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Les États-Unis livrent en Europe le plus gros lot de munitions du XXIe siècle !

© AP Photo / Frank Augstein

Une info inquiétante, on se demande ce qui se trame, il apparaît évident que ce n’est pas pour l’entrainement … D’autant que les pays du club nucléaire, dont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les USA et la France, s’opposent au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi ne pas interdire purement et simplement ces armes nucléaires qui pourraient anéantir l’humanité ? Pour des raisons stratégiques et géopolitiques ? Mais qu’est ce qui vaut la peine de prendre un tel risque ? Ceux qui nous gouvernent nous mènent droit vers une grande guerre qui risque de rendre la planète juste invivable, ce sont des fous dangereux !! Z 

Le 86e escadron des munitions de la base aérienne américaine de Ramstein, située dans le nord de l’Allemagne, a reçu plus de 100 conteneurs de munitions, le plus grand lot depuis 1999, a annoncé vendredi le commandement de l’US Air Force en Europe.
« Il s’agit du plus gros lot livré depuis l’opération Force alliée qui s’est tenue en 1999 », a indiqué David Head, responsable d’une section du 86e escadron des munitions, rappelant ainsi la campagne de 78 jours pendant laquelle les avions américains ont effectué environ 900 sorties pour bombarder la Yougoslavie.

Selon lui, ces nouvelles munitions « serviront à mener des opérations sur le théâtre et à augmenter la présence du commandement des Forces armées américaines dans la zone européenne ». 

Selon le chef de la section de transport des munitions Arthur Myrick, ces munitions sont destinées à soutenir le programme European Deterrence Initiative (EDI, « Initiative européenne de dissuasion ») de L’OTAN et à augmenter les stocks de munitions en Europe.

En janvier 2017, les États-Unis avaient officiellement rebaptisé leur programme d’aide militaire aux alliés européens en « Initiative européenne de dissuasion ». Le programme prévoit le déploiement de 3.000 à 5.000 militaires de L’OTAN, ainsi que d’équipements et de matériels en Europe, à proximité des frontières russes. La Russie avait déclaré que les activités américaines en Europe détérioraient la situation en matière de sécurité sur le continent.

La base aérienne américaine et de L’OTAN située à Ramstein compte environ 15.000 militaires et 30.000 spécialistes civils. C’est l’une des deux bases sur le territoire allemand qui disposerait d’ogives nucléaires. Le 603e centre des opérations aériennes et spatiales déployé à Ramstein en 2011 coordonne et dirige les opérations des drones américains en Afghanistan, en Irak, en Somalie, au Yémen et au Pakistan.

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Les US parachutent 50 tonnes de munitions aux « rebelles modérés » syriens, un attentat a été déjoué à Moscou par le FSB (services secrets russes)

Les USA officiellement en guerre contre 14 pays

La guerre par procuration entre l’est et l’ouest (et ses alliés du golf) continue .

Il y a quelques jours, le Président Obama annonçait la fin du programme de formation des « rebelles modérés », expliquant que la sélection mise en place par les Etats-Unis était trop stricte et qu’ils n’avaient pas trouvé assez de candidats modérés qui acceptaient notamment de combattre uniquement les groupes djihadistes.

Suite à cela, on nous annonçait une réorientation du programme, ce qui est donc chose faite depuis dimanche, puisque « les Etats-Unis ont parachuté des munitions dans le nord de la Syrie à des rebelles syriens combattant le groupe Etat islamique, a indiqué lundi un porte-parole du commandement des forces étasuniennes au Moyen-Orient (Centcom) » 

Mais bien sur …

Avant de détailler ce parachutage, arrêtons-nous quelques instants sur la dramatique (quant aux conséquences) ironie de la chose. Faute d’avoir pu trouver en un peu plus d’un an des rebelles vraiment modérés qui acceptent de combattre l’EI et de ne pas combattre le régime légitime (quelques soient par ailleurs les reproches que l’on puisse lui faire), les Etats-Unis reconnaissent l’échec de leur programme et y mettent fin. (soit disant) 

Mais alors qu’en un an ils n’avaient trouvé et formé que 74 rebelles, ils sont arrivés en une semaine à trouver suffisamment d’unités rebelles rentrant dans le strict cadres des « modérés » pour leur parachuter 50 tonnes de munitions ?

Soit c’est un exploit des services de renseignement, soit on se moque de nous et les munitions ont été parachuté à tout ce qui n’est pas l’EI, c’est à dire également à l’armée de la Conquête, déjà armée par l’Arabie saoudite (nous en avons parlé hier suite à l’annonce faite par les saoud) et constituée par divers groupes y compris al-Nosra (al-Qaïda).

Il y a quand même de grandes chances que l’on se moque de nous dans cette affaire…

Voici I 24 qui rapporte le communiqué de manière exhaustive , en appuyant bien sur le concept absurde de  » rebelles modérés » évidemment :

Les Etats-Unis ont parachuté dimanche des munitions dans le nord de la Syrie à des rebelles syriens combattant le groupe Etat islamique, a indiqué lundi un porte-parole du commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom).

Ce parachutage « réussi », réalisé au nom de la coalition contre l’EI, « a procuré des munitions à des groupes arabes syriens dont les responsables ont fait l’objet de vérifications appropriées par les Etats-Unis » a déclaré le colonel Patrick Ryder dans un communiqué.

Le parachutage a été mené par des avions cargo C-17 de l’US Air Force, selon le communiqué.

Un responsable de la défense a précisé à l’AFP que les avions avait parachuté au total « 50 tonnes de munitions », confirmant une information de CNN.

Le parachutage illustre la nouvelle orientation de l’administration Obama pour lutter contre le groupe Etat islamique en Syrie, après l’échec de son programme d’entraînement de rebelles syriens modérés.

Cette nouvelle approche a été annoncée vendredi à Washington par l’administration américaine.

Au lieu de chercher à constituer l’équivalent d’unités d’infanterie de rebelles, le Pentagone va se concentrer sur la fourniture d’armes à des groupes triés sur le volet, et un appui aérien, pour qu’ils puissent mener des offensives concertées contre le groupe Etat islamique.

Le communiqué ne mentionne pas explicitement les groupes rebelles qui ont reçu les munitions et équipements parachutés.

Mais il met en avant l’efficacité du combat mené par les forces kurdes syriennes et des groupes arabes, pour libérer les zones frontalières avec la Turquie, dans le nord-est du pays.

Une milice kurde rejoint une nouvelle alliance militaire

Une milice kurde soutenue par les frappes aériennes américaines en Syrie a rejoint une nouvelle alliance militaire qui comprend des groupes arabes, révèle un communiqué.

L’alliance qui se nomme les Forces démocratiques de la Syrie comprend la milice kurde GPJ et des groupes arabes syriens qui ont déjà combattu l’EI dans le nord de la Syrie.

Cela ne nous expliquant toujours pas comment on peut trouver des groupes modérés dans un pays où l’on arrive pas à recruter des rebelles modérés pour les former…

Bien évidemment, le communiqué ne mentionne pas explicitement les groupes rebelles qui ont reçu les munitions et équipements parachutés.

Mais il met en avant l’efficacité du combat mené par les forces kurdes syriennes et des groupes arabes, pour libérer les zones frontalières avec la Turquie, dans le nord-est du pays. Ce qui impliquerait donc les kurdes (pourquoi pas), mais aussi la fameuse armée de la Conquête très présente dans la zone, donc al-Qaïda pour faire simple.

Notons cette tendance de plus en plus forte à jouer al-Qaïda contre l’EI, comme si la primauté dans le domaine de l’horreur que tient l’EI rendait respectable al-Qaïda…et surtout comme si cela enlevait la capacité de nuisance d’al-Qaïda…  

Al-Qaïda contre l’EI , c’est une fausse opposition construite de toute pièces par l’occident pour crédibiliser certains « rebelles modérés » syriens, mais Al-Qaïda et  l’EI, c’est la même chose : il n’y a pas de djihadistes modérés, que des djihadistes (et quelques vrais rebelles, mais trés peu) .

Rien de bien bon ne risque de sortir de tout cela. Encore une fois, on ne peut jouer impunément de manière aussi longue aux apprentis sorciers sans s’en mordre les doigts.

A chaque fois que les Etats-Unis ont joué avec les terroristes pour contrer une autre puissance (on a bien sur l’exemple afghan contre l’URSS à l’époque, mais il y a de nombreux autres cas même beaucoup plus récents), cela s’est toujours dramatiquement achevé.

Prions que, pour une fois, la conclusion démente la tradition, car les enjeux sont cette fois beaucoup plus grands : le monde est au bord du gouffre, et de la guerre totale.

Dans ce contexte, un attentat a été déjoué à Moscou, les suspects auraient été formés par l’EI en Syrie, selon le FSB :

Les suspects russes arrêtés alors qu’ils préparaient, selon Moscou, un attentat dans la capitale russe, ont suivi une formation dans les camps d’entraînement du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, ont indiqué lundi les services secrets russes (FSB) cités par l’agence officielle RIA Novosti.

L’appartement perquisitionné où ont été arrêtés dimanche des suspects, dont le nombre n’est pas précisé, a vu le passage de six à onze personnes dont certaines « ont suivi une formation militaire dans les camps de l’Etat islamique sur le territoire syrien », selon le FSB cité par l’agence.

Ces personnes « sont arrivées en Russie bien avant le début des frappes aériennes russes » le 30 septembre en Syrie, affirme le FSB, rejetant ainsi l’hypothèse d’une éventuelle vengeance de l’EI.

Tous les suspects arrêtés, qui s’apprêtaient à commettre un attentat dans « les transports en commun de Moscou », sont des citoyens russes, selon la même source.

La Russie, fidèle allié du régime de Damas, mène depuis le 30 septembre des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique en Syrie. Moscou affirme que ses avions ne visent que l’EI et les « terroristes », mais Ankara et ses alliés occidentaux accusent l’armée russe de concentrer ses attaques sur les forces syriennes modérées.

Environ 2.000 Russes combattent pour l’EI en Syrie et en Irak, selon les autorités russes.

On e demande bien qui aurait pu commanditer un attentat à Moscou, en ces temps de tromperie universelle …

I 24  (avec agences) – ISH News – resistanceauthentique

 

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Ukraine : Le SBU saisit un million de munitions d’origine américaine à Kiev, qui lance un assaut à l’est : la Russie menace d’intervenir / Stratégie du choc en Ukraine

Et les étasuniens qui s’excusent directement et officiellement :  ça serait « une erreur » pour le  million de munitions ; Et on peut voir une accélération de l’escalade , news sur news tombent pour l’Ukraine !

A lire aussi :

Ukraine: Kiev lance un assaut à l’est contre les séparatistes, Poutine dénonce un crime 

 

Peut être a provocation de trop ici chers lecteurs, la Russie  menace d’intervenir

Et Obama accuse la Russie de ne pas respecter l’accord

 

A lire : 

 

Ukraine : La drôle d’aventure des USA

Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a saisi à Kiev un lot de plus d’un million de munitions d’origine étrangère (américaine), d’un poids total de 12 tonnes, a annoncé mardi le service de presse du SBU. Destinataire inconnu, utilisation programmée inconnue, dans tous les cas ce sont bien des munitions américaines qui devaient se retrouvent dans les mains des anciens responsables ukrainiens ou dans celles d’autres organisations. 
:
Les agents du SBU ont établi que ces munitions ont été livrées fin janvier (et non février comme le rapporte RIA Novosti) à une agence (dont le nom n’est pas précisé, ndlr) à Kiev. Une enquête a été ouverte pour contrebande.
Elles ont été déclarées à la douane comme « des  cartouches pour fusils de chasse à canon rayé ». Toutefois, les experts ont constaté que ces munitions étaient destinées à des armes de combat.
Parmi les photos postées sur le site du SBU, on sera étonné de retrouver celle-ci :
Ukraine: Le SBU saisit un million de munitions d'origine américaine à Kiev
Le logo sur la boîte saisie (bien que le nom soit caché) laisse peu de place au doute, on reconnaît clairement des balles de la marque American Eagle fabriquées par Federal Premium Ammunition qui appartient au groupe ATK (Alliant Techsystems) qui est tout simplement le plus grand fournisseur de munitions au monde. Si les filières qu’empruntent les munitions sont parfois opaques on s’interrogera sur la présence de balles américaines à Kiev pour une entreprise bâtie sur la « fourniture de matériel de défense aux États-Unis et ses alliés« .
Source:

Stratégie du choc en Ukraine

Excellente analyse de la stratégie du choc à l’oeuvre en Ukraine dans le Guardian, par la journaliste auteur de l’ouvrage du même nom, Naomi Klein (La Stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre, éditions Actes Sud). L’empressement avec lequel le lobby énergétique US milite pour la construction d’infrastructures destinées à exporter le gaz de schiste américain en Europe, loin d’être une solution viable économiquement et écologiquement, fait partie intégrante du problème… Merci au site Le Grand Soir pour la traduction.

Du changement climatique à l’Ukraine, l’industrie du gaz naturel est sans égale, lorsqu’il s’agit d’exploiter une crise à son profit – elle applique ce que j’appelle la stratégie du choc

Pour vaincre Vladimir Poutine, il suffirait d’inonder le marché européen de gaz-naturel-extrait-aux-États-Unis-par-fracturation-hydraulique, du moins l’industrie aimerait-elle nous le faire croire. Deux projets de loi, qui viennent d’être présentés au Congrès des États-Unis – l’un devant la Chambre des Représentants (H.R. 6), l’autre devant le Sénat (H.R. 2083) – apportent leur contribution à l’escalade de l’hystérie antirusse ; ils ont pour objectif d’autoriser les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’issue d’un examen en procédure accélérée, au nom de l’aide qu’il conviendrait d’apporter à l’Europe, pour lui permettre de ne plus dépendre des énergies fossiles de Poutine, tout en renforçant la sécurité nationale des États-Unis.

Selon Cory Gardner, le membre républicain du Congrès qui présenta le projet à la Chambre, « s’opposer à cette législation, équivaut à raccrocher au nez de nos amis, de nos alliés, alors qu’ils appellent à l’aide ». Il disait peut-être la vérité – pour ceux dont les amis, les alliés travaillent pour Chevron, ou Shell, et qui appellent à l’aide parce que ceux-ci doivent maintenir un niveau élevé de bénéfices, au moment où les réserves de gaz et pétrole conventionnels diminuent.

Pour que ce stratagème réussisse, il importe de ne pas en étudier les détails de trop près. Par exemple, le fait qu’une quantité importante de ce gaz ne parviendra probablement jamais en Europe – en effet, les projets de loi autorisent la mise en vente de gaz sur le marché mondial, à la seule condition que le pays acheteur soit membre de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Ou encore, le fait que, depuis des années, l’industrie ne cesse de vendre aux Américains le message qui leur enjoint d’accepter les risques que la fracturation hydraulique fait courir à leur terre, leur air, leur eau, au nom de l’aide dont leur pays aurait besoin afin de pouvoir accéder à « l’indépendance énergétique ». Mais aujourd’hui un basculement s’opère, aussi soudain que sournois ; il vise à transformer l’objectif à atteindre en « sécurité énergétique », ce qui revient, semble-t-il, à vendre un surplus temporaire de gaz, extrait par fracturation hydraulique, sur le marché mondial, et à initier, par là même, des dépendances énergétiques à l’étranger.

Par-dessus tout, il importe de ne pas remarquer qu’il faudrait des années pour obtenir les permis de construction, auxquelles viennent s’ajouter les années de construction elle-même, avant que les infrastructures nécessaires à l’exportation de gaz sur une telle échelle, n’entrent en service – un seul terminal de GNL peut être mis en vente à 7 milliards de dollars et doit, non seulement être alimenté par un emboîtement gigantesque de gazoducs et de stations de compression, mais aussi posséder sa propre centrale, entièrement dédiée à la production de l’énergie que requiert la liquéfaction du gaz par surfusion. Au moment où ces zones industrielles gigantesques deviendront opérationnelles, l’Allemagne et la Russie s’empresseront peut-être de se lier d’amitié. Peu se souviendront alors que la crise de Crimée servit de prétexte à l’industrie du gaz pour transformer ses vieux rêves d’exportation en réalité, sans se soucier des conséquences, que ce soit pour les communautés dont on fracture les terres, ou pour la planète, mise à la cuisson.

J’appelle cette capacité à privatiser des bénéfices réalisés en exploitant les crises la stratégie du choc, et elle ne semble pas sur le point de battre en retraite. Nous connaissons tous son mode opératoire : en période de crise, nos élites savent prendre prétexte de l’urgence, pour faire passer en force des politiques impopulaires, qui nuisent à la majorité. Certes, des objections sont soulevées – par des climatologues, qui mettent en garde contre le méthane, et son fort potentiel de contribution au réchauffement, ou par des communautés, qui refusent l’implantation de ces ports exportateurs à haut risque, sur des côtes chères à leurs cœurs. Mais qui donc a encore le temps de débattre ? C’est une urgence ! Un appel à l’aide ! Commencez par voter les lois, vous aurez tout le temps de réfléchir à leur contenu par la suite.

On ne compte plus les industries qui savent utiliser ce stratagème, mais lorsqu’il s’agit d’exploiter la capacité des crises à suspendre la rationalité, l’expertise du secteur gazier mondial est sans égale.

Depuis quatre ans, le lobby du gaz se sert de la crise qui sévit en Europe, pour convaincre des pays comme la Grèce qu’ils se désendetteront, retrouveront l’espoir, s’ils ouvrent leurs mers, belles et fragiles, au forage. Il utilise des arguments similaires, pour propager la fracturation hydraulique, aux États-Unis comme au Royaume-Uni, au nom de la raison.

C’est le conflit ukrainien qui constitue désormais la crise du jour ; il fait office de bélier, dont les coups finissent par mettre à bas les restrictions raisonnables sur les exportations de gaz naturel, et par ouvrir la voie à un accord de libre-échange avec l’Europe, qui prête à controverse. Et quel accord ! Toujours plus de liberté pour la circulation de capitaux qui polluent les économies, toujours plus d’émissions de gaz à effet de serre, qui polluent l’atmosphère – le tout, en réponse à une crise énergétique fabriquée de toutes pièces, ou peu s’en faut.

En gardant cette toile de fond présente à l’esprit, il convient de ne pas oublier – ironie suprême – que l’industrie du gaz n’a exploité aucune crise avec plus d’expertise, que celle du changement climatique lui-même.

Ne prêtons donc aucune attention à la solution que cette industrie prétend apporter à la crise climatique, à savoir l’expansion spectaculaire du processus d’extraction par fracturation hydraulique, qui relâche dans notre atmosphère des quantités massives de méthane, au péril de la stabilité climatique. Le méthane est l’un des plus puissants gaz à effet de serre – selon les estimations les plus récentes du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (G.E.I.E.C., ou I.P.C.C., en anglais), sa capacité à emprisonner la chaleur serait 34 fois supérieure à celle du dioxyde de carbone. Et encore s’agit-il là d’estimations obtenues après des études portant sur un siècle, alors qu’avec le temps, l’impact du méthane s’atténue.

Robert Howarth, biochimiste à l’université de Cornell, compte parmi les plus éminents experts en émissions de méthane, et il soutient qu’il serait bien plus pertinent d’étudier cet impact sur une période de 15 à 20 ans, soit la durée pendant laquelle le méthane possède un potentiel de contribution au réchauffement climatique, 86 à 100 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. « C’est au cours d’une période d’une telle durée, que nous risquons de nous rendre captifs d’un réchauffement ultra-rapide », a-t-il averti, ce Mercredi.

Souvenons-nous : on ne construit pas d’éléments d’infrastructures, à moins d’avoir l’intention de les utiliser pendant au moins 40 ans. Ainsi donc, la construction d’un réseau de fours atmosphériques surpuissants, est la réponse que nous apportons à la crise de réchauffement de notre planète. Avons-nous perdu l’esprit ?

Lire la suite sur Le Grand Soir

 
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Publié par le 24 avril 2014 dans général, International

 

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