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Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe !

Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe*

Ça devient fort chaud cette affaire … surtout pour l’Europe qui est en 1ere ligne… Je vois pas en quel honneur l’Europe laisseraient les US déployer des missiles US sur son territoire !!! C’est jouer avec la vie des Européens en prenant le risque de se faire atomiser !!!! (ce qui est possible sur « un malentendu ») Et de créer un hiver nucléaire sur la planète … Incroyable ! Z

Si Washington venait à déployer des missiles en Europe, Moscou prendra des mesures de réciprocité à fait savoir Vladimir Poutine, tout en précisant que la Russie ne cherchait pas une confrontation avec les Etats-Unis.

Dans son adresse devant l’Assemblée fédérale ce 20 février, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur la sortie du traité INF par les Etats-Unis et ses conséquences. Le président russe a expliqué que Moscou n’avait pas l’intention de déployer des missiles en premier, mais qu’il serait contraint de prendre des mesures de réciprocité dans l’éventualité où les Etats-Unis le feraient.

«La Russie n’a pas l’intention d’installer en Europe de tels systèmes d’armes», a-t-il assuré. Toutefois, si Washington venait à déployer des missiles en Europe, la Russie ciblerait les pays où seraient positionnés leurs missiles, mais aussi les Etats-Unis eux-mêmes, a indiqué le chef de l’Etat russe. «Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires, d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’utilisation de missiles nous menaçant», a ainsi déclaré Vladimir Poutine.

Il a en outre souligné qu’en dépit de ce que prétendent certaines nations, Moscou ne constitue pas une menace. «Les actions militaires de la Russie répondent à ce que font les Etats-Unis et leurs alliés et sont de nature défensive. Les politiques de Washington sont à courte vue, destructives et portent finalement atteinte aux intérêts de l’Amérique», a-t-il ajouté. «Toutes les actions de la Russie en termes militaires ont pour objectif de garantir sa sécurité, d’éliminer ne serait-ce que l’ombre d’une menace d’utiliser la force contre elle. Ce que veut la Russie, c’est la paix.»

Le président russe a enfin accusé les Etats-Unis d’utiliser des «accusations imaginaires» pour motiver sa sortie du traité nucléaire INF, qui a poussé Moscou à suspendre sa participation à cet accord conclu durant la Guerre froide et à développer de nouvelles armes. «Nos partenaires américains auraient dû dire les choses honnêtement au lieu d’utiliser des accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale de l’accord», a déclaré Vladimir Poutine devant les deux chambres du Parlement.

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Le Pentagone a décidé d’installer des missiles nucléaires à moyenne portée en Europe

Résultat de recherche d'images pour "bombes nucléaires US"

Le Pentagone a décidé d’installer des missiles nucléaire à moyenne portée en Europe, ce qui transformera ce territoire en champ de bataille lors d’une guerre entre les deux Grands. Sans surprise, l’Otan et l’Union européenne ont approuvé ce suicide des pays européens.

La « suspension » du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), annoncée le 1er février par le secrétaire d’État Mike Pompeo, lance le compte à rebours qui, d’ici six mois, amènera les États-Unis à sortir définitivement du Traité. Dès aujourd’hui, en tous cas, les États-Unis se considèrent libres de tester et de déployer des armes de la catégorie interdite par le Traité : missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5 500 km), avec base à terre.

C’est à cette catégorie qu’appartenaient les missiles nucléaires installés en Europe dans les années 80 : les missiles balistiques Pershing 2, installés par les États-Unis en Allemagne de l’Ouest, et ceux de croisière lancés depuis le sol, installés par les États-Unis en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne de l’Ouest, en Belgique et aux Pays-Bas, sous le prétexte de défendre les alliés européens des missiles balistiques SS-20, installés par l’Union soviétique sur son propre territoire.

Le Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires, signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan, éliminait tous les missiles de cette catégorie, y compris ceux basés à Comiso (Sicile).

Le Traité FNI a été mis en question par Washington quand les États-Unis ont vu diminuer leur avantage stratégique sur la Russie et la Chine. En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans apporter la moindre preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) appartenant à la catégorie interdite par le Traité. Et, en 2015, elle annonçait que « face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre ». Le plan a été confirmé par l’administration Trump : en 2018, le Congrès a autorisé le financement d’« un programme de recherche et de développement d’un missile de croisière lancé du sol par plate-forme mobile sur route ». De son côté Moscou niait que son missile de croisière violât le Traité et, à son tour, accusait Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du « bouclier »), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisière à tête nucléaire.

Il faut dans ce cadre rappeler le facteur géographique : tandis qu’un missile nucléaire états-unien à portée intermédiaire, basé en Europe, peut atteindre Moscou, un missile analogue basé par la Russie sur son propre territoire peut atteindre les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on renverse le scénario, c’est comme si la Russie installait au Mexique ses missiles nucléaires à portée intermédiaire ;

Le plan US de fossoyer le Traité FNI a été pleinement soutenu par les alliés européens de l’Otan. Le Conseil de Atlantique-Nord a déclaré, le 4 décembre 2018, que « le Traité FNI est en danger à cause des actions de la Russie », accusée de déployer « un système de missiles déstabilisant ». Le même Conseil a déclaré hier son « plein appui à l’action des États-Unis de suspendre ses obligations concernant le Traité FNI » et intimé à la Russie d’utiliser les six mois restants « pour revenir à la pleine observance du Traité » [1].

L’effondrement du Traité FNI a eu lieu aussi avec la contribution de l’Union européenne qui, à l’Assemblée générale des Nations unies, le 21 décembre 2018, a voté contre la résolution présentée par la Russie sur la « Préservation et la mise en œuvre du Traité FNI », rejetée avec 46 votes contre 43 et 78 abstentions. L’Union européenne —dont 21 des 27 membres font partie de l’Otan (comme en fait partie la Grande-Bretagne sortant de l’UE)— s’est ainsi uniformisée totalement à la position de l’Otan, qui à son tour s’est uniformisée à celle des États-Unis. En substance, donc, l’Union européenne aussi a donné son feu vert à une possible installation de nouveaux missiles nucléaires des USA en Europe, Italie comprise.

Sur une question de cette importance le gouvernement Conte, comme les précédents, s’est aligné et sur l’Otan et sur l’UE. Et de tout l’arc politique aucune voix ne s’est élevée pour demander que ce soit le Parlement qui décide comment voter à l’Onu sur le Traité FNI. Et aucune voix non plus ne s’est élevée au Parlement pour demander que l’Italie observe le Traité de non-prolifération et adhère à celui de l’Onu sur l’interdiction des armes nucléaires, en imposant aux USA de retirer de notre territoire national les bombes nucléaires B61 et de ne pas y installer, à partir de la première moitié de 2020, les encore plus dangereuses B61-12.

Ayant sur son territoire des armes nucléaires et des installations stratégiques des USA, avec le Muos et le Jtags en Sicile, l’Italie est exposée à des dangers croissants en tant que base avancée des forces nucléaires états-uniennes et de ce fait comme cible des forces russes. Un missile balistique nucléaire à portée intermédiaire, pour atteindre son objectif, met 6 à 11 minutes. Un bel exemple de défense de notre souveraineté, inscrite dans la Constitution, et de notre sécurité que le Gouvernement garantit en fermant la porte aux migrants, mais en l’ouvrant largement aux armes nucléaires US.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 
 

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L’UE vote pour l’installation de nouveaux missiles nucléaires US en Europe…

Unanimement, les États membres de l’Union européenne se sont alignés sur la stratégie militaire de leur grand frère américain. Ils ont accepté que leur propre territoire se transforme en champ de bataille nucléaire en cas de conflit entre les États-Unis et la Russie.

Auprès du « Palais de verre » des Nations unies, à New York, se trouve une sculpture métallique intitulée Le Mal terrassé par le Bien, représentant Saint Georges qui transperce un dragon avec sa lance. Elle fut donnée par l’URSS en 1990 pour célébrer le Traité FNI (INF) stipulé avec les USA en 1987, qui éliminait les missiles nucléaires à courte et moyenne portée (entre 500 et 5 000 km) avec base à terre. Le corps du dragon est en effet réalisé, symboliquement, avec des morceaux de missiles balistiques états-uniens Pershing-2 (auparavant basés en Allemagne de l’Ouest) et de SS-20 soviétiques (auparavant basés en URSS).

Mais maintenant le dragon nucléaire, qui dans la sculpture est représenté à l’agonie, revient à la vie. Grâce aussi à l’Italie et aux autres pays de l’Union européenne qui, à l’Assemblée générale des Nations unies, ont voté contre la résolution présentée par la Russie sur la Préservation et la mise en œuvre du Traité FNI, rejetée avec 46 votes contre 43 et 78 abstentions [1].

L’Union européenne —dont 21 des 27 membres font partie de l’Otan (comme en fait partie la Grande-Bretagne sortant de l’UE)— s’est ainsi uniformisée à la position de l’Otan, qui à son tour s’est totalement uniformisée à celle des États-Unis. L’administration Obama d’abord, puis l’administration Trump ont accusé la Russie, sans aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de la catégorie interdite et ont annoncé leur intention de se retirer du Traité FNI. Ils ont en même temps lancé un programme visant l’installation à nouveau en Europe contre la Russie de missiles nucléaires, qui seraient basés aussi dans la région Asie-Pacifique contre la Chine.

Le représentant russe à l’Onu a prévenu que « cela constitue le début d’une course aux armements à part entière ». En d’autres termes il a prévenu que, si les États-Unis installaient à nouveau en Europe des missiles nucléaires pointés sur la Russie (comme l’étaient aussi les Cruise basés à Comiso dans les années 80), la Russie installerait à nouveau sur son propre territoire des missiles analogues pointés sur des objectifs en Europe (mais ne pouvant pas atteindre les États-Unis).

Faisant fi de tout cela, le représentant de l’UE à l’Onu a accusé la Russie de miner le Traité FNI et a annoncé le vote contraire de tous les pays de l’Union parce que « la résolution présentée par la Russie dévie de la question qui est en discussion ». En substance, donc, l’Union européenne a donné son feu vert à l’installation possible de nouveaux missiles nucléaires US en Europe, Italie comprise.

Sur une question de cette importance, le gouvernement de Giuseppe Conte, renonçant comme ses prédécesseurs à exercer la souveraineté nationale, s’est aligné sur l’UE qui à son tour s’est alignée sur l’Otan sous commandement US. Et de tout l’arc politique aucune voix ne s’est élevée pour demander que ce soit le Parlement qui décide comment voter à l’Onu. Et aucune voix non plus ne s’est élevée au Parlement pour demander que l’Italie observe le Traité de non-prolifération, imposant aux USA de retirer de notre territoire national les bombes nucléaires B61 et de ne pas y installer, à partir de la première moitié de 2020, les nouvelles et encore plus dangereuses B61-12.

Ainsi est à nouveau violé le principe constitutionnel fondamental que « la souveraineté appartient au peuple ». Et comme l’appareil politico-médiatique maintient les Italiens dans l’ignorance de ces questions d’importance vitale, est violé le droit à l’information, dans le sens non seulement de la liberté d’informer mais du droit d’être informés.

Ou bien on le fait maintenant ou demain il n’y aura pas de temps pour décider : un missile balistique à portée intermédiaire, pour atteindre et détruire son objectif avec sa tête nucléaire, met 6 à 11 minutes.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

 Il Manifesto via Voltaire.net

 
 

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Carte des pays en Europe où des Gilets jaunes ont défilé

Les actions de "Gilets jaunes" en Europe

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Publié par le 21 décembre 2018 dans général

 

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Les États-Unis livrent en Europe le plus gros lot de munitions du XXIe siècle !

© AP Photo / Frank Augstein

Une info inquiétante, on se demande ce qui se trame, il apparaît évident que ce n’est pas pour l’entrainement … D’autant que les pays du club nucléaire, dont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les USA et la France, s’opposent au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement ces armes nucléaires qui pourraient anéantir l’humanité ? Pour des raisons stratégiques et géopolitiques ? Mais qu’est ce qui vaut la peine de prendre un tel risque ? Ceux qui nous gouvernent nous mènent droit vers une grande guerre qui risque de rendre la planète juste invivable, ce sont des fous dangereux !! Z 

Le 86e escadron des munitions de la base aérienne américaine de Ramstein, située dans le nord de l’Allemagne, a reçu plus de 100 conteneurs de munitions, le plus grand lot depuis 1999, a annoncé vendredi le commandement de l’US Air Force en Europe.
« Il s’agit du plus gros lot livré depuis l’opération Force alliée qui s’est tenue en 1999 », a indiqué David Head, responsable d’une section du 86e escadron des munitions, rappelant ainsi la campagne de 78 jours pendant laquelle les avions américains ont effectué environ 900 sorties pour bombarder la Yougoslavie.

Selon lui, ces nouvelles munitions « serviront à mener des opérations sur le théâtre et à augmenter la présence du commandement des Forces armées américaines dans la zone européenne ». 

Selon le chef de la section de transport des munitions Arthur Myrick, ces munitions sont destinées à soutenir le programme European Deterrence Initiative (EDI, « Initiative européenne de dissuasion ») de L’OTAN et à augmenter les stocks de munitions en Europe.

En janvier 2017, les États-Unis avaient officiellement rebaptisé leur programme d’aide militaire aux alliés européens en « Initiative européenne de dissuasion ». Le programme prévoit le déploiement de 3.000 à 5.000 militaires de L’OTAN, ainsi que d’équipements et de matériels en Europe, à proximité des frontières russes. La Russie avait déclaré que les activités américaines en Europe détérioraient la situation en matière de sécurité sur le continent.

La base aérienne américaine et de L’OTAN située à Ramstein compte environ 15.000 militaires et 30.000 spécialistes civils. C’est l’une des deux bases sur le territoire allemand qui disposerait d’ogives nucléaires. Le 603e centre des opérations aériennes et spatiales déployé à Ramstein en 2011 coordonne et dirige les opérations des drones américains en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen et au Pakistan.

 

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En Europe, les prix du blé ont bondi de 35% à cause de la sécheresse et de la canicule.

C’est énorme …

 
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Publié par le 8 août 2018 dans économie, général, International

 

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Des composés chimiques « aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques » dans les tampons et serviettes hygiéniques ! (et des pesticides interdits)

L’Anses recommande aux fabricants de tampons et de serviettes hygiéniques d’améliorer la qualité des matières premières.

Des pesticides interdits … , des composés chimiques « aux  effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens » (dont des hydrocarbures, des dioxines, des phtalates … , sans compter le glyphosate !), dans les tampons et serviettes hygiéniques, mais ce n’est pas grave, il y a « absence de risque sanitaire » selon l’ANSES !!! Pourtant la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés est ici jugée comme étant « effarante » , et c’est en contact direct avec les muqueuses intimes des femmes ! Sachant en plus que  »  les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise »  » et que  » les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques » !! Meme le Bio n’offre aucune garantie ! Alors là mesdames, vous avez un gros problème !!  Z 

L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens..

Le lindane et le quintozène sont deux pesticides dont l’usage est interdit en Europe depuis 2000. Ils sont pourtant présents là où on les attendrait le moins : dans des serviettes hygiéniques et des protège-slips commercialisés en France. Et ils ne sont pas les seules substances dangereuses à se cacher dans les protections intimes. On y retrouve même du glyphosate, le célèbre herbicide de Monsanto

Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publié jeudi 19 juillet, dresse la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés. Elle est effarante.

Outre des pesticides, des tests réalisés en 2016 ont mis en évidence la présence de nombreux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou de phtalates dans les protections externes, de dioxines et furanes ainsi que de DnOP (phtalate) dans les tampons. Autant de substances aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens.

Contamination des matières premières

Comment ces substances toxiques peuvent-elles se retrouver dans des protections intimes ? Les experts de l’Anses notent que les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise ».

Sur la base des informations transmises par les marques, ils estiment néanmoins qu’à l’exception d’une substance parfumante (BMHCA, perturbateur endocrinien potentiel), les produits incriminés n’ont pas été ajoutés intentionnellement. Ils sont issus d’une contamination des matières premières (pesticides dans les produits d’origine naturelle dérivés du coton) et des procédés de fabrication.

Des agents chlorés utilisés dans le processus de blanchiment peuvent ainsi êtreà l’origine de la formation de dioxines et furanes. Pour les HAP, que l’on retrouve habituellement dans la fumée de cigarette et des moteurs diesel, les experts penchent pour le mode d’assemblage ou de conditionnement à haute température.

« Absence de risque sanitaire »

Saisie en avril 2016 par le ministère de la santé et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Anses se veut toutefois rassurante. Elle conclut à « l’absence de risque sanitaire » par voie cutanée en raison des « très faibles concentrations »mesurées et toutes « sans dépassements de seuils sanitaires ». Néanmoins, l’Agence précise que les calculs de risque ne prennent pas en compte les effets perturbateurs endocriniens ni les effets sensibilisants cutanés de ces composés chimiques.

Aussi l’Anses recommande-t-elle aux marques d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication, afin d’« éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence de ces substances, en particulier celles présentant des effets CMR, perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés ».

A la différence des Etats-Unis, où la commercialisation des protections intimes – classées en dispositifs médicaux – est encadrée depuis la fin des années 1970, il n’existe pas de réglementation spécifique en France. Dans le cadre du règlement européen Reach, l’Anses soutient un projet de restriction des substances CMR dans les produits d’hygiène féminine. Il est à l’étude à l’initiative de la Commission.

« Composés organiques volatils ou phtalates »

Pour compléter son avis, l’Anses a lancé des essais supplémentaires. Ils visent à mieux caractériser la composition des tampons et des coupes menstruelles. Concernant ces dernières, les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques ».

« Normalement, l’élastomère ou le silicone qui les composent sont de qualité médicale, mais certaines coupes peuvent libérer des composés organiques volatils ou des phtalates, fait remarquer le professeur Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’AnsesOn a d’autant plus besoin de données qu’elles sont de plus en plus utilisées, notamment par les jeunes femmes. »

Existe-t-il des alternatives sans résidus chimiques ? Plusieurs marques proposent des protections « bio ». « Bien sûr, il y a moins de risques de retrouver des pesticides dans des produits conçus à partir de matière première bio, mais ils peuvent tout aussi bien être contaminés par des HAP, des dioxines et furanes ou des phtalates dans le processus de fabrication, via les colles ou les additifs, avertit le professeur Lasfargues. Aujourd’hui, on ne peut garantirl’absence de produit chimique dans aucun produit. »

Le syndrome de choc toxique

Ce que peuvent en revanche assurer les experts, c’est que le syndrome de choc toxique (SCT) menstruel, principal risque microbiologique – « rare mais potentiellement grave » –, lié au port de protections intimes n’est pas dû à la présence de ces substances chimiques.

Le risque de développer cette maladie causée par une toxine bactérienne augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne ou l’usage d’une protection d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire. Aucune serviette ou protège-slip n’a été impliqué dans des cas de SCT, indique l’Anses.

Le grand public avait découvert le syndrome de choc toxique en 2015 quand le mannequin américain Lauren Wasser avait été amputée de la jambe gauche à la suite d’un SCT. En France, une pétition avait alors été lancée pour demanderde « rendre visibles les compositions des tampons de la marque Tampax ». Le leader du marché s’y est résolu depuis le printemps 2017. L’Anses préconise aujourd’hui que tous les fabricants affichent des indications claires relatives à ce risque sur les emballages et les notices d’utilisation des tampons et des coupes menstruelles.

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Publié par le 22 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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