lié à la Russie piraté des réseaux électriques en Europe et aux Etats-Unis, faisant planer la menace de pannes provoquées à distance, a révélé l’entreprise américaine de sécurité informatique mercredi.

Selon Symantec, le groupe Dragonfly 2.0 a accédé aux systèmes opérationnels de réseaux électriques aux Etats-Unis, en Turquie et en Suisse et « est maintenant capable de saboter ou prendre le contrôle de ces systèmes s’il le décide ».

Img/twitter Symantec

Les pirates se « concentrent » désormais sur les systèmes énergétiques

Symantec n’a pas lié Dragonfly 2.0, qui opère depuis plusieurs années, à un pays précis. Mais le gouvernement américain et plusieurs spécialistes de la sécurité informatique pensent que Dragonfly 2.0 a des racines en Russie et a des liens avec le gouvernement russe.

Depuis plusieurs années le groupe de pirates informatiques s’en prend à des cibles occidentales, utilisant la méthode du hameçonnage pour pénétrer dans leur système informatique et y ouvrir un accès clandestin. Mais depuis le début de l’année 2017, il s’est « concentré » sur les systèmes énergétiques, contre lesquels il a multiplié les attaques, explique Symantec.

Source 20Minutes via LME

 
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Publié par le 7 septembre 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Washington se prépare à une guerre nucléaire en Europe

Washington se prépare à une guerre nucléaire en Europe

Au milieu des tensions militaires et diplomatiques entre les États-Unis et la Russie, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a rapporté vendredi que le Congrès américain a fait les premiers pas vers l’annulation par Washington du Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (FNI).

Le traité FNI, ou le Traité de Washington sur les systèmes nucléaires de portée moyenne, est un accord bilatéral entre les États-Unis et l’Union Soviétique sur le déclassement de missiles de courte et moyenne portée (avec une fourchette comprise entre 500 et 5500 miles, soit 805 et 8130 km) et l’interdiction de leur production.

Le traité, signé le 8 décembre 1987 par le président américain Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhail Gorbatchev, a entraîné une réduction notable des armes nucléaires américaines en Europe. Il avait retiré les missiles nucléaires Pershing II à portée moyenne, dont le stationnement en Europe occidentale cinq ans plus tôt avait déclenché les plus grandes manifestations pacifistes à ce point dans l’histoire.

Le danger maintenant est que « Les États-Unis vont construire de nouveaux missiles et les stationner en Europe », a averti le Süddeutsche Zeitung. Un changement majeur serait mis en « mouvement » et l’Europe serait « au bord d’une nouvelle ère nucléaire […] les missiles nucléaires de portée moyenne étaient l’horreur de la guerre froide […] trente ans après, le spectre est revenu. »

La raison de la fin potentielle du traité, selon le journal, est le « gel profond » des relations américano-russes et les annonces des deux côtés des intentions de « moderniser de manière exhaustive leurs arsenaux nucléaires ».

De manière caractéristique, ces informations explosives de la presse allemande ont été totalement ignorées par les journaux et les émissions télévisées américaines.

Cet article intervient au milieu d’une campagne hystérique menée par les États-Unis et l’OTAN à propos des exercices militaires prévus par l’armée russe dans l’ouest de la Russie, la Biélorussie et l’enclave russe de Kaliningrad plus tard ce mois-ci. Washington et ses alliés ont suggéré qu’ils pourraient être utilisés comme « Cheval de Troie » pour prépositionner des stocks d’armes et préparer une invasion des États baltes.

Le Pentagone a déployé sept chasseurs F-15C américains sur une base en Lituanie et 600 soldats d’une unité aéroportée américaine dans les Pays baltes en anticipation de ces manœuvres.

Ce renforcement militaire a été mené conjointement à une importante provocation diplomatique aux États-Unis : l’administration Trump a réagi contre l’expulsion par la Russie du personnel de l’ambassade des États-Unis en Russie (qui était elle-même une riposte aux expulsions précédentes de Russes par les États-Unis) en ordonnant la fermeture de trois locaux diplomatiques russes à Washington, à New York et à San Francisco. Selon Moscou, l’action, accompagnée de fouilles du consulat de San Francisco et des résidences du personnel diplomatique russe, constituait une violation du droit international.

La friction de plus en plus dangereuse entre les deux plus grandes puissances nucléaires du monde se déroule dans le contexte de risques de guerre croissants à l’échelle internationale, en particulier dans la péninsule coréenne. Le président russe Vladimir Poutine a averti vendredi que le face à face de plus en plus belliqueux entre les États-Unis et la Corée du Nord faisait que la région « est au bord d’un conflit à grande échelle ».

C’est dans ce contexte que les menaces d’une escalade de la stratégie de la corde raide nucléaire sur le continent européen dont il est fait état constituent un danger aussi imminent.

Un document de l’OTAN classé secret qui a été obtenu par un groupe de recherche regroupant le Süddeutsche Zeitung et des radios régionales publiques, NDR et WDR, contient 39 propositions sur la façon dont l’OTAN peut agir contre la Russie. Selon les diplomates, des « consultations officielles au sein de l’OTAN » pourraient avoir lieu à l’automne à l’initiative des États-Unis. Le document était « un compendium de toutes les options disponibles » soigneusement « divisé en les catégories “concevable”, “actuellement à éviter” et “non recommandé” ».

Même les plus d’une douzaine d’options « concevables », que l’OTAN estime compatibles avec l’accord FNI, « exacerberaient les relations déjà tendues », selon le Süddeutsche Zeitung. Les propositions incluent « une rotation accrue des bombardiers B-2 et B-52 des États-Unis vers l’Europe », une « expansion des systèmes d’alerte précoce et de la défense de missiles ou de sous-marins » et le renforcement des « infrastructures militaires et civiles contre les attaques ». La préparation et la capacité d’une frappe de représailles nucléaire, la « signalisation nucléaire » est perçue comme « concevable ».

Deux propositions sont particulièrement provocantes : « étendre la planification dite de ciblage nucléaire – c’est-à-dire identifier et confirmer les cibles pour les armes nucléaires » et « accroître la préparation opérationnelle de ces bases aériennes qui largueraient ces bombes en cas de guerre ». Sur ce point, « l’OTAN conseille également la prudence », a souligné le Süddeutsche. La confirmation des cibles, c’est-à-dire la préparation concrète d’une agression nucléaire, pourrait rapidement provoquer une guerre nucléaire avec la Russie, ce qui pourrait être la fin de l’humanité.

Selon le Süddeutsche Zeitung, si les États-Unis abandonnent le traité FNI, « des mesures qui se trouvent actuellement dans la catégorie « pas souhaitable » [seraient] concevables : la construction, les essais et le stationnement d’une nouvelle classe de missiles – une nouvelle étape dans une nouvelle Guerre froide. »

La classe dirigeante allemande est extrêmement préoccupée par la marche à la guerre de plus en plus agressive de Washington contre la Russie. Le ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, (social-démocrates, SPD) a mis en garde lors d’un entretien jeudi contre « la répétition des pires erreurs de la guerre froide ». Nous sommes en route pour une guerre froide 2.0. Tous les bons traités sur le désarmement et le contrôle des armes entre Gorbatchev et Reagan sont en grand danger. L’Europe est de nouveau menacée de devenir un terrain militaire d’entraînement pour les armes nucléaires. »

Il a poursuivi : « Le fait que Mme Merkel garde le silence à ce sujet est une faute. L’Allemagne, de tous les pays, doit élever sa voix contre cela. Nous devons rester une puissance pour la paix et nous opposer à une course incontrôlée à l’armement. Dans ce contexte, j’ai trouvé correcte la déclaration de Martin Schulz [candidat chancelier du SPD] selon laquelle nous devons nous concentrer sur la libération de notre pays des armes nucléaires. »

Schulz et Gabriel sont au milieu d’une campagne électorale et savent bien que la grande majorité de la population allemande – comme celle du reste de la planète – s’oppose au réarmement et à la guerre et approuverait le retrait des armes nucléaires américaines encore stationnées en Allemagne.

Ces deux politiciens sociaux-démocrates ne sont en aucun cas attachés à la paix, ce sont des représentants de premier plan de l’impérialisme allemand. Ils s’opposent aux plans américains de réarmement nucléaire parce qu’un retour aux conditions de la guerre froide mettrait en danger les plans de l’Allemagne de devenir une puissance mondiale et augmenterait la dépendance de Berlin à l’égard des États-Unis. Cela compromettrait les intérêts économiques et géopolitiques de l’Allemagne, qui sont toujours plus en contradiction avec ceux de Washington.

En juillet, Gabriel a fortement critiqué les dernières sanctions américaines contre la Russie. Bien que l’Europe et les États-Unis aient « conjointement et en étroite consultation répondu à l’annexion illégale de la Crimée par la Russie et aux actions de la Russie dans l’est de l’Ukraine », « il n’était pas possible d’accepter » la menace de sanctions extraterritoriales illégales contre les entreprises européennes participant à l’expansion des approvisionnements énergétiques européens ! » L’approvisionnement en énergie en Europe était « une affaire européenne et non une [affaire] des États-Unis d’Amérique ! »

À la suite des dernières menaces des États-Unis, les sociaux-démocrates ont ouvert la voie pour tenter de transformer en soutien au militarisme allemand l’opposition généralisée à la politique de droite et militariste de Donald Trump. Quand on lui a demandé s’il pensait que « la peur de beaucoup d’Allemands selon laquelle Trump pourrait réagir de manière excessive et inciter à une guerre est justifiée », Gabriel a déclaré : « Je crains que les États-Unis ne soient perdus à jamais pour l’Ouest. Certaines personnes autour de Donald Trump veulent remplacer l’État de droit par la loi du plus fort. Nous devons nous affirmer contre cela. »

Des documents publiés par des groupes de réflexion et les principaux partis politiques donnent une idée des méthodes que l’impérialisme allemand entend utiliser pour « affirmer » ses intérêts. Dans les « Principes pour une politique de sécurité et de défense social-démocrate », le SPD écrit : « Pour être à la hauteur de la demande accrue de déploiements internationaux pour intervenir dans les crises, la cyberdéfense et la défense de notre propre population, nous avons besoin d’une armée moderne capable d’action. Nous avons besoin d’une armée dans laquelle […] les troupes capables de se déployer soient prêtes pour des situations de crise. Pour cela, nous devons mieux équiper l’armée avec du personnel et du matériel. »

Le Sozialistische Gleichheitspartei (SGP) est le seul parti participant à la campagne électorale fédérale allemande qui s’oppose à l’accumulation américaine d’armes nucléaires du point de vue de la classe ouvrière internationale et qui se batte pour une stratégie socialiste pour lutter contre les inégalités sociales, le militarisme et la guerre. Aux bellicistes capitalistes des deux côtés de l’Atlantique, nous opposons l’unité de la classe ouvrière internationale. Dans des conditions de danger croissant de guerre nucléaire, cette perspective prend une énorme urgence.

Johannes Stern

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