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Panspermie – Oumuamua relance l’idée que la vie pourrait se propager dans l’univers

J’ai toujours pensé que la vie pouvait se propager partout à travers l’univers, de planètes en planètes dans un même système solaire, mais aussi provenant de contrées bien plus lointaines, comme d’autres systèmes solaires, voir d’autres galaxies … La vie n’a pas de limites, elle trouve toujours son chemin. C’est ce que semblent penser de plus en plus les scientifiques . Par exemple la vie sur Terre pourrait trés bien venir de Mars ou Venus, où les conditions pour l’apparition de la vie était très propices bien plus tôt que sur terre, il y a des milliards d’années (3 ou 4) avant de ne plus l’être . Il est d’ailleurs trés probable qu’on vous annonce dans un avenir proche qu’il y a eu de la vie sur ces 2 planètes .  Ça commence à se produire pour Mars, où des annonces fracassantes sont en train de sortir (j’en diffuserai d’autres dans les prochains jours), mais aussi pour Venus, que nos amis de la NASA (lol) comptent explorer et où elle pense désormais qu’il serait plus facile d’y créer une colonie que sur Mars (lire ici par exemple)  Pour le cas Oumuamua, il est fort intéressant, il déconcerte les scientifiques, qui ne savent plus où le classer (Ni un astéroïde, ni une comète: disons un « objet stellaire » (avec une forme étrange de cigare …) voyageur interstellaire (il vient d’un autre système solaire), déjà c’est une 1ere, mais qui modifie sa vitesse (il accélère et décélère) , on avait carrément jamais vu ça !! Finalement la Vie pourrait se propager de planètes en planètes plus …. directement, que par la panspermie . Z

Peut-être apparue quelque part dans la Voie lactée il y a plus de 5 milliards d’années, la vie aurait-elle pu voyager d’exoplanètes en exoplanètes en colonisant la Galaxie, comme le propose la théorie de la panspermie ? En tous les cas, des germes de vie pourraient être éjectés de planètes comme la Terre par des chocs avec des astéroïdes et ainsi, être transportés à bord d’objets ressemblant à ‘Oumuamua, selon des astrophysiciens.

Quels phénomènes sont à l’origine de la vie ?  Dès 1871, Charles Darwin avait imaginé que la vie terrestre aurait pu naître « dans une petite mare », à partir de composés chimiques divers qui se seraient combinés pour former des molécules complexes. Un autre courant de pensée — la panspermie — a fait venir la vie de l’espace. Aujourd’hui, la question n’est pas résolue mais les scientifiques penchent du côté de Darwin avec une chimie prébiotique.

Il y a presque 150 ans, Lord Kelvin supposait que des germes de vie pouvaient voyager de planète en planète à bord de météorites résultant de l’impact de petits corps célestes sur ces planètes. Impact suffisamment fort pour éjecter des blocs de roches contenant des formes vivantes microscopiques, les seules susceptibles de pouvoir résister à des transits interplanétaires, à l’abri dans ces roches.

Ainsi, il déclarait en 1871 : « Nous devons considérer comme probable au plus haut degré qu’il existe d’innombrables pierres météoriques portant des graines se déplaçant à travers l’espace. Si, à l’heure actuelle, aucune vie n’existait sur cette Terre, l’une de ces pierres qui tomberait dessus pourrait, par ce que nous appelons aveuglément des causes naturelles, conduire à ce qu’elle soit recouverte de végétation ».

L’idée est au moins partiellement crédible. On trouve bien sur Terre des météorites qui viennent de la Lune et de Mars. On peut même s’en procurer des fragments avec quelques dizaines d’euros, par exemple sur le site du chasseur de météorites bien connu, Luc Labenne. Mars et probablement aussi Vénus étaient bien plus accueillants il y a environ 4 milliards d’années qu’aujourd’hui. À tel point que certains ont envisagé que la Vie était d’abord apparue sur Mars avant de migrer sur Terre par le processus proposé par Kelvin.

Mojo, pour Modeling the origin of jovian planets (modélisation de l’origine des planètes joviennes) est un projet de recherche qui a donné lieu à une série de vidéos présentant la théorie de l’origine du Système solaire et en particulier des géantes gazeuses. On les doit à deux spécialistes réputés, Alessandro Morbidelli et Sean Raymond. Dans cette vidéo, une hypothèse concernant l’origine de ‘Oumuamua est expliquée. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin, sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Laurence Honnorat

Toutefois, lorsque l’on parle de panspermie, c’est-à-dire d’une généralisation de cette idée à l’échelle au moins de la Voie lactée, sa plausibilité semble diminuer fortement. En effet, dans ce cas, il faut envisager des formes de vie capables de supporter des voyages qui dureraient des millions d’années ainsi que des collisions entre des objets que séparent initialement plusieurs années-lumière au moins.

Un million de milliards de ‘Oumuamua par année-lumière cube ?

L’idée refait surface de temps en temps malgré tout. On peut le constater une nouvelle fois avec un article déposé sur arXiv par l’astrophysicien Abraham Loeb, bien connu pour ses spéculations, et ses collègues, Idan Ginsburg et Manasvi Lingam, du célèbre Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Cette fois-ci, c’est la découverte de ‘Oumuamua qui inspire son retour sur le devant de la scène.

L’objet est incontestablement un voyageur interstellaire, même s’il est peu probable qu’il soit une sonde en provenance d’une civilisation E.T. comme on pouvait l’envisager. Cela a conduit les membres du Seti à tenter de surprendre ses éventuelles émissions radio à destination de ses créateurs. Leur détection pourrait impliquer que des objets similaires traversent fréquemment le Système solaire et donc qu’il existe, en fait, un flux non négligeable de matière pouvant porter des formes de vie dans la Voie lactée.

En effet, selon un autre groupe d’astrophysiciens, la détection de ‘Oumuamua impliquerait statistiquement que des astres similaires seraient présents avec une densité d’un million de milliards par année-lumière cube dans la Voie lactée. Leur emboitant le pas, les astrophysiciens, Ginsburg, Lingam et Loeb, sont arrivés à la conclusion qu’environ 10 millions d’objets similaires à ‘Oumuamua (ou plus exactement, ayant au moins une centaine de mètres en taille) seraient en fait capturés par une étoile, en moyenne, chaque million d’années dans la Galaxie. Le taux de capture est le plus important pour les étoiles binaires qui sont, de toute façon, les plus abondantes dans notre Voie lactée.

Un point intéressant du travail des trois hommes. Les voyageurs interstellaires ne doivent pas aller trop vite pour être capturés efficacement mais s’ils sont trop lents, les formes de vie qu’ils pourraient contenir ont plus de chance de périr. Leurs calculs montrent que planètes, comètes ou astéroïdes autour d’étoiles pourraient être éjectés lors d’orbites trop rapprochées de notre trou noir central à des vitesses si grandes que ces astres traverseraient la Galaxie en quelques millions d’années. Sans aller jusqu’à de telles vitesses, très peu compatibles avec des captures de toute façon, le centre de la Voie lactée pourrait avoir été favorable à une dispersion rapide de la vie dans la Galaxie.

Enfin, toujours selon les chercheurs, le Système solaire pourrait contenir quelques milliers d’objets de type ‘Oumuamua récemment capturés. Combien de temps pourraient rester en vie certains organismes dans l’espace ? On ne le sait pas très bien. Il y a gros à parier que, seuls, des viruspourraient contribuer à une panspermie galactique dans le meilleur des cas. Des missions d’analyse de ces objets qui se signaleraient par leurs orbites franchement atypiques pourraient être lourdes de conséquences pour notre vision de l’évolution du cosmos du Big Bang au vivant

  • Selon la théorie de la panspermie, les germes de la vie pourraient voyager de planètes en planètes, par exemple en étant portés par des météorites éjectées lors d’impacts d’astéroïdes ou de comètes.
  • Une variante de cette théorie propose que ces germes puissent être issus de chocs avec la poussière interplanétaire et interstellaire dans la haute atmosphère, par exemple celle de la Terre.

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Publié par le 26 octobre 2018 dans Espace, Exopolitique - Ufologie, général, Sciences

 

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Des microplastiques dans les excréments humains ..

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Economies en vue : Bientôt on va déféquer des sacs plastiques, et vous pourrez aller faire vos courses avec pour recharger vos réserves internes .. Z

Le plastique est tellement répandu sur la Terre et il a pollué tant d’endroits qu’il a maintenant intégré la chaîne alimentaire. C’est la conclusion qu’ont présentée des chercheurs mardi au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie, à Vienne.

Y-a-t-il un endroit sur la Terre où les déchets plastiques ne sont pas encore arrivés? On en trouve dansles montagnes de l’Himalaya, dans les fosses les plus profondes des océans, au coeur de la forêt amazonienne, et maintenant dans nos estomacs.

Oui, des microplastiques ont été découverts dans des selles humaines pour la première fois, et selon les chercheurs, cela signifie que les microplastiques ont définitivement contaminé la chaîne alimentaire de l’homme. En d’autres termes, nous mangeons et nous déféquons du plastique.

Échantillons du monde entier

L’étude a examiné les selles de huit sujets bien portants d’Europe (Autriche, Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas), du Japon et de Russie (Sibérie orientale). Tous les échantillons contenaient des microplastiques. Neuf variétés de plastiques différentes ont été trouvées, dans des particules de taille allant de 50 à 500 micromètres. Ce qui fait dire aux chercheurs que plus de 50% de l’humanité a des microplastiques dans ses selles.

Les matières fécales contenaient du polypropylène et du polyéthylène téréphtalate, relève l’étude exploratoire menée par l’Agence autrichienne de l’environnement. Ce sont des plastiques utilisés notamment pour fabriquer des bouchons, des bouteilles et des produits cosmétiques. Philip Schwabl, de l’université de médecine de Vienne (Autriche) et coauteur de l’étude, estime que c’est une découverte préoccupante, « en particulier pour les patients atteints de maladies gastro-intestinales. »

Contamination

De nombreux pays ont commencé à interdire l’usage de certains plastiques comme les pailles, les cotons-tiges ou les sacs de courses. Le Parlement européen a décidé d’interdire les microplastiques dans les cosmétiques et espèrent que d’ici 2030, tous les produits en plastique seront recyclables.

D’autres études ont découvert la présence de plastiques dans de l’eau (en Italie), dans de la bièredans le sel de table, dans l’estomac de cachalots, dans les poissons et dans les fruits de mer. De nombreuses études sont en cours pour tenter de déterminer si cette omniprésence du plastique dans la chaîne alimentaire est néfaste pour l’homme. Jusqu’ici, l’interrogation demeure mais l’inquiétude grandit.

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Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Vit-on dans une simulation ? Des scientifiques mettent la théorie à l’épreuve

réalité virtuelle

Selon Elon Musk  il y a « une chance sur un milliard que nous vivions dans la réalité » Mais qu’est ce que la réalité au juste ? La réponse à cette question peut rendre caduque la question de savoir si nous vivons dans une simulation ou pas . Tout n’est qu’une question de point de vue .. Z 

Les scientifiques cherchent à prouver l’hypothèse avancée par Elon Musk selon laquelle notre réalité n’est qu’une grande simulation.

Elon Musk a souvent évoqué l’idée que nous vivons tous dans une immense simulation informatique, avançant le fait qu’il y avait « une chance sur un milliard que nous vivions dans la réalité ». Cette idée du patron de Tesla rejoint une théorie selon laquelle notre expérience de la réalité est contrôlée par une intelligence supérieure qui évolue dans une autre réalité.

Lors de son passage au podcast animé par Joe Rogan, Elon Musk détaillait son point de vue : « L’univers a 13,8 milliards d’années, donc toutes les civilisations qui ont surgi dans le cosmos ont eu beaucoup de temps pour parfaire leur savoir-faire technologique. Si on part du principe que les jeux vont s’améliorer, il y a de grandes chances qu’à l’avenir ils soient impossibles à distinguer de la réalité. »

Des expériences pour distinguer la réalité physique de la simulation

Si la théorie peut paraître farfelue, elle ne cesse d’attiser la curiosité de scientifiques et de chercheurs tels que Scott Aaronson, chercheur en informatique à l’Université du Texas à Austin, Thomas Campbell, ingénieur à la NASA, Nick Bostrom, philosophe à l’université d’Oxford et même l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson, qui ont appelé cette hypothèse la « théorie de la simulation ».

Pour démontrer que nous vivons bien dans une simulation géante, certains scientifiques comme Scott Aaronson ont commencé à chercher les imperfections du système : « S’il y avait des bogues dans le programme régissant notre univers, ceux-ci pourraient indubitablement avoir des effets observables, tout comme Dieu apparaissant dans un nuage orageux pourrait être une assez bonne preuve empirique en faveur de la religion ».

La physique quantique pour savoir si nous sommes dans une simulation

D’autres, comme Thomas Campbell, font le parallèle avec les jeux vidéo en avançant le fait que dans ces simulations, les concepteurs se concentrent sur ce que les joueurs peuvent voir en simulant seulement ces parties. En partant du principe que les créateurs de notre réalité virtuelle ont adopté le même mode de fonctionnement, il estime que les détails qui confirmeront cette « théorie de la simulation » se trouvent dans les expériences de physique quantique subtile. En effet, les architectes de notre simulation se seraient moins concentrés sur cette partie plus difficilement visible.

Enfin, il ne faut pas oublier que les progrès de l’intelligence artificielle et de l’informatique pourraient aussi amener les humains à créer leurs propres simulations contenant des être numériques. Une fois que ces simulations auront été mises au point par l’être humain, nous pourrons se demander à quel stade de la simulation d’origine nous nous trouvons.

Source : NBC News.

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Publié par le 9 octobre 2018 dans général, Sciences

 

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La chasse à la mythique «planète X» relancée par la découverte d’une nouvelle planète naine dans notre système solaire

Apres avoir découvert 12 nouvelles lunes de Jupiter en cherchant la planète X comme je le rapportais hier, Scott Sheppard et son équipe frappent encore concernant la recherche de cette fameuse planète mystère, avec la découverte d’une nouvelle planète naine de 300 kilomètres de diamètre aux confins de notre système solaire . Et tenez vous, il pourrait y avoir des milliers de planètes similaires ! Comme l’affirme un scientifique à la fin de ce papier, on a ici « une preuve supplémentaire que quelque chose de grand pourrait être là » , qui n’est pas forcément une planète  . Depuis les sumériens, le système solaire à peut être évolué, ou alors il y a la planète dont parlent les sumériens, et on parle de tout autre chose ici … Et si comme je l’ai déjà beaucoup évoqué, c’était une naine brune ?? Voir l’influence de Némésis ??? On sait même que des étoiles « étrangères » nous ont déjà rendu visite , dans notre système solaire (on envisage même aussi une étoile errante qui aurait provoqué des anomalies)  … Z 

Une planète dix fois plus massive que la Terre se cache-t-elle aux confins du système solaire ? L’hypothétique « planète X » (ou planète Nine, pour ceux qui ne comptent pas Pluton) fait fantasmer de nombreux astronomes. La quête revient sur le devant de la scène cette semaine, après la découverte d’un caillou transneptunien lointain, 2015 TG387, surnommé « the goblin ». Son orbite en forme d’ellipse très aplatie pourrait être due à l’influence d’un corps massif situé encore plus loin, estiment les chercheurs. A ce stade, il ne s’agit toutefois que d’une supposition, et aucune preuve directe de l’existence de cette fameuse « planète X » n’a à ce jour été détectée.

Selon les chercheurs, il pourrait y avoir des milliers d’objets lointains similaires. Ils espèrent en découvrir davantage, pour être capable de réduire le terrain de chasse de la mythique planète X. La quête continue. (source)

Découverte d’une planète naine dans les profondeurs de notre système solaire qui renforce les preuves en faveur de la présence de l’hypothétique 9e planète

L‘hypothétique et massif corps du système solaire externe, surnommée la 9e planète (Planet Nine ou Planète X) s’avère toujours insaisissable, mais sa recherche a donné lieu à une autre découverte : une minuscule planète naine, à environ 2,5 fois la distance de Pluton au moment où elle a été trouvée.

Image d’entête : représentation artistique de l’hypothétique 9e planète. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)

Elle est désignée 2015 TG387 et elle est surnommé ” The Gobelin ” (car sa désignation provisoire contient TG et l’objet a été vu pour la première fois vers Halloween). De plus, elle est assez petite, même pour une planète naine, avec un diamètre d’à peine 300 kilomètres. Par contre, son orbite est énorme. Selon les chercheurs, suggérant que la 9e planète est quelque part là-bas, dans le froid et l’obscurité.

Les images de la découverte de 2015 TG387 (The Gobelin) Prises par le télescope Subaru de 8 mètres situé au sommet du Mauna Kea à Hawaii, le 13 octobre 2015. Les images ont été prises à environ 3 heures d’intervalle. 2015 TG387 peut être vu en mouvement près du centre tandis que les étoiles et les galaxies beaucoup plus éloignées sont stationnaires. (Scott Sheppard)
2015_tg387

Elle a été découverte par les astronomes Scott Sheppard de la Carnegie Institution for Science (Washington) et ses collègues Chad Trujillo de la Northern Arizona University et David Tholen de l’université d’Hawaii. Ensemble, cette équipe dirige les recherches de la 9e planète.

Lorsqu’elle a été découverte, The Gobelin était à environ 80 unités astronomiques (UA, la distance entre la Terre et le Soleil). Pour le contexte, la distance de Pluton est en moyenne de 39,5 UA,  bien que cela varie un peu parce que son orbite est elliptique, se rapprochant de 29,7 UA à son périhélie (au plus proche du Soleil) et allant jusqu’à 49,3 UA à l’aphélie (son point le plus éloigné du Soleil).

En fait, chaque planète (et planète naine) de notre système solaire a une orbite elliptique, à des degrés divers (aucune aussi elliptique que celle de Pluton). Mais l’orbite du Gobelin est vertigineuse, d’après plusieurs années d’observations pour confirmer la découverte et décrire son orbite.

Elle arrive à 65 UA à son périhélie. Ce n’est pas le périhélie le plus éloigné, les objets du nuage d’Oort2012 VP113 et Sedna atteigne 80 et 76 UA respectivement.

Une comparaison de 2015 TG387 à 65 UA avec les planètes connues du système solaire. Saturne peut être vue à 10 UA et la Terre est, bien sûr, à 1 UA, car la mesure est définie comme la distance entre le Soleil et notre planète. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)Gobelin 1 18

Mais The Gobelin va plus loin, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin que VP113 2012 ou Sedna, et en fait tout autre objet connu du système solaire, à l’exception de quelques comètes. D’après sa trajectoire, son aphélie est de 2 300 UA. Sedna, qui a établi le précédent record, a un aphélie de 937 UA.

Il faut ainsi 40 000 ans au Gobelin pour faire le tour du Soleil une seule fois.

Les orbites de la nouvelle planète naine extrême 2015 TG387 et des autres objets du nuage d’Oort intérieur 2012 VP113 et Sedna par rapport au reste du système solaire. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)

Gobelin 2 18

Comme ces objets sont si éloignés, ils n’interagissent pas gravitationnellement avec des planètes comme Neptune ou Jupiter.

Selon Mme Sheppard :

Ces objets dits du nuage d’Oort intérieur, tels que 2015 TG387, 2012 VP113 et Sedna, sont isolés de la plupart des masses connues du système solaire, ce qui les rend extrêmement intéressants.

Ils peuvent être utilisés comme sondes pour comprendre ce qui se passe à la périphérie de notre système solaire.

Face au comportement de The Gobelin, pour Sheppard et ses collègues, il y a quelque chose là-bas, quelque chose d’énorme, jusqu’à 10 fois la masse de la Terre. Quelque chose qui tire les orbites de ces objets transneptuniens en des formes allongées avec son immense gravité.

Toujours selon Sheppard :

Ces objets lointains sont comme des miettes de pain qui nous mènent à la 9e planète.

Plus nous en trouverons, mieux nous comprendrons le système solaire extérieur et la planète potentielle qui, selon nous, façonne leurs orbites, une découverte qui redéfinira notre connaissance de l’évolution du système solaire.

L’hypothèse de la planète X a été formulée pour la première fois en 2014, lorsque Sheppard et Trujillo, après avoir découvert 2012 VP113, ont remarqué les longues orbites en boucle d’objets similaires. Ils se sont regroupés de telle manière que cela ne peut être un hasard, mais une énorme planète bien au-delà de Pluton aurait pu les influencer pour obtenir la configuration observée.

L’orbite des 6 objets transneptuniens de la ceinture de Kuiper et celle de la 9e planète (Caltech/R. Hurt (IPAC))

Certains astronomes ne pensent pas que la 9e planète existe. Plus tôt cette année, une équipe de chercheurs a proposé une explication alternative à ces orbites particulières : un tas de roches qui se seraient bousculées, telles des autotamponneuses, pour acquérir ces étranges trajectoires. D’autres encore pensent qu’il existe des ” biais frappants ” dans la détection des objets transneptuniens. En d’autres termes, les données mêmes sur lesquelles se fonde cette hypothèse seraient erronées.

Qu’elle existe ou non, la recherche avide de cette planète supposée amène son lot de découvertes. Par exemple, la découverte de 12 nouvelles lunes joviennes, annoncée plus tôt cette année, qui nous relatent une époque de la formation de Jupiter où la planète était encore en croissance.

Et, bien sûr, maintenant, il y a The Gobelin qui, d’après des simulations informatiques incluant la taille et l’orbite de la 9e planète selon un article publié par Mike Brown et Konstantin Batygin de Caltech en 2016, pourrait être guidé par une planète géante.

Selon Trujillo :

Ce qui rend ce résultat vraiment intéressant, c’est que la planète X semble affecter 2015 TG387 de la même manière que tous les autres objets extrêmement éloignés du système solaire.

Ces simulations ne prouvent pas qu’il y a une autre planète massive dans notre système solaire, mais elles sont une preuve supplémentaire que quelque chose de grand pourrait être là.

L’étude sera publiée dans The Astronomical Journal et disponible en pré-publication sur arXiv : A New High Perihelion Inner Oort Cloud Object. Présentée sur le site de la Carnegie Institution for Science : New extremely distant Solar System object found during hunt for Planet X.

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Publié par le 4 octobre 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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L’or, une arme pour la Chine dans sa guerre commerciale contre les États-Unis

lingotins d'or de 50 grammes, 20 grammes, etc.

Selon Stewart Thomson, nous n’étions pas encore véritablement dans une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. C’est néanmoins en bonne voie de se matérialiser, et voici les conséquences qui pourraient en découler (source) :

Alors que la prochaine réunion de la FED arrive à grands pas, le cours de l’or continue de zigzaguer vers le bas. Voyez ci-dessous le graphique du métal jaune sur le long terme :

cours de l'or septembre 2018J’ai qualifié les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine d’escarmouches. Depuis le début de ces accrochages commerciaux, les mouvements du yuan par rapport au dollar sont quasiment identiques à ceux de l’or par rapport au dollar.

La levée des droits de douane est négative pour la Bourse chinoise et positive pour le dollar. Ils ne font pas beaucoup de tort à l’économie chinoise et américaine, si ce n’est la création d’une légère inflation.

Cela dit, vu que la Chine exporte beaucoup plus aux États-Unis qu’elle importe de ce pays, la Chine ne peut sortir gagnante de ces accrochages commerciaux. Ce que l’empire du Milieu peut faire, c’est limiter l’exportation de produits dont les États-Unis ont besoin, par exemple de minéraux de terres rares.

Si cela devait avoir lieu, le gouvernement américain réagirait probablement en refusant d’exporter des composants électroniques clés et des produits agricoles. Cette escalade en guerre commerciale en bonne et due forme provoquerait un pic prématuré du cycle économique américain, ce qui mettra un terme au marché haussier de la Bourse.

De plus, le relèvement du taux directeur américain et le resserrement quantitatif de la FED devraient faire plafonner les rachats d’actions. En outre, Trump est sur le sentier de la guerre en ce qui concerne des locomotives des marchés tels que Twitter et Facebook.

En bref, si les accrochages commerciaux entre les États-Unis et la Chine se muent en véritable guerre commerciale au point de nuire à l’économie américaine, Trump sera plus susceptible de recourir à une forme de dévaluation du dollar en tant qu’arme.

Les règles du FMI stipulent clairement que les pays n’ont pas le droit de manipuler leur devise pour régler leur problème de balance commerciale déficitaire. Cela dit, les gouvernements ont l’habitude d’enfreindre les règles.

Des accords du Plaza 2.0 ?

Trump pourrait convaincre d’autres pays membres du G7 d’adopter des accords du Plaza 2.0 pour dévaluer le dollar. S’il devait échouer dans cette entreprise, il pourrait tout simplement choisir d’ignorer le FMI, ou demander au Trésor de démarrer un programme d’achats d’or, ce qui ne serait pas en violation avec les règles du FMI.

suite et fin

 
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Publié par le 26 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Elon Musk : « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité »

J’en parlais dans de précédents papiers, Elon Musk joue littéralement aux apprentis sorciers , et il sait des choses dont nous n’avons aucune idée . Il a plusieurs fois avertit le monde sur les dangers de l’IA, sachant qu’il mène lui même beaucoup d’expériences dans ce domaine . Que nous cache-t-il ? En tous cas mes soupçons sur le fait qu’il a atteint un stade bien plus avancé que ce qu’il prétend dans la recherche se confirment… (lire ici mais aussi jeter un oeil ici pour avoir une vision extra large) Cette fois il déclare que sa société Neuralink développe une technologie permettant de connecter le cerveau humain aux ordinateurs pour « faire corps avec l’intelligence artificielle » , et d’atteindre une certaine forme d’immortalité par la cybernétique  :   « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité. Littéralement » Rien que ça ??!! On va voir si il bluff ou pas, mais avec cet homme absolument tout est possible .. Z 

Elon Musk a dit beaucoup de choses au cours de son entretien avec le podcasteur Joe Rogan, diffusé le 7 septembre dernier, dont la plupart ont été éclipsées par le blunt qu’il a fumé sur le plateau. Pourtant, s’il y en a une qui mérite toute notre attention, c’est celle qui concerne le futur proche de Neuralink, sa société qui travaille à la concrétisation d’un futur où les humains feront corps avec les ordinateurs pour décupler leur potentiel.

« Je pense que nous aurons quelque chose d’intéressant à annoncer d’ici quelques mois », a-t-il révélé au micro de Joe Rogan. « Mieux que tout ce que vous pouvez imaginer. Dans le meilleur des cas, nous parviendrons à faire corps avec l’intelligence artificielle. » À en croire les propos du milliardaire, la technologie développée par Neuralink permettra de connecter le cerveau humain aux ordinateurs pour établir une relation symbiotique avec l’intelligence artificielle.

« Cela permettra à n’importe qui d’acquérir des facultés cognitives surhumaines », poursuit-il. « N’importe qui qui le souhaite. » Il ne s’agirait pas de nous forcer… Mais selon Elon Musk, nous sommes déjà des cyborgs à un stade primitif. « Êtes-vous plus intelligent avec ou sans smartphone ou ordinateur ? Vous l’êtes beaucoup plus, en réalité », argue-t-il. « Vous pouvez répondre à n’importe quelle question presque instantanément. Votre mémoire est infinie. (…) Votre téléphone est déjà une extension de vous-même. Vous êtes déjà un cyborg, ce que la plupart des gens ne réalisent pas. Simplement, le débit de données est très, très lent. Il y a comme un mince filet d’information qui s’écoule entre votre être biologique et votre être numérique. Il faut que nous faisions de ce filet un fleuve immense, une interface à très haute bande-passante. »

Mais les ambitions de Musk et Neuralink ne se bornent pas là. « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité. Littéralement », affirme-t-il. Le futur selon Elon Musk ressemble fort à celui dépeint dans Altered Carbon. Plus que quelques mois avant de savoir à quel point il est sérieux.

Source : CNBC

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Publié par le 18 septembre 2018 dans général, Insolite, Sciences

 

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«La prochaine crise financière se déclenchera dans l’économie réelle»

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Avons-nous tiré les leçons de la crise financière de 2008 ? Sommes-nous mieux armés, aujourd’hui, pour résister à un nouveau cataclysme ? D’ailleurs, est-ce qu’un tel épisode est encore possible ? Chez les économistes, les avis sont partagés. André Cartapanis explique pourquoi les risques ont changé de nature.

Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, les commentaires se multiplient à propos des risques d’une nouvelle crise financière. Les plus pessimistes mettent en avant l’insoutenabilité de l’endettement cumulé des ménages, des entreprises et des Etats, qui n’a jamais été aussi élevé. Ils soulignent les dangers de la normalisation des politiques monétaires et de la remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis, notamment pour les émergents les plus endettés en dollar. Ils citent les tensions financières ou la dégringolade des taux de change qui se manifestent déjà en Turquie, en Argentine, en Afrique du Sud. Ils évoquent la réapparition des bulles immobilières à San Francisco ou à Shanghai, ou les dangers de la bulle boursière aux Etats-Unis. Pour eux, tout cela ne peut pas durer.

De leur côté, les optimistes mettent en avant les progrès réalisés dans la supervision des marchés ou des intermédiaires financiers, le fait que les banques, partout, sont bien plus capitalisées qu’elles ne l’étaient en 2007. Ils citent la quasi-disparition du chômage aux Etats-Unis ou en Allemagne, la maîtrise de l’inflation. Ils mettent en avant le retour de la croissance, malgré le ralentissement de ces derniers mois, ou les retombées économiques du digital et de l’intelligence artificielle. Pour eux, tout cela alimente la confiance des marchés, des investisseurs, et ne saurait donc engager un scénario de crise financière.

Optimistes et pessimistes se trompent de débat

Tant les optimistes que les pessimistes, pourtant, se trompent de débat. Le surendettement des ménages ou des Etats est la conséquence d’une insuffisance de la croissance qui elle-même résulte des profondes inégalités de revenus et de patrimoines. S’y ajoute aujourd’hui la déconnexion des salaires et des gains de productivité, eux-mêmes en décélération marquée. La croissance aux Etats-Unis ne pourra pas durablement dépasser le potentiel de l’économie américaine, lesté par les retards technologiques et la montée de la pauvreté, malgré la fuite en avant des déficits budgétaires qui risque de relancer l’inflation tôt ou tard. Quant aux gisements d’activités et de créations d’emplois de la nouvelle économie du digital, ils restent aujourd’hui limités tout au plus à 10% du PIB.

En un mot, l’économie mondiale encourt le risque d’être engluée sur une trajectoire de croissance molle qui explique la montée des populismes et du protectionnisme. De surcroît, en étant incapable de préserver la planète des dangers du réchauffement climatique.

Une finance plus rationnelle qu’on ne le croit

Bien sûr, les esprits animaux, chers à Keynes, gouvernent souvent les marchés financiers. Ils conduisent à des surréactions, à des bulles, à des niveaux d’endettement insoutenables dont d’ailleurs les banques ou les investisseurs tirent profit. Leur aveuglement face au désastre est avéré. Mais la finance est plus rationnelle qu’on ne le croit et elle ne peut pas durablement s’éloigner de l’économie réelle. Elle entre en crise quand les cours boursiers ne sont plus en phase avec la croissance des entreprises, quand les prix dans l’immobilier n’ont plus rien à voir avec les revenus des emprunteurs, quand les crédits bancaires ou les obligations d’entreprises se heurtent à des défauts provoqués par une demande atone, quand l’abondance de l’épargne mondiale provoque le surendettement externe de tel ou tel pays émergent. Et surtout, quand se profile, inéluctablement, une récession…

Tous ces facteurs de crise sont aujourd’hui présents, les uns aux Etats-Unis, certains en Europe, d’autres en Chine ou parmi les émergents latino-américains? C’est pour cela que la prochaine crise financière se déclenchera dans l’économie réelle.

André Cartapanis, professeur d’Economie et de Finances à Sciences Po Aix-en-Provence, membre du Cercle des économistes

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Publié par le 18 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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