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La France a acheté 115 milliards $ de dette US depuis 2008, dont plus de 51 milliards $ entre avril 2017 et août 2018 !

La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

Vous lisez bien, 118 milliards de dette US qui ne sert à rien achetée en 10 ans, dont tenez vous bien plus de 51 milliards de dollars rien qu’entre avril 2017 et août 2018 ! , au moment où tout le monde s’en débarrasse de la dette US, même aux îles Caïmans !!! (lire ici, la source de cette info est donnée en bas de page, ce sont les chiffres officiels du gouvernement US, je vous la remet : http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt)

On se demande bien qui a pu acheter une telle quantité de dette US en si peu de temps … (non, surement pas la banque de France !) Z   

par Jean-Luc Baslé – Le Cercle Les Echos

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(a) Compte tenu du risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?

Le rendement financier

Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50% en juillet 2016 à 3,25% aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09% en juillet 2016) avant de remonter à 0,44% aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.

Le risque financier

Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108% du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118% en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et institutions internationales.(b) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.

Attitude des principaux investisseurs

Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (c) – une faible réduction (-6.5%), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise.

Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative.

Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.

Conclusion

Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?

Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas toutes les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : «si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème». C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression.Elle ne peut défaire sa position que dans le temps: cinq à dix ans, voire davantage.

—————————

(a)Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.

(b)Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).

(c)Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

envoyé par Général Dominique Delawarde

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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

« la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines » ??!!  « Pognon de dingue » . Z

Par Leslie Varenne, géneral Dominique Delawarde, Jean-Luc Baslé

Alors que de nombreux analystes financiers alertent sur une probable crise financière en provenance des Etats-Unis, à l’horizon 2020, qui serait plus catastrophique encore que celle de 2008 (voire la note de Jean-Luc Baslé) ; alors que dans la perspective d’un krach obligataire nombre de pays se délestent de leurs bons du Trésor US, la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines…

Depuis janvier 2018, la dette publique US augmente à un rythme exponentiel de 3 milliards par jour et se situe aujourd’hui à 21 700 milliards de dollars. A la fin de l’année, les Etats-Unis devraient atteindre les 22 000 milliards soit une dette souveraine de 107 à 108% du PIB. C’est la raison pour laquelle de nombreux économistes tirent la sonnette d’alarme (1). Contre vents et marées, les agences de notation américaines (Fitch, et Moody’s) maintiennent la meilleure note, AAA, aux bons du Trésor américain, à l’exception de S&P qui l’a abaissé à AA+ en août 2011. L’agence de notation financière chinoise, DAGONG, ne les suit pas et en janvier 2018, elle a attribué un BBB+, avec perspectives négatives, à la dette souveraine US, ce qui la situe désormais juste un cran au-dessus des emprunts considérés comme spéculatifs. Pour justifier ce recul, DAGONG met en avant le risque croissant d’insolvabilité et les faiblesses du mode de développement économique des Etats-Unis fondés sur la dette (2). Elle met également en garde les investisseurs et les Etats qui pourraient être tentés par l’achat de cette dette susceptible de se transformer, à court ou moyen terme, en obligations à haut risque.

Il ne serait pas incongru de penser que l’agence chinoise n’est pas plus objective que ses consœurs occidentales. Il ne serait pas non plus stupide d’imaginer que la Russie ne s’est pas délestée de presque toutes ses obligations US soit 91 milliards de dollars, il ne lui en reste plus que 14, seulement par prudence et bonne gestion de père de famille. Cependant, le fait que d’autres pays, dont certains sont des alliés fidèles des Etats-Unis, agissent de la même manière leur donne raison. En effet, entre août 2017 et août 2018, le Japon a réduit son exposition de 73 milliards de dollars ; la Turquie de plus de 40, la Chine de 36,5, Taïwan de 17 et la Hollande de 10 milliards de dollars. Depuis janvier 2018, la Suisse s’est allégée de 21 milliards de dollars, depuis mars l’Allemagne et l’Inde se sont délestées respectivement de 13 et de 17 milliards de dollars (3). Même les Îles Caïmans, paradis fiscal réputé qui gèrent les fortunes de gens très informés se sont désengagées de 45 milliards de dollars sur une seule année…. C’est donc une lame de fond qui correspond à des inquiétudes légitimes.

Le village gaulois

Il reste néanmoins quelques récalcitrants : le Brésil de Michel Temer, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite et la France. En avril 2017, deux mois avant l’arrivée au pouvoir du président actuel, la France détenait 66,9 milliards de dollars d’obligations souveraines US. Aujourd’hui, le département du Trésor américain indique que la France en détient 118,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 51,5 milliards en un peu plus d’un an (+ 77%)(4). Mieux, depuis mars 2018, l’exposition de Paris à la dette américaine est passée de 80 milliards de dollars à 118 milliards de dollars soit une hausse de 47,5 % en 6 mois, elle fait plus que tous les autres récalcitrants (5).

 Pure amitié atlantiste ?

Cette évolution, pour le moins étrange interpelle : pourquoi la France dont la dette a déjà dépassé les 100% du PIB s’encombre-t-elle de toujours plus d’actifs à risque ? Autre question légitime : quelles sont les contreparties ? Il semble que cela soit totalement désintéressé…

Sur le plan de la politique étrangère, Washington continue de dire non aux incessantes demandes de Paris de placer le G5 Sahel sous le chapitre 7 des Nations Unies, ce qui permettrait aux militaires français de sortir du bourbier sahélien et d’économiser un milliard d’euros par an (6).

Le Président américain a « confié » le dossier libyen au président italien au grand dam d’Emmanuel Macron (7).

Et si la diplomatie française a enfin pu opérer un timide retour au Moyen-Orient, ce n’est pas grâce à son allié américain mais à la Russie qui a invité le président français au dernier sommet d’Istanbul (8).

Sur le plan économique, les sanctions américaines contre l’Iran ont durement pénalisé les entreprises françaises comme Total, Peugeot etc. Par ailleurs, les menaces de l’extraterritorialité du droit américain, pèsent toujours sur les sociétés hexagonales. Après Alstom, la justice américaine pourrait infliger des amendes à plusieurs d’entre-elles, dont une peine record à Areva, 24 milliards de dollars.

Opacité

Sauf s’il s’agit d’obscures raisons qui échappent aux auteurs de ces lignes, rien ne justifie donc un tel niveau d’exposition à la dette souveraine US. Rien ne justifie non plus, le silence des médias et des parlementaires. Le gouvernement qui s’évertue à vanter les nécessités de l’austérité aura des difficultés à expliquer aux Français qui grondent, ces placements de bien piètres épargnants. 51,5 milliards de dollars c’est une somme et à n’en pas douter, chaque citoyen aura, bien sûr, son idée sur les raisons qui ont poussé leurs dirigeants à exposer l’épargne des Français à la dette US et sur une meilleure affectation de l’argent public.

Leslie Varenne
Général Dominique Delawarde

Jean-Luc Baslé ancien directeur de Citigroup New-York

(1) https://www.businessbourse.com/2018/07/16/lamerique-se-dirige-droit-vers-la-plus-grande-crise-dendettement-de-lhistoire/
(2) http://en.dagongcredit.com/index.php?m=content&c=index&a=show&catid=88&id=4937
(3) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(4) Le Brésil a acheté 44.2 milliards de dollars d’obligations US, le Royaume-Uni 47.6, l’Arabie Saoudite 37.5, la Belgique fait aussi partie des récalcitrants, mais Bruxelles, qui héberge l’Union européenne à un statut à part,  elle a néanmoins racheté pour  58.3 milliards de dollars.
(5) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(6) https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/371-le_sahel_estil_une_zone_de_nondroit__
(7) https://www.iveris.eu/list/entretiens/362-la_libye_victime_des_ingerences_exterieures_
(
8) http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/27/01003-20181027ARTFIG00136-syrie-le-sommet-d-istanbul-appelle-a-un-cessez-le-feu-stable-et-durable-a-idlib.php

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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général

 

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Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

C’est fascinant de voir toutes les évolutions en matière d’armement ces derniers temps . Les Russes (surtout) et les chinois font forts ! Bizarrement on entend pas les US sur ce sujet . C’est fascinant mais ça fait peur, car une course aux armements n’augure jamais rien de bon, et quand on voit l’escalade des tensions entre Russes, Chinois, et US, ce n’est pas rassurant du tout … Z

Par Andrei Martyanov

La semaine dernière, Ruslan Ostachko a fait à la radio une déclaration assez surprenante.

Selon ses informations (très probablement à partir de ses sources), non seulement la Russie dispose déjà d’un radar radio-photonique (nous savions que cet appareil existait et fonctionnait en laboratoire), mais qu’il sera testé avec le Su-35 comme plate-forme avant 2021 et que ce sera un appareil de production série.

C’est une information véritablement sensationnelle, dans une certaine mesure, qui explique aussi pourquoi les Chinois, il y a quelques jours, ont commencé à parler de leur propre radar quantique. Eh bien, les amis, c’est la fin de l’aviation « furtive » telle que nous la connaissons.

Je suppose que ce n’est pas la peine d’expliquer ce que tout cela signifie. Ostashko utilise l’exemple d’Elon Musk comme charlatan pour une bonne raison : le discours et l’image ne coûtent rien, alors que la stabilité stratégique coûte très cher et demande beaucoup de travail et de réflexion.

Cette avancée correspond assez bien à Poutine qui a appelé très récemment au développement d’une nouvelle génération d’armes reposant sur de nouveaux principes physiques, comme celui-ci (en russe). De toute évidence, de tels systèmes sont en cours de développement et certaines informations commencent à nous parvenir, à nous, simples mortels.

Comme je l’ai déjà dit, nous assistons à une véritable révolution dans les affaires militaires (RAM) qui modifie le champ de bataille moderne de manière profonde et spectaculaire.

Eh bien, en regardant la nouvelle Académie des forces de missiles stratégiques de la Russie, on comprend un peu où tout cela va. Même son esthétique en dit long.

Photo: Un radar utilisant des lasers pour une portée et une précision accrues et pouvant même générer une image 3D de la cible

Source : Réminiscence du futur

Via : https://russia-insider.com/en/goodbye-us-stealth-russia-developing-radio-photonic-radar/ri24947

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Publié par le 3 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Qui va encore acheter de la dette américaine ?

usa dollar
Durant le mois d’avril, les taux des obligations américaines ont grimpé de façon significative. Le média américain Zero Hedge s’est posé la question de savoir pourquoi. Et en examinant les statistiques fournies par les autorités américaines, il en a déduit que la Russie est en partie responsable de ce mouvement. Moscou a vendu pas moins de la moitié de son portefeuille d’obligations américaines, soit plus de 47 milliards de Treasuries !

Et ce ne sont pas les seuls … Donc c’est une bonne question de savoir qui va acheter de la dette US … La Belgique ?
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Précédemment, nous avons vu que la trajectoire budgétaire américaine n’est plus considérée comme soutenable. Qui va acheter toute cette dette américaine ?

La Fed projette de diviser son bilan par deux  d’ici 2022.

Comme l’expliquait le blog Economica (1) le 21 février, la Fed a prévu de diviser la taille de son bilan par deux afin qu’il passe de 4 500 Mds$ à 2 200 Mds$ d’ici 2022. Par conséquent, la Fed sera vendeuse nette d’obligations américaines, et l’ensemble de la dette nouvellement issue sera mise sur le marché.

Bilan de la Réserve fédérale et fin du QE (milliers de Mds$)

La demande étrangère est « en grève » depuis fin 2014

Les investisseurs étrangers  ont été très demandeurs de dette fédérale au cours des dernières années et en détenaient pour 6 300 Mds$ en décembre 2017

Cependant, « depuis que le QE s’est terminé fin 2014, les étrangers se sont fondamentalement mis en grève, n’ajoutant que 150 Mds$ de dette à leur stock en un peu plus de trois ans », commente Economica.

Montant total de la dette américaine détenu par des étrangers (milliers de Mds$)

La Chine et le Japon sont vendeurs nets de dette US depuis 2011 et 2015

Dans le détail, trois groupes d’investisseurs détiennent chacun autour de 18% (55% au total) du total des 6 300 Mds$ de dette US aux mains des investisseurs étrangers.

Stocks de dette fédérale américaine de la Chine et du Japon

La Chine a frénétiquement acheté de la dette US jusqu’au débat sur le plafond de la dette en juillet 2011, après quoi elle est devenue (légèrement, pour le moment) vendeuse nette. A cette époque, le Japon a dans une certaine mesure pris le relais de la Chine dans l’absorption de la dette US, mais le pays est devenu vendeur net depuis 2015, pour finalement revenir à sa position de juillet 2011 avec 1 100 Mds$.

Il y a enfin le groupe des BLICS (Belgique, Luxembourg, Irlande, Île Cayman, Suisse), au sujet duquel il précise que « c’est l’augmentation de 800 Mds$ d’achat de dette US par les BLICS depuis juillet 2011 qui a maintenu la demande étrangère en vie ».

Et si les pays étrangers dégainaient l’« option nucléaire » en réponse à la guerre commerciale américaine ?

Comme le fait remarquer Zero Hedge, le déclenchement de la guerre commerciale par Donald Trump fait ressurgir le vieux serpent de mer de la cession des titres de dette US par les banques centrales étrangères.

Voici le détail de l’évolution des positions étrangères sur un an, de décembre 2016 à décembre 2017. Comme vous pouvez le constater, la France ne pèse pas lourd avec seulement 80 Mds$ dans la balance. La Russie – qui  a été vendeuse nette sur les trois premiers mois de 2018 – n’arrivait qu’en 15ème position avec 102 Mds$.

Au total, 4 000 Mds$ (soit presque les deux tiers du montant total détenu par l’étranger) sont détenus non pas en direct par les particuliers mais par des banques centrales, des fonds souverains, etc.

Rappelons que ce stock accumulé au fil des ans correspond à des importations payées à crédit par les Etats-Unis. Un système bien rodé sur lequel repose le modèle économique américain.

Inutile de préciser que si les plus gros détenteurs de dette US décidaient d’en vendre une partie, il se passerait des choses intéressantes au niveau des taux longs, comme l’explique Natixis (3).

Même si les velléités chinoises ne sont jusqu’à présent restées que des mots, « la menace est réelle », estime Kristina Hooper, Chief global market strategist chez Invesco. Elle est d’autant plus grave que les Etats-Unis ne se sont jamais trouvés sur une trajectoire budgétaire aussi insoutenable.

L’équipe de recherche de Patrick Artus prend moins de gants pour exprimer son opinion :

« Cet équilibre coopératif est clairement en train de se rompre aujourd’hui, ce qui sera surtout coûteux pour les Etats-Unis ».

D’ailleurs, comme le montrait Deutsche Bank au mois d’avril avril, la demande étrangère pour les bons du Trésor tend globalement à s’affaiblir depuis 2016.

L’appétit des étrangers pour la dette fédérale américaine décline

L’appétit des étrangers pour la dette fédérale américaine décline

Cependant, déverser des quantités énormes de titres de dette US sur les marchés reviendrait par exemple pour la Chine à se tirer une balle dans le pied, faisant mécaniquement augmenter les taux et diminuer la valeur des titres en question.

Voici ce qu’analyse Zero Hedge (5) :

« Les étrangers n’ont pas besoin de liquider l’intégralité de leurs avoirs, ni même la majorité : tout ce qu’ils doivent faire, c’est s’engager dans une liquidation tranchante et aiguë qui enverrait les taux à un niveau nettement plus élevé, ce qui – comme l’ont montré les événements de début février – pourrait bien conduire à un krach boursier. Trump évaluant de plus en plus sa performance à l’aune des mouvements quotidiens sur le S&P, une chute brutale du marché pourrait bien être tout ce que les étrangers ont besoin d’accomplir pour forcer Trump à reculer [au sujet de la guerre commerciale] ».

L’histoire montre en effet que les marchés actions auraient sans doute beaucoup de mal à digérer une hausse des taux longs…

Les marchés actions ne performent pas lorsque les taux longs montent

Les marchés actions ne performent pas lorsque les taux longs montent

On notera aussi que, comme le soulignait Bloomberg début mars, la part des titres du Trésor détenus par les banques centrales étrangères (et la Fed) est passée de 45% en 2015 à 40% début 2018, et ce alors même que la dette US continue d’augmenter.

En résumé, les Etats-Unis comptent sur les acheteurs étrangers mais seront-ils au rendez-vous ?

C’est ce que nous verrons très prochainement.

(1) https://econimica.blogspot.fr/2018/02/who-is-it-that-wants-to-buy-trillions.html

(2) https://www.zerohedge.com/news/2018-03-03/will-foreigners-retaliate-trumps-trade-war-dumping-us-treasuries

(3)https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/274Uf8Xj2yyvEZ6kuSUidw==

(4) https://www.zerohedge.com/news/2018-04-28/deutsche-us-about-suffer-debt-crisis-here-are-signs

(5) https://www.zerohedge.com/news/2018-02-14/albert-edwards-we-just-had-small-taste-coming-financial-collapse

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Publié par le 21 juin 2018 dans économie, général, International

 

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« L’incroyable proposition de loi américaine ! Rendre le dollar convertible en or !!! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer que j’en suis resté béat, baba, sidéré… Je me suis dit, voilà une information qui a tout d’une fausse information, voici encore un coup des popov (les Russes, pour les plus jeunes qui ne parlent pas la guerre froide), eh bien figurez-vous que non !

Il y a bien un député hurluberlu aux États-Unis d’Amérique qui vient d’avoir la très pertinente idée d’introduire une proposition de loi visant à rendre le dollar convertible en or, et cette proposition de loi est en elle-même tout un programme.

Comme je suis très gentil à l’égard de mes biens aimables lecteurs, je vais vous traduire intégralement cette proposition de loi, mais avant tout je voulais vous parler de l’or comme monnaie.

N’ayez pas peur… de la déflation !!

C’est les gouvernements qui ont peur de la déflation, car la déflation c’est l’inverse de l’inflation. Et les gouvernements ont assis leur pouvoir, leurs dépenses, leurs ressources et le financement de leurs mensonges électoraux sur la création monétaire et donc sur l’inflation. Sans inflation, nos dirigeants sont tous en faillite.

En ce qui concerne les sans-dents que nous sommes, la déflation est généralement un bonheur ineffable, enfin, la déflation est génétiquement une conséquence du capitalisme.

En effet, le capitalisme vise à faire toujours mieux avec moins. Cette recherche de la productivité porte en elle la conséquence naturelle de la déflation.

Je vous disais 3 lignes plus haut que vous aimiez la déflation (moi aussi). J’aime la déflation quand le prix de mon ordinateur ou de mon écran plat baisse, j’aime le prix des billets d’avion en chute libre (pas les avions), ou encore lorsque j’ai de plus en plus de confort dans ma voiture, et que Dacia maintient ses prix (oui, cela marche un peu moins avec Porsche).

Dernier élément. Si pendant des siècles la croissance de la population a été très forte, nous avons commencé à voir, au niveau mondial, une déflation démographique très importante.

Si nous continuons d’augmenter la quantité de monnaie alors que la population diminue, nous allons augmenter le phénomène de perte de valeur des monnaies.

Prenez l’exemple éclairant du Japon, à ce sujet très en avance sur la déflation démographique et la création monétaire assez débridée.

Proposition H. R. 5404 à la Chambre des représentants en date du 22 mars 2018

Cette proposition numéro 5404 est intitulée « Définir le dollar comme un poids fixe d’or ». Tout un programme qui vient réjouir mes chastes oreilles de « monétariste ».

Ce projet de loi a été déposé par un presque illustre inconnu au niveau international, Monsieur Mooney, député de la Virginie-Occidentale. Mooney… Money, il n’y a qu’un pas symbolique à franchir !!

Au moment où lirez ces lignes, le projet de loi a été renvoyé au Comité des services financiers qui va certainement décider de classer tout cela sans suite, mais c’est tout de même une belle provocation politique que de porter ce genre d’idée économiquement subversive au sein des instances législatives.

L’or est la seule monnaie qui a toujours rendu visible toutes les tricheries des gouvernements et limité leur pouvoir néfaste sur les peuples et leurs tentations naturelles à la dictature.
Voici le texte traduit de cette proposition de loi américaine.

Définir le dollar comme un poids fixe d’or.

Qu’il soit promulgué par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique réunis au Congrès,

SECTION 1.

Le Congrès constate ce qui suit :

(1) Le dollar des États-Unis a perdu 30 % de son pouvoir d’achat depuis 2000, et 96 % de son pouvoir d’achat depuis la fin de l’étalon-or en 1913.

(2) En vertu de l’objectif annuel d’inflation de 2 % de la Réserve fédérale, le dollar perd la moitié de son pouvoir d’achat à chaque génération, soit tous les 35 ans.

(3) Les familles américaines ont besoin d’une stabilité des prix à long terme pour répondre aux besoins de dépenses de leur ménage, épargner de l’argent et planifier leur retraite.

(4) La politique d’inflation à long terme de la Réserve fédérale a rendu l’industrie manufacturière américaine non-compétitive, augmentant le coût des produits manufacturés des États-Unis de plus de 40 % depuis 2000, contre moins de 20 % en Allemagne et en France.

(5) Entre 2000 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier aux États-Unis a diminué d’un tiers après s’être stabilisé pendant 30 ans à près de 20 000 000 d’emplois.

(6) L’économie américaine a besoin d’un dollar stable, de taux de change fixes et d’une masse monétaire contrôlée par le marché et non par le gouvernement.

(7) L’étalon-or met le contrôle de la masse monétaire entre les mains du marché au lieu de celles de la Réserve fédérale.

(8) L’étalon-or est le cours légal défini par une certaine quantité d’or et convertible en une certaine quantité d’or.

En vertu de l’étalon-or jusqu’en 1913, l’économie des États-Unis a connu une croissance annuelle moyenne de quatre pour cent (4 %), soit un tiers de plus que le taux de croissance depuis lors et deux fois plus élevé que depuis l’an 2000.

(10) L’étalon international d’échange de l’or de 1914 à 1971 ne prévoyait pas un dollar des États-Unis convertible en or et a donc contribué à provoquer la Grande Dépression et la stagflation.

(11) La politique de la Réserve fédérale, qui consiste à accroître la masse monétaire sans que la demande ne progresse au même rythme, a enrichi les propriétaires d’actifs financiers, mais a mis en danger les emplois, les salaires et les économies des cols bleus.

(12) Le rétablissement de la prospérité de la classe moyenne américaine nécessite un changement de politique monétaire autorisé par le Congrès dans l’article I, section 8, clause 5 de la Constitution.

SECTION 2. DÉFINIR LE DOLLAR EN TERMES D’OR.

En vigueur 30 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

(1) Le secrétaire du Trésor (appelé dans la présente loi le  » secrétaire « ) définit le dollar en fonction d’un poids fixe d’or, basé sur le cours de clôture de l’or ce jour-là ; et

(2) Les banques de la Réserve fédérale rendront les billets de la Réserve fédérale échangeables contre de l’or selon la définition statutaire de l’or du dollar.

SECTION 3. LA DIVULGATION DE LA DÉTENTION.

Au cours de la période de 30 mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le gouvernement des États-Unis doit prendre des mesures opportunes et raisonnables pour divulguer tous ses avoirs en or, ainsi qu’un rapport simultané de tous les achats ou ventes du gouvernement des États-Unis, améliorant ainsi la capacité du marché et des participants au marché d’arriver à la parité fixe dollar-or d’une manière ordonnée.

Fin…

Oui… Un monde avec une monnaie neutre serait un monde certainement bien meilleur, un monde qui resterait encore imparfait, mais une grande partie des souffrances de l’humanité serait limitée.

N’oubliez pas ce que disait le Général de Gaulle, un grand amateur de l’or comme monnaie nationale : « Celui qui parie sur les gouvernements et leurs papiers monnaies parie contre 6 000 ans d’histoire. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 10 avril 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Le désastre de la civilisation américaine

On a parlé ici de la crise du tourisme en Amérique. Parlons de la crise de la civilisation en Amérique, cette nation indispensable qui crée un monde zombi à son image.

Il reste un cinéaste américain, Alexander Payne, qui nous conte à travers des films comme les Descendants, Schmidt ou Nebraska le désastre de la civilisation américaine. La matrice américaine entre les mains des oligarques a tué la civilisation américaine et l’a dévitalisée. Michael Snyder sur son blog ne cesse de nous donner semaine après semaine des nouvelles de cet effondrement physique de l’Amérique, cette Amérique représentée par les jeunes filles odieuses et monstrueuses comme la grosse Kardashian ou l’Ivanka Trump-Kushner.

Le néant US accompagne bien sûr une extension du domaine de la lutte, pour reprendre l’expression de Houellebecq. Car la matrice fait vivre de plus en plus mal les gens à l’intérieur, et elle fait souffrir ou extermine de plus en plus de peuples à l’extérieur, du monde musulman aux banlieues industrielles chinoises et bengalis (cinq euros par mois pour fabriquer des chemises vendues soixante chez Gap) en passant par la banlieue française. Comme dans un livre de Jack London que j’ai analysé récemment,l’oligarchie devient de plus en plus fasciste et dangereuse, car elle carbure moins à l’impérial qu’au prétexte humanitaire : réparation du monde (tikkun), lutte contre le nationalisme, le sous-développement, le terrorisme (sauf Daesh), l’islamisme, etc.

Jack London écrit dans le talon de fer : « La force motrice des oligarques est leur conviction de bien faire. » Les milliardaires éduquent ensuite leurs enfants et les rendent tout prêts à amender l’humanité, et à l’exterminer comme populiste quand elle ne veut pas être amendée !

Et s’il y a un cinéaste, il y a aussi un grand analyste du désastre US (qui est devenu le nôtre lors de notre passage à la globalisation), et qui se nomme Howard Kunstler. Je donne ici deux extraits de son dernier texte, qui résume son œuvre maîtresse, The Long Emergency (merci à Hervé pour la traduction).

Froidement Kunstler présente ainsi son pays :

« Je vis dans un coin de cette Amérique périphérique, où vous pouvez facilement lire les conditions de vie sur les murs : les rues principales vides, surtout quand la nuit tombe, les maisons sans soins et se dégradant d’année en année, les fermes abandonnées avec des granges qui tombent en ruine, les outils agricoles rouillant sous la pluie et les pâturages couverts de sumacs, ces chaînes nationales de magasins parasites, poussant comme des tumeurs aux abords de chaque ville. »

Ce pourrissement culturel créé par l’oligarchie avide et folle, les Wal-Mart, la multiplication des « détritus urbains » (Lewis Mumford) et la crétinisation médiatique crée une humanité à la hauteur :

« Vous pouvez le lire dans le corps des gens dans ces nouveaux centre-ville, c’est-à-dire le supermarché : des personnes prématurément vieilles, engraissées et rendues malades par la consommation de mauvaises nourritures, faites pour avoir l’air et avoir un goût irrésistible, aux pauvres qui s’enfoncent dans le désespoir, une consolation mortelle pour des vies remplies par des heures vides, occupées à regarder la trash-télé, des jeux informatiques addictifs et leurs propres mélodrames familiers conçus pour donner un sens narratif à des vies qui, autrement, ne comportent aucun événement ou effort. »

Tout programme télé me semble à moi aujourd’hui totalement insupportable. Il ne faut plus être tour à fait humain pour se gaver de télé. Evidemment cela rend ensuite la démarche plus dure à l’antisystème : comment peut-il expliquer le monde à un zombi nourri de l’arme de destruction massive qu’est la télévision ? Et l’on rencontre ce problème tous les jours. On est dans le classique de Don Siegel.

Une illustration donnée par Snyder a magnifiquement illustré l’involution américaine des années Eisenhower aux années Obama. On peut en dire autant du cinéma. Godard disait qu’il ne critiquait pas le cinéma américain contemporain parce qu’il était anti-américain, mais parce que ce cinéma est devenu mauvais. Où sont passés les Walsh, Ford et Minnelli d’antan ?

Il y a dix-sept ans j’avais publié un roman d’anticipation sur ce thème, les territoires protocolaires. C’est que la construction européenne avait facilité l’émergence d’une Europe déracinée et défigurée, présente déjà en France à l’époque de Pompidou : les grandes surfaces, les autoroutes, les zones de luxe, le pourrissement culturel par la télévision. Cet anéantissement de toute civilisation présent aussi au Maroc (agglomérations interminables autour de Tanger, aéroports, centres commerciaux, villas et immigration de luxe – gourbis et HLM pour les autochtones) se répand dans le monde comme un cancer. L’insensibilité des populations toujours plus hébétées (Baudrillard) par les médias accompagne ce phénomène. On cherche à en savoir plus sur le simulacre Kardashian (soixante millions de tweeter ; et je rappelle : un million de commentaires par chanson Gaga) que sur la prochaine guerre ou l’état de son âme.

Lorsque j’avais découvert et commenté – en 2012 – Howard Kunstler pour la presse russe, il était encore à la mode en Amérique, et prévoyait comme toujours une catastrophe énergétique (prévoir une catastrophe financière ou autre est devenu une usine à gaz), mais surtout il décrivait cette apocalyptique réalité – celle que Kunstler appelle le sprawling, la prolifération de cette géographie du nulle part qui s’étend partout et pourrit tout l’espace mondial (repensons à Guénon).

L’impérialisme américain devenu risible et hors de contrôle, mais impuissant aussi, ne doit pas nous faire oublier la vraie menace, celle du modèle économique et urbain. C’est par là que l’on devrait commencer les prochains combats qui nous guettent. Au lieu de prévoir des catastrophes imprévisibles, voir enfin ce désastre américain qui nous entoure et nous consume.

Nicolas Bonnal
Sources

Le blues national – Le Saker Francophone

Nicolas Bonnal – les territoires protocolaires ; les grands auteurs et la théorie… (Kindle)

Kunstler, James Howard, The Geography of Nowhere (Simon and Schuster, 1994). Kunstler, James Howard, The Long Emergency (Atlantic Monthly Press, 2005).

Jack London – le talon de fer (ebooksgratuits.com)

 
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Publié par le 18 octobre 2017 dans général, société

 

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L’énorme bulle immobilière américaine en graphiques

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous avez aimé la bulle immobilière de 2007?

Vous avez aimé les conséquences de ce krach et les 10 ans de crises économiques qu’elle a pu déclencher à elle seule ou presque?

Vous avez aimé les paniques bancaires?

Vous avez aimé les plans de relance nécessaires qui ont mené des Etats entiers au bord de la ruine.

Vous avez aimé l’impression presque illimitée des monnaies pour “sauver” le monde?

Vous aimez toujours les taux 0 et l’absence de rendement?

Alors vous allez adorer la prochaine bulle immobilière qui est encore plus grosse que celle de 2007!

Vous allez me dire “pas” possible!

Comme à l’accoutumée, ce n’est pas moi qui vais vous asséner une “vérité”… je vais vous démontrer graphiques des autres à l’appui et source parfaitement officielle que ce que je vous dis est vrai, même si personne ne vous en parle, car encore une fois, l’objectif c’est de vous faire dormir l’esprit apaisé.

Oui il y a une bulle immobilière encore pire qu’en 2007 car les taux sont encore plus bas qu’en 2007…. alors comme les taux sont encore plus bas, les bulles sont encore plus grosses ce qui est d’une logique évidente.

Plus grave, souvenez-vous, en 2007, la FED monte ses taux pour faire exploser la bulle immobilière, ce qu’elle a parfaitement réussi. En montant les taux pas loin des 6% la bulle a explosé avec toutes les conséquences que l’on sait.

Or que fait la FED aujourd’hui? Elle veut monter les taux et réduire la taille de son bilan. Si elle le fait elle provoquera un nouveau krach bien plus important que celui de 2007.

2017/2018, sera donc 2007 en puissance X!

La preuve en images avec l’évolution des prix, grandes villes par grandes villes! De quoi frémir. Je vais commencer par les graphiques qui concernent quelques grandes villes américaines, mais pas parmi les plus connues juste pour vous démontrer que cette bulle immobilière est bien généralisée à l’ensemble des Etats-Unis. Puis nous finirons par les plus grandes villes, celles que nous connaissons tous comme New-York, San-Francisco ou encore Los-Angeles.

Mais tout d’abord voici l’évolution des prix au niveau national. Vous voyez très bien cette bulle générale.

Voilà mes chers lecteurs, mes chers impertinents qui ne croyez en aucune fable fut-elle belle et douce à entendre.

Voilà la réalité économique, froide. Factuelle.

Une nouvelle bulle immobilière bien plus grosse que la précédente nous menace.

Elle a été gonflée artificiellement à l’hélium de la création monétaire des banques centrales et des taux bas ou négatifs.

La FED en voulant mettre fin à ce cycle va soit le faire et cette bulle explosera ce qui aura des conséquences dantesques, soit elle ne le fera pas, et cela sera bénéfique pour les actifs tangibles dont l’immobilier et l’or qui monteront jusqu’au ciel et pour l’éternité.

Dans tous les cas, assurez vos patrimoines et rendez-le résilient et robuste aux chocs inévitables qui se profilent. Celles et ceux qui ont bien conscience des risques et des problèmes et qui souhaitent pouvoir se faire accompagner peuvent rejoindre notre communauté des Stratégistes en s’abonnant ici à ma lettre STRATEGIES dans laquelle je vous accompagne pour vous aider à naviguer dans les eaux troubles de ce nouveau monde qui tarde à émerger, laissant tous les ménages dans l’incertitude et la peur.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 29 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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