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En cas d’attaque, la Russie ripostera contre les sites de tirs en Europe et contre les USA

En cas d’attaque, la Russie ripostera contre les sites de tirs en Europe et contre les USA

Moscou ne va pas continuer à toquer à la porte fermée de Washington pour débattre de la question du désarmement.

Mercredi, lors de son discours annuel sur l’état de la nation devant l’Assemblée fédérale, le président russe Vladimir Poutine a dit que si les États-Unis déploient des missiles à portée intermédiaire et à courte portée en Europe, les Russes réfléchiront à des mesures similaires et asymétriques :

« Je l’ai déjà dit et je tiens à le répéter, et il est vital de le rappeler expressément : Nous n’avons nullement l’intention de déployer en premier ce genre de missiles en Europe. S’ils sont effectivement fabriqués et envoyés sur le continent européen – et les États-Unis ont de toute façon ce projet, les déclarations que nous avons entendues ne disent rien d’autre –, cela va fortement dégrader la sécurité internationale et créer de graves menaces contre la Russie, puisqu’il faut entre 10 et 12 minutes à certains missiles de ce type pour atteindre Moscou. Il s’agit pour nous d’un très grave danger. S’il se concrétisait, nous serions forcés, et je tiens à le souligner, de réfléchir à des mesures similaires et asymétriques ».

Relations russo-étasuniennes

Vladimir Poutine a insisté sur le fait que Moscou n’allait pas continuer à toquer à la porte fermée de Washington pour débattre de la question du désarmement.

« Nous sommes disposés à parler du désarmement, mais nous n’allons plus toquer sur une porte fermée. Nous attendrons que nos partenaires soient mûrs et éprouvent la nécessité de débattre d’égal à égal de ce problème ».

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Le dirigeant russe a fait remarquer que la Russie allait continuer à développer ses forces armées, l’intensité et la qualité de l’entraînement au combat, en tenant compte notamment de l’expérience acquise au cours de l’opération antiterroriste en Syrie :

« Presque tous les commandants des grandes unités des forces terrestres, des forces d’opérations spéciales et de la police militaire, des unités de soutien, des équipages de navires de guerre, de l’armée et de l’aviation tactique, stratégique et de transport militaire, en ont bénéficié.

Nous avons besoin de paix et tous les efforts visant à améliorer nos capacités de défense n’auront qu’un seul but : Garantir la sécurité de notre pays et de nos citoyens, faire en sorte que personne ne puisse penser attaquer la Russie et seulement tenter d’user de méthodes de pression militaire contre notre pays ».

Mesures de représailles coup pour coup

Le président russe, Vladimir Poutine, a rappelé que Moscou réagirait immédiatement contre toute menace si elle devenait réelle, et prendrait pour cible non seulement les pays où seraient déployés les armements de Washington, mais aussi les États-Unis eux-mêmes. Commentant le retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), voici ce qu’a dit Poutine :

« Aujourd’hui encore, je vais le répéter explicitement et sans détour, afin que personne n’ait rien à nous reprocher et pour que tout le monde comprenne bien de quoi il est question ici. La Russie sera obligée de créer et de déployer des armements de ce type, et ces armes pourront être employés non seulement contre les régions d’où nous viendront la menace directe, mais aussi contre les régions abritant les centres de commandement des systèmes de missiles qui nous menaceront ».

Le président a fait ressortir qu’avec leurs caractéristiques tactiques et techniques, et le temps de leur vol pour atteindre les centres de commandement susmentionnés, les armes russes représenteraient des menaces équivalentes à celles qui seront dirigées contre la Russie.

« Nous savons comment faire ces armes et nous les mettrons en œuvre dès que la menace deviendra réelle pour nous ».

Pour Poutine, la scène internationale n’a besoin d’aucune autre détérioration irresponsable :

« Nous ne souhaitons pas cela. Ce que je voudrais ajouter ici, c’est que les collègues étasuniens ont déjà essayé de se donner un avantage militaire absolu avec leur système antimissile mondial. Ils devraient cesser de s’illusionner. Notre réponse aura toujours l’effet attendu. »

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Le 1er février, le président des États-Unis, Donald Trump, et le secrétaire d’État, Michael Pompeo, ont dit que si la Russie ne se conformait pas au traité FNI, Washington allait suspendre ses obligations en vertu de cet accord à partir du 2 février, et s’en affranchirait dans six mois. Faisant de même, le président russe Vladimir Poutine a répondu que Moscou allait se retirer du traité de l’époque de guerre froide. En outre, demandant aux ministres de ne pas engager de pourparlers sur le désarmement avec Washington, Poutine a insisté sur le fait que les États-Unis devaient devenir « suffisamment matures » avant de pouvoir dialoguer sérieusement d’égal à égal.

Le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé le 8 décembre 1987 entre l’ex-Union Soviétique et les États-Unis, est entré en vigueur le 1er juin 1988. En 1992, après la disparition de l’Union soviétique, le traité est devenu multilatéral avec les successeurs des anciennes républiques soviétiques : Biélorussie, Kazakhstan et Ukraine. Le traité FNI couvrait certains missiles déployés et non déployés tirés du sol, ceux à courte portée (500 à 1000 km) et ceux à portée intermédiaire (1000 à 5500 km).

par Agence TASS

Source : Putin cautions if threatened, Russia could target US missiles ‘hosts’ and America as well 

Traduction Petrus Lombard

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Bolsonaro approfondit les politiques contre les peuples autochtones du Brésil

Bolsonaro approfondit les politiques contre les peuples autochtones du Brésil

Le Président brésilien prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière pour des sociétés étrangères.

Depuis son arrivée à la présidence du Brésil, Jair Bolsonaro a diminué les droits fonciers des populations autochtones de l’Amazonie. L’une des principales promesses faites par le Président brésilien avant son élection était de ne pas accorder « un centimètre de terre en plus » aux peuples indigènes.

L’une des premières décisions du président a été de transférer les compétences de la Fondation Nationale Indienne (FUNAI) – la fondation chargée de l’attribution des terres correspondant aux agriculteurs indigènes et paysans – au Ministère de l’Agriculture de Tereza Cristina Costa. La fonctionnaire est la leader des propriétaires ruraux au Congrès, qui est connue comme la « muse du poison » pour avoir autorisé en 2018 une loi qui permet l’utilisation des pesticides toxiques dans les champs du pays.

Aujourd’hui, par l’intermédiaire du Ministère de l’Agriculture, Bolsonaro prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière, ainsi qu’à « l’assouplissement des licences environnementales » qui permettent aux entreprises transnationales d’investir et d’exploiter dans ces territoires.

Ricardo Salles, ministre de l’Environnement :

-Hier, il était en Amazonie. Il a rendu hommage aux peuples autochtones qui louent des terres pour la monoculture du soja. Avant hier, il a délégitimé Chico Mendes. Auparavant, il avait été condamné pour avoir modifié une carte publique d’une réserve en faveur des compagnies minières.

Le ministère a-t-il fermé ?

Xilonem Clarke, chercheur du mouvement mondial Survival International, a récemment expliqué que les politiques du Président brésilien sont une déclaration ouverte de guerre contre les populations indigènes, et a assuré qu’avec la démarcation des terres entre les mains du Ministère de l’Agriculture, il sera « presque impossible » de garantir les droits territoriaux des communautés.

L’extermination des peuples autochtones comme politique d’État

Le leader d’extrême droite a insisté à plusieurs reprises sur le fait que son intention est d’en finir avec les populations indigènes du Brésil par assimilation forcée, suivant « les politiques efficaces des États-Unis, qui ont exterminé les Indiens« .

En ce sens, Bolsonaro a assuré que les peuples traditionnels sont « manipulés par des groupes idéologiques de gauche« , qui tentent par « une conspiration internationale » de prendre l’Amazonie et ses matières premières au Brésil.

Le Cacique Babau, Rosivaldo Ferreira da Silva, chef Tupinambá, a dénoncé l’intérêt des propriétaires terriens et des policiers à le tuer, lui et sa famille. Après avoir assumé la présidence, Jair Bolsonaro a intensifié la violence contre les Indiens et l’invasion de leurs terres. @teleSURtv

La politique d’État menée par le Gouvernement de Bolsonaro est fondée sur la dépossession totale des territoires des communautés autochtones. Le Ministre de la Sécurité Institutionnelle, Augusto Heleno, a assuré que les peuples autochtones envisagent de se déclarer indépendants avec l’aide de groupes opposés au gouvernement, c’est pourquoi il est essentiel de « récupérer les territoires« .

Cette politique d’extermination a été lancée avec l’arrivée de gouvernements de droite au Brésil ; une étude récente de Global Witness a révélé qu’en 2017, il y a eu jusqu’à 201 meurtres de paysans et indigènes dans le monde. 57 d’entre eux se trouvaient au Brésil, soit un peu plus d’un tiers du nombre total des assassinats dans le monde.

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par TeleSur

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Publié par le 20 février 2019 dans général, International, Politique, société

 

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Dossier sur les dangers de la 5G : L’urgence de savoir exactement de quoi il s’agit.. (Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité)

La 5G risquée ? Annie Sasco, médecin épidémiologiste du cancer, alerte sur les conséquences dangereuses du déploiement de la 5G pour la santé humaine et l’environnement. Pour elle il y a une rétention d’information mais le risque de tumeur du cerveau est accru.

En plus de ce qui va suivre, lisez par exemple ce papier : Appel international demandant l’arrêt du déploiement de la 5G sur Terre et dans l’espace. Ça va finir de vous achever. Vous aurez le droit d’avoir mal au ventre…

« Nous avons pas moins d’une quinzaine d’articles sur la 5G. Pourquoi vouloir mettre cette technologie en place ? Pour aller encore plus vite dans les communications ? » (..) « Avons nous besoin de la 5G avec les risques pour la santé dénoncés ? » se demande Volti des Moutons enragés

Je dirais pour ma part que c’est une évidence, l’industrie des télécoms a en permanence besoin de faire du pognon et que les nouvelles technologies dans ce domaine – sous couvert de « progrès » censé améliorer la vie des gens – c’est un peu comme l’obsolescence programmée, qui permet de sans cesse faire consommer les gens. 

La 4G (qui est nocive aussi) est suffisante à nos usages actuels, mais la 5G qui représente des sommes colossales en jeu (ne serait ce qu’en investissements), va permettre de développer toute une nouvelle économie (le Web 3.0 , qui va de l’Internet des objets  à la gestion du big data et du tout-internet, etc) Avec les bénéfices qui vont avec, pas ceux sur la santé, ça c’est certain, mais à son détriment. (toutefois rassurez vous – La médecine 2.0 vous guérira peut être… un jour… de quelque « anciennes » maladies !)

Et je ne parlerais même pas ici des énormes risques (autre que sur la santé, liste non exhaustive) qu’impliqueront les nouvelles possibilités qui vont émerger de la 5G. (c’est ça le « progrès ») 

Lisez en entier l’article de Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité ; il est hyper intéressant ! Z 

Publié par Stop-Linky-Monpellier

Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité

…/….

J’espère que les gens liront et partageront notre appel pour stopper la 5G dans l’espace pour qu’ils se réveillent eux-mêmes et en réveillent d’autres rapidement, et qu’ils utiliseront cet appel pour agir afin d’arrêter la 5G. Même huit petits mois de cette drôle de guerre « 5G » pourraient être catastrophiques pour toute la vie sur Terre. Elon Musk est prêt à lancer les premiers 4 425 satellites 5G en juin 2019 et à «recouvrir» la Terre avec la 5G, en violation d’innombrables traités internationaux. Cela pourrait déclencher la dernière grande extinction, à cause de l’expérience biologique la plus importante et la manifestation la plus odieuse d’orgueil démesuré et de cupidité dans l’Histoire de l’Humanité, la 5G au coût de nombreux trillions de dollars US.10

La première réaction des gens à l’idée que la 5G pourrait constituer une menace existentielle pour toute vie sur Terre est généralement l’incrédulité et/ou la dissonance cognitive. Une fois qu’ils ont examiné les faits, cependant, leur seconde réaction est souvent la terreur. Nous devons transcender celle-ci pour voir dans la 5G une opportunité de nous assumer, de prendre des responsabilités et d’agir. Nous avons peut-être déjà perdu 80% de nos insectes à cause des CEM au cours des 20 dernières années [16]. Nos arbres risquent d’être coupés par millions afin de garantir une signalisation 5G continue pour les voitures, les autobus et les trains autonomes. [17] Allons-nous rester sans réaction pendant que nous-mêmes et nos enfants sommes irradiés, que nos systèmes alimentaires sont décimés et que notre environnement est détruit ? …./…

Stop Linky-5G Montpellier (activez les commentaires en français)

Source MSN pour la Belgique

La 5G, mauvaises ondes pour notre santé ?

…/….

C’est la question pertinente que soulève Paul Lannoye, président du Grappe (Groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique), qui a transmis une lettre ouverte à ce propos aux présidents de partis et à celui du Conseil supérieur de la santé (CSS).

M. Lannoye se dit « préoccupé de longue date par la problématique de la pollution électromagnétique et de ses conséquences sur le vivant, en particulier sur les êtres humains », un sujet qui revient sur le devant de la scène avec la possible généralisation de l’internet hyper rapide.

…/…

En écho à plusieurs études, M. Lannoye rappelle qu’en septembre 2017, plus de 170 scientifiques et médecins issus de 37 pays ont demandé à l’UE de suspendre tout déploiement de la 5G jusqu’à ce que les preuves que cette technologie ne présente aucun danger aient été apportées. Ne faut-il pas s’en tenir à un principe de précaution pour les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes, se demandent ses experts?

En avril 2018, d’autres experts (ceux de l’ISDE, International Society of Doctors for Environment) critiquaient « l’expérimentation, décidée au niveau européen, qui consiste à tester dans de nombreuses villes d’Europe (dont Bruxelles) le réseau 5G à des fréquences supérieures à 6 GHz, avant l’introduction des fréquences typiques de la 5G, supérieures à 30 GHz (ondes millimétriques). »

Pour Jacques Vanderstraeten, spécialiste de ces matières à l’École de santé publique de l’ULB et membre du Conseil supérieur de la santé, « la préoccupation de Paul Lannoye paraît justifiée. Il y aurait effectivement lieu de tenir compte des données publiées ces dernières années et qui incitent à la prudence, » explique-t-il.

C’est d’autant plus vrai que, dans les plus hautes fréquences de la 5G, les ondes auraient un pouvoir de pénétration beaucoup plus faible et que l’énergie absorbée par la peau serait ainsi plus concentrée en surface.

…/…

Voir :

Lettre ouverte au président du Conseil supérieur de la Santé à propos du déploiement de la 5G

Apple dépose une marque étrange liée à la 5G. Apple vient de déposer une marque figurative au nom étrange et au design tout aussi surprenant. Elle l’a fait en outre au Benelux, sous son propre nom. Que se cache-t-il derrière cette manœuvre ?

 LME 

 
 

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Comment les sanctions contre les chômeurs risquent, demain, de s’étendre à l’ensemble des minimas sociaux

Nous nous dirigeons droit vers une gestion politique du social à l’anglo-saxonne, avec toutes les conséquences dramatiques que cela va induire pour les classes populaires et les plus démunis.

Déjà ce qui se passe avec les chômeurs est une évolution dramatique, à tel point que des agents de Pole emploi se sont vivement indignés : 

« personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi » (…) « Du côté des conseillers, c’est la consternation, teintée de colère et de stress »

Pour ces derniers, tout avait commencé par un décret signé le 30 décembre, juste avant l’allocution de Macron (Macron s’attaque aux chômeurs – Radiation, allocation supprimée… les sanctions encourues par les chômeurs durcies par décret le 30 décembre).

Les pauvres n’ont pas fini d’être pauvres, et de plus en plus pauvres… Z 

Depuis début janvier, les chômeurs sont soumis à des contrôles renforcés en France. Un rendez-vous manqué, une offre d’emploi dite « raisonnable » refusée, et c’est la radiation, plus ou moins longue, avec suspension des indemnités. Cette politique punitive s’inspire clairement de celles qui sont menées en Grande-Bretagne et en Allemagne, où les sanctions se sont progressivement appliquées aux autres prestations sociales, allocations familiales ou aides au logement. Leurs conséquences sont sans appel : « Elles frappent d’abord les personnes les plus faibles », repoussées vers une encore plus grande pauvreté. En Allemagne, le tribunal constitutionnel est d’ailleurs en train de se pencher sur la légalité de ces sanctions. Explications.

Début janvier, le gouvernement français a durci par décret les contrôles et les sanctions à l’encontre des chômeurs. Cette politique ne tombe pas du ciel. Au Royaume-Uni, la possibilité de supprimer les allocations aux demandeurs d’emploi, qui manquent des rendez-vous ou sont jugés trop peu assidus dans leurs démarches, existe depuis plus de dix ans. « En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Depuis cette date, l’activiste du collectif « Personnes handicapées contre les coupes » (Disabled People Against Cuts) suit les effets de ces sanctions sur les personnes concernées. Et elles sont de plus en plus nombreuses.

Ces sanctions ont rapidement été étendues à l’ensemble des demandeurs d’emplois et des travailleurs pauvres qui perçoivent une allocation. Outre-Manche, une personne qui se retrouve au chômage percevra une indemnité forfaitaire pendant six mois (le Jobseeker allowance). Ensuite, elle recevra un minima social calculé en fonction de sa situation familiale, de ses revenus, du montant son aide au logement, etc. « En 2012, les conservateurs ont fait adopter une nouvelle loi, un « Welfare Act », qui a durci les sanctions à l’extrême. Elles ont gagné en durée et en sévérité », poursuit Anita Bellows.

« Les allocations peuvent être interrompues jusqu’à trois ans d’affilée »

« Les allocations peuvent être interrompues jusqu’à trois ans d’affilée, précise John, conseiller dans une agence du « Jobcentre » britannique du centre de l’Angleterre [1]Même si la personne recommence à chercher du travail avec assiduité, si elle accepte de candidater à tout, ces sanctions ne sont pas levées. Une fois la décision prise, les allocations restent suspendues. » Et ce, jusqu’à l’échéance de trois ans ou si l’allocataire porte un recours en justice. « Des gens qui ne viennent pas à un rendez-vous parce qu’ils sont à l’hôpital sont sanctionnés, de même que des femmes qui sont en train d’accoucher… Quand les gens engagent un recours au tribunal, ils ont de bonnes chance de gagner, de faire annuler la décision », illustre Anita Bellows.

La justification affichée, en Grande-Bretagne comme en France, de ce nouveau régime de sanctions est d’inciter les personnes à retravailler le plus vite possible. Quels sont les résultats concrets de cette politique ? « Certaines catégories de personnes sont particulièrement vulnérables et affectées par la suspension des allocations. Cela inclut les parents isolés, les jeunes adultes qui sortent tout juste du système d’aide sociale à l’enfance, les personnes malades ou handicapées », souligne un rapport du Parlement britannique en octobre dernier. Souvent, les personnes sanctionnées « empruntent de l’argent, coupent dans leurs dépenses alimentaires et les autres dépenses de première nécessité, ou ne paient plus leurs factures, plutôt que d’augmenter leur revenus en retrouvant du travail », rapporte encore l’enquête parlementaire.

« Ces sanctions ont été utilisées pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage »

Les députés britanniques citent le cas d’une mère célibataire contrainte de se tourner vers les banques alimentaires. Son allocation avait été réduite parce qu’elle avait quitté un emploi à temps plein pour travailler à temps partiel, ne pouvant plus payer la garde de ses enfants. « Les personnes les plus sanctionnées sont celles qui ont déjà le plus de mal à naviguer dans le système, a constaté Anita Bellows. Ces sanctions, nous y sommes opposés par principe. En plus, elles ont été utilisées pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage » Résultat : si le taux de chômage officiel britannique affiche un séduisant 4 %, le nombre de travailleurs pauvres y est trois fois plus élevé qu’en France, avec plus d’un salarié sur cinq concerné !

En Angleterre, « la mise en place des sanctions s’est faite dans une grande indifférence, parce que les chômeurs sont stigmatisés. Mais aujourd’hui, avec le système de l’Universal Credit, qui fusionne les allocations sociales et chômage sous un même guichet, des personnes qui travaillent mais touchent des allocations parce que leurs revenus sont bas se retrouvent aussi sanctionnées. On commence donc à en parler plus largement », rapporte Anita Bellows. La réforme du « Crédit universel » (Universal Credit), votée en 2012, se met en place progressivement. Elle fusionne dans un même service et une même allocation l’ensemble des aides : l’allocation chômage minimum – l’équivalent du RSA –, l’allocation pour les personnes dans l’incapacité de travailler pour cause de maladie ou de handicap, l’aide au logement, le crédit d’impôt pour la reprise d’un travail et le crédit d’impôt pour les enfants à charge. C’est cette allocation devenue unique qui peut désormais être réduite « si vous ne faites pas ce pourquoi vous vous êtes engagé », comme chercher du travail et fréquenter un Jobcentre [2].

En Allemagne, des sanctions renforcées pour les jeunes

En Allemagne, les sanctions contre les chômeurs peuvent également concerner leur aide au logement. Mi-janvier, le tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction du pays, a commencé à étudier la question : ces suspensions d’allocations sont-elles compatibles avec la Constitution ? Le contrôle des demandeurs d’emploi y a été durci il y a plus de dix ans, au moment de la réforme du système d’assurance-chômage de 2005. La durée du chômage indemnisé a alors été limitée à un an. Le chômeur touche ensuite une allocation minimum, appelée « Hartz IV ». Le versement de cette allocation fait l’objet de contrôles renforcés destinés à « remettre au travail » au plus vite la personne concernée. Un rendez-vous raté, une formation refusée, une offre d’emploi à laquelle on ne candidate pas, signifient une coupe immédiate d’une partie de l’allocation, jusqu’à une suspension intégrale en cas de récidive.

Pour les moins de 25 ans, les sanctions sont encore plus drastiques : au moindre manquement, c’est la suppression totale de l’allocation. Au deuxième, l’aide au loyer – payée directement au propriétaire du logement – est aussi suspendue. « Ce traitement plus dur envers les jeunes est officiellement justifié comme une mesure “éducative” », déplore Inge Hannemann (…)

Suite et fin sur Basta

 
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Publié par le 13 février 2019 dans économie, général, Politique, société

 

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GILETS JAUNES : Le Peuple Contre les Élites ?

 
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Publié par le 11 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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La lutte contre la désinformation, une affaire lucrative.

La lutte contre la désinformation, une affaire lucrative.

par 

La lutte contre la désinformation en Occident devient rapidement une activité lucrative. Des campagnes médiatiques très médiatisées autour des prétendues fausses informations dans la sphère politique ne sont que la partie visible de l’iceberg qui, à bien des égards, cache la réalité et les objectifs de ceux qui sont réellement impliqués. Le phénomène des fausses informations préoccupe particulièrement la communauté internationale, en particulier les pays occidentaux depuis deux ans. L’expression a reçu un regain de popularité remarquable lors des élections présidentielles américaines de 2016.

En 2017, l’éditeur britannique Collins a désigné l’expression « Fake News »  comme le mot de l’année, le définissant comme une information fausse, souvent sensationnelle, dissimulée sous le couvert de reportage.

En réalité, le phénomène des fausses informations est lié à la manière dont le fil d’actualités de Facebook et le service micro-blogging de Twitter fonctionnent. Une grande partie des internautes, principalement occidentaux, utilisent Facebook ou Twitter pour s’informer. Cette préférence, combinée à la tendance des internautes à lire les gros titres, ainsi qu’à la personnalisation des résultats de recherches (Le Filter bubble) a permis d’exercer une influence puissante sur les processus en cours dans la société.

Les ‘Fake News‘  peuvent être définies comme de fausses informations ou la diffusion délibérée de désinformations sur les médias sociaux et traditionnels dans le but de tromper à des fins financières ou politiques. En même temps, réaliser un profit direct selon les mêmes principes tels que les click-baiting pour attirer le trafic n’entraine pas d’importantes conséquences sociales. Des titres accrocheurs ou des faits inventés avec très peu de substances sont utilisés pour créer de telles histoires. Cependant, le dispositif fonctionne de manière complètement différente en matière de propagande politique ou de pratiques commerciale déloyales.

Les " fausses nouvelles "  deviennent une opportunité d’affaire de recherches.

Les  » fausses nouvelles  » deviennent une opportunité d’affaire de recherches.

Les entreprises utilisent aujourd’hui activement internet et les médias sociaux. Cela constitue une partie intégrante de leurs stratégies de marketing et permet de relever les défis de longue date à l’aide des nouvelles technologies. Le médial devient de plus en plus exposé aux abus et à la fraude pure et simple. Cela permet toutes sortes d’attaques contre les concurrents, du vol d’informations sensibles et autres contenus, aux escroqueries marketing en ligne et aux opérations complexes, en vue de saper complètement la position des entreprises sur le marché.

Au début de l’année 2017, la multinationale américaine Procter&Gamble, le plus grand annonceur mondial, a entamé une révision de ses contrats de publicité afin d’accroitre la transparence de sa chaine d’approvisionnement. Les experts de P & G ont également élaboré un plan en quatre points, en cours de mise en œuvre,  et dont le but est de rendre le traitement de l’achat des médias plus honnête.

De nombreuses grandes marques d’annonceurs, telles que McDonald’s et L’Oréal, ont également dénoncé la fraude sur le marché de l’achat des médias. Les entreprises optimisent la procédure : elles déterminent les taux d’efficacité, confient la vérification aux entreprise accréditées et passent en revue les contacts en cours afin d’améliorer la transparence.

En mars 2017, un certain nombre de multinationales ont décidé de ne plus faire d’annonces sur des sites appartenant à Google pour des problèmes de « sécurité de marque ». La décision a été prise après avoir découvert que leurs publicités étaient placées à coté d’autres contenus de violences, de haines, et d’extrémismes. Selon une enquête du Times,  de grandes entreprises ont financé par naïveté des extrémistes, des pro-nazies et des pornographes.

Malgré les excuses de Google, les raisons de la distribution apparemment incontrôlée de mauvais contenus sur des sites appartenant au géant des média restent floues. Certains parlementaires britanniques ont estimé que Google profitait toujours des messages de haines. Yvette Cooper, parlementaire, présidente du comité restreint des affaires intérieures, a déclaré que l’échec de Google pour supprimer les vidéos de haines était ‘franchement surprenant’.

En vérité, la présence de matériels en ligne qui pourraient être utilisé pour discréditer des organisations et des individus rivaux est un outil trop efficace pour s’en débarrasser. Et Google le sait mieux que quiconque.

L’utilisation d’informations compromettantes pour détruire des rivaux, y compris des informations fausses ou complétement fabriquées, a une longue histoire en Occident. A la fin du 19e siècle, pratiquement à l’aube des médias de masse, il y a eu des cas  d’utilisation efficace de telles méthodes pour le contrôle du marché des matières premières stratégiques. Il s’agissait notamment de chasser la noble opale du marché européen de la bijouterie, puisqu’à l’époque, elle régnait sur le continent et empêchait le développement en forte croissance de l’industrie du diamant sur laquelle la Grande Bretagne voulait établir un monopole.

Au début des années 1870, la presse européenne commença à publier des récits visant à donner à l’opale une valeur d’usage négative. On a fait croire aux acheteurs potentiels que la pierre pouvait porter malchance à son porteur. Le flot de publications a été suivi des superstitions qu’elles ont générées. Parallèlement,  des informations sur le diamant, peint dans les couleurs les plus positives, ont circulé. L’histoire culmine en 1875 au moment même où l’Espagne se trouvait en plein milieu d’une épidémie de choléra. Le roi Alphonse XII d’Espagne a offert à sa femme la reine Marie de Mercedes une bague d’opale extrêmement belle servant de talisman contre les maladies mortelles. La reine est morte. La bague a été donnée à une princesse qui est également décédée peu de temps après. Le roi lui-même a commencé à porter la bague d’opale et lui aussi a été victime du choléra.

Cette histoire malheureuse a eu un succès retentissant dans la presse européenne de l’époque et a provoqué un long moment de suspicion. Plutôt que de manifester de la sympathie pour les souffrances endurées par la famille royale, les nouvelles alarmantes portaient sur la nocivité de l’opale et des bijoux d’opale. De nombreux exemples historiques ont été cités et qui ont prouvé de manière convaincante que c’était le port de l’opale qui avait entrainé la mort des membres de la famille royale et d’autres personnalités. Plusieurs astrologues, psychiatres, professeurs de médecines et même des géologues ont secoué la tête avec regret en parlant aux consommateurs perplexes de la nocivité de cette pierre précieuse maudite, soulignant les radiations mortelles émises par les opales, leurs capacités à attirer des forces perverses et leurs manières de provoquer de terribles maladies. Après quelques années, il n’y avait plus de marché pour la malheureuse opale. Elle avait éclaté comme une bulle.

Il va s’en dire que les décès dans la famille royale espagnole n’ont pas été causés par les propriétés magiques de l’opale, mais par le système d’eau et d’assainissement mal conçu du palais royal. Quoi qu’il en soit cependant, un segment important du marché de la bijouterie a été purgé d’un concurrent avec succès.

Les technologies de l’information modernes ont en fait rendu l’utilisation de ces méthodes plus accessible à un public plus large. Et pas seulement les géants des médias, mais aussi les multinationales. L’idée des fausses informations s’est tellement banalement répandue, à telle enseigne que la lutte contre l’intoxication est devenu un créneau prometteur d’offre de services.  De plus en plus de start-ups se spécialisent dans la lutte contre les fausses nouvelles en cherchant à en tirer le plus grand profit possible. Les experts estiment que le marché pourrait atteindre 200 milliards de dollar dans les 5 prochaines années.

Il est intéressant de noter que tout en agissant dans l’intérêt de leurs clients, les entreprises qui font dans la lutte contre les fausses nouvelles sont non seulement capables d’assumer des fonctions de protection mais aussi peuvent exécuter des tâches de rectifications et même de prévention afin d’influencer l’opinion publique exactement de la même manière que les campagnes d’intoxication. Cela ne ressemble plus seulement à un combat, mais à une véritable guerre de l’information avec des objectifs commerciaux.

Le danger dans cette situation est que l’espace médiatique ne soit pas débarrassé de la désinformation comme le souhaite la société mais qu’il sera plutôt envahi d’un volume beaucoup plus important d’informations spécialement crées et ciblées. Tout cela sera facilité par les forces du marché puisqu’il est bien connu que là où il y a de la demande, il y a de l’offre..

Comme le note Jonathan Morgan, PDG de la firme de cyber sécurité New Knowledge «  Disons que nous détectons très tôt que des personnes travaillent ensemble pour faire comprendre que Beyonce est une espionne russe. C’est ridicule. Donc si nous le voyons assez tôt, avant que les tendances ne se développent sur Twitter, sur infoWars ou sur Fox, nous pouvons proposer une alternative : Beyonce est une patriote américaine » Cet exemple soulève une question légitime concernant les critères d’évaluation des informations. Qui déterminent si l’information est vraie ou fausse ? Dans la politique et la société d’aujourd’hui, tout n’est pas aussi évident que Jonathan Morgan le croit. Et l’idée que Beyonce soit une espionne russe n’est pas aussi ridicule au vu des accusations portées contre le président américain et son entourage. Il convient de noter que New Knowledge a remporté un franc succès dans sa lutte contre les fausses informations. Financièrement du moins.  Bien que l’efficacité de ses méthodes puisse encore faire l’objet de débat, les 11 millions de dollar que l’entreprise a réussi à amasser en 2018 parlent d’eux mêmes.

Facebook a suspendu les comptes de cinq américains, y compris d’un imminent chercheur des réseaux sociaux, pour avoir prétendument dirigé une campagne de désinformation politique à la russe, lors de l’élection spéciale du sénat en 2017 en Alabama.

Facebook a suspendu les comptes de cinq américains, y compris d’un imminent chercheur des réseaux sociaux, pour avoir prétendument dirigé une campagne de désinformation politique à la russe, lors de l’élection spéciale du sénat en 2017 en Alabama.

Les fondateurs de New Knowledge sont des experts en systèmes de sécurité et en intelligence artificielle qui ont déjà servi dans la NSA. La société a acquis une renommée pour son enquête sur l’ingérence de la Russie dans les élections américaines. Mais à la suite du scandale qui a éclaté aux Etats-Unis à la fin de l’année dernière au sujet des trolls imaginaires russes utilisés par les démocrates contre les républicains, on a découvert que les experts de la société avaient eux-mêmes lancé des cyberattaques contre le républicain Roy Moore, qui prenait part à la course électorale pour devenir sénateur de l’Alabama. A cette fin, New Knowledge a créé mille faux comptes Twitter russes qui ont soudainement commencé à suivre le compte Twitter de Roy Moore, provoquant une réaction négative dans les médias et la société américaine et qui a entrainé une baisse de popularité du républicain pendant la course en Alabama. Le siège a été remporté par son adversaire, le démocrate Doug Jones.

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Publié par le 6 février 2019 dans Education - information, général, Politique

 

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Tentative de perquisition à Mediapart – « Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer. » ; «La dérive autoritaire du monarque Macron est sans limite»

« Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer. » (source)

Dieu sait que je ne suis pas fan de médiapart et de plenel, mais là je trouve ce qui s’est passé incroyable, car ça touche directement à la liberté de la presse… Et le pire c’est que la presse n’en parle presque pas et ne s’offusque de rien ou trés peu, on a eu juste un article ridicule et fort incomplet des décodeurs du monde le lendemain qui traite des questions relatives à la liberté de la presse…

Il y a ensuite eu aujourd’hui une courte tribune d’une 30 aine de rédactions en soutien à Médiapart (ah, quand même…) mais qui ne rentre pas dans le fond du sujet, et que ne se contente que de rappeler l’importance du secret des sources, rappelant que  » la Cour européenne des droits de l’homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». »  (voir plus bas) :

« Le secret des sources indispensable à l’exercice du journalisme, à l’existence d’une presse indépendante et au droit à l’information des citoyens » 

«La dérive autoritaire du monarque Macron est sans limite», : «L’ingérence du pouvoir dans le travail de Mediapart est une nouvelle dérive autoritaire.» : La classe politique dénonce la perquisition de Mediapart

Voici un petit tour d’horizon … 

D’abord l’historique – Affaire Benalla : Mediapart s’oppose à une tentative de perquisition dans ses locaux

La rédaction a « refusé la perquisition », car cette enquête est « susceptible d’atteindre le secret des sources ».

Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner lundi 4 février à 11h10 les locaux de Mediapart, indique le média en ligne sur son compte Twitter. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et sur les conditions d’enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase fin juillet, après sa diffusion la semaine passée par Mediapart, a appris franceinfo de source judiciaire. (…)

Le parquet de Paris a été rendu destinataire d’éléments ayant justifié l’ouverture d’une enquête préliminaire des chefs d’atteinte à l’intimité de la vie privée et de détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations », a appris franceinfo de source judiciaire (…)

Celle-ci confirme aussi « qu’il n’y a pas eu de plainte déposée par Alexandre Benalla ou Vincent Crase. (..)

Perquisitions suite : maintenant Mediapart :

Le pouvoir poursuit ses manœuvres d’intimidation tout azimut. En menaçant d’une perquisition Médiapart c’est bien sûr à ses sources que le pouvoir s’en prend indirectement pour essayer d’intimider et par là de les tarir, car bien sûr il craint que Médiapart soit trop bien informé ! Verra-ton 100 policiers débarquer dans 14 lieux de perquisitions, dont le domicile de Plenel ?

Sans mandat d’un juge Médiapart pouvait s’opposer à la tentative de perquisition de ce matin. Et il le fallait.

Cependant l’opération de ce matin, même refoulée, sera habilement exploitée par le pouvoir et sa presse jalouse des informations de Médiapart et pourra ainsi déjà produire ses effets escomptés, c’est à dire faire peur aux sources d’information de Médiapart, ce qui est sans doute le premier objectif de l’opération.  De toute façon il serait étonnant que les procureurs ne reviennent pas avec un mandat de perquisition cette fois délivré par un juge ce qui fera que Médiapart ne pourra pas s’y opposer.

Et la perquisition se limitera t-elle aux locaux de Médiapart ou bien concernera t-elle une dizaine d’autres lieux, dont les domiciles privés de Plenel et de journalistes ou collaborateurs du journal, mobilisant ainsi plus de 100 policiers ?

Ceci dit Médiapart sera au moins averti de ce qui va lui arriver, et je suppose pourra compléter son dispositif de sauvegarde de ses informations et de ses sources, ce qui est capital et tout à fait légitime : il n’y a qu’à les mettre dans un coffre et faire disparaître le coffre !

Bien sûr nous serons tous derrière Médiapart, enfin il faut l’espérer, pour défendre et sauvegarder les libertés fondamentales de la presse parce qu’elle sont liées à celles de chacun des citoyens et en sont une forme de garantie. Hier soir sur la 5 Plenel rappelait fort justement ce lien essentiel entre liberté de la presse et liberté fondamentales des citoyens.Nous soutiendront donc ouvertement et sans arrière pensée Médiapart même si nous aurions aimé le même mouvement de soutien de Médiapart et de toute la presse lorsque le pouvoir a fait débarquer 100 policiers pour perquisitionner un mouvement politique d’opposition et saisir les fichiers de ses adhérents … une manière de faire  peur aux citoyens qui soutiennent ce mouvement et là aussi essayer de tarir ses sources, en l’occurrence celle de son audience et de son influence.

Macron avait osé dire en juillet que la presse ne faisait plus son travail de recherche de la vérité !! C’était encore une bravade suivant celle qu’il venait de  proférer en disant « qu’il viennent me chercher » en sachant que cela était impossible vu son statut de .Président. En somme il a dit « qu’ils cherchent la vérité » et on voit ce qui arrive à ceux qui osent la chercher et la dire !

Bref sous le regne de Macron la presse qui tente de faire son travail sait donc désoramais ce qui l’attend ! Elle aurait pu le savoir dès cet automne quand le pouvoir s’en est pris à son principal opposant . Evidemment aller chercher les sources d’information de la presse c’est toujours essayer de tarir ses sources et donc de la museler. Décidément ce pouvoir ne recule devant plus aucune atteinte aux liberté fondamentales pour se sauver : c’est ainsi que naissent nombre de dictatures !

Affaire Benalla: Matignon a provoqué l’enquête sur les sources de Mediapart :

Le parquet de Paris, qui a tenté de perquisitionner Mediapart, entretient le mystère sur les « éléments » à l’origine de son enquête visant à identifier les sources de notre journal. La procédure repose en réalité sur des rumeurs transmises par le pouvoir exécutif. Les services du premier ministre ont alerté la justice, vendredi 1er février, à la suite de questions d’un journaliste de l’hebdomadaire Valeurs actuelles

Madame la garde des Sceaux, vous mentez :

Devant la représentation nationale, Nicole Belloubet a livré un grossier mensonge sur la tentative de perquisition de nos locaux par le parquet de Paris. (…..)
(..) la ministre de la justice a soit menti par ignorance –  et c’est grave – soit elle a menti sciemment – et c’est très grave.

Mediapart: le premier faux pas du procureur de Paris ?

La tentative d’intrusion judiciaire à la rédaction du site surprend même au sein de la magistrature (…) 

Nommé au poste sensible de procureur de la République de Paris à l’automne dernier, Rémy Heitz a-t-il commis une faute ? (…)

Mais, du coup, on ne comprend pas l’intérêt de la tentative de perquisition, à moins que les journalistes de Mediapart ne soient soupçonnés d’avoir réalisé eux-mêmes cette captation sonore illégale. A moins aussi, que le procureur de Paris ait un objectif inavoué : identifier les sources des journalistes. Pour un magistrat qui a été directement choisi par le président de la République Emmanuel Macron, cela serait particulièrement maladroit.  

De nombreux journalistes s’inquiètent,  les sociétés des journalistes dénoncent une tentative inquiétante « d’attenter au secret de leurs sources »

« Nous, sociétés de journalistes, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart »:

Nous, sociétés de journalistes et sociétés de rédacteurs, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart, et notre plus vive préoccupation après la tentative de perquisition dont ils ont fait l’objet lundi, diligentée par le parquet de Paris dans le cadre de l’affaire Benalla.
Cette procédure — à laquelle nos confrères ont légalement pu s’opposer, mais qui pourrait devenir obligatoire et coercitive avec l’aval d’un juge des libertés et de la détention — constitue une tentative particulièrement inquiétante d’attenter au secret de leurs sources. La Cour européenne des droits de l’homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ».  (…)

Signataires :

Les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel de : l’AFP, BFMTV, Challenges, Courrier international, Les Echos, Europe 1, L’Express, Le Figaro, France 2, France 3 National, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, L’HumanitéLe Journal du dimanche, LCP, Libération, M6, Le Monde, L’Obs, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Le Point, Premières Lignes, Public Sénat, Radio France, RFI, RMC, RTL, Sud-Ouest, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, 20Minutes et la rédaction des Jours.

Secret des sources: l’histoire d’un long combat inachevé

La tentative de perquisition des locaux de Mediapart relance le débat sur la protection des sources des journalistes, un droit consacré au niveau européen mais encadré en France par une loi de 2010 incomplète et contestée. « Il est urgent de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l’exercice du journalisme », estiment dans un communiqué plus d’une trentaine de rédactions. 

Mediapart: « Une offensive grave contre la liberté d’informer »

L’avocat spécialisé en droit de la presse Maître Christophe Bigot s’inquiète auprès de L’Express de cette tentative de perquisition (…)

Pensez-vous que ce qu’il s’est produit lundi est une atteinte grave à la liberté de la presse ? 

Oui. Car nous ne sommes pas dans un cadre qui permet, en principe, d’aller chercher les sources d’un journaliste. (..)

Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer.

Macron veut placer l’information sous contrôle

Macron ne veut pas seulement restreindre la liberté de manifester ; il rêve, aussi, de placer la presse sous tutelle en créant des « structures » qui auraient la charge de « s’assurer de sa neutralité ». La menace est d’autant plus grave que les grands médias, croqués par des milliardaires, ont perdu leur indépendance et que des lois liberticides se sont accumulées depuis le début du quinquennat.

 
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Publié par le 6 février 2019 dans Education - information, général, société

 

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