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1964 : La malbouffe et les additifs, progrès ou danger pour le futur ?

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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, Santé - nutrition, Vidéos (Toutes)

 

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je vais maintenant vous proposer 3 vidéos toutes très intéressantes , qui a travers une vision du passé, du présent et du futur, abordent 3 problématiques différentes qui sont toutes liées aux grands enjeux actuels . 

 
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Publié par le 15 novembre 2018 dans général

 

Des entreprises britanniques implantent des puces électroniques chez leurs employés

Des entreprises britanniques implantent des puces électroniques chez leurs employés

C’est une pratique qui va se généraliser . Bientôt tous pucés ?? « La marque de la bête » . Une puce dans son corps, ça fait de nous un « appareil » qu’on peut potentiellement contrôler . L’avenir s’annonce décidément bien sombre avec toutes ces technologies qui se déploient . Orwelliennes mais pas seulement … Z 

C’est une façon pratique d’assurer la sécurité, mais cela soulève des préoccupations en matière de protection de la vie privée.

Le défi de la puce

L’entreprise de technologie britannique BioTeq s’est taillée une place inhabituelle : l’implantation de micropuces dans les mains des employés d’autres entreprises.

Selon un article paru dans The Guardian, BioTeq est l’une des nombreuses entreprises embauchées par diverses compagnies du Royaume-Uni pour implanter des puces électroniques RFID dans leurs employés. Ils peuvent ensuite utiliser les puces pour accéder aux bâtiments de l’entreprise et stocker des informations.

Mettez la puce en moi

Steven Northam, fondateur de BioTeq, a déclaré à The Guardian que la majeure partie du travail de l’entreprise est destinée aux personnes qui veulent utiliser les puces pour accéder à leur propre maison et à leur voiture. Cependant, l’entreprise a implanté des puces RFID dans les mains des employés des secteurs de la finance et de l’ingénierie également – bien que la procédure soit volontaire. Elle a également expédié les puces vers d’autres pays comme l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Japon et la Chine.

Une autre entreprise, Biohax de Suède, pourrait bientôt commencer à offrir des services similaires au Royaume-Uni.

Droits du travail

Les groupes de défense des droits des employés au Royaume-Uni s’insurgent contre la tendance à implanter des micropuces aux employés, dont ils craignent qu’elles offrent aux employeurs de nouveaux outils pour surveiller les employés.

“La micropuce donnerait aux patrons encore plus de pouvoir et de contrôle sur leurs employés”, a déclaré Frances O’Grady, secrétaire générale du Congrès des syndicats, dans une interview avec The Guardian“Il y a des risques évidents, et les employeurs ne doivent pas les écarter, ou faire pression sur le personnel pour qu’il soit micropucé.”

Pour en savoir plus sur les implants à micropuce : Des milliers de Suédois se font implanter une micropuce pour accéder aux concerts, aux maisons et aux médias sociaux

Source : Futurism – Traduit par Anguille sous roche

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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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À quel point une planète peut-elle être plate ?

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Haumea

Les planètes du Système solaire, ainsi que les différentes exoplanètes détectées jusqu’à maintenant, présentent toutes une structure sphéroïde (quasi-sphère), et la Terre n’y fait pas exception. Toutefois, cette forme majoritairement répandue n’implique pas qu’il soit physiquement impossible pour une planète de posséder un certain degré de platitude. 

Depuis des centaines d’années, l’Homme sait que la Terre n’est pas plate. Il existe de nombreuses façons de le démontrer, des mâts de navires disparaissant au fur et à mesure qu’ils dépassent l’horizon, en passant par une vision étendue à des niveaux d’altitudes plus élevés, par les ombres plus longues du Soleil à des latitudes plus élevées, par l’étude de la forme de l’ombre de la Lune projetée sur la Terre lors d’une éclipse solaire, ou encore par l’observation directe de la Terre depuis l’espace.

Cependant, le fait que la totalité des planètes que nous avons observé jusqu’à maintenant ne soient pas plates, n’interdit pas qu’une planète puisse présenter une certaine platitude. D’ailleurs, certaines observations prises isolément pourraient correspondre à une Terre plate et circulaire.

Comment parvenir à une planète la plus plate possible ? Une stratégie possible serait de considérer un bloc solide de matériau — pierre, acier ou quelque chose de plus dur comme le diamant ou le graphène — et de construire le plus grand disque plat possible. En utilisant des matériaux conventionnels comme ceux-ci, il serait possible de former un disque fin et plat stable, de plusieurs centaines de kilomètres de rayon. Un monde plat plus grand que n’importe quel objet de la ceinture d’astéroïdes et peut-être même d’une taille similaire à la Lune.

ombre lune eclipse

Certaines observations prises isolément ne permettent pas de statuer sur la platitude ou sphéricité d’un corps. C’est par exemple le cas de la projection d’une ombre circulaire lors d’une éclipse solaire. Crédits : Randy Russell

Mais dans ce cas, il ne s’agirait techniquement pas d’une planète. En 2006, lorsque le statut de planète est retiré à Pluton, l’Union Astronomique Internationale arrête trois critères pour qu’un corps soit considéré comme une planète : il doit orbiter le Soleil ou une étoile hôte ; il doit posséder une masse suffisante pour que sa gravité le maintienne en équilibre hydrostatique, c’est-à-dire sous une forme quasi-sphérique, oblongue ou prolate (dans le cas d’une rotation) ; il doit nettoyer son orbite de tout autre corps de taille comparable.

Sujet similaire :
Un homme souhaite se lancer à bord d’une fusée artisanale afin de prouver que la Terre est plate

Ainsi, une corps totalement plat ne satisferait pas le second critère imposant un équilibre hydrostatique, et ne pourrait donc pas être classifié comme une planète. Néanmoins, il est tout de même possible d’atteindre un fort degré de platitude tout en satisfaisant à ce second critère : la rotation.

planete spheroide terre

La Terre, comme toutes les planètes connues, sont des quasi-sphères, c »est-à-dire des sphéroïdes allongés à l’équateur et aplatis aux pôles. Crédits : Sam Derbyshire

La Terre possède une rotation relativement lente : elle effectue une rotation de 360° en 24 heures. Cela signifie qu’une personne vivant à l’équateur (la distance maximale à l’axe de rotation terrestre), subit une vitesse supplémentaire de 464 m/s comparée à une autre vivant aux pôles. Ce « surplus » de vitesse façonne la forme de la Terre en causant son élongation, conduisant la planète à adopter une forme de sphéroïde oblongue : une quasi-sphère aplatie aux pôles et allongée à l’équateur.

Le diamètre de la Terre à l’équateur est de 12’756 km, tandis qu’aux pôles il n’est que de 12’714 km. Ainsi, l’on est 21 km plus proche du centre de la Terre au pôle Nord qu’à l’équateur. Si cette rotation est lente pour notre planète, elle s’avère bien plus rapide pour d’autres, particulièrement chez les géantes gazeuses. Par exemple, les pôles de Saturne sont aplatis de 10% comparés à l’équateur.

forme ellipsoide platitude haumea

La planète naine Haumea détient le record de platitude de tous les corps connus. Avec un ratio 2:1, sa vitesse de rotation est extrêmement élevée. Crédits : Kwamikagami

Toutefois, selon les modèles planétaires actuels, cette rotation peut être bien plus élevée, et la platitude plus prononcée. Si aucune planète connue ne possède actuellement une forte platitude, certains objets de la ceinture de Kuiper présentent d’impressionnantes propriétés. La planète naine Haumea détient le record de platitude, avec un diamètre équatorial le long de son grand axe étant deux fois plus grand que son petit axe. Ce ratio 2:1 en fait l’objet connu possédant l’équilibre hydrostatique le plus extrême.

Les astronomes pensent que la rotation d’Haumea provient d’une collision, au même titre que ses deux lunes : Hiʻiaka et Namaka. Hiʻiaka, la plus massive des deux, exerce une forte influence gravitationnelle sur Haumea, ce qui complique encore plus le système. Haumea n’est pas simplement un monde avec un renflement équatorial et des pôles compressés ; il possède trois axes distincts de différentes longueurs, ce qui en fait un ellipsoïde triaxial.

animation rotation haumea

Animation montrant la rotation de Haumea. Sa forme fortement aplatie aux pôles est due à sa vitesse de rotation, très certainement héritée d’une ancienne collision. Crédits : Stephanie Hoover

Des vitesses de rotation plus élevées sont envisageables ; plus une planète est dense et tourne vite, plus elle est aplatie. La limite maximale étant celle à partir de laquelle l’équateur commence à se désagréger dans l’espace, la force de cohésion gravitationnelle et électromagnétique étant surpassées par la rotation. Pour une planète comme la Terre, la limite serait un ratio d’environ 3:1. Pour une planète plus dense, comme une planète d’uranium, ce ratio pourrait monter jusqu’à 5:1.

Dans tous les cas, plus un corps est aplati, plus il lui est difficile de maintenir sa rigidité, du fait que les forces internes conduisent à des phénomènes de friction et de rotation différentielle de ses couches périphériques. De la même manière que les régions extérieures des anneaux de Saturne tournent moins vite que les régions intérieures, une planète plate devrait faire face aux mêmes forces. En définitive, il peut exister des planètes plus aplaties que la Terre, mais la physique impose une limite à cette platitude.

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Publié par le 14 novembre 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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Débat : Non, la liberté d’opinion n’a pas à être « fondée sur des faits »

par Erwan Lamy

Reporters sans frontières (RSF) vient de divulguer une « déclaration internationale sur l’information et la démocratie ». L’intention est de poser les « principes fondamentaux de l’espace global de l’information et de la communication », notamment pour lutter contre la « désinformation massive en ligne ». C’est un projet louable, mais qui repose sur une conception inquiétante de la liberté d’opinion.

Cette conception est résumée dans la première phrase suivant le préambule de la déclaration :

« La liberté d’opinion est garantie par l’échange libre des idées et des informations fondées sur des vérités factuelles. »

Ce que signifie « garantie » n’est pas très clair, mais il faut sans doute entendre que « la liberté d’opinion n’a de sens que si elle est fondée sur des faits », comme le soutenait récemment Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF.

La liberté de dire des bêtises, le droit d’en lire

La liberté d’opinion garde pourtant tout son sens lorsqu’elle n’est pas « fondée sur des faits ». On peut très bien avoir une opinion, et la liberté de l’exprimer, sur des choses qui ne sont que très indirectement factuelles : sur ce qui est beau ou ce qui est laid, bien ou mal, sur des valeurs ou sur des systèmes de valeur. Je suis libre d’avoir l’opinion que la peinture de Monet est supérieure à celle de Renoir (ou l’inverse) sans avoir à la fonder sur des « preuves » ou sur des « informations fiables ». Et j’ai bien le droit de le dire.

La liberté d’opinion n’est donc pas toujours fondée sur des faits, et surtout elle n’a pas à l’être. Une opinion qui n’est pas fondée sur des faits doit pouvoir être communiquée. C’est ainsi que l’on parvient à produire des informations fiables. Les rédacteurs de cette déclaration renversent l’ordre des choses en faisant de l’information fiable un point de départ, alors qu’elle est le point d’arrivée des échanges d’opinions. Il faut avoir la liberté de se tromper, et de dire des bêtises, pour arriver ensuite à se rapprocher autant que possible de la vérité.

La liberté d’opinion, c’est et cela doit être la liberté de dire que la foule ayant assisté à l’investiture du 45e président des États-Unis est plus importante que celle présente pour l’investiture du 44ᵉ, que personne n’a jamais marché sur la Lune ou que 2+2 font 5, ou bien 4, ou bien 3, peu importe. Une opinion n’a pas besoin d’être vraie a priori, ni correctement établie, ni « rationnelle » ou « fondée sur de l’information fiable ». Elle a seulement besoin d’être émise puis discutée, et le cas échéant rejetée ou amendée.

Pour cette raison, le droit à l’information ne doit pas consister, comme le proposent les auteurs de la déclaration, en la « liberté de rechercher et de recevoir des informations fiables et d’y accéder ». Elle doit consister en la liberté de rechercher n’importe quelle information, fiable ou pas, pour s’y frotter, s’y piquer, et apprendre.

Crispations paternalistes

Cette déclaration semble trahir l’affolement des « faiseurs d’opinion », à commencer par les journalistes, face à ce qu’ils perçoivent (de manière discutable) comme une dangereuse invasion de « fake news ». Face au danger, le premier réflexe est de se crisper sur ce que l’on connaît : sur les notions de vérité, de faits et d’informations fiables, et sur l’idée que les journalistes, et les experts de toutes sortes, sont là pour produire ces informations fiables et pour protéger les « gens » des informations douteuses.

C’est là une forme de paternalisme qui signale un singulier manque de confiance en l’intelligence collective, en la capacité de chacun, avec l’aide de tous, à faire la part du vrai et du faux. Il n’est pas question de nier l’importance des journalistes ou des experts. Mais ils ne sont qu’un élément d’un jeu épistémique collectif, et ils n’en sont ni les gardiens ni les arbitres. Ils n’ont pas de privilège a priori, leur autorité ne s’acquière ni par la naissance ni par le statut, mais par la démonstration concrète de leur habileté à produire des informations fiables.

Certes, il ne s’agit pas d’être naïf, de croire qu’il suffit de laisser les opinions s’entrechoquer pour que la vérité surgisse et s’impose à tous. La capacité collective à produire des croyances vraies, ou aussi proches de la vérité que possible, dépend de la manière dont les échanges sont organisés au sein de « l’espace global de l’information et de la communication ».

« Faitichisme »

Mais comment organiser cet espace ? Sûrement pas en en appelant à la vérité ou aux faits. Cela ne sert à rien. La vérité, c’est un peu comme Dieu : tout le monde est persuadé de L’avoir de son côté. Le dangereux hurluberlu qui a investi, fusil à l’épaule, une pizzeria de Washington pour y démanteler, façon western, un supposé réseau pédophile dirigé en sous-main par Hillary Clinton, était persuadé que tout cela était vrai. Lui suggérer de s’en tenir aux faits aurait donc sans doute été de peu d’effet sur sa conduite. Pour parler comme Bruno Latour, répéter sans cesse qu’il faut respecter les faits, c’est du « faitichisme », et ça ne mène à rien.

Considérer, comme le font les auteurs de la déclaration, que la liberté d’opinion devrait être fondée sur des faits serait pire encore. S’il fallait censurer toutes les opinions malformées avant qu’elles ne soient discutées, c’est la discussion rationnelle elle-même qui serait menacée. Quant à vouloir ne rendre disponibles que les informations fiables, vouloir protéger le lecteur ou l’auditeur des informations douteuses, c’est l’empêcher d’apprendre à reconnaître le vrai du faux.

Renoncer à ce « faitichisme » ne conduit pas (malgré Bruno Latour) à renoncer à la vérité ou à la réduire à une simple histoire de conventions sociales. Il y a des vérités absolues, et il faut leur courir après, même si elles courent plus vite. Y renoncer, c’est renoncer à parler. Seulement voilà : une fois que l’on a dit ça, on n’a pas dit grand-chose. Tout le problème est de savoir comment faire pour les trouver, ces vérités.

Un peu de modestie

Chacun dans son coin a bien une réponse, mais le problème, c’est que l’on ne sait pas trop comment organiser ça collectivement. Bien sûr, il faut déjà s’occuper des malhonnêtes. Mais faut-il croire que la « désinformation » est surtout affaire de malhonnêteté ? Ce serait sans doute trop simple.

Les producteurs de foutaises sont souvent très bien intentionnés, et c’est bien là le problème. Que faire alors ? Une possibilité pourrait consister à rendre chacun responsable de la manière dont on forme les opinions que l’on diffuse. Ne pas censurer les opinions malformées, mais sanctionner les « fautes épistémiques ». Mais ça reste bien vague.

Sur ces questions, il n’y a encore aucune expertise bien solide, rien qui permettrait d’envisager, comme le proposent les auteurs de la déclaration, la mise en place d’un « groupe international d’experts sur l’information […] à l’image de ce qu’est le GIEC pour les questions climatiques ».

Les journalistes et les experts savent produire des informations fiables dans leurs domaines respectifs, mais cela ne leur donne aucune « méta-expertise » sur l’organisation collective de cette production. Il existe bien une discipline académique qui se propose de développer ce genre de méta-expertise : l’épistémologie sociale. Mais la route est sans doute encore longue avant qu’elle produise des résultats utiles. On peut tout de même s’étonner de l’absence, parmi les rédacteurs de la déclaration de RSF, des grands noms de cette discipline : un Alvin Goldman, une Jennifer Lackey ou une Miranda Fricker aurait sans doute eu des choses intéressantes à dire. Reste que les sciences de l’information fiable n’ont, à ce jour, pas donné le même genre de résultats que les sciences du climat, et en ce domaine la modestie est de mise.

En attendant que les épistémologues aient quelques connaissances positives à proposer, il serait donc sans doute sage de s’en tenir à ce qui a fait ses preuves. Il y a des hauts et des bas, mais globalement, le relatif laissez-faire des sociétés libérales en matière de production de connaissances a plutôt bien marché ces derniers siècles. Ce laissez-faire est déjà suffisamment menacé par la bureaucratisation croissante de la science. Évitons d’en rajouter.

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Publié par le 14 novembre 2018 dans Education - information, général, société

 

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Les Pharma Papers : tout ce que les labos pharmaceutiques voudraient vous cacher

Alors que le Parlement examine le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, Basta ! et son Observatoire des multinationales, en partenariat avec le collectif EurosForDocs, lancent les « Pharma Papers » pour mettre en lumière la toile d’influence tissée par les laboratoires pharmaceutiques, à coups de millions d’euros, autour de la profession médicale et des législateurs.

Pourquoi des « Pharma Papers » ? Parce que les taux de profits exigés par les grands laboratoires pharmaceutiques font peser une lourde menace sur l’avenir de notre modèle universel de sécurité sociale ; parce que l’intense lobbying déployé par ces mêmes labos sur l’ensemble du secteur de la santé, du médecin jusqu’à la Commission de Bruxelles en passant par les députés, entrave toute régulation et tout contre-pouvoir ; et parce qu’au final cela aura des incidences sur nous, sur notre possibilité à accéder aux soins.

Le système est pourtant censé fonctionner. Les laboratoires pharmaceutiques conçoivent, fabriquent et proposent de commercialiser des médicaments et des traitements. Les autorités évaluent ensuite l’efficacité de ces médicaments (le « service médical rendu ») et leurs effets secondaires, autorisent ou non leur mise sur le marché, et en négocient le prix avec les labos. Ensuite, le taux de remboursement d’un médicament par la Sécu est fixé par l’Assurance-maladie, en fonction du « service médical rendu », et de la loi de financement de la Sécurité sociale, qui est débattue chaque année, à l’automne, par le Parlement. Aux médecins, enfin, de prescrire tel médicament ou tel traitement autorisé.

« En six ans, les firmes pharmaceutiques ont versé plus de 3,5 milliards d’euros aux professionnels de santé exerçant en France ! »

Problème : à chaque étape, les labos pharmaceutiques tentent d’influencer ces évaluations et politiques de santé. Car leur taux de profit en dépend : plus un médicament sera considéré comme efficace et innovant, plus son prix onéreux sera justifié et son taux de remboursement élevé. Plus un médicament est bien remboursé, plus il sera vendu. Et plus un médecin aura intérêt à conseiller tel médicament, plus celui-ci sera prescrit.

Le premier volet de notre dossier « Pharma papers », publié ce 13 novembre, dévoile les rouages de cette influence. Sur les médecins d’abord : en six ans, les firmes pharmaceutiques ont versé plus de 3,5 milliards d’euros aux professionnels de santé exerçant en France ! A titre d’exemple, Sanofi dépense 7 millions d’euros par mois auprès de professionnels de santé en France, et MSD France 2,8 millions ! A quoi correspondent ces rémunérations ? Quels médecins sont concernés ? Influencent-elles les avis et prescriptions rendus par tel cardiologue ou cancérologue émérite ? Rendent-elles les généralistes plus perméables aux discours marketing des laboratoires ? Les députés médecins qui co-président la Commission des affaires sociales de l’Assemblée sont-ils sous influence alors que se sont ouverts les débats sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale ?

Des dizaines de millions d’euros sont également dépensés en lobbying à Paris, Bruxelles et Washington pour défendre les intérêts – privés – des grands labos. Rien qu’à Paris, leurs dépenses de lobbying sont dix fois plus importantes que les moyens que peuvent mobiliser les associations représentant les malades.

Logique : Les 10 plus grands labos pharmaceutiques du monde ont enregistré des profits cumulés de 71,5 milliards de dollars en 2017.

Les Pharma Papers sont à découvrir ici : https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/

Source BastaMag

 
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Publié par le 14 novembre 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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«Ca peut partir en vrille» : le gouvernement s’alarme du mouvement citoyen des gilets jaunes le 17 novembre

Après avoir suscité l’engouement médiatique et politique, les «gilets jaunes» s’apprêtent à bloquer des routes partout en France le 17 novembre. Si la mobilisation semble plébiscitée par les Français, l’exécutif serait quant à lui «tétanisé». 

Selon un article publié ce 12 novembre sur le site du Figaro, le camp d’Emmanuel Macron peinerait à rester serein face à l’ampleur prise par le mouvement des «gilets jaunes», ces Français qui entendent protester contre la hausse des taxes sur les carburants.

Tout le monde est tétanisé. Ça peut partir en vrille.

Alors que l’appel au blocage des routes françaises, le 17 novembre, semble soutenu par une écrasante majorité de la population (78% des Français estiment l’action justifiée, selon un récent sondage révélé par France info), le gouvernement serait lui dans la tourmente. «Tout le monde est tétanisé. Ça peut partir en vrille», reconnaît un de ses membres, cité par Le Figaro.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a fait part de ses interrogations quant aux questions de sécurité que pose cette mobilisation. Après avoir tout d’abord attribué le mouvement aux «extrêmes qui se saisissaient politiquement» de la colère des Français, elle a expliqué redouter la solidarité de certains syndicats policiers pour les gilets jaunes. Une solidarité qui s’exprime notamment par l’opération «zéro PV», annoncée par le syndicat de Police SGP FO. Et l’ancienne DRH du groupe Danone de s’interroger : «Ce jour-là, ils vont autoriser à utiliser les places handicapées […], autoriser quelqu’un à brûler un feu rouge ?»

La pédagogie ne passe pas.

Alors que d’autres syndicats n’ont pas officiellement intégré le mouvement (les directions respectives de la CGT et de la CFDT ont par exemple exprimé leurs réticences face à une telle mobilisation), le camp présidentiel s’apprête à faire face à une nouvelle forme de contestation : celle d’un mouvement citoyen affranchi des structures syndicales traditionnelles. «Ce n’est pas un mouvement habituel […], la pédagogie ne passe pas», expliquent deux proches d’Emmanuel Macron cités par Le Figaro. «[Le] mouvement […] est un réceptacle des frustrations sur le pouvoir d’achat», ajoutent-ils.

Le mouvement des gilets jaunes est né il y a quelques semaines d’une inquiétude quant à la hausse des prix du carburant, en marge du mécontentement lié au projet gouvernemental d’augmentation des taxes pour l’année 2019 : de 6,5 centimes par litre sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. A droite comme à gauche, de nombreuses personnalités politiques de l’opposition se sont d’ores et déjà montrés favorables à l’initiative, d’aucuns dénonçant une «écologie punitive» ou encore une «taxation du travail».

A l’approche du 17 novembre… les prix du carburant baissent

Quant aux coûts à la pompe, comme l’a noté l’AFP ce 12 novembre après avoir recoupé les données hebdomadaires du ministère de la Transition écologique et solidaire, les prix du carburant seraient en baisse comparés à la semaine passée. Le litre de super sans plomb 95 aurait ainsi baissé en moyenne de 5,88 centimes et celui du sans plomb 98 de 5,54 centimes. Le diesel aurait quant à lui baissé de 3,10 centimes.

Une variation sur la semaine que Jean Quatremer, spécialiste de l’Union européenne pour le quotidien Libération, n’a pas tardé à relayer, via son compte Twitter. La semaine passée, il expliquait (sur le même réseau social) considérer les gilets jaunes comme un«mouvement de beaufs […] largement d’extrême droite», n’hésitant pas à recadrer sèchement les internautes exaspérés par son tweet, jusqu’à qualifier les remarques de certains de ses détracteurs d’«opinions de connards».

 
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Publié par le 14 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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