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Archives de Tag: dénonce

Grand débat: l’opposition dénonce une «campagne déguisée» pour les européennes

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Publié par le 11 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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[En Marche vers la dictature ?] Un journaliste dénonce la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron

 
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Publié par le 6 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Feu vert de l’Assemblée à des interdictions administratives de manifester : Dérive sécuritaire ? Un député dénonce un «retour sous le régime de Vichy» avec la loi anticasseurs – Amnesty International dénonce une atteinte à la liberté de manifester

Incroyable ! La liberté fondamentale qu’est la liberté de manifester est en train d’être massacrée,  une «loi de circonstance» s’attaquant «aux libertés fondamentales de tout un peuple» selon certains !!! Avec par exemple un nouveau « délit de dissimulation du visage » voté !!

 Amnesty International dénonce une atteinte à la liberté de manifester :

« La première chose, c’est le grand retour des interdictions administratives de manifester » (..)  Pour l’association, cela revient à « donner tout pouvoir aux autorités politiques ou policières pour déterminer si une personne a le droit de manifester ou pas, sur la base de suspicions extrêmement faibles »

L’autre « point noir » du texte concerne la dissimulation partielle ou totale du visage. (…) Nicolas Krameyer s’alarme : « Beaucoup de personnes se dissimulent partiellement le visage parce qu’elles souhaitent se protéger ». Selon lui, cette mesure risquerait de pénaliser des manifestants pacifiques, qui portent parfois des casques, des foulards ou des lunettes dans un but de protection.

Pour nous, cette loi ne va rien améliorer, elle va par contre réussir à dissuader un grand nombre de manifestants pacifiques d’user de leur droit de manifester.

Je n’aurais jamais cru une telle dérive liberticide et autoritaire possible un jour en France, « pays des libertés » !!!  Z  

Dérive sécuritaire ? Un député dénonce un «retour sous le régime de Vichy» avec la loi anticasseurs

«Dérive complète», «pure folie» : le député centriste Charles de Courson, descendant de résistant, a critiqué en des termes radicaux un amendement de la loi anticasseur qui permettra aux préfets de prononcer des interdictions de manifester. 

La majorité est-elle en train de basculer dans une dérive sécuritaire, à travers son examen de la proposition de loi (Les Républicains) anticasseurs ? C’est en tout cas l’avis du député de la Marne Charles de Courson (Les Centristes), qui est monté au créneau contre un amendement du gouvernement voté dans la soirée du 30 janvier. L’amendement en question permet aux préfets de prononcer des interdictions de manifester. Cette prérogative était jusqu’à présent réservée aux juges, et sa modification dérange les défenseurs des libertés individuelles mais aussi une partie de l’opposition, les Insoumis et le Rassemblement national ayant pris position contre.

C’est la dérive complète ! On se croit revenu sous le régime de Vichy! Réveillez-vous ! C’est une pure folie de voter ce texte ! 

C’est pourtant le député centriste qui, face à un hémicycle clairsemé, a eu les mots les plus forts pour dénoncer cet amendement. «Une autorité administrative va priver un individu de sa liberté de circulation et de manifester, s’il y a une présomption des raisons sérieuses de penser – qui apprécie les raisons sérieuses, l’autorité administrative ? Hé bien allons-y – que son comportement constitue une particulière gravité pour l’ordre public», a-t-il expliqué. «C’est la dérive complète ! On se croit revenu sous le régime de Vichy! Réveillez-vous ! C’est une pure folie de voter ce texte !», s’est emporté ce descendant de résistant.

Défendu par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner comme un texte de «tolérance zéro contre les violences» visant à «stopper les brutes» et non dirigé contre les Gilets jaunes, la proposition de loi anticasseur soulève de nombreuses critiques, jusque dans les rangs de la majorité présidentielle.

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Défendu par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner comme un texte de «tolérance zéro contre les violences» visant à «stopper les brutes» et non dirigé contre les Gilets jaunes, la proposition de loi anticasseur soulève de nombreuses critiques, jusque dans les rangs de la majorité présidentielle.

Loi anticasseurs : feu vert de l’Assemblée à des interdictions administratives de manifester :

Le controversé article 2 de la loi «anticasseurs» a été adopté par la majorité des députés. Ce texte, examiné en pleine crise des Gilets jaunes, suscite la controverse jusqu’au sein même de la majorité présidentielle.

L’Assemblée nationale a donné dans la soirée du 30 janvier son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition clé de la proposition de loi anticasseurs, malgré des critiques jusqu’au sein de la majorité. «Il ne faut pas caricaturer [cet article 2]» avait déclaré plus tôt, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui assurait que la disposition controversée était censée « garantir le droit de manifester».

Dans l’arsenal juridique français, ces interdictions administratives préalables s’ajouteront aux interdictions qui peuvent déjà être prononcées par la justice lors de condamnations. Par un amendement du gouvernement, cette mesure phare de la proposition de loi sénatoriale LR a été réécrite pour apporter «des améliorations juridiques et opérationnelles», selon le secrétaire d’Etat Laurent Nunez.

Les Républicains applaudissent, la gauche et le RN condamnent, LREM partagée

L’ensemble de la gauche est montée au créneau, dénonçant des «lettres de cachet» (PS) ou une «loi de circonstance» (PCF) face aux Gilets jaunes, s’attaquant «aux libertés fondamentales de tout un peuple» et introduisant dans le droit commun une mesure permise dans le cadre de l’état d’urgence (LFI).

Le Rassemblement national s’y est également opposé, critiquant un calque des interdictions de stade pour les hooligans alors que la liberté de manifester est d’un niveau supérieur.

«On se croit revenu sous le régime de Vichy», s’est exclamé le député centriste Charles de Courson membre du groupe Libertés et territoires, suscitant de vives protestations dans la majorité et à droite.

On se croit revenu sous le régime de Vichy

A l’inverse, Les Républicains, par la voix d’Eric Ciotti, ont défendu une mesure d’interdiction «opportune et pertinente» qui «va faire progresser la sécurité de nos concitoyens, des forces de l’ordre et des manifestations». Ce texte est en réalité une proposition de loi issue des rangs des Républicains (LR) en juin 2018 pour répondre, à l’époque, à la menace publique que constituaient les groupes violents d’ultragauche dans les cortèges de tête des manifestations : elle était portée par Bruno Retailleau, président du groupe LR à la chambre haute du Parlement.

Dans les rangs des marcheurs, quelques voix se sont également élevées pour réclamer la suppression de l’article, manquant de «garde-fou» selon Delphine Bagarry. Aurélien Taché s’est aussi inquiété de ce que pourrait en faire un pouvoir autoritaire. D’autres élus LREM ont défendu en vain des amendements pour un meilleur encadrement. De leur côté, les députés MoDem ont plaidé pour une condamnation pénale préalable de la personne.

L’Assemblée nationale a voté, dans le cadre de la proposition de loi anticasseurs, un nouveau délit de dissimulation du visage, totale ou partielle, assorti d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Les députés ont voté dans la nuit du 30 au 31 janvier la création d’un délit de dissimulation du visage dans les manifestations, dans le cadre de la proposition de loi anticasseurs Les Républicains (LR), dont l’examen à l’Assemblée, dominée par la majorité présidentielle, n’est pas terminé. Ce nouveau délit de dissimulation volontaire (totalement ou partiellement) sera assorti d’une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Suivant la proposition de Laurence Vichnievsky (MoDem), ex-magistrate, les députés ont modifié la définition qu’ils avaient trouvée en commission et que plusieurs y compris à droite trouvaient «inapplicable». Le juge devait en effet prouver l’intention de la personne portant un casque ou une cagoule de participer à des troubles. Dans la nouvelle rédaction, pour laquelle le gouvernement a donné un avis de «sagesse», la charge de la preuve est renversée et ce sera à la personne d’apporter un «motif légitime» à la dissimulation de son visage.

 Création d’un délit de dissimulation de visage : « La rédaction actuelle de l’article 4 ne permettra aucune efficacité« , juge @LVichnievsky.

La gauche a vivement critiqué ce nouveau délit, «inefficace» selon les socialistes et les communistes, et «introduisant de l’arbitraire» d’après les Insoumis, qui ont épinglé une future «loi anti-cagoule» dans la lignée du «décret anti-cagoule» pris sous Nicolas Sarkozy en 2009.

Ce décret prévoyait que le fait de dissimuler son visage au sein ou aux abords d’une manifestation était passible d’une amende de 1 500 euros au plus. Peu d’amendes ont été infligées et passer à un délit est «opportun pour une dissuasion», a appuyé Eric Ciotti (LR).

 
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Publié par le 31 janvier 2019 dans général, Politique, société

 

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Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet « une réponse symétrique »

Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet une réponse symétrique 
Une fois de plus la tension n’en fini pas de monter entre les Russes et l’occident . La confrontation s’étend sur tout les terrains possibles et imaginables . Où et comment est ce que ça va se terminer ??? Poutine est déterminé à aller au bout et à gagner cette nouvelle guerre froide. L’arrivée de Trump,empêtré dans le scandale de l’influence Russe sur les élections US, n’aura finalement rien changé  . Bien au contraire ……. Z 

Après l’annonce par 21 Etats de l’expulsion de plus de 100 diplomates russes, Moscou n’a pas tardé à réagir, regrettant un signal inamical envoyé par l’Occident. Des mesures russes de rétorsion sont prévues.

La Russie regrette la décision de gouvernements occidentaux, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’expulser des diplomates russes, en raison de l’empoisonnement de l’ex agent-double russe Sergueï Skripal sur le sol britannique. Réaffirmant son innocence dans cette affaire, Moscou a déclaré le 26 mars par la voix du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, que la réponse russe à ces décisions serait basée sur le principe de la réciprocité. «Nous regrettons cette décision qu’ils expliquent par la prétendue affaire Skripal. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : la Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire», a ainsi fait savoir le porte-parole du Kremlin.

Il a également fait savoir que ce serait le président Vladimir Poutine qui prendrait une décision définitive, quant à la forme précise des mesures de rétorsion.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en outre qualifié de «provocation» ces expulsions de diplomates, les décrivant comme une décision inamicale de la part des Occidentaux. Dans un communiqué, la diplomatie russe a affirmé que les pays en question faisaient ainsi le jeu de Londres, qui «a pris de facto une position fondée sur des préjugés, biaisée et hypocrite, produisant des accusations infondées contre la Fédération de Russie, sans explications sur ce qui s’est passé et en refusant la coopération». La «solidarité» exprimée par les pays occidentaux vis-à-vis de Londres «nuit à l’enquête» sur l’affaire Skripal et contredit le droit international, selon le ministère russe.

La Russie réaffirme par ailleurs qu’elle souhaite «connaître la vérité sur l’empoisonnement des citoyens russes [l’ex-agent double et sa fille] sur le sol britannique». «Malgré nos demandes répétées à Londres, la partie russe n’a obtenu [du Royaume-Uni] aucune information sur l’affaire. Les alliés des Britanniques ont agi sans disposer de données objectives et exhaustives, et suivent aveuglément les principes de l’unité euro-atlantique, défiant le bon sens, les principes du dialogue civilisé entre les Etats et le droit international», a enfin regretté la diplomatie russe, ajoutant qu’un «mouvement aussi hostile» de la part de ces pays ne resterait pas sans réponse.

Ambassadeur russe à Paris : «Nous sommes profondément déçus»

En ce qui concerne le cas précis de la France, l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexeï Mechkov, a déclaré que les Russes étaient «profondément déçus de cette initiative de la part de [leurs] collègues français ». Cette décision d’expulser des diplomates a été prise, selon lui, «sans avoir attendu les résultats de l’enquête» sur l’affaire Skripal. Qualifiant l’accusation britannique, sur laquelle se fondent les pays occidentaux, de «provocation sale», l’ambassadeur a affirmé que la Fédération de Russie se réservait le droit de répondre de façon adéquate.

Les relations russo-américaines au plus bas

Concernant le cas des diplomates russes expulsés des Etats-Unis, une source du ministère des Affaires étrangères russes citée par l’agence RIA a déclaré, plus tôt dans la journée : «La réponse sera symétrique, nous y travaillerons dans les prochains jours et nous répondrons tour à tour à chaque pays.»

En outre,à Washington, l’ambassadeur de Russie, a déclaré que la décision américaine d’expulser des diplomates russes était «injustifiée» et qu’elle aggravait, encore, les relations russo-américaines. Anatoly Antonov a également regretté que les Etats-Unis ne semblent comprendre que la force, selon l’agence RIA.

19 Etats occidentaux ont décidé le 26 mars d’expulser plus de 100 diplomates russes, en lien avec l’affaire Skripal. Londres a désigné Moscou le 14 mars comme étant responsable de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal le 4 mars, à Salisbury. Le Royaume-Uni avait alors décidé d’expulser 23 diplomates russes et annoncé le gel des relations bilatérales. La Russie, qui clame son innocence et accuse Londres de ne «pas vouloir entendre les réponses», avait ordonné en représailles l’expulsion de diplomates britanniques et la fin des activités du British Council sur son territoire. Le 23 mars, les 28 pays de l’Union Européenne, emboîtant le pas au Royaume-Uni, avaient à leur tour jugé «très probable» la culpabilité de la Russie, bien que certains pays comme l’Italie ou la Grèce ont tenu à exprimer une position plus tempérée.

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Publié par le 27 mars 2018 dans général, International, Politique

 

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Un ancien agent de la CIA dénonce un gouvernement fantôme secret

Traduction SLT :

Pourquoi n’ y a-t-il pas plus de « lanceurs d’alerte » qui dénoncent les opérations secrètes illégales ou inconstitutionnelles du gouvernement ? Si ces activités sont tellement illégales, pourquoi les gens ne viennent-ils pas les signaler ?

Au cours des cinquante dernières années, les services de renseignement du gouvernement étatsunien ont mis au point un système séquentiel complexe pour réduire systématiquement au silence ou détruire tout employé, y compris sa famille, qui tente de révéler des activités illégales ou inconstitutionnelles menées dans le cadre d’opérations gouvernementales secrètes.

Comme condition d’emploi, les militaires et les employés du renseignement recrutés dans le cadre d’opérations secrètes doivent signer une  » entente de confidentialité « , ou une  » entente de non-divulgation « , avant d’avoir accès au poste, qui offre un salaire et un statut élevés au sein de l’organisation. Cette entente menace des sanctions civiles et pénales si l’employé divulgue TOUT renseignement concernant le programme. Pensant que l’accord ne sera utilisé qu’ à des fins juridiques et leur donnera l’emploi convoité, tous les employés sont impatients de le signer.

Cet accord de secret a été conçu à l’origine pour protéger les renseignements classifiés légitimes, pour protéger le personnel militaire en temps de guerre et pour protéger l’information et la technologie de la défense nationale légitime.

Toutefois, en raison du pouvoir contraignant de l’entente, les organismes gouvernementaux ont commencé à s’en servir comme outil puissant pour faire taire les fonctionnaires fédéraux qui remettent en question la légalité de certaines opérations gouvernementales. C’était l’outil parfait pour menacer, faire taire ou emprisonner tout lanceur d’alertes qui osait contester les activités secrètes du gouvernement.

Aujourd’hui, l’accord de secret est couramment utilisé comme une arme efficace pour intimider ou faire taire les employés. Des séances d’information annuelles de briefing sont données pour rappeler aux employés les pénalités en cas de violation de l’entente. Ces peines comprennent des amendes énormes, la révocation, la ruine financière et même la prison – tout cela signifie la destruction de leurs vies et de leurs familles. La plupart ne révéleront aucun acte répréhensible, aussi flagrant soit-il, par crainte de représailles calculées et sévères.

Lorsque les employés signent l’entente de confidentialité et sont autorisés à participer à des programmes classifiés, on ne leur dit pas qu’ils renoncent à leur droit à un procès devant jury ou à intenter des poursuites contre l’agence qui les a embauchés. S’ils essaient de le faire en tant que lanceurs d’alertes, ils constatent qu’ils n’ont pas le droit d’être entendus par la cour fédérale. Beaucoup l’ont découvert lorsque leur cas a été rejeté; il était alors trop tard. Cela fait partie du système.

Si l’employé tente de communiquer avec son membre du Congrès ou son Sénateur, son représentant ne peut pas recevoir d’information au sujet de son cas parce qu’il n’ a pas l’autorisation nécessaire.

Lorsque l’employé tente de dénoncer les faits aux comités de renseignements du Congrès, sa réponse est ignorée. Les membres du comité savent très bien qu’ils ne doivent pas toucher à de tels cas, alors ils les renvoient à leur sénateur ou à un membre du Congrès, qui ne peut pas avoir accès à l’information liée à leur cas.

Si un employé courageux continue à aller de l’avant et à donner des alertes, un système de destruction personnelle et professionnelle s’ensuit. Cela commence par le refus de toute promotion, le refus d’une affectation délicate ou enrichissante et le signalement de leurs dossiers, ce qui ruine leur réputation au sein de leur agence. A ce stade, leur carrière est terminée. S’ils partent tranquillement, le châtiment s’arrête.

Lorsque l’employé continue de s’efforcer de rapporter l’information, ses dossiers de voyage, ses dossiers personnels, ses dossiers médicaux et ses dossiers de sécurité sont fouillés à la recherche d’erreurs ou de renseignements préjudiciables qui peuvent être utilisés pour menacer sa cessation d’emploi. Leurs téléphones et leurs ordinateurs sont surveillés à la recherche d’informations incriminantes. Si aucune information de fond ne peut être trouvée, elle est fabriquée et versée dans leur dossier.

Les employés qui refusent de se rétracter font ensuite l’objet d’enquêtes de sécurité internes, d’entrevues multiples et hostiles, de tentatives de rétractation et d’interrogatoires polygraphiques multiples.

Dans bien des cas, l’employé est tenu de se présenter au bureau médical interne pour une évaluation psychologique. S’ils se plaignent, l’évaluation les qualifie de paranoïaque, d’instable ou de mécontents. Ces renseignements sont versés à leur dossier et sont utilisés par la suite pour justifier l’action de l’organisme en cas d’examen externe.

Si l’employé communique des informations avec un membre des médias, il est immédiatement accusé d’avoir violé son accord de confidentialité et fait l’objet de poursuites pénales. Plusieurs médias sont reliés à la CIA et à la NSA et les informent du contact de l’employé.

Enfin, l’employé est contraint de démissionner après avoir été menacé de licenciement dans devant des réunions prenant la forme de cour où l’information fabriquée dans ses dossiers est utilisée contre lui.

Après la résiliation ou la démission forcée, les taux d’intérêt sur les prêts de leur caisse populaire interne sont augmentés pour rendre les paiements inabordables. Le déblocage des fonds de retraite de l’employé nécessaire pour subvenir aux besoins de sa famille est bloqué. L’agence les met sur liste noire pour l’obtention d’un emploi avec d’autres agences gouvernementales ou des entrepreneurs, ce qui les ruine encore plus financièrement.

Déshumanisée, financièrement ruinée et soumise à une forte pression émotionnelle et mentale, la famille de l’employé commence à se désagréger. Si les fondements de la famille ne sont pas solides, il en résulte de l’alcoolisme, de la dépression et un divorce. Dans certains cas, cela a entraîné le suicide de l’employé, le but ultime du programme de destruction. Cela réduit l’employé au silence de façon permanente, occultant ainsi le rôle de l’agence dans sa destruction. C’est le crime parfait.

Si l’employé a toujours la capacité d’endurer ce programme de carrière et de destruction personnelle et continue d’exercer des pressions pour que l’information soit divulguée, ou si les membres de sa famille tentent de poursuivre l’agence pour activité illégale, les agences classifiées invoqueront le secret d’État, qui ordonne à l’employé et à sa famille de ne pas révéler l’information pour ne pas faire face à la prison. Si l’affaire de la famille est portée devant un tribunal fédéral, le secret d’État est invoqué et l’affaire est classée et scellée.  Les juges fédéraux approuvent la censure de l’affaire sans en examiner les faits.

Maintenant que le dossier de l’employé, et dans certains cas celui de sa famille, est fermé et scellé, invoquant la  » sécurité nationale « , le processus de réduction au silence de l’employé est terminé. Beaucoup d’entre eux ne donnent plus jamais d’informations, craignant la prison s’ils parlent à qui que ce soit, y compris à un avocat.

Grâce à l’attribution attrayante de contrats de plusieurs millions de dollars, le complexe industriel militaire du gouvernement étatsunien convainc les entreprises privées que leurs employés doivent être autorisés et signer des accords de secret. Cela implique les employés à tous les niveaux, des secrétaires aux PDG. Une fois qu’ils ont signé l’accord de secret, ils sont tenus de garder toutes les informations, y compris les informations potentiellement illégales, secrètes et menacées des mêmes sanctions.

 

À ce jour, plus de cinq millions d’Etatsuniens ont été obligés de signer cet accord de secret et tombent désormais sous l’ombre du secret d’État.

Seuls quelques employés fédéraux ont réussi à passer par ce processus systématique de destruction pour révéler ce qu’ils savent de l’opération illégale qu’ils ont observée.  Malheureusement, certains lanceurs d’alerte sont morts « mystérieusement » ou se sont suicidés.

Les employés des services de renseignement sont conscients des sanctions prévues par l’accord de secret et du risque énorme de le violer, voire de dénoncer la corruption. La plupart d’entre eux se tournent vers une autre façon de protéger leur carrière, leur retraite et leur famille. Beaucoup ont observé les signes extérieurs du système de destruction personnelle et professionnelle utilisé sur d’autres et une culture de la peur existe.  Mais ils ne sont pas pleinement conscients de tout ce qui se fait. L’étendue complète du système n’est connue qu’aux échelons supérieurs de l’organisation et est cachée aux employés, jusqu’ à ce que son utilisation soit nécessaire.

C’est pourquoi nous ne voyons pas de lanceurs d’alerte qui signalent ce qu’ils ont vu. Ce système est utilisé et perfectionné depuis plus de cinquante ans. Il est utilisé parce qu’il fonctionne.

Il fonctionne, à moins que le système ne soit mis au jour, le lanceur d’alertes sait ce qui va lui arriver et s’ y prépare, et il est appuyé par des organismes privés et des particuliers qui se consacrent à révéler la vérité au gouvernement.

Ce soutien est essentiel, non seulement pour protéger les lanceurs d’alerte et leur famille, mais aussi pour défendre notre forme constitutionnelle de gouvernement contre la tyrannie.

 
 

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MacronLeaks : L’équipe d’En Marche ! dénonce un «piratage massif» de ses données, Hollande réagit ..

MacronLeaks

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée» après la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes comme des courriels ou des documents comptables.

Dans la soirée du vendredi 5 mai, quelques minutes avant la fin de campagne, plusieurs gigas de documents internes (mails, documents comptables, contrats…) de l’équipe d’Emmanuel Macron ont été publiés sur les réseaux sociaux, via un lien diffusé par le site WikiLeaks sur Twitter. WikiLeaks a assuré ne pas être à l’origine de cette opération qu’il a baptisée «MacronLeaks».

En Marche! dénonce une «tentative de déstabilisation massive»

L’équipe du candidat a dans la foulée dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée», y voyant une «opération de déstabilisation» à la veille du second tour.

«Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement», a fait savoir En Marche! dans un communiqué, ajoutant que ces documents sont tous «légaux».

«Le mouvement En Marche! a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse. Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation», a affirmé l’équipe d’Emmanuel Macron en soulignant que cette opération, «intervenant dans la dernière heure de la campagne officielle», relevait manifestement de la déstabilisation démocratique, «comme cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle».

La commission électorale exhorte la presse de ne pas publier les documents ayant fuités

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) a recommandé aux médias de ne pas rendre compte du contenu des données internes issues de cette «attaque informatique» visant l’équipe Macron, rappelant que «la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi».

La commission a été saisie dans la soirée du 5 mai par l’équipe d’Emmanuel Macron «à la suite d’une attaque informatique dont son mouvement a été l’objet, et qui avait donné lieu à la diffusion sur les réseaux sociaux de données présentées comme issues des systèmes d’information du candidat, mais dont une partie était probablement constituée de faux», ajoute le communiqué de la CNCCEP.

Wikileaks doute de la nature «fausse» des documents

Malgré les déclarations du mouvement En Marche! qui assure que la majorité des documents ayant fuité sont des faux, le site lanceur d’alerte a émis des doutes sur ces affirmations. Dans un tweet, Wikileaks explique :

«Pour notre part, nous n’avons pas encore découvert de « faux » parmi ces documents du #Macronleaks et sommes particulièrement sceptiques à l’idée que l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron ait été plus rapide que nous dans cette analyse».

En effet, selon Wikileaks, le nombre de documents fuités est tellement important (plusieurs dizaines de milliers d’emails, photos, pièces jointes jusqu’au 24 avril 2017 – environ 9 giga au total) que «d’un point de vue économique il n’y a pas d’intérêt à « fabriquer » toutes ces données», laissant entendre que les informations ayant fuité sur les réseaux sociaux seraient donc authentiques.

Le site lanceur d’alerte s’interroge par ailleurs du but de ces fuites : «Qui va finalement bénéficier [de cette opération] ? Les fuites arrivent trop tard pour pouvoir atteindre l’élection, mais seront très vraisemblablement utilisées pour stimuler une hostilité envers la Russie et justifier une hausse des dépenses dans le domaine du renseignement», a expliqué Wikileaks dans un tweet.

La campagne officielle a pris fin le 5/6 mai à minuit, ce qui interdit aux médias de publier des sondages ou des déclarations de candidats jusqu’à la fin du vote, dimanche 7 mai à 20h, heure à laquelle les premiers résultats seront connus.

Source 

Le piratage de documents de l’équipe de Macron ne restera pas «sans réponse», prévient Hollande

Après que neuf gigas de documents confidentiels de l’entourage du candidat sont apparus sur la toile quelques minutes avant la fin de la campagne présidentielle, le chef de l’Etat a assuré que les autorités étaient sur le qui-vive.

«S’il y a eu effectivement un certain nombre de parasitages ou de captations, il y aura des procédures qui vont entrer en vigueur», a déclaré François Hollande à l’AFP le 6 mai au sujet de la fuite de dizaines de milliers de documents confidentiels de l’équipe du mouvement En Marche!.

«On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse», a poursuivi le président sortant, sans fournir davantage de précisions.

Appelant à «laisser les enquêtes se faire», il a assuré que les pouvoirs publics étaient «d’une très grande vigilance».

Tandis que les journalistes lui demandaient s’il voyait dans le piratage une tentative de «déstabilisation», comme l’avait déclaré l’équipe du candidat En Marche!, François Hollande a répondu : «Je n’y vois rien du tout.»

Le 5 mai, quelques minutes avant la fin de la campagne, environ neuf gigas de documents fuités de l’équipe d’Emmanuel Macron ont été diffusés sur les réseaux sociaux, via un lien publié par WikiLeaks sur Twitter. Le site de Julian Assange a toutefois précisé qu’il n’était pas à l’origine de l’opération, baptisée MacronLeaks.

De son côté, En Marche! a dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée» visant à déstabiliser le candidat à la veille du second tour de la présidentielle.

 
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Publié par le 7 mai 2017 dans général, Politique

 

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Le Patrimoine de Macron pas clair du tout : L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence »

L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés » par le candidat d’En marche !  

Macron : pourquoi sa déclaration de patrimoine suscite des questions :

A son entrée au gouvernement, en août 2014, Emmanuel Macron avait dû faire une déclaration officielle de ses revenus et de son patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Depuis quelques mois, des sites Internet reprennent ces déclarations pour souligner ce qu’ils estiment être un décalage entre les revenus déclarés et le patrimoine et s’interroger sur ce que cela pourrait signifier. .

CE QUE CONTIENNENT LES DÉCLARATIONS DE M. MACRON

1. Ses revenus

Voici les éléments figurant dans la déclaration d’intérêts d’Emmanuel Macron auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), signée le 24 octobre 2014 (visible en cache ici), qui récapitulent les revenus imposables de l’intéressé pour la période précédant son entrée au gouvernement :

  • directeur, puis gérant et enfin associé gérant à la banque Rothschild & Cie, de 2009 à 2012 : 2 885 000 euros environ ;
  • de mai 2012 à juillet 2014, secrétaire général adjoint à la présidence de la République : 370 000 euros environ.

M. Macron a donc cumulé environ 3,3 millions d’euros de revenus, avant impôts, de 2009 à son entrée au gouvernement, à l’été 2014.

2. Ses biens

Voici les éléments figurant dans la déclaration de patrimoine signée par Emmanuel Macron le 24 octobre 2014 (visible en cache ici) :

  • un appartement de 83 m2 à Paris avec terrasse et parking, acquis en juin 2007 pour une valeur de 890 000 euros (auxquels il ajoute 70 000 euros de travaux) ;
  • des placements pour un montant d’environ 74 000 euros ;
  • deux assurances-vie, la première d’une valeur de 86 344,84 euros et la seconde correspondant à un capital assuré de 500 000 euros « partiellement délégué en garantie du prêt personnel » et « non rachetable » ;
  • Différents comptes bancaires pour un montant d’environ 109 000 euros ;
  • Enfin, un véhicule Volkswagen acheté, en 2005, pour 40 000 euros et évalué à 6 000 euros neuf ans plus tard.

A cette date, le patrimoine s’établissait donc à environ 1,2 million d’euros.

3. Ses prêts immobiliers

M. Macron a également déclaré avoir contracté trois prêts :

  • un prêt de 350 000 euros en 2011 au Crédit mutuel pour des travaux de résidence secondaire, dont 295 000 euros qui restaient à rembourser et des mensualités de 2 424,30 euros ;
  • un prêt de 600 000 euros en 2012 au Crédit mutuel pour refinancer son prêt d’achat de résidence principale, dont 558 577,53 euros encore à rembourser et des mensualités de 3 623,34 euros ;
  • un « prêt personnel entre particuliers » de 550 000 euros en 2007, dont 200 000 euros encore à rembourser (100 000 en 2017, 100 000 en 2022, auxquels s’ajoutent des intérêts). Emmanuel Macron a précisé à L’Express que ce prêteur était son « mentor », Henry Hermand, un chef d’entreprise proche de la « deuxième gauche » de Michel Rocard, mort en novembre 2016.

A l’automne 2014, l’endettement de M. Macron atteignait donc environ 1 million d’euros.

CE QU’IL FAUDRAIT SAVOIR POUR RÉPONDRE AUX INTERROGATIONS

La question soulevée  à partir de ces différents chiffres est celle-ci : comment, compte tenu des revenus de la période 2009-2014, M. Macron ne dispose-t-il pas d’un patrimoine plus important ?

Pour y répondre, il faudrait toutefois disposer d’éléments supplémentaires sur lesquels la loi sur la transparence n’impose aucune obligation de communication publique.

1. Le travail très circonscrit de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

Les déclarations à la HATVP doivent contenir les déclarations de patrimoine (biens immobilier, comptes en banques, emprunts, dettes en cours…) et les liens d’intérêts (activités professionnelles, actions détenues, activités bénévoles…).

Contactée, la HATVP rappelle que son travail consiste à vérifier que les différentes déclarations sont « exactes, exhaustives et sincères ».

Cette dernière peut faire des observations sur les déclarations dans le cadre de possibles anomalies, comme elle l’a fait dans le cas de Jean-Marie Le Guen par exemple, mais pas dans celui d’Emmanuel Macron.

La Haute Autorité précise également que son travail « n’est pas celui de l’administration fiscale » et qu’elle a accès aux déclarations d’intérêts, pas aux déclarations de revenus des personnalités contrôlées. La manière dont un responsable politique dépense son argent n’est, par exemple, pas de son ressort.

2. Aucune obligation de communiquer le montant des impôts acquittés ou des dépenses personnelles

Les éléments communiqués à la HATVP ne permettent pas de donner une analyse complète de la situation financière de M. Macron pour la période concernée.

Il faudrait par exemple savoir si l’intéressé a remboursé d’autres emprunts durant cette période, qu’il n’aurait pas eu à mentionner dans ses déclarations en 2014 car ils n’auraient plus été en cours à cette date.

Il faudrait également connaître le montant des impôts qu’il a payés sur cette période. De même que l’ampleur de ses dépenses courantes.

Sur le plan légal, l’intéressé n’a pas l’obligation de communiquer tous ces éléments qui permettraient de comprendre sa situation et de répondre aux soupçons relayés sur les réseaux sociaux. (Il ne l’a pas fait d’ailleurs, ndlr)

En l’état les inconnues sont trop nombreuses pour affirmer quoi que ce soit, et notamment qu’il y aurait quelque chose de suspect.

CE QUE DIT MACRON

Sylvain Fort, un des porte-parole d’Emmanuel Macron, a assuré au JDD dimanche 12 février : « Son patrimoine a déjà été passé aux rayons X, mais, s’il reste des zones d’ombre, nous sommes prêts à les éclairer. »

Nous avons donc sollicité M. Macron pour lui poser ces questions. Nous lui avons notamment demandé :

  • s’il confirmait ou contestait ce présumé décalage entre ses revenus déclarés et son patrimoine ;
  • s’il souhaitait fournir des informations supplémentaires sur les dépenses qui pourraient expliquer cet écart ;
  • s’il était prêt à nous communiquer ses avis d’imposition depuis 2009, comme l’ont fait plusieurs candidats à l’élection par le passé, notamment auprès de L’Express en 2007.

Sollicité à plusieurs reprises depuis lundi 13 février, l’équipe de M. Macron n’a pas répondu à nos questions pour l’heure. Ses réponses seront ajoutées à notre article le cas échéant. (quelle blague, c’est là qu’on voit bien que c’est un papier du Monde de Niel/Bergé/Pigasse, soutiens de Macron – ndlr)

Le candidat a néanmoins répondu à une partie de ces interrogations dans le JDD dimanche 19 février. Selon lui, les 2,8 millions d’euros empochés chez Rothschild représentent 1,5 million d’euros après « charges sociales et impôts ». Ses gains auraient été utilisés pour couvrir ses dépenses personnelles, des travaux dans la maison du Touquet, rembourser un « prêt familial de 50 000 euros » et commencer à rembourser ses autres emprunts, dont celui contracté auprès d’Henry Hermand.

Son porte-parole Sylvain Fort reconnaît néanmoins que « pendant les années Rothschild, Emmanuel Macron a adapté son train de vie à ses revenus et il a donc pas mal dépensé ».

L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence »

L’association Anticor a annoncé lundi 13 mars avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour lui demander de « vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Dans son communiqué, Anticor, qui lutte contre la corruption, dénonce notamment un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés »

Dans sa déclaration d’intérêts signée en octobre 2014, le candidat d’En marche ! affirme avoir perçu, comme banquier de l’établissement Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, « 3,3 millions d’euros de revenus avant impôts » entre 2009 et 2014. Il a ainsi touché, pour ses activités dans la banque d’affaires, « 2,8 millions d’euros » entre 2009 et sa nomination, en mai 2012, au secrétariat général de la présidence sous François Hollande.

Un patrimoine net de 200 000 euros

Mais dans sa déclaration de patrimoine, signée également en octobre 2014, M. Macron a fait état d’un patrimoine de « 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros », « soit un patrimoine net de seulement 200 000 euros » ; ce qui suscite des « interrogations », selon Anticor.

Dans un entretien au quotidien La Croix, publié lundi, l’ancien ministre de l’économie s’est expliqué sur cette différence entre son patrimoine déclaré et ses revenus perçus. « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts », s’est-il justifié.

Depuis sa création, en 2013, à la suite de l’affaire Cahuzac, la HATVP a transmis une quinzaine de dossiers de parlementaires à la justice lorsqu’elle constatait des déclarations incomplètes ou mensongères.

 

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