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Cahiers de doléances version 2018 : Les gilets jaunes publient une liste de revendications

Fichier:Estatesgeneral.jpg
états généraux de 1789 – illustration

Voilà qui fait beaucoup penser aux cahiers de doléances présentés aux états généraux de 1789 . Dur de savoir à quel point ces revendications sont représentatives du mouvement . 

Selon les gilets jaunes « cette liste est non-exhaustive mais par la suite, la volonté du peuple sera entendue et appliquée au moyen de la création du système  de Référendum populaire qui devra rapidement être mis en place » .  

Mais bon les gilets jaunes ne comprennent pas encore le fond du problème et que tout ceci est une utopie irréalisable . Ces « directives du peule » n’ont absolument aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit .

Il faudrait d’abord sortir de l’Euro et de l’UE (ce ne sont pas nos politiques qui décident mais Bruxelles), s’occuper du problème de la création monétaire et du monopole des banksters (donc reformer profondément notre système bancaire), revoir notre système démocratique de fond en comble, le référendum d’initiative populaire serait certes un progrès, mais ce n’est pas du tout suffisant . 

Bon, ils vont bien finir par comprendre le fond de la question … mais pas dans l’anarchie ni sans l’aide des autres citoyens qui les soutiennent à 84 %, et notamment celle des citoyens éveillés qui comprennent tous les vrais enjeux. 

Le symbole d’un gilet jaune est trop réducteur, un drapeau tricolore, absolument tout le monde le reconnait, … et le respecte . Z  

« A l’initiative d’une manifestante de la Sarthe, les gilets jaunes ont publié sur leurs réseaux sociaux une liste de leurs revendications, transmises également à des médias et aux députés, affirment-ils. Ces propositions, qualifiées de « directives du peuple », sont issues d’un sondage mis en ligne sur différents groupes de soutien du mouvement, ont-ils expliqué. 30.000 personnes y ont pris part, selon eux. Les gilets jaunes demandent aux députés de « transposer » ces directives en « loi » (source)
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par Pierrick Tillet

Attention, ça vient de sortir et ça dépote ! Les 42 revendications envoyées par les Gilets Jaunes ce jeudi aux députés et aux médias ont tout d’un programme politique révolutionnaire.

Une caractéristique : l’urgence et la justice sociale comme priorité des priorités. Bref, exactement le contraire des politiques suivies depuis 15 ans (au moins) par les élus.

Je vous livre ces 42 revendications in extenso, pas une ligne qui ne vaille pas la peine d’être lue (même celles avec lesquelles on peut ne pas être d’accord) :

  1. Zéro SDF : URGENT.
  2. Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).
  3. SMIC à 1300 euros net.
  4. Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) + de parkings gratuits dans les centres-villes.
  5. Grand Plan d’Isolation des logements. (faire de l’écologie en faisant faire des économie aux ménages).
  6. Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
  7. Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
  8. Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).
  9. Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
  10. Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
  11. Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèquevacances.
  12. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
  13. Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  14. Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.
  15. Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
  16. Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
  17. Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
  18. Que les causes des migrations forcées soient traitées.
  19. Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.
  20. Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
  21. Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).
  22. Salaire maximum fixé à 15 000 euros [mensuel, ndlr].
  23. Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
  24. Augmentation des allocations handicapés.
  25. Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
  26. Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
  27. Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
  28. L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
  29. Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
  30. Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.
  31. Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.
  32. Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.
  33. Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.
  34. Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.
  35. Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. (L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)
  36. Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.
  37. Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.
  38. Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.
  39. Pas de prélèvement à la source.
  40. Fin des indemnités présidentielles à vie.
  41. Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.
  42. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

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Publié par le 30 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Voici la recherche révolutionnaire sur le cancer qui vient de remporter le prix Nobel de médecine 2018

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Publié par le 5 octobre 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Et si 2018 était pire que 2008 ?

Economie, marchés… Et si 2018 était pire que 2008 ?
 

Économiste et président du cabinet ACDEFI,  Marc Touati redoute pour cette année une crise d’envergure, dont l’ampleur pourrait dépasser celle de 2008. En effet, alors que les autorités ont épuisé toutes leurs cartouches, tant en termes de politique monétaire que budgétaire, elles pourront difficilement voler au secours de l’économie mondiale et des marchés d’actions…

Il y a tout juste dix ans, l’année 2008 commençait a priori “sous les meilleures auspices”. La crise des subprimes semblait circonscrite, la croissance mondiale apparaissait vigoureuse et les marchés financiers redevenaient euphoriques. A tel point que les organismes officiels internationaux tels que le FMI, la Banque mondiale, la BCE ou encore la Commission européenne se voulaient formels : 2008 serait une année de croissance forte, d’inflation soutenue et d’apaisement financier international… Que d’erreurs collectives colossales !

Pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraître, l’année 2018 a commencé presque de la même manière. Le FMI, la Fed, la BCE et tutti quanti se veulent démesurément optimistes : la croissance est et restera forte, l’inflation élevée, tandis que le krach boursier de début février devrait rapidement laisser place à une nouvelle vague d’euphorie… Face à ce manque de discernement et aussi parce qu’il est utile de se rappeler des erreurs du passé pour ne pas les rééditer, il paraît opportun de se poser une question à la fois simple et déterminante : et si 2018 se révélait pire que 2008 ?

En effet, au lendemain de la crise de 2008, la planète économico-financière a été sauvée par une politique de relance budgétaire pharaonique pour un montant de 5.000 milliards de dollars à l’échelle de la planète. Grâce à cette débauche de moyens, la croissance mondiale a logiquement rebondi fortement. De plus, à la différence de celle de 1981 en France, cette relance a été internationale et n’a pas engendré une forte inflation, pour la simple raison que les forces en présence à travers la planète étaient déflationnistes.

En outre, grâce à l’action des Banques centrales, qui ont inondé les marchés d’obligations de liquidités, les taux d’intérêt à long terme n’ont pas augmenté, et ont même baissé pour atteindre parfois des niveaux nuls, voire négatifs. La relance keynésienne a donc bénéficié d’un contexte parfait : faible inflation, politiques monétaires ultra-accommodantes et taux d’intérêt des obligations d’Etat excessivement bas.

Pour autant, une carence demeure : que ce soit aux Etats-Unis, au Japon, en Europe et en France, l’augmentation des dépenses publiques n’est pas parvenue à relancer fortement la croissance. Une relation inversée semble même s’être imposée, puisque plus les premières ont progressé, plus la seconde a été molle. C’est en cela que les relances budgétaires pléthoriques et les “planches à billets” démentielles des banques centrales à travers la planète (plus de 4.000 milliards de dollars aux Etats-Unis et de 3.000 milliards d’euros dans la zone euro) sont devenues dangereuses. En effet, ces gabegies n’ont pas réussi à instaurer une croissance forte, mais ont créé une multitude de nouvelles bulles financières à travers la planète.

Mais si les stigmates d’une nouvelle crise sont présents depuis plusieurs mois, celle-ci n’a véritablement commencé que début février lors du mini-krach qui a suscité une baisse d’environ 10 % du Dow Jones et de la plupart des grands indices boursiers internationaux.

Pourtant, depuis lors, les marchés ont tenté une renaissance. Et ce, en dépit de la multiplication des dangers : engagement des Etats-Unis dans une vague protectionniste qui se répandra forcément à l’échelle mondiale, crise politique italienne qui finira par entacher le bon fonctionnement de la zone euro, baisse des indicateurs économiques avancés qui confirment que le ralentissement va s’intensifier au cours des prochains trimestres. Des évolutions qui tranchent avec les révisions haussières des prévisions de croissance du FMI, de l’OCDE, de la BCE et autres institutions internationales. Ce qui nous rapproche encore de la situation du début 2008 où le même aveuglement des institutions internationales sévissait…

Le problème est que si l’économie mondiale a été sauvée en 2009 grâce à une relance démentielle, elle ne pourra pas l’être lors de la nouvelle crise, puisque les autorités monétaires et budgétaires de la planète ont déjà utilisé toutes leurs cartouches. Il n’y a guère que la Chine avec ses 3.200 milliards de dollars de réserves de changes et l’Allemagne, avec son excédent public, qui pourront faire face à la tempête. Pour les autres, c’est-à-dire quasiment tout le monde, il ne sera pas possible de relancer la machine.

Et pour cause : les taux monétaires sont déjà à 0 % ou très faibles, les planches à billets ont déjà été utilisées avec des résultats finalement assez moyens et les dettes publiques sont au-dessus des 100% du PIB dans de très nombreux pays occidentaux. Autrement dit, il est malheureusement clair que la crise de 2018 sera plus douloureuse que celle de 2008. Et ce non seulement car plusieurs bulles se dégonfleront en même temps, mais aussi parce que la sortie de crise sera plus chaotique et plus longue. La bonne nouvelle c’est qu’ensuite, nous pourrons repartir sur des bases plus saines… en 2022.

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Publié par le 22 mars 2018 dans économie, général, International

 

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Effondrement économique 2018 ?

Un bon petit résumé de la situation générale, facilement compréhensible ……..

C’est la bulle finale ! La prochaine crise financière est proche. Tout se déroule comme prévu. Bientôt la révolution.

 
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Publié par le 20 mars 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Myret Zaki – Les perspectives économiques et financières pour 2018

 
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Publié par le 4 janvier 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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2018, l’année de l’avènement d’une nouvelle monnaie ?

En 1988, le magazine britannique The Economist prédisait que 2018 serait l’année d’une nouvelle monnaie baptisée le « Phoenix ». Une prédiction étonnante il y a 30 ans, d’autant plus que 2018 semble être une année où un bouleversement monétaire majeur pourrait avoir lieu...

Pour les théoriciens du complot, The Economist est détenu par plusieurs familles et banquiers d’élite, parmis lesquels les Rothschild. Un plan est-il en préparation depuis très longtemps ? Ou serait-ce un pur hasard si un événement monétaire majeur avait lieu dans l’année prévue par The Economist ?

Quels sont donc les événements qui pourraient entraîner des perturbations sur les marchés de change et dans l’économie mondiale en 2018 ?

EFFONDREMENT DU DOLLAR

La disparition du dollar comme monnaie de réserve internationale est une certitude. Ce n’est qu’une question de temps. Le dollar ne peut être considéré comme le rocher du système monétaire mondial. Depuis l’abandon de l’adossement du dollar à l’or en 1971, il a perdu 98 % en termes réels par rapport à l’or. Mais le dollar a aussi beaucoup perdu contre la plupart des autres devises. En francs suisses par exemple, le dollar a chuté de 77% depuis 1971.

Le dollar est soutenu par des dettes et des déficits massifs. Les États-Unis n’ont pas enregistré d’excédent budgétaire réel depuis 1960, ni d’excédent commercial depuis 1975. Le dollar n’est soutenu que par la dette et une armée forte. Le pays vit sur du temps emprunté.

CHUTE DU PÉTRODOLLAR ET HAUSSE DU PÉTROYUAN

En 1974, les États-Unis ont accepté de soutenir financièrement et militairement l’Arabie saoudite à condition que les Saoudiens évaluent le prix du pétrole en dollars. Comme la majeure partie du monde achetait du pétrole à l’Arabie saoudite à cette époque, cela a entraîné une forte demande de dollars, ce qui est encore le cas aujourd’hui. Ce fut le début du pétrodollar qui a permis aux Etats-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens pendant 44 ans. Mais à partir de 2018, le pétrodollar sera progressivement remplacé par le pétroyuan et le pétrorouble.

La Chine, premier importateur mondial de pétrole, avec la Russie et l’Iran, souhaitent renoncer au dollar pour le commerce du pétrole. Les transactions seront soutenues par un contrat à terme en pétroyuan et convertible en or. À moins d’une nouvelle intervention militaire au Moyen-Orient, les États-Unis ont maintenant peu de chance d’arrêter cette rébellion contre le dollar. Les États-Unis sont aujourd’hui pratiquement autosuffisants en production pétrolière et ne sont plus un partenaire commercial majeur de l’Arabie saoudite. Par conséquent, les États-Unis ne peuvent, ni n’empêcheront, l’Arabie saoudite de déplacer sa sphère d’activité d’Ouest en Est.

LA CRYPTO-BULLE ET LE CRYPTODOLLAR

Le principal évènement qui a convaincu beaucoup de gens que nous avons un nouveau système monétaire, contrôlé par aucun pays et aucune banque centrale, est bien entendu les crypto-monnaies, bitcoin en tête. En 2017, la crypto-mania a atteint des proportions colossales. Au début de l’année, la capitalisation boursière des crypto-monnaies s’élevait à 17 milliards de dollars. À ce jour, il y a 1 360 cryptos pour une capitalisation évaluée à 588 milliards de dollars. Soit une multiplication par 34, ou une augmentation de 3 300 %, de la capitalisation des crypto-monnaies en une seule année. Il y a 589 cryptos avec une capitalisation dépassant le million de dollars, le bitcoin étant la plus importante avec 312 milliards de dollars.

Comment croire que le monde peut fonctionner avec un système de paiement qui a 1 360 monnaies et qui continue de croître de façon exponentielle avec une nouvelle ICO (Initial Coin Offering) pratiquement tous les jours. Les cryptos, sous leur forme actuelle, ne seront jamais acceptés en tant que monnaie. Le prix du bitcoin a été multiplié par 20 en 2017. S’il s’agissait d’une monnaie, cela représenterait une inflation de 1 900% ou plus précisément une hyperinflation. Mais le bitcoin n’est pas une monnaie. De plus, il ne pourra jamais être utilisé comme système de paiement en raison de sa très lente vitesse de transaction. Le bitcoin et les autres cryptos-monnaies ne sont qu’une version électronique des bulbes de tulipes. Les prix pourraient continuer de monter, bien que la bulle du bitcoin soit maintenant plus grosse que la Tulipomanie.

CRYPTODOLLAR

Donc, si une nouvelle monnaie émerge en 2018 comme le prévoit The Economist, il est peu probable que ce soit le bitcoin ou l’une des 1 360 cryptos. Il est possible que le bitcoin ait été fabriqué par un gouvernement pour expérimenter le fonctionnement d’une crypto-monnaie. Ou alors, comme le pense Catherine Austin-Fitts, les gouvernements surveillent de près l’évolution des cryptos et laissent les entreprises privées développer le marché avant d’intervenir et d’interdire tous les cryptos-monnaies pour imposer les leurs.

Je ne serais pas surpris de voir le gouvernement des États-Unis introduire un cryptodollar en 2018, ou plus tard, pour remplacer le dollar actuel, dont ils anticipent l’effondrement. Toute la dette existante resterait dans l’ancien dollar. Le gouvernement américain encouragerait et soutiendrait une appréciation rapide du cryptodollar. Cela permettrait de rembourser l’ancien dollar avec le nouveau Crypto$, gonflé. Évidemment, ce système ne fonctionnerait pas, mais un monde crypto euphorique pourrait en acheter pendant un certain temps, tel un poisson qui mord à l’hameçon.

CHINE – RUSSIE ET OR

Ni la Chine, ni la Russie ne tomberont dans ce piège. La Chine perdrait massivement sur ses titres du Trésor américain. Cela conduirait ces deux pays à introduire une forme de monnaie ou un système de paiement soutenu par l’or. Si le les bourses et le négoce de l’or fonctionnent toujours à moment-là, la Chine et la Russie utiliseront toutes leurs ressources pour briser le marché papier de l’or et de l’argent. Cela ferait monter le prix de l’or et de l’argent physique à des niveaux jamais vus auparavant.

UNE NOUVELLE MONNAIE « PHOENIX » EN 2018 ?

La monnaie « Phoenix » (que The Economist prédisait en 1988 pour 2018) sera-t-elle une crypto ? Ou bien s’agira-t-il d’un commerce en yuan et rouble soutenu par l’or ? Ou la mania va-t-elle pousser le bitcoin à un million de dollars ? Personne ne le sait. Mais nous savons que 2018 nous réserve de nombreuses surprises sur le front des monnaies, avec une volatilité massive, non seulement des devises mais aussi dans la plupart des autres marchés.

Ce que nous savons aussi, c’est que même si les cryptos-monnaies peuvent monter beaucoup plus haut avant de s’effondrer, elles n’offrent aucune protection aux investisseurs qui cherchent à préserver leur patrimoine. Très peu de ceux qui détiennent actuellement une part des 588 milliards de dollars en cryptos pourront sortir avant qu’elles n’atteignent zéro. La cupidité est l’un des 7 péchés capitaux et elle punit toujours les investisseurs irrationnels.

L’or continuera d’être la seule monnaie à survivre dans l’histoire, comme il l’a fait pendant près de 5 000 ans. L’or et l’argent, sous forme physique, sont la forme ultime de préservation de la richesse, ainsi qu’une assurance contre les catastrophes économiques et financières que le monde connaîtra dans les années à venir.

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Publié par le 21 décembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Crédits, taux d’intérêt, bitcoin : 2018 sera-t-elle l’année de tous les dangers ?

[titre article pour referencement]

Taux nuls, crédit quasiment gratuits et alternatives financières aux performances délirantes forment désormais un coktail détonnant dont l’explosion pourrait bien être programmée pour l’an prochain.

Alors que les taux d’intérêt nuls, voire négatifs, sont un monstre économique qui ne devrait même pas exister, tandis que le robinet à crédits semble de nouveaux être ouvert au maximum en dépit de l’expérience malheureuse des subprimes dont certains paient encore le prix, et à l’heure où certains actifs sans réel sous-jacent et totalement dématérialisés connaissent des progressions de 50% par semaine sans éveiller le moindre soupçon de mirage, on s’interroge sur le moment où cette folie ambiante prendra fin. Et surtout dans quelles conditions cela surviendra.

L’argent gratuit a subitement un prix quand il s’agit de le rembourser

Certains acteurs acteurs majeurs de l’économie ont bien compris les risques depuis un moment déjà. Quand l’argent ne vaut plus rien, il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir les gens (mais aussi les États) commencer à en faire un peu n’importe quoi, à commencer par s’endetter pour rembourser d’autres dettes. L’ennui viendra plus tard, lorsqu’il faudra rembourser, et on a beau se convaincre que la situation restera telle qu’elle est à tout jamais, la réalité est très différente, et tout porte à croire au contraire que la tendance devrait commencer à s’inverser dans pas longtemps.

Ainsi, après des années fastes de Quantitative easing débridé, les banques centrales ont finalement compris que la masse de liquidités en circulation excédait largement les besoins normaux d’une économie équilibrée. Elles tentent alors aujourd’hui de réduire progressivement la voilure dans l’espoir de ne pas trop donner de prise au vent lorsque viendra le temps de ramener la situation à la normale. Mais c’est déjà trop tard, car les taux d’intérêt sont restés trop bastrop longtemps et leur remontée va faire souffler un vent de panique (plus ou moins progressif suivant le rythme de remontée des taux) qui va mécaniquement tuer la rentabilité des actifs acquis avec cet argent pas cher.

Et quand la rentabilité baisse, on est tenté de revendre pour récupérer sa mise, ce qui fait alors plonger les cours, car personne ne veut acheter au prix fort des valeurs qui rapportent de moins en moins.

Certains acteurs ont déjà établi un scénario probable

Certains fonds d’investissement, certaines banques, et même la plupart desbanques centrales ont déjà anticipé ce mouvement et n’ont pas attendu la situation actuelle pour se protéger d’une éventuelle fonte brutale de leurs avoirs en stockant de considérables quantités d’or massif. Plusieurs milliers de tonnes dans chacune des principales banques centrales du monde, histoire de se ménager à la fois une réserve de valeur impérissable et une monnaie d’échange susceptible de leur assurer une certaines continuité de leurs relations.

Mais tous ces grands acteurs ont d’ores et déjà prévu tout une série de scénario catastrophe dont la plupart pourraient bien s’amorcer dès l’an prochain. Alors faisons un peu de prospective sur la base de leurs études.

Ainsi, selon certains experts américains comme Goldman Sachs mais aussi quelques hedge funds qui ne souhaitent pas pour autant susciter de mouvement de panique chez leurs investisseurs, on devrait assister dès le courant de l’année 2018 à une remontée progressive des taux d’intérêt, notamment sous l’impulsion de la FED (on parle de 3 ou 4 hausses de taux prévues) dans l’espoir d’empêcher, ou en tout cas de retarder, une prise de profits massive sur les marchés.

En effet, face aux rendements quasi nuls des placements actuels, nombre d’investisseurs sont lassés d’attendre un retour sur investissement qui risque fort de ne jamais arriver. Et comme les indices boursiers sont actuellement aux taquets,  certains ont d’ores et déjà prévu de revendre une partie plus ou moins importante de leurs portefeuilles pour rentrer dans leurs fonds.

Remonter les taux pourrait donc enrayer provisoirement cette tendance, mais en réalité cela risque d’être insuffisant car les hausses resteront très probablement insuffisantes pour être dissuasives. Et elles surviendront surtout trop tard pour ceux qui auront besoin de rembourser de l’argent redevenu plus cher que ce qu’il leur avait coûté.

Le cas particulier du bitcoin : trop cher il deviendra invendable

Toujours en 2018, mais plutôt entre le deuxième et le troisième trimestre, ceux qui avaient cru que les placements alternatifs comme les crypto-devises aux rendements exponentiels (oui, oui, on parle bien du bitcoin qui vient de passer en 24h de 12000 à 15000 dollars) allaient pouvoir compenser la morosité des marchés, vont, eux aussi, commencer à vouloir concrétiser leur fortune toute neuve. Surtout si les cours du bitcoin et des ses petits frères continuent d’augmenter au même rythme que jusqu’à maintenant. Des milliers de petits épargnants geeks devenus brusquement millionnaires virtuels vont peu à peu se dire qu’il est temps pour eux de profiter des fruits de leur patience. Surtout qu’au rythme où vont les choses, la valorisation théorique des crypto-devises aura atteint un tel niveau qu’il leur deviendra légitime de convertir leurs octets amoureusement stockés en véritable actifs reconnus et compensables dans l’économie réelle.

À ce moment-là, peut-être se trouvera-t-il alors encore quelques retardataires pour croire que le bitcoin sera toujours une bonne affaire à 50 ou 100 000 dollars l’unité, mais ils risquent fort de ne pas être très nombreux. Et une fois servis ces quelques curieux optimistes, les acheteurs vont en réalité devenir rarissimes. Tout le monde ne pourra plus acheter des bitcoins, et ceux qui en auraient eu les moyens en posséderont sans doute déjà, acquis à une époque où l’opération était encore rentable.

Le début de la fin

Moins de demande impliquera nécessairement une baisse des prix (ce qui pénalisera d’emblée les derniers acheteurs qui auront payé le prix fort). Et forcément, les plus frileux des possesseurs de bitcoins vont commencer à s’interroger face à cette baisse des cours et se dire que, peut-être, la bulle est en train de se dégonfler, indiquant qu’il est désormais temps de vendre pour récupérer une plus-value.

Et la machine déflationniste sera amorcée, précipitant les cours de plus en plus bas, de plus en plus vite. Car, inutile de préciser que la vitesse d’effondrement n’aura rien de commun avec les marchés traditionnels et sera au contraire à l’image du rythme de progression connu par les crypto-devises. Au final, à part les quelques individus les plus réactifs qui auront su revendre à temps (flouant au passage leurs propres acheteurs) le bitcoin aura surtout ruiné l’écrasante majorité des millions de personnes qui auront cru à l’argent facile. Comme toujours.

Retour à la brutale réalité

2019, la gueule de bois sera sévère.

  • des millions de petits investisseurs qui auront cru au miracle de la cyber monnaie dérégulée  se retrouveront sans doute plus pauvres qu’avant ;
  • les devises seront alors en de telles quantités qu’elles ne vaudront peut-être même plus le prix du papier (ou plus exactement le prix de stockage des ordinateurs sur lesquelles ont les aura empilées dans l’espoir que le volume compensera la perte de valeur) ;
  • les actions seront sans doute plus proches de la valorisation des entreprises qu’elles représentent, mais la disparition d’effet de levier aura plongé les marchés dans un marasme sans précédent (mieux vaudra alors avoir investi en direct dans les entreprises proprement dite plutôt qu’en passant par l’intermédiaire de courtiers) ;
  • les biens acquis du temps de l’argent facile seront devenus invendables à cause de la remontée des taux d’intérêt et de l’impossibilité d’aligner les prix de vente avec les montants déboursés quelques années plus tôt.

Sans oublier que, même ceux qui choisiront de conserver leurs biens auront du mal à l’entretenir et même à en tirer un revenu régulier (on pense aux loyers dans l’immobilier). Car, oui, on ne vous a pas dit le meilleur. Il semblerait que d’ici la prochaine décennie, l’automatisation (qui a fait des bonds fantastiques grâce à l’argent gratuit qui a pu financer les recherches et développements ces dernières années) pourrait bien supprimer environ un quart des emplois du mondePlusieurs centaines de millions de chômeurs supplémentaires (ou en voie de reconversion) qui n’auront peut-être plus les moyens d’assurer un train de vie qu’ils pouvaient jusqu’ici mener à crédit.

Quel avenir pour la prochaine génération ?

Projetons-nous alors dans 20, 30 ou même 50 ans, dans des sociétés devenues égalitaires , mais dans le mauvais sens du terme, par la force des choses, poussées par l’effondrement des économies basées sur le mensonge et l’illusion. Des sociétés qui auront certainement dû remplacer la solidarité par la surveillance et la répression, afin de permettre à chacun d’optimiser le peu de ce qui lui sera octroyé chaque jour sur la maigre richesse commune. Une Grande Dépression 2.0 à l’échelle du monde, où le revenu universel ne sera plus une solution d’économie du temps libre, mais plutôt une forme d’allocation destinée à acheter la paix sociale, d’assistance minimale faite sans doute de cartes de rationnements ou encore de “tokens” indispensable pour survivre et faire face aux nécessités du quotidien

Resteront alors peut-être les irréductibles “barbares“, ceux qui auront su résister aux sirènes des fausses monnaies et qui n’auront pas fait cas des manœuvres indélicates visant à dénigrer les vraies richesses tangibles dans le but de drainer leur patrimoine vers de la dette ou du vent. Et ces quelques conservateurs dont on se moque aujourd’hui, ils se seront sans doute éloignés de ces sociétés délétères devenues incapables de se gérer elles-mêmes. Ils posséderont probablement des terres, des forêts, qu’ils devront peut-être défendre jalousement, en raison d’une déliquescence de l’autorité publique qui aura perdu la confiance des citoyens. Et ils auront aussi certainement de l’or ou de l’argent, seules vraies réserves de valeur depuis les origines de l’homme ou presque, et aussi seules monnaies véritables reconnues et respectées par tous.

Alors peut-être qu’ils prendront conscience d’être les seuls encore capables de porter l’économie vers un renouveau plus raisonnable, plus respectueux de l’individu, plus responsable à l’égard des ressources. Peut-être accepteront-ils ce rôle. Ou peut-être pas.

Mais bien sûr, tout ceci n’est que de la pure prospective. Il suffit de lire le Monde, le Figaro ou Libération, de regarder TF1, LCI ou BFM pour s’assurer que tout continuera à aller pour le mieux dans meilleur des mondes. Et que les scénarios, c’est juste bon pour écrire de la fiction qui fait peur, tandis que la réalité, elle, est tellement rassurante. (source)

 
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Publié par le 11 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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