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La prochaine crise aurait-elle déjà commencé ?

argent - crise monétaire

La prochaine crise monétaire fera redécouvrir un principe millénaire : la dette doit avoir une limite. A défaut, on crée une société d’esclaves.

Hier, Mory Doré expliquait pourquoi la prochaine crise serait monétaire. Les banquiers centraux, par l’usage abusif du crédit infini et quasi-gratuit, ont nationalisé les marchés financiers. A la prochaine crise, ces mêmes banquiers centraux – qui contrôlent la monnaie – seront mis sur la sellette ; la confiance, qui est l’unique assise de nos monnaies, sera ruinée.

(Simone Wapler pour La Chronique Agora)

La crise à venir trouvera ses racines dans la précédente. Mais, à la réflexion, la crise n’aurait-elle pas déjà commencé ?

Depuis 2008, nos dirigeants n’ont cessé de faire toujours plus de ce qui ne marche pas, en termes de politiques budgétaire et monétaire.

Comme nous l’expliquons depuis de nombreuses années, une crise n’est pas une orpheline de père et de mère qui surgit soudainement de nulle part. Une crise a des causes profondes, des racines qui s’étendent dans l’espace au fil du temps et qu’il est aisé d’identifier.

On a l’habitude d’envisager une crise comme un développement qui se précipite sous l’effet d’un évènement catalyseur (lequel est, quant à lui, impossible à déterminer à l’avance).

Cependant, le déclenchement d’une crise peut parfois être insidieux, avec une situation qui se dégrade aussi lentement qu’irrémédiablement. Comme l’explique Chris Martenson sur ZeroHedge (1), on n’est pas forcément dans l’évidence pleine et entière, « comme dans un blockbuster hollywoodien » […] « avec des avertissements clairs des scientifiques, des politiciens et des médias », après lesquels « tout le monde peut sombrer dans la panique ou alors devenir le héros courageux ».

Jusqu’à présent, « la dislocation se produit par étapes, graduellement, jamais le petit conte de la ‘grenouille ébouillantée’ n’aura été plus adapté pour décrire la situation ainsi que l’absence de prise de conscience », comme l’explique Bruno Bertez (2).

Cette fois, pas de crise à la une des journaux avant le grand plongeon ?

Officieusement, nous sommes déjà en crise

Certains commentateurs estiment cependant que nous sommes déjà en crise depuis 2015,  date du ralentissement économique de la Chine.

Et vous ne connaissez que trop bien la palette de cosmétiques à laquelle les autorités recourent pour masquer les dégâts et faire tenir l’économie « réelle », tout en rendant le système plus fragile : hausse des dépenses publiques, hausse de la fiscalité, politiques monétaires non-conventionnelles, répression financière…

En 2018, le développement de la crise s’est accéléré avec la tentative de normalisation de la Fed et de la BCE ; Jerome Powell et Mario Draghi ont alors annoncé que le moment était venu de retirer un soupçon de ce qui avait été donné.

Comme vous le savez, les tentatives de la Fed et de la BCE ne se sont pas révélées très concluantes : l’une comme l’autre ont depuis fait comprendre au marché qu’en cas de besoin, elles mettraient à nouveau la tournée du patron.

Ce constat ne se cantonne d’ailleurs pas à cette chronique.

Voici ce que concluait Natixis dans cette note du 31 octobre :

« Ce n’est plus la peine de s’interroger sur le risque de crise financière, nous sommes en crise financière avec la dépréciation des devises des pays émergents, avec le recul des cours boursiers, particulièrement en Chine, pour les banques européennes. Il faut réviser à la baisse les hypothèses de croissance, car cette crise aura des conséquences négatives sur la croissance. »

Egon Von Greyerz: “L’effroyable crise de 2008 s’apprête à revenir en force !” Le KRACH FINANCIER rampant en cours que Macron ne veut pas voir ! Le système s’effondre lentement et ne peut que couler !!

Rappelons qu’en janvier 2019, les Etats-Unis de Donald Trump n’étaient plus qu’à quelques encablures du record de longévité parmi les cycles d’expansion économique américains (120 mois dans les années 1990).

Phases d’expansion économique américaines les plus récentes (en trimestres)

La probabilité qu’un évènement déclencheur vienne officialiser la crise n’a donc jamais été aussi élevée.

Vers l’officialisation de la crise en 2019

Outre le surendettement mondial, il y a pléthore de raisons qui justifient que l’ambiance sur les marchés ne soit pas à l’optimisme, comme le relevait Natixis les 26 et 30 novembre.

Risques systémiques : ça se bouscule au portillon

Nassim Taleb explique quant à lui qu’il est vain de chercher à prophétiser de quelles contrées va arriver le prochain cygne noir – ce qui compte, c’est d’être préparé.

Cela ne l’empêche cependant pas de rappeler quelques fondamentaux, comme par exemple le fait que rien ne garantit que les clients du Trésor américain voudront éternellement « jouer aux billes » avec lui : « les Chinois et les États surproducteurs étaient des clients réguliers… peut-être que demain, ils ne seront pas là ». Qui prendrait alors leur place ?

Jean-Claude Trichet: attention… à la nouvelle crise !! Vers une crise majeure en 2019 ?

Du côté de la BCE, Danièle Nouy, répondait au mois de septembre 2018 à la question d’un journal letton : « Qu’est-ce qui pourrait provoquer la prochaine crise ? »

« Je ne sais pas, mais je suspecte que ce pourrait être le marché immobilier. Nous savons avec certitude qu’il y aura une nouvelle crise. Mais nous ignorons quand et pour quelle raison », expliquait la responsable de la supervision du secteur bancaire.Natixis est plus mondialisée dans son approche. L’équipe de recherche de Patrick Artus explique que ces derniers temps, il n’y a qu’à se pencher pour ramasser un bâton de dynamite.

Voici ce qu’elle écrivait en synthèse de cette note :

« De nombreux mécanismes pourraient déclencher la prochaine crise financière :

  • une hausse non anticipée des taux d’intérêt des pays de l’OCDE due par exemple à une hausse non anticipée de l’inflation ;
  • la levée des contrôles des capitaux en Chine ;
  • la poursuite des sorties de capitaux depuis les pays émergents ;
  • la perte du statut de monnaie de réserve du dollar avec les politiques (budgétaire, commerciale) menées par l’administration Trump ;
  • le retour de la défiance sur la solvabilité des pays périphériques de la Zone euro »

Comme vous pouvez le constater, la dette demeure au cœur du sujet.

Cela est d’autant plus gênant que les choix de nos dirigeants nous condamnent à faire face à des crises de plus en plus sévères, comme je vous l’expliquerai.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Nicolas Perrin

source

(Via BB)

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Publié par le 20 février 2019 dans économie, général, International

 

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Crise entre l’Italie et l’UE : « L’Italie fera défaut et sortira de l’euro »

Je pense effectivement que les Italiens vont se servir de l’Europe comme bouc émissaire afin de sortir de l’Euro et de revenir à la lire dans un 1er temps .  

En attendant ils vont laisser les taux d’intérêt flamber et à un moment ils devront de fait faire défaut,  et donc cesseront de rembourser leur dette et sortiront, ce qui ferait exploser la monnaie unique . 

Ils peuvent provoquer une crise de la dette qui va se propager en Europe et faire s’effondrer l’Euro. 

Quant aux marchés et notamment leur réaction en cas de défaut, il me semble que l’Italie pense que ce n’est pas un problème et qu’ils n’auront pas de problèmes de financement . Ils savent ce qu’est l’argent dette, et une planche à billet . Avec 2300 milliards de dette ce n’est pas l’Italie qui a un problème, ce sont ses créanciers

Non seulement ils savent qu’ils ne rembourseront jamais leur dette (ou en monnaie de singe), mais en attendant ils vont dépenser sans compter, après tout ce n’est que de la dette . Mamamia ! lol Z 

« L’Italie a entamé un bras de fer avec Bruxelles. Il lui reste deux semaines pour présenter un budget 2019 qui satisfasse la Commission européenne. Mais les jours passent et Rome ne flanche pas. Pour Olivier Delamarche, membre des Econoclastes, le but des dirigeants italiens est de sortir de l’euro, tout en rendant l’Europe responsable.

« Tout cela va mal finir. L’idée derrière la tête des dirigeants italiens, c’est au final de sortir de l’euro. Le tout en mettant la responsabilité sur l’Europe ».

Olivier Delamarche, dirigeant de Triskelion Wealth Management, propose une analyse « Econoclaste » de la crise que traverse Bruxelles et Rome. Depuis que la Commission européenne a refusé le budget présenté par l’Italie pour 2019, une première, les relations entre les deux parties se sont quelque peu tendues. Bruxelles ne veut rien entendre. Les 2,4% de déficit proposés par le projet italien sont loin des 0,8% promis en juin dernier.

Du côté de Rome, la coalition au pouvoir veut appliquer les réformes promises aux électeurs. Création d’un revenu citoyen de 780 euros pour les plus défavorisés, réduction des impôts, baisse de l’âge de départ à la retraite, relance de l’investissement public sont autant de points que le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini veulent appliquer. Depuis, la liaison Bruxelles-Romme grésille. La Commission veut une nouvelle mouture d’ici mi-novembre. Les Italiens ne souhaitent pas, pour le moment, changer la moindre virgule de leur budget. Le clash est-il inévitable et qui portera le chapeau ?

« Tout cela ne va pas être un long fleuve tranquille. Une sortie non préparée, non organisée de l’euro, ce n’est pas quelque chose qui se fait la fleur au fusil. Ils ont tout intérêt politiquement à rendre l’Europe responsable pour l’opinion publique », prévient Olivier Delamarche.

Mais la Commission pourrait elle-même se retrouver en posture délicate. Il lui est difficile de céder : cela créerait un dangereux précédent. Si l’Italie peut sortir des clous budgétaires, demain d’autre pays en délicatesse avec leurs finances pourraient en faire de même.

Cependant, le Portugal et l’Espagne ont d’ores et déjà pris leurs distances avec les velléités d’indépendances italiennes, de peur de se faire sanctionner par les marchés. Ces derniers n’ont pas encore mis de pression insurmontable sur l’Italie. Le «spread» (différentiel entre les taux sur les obligations à 10 ans allemandes et italiennes) n’a pas encore atteint le seuil jugé critique. Véritable boussole qui indique la confiance des marchés, il évolue au-dessus de 300 points depuis le début du mois d’octobre. C’est à 400 points que la côte d’alerte serait atteinte.

Vers un défaut de l’Italie ?

Que se passerait-il si aucun accord n’était trouvé mi-novembre ? L’Italie s’exposerait alors à l’ouverture d’une «procédure pour déficit excessif». Elle pourrait devoir s’acquitter d’une amende d’un montant équivalant à 0,2% de son PIB. En prenant les chiffres de 2017, cela représente 3,4 milliards d’euros. «À ce stade, nous ne sommes pas dans les sanctions. Si, au terme d’une procédure pour déficit excessif assez longue et inédite, car engagée sur le critère de la dette, les Italiens continuaient à ne rien changer, alors oui théoriquement, il y aurait des sanctions possibles», souligne un «très bon connaisseur des questions budgétaire» cité par nos confrères du Figaro.

« Vous pouvez toujours sanctionner, mais il faut que le pays décide de payer. Dans le cas contraire que vont-ils faire ? Envoyer les chars ? », s’interroge avec ironie Olivier Delamarche.

Mais c’est surtout les marchés qui pourraient s’occuper du travail de sape. L’agence de notation Moody’s a récemment dégradé la note de la dette italienne. Elle est passée de «Baa2» à «Baa3», le dernier échelon avant la catégorie spéculative.

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait aussi faire pression sur Rome. Et il y a un précédent. En 2015, avant l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, les banques hellènes pouvaient se fournir en liquidité auprès de la BCE par la procédure normale. Elles devaient simplement apporter en garantie les obligations de l’Etat qu’elles détenaient. Sauf qu’à l’époque, les obligations grecques n’avaient pas le niveau de sécurité exigé d’ordinaire par la BCE. Le passe-droit avait pris fin lors de l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir. La Grèce avait alors bénéficié du mécanisme de financement d’urgence de la BCE (Emergency liquidity assistance). L’institution basée à Francfort avait relevé à plusieurs reprises le plafond de ce plan d’aide, seule source de financement des banques d’Athènes pendant un temps. Si Mario Draghi, le président de la BCE, reste pour le moment en retrait et parle d’«épisode italien», l’opération pourrait très bien se répéter et cette fois avec les banques italiennes dans le viseur.

Plus largement, les taux obligataires pourraient s’envoler pour la péninsule et rendre son financement trop difficile voire impossible. Dans ce cas, le mécanisme de l’OMT (ou opérations monétaires sur titres) de la BCE pourrait rentrer en action. Jamais utilisé auparavant, il prévoit que la BCE achète des obligations d’un pays en difficulté, via les banques centrales nationales, afin de faire baisser les taux d’emprunt et lui éviter de devoir sortir de la zone euro. Mais encore une fois, pour bénéficier d’un tel mécanisme, l’Italie devrait plier.

« Si les Italiens sont vraiment prêts au bras-de-fer, il faudra à un moment faire défaut sur leur dette, qu’ils cessent de rembourser. C’est ce qu’il va se passer à mon avis. Ils feront défaut et sortiront de l’euro. De plus, vous avez une bonne partie de la dette italienne qui est détenue par l’étranger ».

Cette dernière, qui culminait fin mars à 2.302,3 milliards d’euros, représente 132 % de son produit intérieur brut (PIB). Seule la Grèce fait pire en Europe. La dette italienne est détenue pour moitié environ par des créanciers étrangers dont la Banque centrale européenne à hauteur de 17%.

Le scénario envisagé par Olivier Delamarche ferait trembler dans les couloirs de Bruxelles. Troisième économie de la zone euro, l’Italie est indispensable à la survie de la monnaie unique d’après l’expert qui en profite pour adresser une pique au Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires et ancien ministre français de l’Economie Pierre Moscovici :

« Si l’Italie sort, l’euro éclate. Et si l’euro éclate, des gens perdront leur boulot. Des boulots très lucratifs pour des individus incompétents comme monsieur Moscovici. Ils ont évidemment la trouille que tout d’un coup la poule aux œufs d’or arrête de pondre. Il n’y a pas d’autres alternatives. On voit que l’euro a échoué. C’est devenu un enfer pour la Grèce, cela a fait reculer le niveau de vie des Espagnols, en Italie c’est pareil. Je ne pense pas que l’on puisse objectivement dire le contraire. Mais tout ce que l’on propose c’est plus d’euro. Curieux cheminement intellectuel que de vouloir plus d’une chose qui a échouée ».

Le spécialiste souligne notamment que la prévision de déficit de la France pour 2019 est supérieure à l’italienne et que les transalpins ont dégagé des excédents budgétaires primaires (hors service de la dette) de manière quasi-ininterrompu depuis 1992 (+1,7% en 2017) :

« C’est tout de même extraordinaire. L’UE est en train de dire aux Italiens : « Ce n’est pas bien ce que vous faites, vous proposez un déficit de 2,4% ». En France on est à 2,8%. De plus, je rappelle que l’Italie a un excédent budgétaire primaire. Il faut arrêter, tout ceci est purement politique. Les dirigeants européens n’acceptent pas que les Italiens aient voté pour des eurosceptiques voire europhobes. Il n’y a pas de considération économique là-dedans ».

Reste que les dirigeants Italiens ont récemment dit leur attachement à l’euro, Matteo Salvini et Luigi Di Maio compris. De l’enfumage pour Olivier Delamarche : «C’est de la comédie. Cela leur permettra une fois sortis de l’euro de dire: « Ce n’est pas de notre faute, nous étions attachés à l’euro ».»

Mais concrètement, que signifierait pour l’Italie de faire défaut sur sa dette et de sortir de la monnaie unique? Les européistes promettent l’enfer au pays de Dante et des marchés qui n’accepteront plus de financer l’économie. Encore une fois, Olivier Delamarche est en désaccord total et cite l’exemple argentin :

« L’Italie récupèrera sa souveraineté économique et sa propre monnaie. Cependant, cela ne va pas régler tous les problèmes. Mais pour ce qui est des marchés, que croyez-vous qu’ils vont faire? Ils vont pouvoir prêter à un pays qui n’a pas de dette. Evidemment qu’ils vont foncer. Au lendemain du défaut de l’Argentine en 2001, les investisseurs faisaient la queue. C’est pour essayer de faire peur que les européistes vous disent: « Vous vous rendez compte, s’ils font défaut, plus personne ne va leur prêter d’argent ». C’est faux. Le but aujourd’hui est d’effrayer au maximum pour que personne n’ait l’idée de se poser la moindre question sur les bienfaits de l’euro. L’euro c’était censé être la croissance et moins de chômeurs. En Europe, on a peu de croissance et beaucoup de chômeurs ».*

source

(Via OD)

 
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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Le FMI prédit une nouvelle crise économique mondiale

 

C’est en gros ce qu’a titré The Guardian il y a quelques jours . Le FMI avait déjà alerté implicitement, mais Lagarde a remis une couche plus explicite la semaine dernière . 

Le Fonds monétaire international a mis en garde que l’ économie mondiale risque une nouvelle crise financière, à la suite de l’incapacité des gouvernements et des régulateurs à mener à bien toutes les réformes nécessaires pour protéger le système contre les comportements irresponsables.

Avec des niveaux d’endettement mondiaux bien supérieurs à ceux enregistrés lors du dernier krach de 2008 , il subsiste un risque que des éléments non réglementés du système financier provoquent une panique mondiale, a déclaré le prêteur en dernier ressort basé à Washington.

Christine Lagarde, s’est dite préoccupée par la flambée de la valeur totale de la dette mondiale, dans les secteurs public et privé , qui a explosé de 60% au cours de la décennie qui a suivi la crise financière, pour atteindre un sommet sans précédent de 182 billions de dollars.

Elle a ajouté que cette accumulation rendait les gouvernements et les entreprises des pays en développement plus vulnérables à la hausse des taux d’intérêt américains , ce qui pourrait déclencher une fuite de fonds et déstabiliser leurs économies. «Cela devrait servir de réveil», a-t-elle déclaré (source)

Banque Mondiale, FMI, milliardaires, initiés etc etc On peut se demander pourquoi les élites financières mondiales lancent tous l’alerte sur une prochaine crise de fort grande ampleur . Prépareraient-ils le terrain pour … le monde d’après ? Z

Le FMI prédit une nouvelle crise économique mondiale

Ces derniers temps, de nombreuses institutions mondiales avertissent qu’une nouvelle crise va avoir lieu.
Ainsi, la banque de France ou encore JP Morgan ont averti récemment qu’une nouvelle crise économique mondiale allait se produire. Nous avions même vu comment les super-riches se préparaient déjà à cette crise. Récemment, c’est le FMI qui a averti de la probabilité d’une nouvelle crise.

 

Le Fonds monétaire international a mis en garde que l’économie mondiale risque une nouvelle crise financière, à la suite de l’incapacité des gouvernements et des régulateurs à mener à bien toutes les réformes nécessaires pour protéger le système contre les comportements irresponsables.

Avec des niveaux d’endettement mondiaux bien supérieurs à ceux enregistrés lors du dernier krach de 2008 , il subsiste un risque que des éléments non réglementés du système financier provoquent une panique mondiale, a déclaré le prêteur en dernier ressort basé à Washington.

L’avertissement du rapport du FMI sur la stabilité financière dans le monde, faisant écho aux inquiétudes similaires, est que la complaisance des autorités de réglementation et une réaction brutale contre les accords internationaux, en particulier de l’administration américaine de Donald Trump, ont sapé les efforts déployés pour se préparer à un nouveau ralentissement.

La raison pour laquelle les banquiers nous préviennent est qu’ils veulent probablement écrire dès maintenant la version officielle des évènements dans lequel ce ne sont pas eux les responsables mais la politique de Trump.

Il y a donc deux informations :

1- il va y avoir une nouvelle crise : c’est vrai,
2- le responsable est Donald Trump : c’est faux.

C’est l’essentiel à retenir car les « élites » sont prêtes à accuser n’importe qui pour ne pas que leur image se dégrade encore plus qu’en 2008.

(Source : The Guardian)

 

En réalité, les banquiers centraux reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont les véritables responsables de la prochaine si on sait lire entre les lignes.

 

La réserve fédérale américaine prévient qu’elle va déclencher une nouvelle crise

Le président de la Fed, Powell, laisse entendre qu’il pourrait bientôt écraser le marché

Alors que depuis 2008, la Fed avait baissé ses taux d’intérêts directeurs pour faciliter le crédit, elle remonte lentement ses taux depuis 2015.

Le président de la Fed a déclaré récemment que la Fed allait continuer la remontée des taux.

« Les taux d’intérêt sont toujours accommodants, mais nous nous dirigeons progressivement vers un endroit où ils seront neutres – ils ne vont pas freiner l’économie. Nous pouvons aller au-delà de la neutralité. Mais nous sommes loin d’être neutres à ce point, probablement. »

La remontée des taux entraîne toujours l’explosion d’une crise comme le montre ce graphique :

Concrètement, lorsque les taux de la banque centrale montent, c’est le taux de toutes les banques qui monte. Or cela veut dire que les gens qui ont emprunté de l’argent à taux variable (ce qui est très fréquent aux états-unis) vont avoir plus de difficulté à rembourser leur crédit. Cela ne peut que provoquer une nouvelle crise, et les bulles ne manquent pas, comme celle des crédits étudiants aux états-unis, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Mais ne nous croyez pas, voici ce que le stratège macro de la Deutsche Bank, Alan Ruskin, a expliqué en mai : Chaque cycle de resserrement de la Fed crée une crise grave quelque part

(Source : Zero Hedge)

Source

 
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Publié par le 9 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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De la crise de 2008 à celle de 2020

De la crise de 2008 à celle de 2020

Je suis globalement assez d’accord avec ce qui suit, mais les dates personne ne peut les prédire même si plusieurs sources que j’ai diffusé ont affirmés que la prochaine grande crise qui provoquera un grand reset mondial aura lieu en 2020 . Par contre, contrairement à ce qui est expliqué ici, je ne pense pas que ça conduira vers un monde multipolaire, mais au contraire vers un monde encore plus polarisé et globalisé . On aura plus un monde unipolaire dominé par les US, mais un monde unipolaire avec un centre de gravité qui se déplacera en Orient (vers Israël), sous une façade générale qui pourrait ressembler à un semblant de multipolarité (fondamentalement un mot qui ne voudra donc plus rien dire) – dirigé ouvertement par une petite élite (la même qui domine le monde aujourd’hui, dans un autre paradigme) Les mondialistes sont en train de créer cette crise pour passer à la vitesse supérieure . Z 

Dans le texte qui suit et qui a été publié dans le Cercle Les Échos, Jean Luc Basle, ancien directeur de City Group New York, nous éclaire sur la nouvelle crise économique qui s’annonce dans un terme assez proche (2020) aux États Unis.

A la lecture de ce texte très argumenté qui, avec beaucoup d’autres, conforte mes analyses, je tire quatre conclusions.

1 – Le monde entier et ses « experts » ont souvent été totalement surpris par les grands effondrements qui sont survenus au cours des dernières décennies (effondrement brutal et inattendu du régime du Shah d’Iran, effondrement brutal et inattendu du bloc soviétique et du mur de Berlin pour ne citer que deux exemples). S’agissant de la crise économique à venir et aux effondrements qui pourront en découler dans le monde, nous ne pourrons pas dire, cette fois, que nous n’avons pas été prévenus. Tous les clignotants virent progressivement au rouge et les marges de manœuvre qui existaient encore en 2008 n’existent plus aujourd’hui.

2 – Cette crise conduira à la refondation, désormais inéluctable, de l’économie mondiale (FMI, Banque mondiale, dollar, OMC) et à une réactualisation sévère et peut être brutale de la hiérarchie des grandes puissances économiques. Cette réactualisation affectera surtout la « coalition occidentale » qui dirige l’économie mondiale depuis 1945 et consacrera l’avènement d’un monde multipolaire souhaité par de nombreux pays. Elle réjouira sans doute tous ceux qui sont excédés par la dictature de l’extraterritorialité du droit US. Elle affectera, bien sûr, chacun d’entre nous, dans son niveau de vie et son pouvoir d’achat…..

3 – L’effondrement économique est toujours un prélude à l’effondrement de la puissance militaire. La guerre froide a bien été gagnée, sans combat, par l’effondrement économique, puis militaire de l’adversaire. En clair, il suffit à la Chine et à la Russie et aux coalitions qu’elles dirigent (OCS, BRICS) de gagner du temps. Leur adversaire US et ses vassaux de l’OTAN ne tiendront plus très longtemps le haut du pavé. Le risque existe toutefois que, dans un effort désespéré de garder leur statut de puissances dominantes, les pays de l’OTAN ne se lancent dans une « aventure militaire » qui pourrait s’avérer catastrophique pour eux mêmes, mais aussi pour l’humanité toute entière.

4 – Le monde « Post-crise », très différent de celui que nous avons connu, se façonnera avec plus ou moins de brutalité, sous la double pression des nouvelles réalités économiques et démographiques mondiales: c’est une certitude

Bon courage pour affronter la décennie qui vient.

Dominique Delawarde

***

Les annonces d’une prochaine crise économique et financière se multiplient aux Etats-Unis. Après l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, (1) c’est au tour de Nouriel Roubini, professeur à la New York University de prévoir une crise pour 2020. (2) En soi, ce n’est pas un scoop, les crises sont récurrentes dans le système capitaliste, et le cycle actuel d’expansion est le second le plus long après celui des années 2000. Mais, la qualité du premier, et la crédibilité du second qui fut l’un des rares à prévoir la crise de 2008, confèrent une résonance particulière à leurs annonces.

Nouriel Roubini liste cinq raisons pour justifier sa prévision. Il oublie la plus sérieuse : la désastreuse résolution de la crise de 2008 par Barack Obama. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’elle prive les autorités des instruments fiscaux et monétaires dont elles auront besoin pour contrer la nouvelle crise. Nouriel Roubini le reconnaît sans en donner la raison. Arrêtons-nous donc un instant sur la crise 2008 pour comprendre ce qui nous attend en 2020.

L’ampleur de la crise de 2008 conduit les autorités américaines à prendre des mesures inorthodoxes pour en contenir les effets. Elles utilisèrent à fond les leviers fiscal et monétaire. Cela s’est traduit par une série de déficits budgétaires colossaux en pourcentage du produit intérieur brut : 9,9% en 2009, 9,4% en 2010, 8,7% en 2011 et 7,0% en 2012 – du jamais vu dans l’histoire des Etats-Unis hormis pendant la Seconde Guerre Mondiale – ce qui entraîna un accroissement de 40% de la dette publique qui atteint 100% du produit intérieur brut.

Dans le même temps, Ben Bernanke abaissait le taux directeur de la Réserve fédérale à un niveau considéré jusque-là comme inconcevable : 1/8ème de pourcent pendant 7 ans, entraînant un quasi quintuplement du bilan de la banque – à nouveau, du jamais vu dans l’histoire de cette institution – une politique qui provoqua une envolée de la bourse, comme le rappelle Nouriel Roubini. Concomitamment, les autorités fédérales vinrent au secours des grandes banques qui étaient toutes en quasi faillite.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. A l’hiver 2010, soit deux ans après la banqueroute de Lehman Brothers – élément déclencheur de la crise – la croissance était de retour. Au vu de ce résultat, les autorités avaient tout lieu de s’estimer satisfaites. Le seul problème est que, dans leur empressement à endiguer la crise, elles en oublièrent les principales victimes : les épargnants qui, floués par les banques et leurs intermédiaires, avaient investi dans l’immobilier. (3) Que fallait-il faire ?

Décréter un moratoire pour protéger les épargnants, nationaliser (temporairement) les banques à leur valeur de marché, et licencier leurs dirigeants, puis négocier un compromis entre autorités fédérales et épargnants pour qu’ils ne soient pas dépouillés de leurs biens, comme ils le furent brutalement, ce qui, comble de l’ironie, permit à des individus peu scrupuleux d’engranger des profits faramineux en achetant pour une bouchée de pain les dits biens qu’ils revendirent avec profit quand la croissance revint ! Il convenait aussi de rétablir le Glass-Steagall et le McFadden Acts, non dans leur texte originel mais dans une forme qui tienne compte de l’évolution du secteur bancaire. Etonnement, les banques de Wall Street sont aujourd’hui plus grandes qu’elles ne l’étaient avant 2008, accroissant d’autant le risque systémique de crise. (4)

Si l’usage du levier fiscal se justifie en cas de récession, en revanche, l’usage du levier monétaire dans la mesure extrême où il l’a été se justifie beaucoup moins. Par ce biais, les autorités secoururent les grandes banques, maintinrent leurs dirigeants dans leur poste et négligèrent les épargnants. De toutes les nations touchées par la crise, seule l’Islande agit équitablement, nationalisant les banques et emprisonnant leurs dirigeants. Toutes les autres suivirent peu ou prou le modèle américain au nom d’un principe bien connu en économie qui veut que si les banques s’effondrent, l’économie s’effondre. (5) C’est exact, mais cela n’implique pas que leurs dirigeants qui faillirent à leurs devoir fiduciaire soient maintenus en poste, et encore moins que la survie de leurs institutions soit assurée par l’argent du contribuable.

On assista donc à une situation ubuesque où les épargnants, par le biais de l’endettement public, sauvèrent les banques qui les avaient floués. Au nom d’un sacro-saint principe, on en a renié un autre qui veut que dans une économie capitaliste le dirigeant et l’actionnaire sont responsables de leur gestion. Ils engrangent des profits ou subissent des pertes, selon que leur gestion est bonne ou mauvaise. Les autorités ont fait l’inverse : elles sauvèrent les coupables et livrèrent les victimes à leur sort. C’est pourquoi elles sont désarmées aujourd’hui.

S’il y a crise en 2020, le gouvernement américain ne pourra recourir à des déficits budgétaires abyssaux. La dette américaine a atteint un niveau record qui menace la crédibilité du dollar. De son côté, la Réserve fédérale ne pourra abaisser un taux directeur qui reste très bas en dépit de sa remontée récente. Quant aux épargnants et aux salariés qui perdirent leur emploi suite à la récession de 2008, ils n’accepteront pas d’être ignorés une fois encore. Si d’aventure les autorités fédérales utilisaient les remèdes de 2008, elles seraient confrontées à la colère du peuple – « la résurgence de mouvements populistes », nous dit Nouriel Roubini. A quoi faut-il alors s’attendre ? A une crise économique et financière d’ampleur, et non à une simple récession, comme le laissent entendre Ben Bernanke et Nouriel Roubini. Ce scénario n’est bien sûr pas écrit, mais il est le plus probable… d’où les annonces de ces deux économistes de renom.

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Notes

(1) Bernanke says U.S. economy faces a ‘Wile E. Coyote’ moment in 2020. Bloomberg, 7 June 2018.

(2) Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020. Nouriel Roubini, Les Echos, 4 octobre 2018.

(3) Les banques engagèrent des intermédiaires pour convaincre les Américains d’acheter des biens immobiliers. Un grand nombre d’entre eux n’en avait pas les moyens. Aussi, sur le formulaire de prêt, l’intermédiaire entrait-il – à l’insu de l’acheteur – dans la case « revenu » un chiffre supérieur à son salaire, suffisant pour justifier le prêt immobilier. Ces prêts – appelés « liar loans » (prêts menteurs) – étaient agglomérés dans des « special vehicle purpose » (entités juridiques spéciales) qui émettaient des obligations, lesquelles permettaient à la banque de récupérer sa mise. Etrangement, ces obligations de très mauvaise qualité recevaient la notation la plus élevée, « triple A ».

(4) Le Glass-Steagall divise le secteur en banques d’investissements et en banques de dépôts. Le McFadden Act limite le secteur géographique de la banque à l’état dans lequel elle est enregistrée. Le Dodd-Frank Act, voté par le Congrès en 2010, est une loi couteuse pour les banques. Elle ne supprime pas le risque systémique qu’elles posent.

(5) Ce principe est à l’origine de l’expression « too big to fail » (trop grosse pour faire faillite » qui fut énoncée pour la première fois dans une étude interne à la Citibank. A la question posée par son président, Walter Wriston, en 1978 « quel doit être le montant des fonds propres de la banque », Geoge Vojta, directeur du Corporate Planning répondit que la banque était devenue si importante au regard de l’économie américaine que le gouvernement serait obligé de venir à son secours en cas de difficulté. Dans la décennie suivante, la conclusion se révéla prémonitoire. La banque connut de sérieux problèmes. La Réserve fédérale vint à sa rescousse, et l’investisseur saoudien, Al-Whalid, entra au capital.

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Publié par le 8 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi une nouvelle crise financière est inévitable !

 
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Publié par le 20 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Gordon Brown – « Nous courons le risque d’avancer, tels des somnambules, vers une nouvelle crise « 

Gordon Brown

Une alerte de plus, et pas des moindres …

L’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown a averti que le monde est en train de se diriger, tel un somnambule, vers une nouvelle crise financière car les gouvernements ne se sont pas attaqués aux causes de la crise de 2008.

Le dirigeant de la Grande-Bretagne durant l’époque à laquelle l’effondrement de la banque d’investissement américaine Lehman Brothers a déclenché la pire crise financière depuis la Grande dépression a déclaré qu’aujourd’hui, le monde manque de leadership et que nous entrons dans une période de vulnérabilité.

« Nous courons le risque de nous diriger tel un somnambule vers une nouvelle crise », a déclaré Brown, âgé de 67 ans, au Guardian. « Nous serons victimes d’un réveil brutal lorsque les risques vont commencer à croître alors que nous sommes sans leadership mondial. »

Selon Brown, l’économie mondiale n’est pas parvenue à mettre en place un mécanisme d’alerte, un système de traçage des flux financiers qui permettraient de savoir à quelles fins l’argent était prêté, et à quelles conditions.

« On s’est attaqué aux petits problèmes, sans toucher aux choses cruciales », a déclaré Brown, qui fut Premier ministre du Royaume-Uni de 2007 à 2010.

Toujours selon Brown, les actions entreprises contre les délits financiers ont été trop molles. En cas de crise future, de nombreuses banques devraient à nouveau être renflouées.

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Publié par le 17 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise viendra-t-elle des pays émergents ?

La crise monétaire turque n’était que le début – comme je l’avais reporté a l’époque, ça c’est bel et bien propagé . Et ce n’est pas fini, l’Europe commence à être touchée aussi !! La volatilité des monnaies des pays émergents est proche des plus hauts enregistrés dans la foulée de la crise financière de 2008 . Nous voyons peut être ici le début d’une énorme crise monétaire mondiale … Z 

Les monnaies des pays émergents sont toujours en déroute face au dollar. Leurs marchés d’actions commencent à être contaminés. Cette tempête encore très localisée peut-elle provoquer une crise financière globale?

Il y a bien une épidémie mondiale qui gangrène les économies des pays émergents. Des Philippines à la Turquie en passant l’Indonésie ou l’Afrique du sud, l’Argentine étant le cas le plus dramatique, tous ces pays voient depuis quelque temps leur monnaie flancher face au dollar. Toutes sont confrontées au même problème. Le billet vert étant, selon la maxime chère aux Américains, «la monnaie des Etats-Unis et le problème des autres pays». Un problème très aigu depuis que la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis a décidé de relever ses taux d’intérêts. Les investisseurs se sont donc remis à acheter des valeurs américaines et cela a propulsé le dollar.

Pourquoi cette hausse du dollar est-elle particulièrement néfaste dans les pays émergents?

La plupart de ces pays ont financé leur croissance ultra rapide en empruntant en dollar. Quand le dollar grimpe face à leur monnaie qui se déprécie, le remboursement de leur dette leur coûte de plus en plus cher et cela alimente la tendance baissière. Et leur dette a considérablement gonflé depuis la crise de 2008 ; elle a plus que doublé en dix ans, passant de 2 800 à 6 400 milliards de dollars pour un ensemble de 21 pays émergents. Enfin, dernier point commun à pas mal de ces pays, ils accusent souvent un déficit de leur compte courant: quand le dollar monte, leurs importations de pétrole ou d’autres biens facturés en billet vert deviennent là aussi beaucoup plus coûteuses.

Ces pays considérés comme très prometteurs peuvent-ils résister à cette tempête monétaire?

Comme l’a dit très justement le nouveau ministre égyptien des Finances oui mais jusqu’à une certaine limite. La plupart de ces pays en train de sortir du sous-développement sont en bien meilleure forme aujourd’hui qu’il y a dix, voire vingt ans. Mais chacun d’entre eux a ses propres fragilités. En Afrique du Sud le rand s’affaiblit à cause de la récession et de la déception causée par les choix économiques du nouveau président Ramaphosa ; en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avec son discours et sa politique monétaire fantasque est en grande partie responsable de la chute de la lire, tandis que le peso argentin souffre de la défiance historique des Argentins à l’égard de leur propre monnaie. Toutes ces vulnérabilités, les investisseurs les ont longtemps négligées, mais maintenant que le marché américain est redevenu très attractif, ils ne voient plus que ce qui va mal.

Il y a une soudaine crise de confiance dans tous ces pays?

Une crise qui se réplique d’un pays à l’autre. Et que Donald Trump exacerbe avec son discours de va-t-en guerre contre la mondialisation qui leur a souvent profité. Mais ce n’est pas un virus qui se propage sur les marchés financiers comme les subprimes en 2008. Pour certains analystes, les émergents sont en train d’apprendre à se passer de l’argent facile qu’ils ont connu depuis dix ans. Ce sevrage est violent et il malmène donc leur monnaie mais cela n’a rien à voir avec la crise asiatique déclenchée à la fin des années 90. Les risques de contagion sont toutefois bien réels. Hier, mercredi, les bourses européennes étaient orientées à la baisse, en partie à cause des craintes suscitées par ces émergents. Parce que les Européens exportent beaucoup dans ces pays-là.

►En bref,

Les crypto-monnaies comme le bitcoin dégringolent

Et cette fois le dollar n’est pas responsable. La banque américaine Goldman Sachs a déclenché cette tendance baissière en annonçant qu’elle reportait l’ouverture d’un bureau dédié aux transactions de ces nouvelles monnaies. Résultat : -12% pour le bitcoin, qui a entraîné les autres monnaies cryptées dans sa chute.

En mer Rouge, un navire marchand éthiopien a accosté hier dans le port érythréen de Massawa et c’est un évènement historique.

Cela n’a l’air de rien mais c’est une première depuis vingt ans. Un nouveau signe tangible du réchauffement des relations entre les deux voisins est-africains. Le bateau est venu charger une cargaison de zinc érythréen destiné à la Chine.

Starbucks ouvre aujourd’hui en Italie sa première boutique, dans la ville de Milan. Oser proposer un café long au royaume de l’expresso, c’est un pari risqué et c’est le nouveau défi que la chaîne américaine s’apprête à relever.*

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Publié par le 6 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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