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« Méfiez-vous du peuple ! Vous l’avez mis dans la rue, mais vous aurez du mal à le faire rentrer ! »

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Publié par le 6 décembre 2018 dans général, société, Vidéos (Toutes)

 

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« Les États peuvent faire faillite. France et Italie citées dans la dernière analyse de Natixis !!! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Alors que les tensions montent terriblement dans le pays, il faut prendre le temps d’expliquer les complexités.

Il ne faut pas uniquement informer, il faut aussi former.

Je reste persuadé que l’on peut expliquer simplement des choses mêmes difficiles sans être simpliste pour alimenter des débats constructifs, et c’est le sens et l’objectif de mes derniers articles.

Par exemple, hier, j’essayais de montrer et de démontrer que nos situations économique et sociopolitique nécessitaient une approche nettement plus large que de juste se focaliser sur cette histoire de transition énergétique, qui n’est qu’une facette d’un problème nettement plus complexe.

Depuis que les États sont devenus des États, ils ont dû gérer leur puissance et leur souveraineté par laquelle passe la matérialisation du pouvoir. Battre monnaie, décider de la paix ou de la guerre, ou encore faire les lois et les appliquer tels sont les attributs admis d’une nation souveraine.

On peut souhaiter revenir à une souveraineté nationale en sortant de l’Union européenne, ou vouloir au contraire faire émerger une souveraineté européenne puisque c’est déjà l’Europe qui décide pour l’essentiel des lois, et qui frappe monnaie avec la Banque centrale européenne.

Mais il manque beaucoup trop d’outils techniques, et on parle ici d’intendance, pour que l’Union européenne actuelle soit fonctionnelle. On peut le déplorer, ou s’en satisfaire. Peu importe. Mon propos ici est de dire que techniquement, cela n’est pas opérationnel pour le moment, ou de manière bien imparfaite.

Nous pouvons donc résumer une partie de nos difficultés parce que nous manquons d’Europe, ou que nous avons trop d’Europe.

Mais ce n’est qu’une partie encore de nos difficultés.

L’on peut accuser l’Europe de nombreux maux, mais l’Europe n’a jamais forcé la France à se surendetter massivement au cours des 40 dernières années, puisque cela fait maintenant plus de 4 décennies qu’aucun de nos dirigeants, de gauche comme de droite, Européen convaincu ou Européen moyen, n’a réussi à équilibrer les comptes de la nation.

Aujourd’hui, le résultat est dramatique.

Nous avons 100 % de dette sur PIB, un déficit de l’ordre de 3 % chaque année, avec un taux de croissance de notre PIB très inférieur et allant de 0 à 2 % les très bonnes années.

Si la BCE ne « monétise » pas véritablement et officiellement les dettes des États de la zone euro, il est objectivement juste de dire que l’euro et la taille de la zone euro permettent de maintenir des taux à zéro ou négatifs, ce qui serait impossible pour un seul des pays européens pris séparément, y compris la France.

Les taux négatifs de la BCE permettent donc le maintien de la solvabilité des pays endettés de la zone euro, Italie et France arrivant en tête (en dehors du cas grec).

La BCE, il faut le dire, donne un « parapluie » de taux bas, qui a pour conséquence un coût de la dette très faible. Si demain le coût de la dette est de 5 ou 6 %, nous devrons trouver, pour chaque pour cent supplémentaire de coût de la dette, 20 milliards d’euros (si ce 1 % s’applique sur tout notre stock de dettes, soit environ 2 000 milliards). Si le coût de la dette est de 3 points de plus, en totalité il faudrait trouver 60 milliards.

Ce coût de la dette très faible entraîne aussi un problème : c’est qu’il pousse à s’endetter encore plus et n’incite pas à la modération. L’argent n’est pas cher ! C’est le moment d’emprunter. Tout le monde a déjà entendu cette phrase.

NATIXIS groupe BPCE indique implicitement que la France peut faire faillite !

Ce n’est pas faire de la politique que de dire cela, mais bien de l’économie. Évidemment, l’économie c’est qu’un des moyens et des outils de la politique. Disons simplement que quand l’économie va très mal, les politiques, quels qu’ils soient, sont totalement coincés et encore une fois, les marges de manœuvre sont réduites.

Elles sont réduites et nous l’avons vu hier par un cadre mondialisé et européanisé très complexe, et par de multiples crises qui rentrent en résonances les unes avec les autres. Lisez les articles de la fin d’un monde de LCI où Cochet et Jancovici débattent. Les limites et les problèmes environnementaux y sont très bien expliqués.

Mais elles sont réduites aussi et c’est le sujet sur lequel je voulais m’arrêter longuement par notre endettement.

Voici donc ce que dit Natixis en introduction de son dernier papier d’analyse.

La dette publique est-elle un actif sans risque ?

« Dans la théorie la plus simple, la dette publique est un actif sans risque parce que :

– Un État peut toujours augmenter la pression fiscale ou réduire les dépenses publiques pour redevenir solvable ;

– Un État peut toujours monétiser sa dette publique (utiliser le seigneuriage).

La dette publique n’est plus un actif sans risque et il peut y avoir défaut sur cette dette dans les pays où ces deux propositions sont fausses toutes les deux :

– Parce que la pression fiscale est déjà si élevée qu’il est impossible de l’accroître encore ;

– Parce que le goût de la population pour les dépenses publiques est si fort que les gouvernements renoncent à les réduire ;

– Parce que le pays n’a pas de banque centrale propre ou que les règles lui interdisent de monétiser la dette publique.

Cette situation où un défaut sur la dette publique est en théorie possible apparaît peut-être dans certains pays de la zone euro comme la France et l’Italie. »

Nous sommes vulnérables. Quand on est vulnérable, on ne peut pas faire n’importe quoi !!

Nous vivons une crise politique majeure, pour ne pas dire une révolution, et le mouvement des gilets jaunes en porte quelques critères. Pour les observateurs que nous sommes, il est impossible de rester sourds à la colère et aux difficultés du quotidien du plus grand nombre, et évidemment, l’action publique doit être orientée vers les plus fragiles d’entre nous.

Cela est une évidence. De même qu’il est une évidence que le dialogue entre les mamamouchis et le petit peuple de sans-dents doit être modernisé afin de s’adapter aux besoins d’expression actuels.
Il ne faut pas moquer la colère populaire parce que parfois elle manque de mots. Il faut au contraire l’aider à s’exprimer, car tant que l’on peut poser les mots sur les maux, alors la violence peut être endiguée.

La violence arrive souvent quand les gens n’ont plus les mots nécessaires.

Il faut logiquement expliquer la complexité de la situation.

Le mouvement des gilets jaunes rend la France économiquement plus vulnérable, et dire cela ne constitue pas une critique du mouvement ni un jugement.

Factuellement, ce mouvement signifie que les contribuables ne veulent plus payer. Cela vous renvoie donc directement au premier point de l’analyse de Natixis. « Parce que la pression fiscale est déjà si forte qu’il n’est plus possible de l’accroître. »

La solvabilité de notre pays et la confiance des créanciers sont assises essentiellement sur la capacité du gouvernement à lever l’impôt nécessaire pour assurer le remboursement de la dette. Si les marchés pensent que l’État ne pourra plus lever l’impôt alors… nous aurons un gros problème et nous ne trouverons plus d’investisseurs pour nous prêter de l’argent pour nos fins de mois.

Certes, la France des gilets jaunes ne veut plus payer, mais il y a toute une autre France, celle qui reçoit aides et subventions, qui n’a pas l’intention de renoncer à ses revenus de subsistance. Sans opposer, nous sommes tous un peu des deux. Comme je le dis régulièrement, quand on paye les taxes, elles sont trop chères, quand on sauve votre gamin à 4 heures du matin gratuitement à l’hôpital, on est tous pour la solidarité.

Les choses ne sont pas manichéennes.

Sauf que notre incapacité à réduire la dépense publique, et nous en sommes tous des bénéficiaires à un moment ou à un autre, nous renvoie au second point de l’analyse de Natixis : « Parce que le goût de la population pour les dépenses publiques est si fort que les gouvernements renoncent à les réduire. »

Alors autrefois, nous aurions fait fonctionner la planche à billets, et nous aurions terminé par une énorme dévaluation qui aurait ruiné tous les épargnants. Aujourd’hui, nous ne le pouvons pas, car nous n’avons plus notre monnaie, mais que nous dépendons de la BCE qui gère la politique monétaire pour l’ensemble de la zone euro.

Natixis conclut de façon pudique et prudente de la manière suivante : « Cette situation où un défaut sur la dette publique est en théorie possible apparaît peut-être dans certains pays de la zone euro comme la France et l’Italie. »

La France est l’Italie sont donc les deux pays en situation de faiblesse.

Nos compatriotes ont la furieuse impression d’être pris pour des imbéciles. Peut-être est-il temps de les estimer et de leur expliquer les complexités auxquelles nous sommes collectivement confrontés et auxquelles nous devons trouver des réponses collectives.

Cela veut dire très concrètement qu’il faut que nous choisissions ce que nous voulons faire croître comme dépenses et ce que nous souhaitons faire décroître.

Il apparaîtra alors à tous l’ampleur de la tâche, car quoi que nous fassions, en restant dans l’euro ou en sortant, il n’y a aucune bonne solution dans le sens où il n’y aucune solution indolore.

Il faut faire apparaître l’ampleur de la tâche et responsabiliser chacun.

Cela fait des années que nous avons posé ce constat en résumant les choses en disant que les conséquences de la faillite ou les conséquences de la politique à mener pour éviter la faillite sont sensiblement les mêmes.

Il y a une différence tout de même de taille. En cas de faillite, c’est comme en Argentine ou au Venezuela. Tout s’arrête brutalement et le chaos peut vite survenir. Personne n’y a intérêt. Pourquoi ? Parce que plus personne ne prêtant à votre pays, et les revenus n’étant pas suffisants pour payer toutes les dépenses, il faudrait dans l’instant trouver environ 100 milliards d’euros d’économies… dans la seconde pour assurer la continuité de fonctionnement de notre pays. Ce serait une réduction très violente. Presque ingérable. Impossible en réalité sans dégâts sociaux considérables.

En évitant la faillite, l’idée c’est d’augmenter les taxes et de réduire les dépenses… Évidemment, c’est douloureux. Évidemment, cela fait des dégâts sociaux, mais moins que dans la première hypothèse de la faillite brutale. En plus, cela peut être fait par « itération » comme en Grèce, où chaque année on baisse un peu plus les retraites et on augmente un peu plus l’essence. C’est très douloureux, mais… la Grèce ne s’est pas totalement effondrée dans le sens où elle n’est pas tombée dans un chaos de type argentin ou vénézuélien. Ce n’est pas une perspective enthousiasmante, mais c’est peut-être moins funeste qu’un effondrement total.

Nous n’avons jamais voulu payer le véritable prix de nos dépenses. Si la France n’avait pas eu recours à l’endettement et que nous avions toujours payé chaque année le véritable prix de nos dépenses, les gilets jaunes seraient sortis dans la rue depuis plusieurs décennies pour dire que cela suffisait.

L’heure du paiement de l’addition vient de sonner, et ce sera pour tous un moment pénible.

Paradoxalement, les Français comprendraient sans doute mieux les choses en expliquant simplement que l’enjeu est d’éviter la faillite, pas de faire de la fiscalité écologique, alibi de communication pour rendre l’impôt « populaire » et « acceptable ».

La question qui vient généralement en tête à ce niveau du raisonnement, c’est que se passerait-il si on ne payait pas la dette. « Yaka » pas rembourser. C’est tout à fait possible, je dirais même qu’il n’y a rien de plus facile techniquement. Nous verrons ça demain !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour insolentiae

 
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Publié par le 29 novembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Attali – « Si on ne fait rien, une prochaine crise financière interviendra dans les 3 ans ! »

Pffff, on a pas attendu Attali et l’oligarchie pour alerter les gens … ça me fait bien marrer ! Qui crée les cycles d’expansion-récession en manipulant la création et la masse monétaire, qui crée les crises ? Pourquoi ?

Les crises majeures servent tout simplement aux élites pour provoquer des transformations globales au détriment du peuple. Et la prochaine s’approche à grand pas … 

 
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Publié par le 20 novembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Cyrille Jubert : « un événement majeur est programmé dans les jours à venir »

Voilà un graphique qui parle tout seul. L’euro s’apprête à chuter fortement vis-à-vis du dollar.

La Deutsche Bank va-t-elle créer un krach systémique ?

Si ce n’est pas la DB, qui va faire paniquer les marchés ? Cela sera-t-il l’annonce de la sortie de l’Italie de l’Euro ?

Ou dans un autre domaine, une escalade soudaine de la guerre en cours au Moyen-Orient va-t-elle terroriser les marchés ?

UN ÉVÉNEMENT MAJEUR EST PROGRAMMÉ DANS LES JOURS À VENIR

Quoi qu’il en soit, un événement majeur se profile dans la semaine du lundi 19 novembre.

Cet événement devrait faire monter le dollar en mode panique.

Ce violent mouvement monétaire devrait engendrer une très forte baisse des indices en mode krach.

Même si cela semble aujourd’hui impossible de faire baisser l’or sous les 1200$ et l’argent sous 14$, ce krach imminent va forcer de nombreux investisseurs à chercher des liquidités pour répondre aux appels de marge. Ils seront forcés de vendre leurs actifs les plus solides, dont les métaux précieux, comme cela a été le cas en 2008. Les métaux précieux vont toucher leur point bas, exactement dans le timing que j’avais annoncé (voir ici).

Les bourses sont montées grâce aux taux d’intérêt maintenus extrêmement bas, permettant à la fois aux entreprises de racheter leurs propres actions et aux spéculateurs de parier avec levier, le tout à crédit. Ce système ne peut fonctionner que tant que la Réserve Fédérale alimente le moteur en créant toujours plus d’argent. Dés l’instant où la Fed, au lieu de continuer sa « politique monétaire accommodante » (QE), commence à réduire son bilan (tapering en anglais), le moteur s’arrête. Le système peut continuer sur sa lancée pendant quelques mois, mais il finira par s’arrêter. La bulle des actifs va violemment dégonfler.

D’après Bloomberg, le « Smart Money », c’est à dire les initiés, sont sortis prudemment des marchés en décembre 2017 et janvier 2018, sans s’intéresser aux mouvements de la Bourse depuis.

 

La déroute boursière des prochaines semaines pourrait être équivalente à celle de 1929, d’après Harry Dent de Economy & Markets. Cet économiste voit une baisse de 49% des grands indices américains à très court terme et il n’est pas le seul à annoncer ce prochain krach. J’ai annoté son graphique en bleu.

Entre le point A, marquant le début de la chute, et le point B, il ne s’est passé en 1929 que deux semaines. Et deux semaines de plus pour toucher le point C.

Si le schéma se reproduit, le Dow Jones pourrait perdre la moitié de sa valeur avant Noël.

 

Le 3 octobre dernier, le baril était à 77$. Le 13 novembre, il était sous les 55$ : 44% de baisse en sept semaines.

Le prix du baril est un élément essentiel de l’équilibre du système du pétrodollar mis en place par les Américains dans les années 1970. L’accord conclu avec l’OPEP convenait d’une forte hausse des prix à la production, moyennant quoi, une partie de la différence devait être investi dans les bons du trésor US, ce qui assurait au dollar une certaine stabilité, aussi longtemps que le pétrole était exclusivement traité en dollar.

Une grosse moitié du cours du brut n’est que le fruit de la spéculation, mise en place par les banques dominantes, qui en jouent pour maintenir l’ensemble du système de la dette.

Si le prix du baril s’effondre, c’est comme si vous retiriez la pièce d’en dessous d’une pyramide de Ponzi.

Voici les vrais coûts du pétrole à la production. Comme vous pouvez le constater, on est très loin des cours actuels.

 

 

Le bulletin d’anticipation géopolitique GEAB du mois dernier présentait différents scénarios pour le prix du pétrole, notamment du fait de la sortie des États-Unis de l’accord iranien. Tous les scénarios menaient à une baisse du prix du pétrole, sauf un. Ce dernier scénario ne prévoyait une hausse du pétrole que si l’oligarchie financière déclenchait une guerre, pour déclencher artificiellement une hausse des cours. Abattront-ils cette dernière carte ?

HAUSSE IMMINENTE DE L’ARGENT

Ce qui nous intéresse, vous et moi, c’est le prix de l’argent.

Il a été démontré ici et , et encore , qu’il y avait eu une accumulation systématique de l’argent-métal depuis dix ans, avec une très forte accélération ces deux dernières années. Certaines très fortes mains ont à la fois encouragé la spéculation à la baisse de l’argent-papier, tout en ramassant l’argent physique, qui, comme chacun le sait, est un métal rare.

L’exemple, qui vient tout de suite à l’esprit, est la banque JPM, dont le rôle de manipulateur du marché de l’argent a été vilipendé sur les forums et blogs. Son rôle multiple de gardien des stocks d’argent de l’ETF SLV, d’acteur du COMEX et du LBMA, et sa position dominante écrasante dans la vente d’argent-papier, lui a permis de constituer un énorme trésor d’argent physique.

Il est possible, si ce n’est probable, que les ventes à découvert d’argent sur le COMEX et le LBMA soient des ventes à terme des réserves d’argent encore sous-sol de différentes mines. Ces ventes de gré à gré (OTC) ne sont pas enregistrées comme elles le devraient auprès des autorités de marché. Étant donné le total des positions ouvertes sur le COMEX (1223 Moz), qui dépasse une année de production minière (850 Moz) et les 2500 Moz d’EFP (échange physique pour contrats) émis par le COMEX en onze mois, qui représentent trois années de production… sans même évoquer ce qui se passe dans l’opacité des échanges du LBMA.

Si cette analyse est juste, ces ventes à terme de métal encore sous-sol par les compagnies minières font que les titres de mines sont devenues des coquilles vides. Ces sociétés ne bénéficieront en aucun cas de la hausse des métaux, qui ont été vendus au prix bas, ces dernières années. Ces titres devraient s’effondrer en bourse et ne jamais s’en relever, lorsque le fait sera révélé.

Là aussi, la banque JPM a été parmi les premières banques à développer le hedging de la production des mines d’or et d’argent dans les années 1990. La banque continue d’encourager cette pratique (voir ici), tout en servant d’agence de notation pour les compagnies minières (lire cet article). Il y a une anomalie de taille dans le système, comme un éléphant dans un couloir, et pourtant, malgré les enquêtes successives des autorités de marché sur le rôle de JPM, la banque en est sortie systématiquement blanchie.

LE « CORNER » DE L’ARGENT

Durant les deux semaines qui viennent, pendant que la bulle des actifs boursiers éclatera bruyamment, les spéculateurs aux abois vont être forcés de vendre en catastrophe l’or et l’argent physique, qu’ils avaient thésaurisés, dans l’attente d’un renversement à la hausse des métaux précieux. Les cours vont en quelques jours atteindre leur point bas. L’or pourrait chuter à 1000$ et l’argent autour de 12$, l’objectif désigné par la sortie de triangle en mai dernier.

Lorsque toutes les « mains faibles » auront vendu l’argent physique qu’elles détenaient, personne ne voudra plus vendre.

« NO BID »

Dans ces cas-là, les enchères vont remonter et cette remontée pourrait être extrêmement brutale. La règle 589 du COMEX, mise en place fin décembre 2014 a prévu ce cas de figure. Si les enchères sur l’argent remontent de 3$, sans que personne n’accepte de vendre à ce prix, le marché fait une pause de deux minutes, puis les enchères reprennent. En 10 ou 12 minutes, les cours peuvent ainsi monter de 12$. La limite de hausse journalière étant atteinte, le marché est fermé jusqu’au lendemain, sans qu’il y ait de fixing. Sans fixing, personne ne pourra acheter ou vendre d’argent physique. Le lendemain, le scénario reprendra, les enchères reprendront avec le prix initial + les 12$ de la veille et si personne ne veut vendre, les cours monteront encore de 12$.

12+12+12…

Je m’attends à ce que le point bas de l’argent soit touché dans les derniers jours de novembre et que la règle 589 soit appliquée dans les premiers jours de décembre, pour une hausse vertigineuse, comme personne n’oserait l’évoquer à voix haute. Jusqu’où ira la hausse ? Nul ne peut le dire. Mais la fin de l’année sera certainement mémorable pour ceux qui auront accumulé de l’argent physique, en espérant qu’un jour il redevienne un métal précieux, voire monétaire.

Évidemment, l’or sera entraîné à la hausse également, mais ce sera l’argent qui sera le plus impressionnant. Le ratio or/argent, qui est aujourd’hui de 1/85, va chuter comme une pierre.

Il est donc beaucoup plus intéressant d’avoir de l’argent aujourd’hui que de l’or.

VERS UNE RÉFORME MONÉTAIRE

The Economist n’avait-il pas annoncé dès 1988 un changement monétaire majeur « dans environ trente ans » ? L’auteur avait précisé dans le corps de l’article, « le phoenix verra le jour aux alentours de 2018, et préparez-vous à l’accueillir quand il sera là. » Pour enfoncer le clou, la pièce d’or autour du cou du phoenix de la couverture était millésimée 2018.

 

 

Nous approchons de la fin de l’année 2018 et nous avons constaté que l’or et l’argent physique ont été consciencieusement accumulés par de très grosses mains, dont la Chine, depuis neuf, dix ans. Toutes les banques centrales, qui étaient nettes vendeuses d’or jusqu’à mars 2009, sont devenues nettes acheteuses depuis cette date. L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas ont rapatrié leurs réserves d’or monétaire. La Hongrie a multiplié ses réserves d’or par dix le mois dernier. La Chine et l’Inde ont importé depuis dix ans des quantités gigantesques d’or.

 

 

Durant le krach systémique de 2008, le G20 de Washington a été appelé le « Nouveau Bretton Woods ». En mars 2009, la Chine a demandé officiellement une réforme du système monétaire internationale en définissant le système souhaité. Il est question de mettre en place le BANCOR que Keynes avait proposé à Bretton Woods, c’est-à-dire un panier de monnaies nationales, qui serait garanti par une réserve de vrais actifs sous la forme de matières premières.

Même si cela n’a pas été explicitement écrit, en tête de ces matières premières se retrouvent forcément les deux étalons monétaires universels depuis 6000 ans, c’est-à-dire l’or et l’argent.

Pour que l’or et l’argent puissent garantir le commerce international, même à hauteur de 20%-25%, il faut que le prix de l’once soit valorisé à un tout autre niveau.

Cela ne va pas se faire en quelques jours. Il est néanmoins raisonnable de penser que la composition du panier du DTS sera extrêmement différent lorsqu’elle sera annoncée par le FMI en octobre 2020.

Le premier acte de cette passionnante saga commence probablement la semaine prochaine par un effondrement des marchés, mais réjouissez-vous de la suite à venir des événements.

Selon le conseil donné en 1988 par The Economist, préparez-vous à accueillir le phoenix, qui va renaître de ses cendres dans les prochaines semaines.

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Publié par le 18 novembre 2018 dans économie, général, or et argent métal

 

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« Le krach… du Bitcoin, présage d’une secousse importante sur les Bourses dans les prochains jours !! »

Voilà un sujet sérieux … A surveiller de prés, une bulle qui explose ce n’est jamais bon . Z

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le Bitcoin s’effondre ces derniers jours sur fond de panique baissière, de vente massive, de conflit ouvert dans la communauté des cryptomaniaques, sans oublier que le Bitcoin, intrinsèquement, ne vaut pas tripette si ce n’est la confiance absolue de quelques centaines de milliers de technophiles à travers la planète.

À ces « geeks », comme on les appelle, est venue se rajouter la masse des spéculateurs flairant le bon filon.

Tout cela, nous le savons, je le chronique, et depuis le départ, le point d’arrivée est connu. Le Bitcoin ne valait rien, et finira par ne plus rien valoir du tout.

Entre-temps, quelques fortunes auront été créées, et la grande majorité aura été rincée, ruinée. Nous les aurons prévenus.

Je vais revenir sur les causes de cette baisse et notamment la querelle pathétique entre jeunes immatures, mais ce qui m’intéresse le plus là-dedans, c’est la concomitance de certains flux financiers qui laissent penser que ce krach des cryptomonnaies en général et de la première d’entre elles, le Bitcoin, en particulier pourrait bien présager d’une secousse imminente sur les marchés boursiers classiques.

100 milliards de capitalisation

Le Bitcoin, c’est 97 milliards de dollars de capitalisation. Cela ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan par exemple du marché obligataire américain, mais c’est une centaine de milliards de dollars très mobiles, très rapides, et détenus par quelques initiés.

Les dégagements massifs du Bitcoin et des cryptomonnaies sont concomitants avec une hausse de l’or et une augmentation du dollar, tout en sachant que les marchés, malgré les élections passées, peinent considérablement à se relever.

Plus grave, alors que le gouverneur de la FED Jerome Powell vient de dire « qu’il voyait des signes de ralentissement économique », les hausses des taux d’intérêt sont toujours au programme.

Une partie significative des Bitcoins vendus ces derniers jours a été placée sur le métal jaune, ce qui est un signal faible qu’il convient de noter dans un coin de votre esprit.

Les marchés seront donc à surveiller comme le lait sur le feu les prochains jours.

On s’échange des tweets rageurs entre « pro » et « anti »…

Vous vous souvenez peut-être, mais il y a quelques mois, il y avait eu une scission au sein du Bitcoin avec la création du Bitcoin cash, un sous-Bitcoin qui, à son tour, « scissionne ».

À force de jouer aux tranches de saucisson, il ne reste plus grand-chose et les jeunes gens qui sont en charge de ces monnaies s’étripent joyeusement sur les réseaux sociaux, s’insultent, se menacent dans une immaturité confondante et totalement incompatible avec une industrie qui pèse des dizaines de milliards de dollars.

Tout ceci tourne à la foire d’empoigne et au ridicule le plus confondant.

Imaginez les patrons de la BNP et de la Société Générale en train de s’insulter en place publique et l’un d’expliquer à l’autre que s’il continue, il va le pirater et pourrir toute sa banque, la faire s’effondrer et ruiner tous ses clients, parce que lui, il est le meilleur…

Pathétique.

La « smart monnaie », ou monnaie dite « intelligente », ne peut évidemment que fuir en courant et se défaire au plus vite « d’actifs » aussi moisis et gérés par une bande de boutonneux dont la crise d’adolescence n’est pas franchement achevée.

Ce qu’elle vient de faire avec une grande rapidité et une grande violence. D’ailleurs, elle pourrait bien revenir sur les cryptomonnaies prochainement. Le Bitcoin est très volatile, mais cette fois, des seuils importants de baisse ont été enfoncés.

C’est en tout cas très instructif de voir le dégonflement de cette bulle irrationnelle.

En attendant, attention, secousse droit devant.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT –  insolentiae

 
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Publié par le 16 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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Panspermie – Oumuamua relance l’idée que la vie pourrait se propager dans l’univers

J’ai toujours pensé que la vie pouvait se propager partout à travers l’univers, de planètes en planètes dans un même système solaire, mais aussi provenant de contrées bien plus lointaines, comme d’autres systèmes solaires, voir d’autres galaxies … La vie n’a pas de limites, elle trouve toujours son chemin. C’est ce que semblent penser de plus en plus les scientifiques . Par exemple la vie sur Terre pourrait trés bien venir de Mars ou Venus, où les conditions pour l’apparition de la vie était très propices bien plus tôt que sur terre, il y a des milliards d’années (3 ou 4) avant de ne plus l’être . Il est d’ailleurs trés probable qu’on vous annonce dans un avenir proche qu’il y a eu de la vie sur ces 2 planètes .  Ça commence à se produire pour Mars, où des annonces fracassantes sont en train de sortir (j’en diffuserai d’autres dans les prochains jours), mais aussi pour Venus, que nos amis de la NASA (lol) comptent explorer et où elle pense désormais qu’il serait plus facile d’y créer une colonie que sur Mars (lire ici par exemple)  Pour le cas Oumuamua, il est fort intéressant, il déconcerte les scientifiques, qui ne savent plus où le classer (Ni un astéroïde, ni une comète: disons un « objet stellaire » (avec une forme étrange de cigare …) voyageur interstellaire (il vient d’un autre système solaire), déjà c’est une 1ere, mais qui modifie sa vitesse (il accélère et décélère) , on avait carrément jamais vu ça !! Finalement la Vie pourrait se propager de planètes en planètes plus …. directement, que par la panspermie . Z

Peut-être apparue quelque part dans la Voie lactée il y a plus de 5 milliards d’années, la vie aurait-elle pu voyager d’exoplanètes en exoplanètes en colonisant la Galaxie, comme le propose la théorie de la panspermie ? En tous les cas, des germes de vie pourraient être éjectés de planètes comme la Terre par des chocs avec des astéroïdes et ainsi, être transportés à bord d’objets ressemblant à ‘Oumuamua, selon des astrophysiciens.

Quels phénomènes sont à l’origine de la vie ?  Dès 1871, Charles Darwin avait imaginé que la vie terrestre aurait pu naître « dans une petite mare », à partir de composés chimiques divers qui se seraient combinés pour former des molécules complexes. Un autre courant de pensée — la panspermie — a fait venir la vie de l’espace. Aujourd’hui, la question n’est pas résolue mais les scientifiques penchent du côté de Darwin avec une chimie prébiotique.

Il y a presque 150 ans, Lord Kelvin supposait que des germes de vie pouvaient voyager de planète en planète à bord de météorites résultant de l’impact de petits corps célestes sur ces planètes. Impact suffisamment fort pour éjecter des blocs de roches contenant des formes vivantes microscopiques, les seules susceptibles de pouvoir résister à des transits interplanétaires, à l’abri dans ces roches.

Ainsi, il déclarait en 1871 : « Nous devons considérer comme probable au plus haut degré qu’il existe d’innombrables pierres météoriques portant des graines se déplaçant à travers l’espace. Si, à l’heure actuelle, aucune vie n’existait sur cette Terre, l’une de ces pierres qui tomberait dessus pourrait, par ce que nous appelons aveuglément des causes naturelles, conduire à ce qu’elle soit recouverte de végétation ».

L’idée est au moins partiellement crédible. On trouve bien sur Terre des météorites qui viennent de la Lune et de Mars. On peut même s’en procurer des fragments avec quelques dizaines d’euros, par exemple sur le site du chasseur de météorites bien connu, Luc Labenne. Mars et probablement aussi Vénus étaient bien plus accueillants il y a environ 4 milliards d’années qu’aujourd’hui. À tel point que certains ont envisagé que la Vie était d’abord apparue sur Mars avant de migrer sur Terre par le processus proposé par Kelvin.

Mojo, pour Modeling the origin of jovian planets (modélisation de l’origine des planètes joviennes) est un projet de recherche qui a donné lieu à une série de vidéos présentant la théorie de l’origine du Système solaire et en particulier des géantes gazeuses. On les doit à deux spécialistes réputés, Alessandro Morbidelli et Sean Raymond. Dans cette vidéo, une hypothèse concernant l’origine de ‘Oumuamua est expliquée. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin, sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Laurence Honnorat

Toutefois, lorsque l’on parle de panspermie, c’est-à-dire d’une généralisation de cette idée à l’échelle au moins de la Voie lactée, sa plausibilité semble diminuer fortement. En effet, dans ce cas, il faut envisager des formes de vie capables de supporter des voyages qui dureraient des millions d’années ainsi que des collisions entre des objets que séparent initialement plusieurs années-lumière au moins.

Un million de milliards de ‘Oumuamua par année-lumière cube ?

L’idée refait surface de temps en temps malgré tout. On peut le constater une nouvelle fois avec un article déposé sur arXiv par l’astrophysicien Abraham Loeb, bien connu pour ses spéculations, et ses collègues, Idan Ginsburg et Manasvi Lingam, du célèbre Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Cette fois-ci, c’est la découverte de ‘Oumuamua qui inspire son retour sur le devant de la scène.

L’objet est incontestablement un voyageur interstellaire, même s’il est peu probable qu’il soit une sonde en provenance d’une civilisation E.T. comme on pouvait l’envisager. Cela a conduit les membres du Seti à tenter de surprendre ses éventuelles émissions radio à destination de ses créateurs. Leur détection pourrait impliquer que des objets similaires traversent fréquemment le Système solaire et donc qu’il existe, en fait, un flux non négligeable de matière pouvant porter des formes de vie dans la Voie lactée.

En effet, selon un autre groupe d’astrophysiciens, la détection de ‘Oumuamua impliquerait statistiquement que des astres similaires seraient présents avec une densité d’un million de milliards par année-lumière cube dans la Voie lactée. Leur emboitant le pas, les astrophysiciens, Ginsburg, Lingam et Loeb, sont arrivés à la conclusion qu’environ 10 millions d’objets similaires à ‘Oumuamua (ou plus exactement, ayant au moins une centaine de mètres en taille) seraient en fait capturés par une étoile, en moyenne, chaque million d’années dans la Galaxie. Le taux de capture est le plus important pour les étoiles binaires qui sont, de toute façon, les plus abondantes dans notre Voie lactée.

Un point intéressant du travail des trois hommes. Les voyageurs interstellaires ne doivent pas aller trop vite pour être capturés efficacement mais s’ils sont trop lents, les formes de vie qu’ils pourraient contenir ont plus de chance de périr. Leurs calculs montrent que planètes, comètes ou astéroïdes autour d’étoiles pourraient être éjectés lors d’orbites trop rapprochées de notre trou noir central à des vitesses si grandes que ces astres traverseraient la Galaxie en quelques millions d’années. Sans aller jusqu’à de telles vitesses, très peu compatibles avec des captures de toute façon, le centre de la Voie lactée pourrait avoir été favorable à une dispersion rapide de la vie dans la Galaxie.

Enfin, toujours selon les chercheurs, le Système solaire pourrait contenir quelques milliers d’objets de type ‘Oumuamua récemment capturés. Combien de temps pourraient rester en vie certains organismes dans l’espace ? On ne le sait pas très bien. Il y a gros à parier que, seuls, des viruspourraient contribuer à une panspermie galactique dans le meilleur des cas. Des missions d’analyse de ces objets qui se signaleraient par leurs orbites franchement atypiques pourraient être lourdes de conséquences pour notre vision de l’évolution du cosmos du Big Bang au vivant

  • Selon la théorie de la panspermie, les germes de la vie pourraient voyager de planètes en planètes, par exemple en étant portés par des météorites éjectées lors d’impacts d’astéroïdes ou de comètes.
  • Une variante de cette théorie propose que ces germes puissent être issus de chocs avec la poussière interplanétaire et interstellaire dans la haute atmosphère, par exemple celle de la Terre.

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Publié par le 26 octobre 2018 dans Espace, Exopolitique - Ufologie, général, Sciences

 

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Des microplastiques dans les excréments humains ..

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Economies en vue : Bientôt on va déféquer des sacs plastiques, et vous pourrez aller faire vos courses avec pour recharger vos réserves internes .. Z

Le plastique est tellement répandu sur la Terre et il a pollué tant d’endroits qu’il a maintenant intégré la chaîne alimentaire. C’est la conclusion qu’ont présentée des chercheurs mardi au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie, à Vienne.

Y-a-t-il un endroit sur la Terre où les déchets plastiques ne sont pas encore arrivés? On en trouve dansles montagnes de l’Himalaya, dans les fosses les plus profondes des océans, au coeur de la forêt amazonienne, et maintenant dans nos estomacs.

Oui, des microplastiques ont été découverts dans des selles humaines pour la première fois, et selon les chercheurs, cela signifie que les microplastiques ont définitivement contaminé la chaîne alimentaire de l’homme. En d’autres termes, nous mangeons et nous déféquons du plastique.

Échantillons du monde entier

L’étude a examiné les selles de huit sujets bien portants d’Europe (Autriche, Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas), du Japon et de Russie (Sibérie orientale). Tous les échantillons contenaient des microplastiques. Neuf variétés de plastiques différentes ont été trouvées, dans des particules de taille allant de 50 à 500 micromètres. Ce qui fait dire aux chercheurs que plus de 50% de l’humanité a des microplastiques dans ses selles.

Les matières fécales contenaient du polypropylène et du polyéthylène téréphtalate, relève l’étude exploratoire menée par l’Agence autrichienne de l’environnement. Ce sont des plastiques utilisés notamment pour fabriquer des bouchons, des bouteilles et des produits cosmétiques. Philip Schwabl, de l’université de médecine de Vienne (Autriche) et coauteur de l’étude, estime que c’est une découverte préoccupante, « en particulier pour les patients atteints de maladies gastro-intestinales. »

Contamination

De nombreux pays ont commencé à interdire l’usage de certains plastiques comme les pailles, les cotons-tiges ou les sacs de courses. Le Parlement européen a décidé d’interdire les microplastiques dans les cosmétiques et espèrent que d’ici 2030, tous les produits en plastique seront recyclables.

D’autres études ont découvert la présence de plastiques dans de l’eau (en Italie), dans de la bièredans le sel de table, dans l’estomac de cachalots, dans les poissons et dans les fruits de mer. De nombreuses études sont en cours pour tenter de déterminer si cette omniprésence du plastique dans la chaîne alimentaire est néfaste pour l’homme. Jusqu’ici, l’interrogation demeure mais l’inquiétude grandit.

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Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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