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Mais que se passera-t-il quand viendra la récession américaine ?

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Je pensais qu’il y avais une croissance « exceptionnelle » aux états unis d’après ce que racontent les grands médias (c’est qui était en partie vrai pendant un temps, mais achetée à crédit, on prédit déjà qu’elle sera minée par le shutdown, lequel fait qu’on a pas encore les derniers chiffres), pourquoi alors se préparent-ils déjà à la prochaine récession, enfin disons le, à la prochaine grande crise ??? C’est qu’il ne sont pas abrutis, ils savent que c’était du à la politique monétaire de la Fed et à l’endettement massif par Tump pour relancer l’économie. Mais le rêve fut court, une récession pointe déjà son nez, et les étasuniens se préparent déjà à une nouvelle grande crise.

La FED va-elle rebaisser les taux et refera-t-elle tourner la planche à billet avant qu’il ne soit trop tard ? (la bulle du tout peut exploser à tout moment, et explosera à coup sur si les taux montent encore) J’en doute, et si elle le fait quand le prochaine crise éclatera comme c’est toujours le cas, je doute que ce soit efficace, les munitions monétaires de la FED (et des banques centrales en général) sont épuisées (les taux au ras des pâquerettes, encore négatifs en Europe). Et Si elle le fait dans tous les cas le dollar finira par ne plus rien valoir. Et on ira vers une crise monétaire mondiale. Mais après tout c’est peut être au fond ce que cherchent les élites mondialistes pour créer un grand reset. Z 

Une réplique de la « grande crise de 2008 » ! Les États-Unis s’y préparent, eux. Ils viennent en effet, sous les auspices de leur Banque Centrale, de lancer officiellement un test auprès de leurs banques pour savoir comment elles résisteraient, soit à une « récession sévère », soit à une autre, « très sévère », un peu plus dure même que celle de 2008 ! Elles doivent sans doute commencer, dès maintenant, l’exercice de calcul, avec une récession qui commencerait, elle aussi, maintenant. Ce choix du moment est évidemment fait pour éviter que, s’il était annoncé dans un ou deux ans par exemple, les marchés (et les commentateurs) ne se mettent à penser que « la récession est pour dans deux ans ». C’est donc tout de suite. Mais l’exercice est important dans ce qu’il annonce, avant même d’en connaître les résultats. Il s’agit de savoir en effet si l’économie américaine est assez « solide », pour reprendre le qualificatif de Donald Trump, et même plus solide que les autres ! Et les données de l’exercice officiel nous répondent : les États-Unis seront plus grands encore !

Ainsi, une « récession sévère » de l’économie américaine débuterait en ce début d’année et durerait cinq trimestres. A son plus bas, ce serait une baisse du PIB de 1% sur un trimestre (soit -4% en termes annualisés), le taux de chômage atteignant 7% un an après. Dans le cas « très adverse », la récession serait de 2,3% du PIB (-9,4 en rythme annualisé), avec un taux de chômage qui irait à 10%. D’ores et déjà, les États-Unis se demandent donc comment ils réagiraient à un choc qui ferait passer le Dow Jones de 25725 à 20045 et le prix les maisons de 207, en indice, à 176 dans le cas « sévère ». Face à un choc très sévère, le Dow tomberait même à 12763 et le prix des maisons passerait, en indice, de 207 à 151. Dit autrement, les autorités demandent aux banques de réfléchir à une baisse boursière d’un quart ou de moitié par rapport à Noël 2018, et à une baisse du prix des maisons de 15 ou de 25%, pour compléter la fête !

Cet exercice est d’abord « une purge des angoisses américaines ». Le spectre du séisme agite en effet les esprits financiers (et politiques), qui ne comprennent pas bien l’étrange reprise américaine en cours. Certes il y a croissance et plein emploi aux États-Unis, mais sans augmentation des salaires – ce qui inquiète sur les qualifications des nouveaux emplois. Certes il y a reprise, mais sans réduction du déficit budgétaire, bien au contraire – ce qui montre à quel point tout ceci dépend du bon vouloir des investisseurs domestiques et étrangers, pour leurs achats de bons du trésor.

En fait, personne ne sait trop où va l’économie américaine. La Fed, la Banque centrale américaine, avoue avancer dans le noir, dans une pièce emplie de meubles et d’objets, pour reprendre les mots de son « patron », Jerome Powell. La perspective économique américaine n’a jamais été aussi confuse, du fait de la mondialisation et de la révolution technologique en cours, plus des foucades de Donald Trump avec la Chine, la Russie, l’Europe et le Brexit, l’Iran, le Moyen-Orient… pour citer l’essentiel !

C’est bien pourquoi les marchés financiers, qui guident Donald Trump et désormais la Fed (en bonne part, par Trump interposé) ne veulent plus que la Fed monte ses taux. Ils ne croient pas vraiment au scénario d’atterrissage en douceur de la Fed (ce serait une première, d’ailleurs, aux États-Unis). Ils s’inquiètent de ce ralentissement à 1,9% de croissance promis à long terme, avec un déficit budgétaire croissant. Qui va acheter tous ses bons du trésor? La Russie a tout vendu, la Chine a cessé ses emplettes, ce sont les pays émergents qui achètent, et, surtout maintenant, les fonds de pensions américains, inquiets de la volatilité boursière. Jusqu’où, jusqu’à quand ?

En fait, rien de mieux, pour « purger les angoisses américaines », que de montrer que ce sera pire ailleurs ! Quand viendra la « nouvelle crise de 2008 », c’est ce que disent les hypothèses du Trésor américain ! Une crise mondiale avec, après, un mieux relatif aux USA ! Pendant ce terrible trimestre où l’économie américaine plonge de 2,5%, la zone euro le Japon et le Royaume-Uni plongent ensemble et d’autant : – 1,5%. Et  même les pays émergents d’Asie, nom poli pour parler de la Chine, seront à -0,1%.

Mais le pire est ailleurs : dans la capacité de rebond. Quatre ans après cette nouvelle « grande récession », les Etats-Unis auraient en effet une croissance presque double de celle du trimestre qui la précédait, contre 1,8 fois pour le Royaume-Uni, 1,2 fois pour le Japon, la zone euro et 5% de plus à peine pour l’Asie émergente, qui se remettrait mal. Les États-Unis auront donc plongé plus, entraînant tous les autres, mais remonteront plus et plus vite qu’eux (comme toujours….)

On retrouve ici la fameuse « flexibilité » américaine, avec son avantage de politique monétaire. D’ores et déjà, pour organiser son « soft landing », la Fed ne vend plus de bons du trésor et dira bientôt qu’elle va garder longtemps son pactole. D’ores et déjà, les marchés se disent qu’au maximum elle montera ses taux une fois, et plus encore donnera le signal de la baisse, à la moindre inquiétude. Donc elle aura plus de capacité de baisse des taux que le Royaume-Uni (en plein Brexit), le Japon et la zone euro (avec des taux à 0%) ! La zone euro buttera sur les taux négatifs, avec un système bancaire fragile ! Pire, avec la récession, les taux longs risqués monteront aux États-Unis, fragilisant surtout les entreprises et les états-surendettés, d’autant que le dollar en sortira plus fort, les États-Unis s’étant remis plus tôt !

Moralité : les États-Unis se préparent à une nouvelle grande crise qui commencera chez eux, se propagera partout et dont ils sortiront plus forts que les autres. Trop américain pour être vrai ? Pas sûr, si on oublie qu’ils sont la puissance militaire, économique, technologique, monétaire et dorénavant pétrolière (Venezuela aidant) dominante. Et ceci d’autant plus qu’ici, non seulement on ne se prépare pas, mais en plus on s’entre-déchire !

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récession

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Publié par le 11 février 2019 dans économie, général, International

 

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Mme Goulard, payée par une ONG américaine (CIA ?) , pousse l’or de la France vers la JP Morgan

du 19 au 23 novembre 2018 :  Voici un rappel de ce que vous avez pu lire ici le 8 mai 2018 : « Ah, j’ai oublié, au sommet de la CIA, pardon, (pourquoi j’écris ça ?) de la Banque de France on a madame Sylvie Goulard, ex Ministre des Armées qui a été très vite une vraie ministre désarmée puisque les pros de la DGSE n’ont pas aimé qu’elle se fasse payer 10.000 euros par mois par une « obscure » (LooooooooooL) ONG américaine basée en Californie. 

« Selon le JDD, l’ex-ministre des Armées a été pendant plus de deux ans « conseillère spéciale » d’un think tank américain. « Tout était déclaré », insiste un de ses proches. Son départ a provoqué la première crise politique du quinquennat », lire ici. Ben maintenant il y aurait une taupe à la Banque de France ? finance…  » 

De même, via Blvd Voltaire: « Mais dans ce dispositif de poupées russes, les Américains ne sont jamais bien loin. Ainsi, tel que révélé par Sylvie Goulard en personne dans la dernière livraison du Journal du dimanche, d’octobre 2013 à janvier 2016, le fulgurant ministre de la Défense aura tout de même palpé plus de 270.000 euros du Council for the Future of Europe. De quoi s’agit-il ?

Tout simplement d’un de ces innombrables groupes de réflexion – et souvent de pression – qui nous viennent des USA. Certains ne sont que des cache-sexes de la CIA, l’Heritage Foundation ou les universités Open Society du milliardaire George Soros, mais aucun d’entre eux ne saurait fonctionner sans l’aval de ces mêmes services. Cela s’appelle le soft power, au contraire du hard power, reposant plus sur la politique de la canonnière. Là, ce soft power, Sylvie Goulard est en plein dedans et ne s’en cache même pas, ayant révélé noir sur blanc le montant de ses émoluments dans sa « déclaration des intérêts financiers des députés » au Parlement européen, et ce, en janvier 2016.

Jadis, il suffisait de s’acquitter de 30 deniers pour le prix de la trahison. Augmentation du coût de la vie oblige, il en vaut désormais plus de dix mille euros bruts mensuels. On notera encore que son riche sponsor, Nicolas Berggruen, fondateur du comité Théodule en question, ainsi que du très influent Berggruen Institute on Governance – en gros, comment le Nouveau Monde est censé apprendre à l’Ancien à mieux gérer ses affaires –, fait partie des premières fortunes mondiales, à en croire Forbes, magazine américain connu pour être des mieux informés en la matière », lire ici tout l’article et ici Arret sur Info.ch un site suisse bien informé.

Maintenant, vous comprenez mieux pourquoi Mme Goulard est en charge des rapports entre la Banque France et la banque JP Morgan qui est toujours en panne d’or, comme vous avez pu le lire ici maintes fois depuis 2008. Pour le reste, cette manipulation était déjà annoncée dans le livre 666.

D’ailleurs, voici un autre rappel du 5 février 2018 « SYLVIE GOULARD, LA NULLE, PARACHUTEE A LA BANQUE DE FRANCE, LE PERSONNEL EST ECOEURE. Mme Goulard ne s’adresse pas aux « Sans Dents »… Rappel: elle a été payée par une obscure ONG américaine pour on ne sait pas trop pourquoi : – ) Elle a été recasée à la Banque de France comme « second sous-gouverneur » en remplacement de Denis Beau, promu premier sous-gouverneur, et elle devra s’occuper des questions européennes. Et je ne vous dis pas ce qui se raconte sur son compte à la Banque de France ».

Ce que vous voyez surtout c’est qu’elle ne s’occupe pas des affaires européennes mais bien de l’or de la France.

Le communiqué de la Banque de France est (volontairement) flou et ne veut rien dire. Cela dit, quand vous entendez « swaps d’or », vous devez le traduire tout de suite par arnaque, puisque par définition celui-ci est vendu deux fois, surtout que la Banque de France n’a pas le droit d’en vendre sans la permission de l’éxécutif. Mais cela ne dérangera pas la JP Morgan. Avec Mme Goulard, le ver est dans le fruit et il est fort probable que l’or de la Francedisparaîtra petit à petit. J’aurai l’occasion de revenir sur le sujet, même si je ne suis pas étonné par ce qui se passe. En attendant, téléchargez le pdf du Alchemist ici, ce qui vous prouve bien qu’elle a l’intention de transformer l’or de la France en plomb : – ), normal quand on est payé par des intérêts étrangers.

Source Pierre Jovanovic

 
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Publié par le 20 novembre 2018 dans économie, général, or et argent métal

 

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La France a acheté 115 milliards $ de dette US depuis 2008, dont plus de 51 milliards $ entre avril 2017 et août 2018 !

La France doit-elle acheter de la dette publique américaine ?

Vous lisez bien, 118 milliards de dette US qui ne sert à rien achetée en 10 ans, dont tenez vous bien plus de 51 milliards de dollars rien qu’entre avril 2017 et août 2018 ! , au moment où tout le monde s’en débarrasse de la dette US, même aux îles Caïmans !!! (lire ici, la source de cette info est donnée en bas de page, ce sont les chiffres officiels du gouvernement US, je vous la remet : http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt)

On se demande bien qui a pu acheter une telle quantité de dette US en si peu de temps … (non, surement pas la banque de France !) Z   

par Jean-Luc Baslé – Le Cercle Les Echos

La France augmente ses achats d’obligations du Trésor américain. Son stock qui était de 3,8 milliards de dollars en février 2008, s’élève désormais à 118,4 milliards.(a) Compte tenu du risque de récession annoncé pour 2020 par Ben Bernanke, ancien gouverneur de la Réserve fédérale, ces achats se justifient-ils ?

Le rendement financier

Au plan du rendement financier, la réponse est oui. Suite à la décision de la Réserve fédérale de relever son taux directeur en décembre 2015, le rendement des obligations américaines à 10 ans n’a cessé d’augmenter passant de 1,50% en juillet 2016 à 3,25% aujourd’hui. Dans le même temps, les taux allemands ont été négatifs (-0,09% en juillet 2016) avant de remonter à 0,44% aujourd’hui. Non seulement les taux des obligations du Trésor sont plus élevés mais le marché obligataire américain est aussi plus liquide que le marché européen. La décision française se justifie donc.

Le risque financier

Au plan du risque financier, la réponse est plus nuancée. La raison tient à la dette publique américaine qui est non seulement élevé, mais croit exponentiellement. Le volume de la dette a quasiment quadruplé depuis 2000, passant de 5.674 milliards de dollars en septembre 2000 à 21.516 milliards en septembre 2018. Il représente désormais 108% du produit intérieur brut. Il se rapproche de son niveau le plus élevé dans l’histoire américaine : 118% en 1946. S’il y avait alors des raisons qui justifiaient ce niveau, ce n’est plus le cas aujourd’hui – d’où l’inquiétude de certains économistes et institutions internationales.(b) L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi Tax Cuts and Jobs, votée par le Congrès en novembre 2017, augmentera le déficit budgétaire, donc la dette américaine, de plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Cette évolution alarmante a pris naissance à la suite de la crise des subprimes de 2008. En août 2011, S&P, une des trois grandes agences américaines de notation a abaissé sa note de la dette américaine de AAA à AA+. Les deux autres (Moody’s et Fitch) ont maintenu la leur au niveau le plus élevé (AAA) ce qui surprend au regard de la nouvelle loi. Pour sa part, DAGONG, l’agence chinoise, a abaissé la sienne à son niveau le plus bas (BBB+). Il est permis de penser que ces agences font preuve d’une objectivité toute relative. Il n’en reste pas moins qu’au plan du risque, la décision française est contestable.

Attitude des principaux investisseurs

Premier banquier du gouvernement américain, la Chine a quelque peu réduit son portefeuille d’obligations américaines de 1.246 milliards de dollars en 2015 à 1.165 milliards en août 2018 (c) – une faible réduction (-6.5%), compte tenu de l’opinion de DAGONG. En revanche, le Japon, second banquier des Etats-Unis, a fortement diminué le sien qui est tombé de 1.231 milliards en 2014 à 1.030 milliards en août dernier. Cependant, plus qu’une inquiétude à l’égard du risque américain, il faut y voir une nécessité due à un accroissement constant de la dette nationale entièrement financée par l’épargne japonaise.

Pour sa part, la Russie qui détenait 150 milliards d’obligations en 2010, n’apparaît plus dans les statistiques du Trésor américain en 2018. Au rebours de cette tendance, la Grande-Bretagne a accru son portefeuille qui s’élève désormais à 273 milliards contre 55 milliards en juin 2008. En dépit de cette remontée qui se distingue par sa singularité, la part des investisseurs étrangers a baissé quelque peu ces dernières années en valeur relative.

Le risque américain ne fait plus l’unanimité d’autant que l’augmentation des taux d’intérêt accroît la charge de la dette, accentuant un peu plus le déficit budgétaire américain.

Conclusion

Au plan financier, l’investissement français se justifie s’il s’inscrit dans le court terme. Une récession aux Etats-Unis est une quasi-certitude. Mais, à l’inverse de la précédente (2008), les autorités américaines seront démunies pour lutter contre celle-ci. Compte tenu de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale, de l’interconnexion des économies nationales et de l’endettement élevé de nombreux pays, il est à craindre qu’elle soit profonde et étendue. Peut-être est-il temps pour la France de songer à vendre ses obligations américaines ?

Mais pourquoi la Chine ne vend-elle pas toutes les siennes ? La réponse a été donnée par John D. Rockefeller, il y a bien longtemps. On lui attribue le commentaire suivant : «si je dois dix mille dollars à ma banque, j’ai un problème. Si je lui dois un million, c’est elle qui a un problème». C’est la situation dans laquelle se trouve la Chine à l’égard des Etats-Unis. Liquider ses actifs financiers américains conduirait à un effondrement du marché obligataire et du dollar, et donc à une récession, peut-être même une dépression.Elle ne peut défaire sa position que dans le temps: cinq à dix ans, voire davantage.

—————————

(a)Soit 4,2% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la France.

(b)Voir aussi l’interview de Christine Lagarde (Les Echos, 9 novembre 2018).

(c)Soit 8,5% du produit intérieur brut prévisionnel 2018 de la Chine.

envoyé par Général Dominique Delawarde

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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

Pourquoi la France achète-t-elle de la dette américaine ?

« la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines » ??!!  « Pognon de dingue » . Z

Par Leslie Varenne, géneral Dominique Delawarde, Jean-Luc Baslé

Alors que de nombreux analystes financiers alertent sur une probable crise financière en provenance des Etats-Unis, à l’horizon 2020, qui serait plus catastrophique encore que celle de 2008 (voire la note de Jean-Luc Baslé) ; alors que dans la perspective d’un krach obligataire nombre de pays se délestent de leurs bons du Trésor US, la France a acheté, entre avril 2017 et août 2018, plus de 51 milliards de dollars de dettes américaines…

Depuis janvier 2018, la dette publique US augmente à un rythme exponentiel de 3 milliards par jour et se situe aujourd’hui à 21 700 milliards de dollars. A la fin de l’année, les Etats-Unis devraient atteindre les 22 000 milliards soit une dette souveraine de 107 à 108% du PIB. C’est la raison pour laquelle de nombreux économistes tirent la sonnette d’alarme (1). Contre vents et marées, les agences de notation américaines (Fitch, et Moody’s) maintiennent la meilleure note, AAA, aux bons du Trésor américain, à l’exception de S&P qui l’a abaissé à AA+ en août 2011. L’agence de notation financière chinoise, DAGONG, ne les suit pas et en janvier 2018, elle a attribué un BBB+, avec perspectives négatives, à la dette souveraine US, ce qui la situe désormais juste un cran au-dessus des emprunts considérés comme spéculatifs. Pour justifier ce recul, DAGONG met en avant le risque croissant d’insolvabilité et les faiblesses du mode de développement économique des Etats-Unis fondés sur la dette (2). Elle met également en garde les investisseurs et les Etats qui pourraient être tentés par l’achat de cette dette susceptible de se transformer, à court ou moyen terme, en obligations à haut risque.

Il ne serait pas incongru de penser que l’agence chinoise n’est pas plus objective que ses consœurs occidentales. Il ne serait pas non plus stupide d’imaginer que la Russie ne s’est pas délestée de presque toutes ses obligations US soit 91 milliards de dollars, il ne lui en reste plus que 14, seulement par prudence et bonne gestion de père de famille. Cependant, le fait que d’autres pays, dont certains sont des alliés fidèles des Etats-Unis, agissent de la même manière leur donne raison. En effet, entre août 2017 et août 2018, le Japon a réduit son exposition de 73 milliards de dollars ; la Turquie de plus de 40, la Chine de 36,5, Taïwan de 17 et la Hollande de 10 milliards de dollars. Depuis janvier 2018, la Suisse s’est allégée de 21 milliards de dollars, depuis mars l’Allemagne et l’Inde se sont délestées respectivement de 13 et de 17 milliards de dollars (3). Même les Îles Caïmans, paradis fiscal réputé qui gèrent les fortunes de gens très informés se sont désengagées de 45 milliards de dollars sur une seule année…. C’est donc une lame de fond qui correspond à des inquiétudes légitimes.

Le village gaulois

Il reste néanmoins quelques récalcitrants : le Brésil de Michel Temer, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite et la France. En avril 2017, deux mois avant l’arrivée au pouvoir du président actuel, la France détenait 66,9 milliards de dollars d’obligations souveraines US. Aujourd’hui, le département du Trésor américain indique que la France en détient 118,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 51,5 milliards en un peu plus d’un an (+ 77%)(4). Mieux, depuis mars 2018, l’exposition de Paris à la dette américaine est passée de 80 milliards de dollars à 118 milliards de dollars soit une hausse de 47,5 % en 6 mois, elle fait plus que tous les autres récalcitrants (5).

 Pure amitié atlantiste ?

Cette évolution, pour le moins étrange interpelle : pourquoi la France dont la dette a déjà dépassé les 100% du PIB s’encombre-t-elle de toujours plus d’actifs à risque ? Autre question légitime : quelles sont les contreparties ? Il semble que cela soit totalement désintéressé…

Sur le plan de la politique étrangère, Washington continue de dire non aux incessantes demandes de Paris de placer le G5 Sahel sous le chapitre 7 des Nations Unies, ce qui permettrait aux militaires français de sortir du bourbier sahélien et d’économiser un milliard d’euros par an (6).

Le Président américain a « confié » le dossier libyen au président italien au grand dam d’Emmanuel Macron (7).

Et si la diplomatie française a enfin pu opérer un timide retour au Moyen-Orient, ce n’est pas grâce à son allié américain mais à la Russie qui a invité le président français au dernier sommet d’Istanbul (8).

Sur le plan économique, les sanctions américaines contre l’Iran ont durement pénalisé les entreprises françaises comme Total, Peugeot etc. Par ailleurs, les menaces de l’extraterritorialité du droit américain, pèsent toujours sur les sociétés hexagonales. Après Alstom, la justice américaine pourrait infliger des amendes à plusieurs d’entre-elles, dont une peine record à Areva, 24 milliards de dollars.

Opacité

Sauf s’il s’agit d’obscures raisons qui échappent aux auteurs de ces lignes, rien ne justifie donc un tel niveau d’exposition à la dette souveraine US. Rien ne justifie non plus, le silence des médias et des parlementaires. Le gouvernement qui s’évertue à vanter les nécessités de l’austérité aura des difficultés à expliquer aux Français qui grondent, ces placements de bien piètres épargnants. 51,5 milliards de dollars c’est une somme et à n’en pas douter, chaque citoyen aura, bien sûr, son idée sur les raisons qui ont poussé leurs dirigeants à exposer l’épargne des Français à la dette US et sur une meilleure affectation de l’argent public.

Leslie Varenne
Général Dominique Delawarde

Jean-Luc Baslé ancien directeur de Citigroup New-York

(1) https://www.businessbourse.com/2018/07/16/lamerique-se-dirige-droit-vers-la-plus-grande-crise-dendettement-de-lhistoire/
(2) http://en.dagongcredit.com/index.php?m=content&c=index&a=show&catid=88&id=4937
(3) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(4) Le Brésil a acheté 44.2 milliards de dollars d’obligations US, le Royaume-Uni 47.6, l’Arabie Saoudite 37.5, la Belgique fait aussi partie des récalcitrants, mais Bruxelles, qui héberge l’Union européenne à un statut à part,  elle a néanmoins racheté pour  58.3 milliards de dollars.
(5) http://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
(6) https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/371-le_sahel_estil_une_zone_de_nondroit__
(7) https://www.iveris.eu/list/entretiens/362-la_libye_victime_des_ingerences_exterieures_
(
8) http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/27/01003-20181027ARTFIG00136-syrie-le-sommet-d-istanbul-appelle-a-un-cessez-le-feu-stable-et-durable-a-idlib.php

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Publié par le 6 novembre 2018 dans économie, général

 

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Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

C’est fascinant de voir toutes les évolutions en matière d’armement ces derniers temps . Les Russes (surtout) et les chinois font forts ! Bizarrement on entend pas les US sur ce sujet . C’est fascinant mais ça fait peur, car une course aux armements n’augure jamais rien de bon, et quand on voit l’escalade des tensions entre Russes, Chinois, et US, ce n’est pas rassurant du tout … Z

Par Andrei Martyanov

La semaine dernière, Ruslan Ostachko a fait à la radio une déclaration assez surprenante.

Selon ses informations (très probablement à partir de ses sources), non seulement la Russie dispose déjà d’un radar radio-photonique (nous savions que cet appareil existait et fonctionnait en laboratoire), mais qu’il sera testé avec le Su-35 comme plate-forme avant 2021 et que ce sera un appareil de production série.

C’est une information véritablement sensationnelle, dans une certaine mesure, qui explique aussi pourquoi les Chinois, il y a quelques jours, ont commencé à parler de leur propre radar quantique. Eh bien, les amis, c’est la fin de l’aviation « furtive » telle que nous la connaissons.

Je suppose que ce n’est pas la peine d’expliquer ce que tout cela signifie. Ostashko utilise l’exemple d’Elon Musk comme charlatan pour une bonne raison : le discours et l’image ne coûtent rien, alors que la stabilité stratégique coûte très cher et demande beaucoup de travail et de réflexion.

Cette avancée correspond assez bien à Poutine qui a appelé très récemment au développement d’une nouvelle génération d’armes reposant sur de nouveaux principes physiques, comme celui-ci (en russe). De toute évidence, de tels systèmes sont en cours de développement et certaines informations commencent à nous parvenir, à nous, simples mortels.

Comme je l’ai déjà dit, nous assistons à une véritable révolution dans les affaires militaires (RAM) qui modifie le champ de bataille moderne de manière profonde et spectaculaire.

Eh bien, en regardant la nouvelle Académie des forces de missiles stratégiques de la Russie, on comprend un peu où tout cela va. Même son esthétique en dit long.

Photo: Un radar utilisant des lasers pour une portée et une précision accrues et pouvant même générer une image 3D de la cible

Source : Réminiscence du futur

Via : https://russia-insider.com/en/goodbye-us-stealth-russia-developing-radio-photonic-radar/ri24947

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Publié par le 3 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Qui va encore acheter de la dette américaine ?

usa dollar
Durant le mois d’avril, les taux des obligations américaines ont grimpé de façon significative. Le média américain Zero Hedge s’est posé la question de savoir pourquoi. Et en examinant les statistiques fournies par les autorités américaines, il en a déduit que la Russie est en partie responsable de ce mouvement. Moscou a vendu pas moins de la moitié de son portefeuille d’obligations américaines, soit plus de 47 milliards de Treasuries !

Et ce ne sont pas les seuls … Donc c’est une bonne question de savoir qui va acheter de la dette US … La Belgique ?
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Précédemment, nous avons vu que la trajectoire budgétaire américaine n’est plus considérée comme soutenable. Qui va acheter toute cette dette américaine ?

La Fed projette de diviser son bilan par deux  d’ici 2022.

Comme l’expliquait le blog Economica (1) le 21 février, la Fed a prévu de diviser la taille de son bilan par deux afin qu’il passe de 4 500 Mds$ à 2 200 Mds$ d’ici 2022. Par conséquent, la Fed sera vendeuse nette d’obligations américaines, et l’ensemble de la dette nouvellement issue sera mise sur le marché.

Bilan de la Réserve fédérale et fin du QE (milliers de Mds$)

La demande étrangère est « en grève » depuis fin 2014

Les investisseurs étrangers  ont été très demandeurs de dette fédérale au cours des dernières années et en détenaient pour 6 300 Mds$ en décembre 2017

Cependant, « depuis que le QE s’est terminé fin 2014, les étrangers se sont fondamentalement mis en grève, n’ajoutant que 150 Mds$ de dette à leur stock en un peu plus de trois ans », commente Economica.

Montant total de la dette américaine détenu par des étrangers (milliers de Mds$)

La Chine et le Japon sont vendeurs nets de dette US depuis 2011 et 2015

Dans le détail, trois groupes d’investisseurs détiennent chacun autour de 18% (55% au total) du total des 6 300 Mds$ de dette US aux mains des investisseurs étrangers.

Stocks de dette fédérale américaine de la Chine et du Japon

La Chine a frénétiquement acheté de la dette US jusqu’au débat sur le plafond de la dette en juillet 2011, après quoi elle est devenue (légèrement, pour le moment) vendeuse nette. A cette époque, le Japon a dans une certaine mesure pris le relais de la Chine dans l’absorption de la dette US, mais le pays est devenu vendeur net depuis 2015, pour finalement revenir à sa position de juillet 2011 avec 1 100 Mds$.

Il y a enfin le groupe des BLICS (Belgique, Luxembourg, Irlande, Île Cayman, Suisse), au sujet duquel il précise que « c’est l’augmentation de 800 Mds$ d’achat de dette US par les BLICS depuis juillet 2011 qui a maintenu la demande étrangère en vie ».

Et si les pays étrangers dégainaient l’« option nucléaire » en réponse à la guerre commerciale américaine ?

Comme le fait remarquer Zero Hedge, le déclenchement de la guerre commerciale par Donald Trump fait ressurgir le vieux serpent de mer de la cession des titres de dette US par les banques centrales étrangères.

Voici le détail de l’évolution des positions étrangères sur un an, de décembre 2016 à décembre 2017. Comme vous pouvez le constater, la France ne pèse pas lourd avec seulement 80 Mds$ dans la balance. La Russie – qui  a été vendeuse nette sur les trois premiers mois de 2018 – n’arrivait qu’en 15ème position avec 102 Mds$.

Au total, 4 000 Mds$ (soit presque les deux tiers du montant total détenu par l’étranger) sont détenus non pas en direct par les particuliers mais par des banques centrales, des fonds souverains, etc.

Rappelons que ce stock accumulé au fil des ans correspond à des importations payées à crédit par les Etats-Unis. Un système bien rodé sur lequel repose le modèle économique américain.

Inutile de préciser que si les plus gros détenteurs de dette US décidaient d’en vendre une partie, il se passerait des choses intéressantes au niveau des taux longs, comme l’explique Natixis (3).

Même si les velléités chinoises ne sont jusqu’à présent restées que des mots, « la menace est réelle », estime Kristina Hooper, Chief global market strategist chez Invesco. Elle est d’autant plus grave que les Etats-Unis ne se sont jamais trouvés sur une trajectoire budgétaire aussi insoutenable.

L’équipe de recherche de Patrick Artus prend moins de gants pour exprimer son opinion :

« Cet équilibre coopératif est clairement en train de se rompre aujourd’hui, ce qui sera surtout coûteux pour les Etats-Unis ».

D’ailleurs, comme le montrait Deutsche Bank au mois d’avril avril, la demande étrangère pour les bons du Trésor tend globalement à s’affaiblir depuis 2016.

L’appétit des étrangers pour la dette fédérale américaine décline

L’appétit des étrangers pour la dette fédérale américaine décline

Cependant, déverser des quantités énormes de titres de dette US sur les marchés reviendrait par exemple pour la Chine à se tirer une balle dans le pied, faisant mécaniquement augmenter les taux et diminuer la valeur des titres en question.

Voici ce qu’analyse Zero Hedge (5) :

« Les étrangers n’ont pas besoin de liquider l’intégralité de leurs avoirs, ni même la majorité : tout ce qu’ils doivent faire, c’est s’engager dans une liquidation tranchante et aiguë qui enverrait les taux à un niveau nettement plus élevé, ce qui – comme l’ont montré les événements de début février – pourrait bien conduire à un krach boursier. Trump évaluant de plus en plus sa performance à l’aune des mouvements quotidiens sur le S&P, une chute brutale du marché pourrait bien être tout ce que les étrangers ont besoin d’accomplir pour forcer Trump à reculer [au sujet de la guerre commerciale] ».

L’histoire montre en effet que les marchés actions auraient sans doute beaucoup de mal à digérer une hausse des taux longs…

Les marchés actions ne performent pas lorsque les taux longs montent

Les marchés actions ne performent pas lorsque les taux longs montent

On notera aussi que, comme le soulignait Bloomberg début mars, la part des titres du Trésor détenus par les banques centrales étrangères (et la Fed) est passée de 45% en 2015 à 40% début 2018, et ce alors même que la dette US continue d’augmenter.

En résumé, les Etats-Unis comptent sur les acheteurs étrangers mais seront-ils au rendez-vous ?

C’est ce que nous verrons très prochainement.

(1) https://econimica.blogspot.fr/2018/02/who-is-it-that-wants-to-buy-trillions.html

(2) https://www.zerohedge.com/news/2018-03-03/will-foreigners-retaliate-trumps-trade-war-dumping-us-treasuries

(3)https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/274Uf8Xj2yyvEZ6kuSUidw==

(4) https://www.zerohedge.com/news/2018-04-28/deutsche-us-about-suffer-debt-crisis-here-are-signs

(5) https://www.zerohedge.com/news/2018-02-14/albert-edwards-we-just-had-small-taste-coming-financial-collapse

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Publié par le 21 juin 2018 dans économie, général, International

 

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« L’incroyable proposition de loi américaine ! Rendre le dollar convertible en or !!! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer que j’en suis resté béat, baba, sidéré… Je me suis dit, voilà une information qui a tout d’une fausse information, voici encore un coup des popov (les Russes, pour les plus jeunes qui ne parlent pas la guerre froide), eh bien figurez-vous que non !

Il y a bien un député hurluberlu aux États-Unis d’Amérique qui vient d’avoir la très pertinente idée d’introduire une proposition de loi visant à rendre le dollar convertible en or, et cette proposition de loi est en elle-même tout un programme.

Comme je suis très gentil à l’égard de mes biens aimables lecteurs, je vais vous traduire intégralement cette proposition de loi, mais avant tout je voulais vous parler de l’or comme monnaie.

N’ayez pas peur… de la déflation !!

C’est les gouvernements qui ont peur de la déflation, car la déflation c’est l’inverse de l’inflation. Et les gouvernements ont assis leur pouvoir, leurs dépenses, leurs ressources et le financement de leurs mensonges électoraux sur la création monétaire et donc sur l’inflation. Sans inflation, nos dirigeants sont tous en faillite.

En ce qui concerne les sans-dents que nous sommes, la déflation est généralement un bonheur ineffable, enfin, la déflation est génétiquement une conséquence du capitalisme.

En effet, le capitalisme vise à faire toujours mieux avec moins. Cette recherche de la productivité porte en elle la conséquence naturelle de la déflation.

Je vous disais 3 lignes plus haut que vous aimiez la déflation (moi aussi). J’aime la déflation quand le prix de mon ordinateur ou de mon écran plat baisse, j’aime le prix des billets d’avion en chute libre (pas les avions), ou encore lorsque j’ai de plus en plus de confort dans ma voiture, et que Dacia maintient ses prix (oui, cela marche un peu moins avec Porsche).

Dernier élément. Si pendant des siècles la croissance de la population a été très forte, nous avons commencé à voir, au niveau mondial, une déflation démographique très importante.

Si nous continuons d’augmenter la quantité de monnaie alors que la population diminue, nous allons augmenter le phénomène de perte de valeur des monnaies.

Prenez l’exemple éclairant du Japon, à ce sujet très en avance sur la déflation démographique et la création monétaire assez débridée.

Proposition H. R. 5404 à la Chambre des représentants en date du 22 mars 2018

Cette proposition numéro 5404 est intitulée « Définir le dollar comme un poids fixe d’or ». Tout un programme qui vient réjouir mes chastes oreilles de « monétariste ».

Ce projet de loi a été déposé par un presque illustre inconnu au niveau international, Monsieur Mooney, député de la Virginie-Occidentale. Mooney… Money, il n’y a qu’un pas symbolique à franchir !!

Au moment où lirez ces lignes, le projet de loi a été renvoyé au Comité des services financiers qui va certainement décider de classer tout cela sans suite, mais c’est tout de même une belle provocation politique que de porter ce genre d’idée économiquement subversive au sein des instances législatives.

L’or est la seule monnaie qui a toujours rendu visible toutes les tricheries des gouvernements et limité leur pouvoir néfaste sur les peuples et leurs tentations naturelles à la dictature.
Voici le texte traduit de cette proposition de loi américaine.

Définir le dollar comme un poids fixe d’or.

Qu’il soit promulgué par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique réunis au Congrès,

SECTION 1.

Le Congrès constate ce qui suit :

(1) Le dollar des États-Unis a perdu 30 % de son pouvoir d’achat depuis 2000, et 96 % de son pouvoir d’achat depuis la fin de l’étalon-or en 1913.

(2) En vertu de l’objectif annuel d’inflation de 2 % de la Réserve fédérale, le dollar perd la moitié de son pouvoir d’achat à chaque génération, soit tous les 35 ans.

(3) Les familles américaines ont besoin d’une stabilité des prix à long terme pour répondre aux besoins de dépenses de leur ménage, épargner de l’argent et planifier leur retraite.

(4) La politique d’inflation à long terme de la Réserve fédérale a rendu l’industrie manufacturière américaine non-compétitive, augmentant le coût des produits manufacturés des États-Unis de plus de 40 % depuis 2000, contre moins de 20 % en Allemagne et en France.

(5) Entre 2000 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier aux États-Unis a diminué d’un tiers après s’être stabilisé pendant 30 ans à près de 20 000 000 d’emplois.

(6) L’économie américaine a besoin d’un dollar stable, de taux de change fixes et d’une masse monétaire contrôlée par le marché et non par le gouvernement.

(7) L’étalon-or met le contrôle de la masse monétaire entre les mains du marché au lieu de celles de la Réserve fédérale.

(8) L’étalon-or est le cours légal défini par une certaine quantité d’or et convertible en une certaine quantité d’or.

En vertu de l’étalon-or jusqu’en 1913, l’économie des États-Unis a connu une croissance annuelle moyenne de quatre pour cent (4 %), soit un tiers de plus que le taux de croissance depuis lors et deux fois plus élevé que depuis l’an 2000.

(10) L’étalon international d’échange de l’or de 1914 à 1971 ne prévoyait pas un dollar des États-Unis convertible en or et a donc contribué à provoquer la Grande Dépression et la stagflation.

(11) La politique de la Réserve fédérale, qui consiste à accroître la masse monétaire sans que la demande ne progresse au même rythme, a enrichi les propriétaires d’actifs financiers, mais a mis en danger les emplois, les salaires et les économies des cols bleus.

(12) Le rétablissement de la prospérité de la classe moyenne américaine nécessite un changement de politique monétaire autorisé par le Congrès dans l’article I, section 8, clause 5 de la Constitution.

SECTION 2. DÉFINIR LE DOLLAR EN TERMES D’OR.

En vigueur 30 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

(1) Le secrétaire du Trésor (appelé dans la présente loi le  » secrétaire « ) définit le dollar en fonction d’un poids fixe d’or, basé sur le cours de clôture de l’or ce jour-là ; et

(2) Les banques de la Réserve fédérale rendront les billets de la Réserve fédérale échangeables contre de l’or selon la définition statutaire de l’or du dollar.

SECTION 3. LA DIVULGATION DE LA DÉTENTION.

Au cours de la période de 30 mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le gouvernement des États-Unis doit prendre des mesures opportunes et raisonnables pour divulguer tous ses avoirs en or, ainsi qu’un rapport simultané de tous les achats ou ventes du gouvernement des États-Unis, améliorant ainsi la capacité du marché et des participants au marché d’arriver à la parité fixe dollar-or d’une manière ordonnée.

Fin…

Oui… Un monde avec une monnaie neutre serait un monde certainement bien meilleur, un monde qui resterait encore imparfait, mais une grande partie des souffrances de l’humanité serait limitée.

N’oubliez pas ce que disait le Général de Gaulle, un grand amateur de l’or comme monnaie nationale : « Celui qui parie sur les gouvernements et leurs papiers monnaies parie contre 6 000 ans d’histoire. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 10 avril 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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