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Egon von Greyerz – « J’alerte sur le fait que les banques bloquent les actifs des clients ! »

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Il y a de plus en plus de risques à détenir du cash ou de l’or dans une banque. Plus bas, j’évoquerai les difficultés rencontrées par certains clients pour retirer de l’argent liquide ou de l’or de leur banque.

“Risque” provient du mot grec ancien “rhiza”, signifiant “falaise” ou “racine” (par extension “base d’une montagne”, “écueil”). Les écueils et falaises étaient donc les “risques” rencontrés par les marins, et notamment par Ulysse lorsqu’il navigua entre Scylla et Charybde. Une définition plus moderne du risque est “Identification et évaluation des dangers qui pourraient nous empêcher d’atteindre nos objectifs”.

Très peu de personnes ont la capacité d’identifier les risques énormes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Et parmi ceux qui parviennent à les identifier, peu ont la capacité de les évaluer ou de prendre les mesures de protection nécessaires.

Le monde n’est pas préparé à ce qui se profile

Un risque maximal exige une protection maximale. Mais le monde n’est pas du tout préparé aux catastrophes à venir. Même au plus haut niveau, les gouvernements se concentrent sur les problèmes politiques habituels plutôt que de traiter la question urgente de l’économie mondiale.

Egon Von Greyerz: “L’effroyable crise de 2008 s’apprête à revenir en force !” Egon Von Greyerz: “L’effondrement final qui a déjà débuté va entraîner le monde dans le chaos !”

Par exemple, les problèmes internes aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, sont insignifiants comparés à l’effondrement potentiel du système financier et de l’économie mondiale. Mais ces problèmes occupent clairement l’esprit des dirigeants, probablement parce qu’ils ne voient pas le nuage noir qui plane sur l’économie mondiale.

Brexit – Un échec

Au Royaume-Uni, Theresa May a gâché le Brexit. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais tout ce que Mme May a obtenu après deux ans est un accord qui laisse le Royaume-Uni avec la quasi-totalité des obligations et des lois de l’UE, mais sans aucun pouvoir ni influence. En plus de cela, le Royaume-Uni va payer une facture de 39 milliards de livres sterling à Bruxelles. May restera-t-elle en place, le Brexit n’aura-t-il pas lieu ? Personne ne sait à ce stade. Mais nous savons que Bruxelles, de même que la France et l’Allemagne, cherchent désespérément à maintenir cet édifice artificiel. Avec des problèmes partout et une opposition croissante au sein de l’UE, ce ne sera qu’une question de temps avant que l’Europe ne s’effondre. La prochaine récession économique s’en chargera.

Les dirigeants occidentaux ne sont pas en odeur de sainteté

Merkel et Macron sont maintenant très impopulaires dans les sondages. Seuls 17% des Allemands sont satisfaits de Merkel, tandis que Macron est approuvé par 29% des Français.

Aux États-Unis, le taux de popularité de Trump est d’environ 40 %. Mais il est maintenant un président affaibli et aucune décision majeure ne sera adoptée par les deux chambres. Lorsque l’économie et le marché boursier s’effondreront, au cours des deux prochaines années, la popularité de Trump chutera rapidement, comme tous les présidents dans ce genre de période.

Les turbulences politiques et financières qui se profilent à l’horizon

La situation est donc similaire dans toutes les grandes nations occidentales. La popularité des dirigeants baisse, mais ce n’est qu’un début. La chute des marchés boursiers et de l’économie déclenchera des problèmes politiques dans la plupart des pays, de nouvelles élections, des votes de défiance ou des tentatives de destitution. Tout cela fera partie de la tourmente politique et économique dans laquelle nous serons plongés au cours des prochaines années.

Egon Von Greyerz: “ATTENTION !! Voici la terrifiante vérité de ce qui se profile…” Egon Von Greyerz: “L’effondrement mondial sera dévastateur. Aucune solution ne pourra le contrer !”

Y a-t-il une solution ? À mon avis, non. Avec une dette de 250 000 milliards $ et 2 quadrillions $ de dérivés et passifs non capitalisés, le monde ne pourra éviter les difficultés. Vous ne pouvez pas résoudre un problème en utilisant les mêmes moyens qui l’ont créé. Mais comme les banquiers centraux n’ont pas d’autres armes dans leur arsenal, ils continueront à imprimer des quantités illimitées de monnaie. Je ne serais pas surpris de voir le dollar transformé en crypto-monnaie afin de faire croire aux gens tous les problèmes d’endettement sont résolus.

Le patron du FMI demande aux banques centrales d’émettre des monnaies numériques

Le patron du FMI, Christine Lagarde, a exhorté les banques centrales à se pencher rapidement sur la création de monnaies numériques ou crypto-monnaies afin de remplacer celles émises par le secteur privé qui “sont intrinsèquement instables” et aussi “des refuges pour les fraudeurs et les blanchisseurs d’argent”.

Il est clair pour moi que les gouvernements et le FMI ne laisseront jamais les crypto-monnaies privées devenir un moyen de paiement majeur. Au lieu de cela, comme le propose Lagarde, les cryptos émises par les gouvernements deviendront un système réglementé par les banques centrales. Le crypto-dollar sera la nouvelle monnaie fiduciaire parfaite à émettre lors d’une réinitialisation monétaire.

Mais plus de création et de manipulation monétaire ne résoudra pas le problème de la dette mondiale, même si c’est ce que les gouvernements essaieront de faire croire.

La dette ne peut pas être gonflée

Plus le système financier sera sous pression, plus les gouvernements prendront des mesures de panique. Quoi qu’ils fassent, ils ne pourront jamais se débarrasser de la dette. Ils ne peuvent l’alléger en ayant recours à l’inflation. Étant donné que la dette a augmenté de façon exponentielle en période de prospérité, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle puisse être remboursée en période de crise. D’autant plus que, au cours du prochain ralentissement économique, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt qui monteront rapidement avec la panique et la défaillance des marchés obligataires.

Les gouvernements sont en faillite, les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel
Egon Von Greyerz: “les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel, et il n’y a aucune possibilité de les réduire !”

Depuis 1971, le monde est en perpétuelle expansion de la dette. Cela a commencé au début des années 1960 et, depuis, les États-Unis ont augmenté la dette fédérale chaque année. Puis, lorsque Nixon a mis fin à la convertibilité du dollar en or en 1971, l’impression monétaire est devenue une aubaine pour la plupart des gouvernements. Il est tellement plus facile d’imprimer de l’argent quand on en a besoin que d’essayer de joindre les deux bouts. Cela a été la norme non seulement pour les gouvernements, mais aussi pour les particuliers.

L’or reprendra son rôle de seule monnaie réelle

À mesure que la crise financière s’intensifiera, le rôle de l’or en tant que seule monnaie sûre suscitera de plus en plus d’intérêt. Cela coïncidera avec la poursuite de la phase haussière du marché de l’or qui a débuté en 1999 et a corrigé à partir de 2011-2012. En dollars américains, la correction s’est terminée en décembre 2015, mais dans de nombreuses autres devises comme le dollar canadien ou l’euro, le plus bas niveau a été atteint en 2013. La prochaine hausse de l’or devrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Egon Von Greyerz: L’or est la seule monnaie à dire la vérité

Egon Von Greyerz: Préparez-vous à l’APOCALYPSE financière

Dans un monde où le risque est à son maximum, détenir de l’or est une assurance et un moyen de protéger son patrimoine. Mais il est essentiel non seulement de détenir de l’or, mais aussi de savoir comment le détenir. De plus en plus d’Américains veulent stocker leur or en Suisse en raison des risques qu’ils encourent en le conservant aux États-Unis, qu’il s’agisse de confiscation ou de renflouement interne. Les Allemands s’inquiètent également des lois que le gouvernement allemand ou l’UE imposeront et, par conséquent, sortent leur or d’Allemagne.

Ne stockez pas votre Or dans une banque

J’ai souvent recommandé de ne pas détenir son or dans une banque. Il peut faire l’objet d’un renflouement ou d’un gel d’actifs, même s’il est détenu dans un coffre privé. S’il est conservé dans le coffre-fort général de la banque, les risques sont beaucoup plus élevés. Nous avons eu de nombreux exemples de lingots d’or que le client pensait avoir achetés mais qui n’étaient pas là. Lorsque le client a voulu récupérer son or, la banque a dû trouver de nouveaux lingots. Même les barres allouées, en banque, sont risquées.

Nous constatons aussi, de plus en plus fréquemment, que même les banques suisses résistent aux tentatives des clients de retirer leur or ou leur cash. Ils inventent toutes sortes d’excuses de manière à ce que les clients ne puissent retirer que 100 000 CHF (ou dollars) par an en espèces ou en or.

Une banque suisse a récemment indiqué qu’un retrait de plus de 500 000 CHF nécessitait l’approbation du conseil d’administration. Il est bien sûr totalement ridicule qu’un client soit dans l’impossibilité de retirer son propre argent ou ses propres actifs. Mais c’est la réalité. Non seulement les banques ne sont plus des institutions sûres pour garder votre argent ou vos actifs, mais une fois que la banque détient tout, vous ne pouvez plus retirer.

Selon moi, aucun actif important ne devrait être conservé dans le système bancaire, à l’exception de suffisamment de liquidités pour les dépenses quotidiennes. L’or (et l’argent) est totalement liquide et facile à convertir en monnaie fiduciaire en cas de besoin de liquidités. Mieux vaut détenir des actifs sous la forme de métaux physiques, sous votre propre contrôle. L’ensemble des actifs détenus dans une banque sont exposés aux risques de renflouement, de dégradation, de restrictions de liquidité (par exemple en Argentine), de fraude ou de faillite.

Source: goldbroker

Voir les précédentes interventions d’Egon Von Greyerz

Source Goldbroker Via Business-Bourse

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Publié par le 2 décembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Le Général Tauzin s’exprime sur les Gilets Jaunes et alerte sur le risque de guerre civile

Le Général Tauzin s’exprime sur les Gilets Jaunes

Comme je le disais la limite entre guerre civile et « révolution » peut parfois être très mince … Il faut faire très très attention. Le Général Tauzin nous alerte sur les dangers d’une guerre civile lui qui en a connu plusieurs, « tout peut basculer en une nuit » selon lui, et comme il le précise, certains n’attendent que ça. 

A ce sujet un contre mouvement commence à naître. Il y a maintenant par exemple des « foulards rouges » qui s’organisent contre les gilets jaunes, pour le moment c’est un mouvement ridicule limité au Vaucluse, mais ce n’est qu’un exemple. Heureusement, ils appellent à éviter toute forme de violence quelconque et insistent sur ce point, et précisent « Soyons vigilants, attention à ne pas monter le peuple français les uns contre les autres. Soyons intelligents dans les paroles et les actes ». 

J’imagine qu’il y a d’autres gens que les gilets jaunes exaspèrent, à commencer par énormément de Français qui soutiennent malgré tout la « cause » en masse, car eux aussi ils sont en colère, mais à force d’autres contre mouvements du genre pourraient naître . Là je dis attention mais attention !!

Comme le dis le général, le moindre dérapage peut être fatal. On sait tous quelle est la situation en France, ça peut vite partir en live.    

Je pense que c’est du à la méthodologie des gilets jaunes, c’est évident j’en ai déjà parlé. Ces derniers devraient changer de stratégie et ne surtout pas « emmerder » ni prendre en otage les Français.  

Tout le reste n’est qu’une question de cibler les vrais problèmes … et d’organisation, pas d’anarchie. 

Comment s’y prendre pour vraiment changer les choses dans notre si beau pays sans créer le moindre débordement quelconque ni la moindre vague ? (une partie des citoyens s’y emploient depuis des années, pendant que les autres dormaient … et se réveillent affolés)

Il suffit simplement de faire fonctionner son cerveaus’informer correctement (ce qui commence par varier ses sources et ne pas croire tout ce que je raconte) et diffuser l’info, les idées qui changent le monde peuvent se répandre comme des traînées de poudre dans notre société ! 

Lisez un peu ce que j’écris, ne serait ce que dans l’article précédent, et j’en écris des articles … (lisez toujours mes comsSachez lire entre les lignes aussi. (dans ce que j’écris et ce que je n’écris pas) 

Ça passe par un éveil de la population et une révolution des esprits, ce qui semble commencer à se produire. Il y a bien sur toujours un point de basculement. Le fruit est il mur ? Là où une bande de moutons du système nourrit à TF1 manifesteront leur colère en semant le chaos ce qui est contre productif et dangereux, un seul citoyen « éveillé » en colère pourra lui changer le MONDE simplement avec son petit doigt. (ses idées

Comme le dit le général « La beauté et la légitimité de ce mouvement ne pourront qu’éclater si le calme et l’union fraternelle transpirent de vos actions. »

Je vous laisse lire ce qu’il dit, c’est très important, primordial même. Z

« J’habite un village du Périgord qui ne fait pas exception à la désertification, à l’impossibilité pour les jeunes de trouver du travail, à l’obligation de prendre la voiture pour une baguette de pain, à la fermeture des services publics et à l’inexorable éloignement des services médicaux.

Contrairement à ce que le gouvernement et certains médias voudraient nous faire croire, les « Gilets Jaunes » ne sont pas des radicalisés extrémistes dangereux, même s’il peut y avoir infiltration de personnes mal intentionnées. Je les connais, car je les côtoie tous les jours, au contraire de nos gouvernants pour qui la misère n’est qu’une courbe sur un graphique. Ce sont des Français qui n’en peuvent plus, des Français à bout, responsables et travailleurs, ceux-là même que l’on qualifie avec mépris de « sans dents », « d’illettrés » parfois, et qui sont, ni plus ni moins, abandonnés par ceux qui devraient être à leur service, des Français sans espoir ni espérance. Et là est le danger. Que les gouvernants arrêtent de faire croire qu’ils ne comprennent pas le problème de ce qui pourrait devenir un soulèvement populaire. Ils seraient alors les véritables responsables d’un affrontement. Qu’ils cessent de faire de la politique politicienne et fassent enfin de la vraie politique, et la vraie politique est SERVICE de la France et des Français! Cette levée des Français en voie de sous-développement n’est pas non plus un problème de « droite ou de gauche », c’est la France qui souffre, la France qui n’en peut plus d’être oubliée chez elle. En prendre conscience et prendre les mesures adéquates est désormais une question de survie.

Cependant, si je comprends ce ras-le-bol, j’adjure les « Gilets Jaunes » de ne pas commettre d’imprudence, ni de provocation. Tout peut très vite déraper et je crains que le gouvernement ne fasse rien pour calmer la situation si tant est qu’il en soit capable. J’en veux pour preuve les manipulations de chiffres (280 000 participants annoncés pour la manifestation du 17 novembre ?!), manipulation des faits en faisant endosser toute la responsabilité des blessés aux manifestants, propos injurieux et méprisants, silence coupable de certains ressemblant à une fuite, etc. Cela risque d’empirer et même de devenir incontrôlable. Il me paraît évident que ce mouvement était, au début, totalement spontané ; aujourd’hui, s’il prend de l’ampleur avec des leaders identifiés, il sera facile de l’infiltrer par quelque service bien entraîné et surtout par des groupuscules ne voulant que le désordre et la casse. Je vous le répète : je vous adjure d’être prudents, chaque dérapage peut être fatal, d’abord en discréditant une légitime démarche, et surtout en conduisant la France à un point de non-retour. Certains en profiteront, soyez-en sûrs, ils n’attendent que cela !

J’ai connu quatre guerres civiles sur le terrain : en Yougoslavie, en Somalie, au Liban et au Rwanda. Tout peut basculer en une nuit, je l’ai vu et vécu. En quelques heures un voisin, un ami, un membre de sa famille même peut devenir un dangereux ennemi. Nous-mêmes avons connu cela par le passé… N’en arrivons pas là ! Ne croyez surtout pas qu’une guerre civile se contrôle par ceux qui en sont les victimes, cela va très vite et surtout cela peut être provoqué par d’autres que les « Gilets Jaunes » !

Ne vous laissez pas manipuler, veillez aux infiltrations de toute sorte, soyez calmes et prudents, ne répondez pas aux provocations et ne vous y laissez pas entraîner. Ne vous laissez pas submerger non plus par la situation, car le désespoir peut mener à des violences qui ne résoudraient rien et ne feraient que donner des prétextes à vos opposants. Et je demande la même chose à nos forces de l’ordre : agissez avec honneur !

La beauté et la légitimité de ce mouvement ne pourront qu’éclater si le calme et l’union fraternelle transpirent de vos actions. La France peut se rebâtir et son peuple est le mieux placé pour y parvenir. C’est le relèvement de la France à visage humain contre la France des gestionnaires ; de la France profonde contre la France centralisée ; de la France unie et patriotique contre le mépris et l’arrogance de ceux qui se croient être des élites. Restons calmes, soyons au service les uns des autres et ne quittons jamais des yeux notre belle France. »

Didier Tauzin

source:http://www.profession-gendarme.com/le-general-tauzin-sexprime-sur-les-gilets-jaunes/

 
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Publié par le 30 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Moscou alerte qu’un destroyer américain a été déployé pour de possibles frappes en Syrie

Les Russes ne cessent de sonner l’alarme sur la Syrie ces derniers jours, et officiellement s’il vous plait, via le ministère russe de la Défense .  Je crains que quelque chose se prépare une fois de plus, et la patience des Russes a ses limites ! On voit bien que de puissantes forces dans le monde veulent une bonne grosse guerre . Ça risque fortement de dégénérer la situation en Syrie !  Z 

Après avoir accusé des terroristes syriens de préparer une attaque chimique imminente, prétexte à une intervention en Syrie, Moscou affirme qu’un destroyer américain, capable de frapper toute cible dans ce pays, est entré en Méditerranée.

Le ministère russe de la Défense a déclaré le 27 août que Washington préparait ses forces militaires au Moyen-Orient en prévision d’une possible attaque, redoutée par Moscou, contre les forces gouvernementales syriennes. Cité par Reuters, le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov a déclaré que l’USS Ross, un destroyer américain, était entré en Méditerranée le 25 août, armé de 28 missiles de croisière Tomahawk capables de frapper n’importe quelle cible en Syrie.

Selon le communiqué cité par les agences de presse russes, le destroyer USS The Sullivans (DDG-68) a par ailleurs été déployé dans le Golfe arabo-persique. Un bombardier stratégique B-1 «Lancer» a pour sa part été repositionné sur une base aérienne au Qatar. D’après le ministère russe, ces mouvements constituent «la dernière preuve de l’intention américaine» de tirer profit d’une présumée provocation.

Le président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie, Konstantin Kossatchev, a commenté : «Ce schéma est déjà si typique des actions de l’administration américaine partout dans le monde que n’importe quel observateur impartial comprend la finalité, le scénario et les véritables objectifs de ce qui se passe.»

«Malheureusement, l’administration américaine se voit entourée dans de tels cas par un chœur de béni-oui-oui, prêts à la soutenir et l’approuver à l’unisson au moment opportun», a-t-il poursuivi.
Selon Moscou, une attaque chimique sous faux drapeau se préparerait

Le 26 août, Igor Konachenkov avait accusé des «experts étrangers anglophones» d’être arrivés en Syrie pour mettre en scène une attaque chimique au chlore dans la région d’Idlib. «Selon le Centre russe pour la réconciliation en Syrie, qui a reçu ce jour des informations de résidents d’Idlib, des spécialistes étrangers anglophones sont arrivés dans la localité de Hbit, au sud de la zone de désescalade, dans le but de mettre en scène une attaque chimique à l’aide d’engins explosifs au chlore», avait expliqué le porte-parole, cité par l’agence de presse russe Tass.

La veille, le ministère russe de la Défense avait rapporté que des djihadistes, aidés par les Britanniques, seraient en train de préparer une attaque chimique en Syrie, dont ils attribueraient la responsabilité aux autorités syriennes, et qui pourrait déboucher sur une nouvelle intervention militaire occidentale.

Quelques jours plus tôt, les Occidentaux avaient mis en garde Damas. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, avait prévenu que Washington réagirait «très fortement» si l’armée syrienne avait recours aux armes chimiques dans son offensive pour reprendre la province d’Idlib, l’un des derniers fiefs des insurgés islamistes dans le pays. Dans un communiqué commun publié avec les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient eu aussi mis en garde Damas contre l’utilisation d’armes chimiques.

En avril, attribuant sans preuves au gouvernement syrien une présumée attaque chimique à Douma, les Etats-Unis et leurs alliés, dont Paris et Londres, ont bombardé plusieurs cibles en Syrie. La Russie, alliée de Damas, a toujours affirmé que l’attaque de Douma avait été mise en scène par les Casques blancs qu’elle accuse d’être alliés aux djihadistes.

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60 Millions de consommateurs alerte : Des jus de fruits plus sucrés que les sodas …

Certains jus de fruits et smoothies sont plus sucrés que le Coca cola !!! Comme le «Super smoothie antioxydant» à base de kiwi, citron vert et graine de lin d’innocent. Un verre de 250 ml de ce jus contiendrait 27,5 grammes de sucres, soit plus qu’un verre de Coca-Cola de la même quantité (26,5 grammes) , comme rapporté ci dessous ! Z 

Il fait chaud, même très chaud, ces derniers jours. Quoi de mieux qu’un jus multivitamines pour se désaltérer… tout en faisant du bien à son corps. Si nombre de Français soucieux de leur santé préfèrent aujourd’hui boire des nectars et des boissons aux fruits que des sodas, la dernière enquête de 60 Millions de consommateurs a de quoi leur couper la soif. Dans son numéro de juillet, la revue s’est penchée sur la composition des boissons de l’été et a relevé des teneurs en sucres très élevées pour ces produits. Nous vous présentons ici les 10 jus de fruits trop riches en sucres.

(source)

Selon 60 millions de consommateurs, ces boissons contiennent une quantité de sucres parfois au-dessus des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Innocent, Tropicana ou encore Jocker sont dans le viseur.

En cette période estivale, rien de mieux qu’un bon jus de fruits pour se désaltérer et se faire du bien. C’est en tout cas ce que croient une grande partie des Français qui en consomment 22 litres par an. Soucieux de leur santé, ils préfèrent boire des jus de fruits plutôt que des sodas. Un bon réflexe? Pas forcément, répond 60 millions de consommateurs. Dans son dernier numéro hors série, le magazine, qui a étudié les étiquettes des jus, nectars et autres smoothies, met en garde contre certains d’entre eux qui contiennent une quantité de sucres (fructose, glucose, saccharose) supérieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé. Sans parler des additifs, des colorants et du manque de fibres.

Concernant les sucres, 60 millions de consommateurs épingle certains jus qui en contiennent plus que la dose journalière recommandée (25 grammes). Comme le jus d’orange sans pulpe de 330 ml, vendu par Innocent, qui en contient 25,7 grammes, soit 4,5 morceaux. Le spécialiste des smoothies est particulièrement dans le viseur du magazine qui l’accuse de commercialiser des boissons à la teneur en sucres supérieure aux sodas. C’est le cas de son «Super smoothie antioxydant» à base de kiwi, citron vert et graine de lin. Un verre de 250 ml de ce jus contiendrait 27,5 grammes de sucres, soit plus qu’un verre de Coca-Cola de la même quantité (26,5 grammes)! «Des fruits très caloriques tels que la banane ou le raisin s’invitent très fréquemment dans ces mélanges», déplore le magazine. Mais Innocent n’est pas le seul à être épinglé. Le jus de pamplemousse de la marque Joker contient ainsi 50% de sucres de plus que le Schweppes Agrum’, assure 60 millions de consommateurs.

Des pratiques commerciales douteuses

Les marques ont aussi tendance à embrouiller le consommateur sur la catégorie de jus qu’il consomme. Or il existe une différence notable entre un pur jus (auquel rien n’est ajouté), un jus à base de concentré (dans lequel la quantité d’eau est importante) et un nectar, seule catégorie pour laquelle les industriels peuvent ajouter du sucre, des conservateurs et des colorants. «Les marques s’arrangent pour que le consommateur ait du mal à identifier ces trois familles. Souvent les nectars avancent masqués», dénonce 60 millions de consommateurs. Et de citer la marque Pressade qui pour son «Bio Orange» inscrit la mention nectar en bas de la brique, en petits caractères. La DGCCRF a déjà dénoncé ce type de pratique l’an dernier. «L’étiquetage de certains jus de fruits à base de concentré met en relief la mention ‘jus de fruit’ par une typographie différente (caractères plus grands que ceux de la mention ‘à base de concentré’). Cette pratique n’est pas autorisée par la réglementation», rappelait-elle. De même, «l’utilisation de mentions facultatives comme celles incorporant le terme ‘pur’ a été observée sur l’étiquetage de jus obtenus à partir de concentré. Cette pratique peut créer de la confusion dans l’esprit du consommateur sur les caractéristiques du produit», ajoutait la DGCCRF.

Un cocktail de légumes qui renferme l’équivalent de la teneur en sel de 100 g de chips

60 millions de consommateurs met également en lumière les ajouts dans certains jus. Il peut s’agir de vitamines, comme pour le jus «Essentiel Multivitamines» de Tropicana, «enrichi par le fabricant afin de faire mieux que la nature», explique le magazine. Mais aussi des additifs qui permettent d’augmenter la quantité de fibres, d’épaissir ou de colorer le jus (comme dans la bouteille de «Essentiel fibre plus» de la même marque). Ceux qui préfèrent boire de l’eau minérale aromatisée ne sont pas mieux lotis. La bouteille de 37 cl d’Evian goût «framboise verveine» contient 22 grammes de sucres, soit 3,5 morceaux. «Autant qu’un Schweppes Indian Tonic, qui n’est autre qu’un Soda», souligne le magazine.

Et quand il ne s’agit pas de sucre ou de fibres, il s’agit de sel. Les jus de légumes en contiennent parfois en trop grande quantité, déplore 60 millions de consommateurs. «Le cocktail de légumes Original V8 affole les compteurs avec 650 mg de sodium dans une cannette de 340 ml, ce qui revient à 1,6 g de sel. C’est-à-dire l’équivalent de la teneur de 100 g de chips!», note ce dernier. Le jus de légumes bio d’Auchan ne fait pas mieux. Il contient «un taux de sel très important», selon l’enquête, de 6 g/l. En résumé, pour limiter les mauvaises surprises, 60 millions de consommateurs conseille de privilégier les purs jus, de vérifier les taux de sucres et de ne pas boire plus d’un verre de 200 ml par jour. Mais surtout, rappelle le magazine, «ayez conscience que vous ne buvez pas du jus pour votre santé mais pour le plaisir»

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Publié par le 13 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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60 Millions de consommateurs alerte sur certains produits Bios

Ces produits bio que « 60 Millions de consommateurs » ne recommande pas à l’issue de ses tests

Toutes les étiquettes ne se valent pas

BIO – Tous les produits bio se valent-ils? Bien sûr que non. Il y existe différentes gammes de prix et de qualité, comme partout. Mais pas seulement. Comme le montre l’enquête du dernier numéro de 60 Millions de consommateurs, à paraître ce 22 mars, on peut aussi trouver des traces de pesticide, de plastifiant et autre aflatoxine indésirables.

Pour cet exercice, le magazine a testé 74 produits retenus parmi les sept familles les plus consommées dans les magasins bio:

  • chocolat noir
  • huile d’olive
  • miel de fleurs et de montagne
  • café moulu pur arabica
  • sucre de canne
  • quinoa blanc
  • riz

Pour commencer, pas d’alarmisme. Les résultats sont globalement bons. Quel que soit le pays de provenance, de France, d’Union européenne, ou du bout du monde, les produits bio sont presque tous très respectueux des cahiers de charges.

Sur les 74 produits, 7 n’ont pas été à la hauteur, soit moins de 10%, dans trois catégories. Et encore, prévient 60 Millions, ils sont décevants au regard des normes bios. Mais malgré tout, certaines marques présentent une quantité de produits chimiques « insatisfaisante », voire « très insatisfaisante », selon 60 Millions.

Ces quatre marques d’huile d’olive sur douze testées présentent ainsi des taux « insatisfaisants » de pesticides:

  • Bio Planète, huile d’olive douce vierge extra classic (Tunisie)
  • L’Olivier Heureux, huille d’olive vierge extra (Tunisie)
  • Crudolio, huile d’olive vierge extra (Italie)
  • Marque Repère Bio Village (E. Leclerc, Tunisie), hile d’olive vierge extra

L’avis de 60 Millions: « Les huiles de Tunisie sont globalement les plus contaminées en plastifiants et en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques); elles arrivent par ailleurs en seconde position (derrière les huiles d’Espagne) pour les solvants. Les huiles d’olive françaises sont les plus polluées par les résidus de pesticides. »

Sur sept marques de quinoa blanc, une seule s’est révélée « très insatisfaisante » pour ses teneurs en pesticides:

  • Famille Rochefort, quinoa de nos champs (France)

L’avis de 60 Millions: « le pesticide retrouvé dans le quinoa français Rochefort atteint une concentration dix fois supérieure à la limite maximale de résidu pour le quinoa conventionnel! Difficile d’attribuer cette présence juste à une contamination accidentelle; nous ne disposons toutefois d’aucun élément indiquant un potentiel ajout intentionnel à la culture. »

Sur dix marques de riz auscultées, deux n’ont pas répondu aux attentes de 60 Millions, respectivement ‘ »insatisfaisant » et « très insatisfaisant » pour les teneurs en pesticides:

  • Taureau ailé, Le basmati (Inde et Pakistan)
  • Monoprix Bio, Riz basmati (Pakistan)

L’avis de 60 Millions« Le riz Monoprix Bio contient, entre autres pesticides, du tricyclazole à hauteur de 0,019 mg/kg, alors que la limite maximale autorisée en agriculture conventionnelle est à 0,01 mg/kg. Sans compter que ce fongicide utilisé contre la principale maladie du riz (la pyriculariose) est interdit en Europe depuis octobre 2016. »

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Publié par le 22 mars 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Google Home, Amazon Echo : la Cnil alerte les utilisateurs sur les dangers des enceintes intelligentes pour la vie privée

google home amazon echo
Google Home, Amazon Echo et les autres enceintes intelligentes sont dans le viseur de la Cnil. La commission estime que les assistants vocaux peuvent représenter un danger pour le respect de la vie privée et a publié un guide aidant les utilisateurs à comprendre leur fonctionnement et les bons les usages à adopter

La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié une mise en garde envers les enceintes intelligentes comme le Google Home, qui peut enfin gérer plusieurs tâches à la fois, ou l’Amazon Echo. Elle exhorte ses utilisateurs à faire preuve de vigilance pour protéger au mieux leur vie privée en ne partageant pas trop de données personnels avec ces assistants vocaux.

Google Home, Amazon Echo et consorts collectent des données personnelles

La Cnil rappelle d’abord que « les requêtes vocales sont enregistrées dans le cloud, de la même manière qu’elles le seraient s’il (l’utilisateur) les tapait au clavier dans certains moteurs de recherche ». Elle ajoute que même en « veille permanente, ces assistants sont susceptibles d’enregistrer vos conversations, y compris celles de tiers lorsqu’ils ont reconnu le mot clé ». Elle suggère donc de couper le micro ou d’éteindre l’appareil quand il n’est pas utilisé. Concernant les enfants, la Cnil explique que des réglages permettent de filtrer certains types d’informations sensibles ou potentiellement choquantes. Mais elle recommande d’encadrer voire interdire les interactions entre les enfant et l’appareil.

La commission insiste aussi sur le fait que toutes les données personnelles recueillies par les assistants des enceintes connectées peuvent potentiellement être exploitées à des fins publicitaires. Elle encourage par ailleurs à « connecter des services qui présentent réellement une utilité pour vous, tout en considérant les risques à partager des données intimes ou des fonctionnalités sensibles ». Configurer une alarme ou l’ouverture de portes via son enceinte connectée peut par exemple être évité si le besoin n’est pas réel.

En guise de prévention, le document propose aux utilisateurs de supprimer régulièrement leur historique des conversations et des questions posées. La question de la vie privée et de la sécurité autour des objets connectés intéresse de plus en plus la Cnil, qui s’est attaquée à des  jouets connectés pour « atteinte grave à la vie privée ».  Elle travaille avec les fabricants pour comprendre comment fonctionnent leurs technologies et réfléchit à des moyens pour informer et protéger le public, assure-t-elle.

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Publié par le 13 décembre 2017 dans Education - information, général, Nouvel ordre mondial

 

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Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier !!

Actuellement, les indices boursiers ne cessent de battre des records.

Pour savoir si nous sommes ou non dans une bulle boursière, le Prix Nobel d’économie Robert Shiller a développé un indice, le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER de Shiller, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique. En fait, pour obtenir l’indicateur, il faut diviser la valeur boursière des marchés d’actions américains par la moyenne sur 10 ans des bénéfices annuels.

Sachez que ce ratio se situe aujourd’hui à 32,17, il a donc pulvérisé le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929. Robert Shiller explique que la valeur moyenne de l’indicateur se situe normalement à 17. On a bien affaire à une GIGANTESQUE bulle boursière. Certains gérants de fonds s’amusent à dire qu’on peut aller bien plus haut comme en 2000, cela étant, l’endettement actuelle est SANS PRÉCÉDENT et sans commune mesure avec ce qui était mesuré en 2000.

Voici donc cet incroyable titre de Slate – Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier :

Il est peut-être temps de commencer à paniquer. Ou du moins, de changer de politique monétaire et vite. Explications.

Et si cela allait de nouveau arriver? Et si, après la crise des subprimes de 2008, les économies occidentales allaient de nouveau subir un terrible ralentissement du système? Et si le chômage allait de nouveau augmenter, la croissance chuter et la confiance s’écrouler?

C’est en tout cas la prédiction lancée par l’indice Shiller, outil analytique fondé par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013 et spécialiste d’économétrie financière. Cette donnée, construite au début des années 1990 pour répondre à une demande du secteur immobilier américain de prédire l’évolution du prix des actifs, confronte la valeur moyenne des cours boursiers avec les bénéfices totaux des entreprises cotées étalés sur 10 ans.

L’équilibre des cours

Autrement dit, l’indice de Shiller étudie l’existence probable ou non de bulles financières. Il compare la valeur d’usage d’un actif, à quel prix est-il échangé sur le marché en fonction de l’offre et de la demande, et sa valeur réelle, déterminée par le montant des bénéfices créé par l’entreprise.

Il faut bien comprendre que, en théorie, la valeur d’un actif est directement corrélée avec les potentiels bénéfices redistribués. Par exemple, lorsque nous possédons une action, nous sommes en partie propriétaire d’une entreprise et, à ce titre, nous touchons, chaque année, une part proportionnelle des bénéfices, les dividendes. Si nous sommes propriétaires de 3% de l’entreprise, nous toucherons 3% de son profit tous les ans.

La valeur du titre dépend donc de la valeur du bénéfice que nous pourrons toucher. Si l’entreprise est largement bénéficiaire, elle peut redistribuer abondement et les investisseurs vont alors se ruer sur ses titres. Et, du fait d’un excès de demande, ces derniers vont prendre de la valeur: le cours augmente.

Annonciateur de bulles financières

Seulement, il arrive que le cours des actifs, sur les marchés, dépasse sa valeur réelle. Parce que les agents spéculent et sont influencés par les rumeurs collectives, ils vont injecter trop de liquidités et provoquer un dépassement de la valeur du titre, supérieure à ce qu’il devrait réellement coûter, compte-tenu de sa marge bénéficiaire. C’est le principe des bulles financières.

À la fin de l’année, si les agents économiques s’aperçoivent que finalement, malgré une action très chère, le gain en dividendes est faible, ils vont vendre en masse et les cours vont s’écrouler. C’est précisément ce que semblerait indiquer l’indice Shiller.

Ce dernier, calculé depuis les années 1890, est un déterminant des bulles financières. Il confronte la valeur moyenne des titres en bourse et la valeur moyenne des bénéfices des entreprises. Plus l’indice augmente, plus le prix des actifs financiers croît plus rapidement que la marge, un synonyme de bulle.

La valeur moyenne, sur un siècle, de l’indice Shiller est de 16,80. Il a atteint 30 le 29 octobre 1929, lors du «Black Tuesday», le plus grand krack boursier du XX° siècle, qui provoqua dépression, faillite et crise. Dans les années 2000, lors de la bulle d’internet, il a atteint le pic historique de 45.

Une future crise nous pend au nez

À combien est-il actuellement? 31,98 au 1er décembre 2017. Soit un niveau supérieur à celui de 1929 et la tendance haussière est continue. Depuis 2015, l’indice de Shiller ne cesse d’augmenter, sans que les autorités financières ou politiques ne s’en préoccupent. Pour le journaliste économique Pascal Riché, «il y a une petite odeur de krack dans l’air».

«Dans le monde merveilleux des boursicoteurs, une courbe s’échange d’e-mail en e-mail, promettant le grand plongeon. C’est celle de « l’indice Shiller », qui reflète le rapport prix/bénéfice des entreprises. Quand il grimpe trop, il faut s’inquiéter. « Pour la seconde fois en un siècle, cet indice dépasse le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929 », s’alarme le message. Vendez touuuuuuuut!»

Mais comment expliquer ce phénomène? Pour l’économiste Przemyslaw Radomski, spécialiste de finance de marché, cela s’expliquerait par l’action des banques centrales américaines et européennes, à la fin des années 2000 et au début des années 2010, qui auraient pratiqué une politique de relance monétaire trop importante sans que les agents économiques et les intermédiaires bancaires ne suivent cette action expansionniste.

Que font les banques?

Dès 2009, avec la volonté interventionniste de Barack Obama et de Ben Bernanke, la Federal Reserve System (FED), la banque centrale américaine, a injecté une quantité très importante de liquidités afin de relancer une économie exsangue. Côté européen, la BCE a suivi une politique non-conventionnelle, le quantitative easing, fait de taux directeur bas et de rachat abondant de titres, dès 2015. Ce ne sont pas moins de 500 milliards d’euros qui ont été déversés auprès des banques commerciales afin que ces dernières puissent financer investissements et consommations des agents.

Pourtant, d’après Przemyslaw Radomski, «les politiques expansionnistes des banques centrales n’ont pas entraîné une reprise de la croissance. […] Mais l’excès de liquidité engendré a été utilisé par les banques pour acheter des actifs financiers, et donc contribuer à créer des bulles financières».

Cité par l’économiste Jérôme Gautié, de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans son cours «Monnaie et Finance», le blogueur Captain Economics va dans ce sens.

«Depuis le début de la crise, les banques n’utilisent pas les liquidités supplémentaires pour relancer la machine à crédit. […] Le montant des crédits n’augmentent pas. L’excès de liquidité étant réinvestit directement par les banques sur les marchés financiers. […] Cet excès peut avoir un impact sur le prix des actifs financiers et faciliter l’apparition de bulles.»

Cercle vicieux

D’après lui, par manque de confiance, les banques ne prêtent plus aux agents économiques, ou alors à des taux prohibitifs, ce qui empêche tout relance de l’économie, par un soutien de l’investissement et de la consommation. À l’inverse, ces intermédiaires financiers, par peur de l’avenir, par peur d’une nouvelle crise, préfèrent placer leurs liquidités abondantes sur les marchés financiers, quitte à provoquer un excès de demande, responsable d’une inflation galopante des titres.

On aboutit à une double problématique: les marges bénéficiaires des entreprises ne décollent pas puisqu’il n’y a aucun soutien réel de l’économie (croissance molle et consommation faible) et les valeurs des titres financiers grossissent artificiellement du fait d’un excès de liquidités. L’indice de Shiller se met donc à grossir de manière inconsidérée jusqu’à atteindre un niveau supérieur à celui de 1929.

Nous serions donc aux prémices d’une prochaine grande crise économique, directement créée par les banques et les autorités monétaires. De nouveau, chômage, dépression et marasme nous attendraient. Si cela est vrai, ne serait-il pas temps, enfin, de changer de modèle?

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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