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Les émergents se tournent vers l’or pour s’assurer contre le risque dollar

or de la Buba

C’est une info que je n’ai pas encore couverte, mais de nombreuses banques centrales sont revenus sur le marché de l’or ou on accru leur réserves . Citons notamment l’Inde, l’Arabie, et des pays d’Europe de l’est comme la Pologne ou la Hongrie qui a multiplié par dix ses réserves d’or . Si on voit de plus en plus de pays diversifier leurs réserves et acheter de l’or, c’est car la domination monétaire US (via le dollar) représente peur eux un risque, ils savent que le règne du dollar arrive à sa fin et que le système monétaire international va évoluer . La dé-dollarisation est donc une tendance mondiale qui devrait continuer de s’amplifier de plus en plus … Z

De nombreux pays à travers le monde se tournent vers l’or alors que les incertitudes concernant l’économie mondiale ne cessent de grandir. Les guerres commerciales et les politiques agressives des États-Unis poussent certaines nations à se retirer des marchés des actifs libellés en dollars, d’après des analystes interrogés par Russia Today.

« Nous pouvons nous attendre un changement des règles du jeu dans un futur proche. Au début de l’année, les pays en voie de développement furent les premiers à être confrontés à la panique des investisseurs. Si une crise en Amérique latine ou en Asie du Sud ne surprend personne, le moment est venu de se faire du souci pour les grandes économies de la planète », a déclaré à RT Mikhail Mashchenko, analyste du réseau social des investisseurs d’eToro pour la Russie et les pays voisins.

« La politique agressive des États-Unis, initiée depuis quelques années, a contraint certains pays à chercher une alternative au dollar. Notamment en accumulant de l’or. Les inquiétudes concernant la croissance mondiale future sont une autre raison d’acquérir du métal. De nombreux pays questionnent le protectionnisme de Donald Trump », a ajouté l’analyste.

Les risques s’amoncellent

Des signes semblent indiquer que le système financier mondial dominé par le dollar américain pourrait s’effondrer, selon Denis Lisitsyn, analyste de l’institut financier FinIst. Ces signes comprennent les émissions intempestives de monnaie par différents pays, l’augmentation des taux d’intérêt, les guerres commerciales, la hausse rapide des coûts de l’énergie, les tensions géopolitiques en Syrie, en Irak, ainsi que les guerres du Yémen.

« De nombreux pays anticipent en achetant de l’or. Ils comprennent que la valeur de l’argent papier est constamment érodée par l’inflation, qu’en cas de crise les marchés actions chuteront, que les dépôts à l’étranger peuvent être gelés ou confisqués », a-t-il déclaré.

La Hongrie, la Pologne, la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Arabie saoudite… tous ces pays accumulent de l’or, note Vladimir Rozhankovsky, expert de l’International Financial Center.

suite et fin

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Crise systémique occidentale 2017-2019 – Le Dieu-dollar contre la Grande Tentation du PétroYuan

pic GEAB 117

Qatar, Corée du Nord, Mer baltique, risques de 3ème guerre mondiale… les rodomontades militaires dont nous affligent l’information depuis cet été vont de pair avec l’arrivée désormais programmée, imminente et inéluctable du scenario-catastrophe pour le dollar comme monnaie unique de référence internationale : le PetroYuan sera en place à la fin de l’année… plus qu’une pétro-monnaie, c’est une pétro-gazo-auro-monnaie ! L’Occident s’apprête donc à basculer dans l’anachronisme complet avec cet acte fondateur du monde multipolaire du XXIème siècle. 2014-2017, nous voici donc au terme de trois ans d’exacerbation des tensions sur toutes les lignes de front Occident-reste du monde, face à la perspective de la fin du règne du dollar sur le monde et de tous les systèmes financiers et économiques connexes. Sanctions, blocus, proxy-guerres, menaces militaires directes… toute la question est de savoir si l’actuel fracas des armes est réellement annonciateur d’un nième suicide de l’Occident dans le vain espoir d’arrêter le temps ou si le pouvoir attractif des solutions d’avenir est sur le point d’emporter toutes les résistances.

L’effet-aimant du PétroYuan nouveau !

La Chine, qui est le premier importateur mondial de pétrole, se prépare à lancer des contrats à terme pour le pétrole brut libellés en yuan chinois et convertibles en or, créant potentiellement la plus importante référence asiatique dans le domaine pétrolier et permettant aux exportateurs de pétrole de contourner les standards libellés en dollars américains, par des transactions en yuan[1]. Pour rendre le contrat libellé en yuan plus attrayant, la Chine prévoit que le yuan sera entièrement convertible en or sur le marché de changes de Shanghai et de Hong Kong. Le mois dernier, la Shanghai Futures Exchange et sa filiale Shanghai International Energy Exchange, INE, ont terminé avec succès quatre tests d’environnement de production pour les contrats à terme de pétrole brut, et l’échange se poursuit avec les travaux préparatoires pour la liste des contrats à terme de pétrole brut visant à lancer les opérations à la fin de cette année. La tarification chinoise des actifs en yuans – conjuguée au plan de Hong Kong Stock Exchange visant à vendre des contrats d’or physique évalués dans cette monnaie – créera un système grâce auquel les pays peuvent contourner le système bancaire américain.

Les pays qui vont profiter immédiatement de cette révolution sont bien entendu les pays sous sanctions occidentales : Russie, Iran, Venezuela pour commencer… qui au passage sont assis sur les plus grosses réserves mondiales de gaz et de pétrole au monde, raison pour laquelle nous parlons de pétrogazoYuans – sachant que le gaz est l’énergie d’avenir plus que le pétrole.

fig1Figure 1 – Localisation des réserves de gaz dans le monde – Source : EIA, 2015

fig2Figure 2 – Localisation des réserves de pétrole dans le monde – Wikimedia Commons, 2014

L’Iran et le Venezuela en particulier ont beaucoup souffert de leur mise au ban du système international qui les a empêchés d’investir significativement dans les infrastructures de production, laissant leur potentiel largement inexploité ; ces deux pays s’engouffreront donc dans l’opportunité ouverte par les pétroyuans.

L’Iran[2] et la Russie[3] en particulier, mais aussi d’autres plus petits producteurs comme l’Angola[4] et le Nigeria[5], vendent déjà leur pétrole et leur gaz à la Chine en yuans. Mais l’inconvertibilité du yuan aboutissait au développement d’une zone-yuan en dehors du système international, sans existence officielle donc, avec toutes les incertitudes pour les producteurs concernés sur l’avenir de cette part de réserves monétaires.

Tout va changer avec ces nouveaux contrats à terme qui s’assortissent désormais d’une consigne claire de la part de la Chine, qui sonne comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà tourmenté du règne du roi dollar : « Nous favoriserons désormais les producteurs acceptant de nous vendre leur énergie en yuans ! »

Ce qui nous amène au Qatar

Depuis deux ans, le Qatar a mené plus de 86 milliards de dollars de transactions en yuans[6].  Il s’est en outre réconcilié cet été avec le pays avec lequel il partage le plus grand gisement de gaz naturel au monde, l’Iran[7], ce qui lui permet de ne pas reconduire le moratoire de 12 ans qu’il s’était lui-même imposé dans l’exploitation de cette gigantesque réserve qui fait de lui la troisième puissance gazière du monde. Bref, le Qatar sunnite et pro-occidental, bascule du côté de l’Iran et de la Chine, risquant d’entraîner dans son sillage l’Arabie Saoudite, ce qui signerait bien évidemment la mort définitive du pétrodollar. D’où l’agitation fébrile qui s’est emparé de la région à la fin du printemps dernier. Mais les politiques de sanction et de boycott n’ont désormais plus qu’un effet : jeter des pays entiers dans les bras de l’ « Autre Monde » devenu force irrésistible d’attraction.

L’Arabie Saoudite basculera-t-elle de l’autre côté ?

Dans un contexte où le gaz commence à détrôner le pétrole – obligeant l’Arabie Saoudite à investir dans des infrastructures spécifiques à l’extraction de gaz, où les Etats-Unis sont désormais un concurrent majeur de leur allié stratégique saoudien en termes de production de gaz (et ont réduit leurs importations de 14 millions de barils par jour en 2007 à 8 millions en 2017),  et où les Russes ont diminué leurs importations de pétrole saoudien, perdre le client chinois et risquer de se retrouver avec de vastes excédents de production qui feront s’effondrer les prix, n’est pas une décision facile pour une Arabie Saoudite qui a déjà souffert de la crise des prix des dernières années[8]. Sans compter que l’ « Autre Monde » apporte des garanties de fermeté et de stabilité des prix (via son système OPEP rénové en OPEP+NOPEP) que n’apporte plus l’Occident (puisque les Etats-Unis n’y participent pas). Pas étonnant dans ces circonstances que le roi Salman d’Arabie Saoudite[9] vienne d’écarter de la succession le Prince Ben Nayef en faveur du Prince Ben Salman connu pour ses sympathies russes et chinoises[10].

Bien sûr, en acceptant de se faire payer en yuans, l’Arabie Saoudite risque de perdre la protection militaire américaine. Les Chinois ont conscience du dilemme épineux dans lequel ils mettent le pays et ont pour cela d’autres atouts dans leurs manches : une autorisation d’émission de bons en yuans par l’Arabie Saoudite, la création d’un fond d’investissement saoudo-chinois, ou encore acquisition d’une partie des 5% de la Saudi Aramco (compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures) qui doivent bientôt être introduits en bourse sur les marchés internationaux[11].

Basculera ? Basculera pas ? C’est le dossier iranien, et donc l’appareil militaire de l’Arabie Saoudite, qui peut bloquer l’évolution via une guerre Iran-Arabie Saoudite. Mais là encore, le choix de Ben Salman comme prince héritier peut jouer en faveur de la bascule. Ben Salman est en effet un acteur majeur de la campagne militaire au Yemen et, à ce titre, il est proche de l’appareil militaire de son pays dont il a probablement la confiance.

Autre argument en faveur d’un retournement de l’Arabie Saoudite : la région. Nous avons vu que le Qatar avait déjà pris parti. Le Koweït et le Sultanat d’Oman, fidèles aux principes d’une politique étrangère neutre tournée vers la médiation (notamment dans le conflit autour du Yémen[12]), ont refusé de prendre position et de fait se retrouvent plutôt dans le camp d’en face – la proximité historique du Koweït et de la Russie étant bien connue et le Sultanat d’Oman devenant à sa plus grande joie le hub aérien des Qataris en lieu et place de Dubaï[13]. La Turquie, comme nos lecteurs l’ont su avant tout le monde, est « passée à l’Est ». Et même parmi les 4 boycotteurs – Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats Arabes Unis – l’un des sept émirats de l’EAU, l’Emirat de Sharjah, prévoit déjà de lancer des bons en yuans et devenir ainsi le premier émetteur du Marché des Bons Interbancaires Chinois du Moyen-Orient[14]. Déclencher une guerre contre l’Iran comme préalable à l’exécution du plan Vision 2030[15] dont le Prince Ben Salman est à l’origine et qui positionne l’Arabie Saoudite en puissance régionale, ne serait donc pas un très bon point de départ.

Enfin, l’opinion publique internationale ne sera pas facilement acquise au soutien de l’Arabie Saoudite dans un conflit direct entre cette dernière et l’Iran. Sa réaction au boycott du Qatar en fournit un indice précurseur clair.

Notre équipe ne voit pas vraiment comment la péninsule arabique pourrait résister à de telles sirènes.

Les armées du Dieu-Dollar à la rescousse du système d’endettement-financement US

L’avènement du pétroyuan, c’est bien évidemment la fin du dollar comme pilier du système monétaire international et donc la fin de l’incontournabilité du dollar, une monnaie nationale que les aléas de l’Histoire ont amenée à supporter l’économie mondiale, aujourd’hui trop lourde pour elle.

Dès lors qu’il n’y a plus obligation à passer par le dollar US dans les transactions internationales, la perception de la valeur de la devise américaine va changer radicalement, pour se porter davantage sur la réalité de la solidité de l’économie US, de sa production, de ses exportations… autant d’indicateurs actuellement dans le rouge.

fig3Figure 3 – Balance commerciale américaine (août 2016 – juillet 2017) – Source : US Census Bureau, 2017

Certes, le dollar ne va pas disparaître à la fin de l’année. Mais tout est affaire de tendance. Or plusieurs gros pays vont se ruer sur les pétroYuans : Russie, Iran, Venezuela pour commencer, en plus de la Chine bien sûr. Mécaniquement, le dollar va perdre de la valeur et enclencher une fuite hors d’un dollar que tout le monde sait appuyé sur des fondamentaux faibles. Le retour probablement massif des dollars vers les Etats-Unis va provoquer de l’inflation[16]. Et nous entrons là dans le territoire miné du débat sur les vertus et/ou des dangers de l’inflation sur la dette US, débat dans lequel cet article n’a pas vocation à entrer mais dont l’existence permet tout de même d’entrevoir le fait que certains morceaux du système de gouvernance américaine (à commencer par l’actuel président) peuvent être en faveur d’une baisse du dollar.

En très résumé, il y a les tenants de la perpétuation du système d’endettement qui permet de continuer à se financer même si on n’en a plus les moyens (dont l’armée, sous perfusion de deniers publics, fait probablement partie) et ceux qui privilégient la réduction du poids de la dette (économie réelle). Si l’inflation est un moyen de réduire la dette ce qui satisfait les seconds, elle discrédite en même temps le mécanisme d’endettement ce qui ne sied pas aux premiers.

La supériorité de l’armement US en question

Le secteur disproportionné appuyé sur le système d’endettement permis par l’incontournabilité du dollar, c’est bien sûr l’armée américaine et tous ses avatars de par le monde, à commercer par l’OTAN mais aussi les systèmes de défense au Japon, en Corée du Nord, en Arabie Saoudite, etc…

Cet appareil militaro-industriel est aussi un business qui rapporte énormément d’argent aux Etats-Unis. Mais ce business, comme tous les autres, subit de plein fouet la concurrence des nouvelles puissances (Russie, Chine, Inde, etc…). Si le pays n’a plus les moyens d’investir dans son absolue supériorité technologique, les concurrents sont nombreux pour récupérer les parts de marché. Or la course à la supériorité technologique dans ce domaine est bien entamée et les concurrents sont dans un mouchoir de poche désormais[17].

Notre équipe estime qu’il est temps de questionner les discours d’absolue supériorité du système militaire américain, discours bien trop sonores pour ne pas évoquer des effets de communication. Si nous sommes bien entendu dans l’impossibilité d’affirmer quoi que ce soit dans ce domaine, nous pensons qu’il est utile aujourd’hui de questionner ce prédicat car ce questionnement fournit des pistes de compréhension du monde assez pertinente. Voici quelques indices qui justifient ce questionnement…

S’abonner pour lire l’article complet et le reste du GEAB N°117

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[1]  Source : Nikkei Asian Review, 01/09/2017
[2] Source : BBC, 08/05/2012
[3] Source : Financial Times, 01/06/2015
[4] En 2015, l’Angola a adopté le Yuan comme seconde devise officielle du pays… et sa première devise, le Kwanza, est acceptée par la Chine comme devise de paiement. Source : MacauHub, 05/08/2015
[5] Le Nigéria a ouvert ses réserves de change au Yuan dès 2011. Source : CSMonitor, 06/09/2011
[6] Source : Reuters, 26/04/2017
[7] Source : The Independent, 24/08/2017
[8] Source : South China Morning Post, 04/09/2017
[9] Le Roi Salman a 81 ans et serait en mauvaise santé.
[10] Source : Sputnik, 21/06/20017
[11] Source : Nikkei Asian Review, 01/09/2017
[12] Source : AlMonitor, 14/11/2012
[13] Source : ArabianIndustry, 13/06/2017
[14] Source : Reuters, 31/08/2017
[15] Source : Les Echos, 21/06/2017
[16] Depuis août 2016, l’inflation US a considérablement augmenté, passant de 1 à 2,7 en février dernier ( !) pour rebaisser à 1,6 en juin et remonter depuis (1,9 en août). Source : USInflation Calculator, 14/09/2017
[17] Depuis longtemps, DeDefensa tente d’attirer l’attention du public sur cette évolution avec des articles très documentés sur les échec du F-35, sur le limites de la domination aérienne US, etc… Source : DeDefensa, 16/09/2015. Lire également à ce sujet l’article « L’Armée US est en mauvais état ». Source : NationalInterest, 14/02/2017

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Publié par le 20 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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ITW de Thierry Meyssan – Panama Papers / Russie / Arabie Saoudite / Nuit Debout /Dollar….

Thierry Meyssan – Panama Papers / Russie / Arabie Saoudite / Nuit Debout /Dollar….

Thierry co-fondateur du Réseau Voltaire et journaliste indépendant nous décrypte l’actualité à la loupe.

Panama papers, nuit debout Guerre en Syrie…les évènements de ces derniers jours ne manquent pas avec le décodage avec son habituelle acuité.La libre antenne du lundi au vendredi de 21h à minuit sur http://www.metatv.org

« Si vous lisez ce message c’est que vous êtes la résistance »

 
 

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Dollar vs Yuan vs Euro vs Yen : Les chaises musicales de la dévaluation

Continuons avec Jim Rickards pour bien cerner son analyse globale – Selon lui (cet article synthétise le sien), la guerre des devises a démarré en 2010 avec la dévaluation du yuan. Jusqu’en 2015, les grands blocs économiques ont profité tour à tour de dévaluations ordonnées, le gagnant d’hier devenant le perdant de demain, jusqu’à ce que la Chine décide de dévaluer sans consulter ses partenaires. Au dernier G20, un nouvel accord a été trouvé pour remettre de l’ordre alors que la dévaluation du yuan avait fait tanguer les marchés.

Jouer sur la dévaluation pour faire repartir une économie, c’est en quelque sorte jouer au jeu des chaises musicales, à la différence que dans cette « version monétaire » il n’y a qu’une chaise sur laquelle s’asseoir lorsque la musique s’arrête.

En 2010, lorsque la Chine a dévalué, son économie a connu une embellie. Selon le principe des vases communicants, la situation économique américaine s’est détériorée. Les États-Unis avaient besoin d’augmenter leurs exportations, d’améliorer l’emploi dans la foulée, en affaiblissant le dollar. Cette dévaluation comporte aussi l’avantage de faire grimper les prix des produits importés, donc de générer de l’inflation. Lorsque vous êtes incapable de créer de la croissance organique, vous dévaluez.

Mais comme l’analogie des chaises musicales le montre, il est impossible que tout le monde profite de la dévaluation en même temps. Les nations doivent donc attendre leur tour. La Chine a pris le sien en 2010, les États-Unis en 2011 (le dollar a atteint un plus bas historique en août 2011, tandis que la croissance du T4 de cette année fut de 4,6 %). Tout allait mieux aux États-Unis, ce qui signifie qu’un autre membre du club souffrait, à savoir le Japon.

En 2012, ce fut donc au tour du Japon de dévaluer avec la mise en place des fameux Abenomics. Le yen chuta rapidement : de 90, il en fallait désormais 124 pour acheter un dollar. L’économie japonaise est donc repartie de l’avant en 2013, tout comme lorsque le dollar faible avait dopé les États-Unis en 2011.

Pendant ces 3 années, l’économie européenne a souffert. En plus de la crise grecque, l’Europe a connu 2 récessions durant cette période. Il fallait donc affaiblir l’euro en 2014, ce qui s’est fait en 2 étapes :

Taux d’intérêt négatifs en juin 2014
QE européen en janvier 2015

Les effets n’ont pas tardé, l’euro tombant à 1,05 $ en janvier 2015 pour ensuite s’approcher de cette limite à plusieurs reprises depuis. Comme durant les autres dévaluations, l’économie européenne a connu un moment de répit. Après l’été 2015, on ne parlait plus de la crise grecque. Ce petit historique montre que les dévaluations entre 2010 et 2015 ont eu lieu de façon ordonnée.

Suite et fin

 
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Publié par le 26 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Dédollarisation – Le Brésil renonce au dollar pour aider l’Iran à se défaire de sa dépendance aux Etats-Unis

Le président iranien Hassan Rohani
Le président iranien Hassan Rohani

La présidente Dilma Rousseff acceptera les paiements de l’Iran en euro ou dans d’autres devises pour les achats d’avions, de voitures et autre machines, a officiellement annoncé le ministre brésilien du Commerce, Armando Monteiro.

Armando Monteiro est le premier fonctionnaire brésilien à confirmer que la plus grande économie d’Amérique latine acceptera désormais des paiements de la République islamique dans une autre monnaie que le dollar. Après des années de sanctions économiques qui l’ont empêchée d’utiliser le système financier américain, l’Iran tente de se détourner de ce dernier.

Le ministre a ajouté que Dilma Rousseff pourrait se rendre en Iran cette année, en vue de développer les exportations.

«Tout le monde court après l’Iran maintenant […] Le potentiel commercial est très important», s’est réjoui le ministre brésilien du Commerce, ajoutant que son pays trouverait «des moyens de régler les paiements, le type de paiement et la devise».

Lire aussi : La ruée vers l’eldorado iranien est lancée

Après avoir trouvé, en juillet dernier, un accord sur la question du nucléaire iranien qui a eu pour conséquence la levée des sanctions économiques, Téhéran cherche désormais à vendre son pétrole en euros afin de s’émanciper de sa dépendance vis-à-vis du dollar américain.

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Publié par le 25 février 2016 dans économie, général, International

 

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Le rouble au plus bas niveau de son histoire face au dollar

Un rouble russe avedc en fond la cathédrale Saint-Basile de Moscou, le 20 novembre 2014
Un rouble russe avedc en fond la cathédrale Saint-Basile de Moscou, le 20 novembre 2014 (AFP/ALEXANDER NEMENOV)

La monnaie russe est tombée mercredi à son plus bas niveau historique face au dollar, sous le coup de l’effondrement sans fin des cours du pétrole qui enfonce la Russie dans la crise économique.

Le début d’année tourne au cauchemar pour les Russes qui ont vu leur pouvoir d’achat plonger l’an dernier et voient désormais toute perspective d’amélioration s’éloigner au fur et à mesure que le baril d’or noir perd de sa valeur.

Le dollar a atteint 80,79 roubles à la Bourse de Moscou. Le rouble ne s’est jamais échangé à ce niveau depuis que Moscou a enlevé trois zéros à sa monnaie, au moment de la grave crise financière de 1998.

Jusqu’à présent, la monnaie russe s’était maintenue au-dessus de ses pires niveaux des journées noires de décembre 2014, quand un vent de panique s’était emparé des investisseurs et des Russes et que le rouble s’était brutalement effondré avant de remonter.

L’euro est quant à lui monté jusqu’à 88,14 roubles, pic le plus élevé depuis décembre 2014. La monnaie unique européenne avait alors atteint 100 roubles.

« Le rouble qui baisse, cela signifie que l’inflation augmente, et donc une baisse des revenus des ménages, un appauvrissement de la population et une baisse du niveau de vie », a commenté l’économiste Igor Nikolaïev, de la société de conseil FBK Grant Thornton.

« Pour l’économie, cela veut dire que les investissements diminuent encore plus, que les risques se renforcent pour les investisseurs, que la situation économique est instable et incertaine », a-t-il ajouté, interrogé par l’AFP.

Sur le marché boursier, l’indice RTS de la Bourse de Moscou, libellé en dollars, dévissait de 4,49% vers 12H20 GMT, soit un plongeon de 16% depuis le début de l’année. Le Micex (en roubles) cédait 1,76%.

– Gorbatchev sévère –

Le pétrole représente avec le gaz plus de la moitié des revenus de l’Etat russe et sa chute intervient au moment où la Russie, également visée par des sanctions dues à la crise ukrainienne, espérait sortir de la récession qui l’a frappée en 2014.

Le baril d’or noir s’enfonce depuis le début de la semaine et est passé mercredi les 28 dollars sur les marchés, ce qui n’était plus arrivé depuis 12 ans. Il semble se rapprocher inexorablement du seuil des 25 dollars, soit la moitié du niveau sur lequel se sont basées les autorités russes pour construire leur budget 2016 et leurs prévisions économiques.

Dans ses nouvelles prévisions publiées mardi, le Fonds monétaire international table sur une baisse de 1% du produit intérieur brut cette année après une chute de près de 4% l’an dernier.

Le gouvernement a déjà reconnu qu’avec un pétrole aux niveaux actuels, l’économie devrait encore se contracter et que des coupes budgétaires seraient nécessaires.

Il a multiplié les réunions ces derniers jours pour trouver des sources d’économies et de revenus supplémentaires, tout en préservant les prestations sociales et l’aide aux secteurs les plus en difficultés (automobile, construction…).

Le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait mercredi devant des entrepreneurs au moment même où la monnaie plongeait au plus bas, a reconnu que les deux années passées avaient été difficiles « pour tous les secteurs ».

La crise a été marquée par une flambée d’inflation avec une hausse des prix à la consommation de près de 13% sur l’année 2015, entraînant un plongeon des revenus des ménages et de la consommation.

Les marchés de l’automobile ou de l’immobilier se sont effondrés, comme les séjours à l’étranger, tandis que les ventes de smartphones ont pour la première fois reculé.

Sévère, l’ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a dénoncé l’absence de « plan d’action » des autorités pour sortir de la crise économique. « Tout ce que l’on nous dit vise visiblement à nous calmer, mais peu d’efforts sont entrepris pour réaliser » ces promesses, a-t-il jugé, cité par l’agence Ria-Novosti.

Du point de vue monétaire, la chute du rouble risque fort de repousser encore la baisse des taux demandée par les milieux économiques pour dégeler l’activité du crédit. Face à une monnaie affaiblie et de nouveaux risques inflationnistes, la banque centrale a peu de chance de pouvoir baisser son taux directeur sous le taux punitif actuel de 11%.

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Publié par le 20 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Comment le PQ – U$D vous a volé 20 % avec sa planche à billet$

« Chers lecteurs, vous travaillez dur, vous économisez, et pourtant, en plus de l’inflation qui ronge vos sous, voici que Washington vous a enlevé 20% de la valeur ET CELA MALGRE LE FAIT QUE LUCI-FED IMPRIME DES TRILLIARDS DE PQ-U$D. Fabuleux le plan des Américiains, du moins si on regarde de leur côté. Regardez justement chaque colonne, et vous serez effrayé de découvrir, par les chiffres, le niveau phénomènal de leur arnaque planétaire. C’est purement monstrueux. Voilà ce qui arrive quand les monnaies ne sont pas fixées à des métaux précieux » explique  pierre Jovanovic

Et dans un autre commentaire (666 : CREUSER SA TOMBE ENCORE PLUS PROFOND (MAIS EN MONNAIE DE $INGE) ) de préciser « Comme tous les six mois, Washington arrive au seuil maximum de la limite fixée pour sa dette (kof, kof). La première alerte a été au début des années 90, et depuis les votes se succédent les uns après les autres: leur tombe est creusée à 3 mètres, puis 6, puis 30, puis 220 mètres, puis 4300 mètres, et à ce rythme ils vont arriver (parabole) de l’autre côté de la Terre. New Republic a écrit hier « Congress has only a few more working days left in September to pass a stopgap budget for the federal government before a partial shutdown on October 1, and there is sharp disagreement on how Republicans should handle it » lire ici.

Les politiques US donnent des fausses raisons, le programme de santé, l’adoption par les homos, les soins, la Sécurité Sociale, et même l’avortement, si, si, oubliant juste que la dette est le résultat naturel de leur planche à billets. Ce qui vous donne le titre par exemple de Rolling Stone « Why the GOP Wants to Shut Down the Government Over Women’s Health« . Dingue. Donc: leur seuil sera encore modifié, ils pourront imprimer du PQ$. Lire ici. »

C’est ce que je vous explique souvent ces derniers temps , les devises ne cessent de se dévaluer face au dollar (du à la politique monétaire de la FED) et reviendront TOUTES un jour (proche) à ZÉRO .  Notez que cette ‘dévaluation’ a finalement été « bénéfique » à ceux Qui avaient acheté du vrai argent (oui, acheter de l’argent) , de l’or (et autres actifs libellés en papier $)  au taux de 1 . 4 $ pour 1 euro …

 
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Publié par le 16 septembre 2015 dans économie, général, International

 

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