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Archives de Catégorie: société

VOUS êtes le système !!!

Hé oui, par notre indifférence et notre passivité, par le divertissement de masse qui nous abruti et la consommation à outrance de biens inutiles qui détruit la planète, par la fuite, nous avons créé les conditions de notre propre zombification et nourrit le « système » actuel qui nous réduit à l’état d’esclaves sans que nous en soyons forcément conscients, … et d’un monde malade qui s’effondre de partout, menant à notre propre destruction . Sinon ce soir y’a la France qui joue au foot … 😉  Z     

Ah, c’est toujours si amusant de voir les gens s’agiter, critiquer le « système ». Mais au fait, c’est quoi le système ? Pourquoi tout le monde est contre le « système » ? 

Dans notre société, il y a les maîtres et les esclaves. Certes, on ne dit pas « esclave ». Non, on dit « citoyen », « salarié ». Aller, passons sur les mots ronflants et hypocrites pour masquer la réalité que personne n’a envie d’entendre.

Le monde s’écroule. Qui ne sent pas cette atmosphère d’effondrement ? Ce malaise de la civilisation. Ce monde malade. Mais regardez simplement : regardez ces villes qui tombent littérallement en ruine, ses habitants comme des moutons ultra-stressés, malades, empoisonnés, le cancer, la malbouffe, la destruction de l’environnement, l’air vicié, l’eau polluée, la nourriture, ce poison quotidien qu’on nous force avaler, les lobbys qui nous détruisent, les embouteillages, se lever chaque jour pour faire son esclave et être content de son pseudo-confort et « cotiser pour la retraite ». Mais reveillez-vous, dans 60 ans, après cinq ou six krach financiers, faillites de l’état et la robotisation totale du travail, vous croyez vraiment que l’état déjà totalement en faillite en aura encore quelque chose à faire des gens qui cotisent aujourd’hui ? S’ils ne sont pas morts de toutes les nouvelles maladies qu’ils vont nous inventer, s’ils ne sont pas morts de la lente maladie qu’est cette société. Travaillez, consommez, étudiez. Pas pour être plus intelligent, mais pour voir votre QI diminuer, pour élever une génération avec la télé et les séries. Ah ces êtres humains. Tellement stupides qu’ils ne voient même pas qu’ils sont stupides et que tout ce qu’il font les mène à leur propre destruction. Ces zombies drogués et malades qui reproduisent chaque jour la même routine infernale.

Y a-t-il un mécanisme s’alarme, quelque chose pour réveiller les zombies avant qu’ils n’atteignent le précipice ? Oui, tout leur corps et leur esprit les avertit, ils sont en « burn-out », ils sont en dépression. Mais il « faut bien vivre », alors ils noient ces signaux d’alarmes sous des anti-dépresseurs, de la drogue, etc. Pour le plus grand bénéfice des mêmes qu’ils servent.

Ce système nous broie, nous détruit. Mais ce « système », il a deux faces. Il y a les maîtres et il y a les esclaves. Qui est responsable ?

Certes la classe dominante a le pouvoir et semble donc à priori responsable. Mais que dire des esclaves ?

“Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.” disait ce bon vieux Einstein.

Mais personne ne va jamais dire ça aux esclaves : c’est de votre faute. Regardez ces manifestations du 17 novembre, avec déjà tous les chiens d’hommes politiques à caresser les esclaves dans le sens du poil.

Jamais personne pour dire la vérité.

La vérité, c’est que le système c’est VOUS. Ce système que tout le monde déteste, ce système qui nous opprime, vous en n’êtes certes pas la tête. Vous êtes ses bras, ses mains, ses jambes. Sans vous, il n’existerait pas.

Sans votre crédulité, sans votre bêtise, sans votre soumission, sans votre paresse, sans votre complaisance, il n’existerait pas.

Les « puissants » vous regardent de haut ?

Pour reprendre La Boétie : Ils ne sont grands que parce que vous êtes à genoux.

Ces policiers qui iront bloquer les manifestants, c’est vous. Ces consommateurs qui engraissez les entreprises qui vous exploitent, c’est vous. Ces crédules qui continuent à croire l’histoire, les médias, tout et n’importe quoi parce qu’un « expert » en costard ou en blouse blanche l’a certifié, c’est vous. Ces gens qui ne veulent rien changer parce qu’ils préfèrent le passé, c’est vous. Ceux qui préfèrent être esclaves qu’être libres, c’est vous.

Chaque fois que vous achetez, que vous travaillez, que vous interagissez avec ce système, vous en devenez un agent. Alors oui c’est compliqué. Qui a dit que c’était facile ? Facile d’être libre, à commencer par être libre de penser. Non ce n’est pas facile.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » – Bossuet

Comme c’est facile de toujours remettre la faute sur les autres. Les politiciens, les banquiers, le « système ». Mais c’est vous le système.

Vous êtes la cause du problème.

« On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré » – Einstein

La chaîne d’un esclave possède toujours deux côtés. Les maîtres sont autant enchaînés aux esclaves que les esclaves aux maîtres.

Leurs richesse, leur pouvoir vient de vous, vous tous qui vous levez chaque matin pour eux au lieu de vivre pour vous.

Ils sont bien trop malins n’est-ce pas ?

Mais comment font-ils ? Simplement avec des 1 et des 0 dans des ordinateurs, c’est comme ça qu’ils contrôlent tout le monde ?

Si les dictateurs du passé revenaient sur Terre, si les Scylla et les César voyaient ça, alors ils pourraient bien rigoler. Quoi ? C’est avec ça qu’on les soumet ? De la télé et des voitures ? Sérieux ? Et dire que ces types ont bâti des empires par la force, aujourd’hui on a « facebook », « tinder », etc. pour tenir en esclave des millions de gens, c’est pas magnifique ?

Le simple pouvoir de l’argent, qui n’est plus que du virtuel. Que croyez-vous que valent ces 1 et ces 0 de votre compte en banque sur une île déserte ?

Tous ces puissants qui vous exploitent ne sont puissants qu’en 1 et 0 sur des comptes en banque, parce vous l’acceptez, parce qu’au fond, reconnaissez-le, vous voudriez bien en faire partie de ces 1% de riches qui exploitent le peuple.

Allons-y, disons les choses franchement. Qui en a quelque chose à faire du prix de l’essence ? Ce qui vous gêne chez Macron, c’est qu’il vous parle en disant la vérité, il vous fait ressentir votre réalité d’esclave, alors que vous passez vos journées à fuir cette réalité dans l’alcool, la drogue et les anti-dépresseurs.

La vérité c’est qu’au fond vous étiez bien content d’être esclaves tant qu’il restait de l’argent pour partir en vacances et vous payer tous ces trucs juste pour impressionner les autres.

“Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude.” – Napoléon

Voilà le pathétique. C’est qu’au fond vous n’aimez pas Macron parce qu’il dit la vérité et est le seul qui pour une fois dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Tout était dans son programme, il suffisait de ne pas voter pour lui.

La vérité, que personne ne va vous dire, c’est qu’en réalité vous êtes les responsables. Vous êtes la cause du problème, vous êtes le problème.

Il était temps qu’on vous le dise, maintenant que vous avez réalisé qu’il y a un problème.

Source : http://proletaire.altervista.org/marxisme/textes/vous-etes-le-systeme.php

via Agoravox

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Publié par le 16 novembre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Le mouvement des gilets jaunes : du vent …

 

Quel parti politique ne va pas essayer de récupérer ce mouvement … Y compris l’UPR . Par contre ils ont raison, ça élude les vrais problèmes . On en a rien à faire des « gilets jaunes », ils ne défendent aucune cause fondamentale .  La hausse du carburant, qu’est ce qu’on s’en moque, les problèmes sont bien plus graves et généraux . Les sans dents ne bougent que lorsque on touche à leur porte monnaie, et encore … Là c’est à leur voiture qu’on touche, leur outil d’esclaves . Après je ne dit pas qu’il n’y a pas un ras le bol général, mais un mouvement juste pour faire chier sans aucun but sérieux … Par contre je ne supporte pas les « menaces » du gouvernement, qui a bien mis en avant les « sanctions » qu’ils risquent . Certains n’osent même plus manifester !! On sent en ce moment une odeur de « terreur », un autoritarisme qui se déploie, et pas que ce sur ce sujet . Là je dis attention à la dérive autoritaire !!! Si les gens veulent manifester qu’ils manifestent, point barre . (bien sur dans le respect de la sécurité, des autres, de la loi etc .. ) Attention à la récupération par des puissances étrangère aussi !  Mais je ne pense pas que ce sera le cas, ce mouvement n’est pas idéologique . Du vent … Z  

Via LME : 

Entre les menaces et sanctions promises par le ministre Castaner, pour le cas où il y aurait velléité de « blocage total » du pays, beaucoup de citoyens s’interrogent et certains reculent comme à Tarbes, des «gilets jaunes» jettent l’éponge pour éviter les poursuites (et les critiques) (du moins officiellement). Si cette révolte est légitime, il ne faut pas oublier la cause de tout ce qui nous tombe dessus. Le locataire de l’Élysée, européiste convaincu et ses collaborateurs, ne sont que des exécutants qui suivent à la lettre les « directives européennes » (GOPE), que nous avons refusées et qui nous ont été imposées avec le traité de Lisbonne. Une trahison parmi tant d’autres. Et ça continuera.  François Asselineau s’évertue depuis des années, a mettre en exergue la nocivité de cette Europe, qui détruit les pays en appauvrissant les peuples. Avec une popularité à 21% l’exécutif doit craindre cette grogne des citoyens et, faire régner la peur est une constante chez les affidés à la dictature de Bruxelles, d’où les menaces. Est-ce que ce mouvement citoyen va faire PCHIIT, comme beaucoup d’autres ? La liberté ne s’achète pas, elle se gagne ! Que l’on soit d’accord ou pas avec les analyses de l’UPR, lisez et, faites vous votre propre opinion.  Partagez ! Volti (LME)

Journée du 17 novembre 2018 : L’UPR approuve la révolte des Français mais les met en garde contre un mouvement opaque….

Objet : Journée du 17 novembre 2018 : L’UPR approuve la révolte des Français mais les met en garde contre un mouvement opaque, largement promu par les grands médias, qui prend grand soin de ne jamais dénoncer le rôle de l’UE et de l’euro dans le désastre français.

L’Union populaire républicaine (UPR) considère comme légitime la colère générale des Français contre la hausse continuelle du coût de la vie, qui jette un nombre croissant de nos compatriotes dans la précarité et même dans la pauvreté.

Nous approuvons leur révolte, contre la dégradation constante de leur situation en général, et contre la hausse des prix du carburant en particulier. Ce sentiment de révolte qui gagne l’ensemble de la population découle directement des agissements d’un pouvoir dont la sidérante incompétence et la morgue d’Ancien Régime le disputent à l’inefficacité et à l’injustice criante de sa politique.

Cependant, l’UPR estime qu’il faut absolument aller au-delà des réactions émotionnelles et vindicatives qui se multiplient dans cette atmosphère de fin de règne dans lequel sombre déjà le quinquennat de Macron après seulement dix-huit mois.

La cause première des malheurs de la France réside dans notre appartenance à l’UE et à l’euro

Comme l’explique l’UPR depuis plus de 11 ans, les Français doivent comprendre que la véritable cause de leurs malheurs n’est pas plus Macron que ses prédécesseurs, qui ne sont plus que des présidents de la République factices. Ce ne sont plus que des pions interchangeables au service d’une oligarchie financière.

La cause première de nos malheurs collectifs réside dans l’appartenance de la France à l’Union européenne et à l’euro, qui sont directement responsables de l’appauvrissement massif de la population.

Cette camisole de force nous impose en effet une austérité sans fin, désespérante, qui se traduit par une pression fiscale toujours plus forte, une croissance économique anémiée, la multiplication d’emplois mal payés, des investissements publics toujours plus faibles et une baisse générale du niveau de vie.

Sauf pour une petite minorité d’ultra-privilégiés, dont Macron est l’indécent porte-étendard, et qui l’ont fait élire.

Pour tenter une fois encore de réduire le déficit budgétaire, le gouvernement a décidé de faire les poches des automobilistes, après avoir fait celles des retraités, des fonctionnaires, sabré les budgets des ministères et réduit drastiquement les financements des collectivités locales.

Si les Français veulent mettre un terme à la spirale infernale dans laquelle leur pays est enfermé, ils doivent regarder la vérité en face, comprendre les relations de cause à effet entre les contraintes européennes et leur vie quotidienne, ne plus rêver aux lendemains qui chantent d’une mythique « autre Europe » que certains leur font miroiter depuis 61 ans, et choisir en adultes responsables de faire sortir la France de l’Union européenne et de l’euro, c’est-à-dire choisir le Frexit.

Cela implique de rompre définitivement avec le dogme européiste incarné par Macron et ses clones (UDI, MoDem, PS…).

Mais cela implique de rompre aussi avec tous les fumeux projets « d’autre Europe » présentés par M. Wauquiez, la famille Le Pen, M. Dupont-Aignan, M. Mélenchon, ou encore M. Ruffin, chacun ayant le sien et aucun ne s’étant soucié d’obtenir l’accord unanime des 27 autres États, gouvernements et parlements de l’UE, accord unanime sans lequel tous ces projets n’ont aucun autre sens que celui de mystifier la population française.

L’étrange et complet silence des « gilets jaunes » sur la responsabilité de l’UE et de l’euro

Or, l’UPR note que le mouvement dit « des gilets jaunes » ou encore du « 17 novembre » ne mentionne jamais la responsabilité écrasante de l’Union européenne et de l’euro dans l’appauvrissement de la population.

De même, il n’explique pas aux Français le coût exorbitant de l’Union européenne pour les finances publiques : au bas mot 9 milliards d’euros par an pour la seule contribution nette au budget de l’Union européenne, montant qui pourrait d’ailleurs être bien supérieur comme l’UPR l’a déjà exposé.

De même, ce mouvement reste totalement silencieux sur le manque à gagner considérable pour le budget de l’État dû à l’optimisation et à l’évasion fiscales que permet la libre circulation des capitaux (article 63 du traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne). Un rapport deseptembre 2018 a estimé cette perte fiscale à 100 milliards d’euros par an.

En bref, le « mouvement du 17 novembre » alias « mouvement des gilets jaunes », s’attaque aux conséquences sans s’attaquer aux causes, maintenues dans l’ombre.

Le « mouvement des gilets jaunes » est le 6e mouvement du même genre en 7 ans

Le mouvement du 17 novembre risque donc de ressembler à bien d’autres, tantôt de gauche tantôt de droite, qui ont parcouru la société française ces dernières années, et qui ont tous eu pour caractéristiques communes :

  • de garder le silence le plus complet sur l’UE et l’euro,
  • d’être miraculeusement et massivement médiatisés,
  • de s’être achevés dans l’indifférence générale, sans avoir jamais apporté la moindre amélioration significative dans la vie des Français.

Citons ainsi :

  • Mai-novembre 2011 : le mouvement des « Indignés », mouvement protestataire apparu en France dans la foulée du mouvement du même nom né en Espagne en mai 2011. Le nom des « indignés » fut donné par les médias et inspiré du titre du manifeste Indignez-vous !, écrit par Stéphane Hessel, connaissant alors d’importantes ventes en Espagne. Ce mouvement se réclama notamment des influences du Printemps arabe , se répandit progressivement, avec des variations dans les revendications et en intensité, en Grèce, moins intensivement dans le reste de l’Europe, puis aux États-Unis avec le mouvement Occupy. Ce « mouvement des indignés » présentait entre autres caractéristiques de se proclamer « horizontal », c’est-à-dire sans qu’aucune hiérarchie n’existe entre les membres du mouvement, de ne pas être lié à un parti politique ou à une organisation syndicale, et d’être non violent et d’appeler à la désobéissance civile. Mais sa caractéristique essentielle, dans tous les pays d’Europe, fut d’éluder constamment la question de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan. Ce mouvement cessa de mobiliser les foules fin 2011.
  • Octobre-novembre 2013 : le mouvement des « Bonnets rouges », mouvement protestataire apparu en Bretagne en octobre 2013 en réaction aux mesures fiscales relatives à la pollution des véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l’agroalimentaire. Ce mouvement finit par disparaître au bout de deux mois, en novembre 2013, après avoir toujours pris un grand soin de ne jamais dénoncer la responsabilité de l’UE et de l’euro dans la situation même contre laquelle il luttait.
  • 26 janvier 2014 : le « Jour de colère », mouvement mystérieux apparu sur Internet quelques semaines avant le 26 janvier, qui prétendait fédérer toutes les oppositions à Hollande et lutter pour la liberté d’expression, et qui prit toujours un grand soin de ne jamais dénoncer le rôle décisif de l’UE et de l’euro dans la situation. Cette manifestation, dont on découvrit qu’elle se composait d’un rassemblement hétéroclite de groupuscules d’extrême-droite, se solda par un échec et n’eut pas de lendemain.
  • Avril-mai 2016 : le mouvement « Nuit debout », mouvement protestataire qui aurait surgi de la projection d’un film militant «  Merci patron  » de François Ruffin, le 23 février, et qui occupa le devant de la scène médiatique pendant les mois d’avril et mai 2016. Les organisateurs prirent toujours le plus grand soin de ne jamais parler de l’UE et de l’euro, et d’interdire de façon musclée, notamment à certains militants de l’UPR, d’évoquer même ces questions lors des rassemblements publics… Le mouvement Nuit Debout finit par se disperser dans l’indifférence générale.
  • 5 mai 2018 : la « Fête à Macron », programmée à l’initiative du député de la France Insoumise François Ruffin, qui rassembla plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris depuis la place de l’Opéra jusqu’à la Bastille, invitées à protester contre Macron tout en prenant toujours grand soin de ne jamais dénoncer la responsabilité de l’UE et de l’euro dans la politique suivie, et qui ne connut pas de lendemain.

À part le dernier de cette liste (la « Fête à Macron »), une autre caractéristique commune à tous ces mouvements prétendus spontanés est d’avoir bénéficié de soutiens conceptuels et organisationnels ainsi que de financements peu clairs, et parfois carrément opaques.

Quoi qu’il en soit, l’échec même de tous ces mouvements a fini par renforcer le désespoir des Français, au point de conduire nombre d’entre eux à juger que la situation était décidément irréformable et à se réfugier dans la voie totalement inefficace de l’abstention lors des élections nationales.

Le mouvement des « gilets jaunes » présente les mêmes caractéristiques que les mouvements antérieurs.

Or, à y regarder de près, le « mouvement du  17 novembre » présente bien des points communs avec tous ces mouvements.

1°) Il prend un très grand soin de focaliser la colère des Français contre le seul Macron et son gouvernement, en passant totalement sous silence le rôle décisif de l’Union européenne et de l’euro.

2°) Il  est miraculeusement médiatisé : en particulier une carte interactive de tous les blocages prévus, présentée par le site Internet https://www.blocage17novembre.com/ , est très largement reprise par les grands médias, dont la bienveillance et la précipitation à relayer ces appels à manifester tranche avec leur attitude générale de silence vis-à-vis de toute remise en cause de l’Union européenne et de l’euro.

3°) Les organisateurs, les commanditaires, l’organisation et les financements restent opaques. Le site Internet https://www.blocage17novembre.com/ est particulièrement discret puisqu’il ne contient aucun nom, aucune adresse ni numéro de téléphone. La page destinée à l’après 17 novembre (https://poursuivons.blocage17novembre.com/) est, quant à elle, vierge de toute explication sur le rôle décisif de l’Union européenne et de l’euro dans le dépérissement de la France.

On notera aussi que ce « mouvement du 17 novembre », en se rebaptisant « mouvement des gilets jaunes », reprend à son compte la même tactique marketing que celle utilisée lors des « révolutions de couleur », ou celle des « bonnets rouges ».

Appuyé principalement par des personnalités de droite et d’extrême droite comme M. Wauquiez, Mme Le Pen ou M. Dupont-Aignan, le « mouvement du 17 novembre » présente donc une configuration politique proche de celle du « Jour de colère » de début 2014.

L’UPR avait, à l’époque, expliqué qu’il s’agissait d’une opération téléguidée par le FN et une partie de l’UMP d’alors, destinée à tester grandeur nature l’« union des droites » chère à Patrick Buisson. Ce dernier, désormais proche de Dupont-Aignan, n’a jamais fait mystère de son vœu de rassembler l’ex-FN et l’ex-UMP.

Tout est donc en place pour que le « mouvement du 17 novembre » serve à canaliser la colère des Français pour mieux la dévier de la vraie cause des problèmes – à savoir la « construction européenne » – et, finalement, la neutraliser. Ce mouvement disparate, incarnant une forme d’«union des droites » pourrait alors être présenté comme l’opposition à Macron, et ce dans la perspective des élections européennes de 2019. Ce qui permettrait d’occulter totalement le débat essentiel sur le  Frexit.

Il n’est pas exclu, par ailleurs, que, comme pour la manifestation du 1er mai 2018, quelques centaines de « Black bocks » parviennent à se rassembler comme par miracle pour causer des violences et discréditer les « gilets jaunes ». Ce qui aurait pour effet de faire croire que si l’on est contre Macron, c’est que l’on soutient les casseurs, le désordre et la violence.

Ce scénario, relevant d’une dangereuse et irresponsable « stratégie de la tension », s’inscrirait parfaitement dans le « story telling » développé par le chef de l’État ces dernières semaines, qui n’a pas hésité à comparer notre époque avec les années 1930, une façon de qualifier implicitement ses opposants de factieux.

Conclusion : la position de l’UPR reste toujours identique : ni « bonnets rouges », ni « gilets jaunes », ni « chaussettes vertes », ni « doudounes bleu pétrole » mais rassemblement serein, clair et déterminé pour la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

En conclusion, l’UPR est obligée de constater que le « mouvement du 17 novembre » fait délibérément l’impasse sur le Frexit, qui est le sujet essentiel de la situation, tout comme le faisaient « les Indignés », « Nuit debout », « Jour de colère », les « Bonnets rouges » ou la « Fête à Macron ».

L’UPR, qui met un point d’honneur à mettre en garde les Français contre toutes les manœuvres politiciennes d’intimidation, de dévoiement ou de récupération, et toujours soucieuse de respecter sa Charte fondatrice, ne défilera donc pas côte-à-côte avec Mme Le Pen ou M. Dupont-Aignan – qui refusent absolument de faire sortir la France de l’UE et de l’euro -, pas plus qu’elle ne défilera côte-à-côte avec M. Wauquiez – dont le parti politique qu’il dirige a amplement prouvé que, s’il revenait au pouvoir, il conduirait exactement la même politique que celle de Macron et de son gouvernement, et pour les mêmes raisons de soumission à l’UE et à l’euro.

L’UPR ne se joindra donc pas aux « gilets jaunes » qui éludent la question décisive de l’UE et de l’euro, pas plus qu’elle ne se joindra aux « chaussettes vertes » en 2019 ou aux « doudounes bleu pétrole » en 2020 si ces énièmes créations marketing prétendent s’attaquer au gouvernement français tout en préservant l’UE et l’euro de la colère populaire. À ce propos, l’UPR appelle les Français, si souvent manipulés par de faux mouvements issus de faux opposants, à faire preuve de la plus grande circonspection avant de suivre tête baissée les mouvements protestataires ultra-médiatisés. Ils doivent méditer la formule de Talleyrand qui conseillait cyniquement aux gouvernants d’« agiter le peuple, avant de s’en servir ». 

Quelles que soient les conséquences ultimes du « mouvement du 17 novembre » – qu’elles aillent du feu de paille médiatique à une révolte populaire conduisant à une crise institutionnelle, dissolution de l’Assemblée nationale ou, même, départ souhaitable de Macron – l’UPR gardera la ligne qui est la sienne depuis plus de 11 ans : avec sagesse, esprit de responsabilité et détermination inébranlable, l’UPR continuera à œuvrer pour le large rassemblement des Français sur l’objectif suprême qui ne souffre aucune ambiguïté ni aucun silence ni aucune compromission : la récupération de notre démocratie, de notre souveraineté et de notre indépendance nationales par le Frexit.

Car c’est uniquement à cette condition que nous pourrons faire ressusciter la France, que les européistes et alter-européistes de tout poil sont en train de détruire.

Pour autant, l’UPR ne restera pas inactive et les bras ballants le 17 novembre.

Nous appelons nos militants à partager plus que jamais nos analyses, ainsi qu’à télécharger et à imprimer notre tract spécial 17 novembre 2018 mis en ligne, afin de le distribuer aux « gilets jaunes » en marge des manifestations du 17 novembre.

Ce tract résume nos analyses et l’impérieuse nécessité du Frexit, si les Français veulent sauvegarder leur niveau de vie, leurs acquis sociaux, leur justice sociale et leurs services publics. C’est-à-dire, le mode de vie souhaité par la grande majorité d’entre nous.

Source U.P.R

via LME

 
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Publié par le 16 novembre 2018 dans général, Politique, société

 

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Une histoire digne d’Orwell ou de Huxley

A méditer … De quoi se poser de sérieuses questions !!! La conclusion fait froid dans le dos, et montre à quel point il est difficile de s’extirper du système, ou de la matrice devrais je dire, qui a fabriqué une masse crétinisée …   

Dans cette satire, les individus ont tous un « avatar » virtuel et « vivent » à travers lui, et ils doivent pédaler pour gagner de l’argent qui est sous forme de « crédits » afin de pouvoir consommer et se divertir via leur avatar (absolument tout est payant), dans une société qui fait d’eux des esclaves sans qu’ils ne s’en rendent compte .

Le seul moyen pour les gens de sortir de leur chambre et de ne plus pédaler est de participer à une émission, dirigé par un jury cynique qui détient les clefs du « divertissement » et donc du pouvoir (je suppose), un mélange de nouvelle star et d’incroyable talent, qui les manipule (mais en même temps ce sont des archétypes de cette société, tout aussi crétinisés que les autres, il y a une double lecture possible) . Mais même s’ils en sorte ils restent des esclaves du système.  

Quand à celui qui prend conscience de l’absurdité du système et qui se révolte, hé bien je vous laisse regarder c’est édifiant … (une double lecture est possible aussi) 

Attention il faut savoir décrypter cette satire, qui ressemble beaucoup à notre société actuelle avec les traits grossis .  

 Z 

Une critique acerbe et cynique de la société au travers d’un futur dominé par le divertissement de masse qui prendrait le contrôle de la vie des citoyens, une sombre description d’un avenir pas si éloigné de nous. 

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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, société, Vidéos (Toutes)

 

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Éric Sadin : l’asservissement par l’Intelligence Artificielle ?

 
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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, Sciences, société, Vidéos (Toutes)

 

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Des entreprises britanniques implantent des puces électroniques chez leurs employés

Des entreprises britanniques implantent des puces électroniques chez leurs employés

C’est une pratique qui va se généraliser . Bientôt tous pucés ?? « La marque de la bête » . Une puce dans son corps, ça fait de nous un « appareil » qu’on peut potentiellement contrôler . L’avenir s’annonce décidément bien sombre avec toutes ces technologies qui se déploient . Orwelliennes mais pas seulement … Z 

C’est une façon pratique d’assurer la sécurité, mais cela soulève des préoccupations en matière de protection de la vie privée.

Le défi de la puce

L’entreprise de technologie britannique BioTeq s’est taillée une place inhabituelle : l’implantation de micropuces dans les mains des employés d’autres entreprises.

Selon un article paru dans The Guardian, BioTeq est l’une des nombreuses entreprises embauchées par diverses compagnies du Royaume-Uni pour implanter des puces électroniques RFID dans leurs employés. Ils peuvent ensuite utiliser les puces pour accéder aux bâtiments de l’entreprise et stocker des informations.

Mettez la puce en moi

Steven Northam, fondateur de BioTeq, a déclaré à The Guardian que la majeure partie du travail de l’entreprise est destinée aux personnes qui veulent utiliser les puces pour accéder à leur propre maison et à leur voiture. Cependant, l’entreprise a implanté des puces RFID dans les mains des employés des secteurs de la finance et de l’ingénierie également – bien que la procédure soit volontaire. Elle a également expédié les puces vers d’autres pays comme l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Japon et la Chine.

Une autre entreprise, Biohax de Suède, pourrait bientôt commencer à offrir des services similaires au Royaume-Uni.

Droits du travail

Les groupes de défense des droits des employés au Royaume-Uni s’insurgent contre la tendance à implanter des micropuces aux employés, dont ils craignent qu’elles offrent aux employeurs de nouveaux outils pour surveiller les employés.

“La micropuce donnerait aux patrons encore plus de pouvoir et de contrôle sur leurs employés”, a déclaré Frances O’Grady, secrétaire générale du Congrès des syndicats, dans une interview avec The Guardian“Il y a des risques évidents, et les employeurs ne doivent pas les écarter, ou faire pression sur le personnel pour qu’il soit micropucé.”

Pour en savoir plus sur les implants à micropuce : Des milliers de Suédois se font implanter une micropuce pour accéder aux concerts, aux maisons et aux médias sociaux

Source : Futurism – Traduit par Anguille sous roche

source

 
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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Débat : Non, la liberté d’opinion n’a pas à être « fondée sur des faits »

par Erwan Lamy

Reporters sans frontières (RSF) vient de divulguer une « déclaration internationale sur l’information et la démocratie ». L’intention est de poser les « principes fondamentaux de l’espace global de l’information et de la communication », notamment pour lutter contre la « désinformation massive en ligne ». C’est un projet louable, mais qui repose sur une conception inquiétante de la liberté d’opinion.

Cette conception est résumée dans la première phrase suivant le préambule de la déclaration :

« La liberté d’opinion est garantie par l’échange libre des idées et des informations fondées sur des vérités factuelles. »

Ce que signifie « garantie » n’est pas très clair, mais il faut sans doute entendre que « la liberté d’opinion n’a de sens que si elle est fondée sur des faits », comme le soutenait récemment Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF.

La liberté de dire des bêtises, le droit d’en lire

La liberté d’opinion garde pourtant tout son sens lorsqu’elle n’est pas « fondée sur des faits ». On peut très bien avoir une opinion, et la liberté de l’exprimer, sur des choses qui ne sont que très indirectement factuelles : sur ce qui est beau ou ce qui est laid, bien ou mal, sur des valeurs ou sur des systèmes de valeur. Je suis libre d’avoir l’opinion que la peinture de Monet est supérieure à celle de Renoir (ou l’inverse) sans avoir à la fonder sur des « preuves » ou sur des « informations fiables ». Et j’ai bien le droit de le dire.

La liberté d’opinion n’est donc pas toujours fondée sur des faits, et surtout elle n’a pas à l’être. Une opinion qui n’est pas fondée sur des faits doit pouvoir être communiquée. C’est ainsi que l’on parvient à produire des informations fiables. Les rédacteurs de cette déclaration renversent l’ordre des choses en faisant de l’information fiable un point de départ, alors qu’elle est le point d’arrivée des échanges d’opinions. Il faut avoir la liberté de se tromper, et de dire des bêtises, pour arriver ensuite à se rapprocher autant que possible de la vérité.

La liberté d’opinion, c’est et cela doit être la liberté de dire que la foule ayant assisté à l’investiture du 45e président des États-Unis est plus importante que celle présente pour l’investiture du 44ᵉ, que personne n’a jamais marché sur la Lune ou que 2+2 font 5, ou bien 4, ou bien 3, peu importe. Une opinion n’a pas besoin d’être vraie a priori, ni correctement établie, ni « rationnelle » ou « fondée sur de l’information fiable ». Elle a seulement besoin d’être émise puis discutée, et le cas échéant rejetée ou amendée.

Pour cette raison, le droit à l’information ne doit pas consister, comme le proposent les auteurs de la déclaration, en la « liberté de rechercher et de recevoir des informations fiables et d’y accéder ». Elle doit consister en la liberté de rechercher n’importe quelle information, fiable ou pas, pour s’y frotter, s’y piquer, et apprendre.

Crispations paternalistes

Cette déclaration semble trahir l’affolement des « faiseurs d’opinion », à commencer par les journalistes, face à ce qu’ils perçoivent (de manière discutable) comme une dangereuse invasion de « fake news ». Face au danger, le premier réflexe est de se crisper sur ce que l’on connaît : sur les notions de vérité, de faits et d’informations fiables, et sur l’idée que les journalistes, et les experts de toutes sortes, sont là pour produire ces informations fiables et pour protéger les « gens » des informations douteuses.

C’est là une forme de paternalisme qui signale un singulier manque de confiance en l’intelligence collective, en la capacité de chacun, avec l’aide de tous, à faire la part du vrai et du faux. Il n’est pas question de nier l’importance des journalistes ou des experts. Mais ils ne sont qu’un élément d’un jeu épistémique collectif, et ils n’en sont ni les gardiens ni les arbitres. Ils n’ont pas de privilège a priori, leur autorité ne s’acquière ni par la naissance ni par le statut, mais par la démonstration concrète de leur habileté à produire des informations fiables.

Certes, il ne s’agit pas d’être naïf, de croire qu’il suffit de laisser les opinions s’entrechoquer pour que la vérité surgisse et s’impose à tous. La capacité collective à produire des croyances vraies, ou aussi proches de la vérité que possible, dépend de la manière dont les échanges sont organisés au sein de « l’espace global de l’information et de la communication ».

« Faitichisme »

Mais comment organiser cet espace ? Sûrement pas en en appelant à la vérité ou aux faits. Cela ne sert à rien. La vérité, c’est un peu comme Dieu : tout le monde est persuadé de L’avoir de son côté. Le dangereux hurluberlu qui a investi, fusil à l’épaule, une pizzeria de Washington pour y démanteler, façon western, un supposé réseau pédophile dirigé en sous-main par Hillary Clinton, était persuadé que tout cela était vrai. Lui suggérer de s’en tenir aux faits aurait donc sans doute été de peu d’effet sur sa conduite. Pour parler comme Bruno Latour, répéter sans cesse qu’il faut respecter les faits, c’est du « faitichisme », et ça ne mène à rien.

Considérer, comme le font les auteurs de la déclaration, que la liberté d’opinion devrait être fondée sur des faits serait pire encore. S’il fallait censurer toutes les opinions malformées avant qu’elles ne soient discutées, c’est la discussion rationnelle elle-même qui serait menacée. Quant à vouloir ne rendre disponibles que les informations fiables, vouloir protéger le lecteur ou l’auditeur des informations douteuses, c’est l’empêcher d’apprendre à reconnaître le vrai du faux.

Renoncer à ce « faitichisme » ne conduit pas (malgré Bruno Latour) à renoncer à la vérité ou à la réduire à une simple histoire de conventions sociales. Il y a des vérités absolues, et il faut leur courir après, même si elles courent plus vite. Y renoncer, c’est renoncer à parler. Seulement voilà : une fois que l’on a dit ça, on n’a pas dit grand-chose. Tout le problème est de savoir comment faire pour les trouver, ces vérités.

Un peu de modestie

Chacun dans son coin a bien une réponse, mais le problème, c’est que l’on ne sait pas trop comment organiser ça collectivement. Bien sûr, il faut déjà s’occuper des malhonnêtes. Mais faut-il croire que la « désinformation » est surtout affaire de malhonnêteté ? Ce serait sans doute trop simple.

Les producteurs de foutaises sont souvent très bien intentionnés, et c’est bien là le problème. Que faire alors ? Une possibilité pourrait consister à rendre chacun responsable de la manière dont on forme les opinions que l’on diffuse. Ne pas censurer les opinions malformées, mais sanctionner les « fautes épistémiques ». Mais ça reste bien vague.

Sur ces questions, il n’y a encore aucune expertise bien solide, rien qui permettrait d’envisager, comme le proposent les auteurs de la déclaration, la mise en place d’un « groupe international d’experts sur l’information […] à l’image de ce qu’est le GIEC pour les questions climatiques ».

Les journalistes et les experts savent produire des informations fiables dans leurs domaines respectifs, mais cela ne leur donne aucune « méta-expertise » sur l’organisation collective de cette production. Il existe bien une discipline académique qui se propose de développer ce genre de méta-expertise : l’épistémologie sociale. Mais la route est sans doute encore longue avant qu’elle produise des résultats utiles. On peut tout de même s’étonner de l’absence, parmi les rédacteurs de la déclaration de RSF, des grands noms de cette discipline : un Alvin Goldman, une Jennifer Lackey ou une Miranda Fricker aurait sans doute eu des choses intéressantes à dire. Reste que les sciences de l’information fiable n’ont, à ce jour, pas donné le même genre de résultats que les sciences du climat, et en ce domaine la modestie est de mise.

En attendant que les épistémologues aient quelques connaissances positives à proposer, il serait donc sans doute sage de s’en tenir à ce qui a fait ses preuves. Il y a des hauts et des bas, mais globalement, le relatif laissez-faire des sociétés libérales en matière de production de connaissances a plutôt bien marché ces derniers siècles. Ce laissez-faire est déjà suffisamment menacé par la bureaucratisation croissante de la science. Évitons d’en rajouter.

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Publié par le 14 novembre 2018 dans Education - information, général, société

 

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Les Pharma Papers : tout ce que les labos pharmaceutiques voudraient vous cacher

Alors que le Parlement examine le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, Basta ! et son Observatoire des multinationales, en partenariat avec le collectif EurosForDocs, lancent les « Pharma Papers » pour mettre en lumière la toile d’influence tissée par les laboratoires pharmaceutiques, à coups de millions d’euros, autour de la profession médicale et des législateurs.

Pourquoi des « Pharma Papers » ? Parce que les taux de profits exigés par les grands laboratoires pharmaceutiques font peser une lourde menace sur l’avenir de notre modèle universel de sécurité sociale ; parce que l’intense lobbying déployé par ces mêmes labos sur l’ensemble du secteur de la santé, du médecin jusqu’à la Commission de Bruxelles en passant par les députés, entrave toute régulation et tout contre-pouvoir ; et parce qu’au final cela aura des incidences sur nous, sur notre possibilité à accéder aux soins.

Le système est pourtant censé fonctionner. Les laboratoires pharmaceutiques conçoivent, fabriquent et proposent de commercialiser des médicaments et des traitements. Les autorités évaluent ensuite l’efficacité de ces médicaments (le « service médical rendu ») et leurs effets secondaires, autorisent ou non leur mise sur le marché, et en négocient le prix avec les labos. Ensuite, le taux de remboursement d’un médicament par la Sécu est fixé par l’Assurance-maladie, en fonction du « service médical rendu », et de la loi de financement de la Sécurité sociale, qui est débattue chaque année, à l’automne, par le Parlement. Aux médecins, enfin, de prescrire tel médicament ou tel traitement autorisé.

« En six ans, les firmes pharmaceutiques ont versé plus de 3,5 milliards d’euros aux professionnels de santé exerçant en France ! »

Problème : à chaque étape, les labos pharmaceutiques tentent d’influencer ces évaluations et politiques de santé. Car leur taux de profit en dépend : plus un médicament sera considéré comme efficace et innovant, plus son prix onéreux sera justifié et son taux de remboursement élevé. Plus un médicament est bien remboursé, plus il sera vendu. Et plus un médecin aura intérêt à conseiller tel médicament, plus celui-ci sera prescrit.

Le premier volet de notre dossier « Pharma papers », publié ce 13 novembre, dévoile les rouages de cette influence. Sur les médecins d’abord : en six ans, les firmes pharmaceutiques ont versé plus de 3,5 milliards d’euros aux professionnels de santé exerçant en France ! A titre d’exemple, Sanofi dépense 7 millions d’euros par mois auprès de professionnels de santé en France, et MSD France 2,8 millions ! A quoi correspondent ces rémunérations ? Quels médecins sont concernés ? Influencent-elles les avis et prescriptions rendus par tel cardiologue ou cancérologue émérite ? Rendent-elles les généralistes plus perméables aux discours marketing des laboratoires ? Les députés médecins qui co-président la Commission des affaires sociales de l’Assemblée sont-ils sous influence alors que se sont ouverts les débats sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale ?

Des dizaines de millions d’euros sont également dépensés en lobbying à Paris, Bruxelles et Washington pour défendre les intérêts – privés – des grands labos. Rien qu’à Paris, leurs dépenses de lobbying sont dix fois plus importantes que les moyens que peuvent mobiliser les associations représentant les malades.

Logique : Les 10 plus grands labos pharmaceutiques du monde ont enregistré des profits cumulés de 71,5 milliards de dollars en 2017.

Les Pharma Papers sont à découvrir ici : https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/

Source BastaMag

 
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Publié par le 14 novembre 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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