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Egon Von Greyerz : Des taux plus élevés, des déficits plus élevés – Nous sommes à l’aube d’une énorme crise !!

La fin d’un empire est un événement à la fois long et dramatique, durant lequel peu de gens sont prêts à affronter la réalité. Alors que la fin approche, le déni est à son apogée. Nous pouvons deviner COMMENT cela se terminera, mais pas vraiment QUAND. Si l’on regarde les faits, nous sommes au début de la fin. Les signes sont clairs. Nous avons un pays qui, au cours des 27 dernières années, a doublé sa dette tous les huit ans. Et la tendance continue. Un pays qui, depuis des décennies, vit au-dessus de ses moyens en empruntant des montants illimitées. Je ne parle pas d’une république bananière, ni de l’Argentine ou du Venezuela, mais la plus grande économie du monde : les États-Unis.

L’économie américaine est comme Humpty Dumpty Dumpty : grande, grosse, grasse. Elle mettra probablement beaucoup de temps à se remettre de sa chute.

Humpty Dumpty assis sur un mur,
Humpty Dumpty se cassa la figure,
Tous les chevaux et soldats du roi
Ne purent le remettre à l’endroit!

La dette américaine augmente depuis 58 ans d’affilée

Le chemin de la perdition est souvent parsemé d’embûches. Mais pas pour les États-Unis. Cela a été une ligne droite vers ce qui sera la chute la plus spectaculaire de l’histoire économique. Depuis 1960, la dette américaine a augmenté chaque année, sans exception. Certains pensent, à tort, que la dette a diminué lors des années 90 grâce aux excédents budgétaires enregistrés sous l’administration Clinton. Mais il s’agissait de faux excédents et la dette a continué d’augmenter au cours de cette période.

La dette s’élevait à 286 milliards $ en 1960, avant d’atteindre 1 000 milliards $ lorsque Reagan est devenu président en 1981. Ce président très admiré a quasiment tripler la dette américaine pendant son mandat. Sa popularité n’a donc rien d’étonnant, d’autant plus qu’il a réussi à faire monter le Dow après une décennie de marchés latéraux. Il est considéré comme un héros et c’est certainement mérité. Mais devenir un héros nécessite beaucoup de chance au niveau du timing. Après une longue période de forte inflation, de taux élevés et de faible croissance économique, Reagan et Thatcher étaient les bons dirigeants pour guider leur pays vers des temps meilleurs.

Emprunter et dépenser – emprunter et dépenser

Mais malheureusement, cela implique aussi de dépenser de l’argent que vous n’avez pas. L’économie keynésienne à son paroxysme. Emprunter et dépenser, puis emprunter et dépenser encore. C’est à ce moment-là que l’ère des riches qui s’enrichissent a véritablement débuté, avec la concentration des richesses au profit d’une partie de plus en plus réduite de la population. Dans le même temps, le salaire réel des travailleurs ordinaires a baissé de 55 % depuis 1974.

La dette des Etats-Unis double tous les 8 ans depuis 1981

Depuis que Reagan est devenu président en 1981, la dette américaine a en moyenne doublé tous les 8 ans. Avec l’élection de Trump à la fin 2016, on peut anticiper une extrapolation de la tendance historique. J’ai donc réalisé la projection ci-dessous en décembre 2016 :

L’image ci-dessus est inquiétante non seulement en raison du niveau galopant de la dette, mais aussi parce que les recettes fiscales augmentent à un rythme effréné. La dette a été multipliée par 23, en passant d’environ 900 milliards $ en 1981 à 21 500 milliards $ en 2018, alors que les recettes fiscales sont seulement 6 fois plus élevées (l’image ci-dessus montre les prévisions d’endettement jusqu’en 2021). Comment peut-on croire que les recettes fiscales stagnantes ou en baisse suffiront un jour à réduire la dette ? L’histoire nous dit le contraire. Pour être clair et concis, l’économie américaine se dirige vers la faillite. Le seul remède de la Fed sera d’imprimer des quantités illimitées de monnaie jusqu’à ce que le dollar devienne sans valeur.

La dette américaine à 40 000 milliards $ d’ici 2025

Trump a hérité d’une dette de 20 000 milliards $ et, que ce soit lui ou un autre président dans 8 ans, cette dette doublera inévitablement pour atteindre, au minimum, 40 000 milliards $ d’ici 2025.

Nous saurons bientôt si la dette aura atteint 28 000 milliards $ à mi-parcours en 2021, comme je l’ai prévu dans le graphique ci-dessus. Cela représenterait un déficit moyen de 230 milliards $ par mois au cours des 28 prochains mois. Avec un déficit de 214 milliards $ au mois d’août, les 28 000 milliards $ ne semblent pas trop irréalistes. Nous savons déjà que la dette s’élève à 21 500 milliards $, soit 1 500 milliards $ de plus qu’il y a 19 mois lorsque Trump a pris la relève. Et ce, avec une économie en plein essor.

Mais les finances de USA Inc. ne sont pas si bonnes. En août, par exemple, la moitié des dépenses budgétaires a été financée par la dette – une tendance très inquiétante si elle se poursuit.

Des taux plus élevés, des déficits plus élevés – La recette du désastre

Les principaux facteurs qui feront grimper la dette seront des taux d’intérêt plus élevés et des déficits plus importants. Les intérêts débiteurs sur la dette américaine au cours de l’exercice 2017-2018 s’élevaient à 365 milliards $. Comme mentionné dans l’article de la semaine dernière, les taux d’intérêt sont en hausse et vont probablement revenir au sommet de 16 % atteint en 1981.

Lorsque les déficits se creuseront et que le prix des obligations s’effondreront, la Fed perdra totalement le contrôle du marché de la dette à long terme. Les plus gros créanciers, la Chine et le Japon, contribueront certainement au processus. La chute des prix des obligations et la baisse du dollar les obligeront à se précipiter vers la sortie le plus rapidement possible.

Disons qu’au cours des prochaines années la dette atteigne 28 000 milliards $et les taux d’intérêt 10%, avec des recettes fiscales en baisse de 15%. À ce moment-là, toutes les recettes fiscales seront absorbées par les intérêts débiteurs.

Je sais que cela peut sembler irréalistes aujourd’hui. Mais à mon avis, il y a un peu trop d’optimisme. La crise de 2007-2009 n’a jamais été résolue, mais reportée à une date ultérieure. Tous les problèmes à l’origine de cette crise sont toujours là. Mais le coût du report a été énorme puisque la dette mondiale a doublé, en passant de 125 000 milliards $ en 2006 à 250 000 milliards $ aujourd’hui. Si l’on y ajoute les passifs non capitalisés et les produits dérivés, le monde est à l’aube d’une crise exponentiellement plus grave qu’en 2007. La Fed devra probablement imprimer des milliers de milliards de dollars pour sauver le système financier et soutenir la plupart des secteurs de l’économie, y compris les retraites et les prestations sociales.

A ce moment-là, les obligations vont s’effondrer et les taux d’intérêt monteront au moins jusqu’à 25% comme en Turquie, ou plus probablement 60% comme en Argentine. Les États-Unis auront alors atteint le stade de l’hyperinflation avec un dollar qui s’effondre et une économie défaillante. Les répercussions sociales seront terribles.

Chute des actions

Les États-Unis ne seront bien sûr pas les seuls à échouer, mais en tant que plus grande économie, ils connaîtront la chute la plus difficile, tout comme Humpty. Dans le monde entier, de nombreux marchés donnent maintenant des signes clairs que ralentissement mondial a commencé.

Les marchés actions à Hong Kong, au Brésil et l’indice des marchés émergents sont tous en baisse de 20% en 2018. La Bourse chinoise a perdu 25%. Avec l’apparition de 19 “présages d’Hindenburg” depuis août (un signal technique très baissier), le marché américain semble extrêmement vulnérable. Il en va de même pour la plupart des principales bourses mondiales, après l’un des marchés haussiers les plus longs et abrupts de l’histoire. Que l’on assiste ou non à une dernière montée n’a aucune importance. Le risque est à son maximum et nous sommes proches du début d’un des plus grands marchés baissiers séculaires de l’histoire. Mieux prévenir que guérir.

Fin de la correction de l’Or

Les métaux précieux montrent des signes évidents que la longue correction entamée en 2011 est sur le point de finir. Une fois le retournement confirmé, ce qui pourrait arrivé n’importe quand, le marché haussier de 18 ans de l’or et de l’argent repartira vers de nouveaux sommets.

Mais les investisseurs qui détiennent des métaux précieux physiques pour préserver leur patrimoine ne doivent pas s’impatienter. Ces avoirs sont la meilleure assurance que la monnaie papier puisse acheter. Profitez des bons moments, de la qualité de vie et de la paix que nous avons aujourd’hui. Parce que les prix beaucoup plus élevés de l’or et de l’argent seront, malheureusement, le reflet d’un monde très différent.

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Publié par le 22 octobre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Une économie mondiale submergée

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De nombreux marchés émergents se transforment aujourd’hui en marchés submergés. Les économies, les monnaies et les marchés boursiers de nombreux pays sont en train de s’effondrer.

La monnaie est souvent le meilleur indicateur de la santé économique d’un pays. Observez le plongeon des six devises suivantes :

 

 

CONTAGION DE LA CRISE MONÉTAIRE

L’effondrement des monnaies se propage comme un feu de forêt. La forte inflation et l’hyperinflation frappent un pays après l’autre. Voici d’autres pays où la devise s’est effondrée en 2018 : Soudan -61%, Angola -39%, Liberia -18% et Inde -12%. La liste est longue. Au moins 15 autres pays ont vu leur monnaie perdre 10%, ou plus, par rapport au dollar en 2018.

DÉBUT DE BAISSES DES ACTIONS À L’ÉCHELLE MONDIALE

Plusieurs grandes places boursières nous indiquent que l’économie mondiale est en train d’amorcer un marché baissier séculaire : -25% en Chine en 2018, -20% au Brésil, -23% en Turquie, -16% en Italie, -15% en Espagne, -10% en Allemagne, -10% au Royaume-Uni. Les actions des marchés émergents ont chuté de 20 %.

Les pays BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – représentent 40 % de la population mondiale et ont un PIB de 20 000 milliards $. Par conséquent, la faiblesse de ces économies est un signe inquiétant pour l’avenir. L’ampleur du ralentissement n’est évidemment pas la même qu’au Venezuela ou en Argentine, mais cela montre bien que l’économie mondiale commence à s’effilocher.

LE DÉSASTRE DE LA DETTE ÉMERGENTE LIBELLÉE EN DOLLARS

Le ralentissement économique ne serait pas si grave si le monde n’était pas endetté jusqu’au cou. Les économies occidentales ont des dettes qu’elles ne pourront jamais rembourser, mais c’est encore pire pour les marchés submergés, car leur croissance a été financée en grande partie avec de la dette en dollars US.

La dette des marchés submergés était de 8 000 milliards $ en 2000 et s’élève désormais à près de 50 000 milliards $.

La part de cette dette libellée en dollars a connu une croissance exponentielle et, comme la plupart des monnaies de ces pays sont en forte baisse par rapport au billet vert, ils risquent de faire défaut sur leurs dettes dans les prochaines années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les dettes libellées en dollars ont été multipliées par 5-10. Les monnaies de ces pays continueront de baisser jusqu’à ne valoir quasiment plus rien.

 

 

ARGENTINE : TAUX D’INTÉRÊT DE 60%

Si nous jetons un coup d’œil rapide à l’Argentine, nous pouvons voir ce qui attend les marchés émergents, mais aussi l’Occident. Avec une inflation élevée et un effondrement du peso de 50% cette année, l’Argentine a relevé ses taux d’intérêt à 60%.

 

 

Personne ne peut assumer des taux d’intérêt de 60%, en particulier un pays lourdement endetté. Des taux aussi élevés sont une folie et vont rapidement tuer le patient si cela continue.

Le message ne peut être plus clair : Une dette en croissance exponentielle et totalement disproportionnée par rapport à la croissance du PIB finira par entraîner un effondrement de la monnaie, puis un défaut. Le monde pourrait être confronté à une défaillance de l’Argentine. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Même chose avec l’économie vénézuélienne. Même s’il y a un effondrement total de l’économie et de la société, cela n’aura pas de conséquences mondiales.

FAIRE DES MONTAGNES D’UNE TAUPINIÈRE

Comme c’est souvent le cas, les problèmes commencent à la périphérie. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont pas les uniques répercussions d’un problème localisé. Les taupinières surgissent de pays en pays et vont bientôt atteindre l’Occident.

 

 

LA PATIENCE – UNE VERTU PERDUE

Il y a quelques années, on m’a demandé quelle est la chose la plus importante que j’ai apprise au cours de ma longue carrière dans les affaires. J’ai répondu « la patience ». Lorsqu’on est jeune, tout doit arriver rapidement. La gratification instantanée fait partie de la culture actuelle, la plupart des gens étant impatients et dénués de principes. C’est la même chose pour les jeunes et les vieux. Personne ne peut s’asseoir une seconde sans sortir son iPhone. Les téléphones portables sont les cigarettes d’aujourd’hui, sans eux les gens deviennent anxieux et nerveux. Mais malheureusement, cela ne les calme pas, au contraire.

Pire encore, lorsque les jeunes se réunissent, ils préfèrent communiquer avec le reste du monde sur Instagram ou Snapchat plutôt que de parler avec leurs amis assis à côté d’eux. Et quiconque envoie un courrier électronique ou un message attend une réponse rapide. Auparavant, lorsque vous envoyiez une lettre à quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique, il fallait attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. À bien des égards, la qualité de vie était meilleure qu’aujourd’hui. Mais l’évolution technologique ne cesse de s’accélérer.

LES ROBOTS ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE NOUS RENDRONT-ILS INUTILES ?

Les robots et l’intelligence artificielle (IA) prennent progressivement le contrôle de tout. Je me souviens de Sir Clive, l’inventeur du premier ordinateur grand public à moins de 100£ en 1980, qui disait déjà à l’époque que les machines seraient un jour plus intelligentes que les êtres humains. Il avait raison, comme nous le voyons aujourd’hui avec l’IA. Il a également déclaré que les ordinateurs prendront le contrôle de nos vies, rendant les humains inutiles. Pour lui, la seule différence entre les humains et les ordinateurs était que les humains ont une âme. Et encore, il y croyait à moitié.

Malheureusement, la patience est une vertu qui disparaît de nos vies. La plupart des investissements se font à court terme. Mais Warren Buffet nous a démontré que les placements à long terme, basés sur la valeur, peuvent être une réussite. Donc, en attendant que l’intelligence artificielle contrôle nos vies et prenne toutes nos décisions en matière d’investissements, la patience restera une vertu essentielle.

L’OR – UNE AUBAINE EN 2000 ET UNE AUBAINE AUJOURD’HUI

À la fin des années 1990, j’ai considéré que les risques dans l’économie mondiale devenaient très dangereux. Après l’effondrement de 80% des valeurs technologiques en 2000-2002, le risque restait élevé en raison de la dette et des produits dérivés. Le prix de l’or ne reflétait pas encore ce risque et, après une correction de 20 ans par rapport au sommet de 850 $ atteint en 1980, l’or avait touché un plus bas à 250 $ en 1999 et n’était toujours qu’à 300 $ au début de 2002. Nous avons sauté sur l’opportunité, d’autant plus que l’or semblait sur le point de se retourner. Pour réussir un investissement, il ne faut pas acheter en même temps que tout le monde, comme l’or à 800 $ en 1979 ou le Nasdaq à la fin 1999. Chaque fois que les médias commencent à couvrir une classe d’actifs en première page, alors le risque est déjà bien plus élevé. Le meilleur moment pour acheter est lorsqu’un actif est mal aimé et sous-évalué, comme l’or en 2002.

L’or a ensuite amorcé une tendance haussière de six ans jusqu’à atteindre un sommet temporaire à 1 030 $ en 2008. Le second sommet intermédiaire a été touché en septembre 2011, à 1 930 $. L’or s’est ensuite maintenu entre 1 600 $ et 1 750 $, avant de descendre à 1 200 $ en 2013. L’or se déplace dans cette fourchette depuis cinq ans.

Notre vision du risque mondial et du rôle de l’or comme protection n’a pas changé. Évidemment, nous n’avons pas liquidé nos métaux précieux. Nous attendons patiemment depuis plusieurs années. Les raisons de détenir de l’or en 2002 n’ont pas changé. Au contraire, depuis 2006, le risque a augmenté exponentiellement avec l’explosion de la dette et des bulles d’actifs. Si nous ajoutons à cela les dérivés, les retraites et les passifs non capitalisés, le risque total s’élève désormais à des quadrillions de dollars.

Il y a encore plus de raisons d’acheter de l’or aujourd’hui qu’en 2002. Mais les prix de l’or et de l’argent ne reflètent pas ce risque. Le sentiment est semblable à ce qu’il était en 2002. L’or et l’argent sont de nouveau mal aimés et sous-évalués. C’est donc le moment idéal pour acquérir de l’or et de l’argent à des fins de préservation du patrimoine.

LES PROBLÈMES SE DÉPLACERONT VERS LE CENTRE

Pour comprendre ce qui se profile, revenons à la périphérie pour voir ce qui a déjà frappé certains pays. La dépréciation de la monnaie n’est qu’une partie de l’équation. L’autre élément est bien sûr la façon dont l’or révèle la mauvaise gestion du pays et protège contre une perte totale de richesse.

 

 

Le Venezuela, où la monnaie n’a plus aucune valeur, est un cas désespéré. Avec un prix de l’or à 300 millions de bolivars, les vénézuéliens qui possèdent un peu d’or depuis le début de l’année ou, encore mieux, depuis des années, se retrouvent en bien meilleure posture que le reste de la population.

En détenant de l’or et de l’argent physique, vous n’assurez pas seulement votre patrimoine contre la destruction de la monnaie papier, mais aussi contre un éventuel renflouement ou un effondrement du système bancaire.

Nous avons actuellement un certain nombre de signes avant-coureurs provenant du monde entier. Les années sombres ont déjà commencé en périphérie et se déplaceront rapidement vers le centre. Certains marchés boursiers, comme aux États-Unis, sont encore proches de leur sommet. Fondamentalement, les marchés en bulle peuvent s’effondrer à tout moment.

Les signaux techniques indiquent qu’un krach est imminent. Pareil pour l’or et l’argent. Ils s’apprêtent à reprendre leur tendance haussière à long terme et à monter significativement.

Ces mouvements peuvent se déclencher du jour au lendemain. S’ils sont retardés pendant une courte période, cela ne changera rien. L’économie mondiale se retournera et les conséquences seront dramatiques.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 24 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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ITW Von gruyere – Le Risque mondial est à un niveau record

Tiens , greg hunter , il existe encore !! LOL Il y a un bail que je ne l’avais plus diffusé  , et que je n’avais plus regardé ses ITW . Ici il accueil notre bon vieux Von gruyere (Egon von Greyerz pour les intimes) , qui explique toujours des choses trés intéressantes et censées … Z *

Greg Hunter (USAWatchdog.com) a interviewé Egon von Greyerz (Fondateur MAM – Membre du conseil d’administration de GoldBroker) sur la situation économique et politique actuelle, les risques pour les investisseurs, et les moyens de se protéger contre la prochaine crise qui se profile.

Greg Hunter (GH) : Bienvenue sur USAWatchdog.com. Cela fait longtemps que nous n’avons pas reçu notre invité… Egon von Greyerz est à la tête de Matterhorn Asset Management (GoldSwitzerland.com). Egon, merci de vous joindre à nous.

Egon von Greyerz (EvG) : Ravi d’être avec vous, Greg.

GH : Pour rafraîchir la mémoire des gens, vous avez plusieurs années d’expérience dans le secteur bancaire européen, à des postes haut placés… vous offrez désormais une solution d’investissement dans l’or, sur deux continents, avec stockage dans des endroits secrets… vous achetez de l’or à la tonne, en lingots, et vos clients sont très riches et ont un très bon réseau…

Je voudrais commencer par là. D’un côté, vos clients entendent toutes sortes d’histoires négatives sur la dette, l’économie, sur la gravité de la situation actuelle. De l’autre, ils entendent qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, que l’économie américaine est en croissance… et puis, il y a ces guerres tarifaires et les tensions qu’elles engendrent… Que pensent vos clients du paysage financier et politique actuel ?

EvG : Nos clients détiennent de l’or, non pas parce qu’ils sont des spéculateurs ou qu’ils aiment l’or, mais bien dans le but de préserver leur patrimoine. Nous avons réalisé, au début de ce siècle, qu’il était essentiel de détenir de l’or en tant qu’assurance contre tout ce qu’il va arriver sur les marchés financiers, dans l’économie mondiale et en politique, au cours des prochaines années. C’est pourquoi nos investisseurs ne s’inquiètent pas du court terme, ils ne font pas de trading, ils n’achètent pas pour revendre… ils investissent dans l’or et le conservent en tant qu’assurance contre ces risques. Nos clients, dont plusieurs sont aux États-Unis et en Amérique du nord, s’inquiètent particulièrement du climat économique, évidemment, mais aussi du climat politique. Nous ne sommes pas une organisation politique, alors nous n’entrerons pas dans les détails… mais nous avons de très riches clients qui s’inquiètent de ce qu’il se passe politiquement, des accusations, de ce que les politiciens font, et du fait que plusieurs d’entre eux seront inculpés judiciairement. Ce n’est pas ma spécialité, mais je sais ce dont mes clients américains s’inquiètent.

GH : Au point où nous en sommes aujourd’hui, certains disent que les choses vont dérailler… qu’en pensez-vous ?

EvG : C’est aussi mon sentiment. Je crois qu’un retournement du cycle économique est imminent. Cela pourrait commencer dès l’automne, avec les marchés d’actions, et pourrait s’étendre aux marchés obligataires. Vous savez, beaucoup de choses ressortent lorsque les choses tournent mal. Plusieurs sociétés à travers le monde sont massivement surévaluées, mais cela a été balayé sous le tapis. Les politiciens balayent tout sous le tapis, et cela passe inaperçu quand les choses vont bien. J’ai accumulé pas mal d’expérience en travaillant dans le secteur bancaire et au sein d’entreprises depuis la fin des années 1960, et j’ai vu cela auparavant. Lorsque les choses prennent une mauvaise tournure, les histoires cachées ressortent. Cela mènera non seulement à des actions en justice, mais aussi à des troubles politiques, et cela aura des répercussions sur les gens ordinaires, dont la situation se complique de jour en jour. L’écart entre riches et pauvres augmente de façon exponentielle. Quand les choses tourneront mal, le peuple aura l’estomac vide et les protestations ne seront pas pacifiques, c’est certain. Cela n’arrivera pas qu’aux États-Unis… mais aussi en Europe, où ils doivent gérer le problème du grand nombre d’immigrants arrivés cette dernière décennie. Quand les choses se mettent à mal aller, les minorités sont pointées du doigt, alors je suis certain qu’il y aura des problèmes majeurs en Europe, tout comme aux États-Unis.

GH : Vous parlez du fait que vos clients investissent à long terme, et que vous avez identifié le besoin, au début de ce siècle, de détenir de l’or… Quelles sont les craintes de vos clients ? Quel est le montant maximum qu’ils tiennent à assurer ? Quel est le pire scénario qu’ils envisagent ?

EvG : Cela fait des années que j’en parle. Je n’espère pas le pire scénario… j’identifie et j’analyse le risque. Si je regarde le système financier mondial, je me rends compte que c’est une bulle massive composée de papier. Ce papier, un jour, perdra presque toute sa valeur. Lorsque ce papier perdra sa valeur, la monnaie perdra sa valeur, ainsi que les actifs sous-jacents, puisqu’ils sont basés sur de la dette qui ne sera jamais remboursée. C’est ce qui inquiète nos clients. Vous savez, ce ne sont pas des fous qui vivent dans une grotte… ce sont des gens normaux qui voient, comme nous, qu’il faut se protéger contre les risques. Concernant le pourcentage des avoirs, cela varie énormément… selon nous, l’or est la meilleure assurance pour protéger sa richesse contre ce qui se profile, à condition que le métal soit détenue hors du système bancaire, évidemment. Je dirais qu’aucun de nos clients n’a moins de 20% de ses actifs en or et en argent physique. Certains détiennent 50% ou plus… cela varie beaucoup…

GH : Attendez un peu. Je voudrais que vous nous expliquiez cela… beaucoup de gens disent qu’il faut détenir 5%, 10%… des gestionnaires intelligents déconseillent d’aller au-delà de 10%, surtout pas à hauteur de 50%. Contrairement à vous, ils ne pensent pas que si le cours de l’or baissait, cela ne changerait rien. Mais êtes-vous en train de me dire que vos clients détiennent, au minimum, 20% de leurs actifs totaux ? Nous parlons de multimillionnaires, de milliardaires… Disons qu’un de vos clients a un milliard de dollars… il détient donc 250 000 $ d’or et d’argent physique, c’est bien ça ?

EvG : Oui, c’est juste.

GH : Wow !

EvG : Il faut savoir que moins de 1% des actifs mondiaux sont investis dans l’or physique. Il s’agit d’un très petit groupe de personnes, même si c’est beaucoup d’argent… évidemment, la majorité des gens ne partagent pas notre vision, car sinon les autres marchés s’effondreraient. Mais nos clients sont inquiets des risques. Comme je l’ai dit, peu d’entre eux ne détiennent que 10% – car je crois que c’est nettement insuffisant. Regardez toutes les classes d’actifs actuellement, qu’il s’agisse de marchés boursiers, obligataires ou immobiliers… ces marchés sont tous en bulle, car ils sont alimentés par la croissance exponentielle du crédit – le crédit mondial a triplé depuis la fin des années 1990… depuis la crise, la dette est passée de 80 000 milliards à 240 000 milliards $. Lorsque la dette triple, cela ne signifie pas que le risque est seulement multiplié par trois, car il augmente de façon exponentielle. Il faut ensuite y ajouter tous les produits dérivés et les passifs non capitalisés… les produits dérivés sont à hauteur d’au moins 1,5 quadrillion $, mais plusieurs banques les ont mis hors bilan, en utilisant des chambres de compensation, entre autres… officiellement, il s’agirait de 600 000 milliards $; mais c’est plutôt aux alentours de 1,5 quadrillion $. En plus, il y a tout ce passif non capitalisé. On parle de risques que personne ne comprend ou peut mesurer. Car tout cela est du papier, du vent. C’est comme un ballon qui éclate… on se rend compte, à ce moment-là, qu’il n’y avait que de l’air à l’intérieur. La valeur des actifs implosera, ainsi que la dette. Je crois que les marchés boursiers, obligataires et immobiliers déclineront d’au moins 75%, voire de 90-95% ou plus, et certains actifs disparaitront. Je ne dis pas que le monde va s’effondrer. Mais rappelez-vous qu’en 1929, le niveau de dette et de risque était bien inférieur à ce qu’il est aujourd’hui, et ce n’était pas à l’échelle internationale. Le problème est aujourd’hui mondial. La bourse a perdu 90% entre 1929 et 1932, et il a fallut plus de 25 ans pour revenir au niveau de 1929… alors, cela me surprendrait pas du tout que la bourse perde 95% aujourd’hui, parce que le problème est bien plus grave.

N’allez surtout pas croire que les banques centrales ou les gouvernements pourront sauver la situation, car ils ont utilisé tous leurs outils : ils ont gonflé la masse monétaire, imprimé de la monnaie, et ils nous disent que tout est sous contrôle. Mais ils ne contrôlent rien… il n’y a plus de marge pour baisse les taux d’intérêt, non plus. Selon moi, les taux d’intérêt vont se mettre à grimper. Ils pourraient encore essayer de les baisser si les marchés sont sous pression à court terme, mais cela ne fonctionnera pas. Ce sera comme dans les années 1970, et nous verrons des taux d’intérêt de 20%… Les gens diront que je suis pessimiste, mais je ne fais que signaler le probable effondrement de l’économie mondiale qui aura lieu dans les années à venir. Cela pourrait être d’ici cinq ans, dix ans, mais disons d’ici 2025. Espérons que cela n’arrive pas, mais je ne vois pas de solution. Mais les miracles peuvent arriver… En tous cas, face à tout ces risques, les gens doivent s’assurer. Certains penseront peut-être que c’est parce que je vend de l’or que je suggère d’en acheter… Vous savez, certains de nos clients se sont posés la question. Il ne s’agit pas du tout d’un « business » dans l’or. Nous avons crée cette société après avoir identifié les risques. Plusieurs investisseurs nous ont demandé de les aider… Nous avons acquis de l’or pour nous protéger personellement contre les risques, et maintenant, c’est une passion, et non un business. Ça me passionne d’aider les gens inquiets qui veulent préserver une partie de leur richesse. Bien sûr, les actifs tangibles valent plus que la plupart des actifs papier, qui risquent de disparaitre. Les actifs tangibles, comme les terres agricoles, l’immobilier ou les droits miniers, sont mieux que le papier. L’immobilier a toujours constitué un bon investissement à long terme, mais c’est une bulle à court terme. C’est comme l’art; L’art est un investissement pour les riches qui ne savent pas quoi faire de leur argent, car ils en ont trop. Si vous avez 150 milliards $, comme Jeff Bezos, qu’allez-vous faire de cet argent ? Vous allez acheter des choses que personne d’autre ne peut se permettre… alors vous achetez des tableaux, ce qui fait monter le prix… mais l’art aussi, à court terme, est une bulle. À long terme, je crois que l’immobilier, l’or, l’argent, et même les œuvres d’art performeront bien. Mais aujourd’hui, comme je l’ai dit, le marché de l’art est en territoire de bulle. Je pense que l’or est le meilleur actif de préservation de richesse. Et je ne suis pas un gold bug… Nous avons commencé à acheter de l’or en 2002, alors qu’il était à 300 $, sous-évalué et mal-aimé. Un jour, tout le monde voudra acheter de l’or, et son prix sera à des multiples de ce qu’il est aujourd’hui. À ce moment-là, s’il y a d’autres choses intéressantes dans lesquelles investir, rien ne vous empêchera de remettre votre or dans le système financier en échange de monnaie, ou alors vous pourrez acquérir des actifs à très bas prix avec votre or. Ce temps viendra. L’objectif n’est pas de dormir sur son or pour l’éternité… vous pouvez toujours en garder un peu, mais pas dans les quantités que les investisseurs devraient détenir aujourd’hui.

GH : Quand vous parlez de vos clients qui détiennent plus de 20% de leurs actifs en or, je peux vous dire qu’aucun conseiller ne suggère cela… je ne vous critique pas, car je souhaiterais ne pas savoir ce que je sais maintenant, à savoir que 20% est logique. Nous avons une dette de 21 000 milliards $, et personne n’en parle dans les médias grand public… et il manque 21 000 milliards $ aux États-Unis, selon les données du gouvernement… et de Mark Skidmore, un doctorat en économie de l’Université de Michigan State, spécialisé dans les budgets publics… cela fait 42 000 milliards $. Nous avons aucune idée de la taille réelle de la masse monétaire. Maintenant, retour sur votre affirmation : « Les risques que les gens ne comprennent pas » – risques-que-les-gens-ne-comprennent pas – c’est effrayant… si quelqu’un vous met un fusil sur la tempe, vous savez à quel risque vous êtes exposé…

EvG : Nous vivons dans un système où il a toujours été logique d’investir en bourse, dans l’immobilier, ou même, depuis les années 1980, dans les obligations… cela a été facile, car les banques centrales sont intervenues à chaque fois qu’il y avait une baisse, comme en 1987, 1999-2000, 2007-2008… À chaque fois, elles ont inondé les marchés de liquidité, et c’est pourquoi nous sommes passés d’une dette pratiquement nulle, il y a cent ans, à une dette de 250 000 milliards $, à laquelle il faut ajouter les passifs non capitalisés et les dérivés. Donc, cela a été facile pour les gens… ils s’en sont bien tirés, alors ils se disent « pourquoi cela changerait » ? C’est ce que tout le monde croit. Cela fait longtemps que je le dis, et cela prend plus de temps que je ne croyais, mais vous ne devriez plus attendre pour vous assurer… comme pour une assurance incendie, vous n’attendez pas que le feu soit déclenché pour vous assurer. Nous ne disons pas aux gens qu’ils doivent détenir 20%, 50% en or; nous leur disons qu’ils devraient détenir autant qu’ils en sentent le besoin. Nous pensons qu’ils devraient en détenir assez pour se couvrir contre un déclin de leurs autres actifs. Parce que l’or sera toujours liquide, rappelez-vous. Tous les marchés, la bourse, l’immobilier, les obligations etc., vont s’effondrer, et il n’y aura plus de liquidités. S’il n’y a plus de monnaie dans le système, l’or pourra toujours être utilisé pour les échanges. Vous pourrez toujours utiliser votre or. Il y a très peu d’actifs en bulle avec lesquels vous pouvez faire quelque chose si les pressions s’accumulent sur les marchés… et cela arrive bientôt.

GH : Certains diront que je suis en train de parler à un partisan de l’or, que je prêche pour votre paroisse. Vos clients détiennent 20% d’or physique, et je ne sais pas ce que sont leurs autres actifs… comme vous avez dit, des terres, des actions minières, des œuvres d’art, des diamants… des choses physiques. Mais les prix de l’or et de l’argent, en ce moment, à 1 200 $ l’once d’or et 15 $ l’once d’argent, ne se situent-ils pas aux alentours des coûts d’extraction ?

EvG : Oui… les minières ont mieux géré leurs affaires ces dernières années, notamment en réduisant leurs coûts d’exploitation. Certains minières sont rentables, à ces niveaux, mais d’autres ne le sont pas. Ces prix sont au niveau ou un peu au-dessus des coûts d’exploitation. Nous avons atteint le pic de production d’or… toutes les découvertes majeures des années 1990… il n’y a plus de tels gisements aujourd’hui. Il s’extrait environ quelque 3 000 tonnes annuellement, et cela va décliner dans les cinq, six ans à venir, aux alentours de 2 000 tonnes par an. Bien sûr, le gros problème du marché de l’or, c’est l’énorme marché d’or papier… que ce soit sur le COMEX ou à travers les bullion banks, les montants sont énormes, et si les gens commencent à s’inquiéter et exiger la livraison de leur or, il n’y aura pas d’or disponible. Lorsque le marché s’effondrera – ce qui arrivera certainement – et que les gens demanderont livraison physique, cela fera grimper le prix de l’or de plusieurs centaines de dollars en quelques jours. Je n’essaie pas d’être sensationnel, je ne fais que regarder le marché, et je vois cette énorme quantité d’or papier, tous ces contrats se règlent en livres, dollars ou euros… personne ne demande un règlement physique, parce qu’ils ne sont pas inquiets et ne font que spéculer sur le prix de l’or papier. Mais lorsque les gens commenceront à exiger la livraison physique de leur or, il n’y en aura pas… c’est alors que le prix grimpera en flèche. C’est inévitable… je n’essaie pas de parler en faveur de l’or dans l’espoir qu’il grimpe. J’essaie d’expliquer le fonctionnement du marché.

GH : Andrew Maguire disait qu’il y avait, en incluant les produits dérivés, plus de 1 000 onces d’or papier pour chaque once physique, et que maintenant, cela tournerait autour de 500 onces… Avez-vous des difficultés à vous procurer de grandes quantités d’or pour vos clients ?

EvG : Non, pas ces jours-ci, et c’est intéressant, parce que beaucoup de gens croient davantage au marché papier qu’au marché physique, même si tout l’or produit annuellement, aux alentours de 3 000 tonnes venant des mines et 1 000 tonnes provenant du recyclage, est entièrement absorbé. La majeure partie de cet or physique va en Chine, en Inde… et prenez la Russie, par exemple : la Russie a plus que triplé ses réserves d’or ces deux dernières années. La Chine est partie de presque rien en 2006 et détient plus de 16 000 tonnes aujourd’hui. Les gens de l’Est savent ce qu’il se passe, ils comprennent. Pourquoi pensez-vous que la Russie vend ses bons du Trésor et achète de plus en plus d’or ? Pourquoi pensez-vous que la Chine essaie de réduire sa quantité de bons du Trésor et continue d’acheter de grandes quantités d’or chaque mois ? La Chine sait que le dollar perdra sa valeur et que le système financier va s’écrouler.

GH : Que pensez-vous qu’il arrivera cet automne ?

EvG : À long terme, ces risques se concrétiseront, c’est inévitable. Sur le court terme, il faut surveiller les événements techniques. Il existe toujours une chance minime que le marché boursier entame un dernier rallye, une dernière bulle. Mais je crois que nous assisterons à un retournement du marché, et que cela sera dramatique. Les gens s’inquiètent du fait que l’or pourrait baisser, mais nous avons investi dans l’or en 2002 et la tendance à long terme est clairement à la hausse… l’or, en dollars, a connu une plus grosse correction que dans d’autres devises. En Suisse, par exemple, nous achetons de l’or en francs suisses, et au Royaume-Uni, ils l’achètent en livres. Vous devez regarder l’or dans votre devise locale. Au Canada ou en Australie, l’or est proche de son sommet, en dollars canadiens ou australiens. Ça ne sert à rien de parler du prix en livres, par exemple. C’est seulement que le dollar a été fort, temporairement, et artificiellement… une fois que le dollar se retournera, l’or grimpera, même en dollars US. Je crois que ce qu’il va bientôt arriver. Il me semble que le marché des métaux précieux est en train d’établir un plus bas. Les autres marchés se retourneront également… et, à un certain moment, l’enfer se déchaînera, cela est certain. Cela pourrait démarrer lentement, tout comme cela pourrait débuter de façon dramatique… ces catalyseurs peuvent venir de nulle part, lorsque personne ne s’y attend… quelque chose de très sérieux pourrait avoir lieu dès cet automne, notamment sur la scène politique. Il n’y a jamais eu, aux États-Unis, un président aussi critiqué que Trump. Il est entêté et il se bat contre tout le système politique… cela va être très difficile, politiquement, aux États-Unis.

GH : Malheureusement, les gens qui souhaitent un gouvernement mondial sont en panique. Trump ne fait rien d’autre que défendre le peuple, « We, the People », et on l’embête pour cela. Cette enquête sur la Russie est une blague, une chasse aux sorcières, depuis le premier jour… et il dit les choses telles qu’il les voit.

EvG : Je suis d’accord avec cela.

GH : L’Union européenne est un désastre pour l’Europe, allons !

EvG : Absolument.

GH : Pour le peuple d’Europe, c’est un désastre.

EvG : Je passe du temps au Royaume-Uni, car j’y ai toujours une maison, et je suis à 100% derrière le Brexit, pour la simple raison que je ne crois pas qu’une élite non élue et non responsable puisse gouverner 500 millions de personnes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’il se passe en Grèce, ou dans le nord de l’Écosse, ou même en Finlande. Ils forcent la Grande-Bretagne à rester au sein de l’Union européenne. Cela peut marcher à court terme, mais regardez l’Italie, la Grèce, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque… ces pays sont tous contre ce qu’il se passe maintenant, c’est un désastre. Comme je le dis depuis plusieurs années, l’euro va s’effondrer, ainsi que l’Union européenne. Ils devraient revenir à ce que cela était avant, soit une union commerciale, plutôt qu’une union politique, comme le veulent les élites. L’effondrement aura lieu, et c’est très triste, car l’Europe est constituée de beaux pays. Mais l’Europe est maintenant en déclin, parce que le système bancaire européen est un désastre absolu. Les dettes énormes qu’accumulent l’Italie, la Grèce et l’Espagne, indirectement financées par la BCE et par l’Allemagne, avec les banques allemandes et la Deutsche Bank, qui est en faillite… malheureusement, tout cela va s’effondrer. Comme nous l’avons dit, Greg, le problème est mondial. C’est pourquoi je ne vois pas de porte de sortie… je souhaiterais qu’il y en ait une, parce que je suis un bon vivant, une personne positive, même si je n’en ai pas l’air aujourd’hui, mais je le suis ! Une fois sa maison en ordre, après avoir fait le maximum pour se protéger, il ne reste qu’à profiter de la vie. Nous ne sommes pas ici pour longtemps, alors profitons-en.

GH : Ce qui se passe avec les banques est une autre raison de détenir au moins 20% de ses actifs en or… Je suis surpris qu’ils continuent de soutenir Deutsche Bank… je pense que, lorsqu’ils cesseront de la soutenir, cela sera la fin de tout, n’est-ce pas ?

EvG : Je le pense également, mais je crois que le gouvernement allemand et la Bundesbank feront tout ce qu’ils peuvent pour garder Deutsche Bank à flot, parce que, à court terme… elle fait partie de l’establishment. Ils imprimeront de la monnaie, ils feront tout ce qu’ils peuvent pour la garder en vie, mais cela ne pourra durer. Avec plus de 50 000 milliards $ de produits dérivés, il est pratiquement impossible de la garder à flot. Le marché ne croit pas en Deutsche Bank, non plus, car elle est évaluée au tiers de la valeur de ses actifs, entre autres. Donc, oui, ce sera un désastre, et lorsque cela commencera, toutes les pièces tomberont, comme des dominos.

GH : Vous parlez de l’UE, du climat politique, des inculpations, du système bancaire, de Deutsche Bank, de la fragilité des banques américaines… C’est pourquoi vous envisagez un scénario catastrophe pour cet automne ?

EvG : Je regarde les marchés… ce sont les marchés qui me donnent les signaux que les choses sont sur le point de se retourner, et il est facile de trouver plusieurs catalyseurs qui pourraient déclencher la chose. Je pense que cet automne sera très intéressant, car plusieurs choses changeront le monde.

GH : Vous avez été dans le « papier », dans le système bancaire, pendant une vingtaine d’années… vous n’êtes pas un « gars de l’or », vous êtes plutôt un financier, n’est-ce pas ?

EvG : Oui… je l’ai longtemps été. Mais j’ai aussi été un commercial, et c’est là où j’ai appris le plus, plutôt que dans le système bancaire. Car dans le système bancaire, personne ne comprend les risques. Personne. Le monde des affaires est plus difficile, et vous apprenez plus au sujet de risque que nulle part ailleurs. C’est pourquoi, maintenant, je comprends le risque plus que toute autre chose, et j’ai une vision à long terme du risque, parce que nous ne pouvons pas influencer le court terme, de toute façon. À long terme, ces choses vont se produire. Nous allons avoir un automne très intéressant. Cela sera diificile pour le monde, mais c’est inévitable.

GH : Egon von Greyerz, de Matterhorn Asset Management, et aussi de Goldswitzerland.com, merci d’avoir établi les liens entre toutes ces choses. Je vous remercie de vous être joint à moi aujourd’hui. J’ai particulièrement aimé la phrase « personne ne comprend les risques ». On parle de trillions, de quadrillions, et personne n’assimile les risques. Soyez prêts lorsque cela frappera. Il vous faudra être préparé lorsque l’enfer se déchaînera.

EvG : Oui… et certains le réaliseront trop tard et essaieront alors de se couvrir mais, malheureusement, le marché est trop gros pour obtenir une protection lorsque tout le monde court après… il sera trop tard.

GH : Merci d’avoir parlé vos clients… ce ne sont pas des gens qui ont juste de l’argent; ils sont intelligents, ont un réseau important…

EvG : Oui, ce sont des entrepreneurs, toutes sortes d’entrepreneurs…

GH : Ils sont intelligents et ont de bons contacts. Comme je dis toujours à mes amis, j’aime bien faire ce que les gens riches font. Je me souviens avoir discuté avec un riche, et quand je lui ai dit que j’étais préoccupé par mes impôts, il s’est mis à rire, en disant que les riches ne se préoccupaient pas de cela, qu’ils payaient à la fin de l’année…

EvG : Puis-je dire quelque chose ? Les gens avec qui nous faisons affaires, ils voient les risques… ce sont des gens humbles, en fait, qui n’ont pas la grosse tête, qui ne se prennent pas pour les maîtres de l’univers… ils voient les problèmes. Ce sont des gens simples qui sont inquiets de façon authentique de ce qu’il se passe, plutôt que des riches qui croient que tout va continuer comme avant. Cela les rend donc très intéressants, nous avons du plaisir à les aider.

GH : Vous savez, je ne veux pas dénigrer ces gens… s’ils sont riches, tant mieux pour eux ! Je ne les envie pas, mais je trouve instructif de voir ce que des gens très riches, ultra connectés, font. Et ils font ce que vous me dites… mais les gens ordinaires ne le font pas… si on leur dit de faire comme les gens riches, ils vont dire qu’ils doivent acheter des choses, de l’eau, de la nourriture, mettre des pneus sur leur voiture, qu’ils ne peuvent pas acheter de l’or.

EvG : L’or, ce n’est pas seulement pour les riches, c’est pour tout le monde. Tout le monde pourrait acheter, disons, un gramme d’or par mois. Si certaines personnes avaient fait cela pendant des années, ça les aurait sauvés. En Argentine et ailleurs. L’or n’est pas seulement pour les riches. Tout le monde peut en acheter un peu, sur une base régulière… ne pensez pas que seulement les riches peuvent se protéger, c’est pour tout le monde.

GH : Ou ils peuvent acheter des pièces d’argent…

EvG : Oui, bien sûr, de l’argent, c’est fantastique.

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Publié par le 15 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Von Gruyere : « Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach »

DB continue de chuter, une perte de 0,1% sur le portefeuille de dérivés anéantirait totalement les capitaux propres.

Attention, alerte prédiction de Von Gruyere (pour les ignorants, la traduction automatique de son nom anglais-français donne « von gruyere », sisi essayez !)

Voici une des prédiction : 

Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach. Bien qu’un dernier tour de piste soit possible, tous les marchés semblent avoir atteint leur sommet, y compris aux États-Unis, et nous assisterons à des chutes majeures au cours de l’année 2018.

Il se lance là, il faut en avoir pour faire ça ! On verra donc fin 2018 .. Mais c’est vrai que si on regarde en Chine ou en Turquie, il y a  déjà des signes inquiétants .

Je me rappelle quand il avait annoncé avec certitude le plus bas de l’or en 2015 alors que nous étions en pleine chute, à 20 $ du point bas … je m’étais dis « waouhhhhh fallait oser » !!! Z

Les investisseurs peuvent-ils vraiment se tromper à ce point ? Le risque mondial est aujourd’hui plus grand que jamais et pourtant, la majorité des investisseurs ne laissent entrevoir aucune crainte. Tellement de catalyseurs sont susceptibles de transformer les rêves de l’économie mondiale en cauchemar éveillé qu’il est impossible de prévoir d’où cela viendra. Il pourrait s’agir d’un effondrement de la dette au Japon, en Chine, aux États-Unis, dans la zone euro ou dans les marchés émergents. Ou d’un effondrement de la monnaie dans l’une de ces régions. Ou alors d’un effondrement du marché boursier. Ou bien…

Plusieurs marchés boursiers atteignent des sommets historiques. Mais il n’y a ni peur, ni correction importante. Toute légère baisse est une opportunité d’achat. Le S&P a été multiplié par 4 depuis 2009, mais cela ne rend pas les investisseurs nerveux. Que les marchés aient été alimentés par une expansion dangereuse et insoutenable du crédit ne les inquiète pas. Le fait que la dette mondiale ait doublé depuis 2006 non plus.

LE CHANGEMENT COMMENCE EN PÉRIPHÉRIE

Mais le changement commence en périphérie, où très peu de gens regardent. En Chine, l’indice Composite de la bourse de Shanghai a baissé de 23 % depuis janvier. Au Brésil, l’indice Bovespa a perdu 17% cette année. En Turquie, la bourse d’Istanbul a chuté de 20%.

Il est important de comprendre que les principaux marchés sont vulnérables, que ce soit au Japon, en Allemagne ou aux États-Unis. Fondamentalement, la plupart des marchés sont surévalués grâce aux injections de liquidités des banques centrales. Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach. Bien qu’un dernier tour de piste soit possible, tous les marchés semblent avoir atteint leur sommet, y compris aux États-Unis, et nous assisterons à des chutes majeures au cours de l’année 2018. Une fois que les marchés baissiers débuteront, la tendance séculaire durera de nombreuses années, entraînant des corrections de 75 à 95 %. Cela semble inimaginable pour la plupart des investisseurs, mais personne en 1929 ne croyait que le Dow chuterait de 90% dans les années suivantes et qu’il lui faudrait 25 ans pour se redresser.

LA PROSPÉRITÉ CONSTRUITE SUR LA DETTE EST DE COURTE DURÉE

Le monde de l’investissement a été bercé dans un état permanent de sécurité et d’euphorie. Difficile de nier que les banques centrales et les gouvernements ont fait preuve d’habileté à mentir. Pourquoi quelqu’un protesterait-il, alors que les riches deviennent incroyablement riches et que beaucoup d’occidentaux ‘lambdas’ ont un niveau de vie plus élevé que jamais. Très peu de personnes réalisent que leur prospérité repose sur la dette personnelle et que leur gouvernement emprunte plus que jamais. Ils ne comprennent pas non plus qu’ils sont responsables de cette dette qu’ils ne pourront jamais rembourser.

Ils se retrouveront seuls quand la dette implosera et qu’ils perdront leur emploi. Parce qu’à ce moment-là, l’État sera à court d’argent et il n’y aura pas de sécurité sociale ou d’allocations de chômage. Les retraités ne toucheront pas de pension, car les fonds de retraite passeront d’une situation de sous-capitalisation extrême à une situation de sous-capitalisation totale.

LA DETTE AMÉRICAINE DOUBLE TOUS LES 8 ANS – 40 000 MILLIARDS $ EN 2025

Quand Trump a été élu en novembre 2016, je disais que la dette américaine continuerait à doubler tous les 8 ans en moyenne, comme toujours depuis les années Reagan. Cela équivaudrait à une dette de 28 000 milliards $ d’ici 2021 et de 40 000 milliards $ d’ici 2025.

 

 

D’après les prévisions actuelles, il semble que la dette n’atteindra « que » 25 000 milliards en 2021.

 

 

Mais comme les recettes fiscales diminuent et les dépenses augmentent, je ne serais pas surpris que la dette atteigne 28 000 milliards $ en 2021. La dette américaine approcherait les 40 000 milliards $ en 2025. Cela signifierait un doublement de la dette par rapport à 2017, ce qui correspond à la tendance historique d’une augmentation de 100 % tous les 8 ans.

LES FRAIS D’INTÉRÊT DÉPASSERONT LES RECETTES FISCALES

Une dette de 40 000 milliards $ en 2025 serait déjà grave, mais la situation risque d’empirer. Avec l’explosion de la dette, la Fed perdra le contrôle des taux d’intérêt, alors que les investisseurs étrangers se débarrasseront des obligations américaines. Un taux de 10 % à ce moment-là ne serait pas irréaliste. Cela entraînerait une facture d’intérêts de 4 000 milliards $ par an (10% sur 40T). Les coûts d’intérêt seraient donc probablement plus élevés que les recettes fiscales totales.

Les États-Unis sont sur le point de connaître une explosion du déficit et de la dette d’une ampleur catastrophique. Cette prévision ne tient pas compte des problèmes majeurs dans le système financier, qui mènent à l’impression d’argent supplémentaire ainsi qu’à l’effondrement du dollar.

BIEN PIRE QUE L’EUROPE

Les États-Unis sont la plus grande menace pour l’économie mondiale, mais tout les yeux sont braqués vers l’UE. Effectivement, il y a des problèmes majeurs en Grèce, en Italie, en Espagne et d’autres pays, ainsi que dans le système bancaire européen. Mais le contrôle budgétaire de l’UE est beaucoup plus rigoureux qu’aux États-Unis. Le graphique ci-dessous compare l’austérité budgétaire de la zone euro à la prodigalité budgétaire américaine.

 

 

Alors que le déficit américain devrait se maintenir aux alentours de 5 % du PIB, celui de la zone euro est inférieur ou égal à 1%. Il y a un consensus sur le fait que de nombreux pays de la zone euro sont une situation désespérée. Très peu de gens voient les États-Unis comme un cas perdu. Mais sans véritable excédent budgétaire depuis 1960, l’hégémonie financière et militaire des États-Unis prendra fin brutalement, d’autant plus que les déficits devraient encore augmenter au cours des prochaines années.

Alors que les monnaies continuent leur course vers le bas, (voir l’article de la semaine dernière), le dollar américain est susceptible d’atteindre zéro avant l’euro. Mais peu importe qui remportera cette course où tout le monde est perdant.

DEUTSCHE BANK – LE PROCHAIN LEHMAN

Un autre catalyseur potentiel pourrait être l’une des plus grandes banques du monde, dont le bilan et le cours des actions sont extrêmement inquiétants. Deutsche Bank (DB) a chuté de 90% depuis 2007. Le graphique ressemble beaucoup à celui de Lehman en 2008, juste avant son effondrement.

 

 

Le marché voit clairement ce qu’il se prépare. Le cours de l’action a besoin de baisser d’encore 10% pour atteindre zéro. Personne ne croit que DB vaut la valeur de l’action, étant donné que la capitalisation boursière ne représente que 28% des fonds propres. Une perte de 4,6% sur le portefeuille de prêts de DB ou une perte de 0,1% sur le portefeuille de dérivés anéantirait totalement les capitaux propres. Il est très probable que ces deux événements auront lieu au cours des prochaines années.

> VIDÉO : Le niveau alarmant des réserves de sécurité de la Deutsche Bank

 

Les statistiques de DEUTSCHE BANK sont effrayantes :

 

Puisque Deutsche Bank fait pratiquement partie de l’establishment, le gouvernement allemand fera tout son possible pour sauver la banque. Mais comment sauver une banque dont le bilan représente 50% du PIB allemand et dont l’exposition aux produits dérivés est 14 fois supérieure au PIB ? Ils ne peuvent pas, mais ils vont probablement essayer. Les conséquences sont claires : Bienvenue à Weimar II et son impression monétaire illimitée.

Mais ne croyez pas que DB soit la seule banque en difficulté. JP Morgan, par exemple, a 50 000 milliards en produits dérivés, soit 2,5 fois le PIB américain. Et le système bancaire suisse pèse cinq fois plus lourd que PIB suisse, pour n’en citer que quelques-uns.

Le système bancaire à réserves fractionnaires arrive bientôt à son terme, dans le plus grand fracas. Détenir de l’or physique semble être une excellente idée !

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 17 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Egon Von Greyerz – Système financier mondial : Recette pour une catastrophe

Selon Deutsche Bank : « Les prix globaux des actifs sont les plus élevés dans l’histoire »

Prenez les ingrédients suivants :

 

1. Un système bancaire au bord de l’effondrement

2. Ajoutez quelques billions (mille milliards) de dollars de liquidités et de garanties gouvernementales

3. Injectez-y des centaines de milliards $ en prêts et capitaux

4. Gardez en poste les gestionnaires des banques qui ont provoqué la crise

5. Payez-leur des bonus astronomiques, sinon ils seront débauchés par un compétiteur en faillite

6. Changez la méthode d’évaluation des actifs toxiques et sans valeur des banques, afin qu’elles puissent publier des augmentations de profits tronquées

7. Élaborez un test de stress que toutes les banques peuvent réussir, quelques-unes en n’y injectant qu’un peu de capitaux

8. Faites en sorte que quelques banques redonnent de l’argent au gouvernement pour faire croire aux marchés que le système bancaire a été sauvé et qu’il est fiable

 

ET QU’OBTENEZ-VOUS ?

Un système bancaire qui :

• Est toujours sur le bord de l’effondrement

• Est hypothéqué (leveraged) de 25 à 50 fois

• Risque de tomber en ne rayant que de 2 à 4% des actifs totaux

• A des bilans de prêts qui se détériorent à un rythme alarmant

• Ne reconnaît ni n’extrapole les taux de défaut qui montent rapidement

• A un haut niveau de prêts personnels et de prêts sur cartes de crédit qui ne seront jamais payés

• Détient des actifs « papier » dont la valeur est établie de façon fantaisiste avec la bénédiction du gouvernement

• Détient des billions de dollars de produits dérivés pour lesquels il n’y a pas de marché, mais pas de réserves pour les pertes

• Est trop gros pour faire faillite

• Aura bientôt besoin de plus d’aide

• Aura besoin de billions de dollars de dollars, et probablement de dizaines de billions de dollars, pour survivre, que les gouvernements imprimeront, évidemment

Ceci, mesdames et messieurs, est l’état dans lequel se retrouve le système financier mondial aujourd’hui, et c’est pourquoi vous devez vous protéger.

Voir le compteur de la dette des Etats-Unis

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Publié par le 18 septembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Egon Von Greyerz : Les Etats-Unis doivent au monde trois fois l’or produit dans l’histoire

Le spectaculaire déclin des mines d’or en Afrique du Sud

Les États-Unis doivent au monde 453 000 tonnes d’or, soit près de trois fois la quantité d’or produite au cours de l’histoire.

Tandis que les observateurs du marché s’inquiètent de ce que fera la Fed ou du sort de l’Obamacare, personne ne semble voir que les États-Unis se dirigent vers la ruine totale en accumulant des déficits budgétaires depuis un-demi siècle et des déficits commerciaux depuis 40 ans. L’économie américaine semble marcher sur l’eau, et cette opinion est alimentée par des observateurs chevronnés comme Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph. Dans un récent article, il utilise des données sélectives pour démontrer que « le déclin stratégique des États-Unis est un mythe ».

Encore un journaliste qui tombe dans le panneau des statistiques manipulées et va dans la mauvaise direction. Par exemple, le fait que les Américains achètent un nombre considérable de voitures neuves dont ils n’ont pas besoin n’est pas le signe d’une économie forte. Surtout qu’ils le font à l’aide de prêts subventionnés, ce qui engendre de mauvaises créances qui ne seront jamais remboursées. Les déficits, la baisse des salaires, un taux réel de chômage de 23% et la chute du PIB réel ne sont cependant pas des mythes.

LE DOLLAR A PERDU 80% DEPUIS 1999

Il n’y a qu’une chose qui puisse expliquer que les États-Unis aient pu vivre au-dessus de leurs moyens pendant plus de 50 ans : leur dollar, faible, est la devise de réserve internationale. Mais comment le monde peut-il faire confiance à une devise de réserve basée sur une création illimitée de dette et d’impression monétaire ? Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971, la devise américaine a entamé une longue glissade. Mesuré au franc suisse, par exemple, le dollar a perdu 71% depuis 1971. Contre la seule monnaie qui ait survécu dans l’histoire et qui représente un pouvoir d’achat stable, c’est-à-dire l’or, le dollar a décliné de 80%.

 

Dollars vs Gold 1999-2017

 

L’Américain moyen n’a aucune idée de ce qu’il arrive à sa monnaie, vu qu’il ne voyage pas hors de son pays. Il ne réalise pas combien les prix montent chaque année, surtout que les chiffres officiels de l’inflation n’ont rien à voir avec l’inflation réelle.

La seule raison pour laquelle le dollar tient toujours debout est qu’il est utilisé comme devise pour les transactions commerciales, et surtout pour le pétrole. Au début des années 1970, les États-Unis se sont entendus avec l’Arabie saoudite qui était, à l’époque, le plus grand producteur pétrolier, et de loin. En échange d’armes américaines et de protection, l’Arabie saoudite a accepté de vendre son pétrole en dollars US, ce qui signifiait que le monde entier échangerait le pétrole en dollars US. Ce fut le début du pétrodollar. Il existe toujours, mais ce n’est qu’une question de temps avant que de nombreux pays ne commencent à échanger le pétrole dans leurs propres devises. C’est déjà le cas de la Russie, la Chine et l’Iran, par exemple.

CELA FAIT 44 ANS QUE LES ÉTATS-UNIS DÉPENSENT DE L’ARGENT QU’ILS N’ONT PAS

Regardons les conséquences d’une « monnaie adossée sur rien d’autre que la dette et l’impression monétaire ». Jusqu’à 1970, les États-Unis enregistraient un solide excédent commercial annuel. Puis, à cause d’un ralentissement de l’économie et d’une escalade des coûts pour la Guerre du Vietnam, le dollar se mit à chuter. Le président français, Charles de Gaulle, avait pointé depuis longtemps les problèmes économiques des États-Unis et avait exigé que les dettes du pays soient payées en or. L’adossement du dollar à l’or par les États-Unis signifiait que tout pays souverain pouvait demander des paiements en or. Mais Nixon a réalisé que l’or des États-Unis pourrait disparaître rapidement et a donc abandonné le système de Bretton Woods, qui était en place depuis 1944. Ainsi, les États-Unis ne régleraient plus leurs dettes souveraines en or, mais en dollars qui se déprécient.

Depuis ce sombre jour d’août 1971, les États-Unis ont entamé un déclin continu avec des dettes grandissantes, une devise qui s’effondre, et un niveau de vie qui n’est plus basé sur la créativité, mais sur le crédit. Laissez-moi vous montrer la preuve la plus évidente que les États-Unis sont en faillite.

Depuis 1970, les États-Unis ont enregistré un déficit commercial chaque année, sauf en 1972 et 1974. Cela a engendré un déficit cumulatif de 20 000 milliards $, sur vingt ans, jusqu’à 1999. Les choses ont ensuite explosé. Entre 1999 et 2017, le déficit commercial cumulatif a été de 12 000 milliards $.

Très peu de gens réalisent ce que 12 000 milliards $ de déficit signifie réellement. Alors revenons à l’or. Dans un monde honnête avec de la monnaie honnête, les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Une monnaie véritable n’est pas imprimée à souhait, mais elle représente la valeur de biens et de services. Disons que la population américaine travaille durant un mois et produit 1 500 milliards $ de biens et de services… si, en même temps, le gouvernement presse un bouton pour produire en une milliseconde la même quantité de monnaie, cette monnaie ne vaut, bien sûr, absolument rien, vu que le gouvernement n’a pas réellement livré de biens ou de services. C’est pourquoi les États-Unis et le reste du monde sont en sursis.

Intéressons-nous aux conséquences d’un système monétaire sain, où les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Le déficit commercial a débuté son escalade en 1999, au même moment où l’or connaissait son bas, à 250 $ l’once. Il est bien plus facile de comprendre le déficit commercial de 12 000 milliards $ si on le mesure en or. Parce que, jusqu’en 1971, ce déficit devait être réglé en or. Le prix moyen de l’or depuis 1999 est de 819 $ l’once : 12 000 milliards $, à 819 $ l’once, équivaut à 453 000 tonnes d’or.

 

Cumulative US Trade Deficit between 1999 and 2017

 

LES DÉTENTEURS DE DOLLARS AMÉRICAINS OU DE BONS DU TRÉSOR VONT TOUT PERDRE

Les États-Unis détiennent prétendument 8 000 tonnes d’or, mais la quantité réelle est probablement inférieure à la moitié. On estime à 170 000 tonnes l’or produit durant toute l’histoire. Si les États-Unis devaient régler leurs folles dépenses dans le monde avec de l’or, ils auraient besoin de 2,7 fois tout l’or jamais produit. À la place, le gouvernement américain a concocté une méthode bien plus pratique : il n’a qu’à imprimer des morceaux de papier sans valeur, qu’il s’agisse de billets de banque ou de bons du Trésor, et à appeller cela de la monnaie. C’est un système de Ponzi, une fraude. Tous ceux qui détiennent des dollars ou des bons du Trésor auront entre les mains des morceaux de papier sans valeur, parce que c’est ainsi que toutes les systèmes de Ponzi se terminent. Cette issue est garantie à l’avance pour notre soi-disant système monétaire actuel. Les gouvernements, les banques centrales et les banquiers ont, par leurs actions, détruit l’économie mondiale des cent dernières années. Les gens n’en sont pas du tout conscients, parce qu’ils ne comprennent pas que leur automobile ou leur iPhone est le fruit d’un système de Ponzi, plutôt que d’un véritable travail.

Donc, ce n’est pas une question de si, mais de quand cela se terminera. Les déclencheurs seront probablement le dollar et le marché des obligations, surtout celles à long terme. Les bons du Trésor à dix ans ont atteint leur bas en juillet dernier et sont maintenant dans une forte tendance à la hausse qui atteindra au moins les 13-19%, comme dans les années 1970 et début 1980. Il est encore plus probable que la dette gouvernementale américaine devienne sans valeur, et les rendements infinis.

Le dollar est dans une tendance baissière depuis le début des années 1970. Il a repris un peu de force ces dernières années, mais il semble maintenant que cette correction à la hausse soit terminée et que nous observerons une forte tendance baissière au cours de 2017.

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR ET DE L’ARGENT EST REVENUE

L’or a, partiellement, reflété l’impression monétaire et la dépréciation en étant multiplié par 35 – et l’argent par 10 seulement – depuis 1971. La principale raison qui explique cette montée relativement faible de l’or, et surtout de l’argent, est la manipulation et la suppression constantes de leur prix sur le marché papier. Sans cela, les prix de l’or et de l’argent seraient bien plus élevés. Mais ce marché papier pourrait s’effondrer à tout moment et, une fois qu’il le fera, il y aura une explosion des prix de l’or et l’argent physique, tandis que les métaux « papier » n’auront plus aucune valeur.

Le prochaine hausse des métaux a sans doute débuté, et nous pourrions voir l’or atteindre 1 350 $ et l’argent dépasser 20 $ dans un délai relativement court. Je ne serais pas surpris de voir des sommets historiques en 2017.

Mais les investisseurs qui comprennent la nature de l’or et de l’argent n’en achètent pas pour réaliser des gains de placements. Dans une période où les risques à travers le système financier mondial sont plus grands qu’ils ne l’ont jamais été, il faut acheter des métaux précieux pour protéger son patrimoine et détenir une assurance.

L’or à 1 250 $ et l’argent à 18 $ sont des aubaines absolues que l’on risque de ne jamais revoir.

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XAUUSD H4

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

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Egon von Greyerz : Tout cela va mal tourner – L’or comme assurance

[titre article pour referencement]

Détenir de l’or, ce n’est pas « escalader un mur d’incertitude ». Quiconque réalise les problèmes auxquels le monde est aujourd’hui confronté sait que l’or physique apporte la tranquillité d’esprit et constitue la meilleure assurance que l’on puisse se procurer. Alors, pourquoi y a-t-il moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux investis dans l’or et les actions minières ? Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, une centaine d’années d’expansion massive du crédit et de l’impression monétaire ont surtout fait gonfler les classes d’actifs que les investisseurs comprennent, c’est-à-dire les actions, les obligations et l’immobilier.

De plus, la répression financière ou, pour parler franchement, la manipulation, a totalement distordu la plupart des marchés financiers. Grâce aux produits dérivés, les gouvernements, banques centrales, banques d’investissement et fonds spéculatifs peuvent créer de faux marchés dans la plupart des domaines d’investissement. Si un marché est énorme et mondial, comme celui des devises, il est très difficile à manipuler, à moins que plusieurs états souverains ne collaborent. Mais il est extrêmement facile de manipuler les prix dans un petit marché comme ceux de l’or ou de l’argent – d’autant plus lorsqu’une grande part de cette manipulation se fait avec l’aide et la bénédiction des gouvernements.

Toute manipulation se termine mal

Plus cela prend de temps avant qu’un marché ne revienne à son équilibre non-manipulé, plus difficile sera l’ajustement. En attendant, les investisseurs croient que leurs portefeuilles augmenteront éternellement. Personne ne s’inquiète du fait que les ratios cours/bénéfices (P/E) soient à 80% au-dessus de leur moyenne, ou encore que les rendements obligataires soient aux alentours de zéro, voire négatifs. Mais, dans un marché en bulle, il ne faut pas grand-chose pour changer le sentiment.

On parle beaucoup de « l’effet Trump ». Le nouveau président américain va-t-il continuer à soutenir ce sentiment sur le marché, ou bien provoquera-t-il un effondrement ? Ce n’est évidemment pas Donald Trump qui changera la direction des marchés. Il est plus probable qu’il soit l’un des catalyseurs qui feront exploser les bulles du crédit et des marchés d’actions.

Lorsque les marchés sont surachetés, surévalués et sur-aimés, il suffit d’un rien pour les faire changer de direction. Nous en sommes là aujourd’hui. Un simple changement du sentiment, et la peur entrainera un retournement brutal des marchés.

Sur le court terme, l’or reflète la peur. Mais sur le plus long terme, l’or ne fait que refléter la dévalorisation des monnaies papier. Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or en 1971, la devise américaine a perdu 97% de son pouvoir d’achat. Mais, étant donné que la dévaluation de la monnaie ne se ressent pas au quotidien, son effet n’est jamais compris par les gens. Peu d’entre eux comprennent que l’augmentation des prix de l’immobilier ou de la nourriture est due à l’expansion du crédit et de l’impression monétaire. Nous ne verrons jamais un titre de journal comme : « Le dollar perd du pouvoir d’achat à cause de mauvaise gestion économique », ou « l’or grimpe parce que le dollar est dévalué ». Depuis 2011, lorsque l’or a atteint un pic temporaire de 1 920 $, nous avons rarement vu l’or faire les gros titres de manière positive. En 2016, l’or est quelque peu revenu dans l’actualité, mais cela n’a pas duré longtemps, car il est ensuite redescendu de 250 $ par rapport à son pic de juillet 2016.

Mais vendredi 24 février, l’or a fait son retour dans l’actualité :

« L’or approche un plus haut de quatre mois, alors que les inquiétudes politiques persistent en Europe »

« L’or approche un plus haut de quatre mois, avec l’incertitude politique à la hausse »

« L’or adore Trump »

Mais le commentaire suivant exprime bien la dichotomie sur les marchés :

« La hausse du prix des actions, cette année, nous indique que les investisseurs ont confiance en l’Amérique de Trump, mais la montée de l’or nous dit ont conscience, aussi, que tout cela pourrait très mal tourner. »

Ce dernier commentaire veut tout dire : tout cela peut très mal tourner. C’est la conséquence inévitable de cent ans d’expansion de crédit, de quasiment zéro à 250 000 milliards $, en plus des passifs non-capitalisés estimés à 500 000 milliards $ et des produits dérivés à hauteur de 1 500 000 milliards $. Cela fait un total gigantesque de 2 250 000 milliards $. Donc la question n’est pas de savoir ce qui ira mal, vu qu’il est garanti que tout ce passif implosera à un moment donné. Cela engendrera la misère, d’une ampleur inimaginable. Il est, bien sûr, très difficile de prédire la fin d’un cycle majeur. Il est aussi impossible de prédire combien de temps prendra le déclin. Sera-t-il graduel, comme le Moyen-âge qui s’est étalé sur 500 ans après la chute de l’Empire romain ? Ou bien la chute sera-t-elle bien plus rapide, cette fois, à cause de l’implosion des plus grosses bulles de crédit de l’histoire ? Cette dernière hypothèse est la plus probable, étant donné que la bulle grossira encore avant d’imploser. Cette fois, nous ne parlons pas d’actifs réels qui perdent en valeur, mais plutôt d’actifs papier sans aucune valeur intrinsèque.

Impression monétaire dépassant les 2 000 000 milliards $ 

24hGold - Tout cela va mal tou...

Nous allons d’abord assister à l’expansion de la bulle car les banques centrales, à travers le monde, imprimeront des quantités illimitées de monnaie pour essayer de sauver le système financier. La quantité d’impression monétaire pourrait bien atteindre, en incluant les dettes, le passif et les produits dérivés, une ampleur de 2 250 000 milliards $. Mais même ce montant ne pourra suffire, car les déficits vont croître de manière exponentielle à cause de la sécurité sociale, des plans de retraite etc. La plupart des gens ont du mal à prendre ces chiffres au sérieux aujourd’hui, mais il faut dire que personne n’a jamais connu une bulle aussi grosse. Certes, nous avons eu plusieurs exemples, dans l’histoire, de ce qu’il peut arriver dans une économie hyper-inflationniste. Prenez la République de Weimar, par exemple, où l’or a atteint 100 000 milliards de marks. L’hyperinflation devient souvent un cercle vicieux se nourrissant lui-même jusqu’à ce que le système financier s’effondre sous le poids d’une monnaie hyperinflationniste sans valeur, imprimée par les banques centrales.

Nous ne sommes pas loin du moment où les banques centrales ne pourront étendre l’arnaque de Ponzi de façon ordonnée. L’impression monétaire hyperinflationniste n’est certainement pas une chose ordonnée. Les gouvernements n’ont ni l’habileté, ni l’imagination nécessaires pour continuer à faire croire aux gens qu’ils créent de la monnaie véritable à partir de rien. J’ignore pourquoi nous faisons entièrement confiance aux instruments de dette émis par les gouvernements via leurs banques centrales. À mesure que l’impression monétaire accélérera, cette confiance s’étiolera. Comment un investisseur sain d’esprit peut-il acheter une obligation souveraine dont le rendement est, soit négatif, soit marginal ? Surtout qu’il est garanti que ces dettes ne seront jamais remboursées, tout du moins en monnaie véritable.

La recherche de sécurité fait décliner le rendement des bons allemands à deux ans à des niveaux record

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Target2 : un autre désastre à venir

Target2 est l’un des nombreux catalyseurs pouvant déclencher la chute du système financier. Target2 ressemble à un titre de film, et c’en est un, en fait :

Hard Target2 est un film d’action sur une chasse à l’homme dans la nature. Mais, comme toujours, le vrai Target2 est bien plus excitant que le film. Parce que le vrai Target2 peut non seulement faire s’écrouler le système financier de l’Union européenne, mais ses conséquences pourraient entrainer une contagion mondiale.

Ce qui est fascinant est que presque personne ne connait de Target2 et de ses répercussions. Il s’agit d’un plan de l’Union européenne que peu de gens comprennent et dont encore moins en saisissent les conséquences fâcheuses. Target2 pourrait coûter aux contribuables européens au moins 1 000 milliards €, mais cela pourrait facilement monter jusqu’à 1 500 milliards € ou 2 000 milliards €, voire plus. Comme nous savons, les contribuables n’ont pas d’argent, et ce sera les gouvernements européens qui devront payer la facture. Mais ils n’ont pas d’argent, non plus… alors ils l’imprimeront, évidemment. Une raison de plus pour de l’hyperinflation. Une victoire de Beppe Grillo en Italie ou de Marine Le Pen en France pourrait créer des ravages dans l’Union européenne et son système financier. Cela rendrait certainement le financement de Target2 sans valeur.

Alors, qu’est-ce qui rend Target2 si dangereux ? Il s’agit d’un système de règlement transeuropéen qui facilite le transfert de responsabilité de banques privées vers les banques centrales et, éventuellement, vers les contribuables. Si une société espagnole achète des biens allemands en étant financée par sa banque, cette dette est vendue à la Banque centrale espagnole qui, ensuite, refinance cette dette avec la BCE. La BCE, à son tour, lève des fonds auprès de banques allemandes et d’investisseurs. La même chose arrive si, par exemple, un épargnant italien veut transférer son dépôt de 1 million € d’une banque italienne vers une banque allemande pour protéger son argent du risque de dévaluation ou de bail-in.

Nous assistons aujourd’hui en Europe à une sortie massive de capitaux des pays méditerranéens vers l’Allemagne et le Luxembourg. Plusieurs fonds d’investissement sont basés au Luxembourg. La conséquence est que les investisseurs allemands ont prêté près de 800 milliards € à l’Europe du sud, et les investisseurs du Luxembourg, 200 milliards €. Le total de 1 000 milliards € est garanti par la BCE et prêté aux banques centrales d’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce. Avec Target2, l’Espagne a emprunté 328 milliards €, l’Italie 364 milliards €, et le Portugal et la Grèce un autre 150 milliards €.

L’Allemagne et le Luxembourg financent l’Europe du sud en faillite avec 1 000 milliards €

24hGold - Tout cela va mal tou...

La BCE a toujours considéré Target2 comme un système de règlements entre les banques centrales européennes, plutôt qu’un véhicule de financement. Aucune agence de notation n’a assimilé les conséquences de Target2.

Les pays méditerranéens ne peuvent rembourser ce montant de 1 000 milliards €. Comme souvent, ce n’est pas l’emprunteur qui éprouve des difficultés, mais bien le prêteur. Par conséquent, l’Allemagne est plus empêtrée que l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. Ces pays ne peuvent rembourser, alors l’Allemagne devra payer la facture.

Mais les banques allemandes avec, en tête, Deutsche Bank, ont des bilans extrêmement faibles combinés à des positions massives sur les produits dérivés. Elles ne sont donc pas en mesure de régler. Restent la BCE et les banques centrales européennes, qui auront besoin d’accélérer les planches à billets.

Soyons très clair : le déclencheur qui pourrait mettre fin à cette super bulle économique pourrait venir de n’importe où qu’il s’agisse de Target2 en Europe, de la Chine, du Japon, des États-Unis ou des marchés émergents. Ils sont tous confrontés à d’insurmontables problèmes financiers et économiques. Il semble bien que 2017 sera l’année où plusieurs de ces problèmes se déclencheront.

2017 sera une très bonne année pour l’or et l’argent

Les métaux précieux signalent déjà des problèmes. L’or a grimpé de 12% depuis le bas de décembre 2016, et l’argent, de 17%. L’or dépassera assez rapidement le niveau de 1 365 $ et atteindra de nouveaux sommets d’ici la fin de 2017.

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L’indicateur phare pour les métaux précieux est l’argent. Quand le ratio or/argent s’est mis à descendre du niveau de 84, en février 2016, cela était une indication claire que la fin de la correction des métaux précieux était proche, d’autant plus qu’elle coïncidait avec un haut de cycle important.

Le ratio semble maintenant dans une position similaire à celle d’août 2009. À ce moment là, nous avons assisté à un mouvement sur huit mois qui a vu passé le ratio de 68 à 30. Un mouvement similaire, cette année, ferait monter l’argent à 65 $, si l’or atteint un nouveau sommet. L’argent pourrait grimper deux fois plus vite que l’or.

En 2002, nous avons recommandé à nos investisseurs d’investir jusqu’à 50% de leurs placements liquides en or physique. À cette époque, l’or était à 300 $ l’once. Vu les risques auxquels nous sommes confrontés actuellement, détenir jusqu’à 50% d’or physique ou d’argent (en-dehors du système bancaire) est la meilleure façon de protéger sa richesse contre l’effondrement à venir de la monnaie papier, ainsi que des faillites majeures qui auront lieu dans le système financier.

 
 

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