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Comment les sanctions contre les chômeurs risquent, demain, de s’étendre à l’ensemble des minimas sociaux

Nous nous dirigeons droit vers une gestion politique du social à l’anglo-saxonne, avec toutes les conséquences dramatiques que cela va induire pour les classes populaires et les plus démunis.

Déjà ce qui se passe avec les chômeurs est une évolution dramatique, à tel point que des agents de Pole emploi se sont vivement indignés : 

« personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi » (…) « Du côté des conseillers, c’est la consternation, teintée de colère et de stress »

Pour ces derniers, tout avait commencé par un décret signé le 30 décembre, juste avant l’allocution de Macron (Macron s’attaque aux chômeurs – Radiation, allocation supprimée… les sanctions encourues par les chômeurs durcies par décret le 30 décembre).

Les pauvres n’ont pas fini d’être pauvres, et de plus en plus pauvres… Z 

Depuis début janvier, les chômeurs sont soumis à des contrôles renforcés en France. Un rendez-vous manqué, une offre d’emploi dite « raisonnable » refusée, et c’est la radiation, plus ou moins longue, avec suspension des indemnités. Cette politique punitive s’inspire clairement de celles qui sont menées en Grande-Bretagne et en Allemagne, où les sanctions se sont progressivement appliquées aux autres prestations sociales, allocations familiales ou aides au logement. Leurs conséquences sont sans appel : « Elles frappent d’abord les personnes les plus faibles », repoussées vers une encore plus grande pauvreté. En Allemagne, le tribunal constitutionnel est d’ailleurs en train de se pencher sur la légalité de ces sanctions. Explications.

Début janvier, le gouvernement français a durci par décret les contrôles et les sanctions à l’encontre des chômeurs. Cette politique ne tombe pas du ciel. Au Royaume-Uni, la possibilité de supprimer les allocations aux demandeurs d’emploi, qui manquent des rendez-vous ou sont jugés trop peu assidus dans leurs démarches, existe depuis plus de dix ans. « En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Depuis cette date, l’activiste du collectif « Personnes handicapées contre les coupes » (Disabled People Against Cuts) suit les effets de ces sanctions sur les personnes concernées. Et elles sont de plus en plus nombreuses.

Ces sanctions ont rapidement été étendues à l’ensemble des demandeurs d’emplois et des travailleurs pauvres qui perçoivent une allocation. Outre-Manche, une personne qui se retrouve au chômage percevra une indemnité forfaitaire pendant six mois (le Jobseeker allowance). Ensuite, elle recevra un minima social calculé en fonction de sa situation familiale, de ses revenus, du montant son aide au logement, etc. « En 2012, les conservateurs ont fait adopter une nouvelle loi, un « Welfare Act », qui a durci les sanctions à l’extrême. Elles ont gagné en durée et en sévérité », poursuit Anita Bellows.

« Les allocations peuvent être interrompues jusqu’à trois ans d’affilée »

« Les allocations peuvent être interrompues jusqu’à trois ans d’affilée, précise John, conseiller dans une agence du « Jobcentre » britannique du centre de l’Angleterre [1]Même si la personne recommence à chercher du travail avec assiduité, si elle accepte de candidater à tout, ces sanctions ne sont pas levées. Une fois la décision prise, les allocations restent suspendues. » Et ce, jusqu’à l’échéance de trois ans ou si l’allocataire porte un recours en justice. « Des gens qui ne viennent pas à un rendez-vous parce qu’ils sont à l’hôpital sont sanctionnés, de même que des femmes qui sont en train d’accoucher… Quand les gens engagent un recours au tribunal, ils ont de bonnes chance de gagner, de faire annuler la décision », illustre Anita Bellows.

La justification affichée, en Grande-Bretagne comme en France, de ce nouveau régime de sanctions est d’inciter les personnes à retravailler le plus vite possible. Quels sont les résultats concrets de cette politique ? « Certaines catégories de personnes sont particulièrement vulnérables et affectées par la suspension des allocations. Cela inclut les parents isolés, les jeunes adultes qui sortent tout juste du système d’aide sociale à l’enfance, les personnes malades ou handicapées », souligne un rapport du Parlement britannique en octobre dernier. Souvent, les personnes sanctionnées « empruntent de l’argent, coupent dans leurs dépenses alimentaires et les autres dépenses de première nécessité, ou ne paient plus leurs factures, plutôt que d’augmenter leur revenus en retrouvant du travail », rapporte encore l’enquête parlementaire.

« Ces sanctions ont été utilisées pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage »

Les députés britanniques citent le cas d’une mère célibataire contrainte de se tourner vers les banques alimentaires. Son allocation avait été réduite parce qu’elle avait quitté un emploi à temps plein pour travailler à temps partiel, ne pouvant plus payer la garde de ses enfants. « Les personnes les plus sanctionnées sont celles qui ont déjà le plus de mal à naviguer dans le système, a constaté Anita Bellows. Ces sanctions, nous y sommes opposés par principe. En plus, elles ont été utilisées pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage » Résultat : si le taux de chômage officiel britannique affiche un séduisant 4 %, le nombre de travailleurs pauvres y est trois fois plus élevé qu’en France, avec plus d’un salarié sur cinq concerné !

En Angleterre, « la mise en place des sanctions s’est faite dans une grande indifférence, parce que les chômeurs sont stigmatisés. Mais aujourd’hui, avec le système de l’Universal Credit, qui fusionne les allocations sociales et chômage sous un même guichet, des personnes qui travaillent mais touchent des allocations parce que leurs revenus sont bas se retrouvent aussi sanctionnées. On commence donc à en parler plus largement », rapporte Anita Bellows. La réforme du « Crédit universel » (Universal Credit), votée en 2012, se met en place progressivement. Elle fusionne dans un même service et une même allocation l’ensemble des aides : l’allocation chômage minimum – l’équivalent du RSA –, l’allocation pour les personnes dans l’incapacité de travailler pour cause de maladie ou de handicap, l’aide au logement, le crédit d’impôt pour la reprise d’un travail et le crédit d’impôt pour les enfants à charge. C’est cette allocation devenue unique qui peut désormais être réduite « si vous ne faites pas ce pourquoi vous vous êtes engagé », comme chercher du travail et fréquenter un Jobcentre [2].

En Allemagne, des sanctions renforcées pour les jeunes

En Allemagne, les sanctions contre les chômeurs peuvent également concerner leur aide au logement. Mi-janvier, le tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction du pays, a commencé à étudier la question : ces suspensions d’allocations sont-elles compatibles avec la Constitution ? Le contrôle des demandeurs d’emploi y a été durci il y a plus de dix ans, au moment de la réforme du système d’assurance-chômage de 2005. La durée du chômage indemnisé a alors été limitée à un an. Le chômeur touche ensuite une allocation minimum, appelée « Hartz IV ». Le versement de cette allocation fait l’objet de contrôles renforcés destinés à « remettre au travail » au plus vite la personne concernée. Un rendez-vous raté, une formation refusée, une offre d’emploi à laquelle on ne candidate pas, signifient une coupe immédiate d’une partie de l’allocation, jusqu’à une suspension intégrale en cas de récidive.

Pour les moins de 25 ans, les sanctions sont encore plus drastiques : au moindre manquement, c’est la suppression totale de l’allocation. Au deuxième, l’aide au loyer – payée directement au propriétaire du logement – est aussi suspendue. « Ce traitement plus dur envers les jeunes est officiellement justifié comme une mesure “éducative” », déplore Inge Hannemann (…)

Suite et fin sur Basta

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Publié par le 13 février 2019 dans économie, général, Politique, société

 

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Envoyé spécial. Glyphosate : comment s’en sortir ?

 
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Publié par le 21 janvier 2019 dans général, Santé - nutrition, société, Vidéos (Toutes)

 

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Comment l’algorithme a détourné la démocratie

Comment l’algorithme a détourné la démocratie

par Claudio Fabián Guevara

La connaissance intime des individus ouvre la porte à une nouvelle forme de gestion politique des sociétés. Bref portrait du totalitarisme 2.0.

Un nouveau paradigme de la connaissance et de la manipulation de la société émerge de la formidable concentration de données et de ressources accumulées par les réseaux informatiques. Les applications interactives, les plateformes de réseaux sociaux, la téléphonie mobile et l’intelligence artificielle collectent chaque jour des millions de données personnelles et dominent de plus en plus la vie des gens. Cinq sociétés planétaires qui plongent leurs racines au cœur du système financier mondial savent tout de nous.

La connaissance intime des individus, le contrôle en temps réel de leurs déplacements et de leurs consommations, pensées et émotions, ouvre la porte à une nouvelle forme de gestion politique des sociétés. Le totalitarisme 2.0 peut être un nom approprié : le citoyen dépend des réseaux de services pour presque toutes ses opérations vitales, fait l’objet d’espionnage informatique permanent et crée son idée du monde dans la bulle perceptuelle du système. Le pouvoir peut aspirer au contrôle total de votre vie. Et – par la manipulation, le chantage ou le crime contre des personnalités influentes – toute la société.

Comment Internet tue la démocratie

José María Espona dans « Totalitarisme Technologique version 2.0 : Pour que le progrès technologique et la crise financière nous entraînent inévitablement vers le totalitarisme » prévient qu’une dictature électronique sans précédent se configure, un système contrôlé par une minorité capable de manipuler les mécanismes des partis politiques, les grands médias, changer la législation et utiliser le système même de l’État de Droit. Espona appelle « tyrannie bancaire » ce régime déguisé en « démocratie ».

security-2972105_1280Jaime Bartlett, qui étudie la relation entre les nouvelles technologies et la démocratie, dans son livre « Le peuple contre la technologie : comment Internet tue la démocratie« , prévoit que si la politique n’impose pas son autorité au monde numérique, la technologie va détruire la démocratie et l’ordre social tels que nous les connaissons.

Pour l’instant, tant qu’un cadre réglementaire qui empêche sa concentration entre les mains du secteur privé n’est pas instauré, la technologie est en train de gagner cette bataille. Des sociétés entières sont capturées, commandées à distance, hétéro-déterminées par une coordination sophistiquée des dispositifs. Une poignée de programmeurs imposent une nouvelle forme de contrôle social à l’échelle planétaire.

L’Amérique Latine est un territoire vulnérable. Des pays comme l’Argentine, le Brésil et l’Equateur sont des laboratoires avancés de la tendance, où sous l’habit formel de la démocratie se consolide un nouveau modèle de gestion politique : le totalitarisme 2.0, quelles sont ses caractéristiques, ses modèles les plus visibles ?

Tendances du totalitarisme 2.0

Le pouvoir colonial est délocalisé et invisible. Il y a des décennies, les stratégies de domination coloniale étaient manifestes et visibles. L’impérialisme industriel, de violence explicite, a blessé les sentiments nationaux et provoqué des processus de résistance et d’accumulation de forces populaires. L’impérialisme financier met désormais l’accent sur l’invisibilité et la création d’une subordination consensuelle. Nous ne savons pas avec certitude où et qui incarne le pouvoir. La technologie numérique dépasse le modèle « national-démocratique » et est non géographique et décentralisée. Les réseaux technologiques sont des pouvoirs supranationaux sans domicile fixe.

Adolfo Moreno décrit :

« Ce groupe d’entreprises domine le monde comme les puissances coloniales l’ont fait auparavant. Sans verser de sang, ils parviennent à capturer des milliards « d’âmes ». Sa puissance réside dans l’algorithme« .

Rosa Miriam Elizalde l’appelle Colonialisme 2.0.

A ce stade, les coups d’État et les assassinats sont remplacés par des révolutions de couleur, des coups d’État soft et des assassinats secrets et sélectifs. Les invasions militaires avec des armées de drapeau laissent leur place aux armées diffuses et aux troupes mercenaires. L’interdiction des partis et des prisonniers politiques a été remplacée par la loi, le lynchage des médias et l’isolement des dirigeants par la propagande. Les métropoles impériales soumettent à nouveau les anciennes colonies émancipées, mais maintenant grâce à « la volonté des urnes », « la clameur des marchés » et le désir des usagers.

Une symbiose gouvernement-justice-médias impose sa propre réalité virtuelle. L’ancienne division des pouvoirs inhérente à l’État de Droit devient une gestion monolithique et sans faille d’un pouvoir homogène et unifié. Les institutions républicaines sont cooptées. Une coordination extraordinaire des actions et des intérêts communs remplace les différences de critères, de délibérations et de contrepoids entre les différents pouvoirs. Les journaux créent des coupables pour expliquer la détérioration croissante des conditions de vie. Par une déformation des lois et des procédures, certains objectifs politiques sont emprisonnés dans des processus judiciaires aberrants et affichés comme criminels sur les écrans.

La militarisation et l’État policier se renforcent. Alors que le langage quotidien des médias glorifie la guerre et la répression, les lois antiterroristes et les dispositifs répressifs se multiplient. Un nuage noir d’élucubrations provenant de la bouche des présidents et des ministres avertit les citoyens que les garanties constitutionnelles et la présomption d’innocence appartiennent presque au passé. Les décrets et les lois spéciales constituent un état d’exception, où les exécutions sommaires et l’auto-justice sont applaudies et encouragées. La télévision vocifère les slogans et désigne les coupables et les ennemis. Les murs se multiplient et les droits sont éliminés. Les négociations interclassistes sont supprimées et remplacées par le fascisme contractuel, où les plus forts imposent leurs critères sans contrepoids.

Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne le vote électronique. Dans les sociétés subordonnées, on a tendance à s’enfermer dans le cyberespace, bien que toute technologie électronique qui supplante le vote manuel, contrôlable par chaque partie, entraîne insécurité, vulnérabilité et déformation possible de la volonté du citoyen. Les programmeurs mondiaux essaient de fermer le cercle. Avec le contrôle des processus électoraux, la dictature électronique consacrerait le contrôle total du système politique. Boaventura de Souza l’appelle Fraude 2.0.

Le totalitarisme 2.0 applique une combinaison de science et de technologie, accompagnée d’une manipulation des institutions républicaines, pour normaliser le passage vers un régime politique de contrôle centralisé, inaperçu pour la population.

C’est, comme le dit Boaventura, la mort démocratique de la démocratie.

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Publié par le 21 janvier 2019 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Charles Gave : Comment L’Euro Détruit L’Europe

 
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Publié par le 25 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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« Hallucinant. Comment JP Morgan vient de faire main basse sur l’or de la Banque de France !! »

Ça me dit rien qui vaille du tout …. Z 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Lorsque Donald Trump arrive en France et nous demande de payer la taxe de la protection américaine, l’idée de souveraineté doit vous venir à l’esprit.

Lorsque les Américains, qui, comme tout le monde le sait, nous aiment profondément et sont nos alliés historiques, mettent à l’amende à coup de dizaines de milliards d’euros nos entreprises et rapinent notre peuple (spolié dans toute sa diversité), le concept de souveraineté devrait résonner dans nos esprits.

Il y a deux facteurs essentiels pour assurer sa souveraineté.

Le premier est d’avoir la sagesse d’être fort, ce qui n’empêche pas que la force soit d’être sage. Cela passe par la détention de moyens suffisamment puissants de dissuasion. Attaquer la France doit avoir un tel coût que mieux vaut ne pas s’y frotter.

Le second, c’est d’avoir toujours à l’esprit que la main qui reçoit est toujours située en dessous de celle qui donne. En clair ? Il faut avoir les moyens de sa liberté et cela passe par une saine gestion.

Justement, sur ce dernier point, nous venons, dans l’opacité la plus totale, de donner les clefs de nos coffres gorgés de l’or du peuple de France à la banque américaine JP Morgan, qui va s’installer directement dans les sous-sols de la Banque de France pour administrer l’or détenu… Situation évidemment surréaliste.

L’or, comme chacun le sait, ne sert à rien, c’est une relique barbare que néanmoins toutes les nations et toutes les banques centrales du monde prennent grand soin d’accumuler.

Toutes ? Toutes, sauf la Banque de France !

« L’institution a ouvert un compte à JP Morgan pour réaliser des transactions sur l’or qui est stocké dans son sous-sol. Objectif : faire de la capitale une place incontournable sur le métal jaune.
C’est une petite révolution dans le milieu très discret du trading sur l’or. La Banque de France a ouvert un compte à un établissement commercial privé afin de faciliter les transactions sur le métal précieux à Paris. L’institut de la rue la Vrillière n’a pas choisi n’importe quel établissement : ce compte-or a été accordé à JP Morgan, le leader mondial du marché. L’accord, qui n’avait encore jamais été révélé, a été formalisé en début d’année, selon nos informations.

Il marque une étape importante dans le développement des prestations offertes par la Banque de France à sa clientèle de banques centrales étrangères. Ses équipes, qui travaillaient sur ce projet depuis plusieurs années, peuvent désormais fournir des services de dépôts rémunérés (« gold deposits »), de swaps-or-contre-devises, de prêts et leasing d’or dans la capitale française. «Il s’agit de rendre liquide l’or qui se trouve à Paris», résume un connaisseur. Mais pas tout le stock : l’or de la clientèle essentiellement. Les réserves de l’État français devraient, elles, être exclues de ces transactions…»  »

Vous apprécierez la précision de l’expression : « Les réserves de l’État français devraient »

Il y a de fortes chances que cet accord, tenu pour le moment secret, conduise à la mise en place de prêts sur l’or de la France.
Il est évident que la représentation populaire devrait enquêter, qu’un tel accord commercial devrait être rendu public, que des points de contrôles soient bien définis, et vérifiés régulièrement.

Tenez, pincez-vous !

« En s’associant à JP Morgan, la Banque de France va multiplier les débouchés et toucher toute une gamme d’acteurs du marché avec lesquels elle ne peut pas traiter en direct, comme les raffineurs ou les compagnies minières. Ce partenariat est stratégique pour donner une véritable impulsion aux opérations de prêts d’or à Paris, sur lesquelles l’institution monétaire prélèvera au passage une commission. De son côté, JP Morgan va accéder à l’or des institutions étrangères conservé dans le sous-sol parisien. Ce contrat devrait sans doute aussi permettre à l’établissement américain d’exécuter des transactions avec ses clients en déposant le métal dans la «Souterraine». Avec le transfert de ses activités de billets à La Courneuve, la Banque de France a en effet libéré de l’espace dans son sous-sol. »

Paris nouvelle place de l’or ?

« Le réveil de l’or à Paris peut-il faire vaciller Londres ? Personne n’y songe, car même le Brexit ne semble pas pouvoir remettre en cause la suprématie historique de la capitale anglaise. Certains établissements, informés de l’initiative de la Banque de France, préfèrent d’ailleurs attendre. «Paris pourrait progressivement redevenir une place importante pour l’or», déclare néanmoins Sylvie Goulard. Selon JP Morgan, la capitale française bénéficie d’une situation géographique attrayante et d’un bon réseau de transport avec le reste de l’Europe et avec l’ensemble des participants de marché mondiaux »…

L’idée de voir la France s’intéresser à nouveau à l’or n’est évidemment pas pour me déplaire, et je ne peux qu’applaudir en voyant la Banque de France investir et rénover nos propres moyens de stockage.

Je ne peux que me réjouir de voir l’or mis au centre de la réflexion, et cela devrait d’ailleurs nous interroger en tant qu’épargnant sur la place que doit avoir l’or dans nos patrimoines respectifs alors que toutes les banques centrales se replacent à l’achat.

Néanmoins, en tant que citoyen, je suis très, très inquiet de voir ce contrat signé dans l’opacité la plus totale avec la JP Morgan qui est la banque qui détient le commerce de l’or dans le monde.

Elle est américaine, et depuis des années, les États-Unis rapinent systématiquement l’or de toutes les nations du monde.
C’est aux Français de protéger l’or durement acquis de génération en génération.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, or et argent métal

 

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10 faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne

Voyage dans un monde de conflits d’intérêts au cœur de l’Europe et contre la démocratie. Après des semaines de recherche et un passage à Bruxelles pour rencontrer les chercheurs lanceurs d’alerte de CEO, ONG spécialisée dans l’influence des lobbies en Europe, nous vous livrons 10 faits.

10 faits qui montrent comment les multinationales utilisent leurs moyens financiers pour influencer le processus de décision politique européen à chaque étape, en profitant des très faibles régulations, pour que les lois aillent dans leur sens, au mépris de la démocratie et de l’intérêt général.

Députés, commissaires, fonctionnaires européens, tous peuvent être achetés.

Le pantouflage est la règle, pas l’exception, les carrières se font du public aux lobbies, au public, etc.

Même la recherche et les experts « indépendants » sont souvent sous influence quand ils ne sont pas carrément des lobbies déguisés.

En parcourant avec nous ces 10 faits, vous ferez un voyage dans le monde de l’influence de l’argent sur la politique européenne qui vous donnera du recul sur le caractère démocratique de nos institutions communautaires

 
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Publié par le 5 novembre 2018 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Comment les globalistes prévoient d’utiliser la technologie et la pauvreté pour asservir les masses

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Par Brandon Smith

La tyrannie est souvent perçue comme un développement soudain et inexplicable dans une société ; le produit d’un despote singulier qui prend le pouvoir pendant une période de temps limitée en raison de la peur ou de la stupidité du public. C’est l’un des grands mensonges de l’ère moderne.

La vérité est que pendant au moins le siècle dernier, presque tous les « tyrans » historiquement méprisés n’ont été que les marionnettes d’une grande cabale managériale, et la construction de chaque État totalitaire s’est faite lentement et tranquillement au cours de décennies par ces mêmes élites financières. Des bolcheviques à Hitler et au Troisième Reich, de Mao Zedong à la plupart des dictateurs du Moyen-Orient et de l’Afrique, il y a toujours eu un groupe organisé d’hommes d’argent et de groupes de réflexion qui ont alimenté les carrières des pires politiciens et juntes militaires de l’époque.

La montée en puissance d’un système tyrannique prend beaucoup de temps, de planification et de mise en scène. Les êtres humains ne se jettent pas dans les bras d’un régime cauchemardesque dystopique de façon impulsive et à l’improviste. Les médias populaires nous ont dit que c’est ainsi que les choses fonctionnent ; que, dans des conditions économiques ou sociales difficiles, des hommes aux personnalités charismatiques et aux intentions maléfiques font soudainement surface et prennent le pouvoir en promettant un monde meilleur en échange de la fidélité de l’opinion publique. Mais d’où viennent ces crises économiques et sociales au départ ? Étaient-elles une conséquence naturelle de l’époque, ou ont-elles été délibérément conçues ?

La réalité, c’est que les gens doivent être psychologiquement conditionnés à échanger leur liberté contre l’illusion de la sécurité. Parfois, cela prend des générations. Toute tentative d’encadrement totalitaire suscite inévitablement une rébellion. Par conséquent, la tyrannie la plus réussie serait celle que le public DEMANDE. Les gens doivent penser que c’est leur idée, sinon ils finiront par s’y opposer.

Les financiers globalistes et les personnes dépendantes du pouvoir ont besoin de quelque chose de plus que la simple puissance militaire ou la force bureaucratique pour obtenir leur société esclavagiste idéale. Ils ont besoin de tactiques de guerre de 4ème génération. Ils doivent convaincre les masses d’accepter leur propre servitude.

Deux outils permettent d’atteindre ce résultat : le premier est un déclin économique maîtrisé, le second est l’intégration d’un goulag technologique dans tous les aspects de la vie publique.

Les armes économiques de distraction massive

Ce n’est pas un hasard si les gouvernements dictatoriaux prennent de l’importance à mesure que l’économie mondiale souffre ; il est extrêmement difficile pour les gens de rester vigilants face à la tyrannie quand ils sont complètement distraits par leur propre survie. C’est pourquoi, en tant qu’analyste, j’ai toujours mis l’accent sur l’économie et les solutions aux désastres financiers ; tout commence et se termine avec l’économie. Si le public peut être préparé à développer ses propres systèmes économiques alternatifs avant qu’une crise n’éclate, il sera moins distrait par le chaos et plus à même de remarquer quand les globalistes proposent la tyrannie comme solution toute faite.

Sans marchés alternatifs au niveau local, il n’y a pas de redondance, pas de protection contre un crash. Comme la plupart des gens dépendent du système existant pour leur subsistance, l’économie devient une arme très utile pour les globalistes.

La prise en otage de l’économie présente de nombreux avantages. Grâce aux pressions déflationnistes, les salaires peuvent être maintenus à un bas niveau alors que les emplois mieux rémunérés disparaissent. La fabrication peut être progressivement abandonnée ou externalisée à l’étranger, comme c’est le cas aux États-Unis. La propriété des petites entreprises devient difficile, car les impôts augmentent généralement alors que les conditions financières se dégradent.

Par des pressions inflationnistes ou stagflationnistes, les bas salaires et l’inadéquation du marché du travail se combinent à l’explosion des prix. Cela rend la survie de nombreuses personnes intenable sans l’aide du gouvernement.

Dans ce contexte, le public des travailleurs devient dépendant du secteur des services, qui ne fournit aucun ensemble de compétences utiles. Bientôt, vous avez des générations entières de gens sans aucune capacité de production. Ils deviennent des drones qui travaillent dans des emplois bureaux sans intérêts et dans des commerces au détail  gaspillant leurs journées en sachant qu’ils n’accomplissent rien d’utile pour un maigre chèque de paie.

L’absence d’un but ou d’une mission plus importants dans la vie et le fait de se rendre compte que la personne moyenne n’a pas de capacité productive crée une atmosphère de désespoir palpable. Ils ne possèdent pas leur propre travail, et ils n’ont pas grand-chose à démontrer pour leur travail ; rien à montrer du doigt pour dire : « J’ai construit ça. » Le public en arrive au point où il peut même accueillir un effondrement économique avec soulagement simplement pour échapper à la corvée.

C’est de là que viennent les mouvements de soutien au totalitarisme – le sous-ensemble de citoyens qui en ont assez de lutter contre l’économie et qui n’ont aucun sens de l’indépendance. Ces gens ne savent pas comment résoudre leurs propres problèmes. Ils cherchent toujours quelqu’un d’autre pour le faire à leur place. Les globalistes sont heureux de proposer leurs propres solutions prédéterminées au public une fois que la structure financière atteint un point de douleur maximale.

Cependant, une fois l’économie réparée en échange de la soumission des citoyens, les gens pourraient encore décider un jour que le contrat était injuste. Il faut donc un moyen de dissuasion pour les maintenir en ligne.

L’appât de la technologique

Il est important de comprendre qu’il n’y a aucun grand pays dans le monde occidental OU oriental qui n’est pas en train de construire un filet de contrôle numérique, et cela m’aide à soutenir ma position selon laquelle les nations orientales sont tout aussi soumises aux exigences globalistes que les nations occidentales. Tout le drame géopolitique entourant des événements comme la guerre commerciale, la guerre de Syrie ou diverses élections, etc, rien de cela ne compte au final. Pour déterminer si les ficelles d’un gouvernement particulier sont tirées par la cabale globaliste, tout ce que vous avez à faire est de voir à quelle vitesse ils mettent en œuvre des systèmes oppressifs qui servent les intérêts globalistes.

Par exemple, le gouvernement indien a récemment fait la une des journaux télévisés, car la Cour suprême de l’Inde a récemment statué que le programme biométrique controversé, Aadhaar, est légal. Dans un pays de 1,3 milliard d’habitants, environ 1 milliard ont déjà fait l’objet d’un profilage biométrique dans une base de données nationale. Ces données peuvent inclure les empreintes digitales, les scanners de l’iris et les scanners faciaux.

J’ai entendu dire que l’Inde est un endroit assez étrange pour expérimenter une telle base de données, étant donné que 60% de la population se trouve sous le seuil de pauvreté et que la plupart des gens ont à peine accès aux commodités de base. Mais je voudrais souligner que c’est la raison pour laquelle c’est un endroit PARFAIT pour les globalistes pour commencer à cataloguer la population mondiale à plus grande échelle.

Là encore, le désespoir financier et le manque de compétences en matière de production tendent à produire la soumission. Des centaines de millions de personnes touchées par la pauvreté dans les vastes cloaques urbains de l’Inde abandonnent volontairement leurs données biométriques en échange de programmes d’aide gouvernementaux.

Pour les personnes qui ne sont pas ancrées dans la pauvreté économique, l’Inde a pris d’autres mesures, notamment en exigeant que toute personne qui a accès aux services gouvernementaux, qui ouvre un compte bancaire ou qui s’inscrit à un service de téléphonie mobile abandonne également ses données biométriques au gouvernement. Dans les pays qui ne sont pas encore appauvris au niveau de l’Inde, des mesures plus subversives ont été prises pour surveiller la population. Les données sont simplement prises au lieu d’être échangées.

En Russie, Vladimir Poutine a mis en œuvre les lois Yarovaya qu’il a signées en 2016. Toutes les données numériques, des conversations téléphoniques aux courriels, sont maintenant enregistrées et stockées par les télécoms avec un accès gouvernemental pendant au moins six mois, ce qui comprend les messages Facebook et Twitter. La loi de 2014 sur les blogueurs exige également que tout blogueur ayant plus de 3 000 fans soit fiché par le gouvernement et qu’ils ne puissent pas rester anonyme. Toute entreprise exploitant un réseau Wi-Fi public est tenue par la loi d’identifier les utilisateurs par leur identifiant, qui est également conservé pendant au moins six mois.

La grille de surveillance de type FISA de la Russie est vaste, mais de nombreuses personnes dans le mouvement pour la liberté semblent ignorer cette réalité avec un culte de Poutine mal placé. Comme je l’ai noté dans de nombreux articles, la Russie est fortement influencée par les financiers internationaux.

Goldman Sachs et JP Morgan sont les plus grandes banques d’investissement du pays. La banque centrale travaille en étroite collaboration avec le FMI et la BRI. Dans le passé, le Kremlin a appelé de ses vœux une monnaie mondiale contrôlée par le FMI. Et Poutine admet même dans sa propre biographie First Person qu’il a été ami avec Henry Kissinger, zélote du Nouvel Ordre Mondial, avant même de devenir président de la Russie. Le ministre russe des Affaires étrangères a récemment critiqué les États-Unis dans un discours prononcé devant l’assemblée générale de l’ONU au sujet de ses « attaques » contre « l’ordre international », y compris le fait de miner l’Organisation mondiale du commerce et les accords mondiaux sur les changements climatiques, ce qui montre à quel point la Russie est réellement globaliste.

Compte tenu de ce qui précède, il n’est pas surprenant pour qui que ce soit que la Russie joue le jeu avec les efforts des globalistes visant à identifier et à suivre chaque personne vivante. Il n’est pas surprenant non plus que Donald Trump, entouré de globalistes au sein de son propre cabinet, poursuive et élargisse la surveillance de la FISA sous son administration.

Début 2018, Trump a signé un projet de loi renouvelant la surveillance de masse de la population américaine par l’Agence nationale de sécurité, sans mandat, dans le cadre de la FISA. Les principaux leaders démocrates ont soutenu ce projet avec joie. Malgré toute la rhétorique récente de Trump contre la FISA, c’est Trump qui a rendu possible la continuation de la FISA.

Les grandes entreprises de médias sociaux coopèrent de tout cœur aux efforts de surveillance de masse, car elles partagent régulièrement des données personnelles avec les gouvernements du monde entier. Facebook à lui seul a connu une augmentation de plus de 33 % des demandes de données par un gouvernement en 2017, et la nature de la plupart de ces échanges de données n’est pas ouverte à un examen public.

C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis plutôt déconcerté par la récente fureur conservatrice face à leur discrimination dans les médias sociaux – c’est comme si les militants pour la liberté se faisaient chacun piéger par la psychologie inversée pour EXIGER une participation sans entrave aux sites des médias qui les espionnent. Pourquoi quelqu’un veut-il encore s’inscrire sur ces sites Web ?

Mais où est-ce que tout cela va nous mener ? Comment la combinaison de la pauvreté et de la surveillance numérique se traduit-elle par la tyrannie ? Je crois que le programme de « crédit social » de la Chine nous donne la réponse. Le système est basé sur l’idée du « maintien de la confiance », mais la confiance en qui ? La confiance dans le gouvernement, bien sûr. La confiance se mesure à l’aide d’un score de crédit social qui est suivi tout au long de la vie d’un citoyen. Les comportements punis vont du tabagisme dans une zone non-fumeurs à la publication de contenu sur Internet que les autorités désapprouvent.

La Chine est représentative du jeu final pour l’idéal globaliste de civilisation. Avec la lutte économique de masse qui mène à la dépendance à l’égard des programmes d’aide sociale et des possibilités d’emploi du gouvernement, peu de citoyens peuvent se permettre d’être inscrits sur une « liste noire ». Le système de crédit social de la Chine crée un environnement dans lequel toutes les actions des citoyens sont suivies et ensuite « notées » pour acceptation ou conséquence. Cela comprend la façon dont les gens expriment leurs attitudes à l’égard du gouvernement lui-même. Il s’agit évidemment du mécanisme de contrôle ultime, très similaire à la Tchéka établie par Lénine et Staline en Russie après la Révolution bolchévique, mais à une échelle numérique massive.

C’est pourquoi la surveillance de masse est diabolique, que quelqu’un enfreigne ou non la loi. Elle donne au gouvernement le pouvoir de dicter et de modeler le comportement en inspirant l’autocensure plutôt que de retenir les gens directement sous la menace d’une arme à feu. C’est la tyrannie appliquée d’une manière moins évidente ; une prison dans laquelle les prisonniers entretiennent les serrures, les chaînes et les barreaux. Les individus n’osent rien faire en dehors des normes collectives de peur que cela puisse être interprété comme socialement négatif. La punition pourrait inclure la perte de l’accès à l’économie elle-même, et alors que la plupart des gens vivent de chèque de paie en chèque de paie, cela pourrait entraîner la mort.

Brandon Smith

Source Alt-Market.com

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

via:http://lesakerfrancophone.fr/comment-les-globalistes-prevoient-dutiliser-la-technologie-et-la-pauvrete-pour-asservir-les-masses

 
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Publié par le 23 octobre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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