RSS

Archives de Tag: des gilets jaunes

Le combat européen des Gilets-jaunes

Aujourd’hui paraît sur Les-Crises.fr une tribune signée de dix-neuf économistes qui donnent une appréciation fort peu envisagée du sens de la grande révolte des Gilets-jaunes. Comme dans toute chose et pour mieux la comprendre, il faut tenter d’aller à ce qui peut figurer, par étape, comme la cause première des événements ; dans ce cas, disent ces économistes, c’est l’euro : « L’existence de l’euro, cause première des “gilets jaunes” », dit le titre de cette tribune. 

La tragédie des peuples européens est ainsi parfaitement mises en lumière avec l’euro comme bourreau monétaire, et Bruxelles comme tribunal expéditif et sans appel. Le rôle pervers de l’euro, ses conséquences catastrophiques qui ne cessent de s’aggraver à mesure que les peuples européens, confrontés au diktat du totalitarisme bureaucratique centralisateur, ne cessent d’approfondir leurs différences pour tenter de survivre, en plus de l’énorme faille qui se creusent entre ceux qui ont commencé à lutter contre “le centre” et ceux qui en sont encore à accepter ses contraintes sans résistance. De ce point de vue, les Gillets-jaunes se sont levés comme se lève une résistance contre l’envahisseur, – la Résistance à travers les âges et les invasions.

Nous ne saurions faire qu’approuver cette tribune, et juger qu’elle vient à son heure. Nous ne disions pas autre chose hier, sous une autre forme, en conclusion de notre F&C ; ceci qui par ailleurs situe encore mieux la considération où il faut tenir nos directions “nationales”, irresponsables en plus d’être infâmes puisqu’elles n’ont plus grand’chose qu’elles puissent diriger : « …Car, s’ils l’ignoraient peut-être eux-mêmes, si la plupart des observateurs l’ignoraient sans doute par solidarité, c’est contre Bruxelles que les Gilets-jaunes se sont révoltés. »

Tribune sur Les-Crises.fr, ce 10 décembre 2018.
dde.org 

_________________________

L’euro, cause première des “gilets jaunes” 

Près de vingt ans après le lancement de l’euro, le 1er janvier 1999, la situation de la monnaie unique européenne est paradoxale. D’un côté, l’échec de ce projet est patent, étant reconnu par la plupart des économistes compétents, dont de très nombreux prix Nobel. De l’autre, ce sujet est maintenant tabou en France, au point qu’aucun responsable politique n’ose plus l’aborder de front. Comment s’explique une telle situation ?

Personne ne relie le mouvement actuel des « gilets jaunes » à l’échec de l’euro. Or, l’appauvrissement du plus grand nombre, dont il est le signe le plus manifeste, découle directement des politiques mises en œuvre pour tenter de sauver, coûte que coûte, la monnaie unique européenne. Il ne s’agit pas tant, ici, de la politique monétaire d’assouplissement quantitatif pratiquée par la Banque centrale européenne, peu efficace, au demeurant, pour relancer la production, mais des politiques budgétaires de hausse des impôts et de baisse des investissements publics, partout exigées par la Commission de Bruxelles. Celles-ci ont, certes, fini par redresser les comptes extérieurs de certains pays déficitaires. En revanche, ce fut au prix d’une « dévaluation interne », c’est-à-dire d’une diminution drastique des revenus, associée à un étranglement de la demande interne. Elles ont ainsi engendré un effondrement dramatique de la production dans la plupart des pays d’Europe du Sud et un taux de chômage resté très élevé, en dépit d’un exode massif des forces vives de ces pays.

La zone euro est désormais celle dont le taux de croissance économique est devenu le plus faible du monde. Les divergences entre les pays membres, loin d’avoir été réduites, se sont largement amplifiées. Au lieu de favoriser l’éclosion d’un marché européen des capitaux, la « monnaie unique » s’est accompagnée d’une montée de l’endettement, public et privé, de la majorité des nations. Or, l’existence même de l’euro, dont on pouvait autrefois encore discuter les effets, est maintenant devenu un sujet absolument tabou. Tandis que son lien avec le mécontentement actuel est manifeste, les partisans de l’euro font miroiter aux Français ses avantages largement illusoires (sauf la facilité de déplacement en Europe). Ils dressent un tableau apocalyptique de la situation économique qui prévaudrait en cas de sortie de la « monnaie unique », dans le but d’affoler des Français qui n’ont pas approfondi le sujet.

Face à de tels arguments, il faut aujourd’hui montrer tout ce que l’euro a fait perdre à la France en matière de croissance économique (effondrement de ses parts de marché en Europe et dans le monde, affaiblissement dramatique de son appareil industriel). Les Français subissent déjà des reculs en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, de retraite, de qualité des services publics, etc. Les politiques de « dévaluation interne », qui sont indispensables si l’on veut garder l’euro, n’ont pas encore été pleinement mises en œuvre chez nous, contrairement aux autres pays d’Europe du Sud, mais elles provoquent déjà des réactions de rejet. Le mouvement des « gilets jaunes » en est la conséquence directe.

Il faut donc expliquer à nos compatriotes que l’inconvénient majeur de l’euro, pour la France, est un taux de change trop élevé qui engendre, fatalement, une perte de compétitivité de notre économie, en majorant les prix et coûts salariaux français vis-à-vis de la plupart des pays étrangers. Évitons de brouiller les esprits avec l’idée d’une coexistence éventuelle entre un franc rétabli et une « monnaie 2 commune », pourvue de tous ses attributs, car c’est une voie sans issue : une telle monnaie ne pourrait se concevoir valablement que comme une simple « unité de compte », analogue à l’ancien ECU. Quant à la perte de souveraineté due à l’euro, si elle est indubitable, il s’agit d’un sujet théorique, loin des préoccupations des Français, ceux-ci étant surtout sensibles à leur situation concrète.

Faute d’avoir compris les vrais enjeux, beaucoup de nos compatriotes gardent ainsi, pour l’instant, une peur non dissipée vis-à-vis de tout bouleversement du statu quo, cependant que les partisans de l’euro poussent des cris d’orfraie à chaque fois que leur fétiche est remis en question. Que faire, dans ces conditions ? Face au mécontentement des Français, il est évident qu’aucune politique de redressement de la France ne sera possible si l’on ne parvient pas à recréer une monnaie nationale dont le taux de change soit adapté à notre pays. Mais il est également certain que ce changement doit être opéré dans des conditions qui soient à la fois viables et acceptées par le peuple français.

La première de ces conditions serait de préparer une transition harmonieuse vers un après-euro, si possible en discutant avec nos partenaires l’organisation d’un démontage concerté, mais sinon en prenant l’initiative de façon unilatérale après avoir mis en place les mesures conservatoires appropriées. La seconde serait de faire comprendre à nos compatriotes les avantages d’une « dévaluation monétaire » du franc retrouvé, accompagnée d’une politique économique cohérente, maîtrisant l’inflation, comme ce fut le cas en 1958 avec le général de Gaulle, puis en 1969 avec Georges Pompidou. Et l’inflation serait encore moins à redouter aujourd’hui en raison du sous-emploi de nos capacités de production. La perte inéluctable de pouvoir d’achat, résultant du renchérissement de certaines importations, ne serait que modeste et passagère, étant très rapidement compensée par le redémarrage de la production nationale. La dette publique de notre pays ne s’alourdirait pas, car elle serait automatiquement convertie en francs (selon la règle dite lex monetae qui prévaut en matière de finance internationale). La France et les Français recouvreraient ainsi les brillantes perspectives d’avenir que l’euro a, jusqu’à présent, constamment étouffées.

Tribune collective :Guy BERGER

Hélène CLÉMENT-PITIOT

Daniel FEDOU

Jean-Pierre GERARD

Christian GOMEZ

Jean-Luc GREAU

Laurent HERBLAY

Jean HERNANDEZ

Roland HUREAUX

Gérard LAFAY

Jean-Louis MASSON

Philippe MURER

Pascal PECQUET

Claude ROCHET

Jean-Jacques ROSA

Jacques SAPIR

Henri TEMPLE

Emmanuel TODD

Jean-Claude WERREBROUCK

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le 10 décembre 2018 dans économie, général, Politique, société

 

Étiquettes : , ,

Fake News de BFMWC ! Des Gilets jaunes appelleraient à « tout bloquer dès le 10 décembre » et « à faire des provisions » : ça vient de la réunion et c’est isolé – Propagande et guerre de l’information …

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes"

Une de plus, et pas des moindres. J’ai d’abord marché dans la Fake news de BFMWC (oui ça peut arriver..), mais aprés vérification approfondie, c’était du grand n’importe quoi, pour créer une rupture avec l’opinion publique. Mais ici on frôle l’inconscience, dans ce qui est une véritable guerre de l’info.

Au début j’avais titré Des gilets jaunes appellent à faire des provisions : « Nous allons tout bloquer dès le 10 décembre ».

J’aurais pu effacer simplement l’article, mais je préfère vous le laisser avec l’historique (pendant que je cherchais d’autres sources pour confirmer la news je commençais à douter fortement et j’avais modifié le papier et tout mis au conditionnel, c’est ce que vous aller lire avec les mises à jour) pour que vous voyez bien les dessous de la Fake news et de la propagande.

Et aussi pour que vous puissiez relayez l’info si nécessaire pour contrer la fake news. 

Alors, c’est qui qui donne des Fakes news ??? Et là c’est vraiment un faux grossier, on peut vraiment appeler ça une « fake news ».  

Voici l’article initial après donc une 1ere modification, qui avait pour titre Des gilets jaunes appelleraient à faire des provisions : « Nous allons tout bloquer dès le 10 décembre » :

Alors que des pénuries commencent déjà à apparaître – et que d’autres mouvements qui sont nés dans leur foulée, comme les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds et les déménageurs sont appelés à la grève illimitée à partir de dimanche soir – on irait vers une paralysie du pays et de grosses pénuries.

Ce ne serait vraiment pas lumineux comme idée, ils risqueraient en outre de perdre une grosse partie de l’opinion publique. Le message serait pourtant partagé en masse selon BFM. 

Mais je soupçonne fortement une Fake News de BFMWC qui donne l’info, précisément pour créer une rupture avec l’opinion et une désolidarisation de celle ci.

D’ailleurs si on clique sur le lien des soit disant messages on retombe sur une page qui n’a rien à voir …

Ce papier de BFM WC sent d’ailleurs la propagande à plein nez, à tous les niveaux …   Gilets jaunes « radicaux » , « modérés », « historiques » … Pffff, du grand n’importe quoi ! 

Voici l’extrait concerné qui arrive à la fin de l’article  :

« Nous allons tout bloquer dès le 10 décembre »

En marge des nombreux appels à un « acte 4 » samedi à Paris, les « gilets jaunes » sur Facebook, se partagent massivement un message appelant à un blocage général le 10 décembre.

Les auteurs de ce messages appellent à « faire des provisions, de l’essence du gazoil, faire le plein en nourriture et médicaments ». Et préviennent: « Nous allons tout bloquer dès le 10 décembre ».

« Aucune école, aucune administration ouverte! Aucun magasin ! Nous bloquerons les accès et sorties d’aéroport! Les grandes surfaces! Les bureaux! Nous prévenons la population! Rejoignez nous au différents barrages ou restez chez vous », préviennent-ils.

Ils appellent également aux blocages des dépôts et des raffineries dont certaines sont déjà touchées un peu partout en France et notamment en Bretagne.

Voilà ça vient d’être débunké par Libé , ça vient de la réunion, et c’est une fake news aussi, un message isolé qui n’à rien à voir avec rien !!!

Vous avez ici un parfait exemple de propagande (inconsciente) !! C’est vrai, il faut lutter contre les Fakes news  … de BFM !! C’est eux « la complosphere » !!  Z

 
2 Commentaires

Publié par le 6 décembre 2018 dans général, société

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , ,

Les banlieues hésitent à rejoindre les Gilets Jaunes

Passé les premières réticences, certaines associations de banlieue tentent désormais de mobiliser les troupes. L’objectif ? Que les quartiers populaires rejoignent les « gilets jaunes » « massivement ». Un scénario que redoutent les pouvoirs publics. D’autant plus que les lycéens ont commencé à s’arrimer au mouvement. […]

« L’idée que les banlieues puissent se mettre en mouvement inquiète tout le monde, commente Stéphane Peu, député PC de Seine-Saint-Denis, sollicité ces derniers jours par plusieurs ministères anxieux de l’état d’esprit des quartiers. Je constate un soutien aux “gilets jaunes” mais pas de connexion directe. »

Jusqu’à présent, nombre d’habitants des quartiers populaires se sont contentés d’observer ou de soutenir le mouvement à distance. […]

Lire l’intégralité de l’article (Le Monde)

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 décembre 2018 dans général, société

 

Étiquettes : , , , ,

Ambulanciers, agriculteurs, étudiants et lycéens se greffent à la contestation des Gilets jaunes

J’ai été ahuri par la réaction du gouvernement face à ce mouvement de ras le bol général des Français et aux « réponses » ridicules qu’il y a apporté : il ne semble toujours pas prendre la mesure de l’urgence absolue de la situation qui est gravissime ! Le mouvement de contestation s’étend, comme je l’avait prédit dés le début. C’était prévisible tout simplement car quand il y a une idée comme celle de se « révolter » pour avoir une vie meilleure qui germe dans la tête du peuple qui est à bout, on ne peut plus l’arrêter.  Ce à quoi nous assistons est une phénomène très profond, c’est une remise en cause de toute la société actuelle, un phénomène de rejet et une défiance inédite envers le « système » en place et ceux qui le représentent, une remise en cause de notre système « démocratique » lui même. Ce n’est pas une simple « révolte » d’une partie du peuple pour le pouvoir d’achat, ne pas le comprendre peut être fatal. Nous sommes dans une situation « pré-révolutionnaire ». Une fois que le peuple a compris que c’est lui qui détient le pouvoir, c’est terminé, plus rien ne pourra l’arrêter.  Z 

Trois semaines après le début des manifestations des Gilets jaunes, émaillées de nombreuses violences à Paris et en province, d’autres mouvements de contestations prennent de l’ampleur : ambulanciers, agriculteurs, lycéens et étudiants.

Alors qu’un acte 4 de la mobilisation des Gilets jaunes est annoncé par plusieurs pages Facebook pour le 8 décembre, ce sont désormais d’autres pans de la société qui réclament d’être entendus par l’exécutif, dont les réformes à marche forcée semblent avoir braqué différents secteurs d’activités.

Les ambulanciers contre de nouvelles dispositions de la Sécurité socialeAinsi, le 3 décembre, plusieurs centaines d’ambulanciers ont convergé en direction de la place de la Concorde à Paris avant de bloquer les Champs-Elysées. Ils réclament notamment la suppression de l’article 80 du projet de budget de la sécurité sociale 2017, entré en vigueur le 1er octobre 2018. Depuis cette date, la prise en charge du transport des patients revient directement aux hôpitaux et cliniques plutôt qu’à l’Assurance maladie, tout comme le choix des ambulances privées, auparavant réservé aux patients.

Lycéens et étudiants contre les réformes de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieurLe même jour, porté par la contestation des Gilets jaunes, le mouvement de protestation contre les réformes dans l’Education nationale a pris de l’ampleur, avec des dizaines de blocages de lycées dans toute la France. A certains endroits, des heurts ont éclaté. Une centaine de lycées ont été perturbés à travers la France, qu’il s’agisse de blocages complets ou partiels. Parmi les académies les plus touchées figurent Toulouse, avec une quarantaine d’établissements perturbés, Versailles et Créteil, avec une vingtaine dans chacune de ces académies.

A Toulon, des lycéens sont descendus dans la rue et ont brûlé plusieurs poubelles et la police a fait usage de gaz lacrymogènes. Les étudiants de plusieurs universités ont également fait montre de leur mécontentement concernant la réforme de Parcours Sup, la plateforme d’inscription à l’université, accusée d’être inégalitaire, ainsi que la hausse des frais de scolarité pour les étrangers.

Le 4 décembre, des incidents ont à nouveau éclaté devant des lycées de région parisienne, après une première journée de perturbations dans 188 lycées de France à l’appel des syndicats lycéens UNL, SGL et Fidl.

Les agriculteurs contre la hausse des taxes agricolesLe lendemain, ce sont des agriculteurs hostiles à la hausse des taxes agricoles qui ont déversé 40 tonnes de pierres devant la préfecture d’Eure-et-Loir à Chartres. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), de son côté, a appellé à une manifestation la semaine prochaine. Par ailleurs, les représentants du secteur ont appelé à une manifestation «la semaine prochaine» pour que le gouvernement tienne «ses promesses» consignées dans la récente loi alimentation, selon une annonce faite par la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.

Plus de trois semaines après le début de la contestation des Gilets jaunes, le gouvernement a tenté ce 4 décembre d’amorcer une sortie de crise politique. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a en effet annoncé, après avoir rencontré la veille les partis politiques, un moratoire de six mois sur la hausse de la fiscalité sur le carburant, revendication au cœur de la colère des manifestants.

 
1 commentaire

Publié par le 5 décembre 2018 dans général

 

Étiquettes : , , , , , ,

20% des radars automatiques ont été vandalisés depuis le début du mouvement des gilets jaunes

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 novembre 2018 dans général, société

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Des gilets jaunes à la Révolution Française 2.0

Résultat de recherche d'images pour "gilet jaunes caricature"

Le mouvement des gilets jaunes est la pure expression du ras le bol du peuple français. Pourtant ils n’arrivent à rien et hurlent dans le désert. Ils sont méprisés par le pouvoir .  

C’est même pire, en plein pendant leur mobilisation, une information qui est passée totalement inaperçue devrait faire sauter au plafond  les « gilets jaunes » .

Alors que la taxe controversée sur les carburants qui a déclenché le mouvement était censé financer la transition écologique,  le gouvernement a transféré 577 millions d’euros de recettes de la taxe sur les carburants pour les affecter au budget général (lire ici). 

Ça montre que le gouvernement n’en a purement et simplement rien à cirer du peuple français en colère !!  Pendant que celui ci se révolte, on se « moque » de lui ouvertement, sur ce qui au départ était l’objet même de la révolte ! Elles est pas belle la vie ??  

Si les gilets jaunes (le peuple français) n’arrivent à rien, c’est tout simplement car nous sommes face à un problème bien plus global qui dépasse largement la simple question des taxes et de la pression fiscale qui est a son comble, il faut donc une réponse globale .

Dans une démocratie c’est le peuple qui est censé avoir le pouvoir . Or ce n’est pas le cas, on s’en tamponne du peuple ! Pourtant, on ferait bien de l’écouter au lieu de le mépriser…  Alors que faire ?

Les français veulent du pouvoir d’achat ? Si les français avaient la moindre idée de ce qu’est l’argent et de comment et qui le fabrique (de comment fonctionne le système monétaire), il y aurait une révolution demain matin . (voir cette vidéo en 3 parties pour le savoir) 

Nous n’avons plus le contrôle de la création monétaire, c’est une oligarchie bancaire mondiale qui en a le contrôle . Notre monnaie nous est prêtée par des cartels bancaires privés . Le pouvoir politique a, au cours du temps, remis aux banques son devoir de créer l’argent de la nation. Or c’est un enjeu crucial . 

« Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation »  (Thomas Jefferson)

On pourrait faire s’effondrer le système qui nous opprime en retirant tous notre argent des banques par exemple, mais pour faire quoi à la place ?? (il existe des solutions mais ça nécessite une organisation)  Hé bien là c’est pareil, il faut réfléchir avant à une solution globale , car le problème est global .  

Nous ne sommes plus en 1789 . En 2018, avec les nouvelles technologies on peut changer les choses et faire la révolution (qui passe par celle des esprits) sans anarchie aucune, sans affrontements ni émeutes, sans verser une seule goutte de sang .  De façon tout à fait maîtrisée, sans même « décapiter » le pouvoir ni créer aucun chaos d’aucune sorte. Sans paralyser le pays ni l’économie . Car le grand piège qui nous est ici tendu à absolument éviter, c’est la guerre civile. Une révolution c’est fait pour et par le peuple, pas contre lui . 

On peut faire une révolution pacifique de A à Z , suffit simplement de bien s’organiser en faisant circuler l’info avec un seul et unique message clair.  

Une Révolution Française 2.0  (je ne parle pas de révolution « virtuelle », mais « intelligente ») 

Le constat général est pire qu’alarmant . Les problèmes qui gangrènent notre société sont innombrables, graves et profonds .  

C’est notre société en entier qui s’effondre, la population étant abrutie par le divertissement de masse et l’illusion de la consommation à outrance de biens inutiles, qui nous réduits à l’état d’esclaves . 

Nos libertés sont en train de s’effondrer, la surveillance de masse s’installe (« Big Brother ») Nous sommes en plein dans une dérive Orwellienne, autoritaire, et totalitariste , dans une société dominée par une oligarchie .

Le gouvernement ne décide de rien, il ne fait qu’appliquer les directives de Bruxelles . Qu’espèrent les gilets jaunes de ces technocrates non élus ?? Meme si nos politiques voulaient agir ils ne pourraient pas ! (sauf par un tour de passe passe, en prenant dans l’autre poche) 

Il faut sortir de cette Europe gouvernée par ces technocrates et créer une Europe des nations gouvernée par les peuples – comme le voulait De Gaulle . C’est la base que tous les français doivent comprendre . 

L’information est monopolisée par une poignée de milliardaires qui détiennent la majorité des grands médias, qui peuvent ainsi façonner et museler l’opinion publique, comme ils sont en train de le faire avec ce mouvement populaire.  

Notre système politique est gangrené par les lobbys, notre système de santé par l’industrie pharmaceutique, notre chaîne alimentaire polluée par l’industrie agro alimentaire . Le pouvoir de l’argent règne, au détriment de notre santé, de nos intérêts …

Les politiques menées et qui répondent aux intérêts des élites qui sont dans leur bulle déconnectée du monde réel créent de plus en plus une radicalisation des peuples en Europe et dans le monde. L’élite qui manipule nos politiques à un but : il faut créer le mal pour pouvoir le combattre . Pour une mise en esclavage des peuples encore plus radicale par une petite élite qui n’en à rien à foutre du peuple et qui passe son temps à le manipuler.  

L’information libre, via notamment Youtube ou la blogosphère, une pure émanation du peuple et de son expression comme le sont les gilets jaunes , était un des derniers bastions pour permettre aux citoyens de s’informer avec des infos dépourvues d’un quelconque conflit d’intérêt, mais elle est en train d’être écrasée et massacrée dans tous les sens en ce moment même . Il s’agit de museler et de contrôler l’info sur internet . 

L’information du citoyen est la clef,  c’est une condition sine qua non de l’exercice de ses libertés, et de son éveil . Et seul un citoyen éveillé peut prétendre à avoir une vie décente, car il a les armes pour lutter . Or on est en train de lui confisquer ces armes . Ne soyez pas de vulgaires moutons . 

Les gilets jaunes ont été traités comme des enfants par le gouvernement,  car ce ne sont que des moutons du système, des moutons perdus et affolés qui courent dans tous les sens, qui ne réagissent que lorsqu’on touche à leur petit portefeuille sans percevoir le fond de la question, et tous les graves problèmes, dérives et abus de notre société qui s’accumulent, et qui agissent comme des enfants, sans revendications claires, dans l’anarchie .

C’est certes le peuple qui s’exprime dans toute sa pureté et son innocence, mais ça ne peut aboutir que nulle part, car il n’y a pas de direction, pas d’idéologie, pas de conscience politique … 

L’absence d’organisation et les revendications disparates sont la faiblesse d’un mouvement, mais la force d’une révolution, comme vient de le dire l’ami Charles Sannat

Il y a des années que les citoyens « éclairés », ceux qui sont conscient des vrais enjeux, tentent d’ alerter et de réveiller la populace !  Aujourd’hui ils sont prêts à tendre la main face à ce ras le bol général qui était inévitable.  Car nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes tous le peuple, et nous souffrons tous . 

Tout ceci n’est plus possible, on fonce droit dans le mur depuis trop longtemps et c’est de pire en pire. 

Le mépris du pouvoir envers le peuple est révélateur de la démocrassie actuelle  . Dans une vrai démocratie, les gilets jaunes n’auraient même pas eu à manifester,  car c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple . 

Or nous sommes dans une technocratie dominée par une oligarchie . Si les gens veulent vraiment que ça change, il faut tout simplement réformer notre démocratie, voir la refondre totalement . Je ne vois pas d’autre solutions . 

Ce mouvement n’aboutit à rien car il y a une déconnexion, un fossé entre le peuple et le pouvoir . Or le pouvoir à la base, c’est le peuple, soyez en bien conscients . Ou bien le peuple décide directement lui-même dans une démocratie directe ou bien il délègue son pouvoir, dans une démocratie représentative. 

Nous sommes dans une démocratie participative : Rousseau y voyait, non sans raisons, le danger majeur que les représentants du peuple n’agissent pas dans l’intérêt du peuple, confondent leur intérêt avec l’intérêt public, ou encore qu’ils obéissent à des intérêts de groupes particuliers. Ce danger peut toutefois être considérablement réduit si des institutions de contrôle de leurs décisions et actes sont mises en place (avec un clair pouvoir de contrainte)

Nous n’avons pas ces mécanisme de contrôle des dirigeants qui n’agissent pas dans l’intérêt du peuple vous l’avez bien compris, ils ne l’écoutent même plus .  Ce ne sont que des exécutants . Notre pouvoir nous a été confisqué . 

Il faut donc réécrire la constitution, ou en écrire une nouvelle, qui défende et protège réellement nos intérêts .  

Vous voulez vraiment que ça change vraiment et définitivement ? 

La seule solution pour nous libérer et reprendre le pouvoir passe par la convocation des états généraux du peuple .  

Et c’est le peuple – via le débat démocratique – qui doit décider de qui participera à ces états généraux et de quand ils doivent avoir lieu.  (ça peut aller très vite)  

Avec le net et les réseaux sociaux il suffit juste de faire circuler l’info pour tout changer.   

Dans notre société, les idées qui changent le monde peuvent se répandre comme une traînée de poudre …

Les gilets jaunes qui sont une pure émanation du peuple dans toute sa diversité, que ni syndicats ni partis politiques n’ont vu venir ni pu récupérer, se sont révoltés spontanément pour exprimer un mécontentement et un ras le bol généralisé qui est celui de tous les français, qui en ont tout simplement marre .

Après les gilets jaunes viendront donc les drapeaux tricolores

Cette révolte qui exprime un ras le bol général d’une société au bord de l’explosion commence à se manifester à travers tout le pays .   

Ceci n’est pas une révolte, c’est une révolution . Z   

Résultat de recherche d'images pour "gilet jaunes revolution"

 
9 Commentaires

Publié par le 22 novembre 2018 dans général

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Le message clair des Gilets jaunes à BHL

Résultat de recherche d'images pour "bhl"

Que BHL ne se réjouisse pas trop vite, peu de gens ont compris les réels enjeux actuels . Comme je disais hier, c’est avec les feux de paille qu’on allume les feux de joie …. Et les feux de paille, comment on les allume ? 

Jusqu’à présent la blogosphère est restée calme . La plupart n’ont pas compris les enjeux réels, qu’il fallait donner un souffle et une direction à ce genre de mouvement qui est ce qu’il existe de pire pour un pouvoir en place, car c’est une pure émanation et expression du peuple . 

Pour ma part je l’ai volontairement désamorcé (un peu) : ça apprendra aux moutons oppressés à arrêter de passer leur temps à regarder TF1 et à commencer à s’informer … La preuve, ils n’ont absolument rien obtenu, le gouvernement les a traité comme des enfants .   

On ne fait pas la « révolution » le samedi sur son temps libre en buvant de la bière ! (quoi que …) 

Par contre ce que n’ont pas compris BHL et compagnie, c’est que dans notre société actuelle l’herbe étant sèche (c’est du au réchauffement), une étincelle peut désormais se produire n’importe quand, et provoquer un incendie de foret … Z

Le message clair des Gilets jaunes à BHL – Par Michel Onfray

Ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement la paupérisation

« A l’heure où la France pauvre et modeste des Gilets jaunes fait savoir ses difficultés à se nourrir, à se loger, à se vêtir et son impossibilité d’offrir des sorties, des loisirs ou des vacances à ses enfants, Carlos Ghosn, grand patron français (mais aussi brésilien et libanais, il a la triple nationalité), se fait arrêter au Japon parce qu’il fraude le fisc… Pauvre chéri : il ne gagnait que 16 millions d’euros par an ! Il lui fallait bien mettre un peu d’argent de côté s’il voulait survivre un peu…

J’y vois un symbole de la paupérisation induite par ce libéralisme que Mitterrand fait entrer dans la bergerie française en 1983 avec les intellectuels médiatiques du moment, Nouveaux Philosophes en tête. Des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, puis des riches de plus en plus riches et de moins en moins nombreux: voilà ce qu’est la paupérisation. L’Empire maastrichtien est la créature des clones de Carlos Ghosn qui paupérisent à tour de bras. Macron est l’un d’entre eux.

Les journalistes des médias dominants clament partout que le message des Gilets jaunes est confus, invisible, illisible, divers, diffus, multiple, contradictoire: non, il ne l’est pas. Il est même très clair : ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement cela : la paupérisation.

On le voit dans les reportages, ce peuple-là n’est pas doué pour la rhétorique et la sophistique, la dialectique et la parole. Il dit simplement et clairement des choses simples et claires que les diplômés des écoles de journalisme, de Science Po, de l’ENA ou de Normale Sup ne comprennent pas parce que ça dépasse leur entendement. Ils sont pauvres et l’engeance qui tient le pouvoir, politique, médiatique et économique,  ne sait pas ce que signifie faire manger une famille avec 5 euros par repas. Ils ne le savent pas…

Il est facile de salir ces gens modestes comme le font Libération et Le Monde, L’Obs (avec un article dégoûtant d’un nommé Courage, probablement un pseudonyme…), voire l’inénarrable BHL. « Ces pauvres qui disent qu’ils le sont et qu’ils n’en peuvent plus de l’être, quelle beaufitude, quelle grossièreté, quel manque de manière ! ». Et ces journaux seraient des journaux de gauche ? Qui peut encore le croire ?

« Salauds de pauvres ! » disent Quatremer & Joffrin, Courage & Askolovitch (qui m’inonde de textos insultants en me disant que tout le monde « se fout » de ce que j’écris, sauf lui apparemment…), Xavier Gorce, dessinateur au quotidien du soir & BHL. Car tous souscrivent comme un seul homme à cette saillie qu’on entend dans la bouche de Gabin dans La Traversée de Paris, un film de Claude Autant-Lara, un ancien du Front national version Jean-Marie Le Pen : « Salauds de pauvres ! » Le rideau se déchire enfin!

 BHL écrit : « Poujadisme des Gilets jaunes. Échec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo » (17 novembre 2018). Passons sur la rhétorique du personnage, il y a bien longtemps qu’il ne pense plus et qu’il ne fonctionne qu’aux anathèmes –peste brune, rouges-bruns, poujadistes, fascistes, nazis, staliniens, pétainistes, vichystes, maurrassiens sont ses arguties préférées pour clouer au pilori quiconque ne pense pas comme lui. BHL a le record mondial du point Godwin ! Chez lui l’insulte a depuis longtemps remplacé toute argumentation digne de ce nom. Dans le registre des insultes, on l’a oublié, il y avait aussi: « saddamite »…

C’est le néologisme créé par lui pour insulter Jean-Pierre Chevènement lors de la guerre du Golfe. A cette époque, BHL ne s’est pas fait traiter d’homophobe ! Il est vrai que ses amis dans la presse sont nombreux et qu’il dispose d’un efficace pool qui nettoie le net de ses bêtises en les renvoyant dans les pages invisibles du net –vérifiez en tapant « BHL saddamite Chevènement » sur le net, plus rien, nettoyé… Étonnant! Car dans Bloc-Notes. Questions de principe cinq, page 141 de l’édition du Livre de poche, on peut encore y lire : « Chevènement saddamite et philoserbe ». J’attends que, des Inrocks à Libération, du Monde à France-Inter, on dénonce cette homophobie qu’on m’a prêtée il y a peu parce que, moi, je ne souscrivais pas au doigt d’honneur antillais qui semblait ravir le président de la République, et que je l’ai fait savoir sur le mode ironique. Il est vrai que BHL et l’humour, ça fait deux…

BHL qui fait tant pour qu’on parle de ses livres à chacune de ses parutions voudrait qu’on ne parle pas des Gilets jaunes dans les médias ! Comme si c’étaient les journalistes qui créaient l’actualité…

La pauvreté existe parce qu’on la montre.

Ne la montrons pas,

De cette manière elle n’existera plus.

C’est ainsi qu’on apprend à penser à l’Ecole normale supérieure ! Censurons ces Gilets jaunes à la télévision, demandons à France-Culture comment on s’y prend pour interdire de parole sur les radios du service public, et faisons taire cette racaille populiste, crypto-fasciste, lepeniste, vichyste, pétainiste, nazie –ne nous interdisons rien ! Car quiconque demande du pain pour ses enfants est une ordure populiste bien sûr…

Que BHL soutienne Macron, il n’y a rien là que de très normal. Avec Stéphane Bern et les Bogdanoff, Line Renaud et Philippe Besson, ce qui se faisait de mieux chacun dans son domaine a offert ses courbettes au Prince. Il y en eut de plus malins qui vinrent manger la soupe payée par le contribuable à Bercy, qui servait à préparer la présidentielle. On n’y mangeait pas des repas à cinq euros…  

Enfin, que BHL soutienne « la fiscalité écolo », comme son ami Cohn-Bendit, n’est pas non plus étonnant: il reprend l’élément de langage qui voudrait que ces taxes aillent à la fiscalité verte alors qu’elles vont majoritairement dans les caisses de l’Etat. La revue Que choisir l’a récemment montré dans l’un de ses articles [1].

Pour salir les Gilets jaunes, des journalistes et des éditorialistes affirment qu’ils refusent la fiscalité, qu’ils sont contre les taxes, qu’ils refusent les impôts, qu’ils rechignent à payer des taxes écologiques. C’est faux. C’est Carlos Ghosn qui refuse de payer ses impôts, ainsi que les riches qui ont placé leur argent dans les paradis fiscaux avec l’assentiment de l’Etat français, pas les Gilets jaunes qui, eux, veulent bien payer des impôts directs et indirects, mais s’insurgent que ces impôts, qui doivent servir à payer le salaire des fonctionnaires, à faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les gendarmeries, soient accompagnés en province de suppressions de fonctionnaires et de fermetures d’écoles, d’hôpitaux, de commissariats, de gendarmeries.

  Revenons à BHL : s’il est tellement soucieux de l’état de la planète qu’il estime que l’Etat maastrichtien doive faire payer les pauvres avec leurs voitures de travail afin que les riches puissent polluer en se déplaçant en avion, alors qu’il cesse de passer son temps entre deux aéroports lui qui disait sans vergogne qu’il avait trop de maisons…

On peut lire en effet dans L’Obs (5 juillet 2017): « J’ai trop de maisons dans le monde »: Bernard-Henri Lévy se résout à vendre une de ses villas pour 6 millions d’euros. Lisons cet article: « Trop d’argent, pas assez de temps. Bernard-Henri Lévy a confié à Bloomberg dans un article publié ce lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment: « Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde et hélas, l’année ne dure que 52 semaines ». Prix de la demeure sacrifiée : 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés « au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée », affirme BHL, bon vendeur. Bonjour la trace carbone du philosophe !

On comprend que cet homme-là ignore quelle misère signifie un trou de cinquante euros dans le budget d’une famille vivant avec moins de mille euros par mois… « Salauds de pauvres! », en effet ».

Michel Onfray, le 19 novembre 2018

 
4 Commentaires

Publié par le 19 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

Étiquettes : , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :