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Archives de Catégorie: société

Bolsonaro approfondit les politiques contre les peuples autochtones du Brésil

Bolsonaro approfondit les politiques contre les peuples autochtones du Brésil

Le Président brésilien prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière pour des sociétés étrangères.

Depuis son arrivée à la présidence du Brésil, Jair Bolsonaro a diminué les droits fonciers des populations autochtones de l’Amazonie. L’une des principales promesses faites par le Président brésilien avant son élection était de ne pas accorder « un centimètre de terre en plus » aux peuples indigènes.

L’une des premières décisions du président a été de transférer les compétences de la Fondation Nationale Indienne (FUNAI) – la fondation chargée de l’attribution des terres correspondant aux agriculteurs indigènes et paysans – au Ministère de l’Agriculture de Tereza Cristina Costa. La fonctionnaire est la leader des propriétaires ruraux au Congrès, qui est connue comme la « muse du poison » pour avoir autorisé en 2018 une loi qui permet l’utilisation des pesticides toxiques dans les champs du pays.

Aujourd’hui, par l’intermédiaire du Ministère de l’Agriculture, Bolsonaro prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière, ainsi qu’à « l’assouplissement des licences environnementales » qui permettent aux entreprises transnationales d’investir et d’exploiter dans ces territoires.

Ricardo Salles, ministre de l’Environnement :

-Hier, il était en Amazonie. Il a rendu hommage aux peuples autochtones qui louent des terres pour la monoculture du soja. Avant hier, il a délégitimé Chico Mendes. Auparavant, il avait été condamné pour avoir modifié une carte publique d’une réserve en faveur des compagnies minières.

Le ministère a-t-il fermé ?

Xilonem Clarke, chercheur du mouvement mondial Survival International, a récemment expliqué que les politiques du Président brésilien sont une déclaration ouverte de guerre contre les populations indigènes, et a assuré qu’avec la démarcation des terres entre les mains du Ministère de l’Agriculture, il sera « presque impossible » de garantir les droits territoriaux des communautés.

L’extermination des peuples autochtones comme politique d’État

Le leader d’extrême droite a insisté à plusieurs reprises sur le fait que son intention est d’en finir avec les populations indigènes du Brésil par assimilation forcée, suivant « les politiques efficaces des États-Unis, qui ont exterminé les Indiens« .

En ce sens, Bolsonaro a assuré que les peuples traditionnels sont « manipulés par des groupes idéologiques de gauche« , qui tentent par « une conspiration internationale » de prendre l’Amazonie et ses matières premières au Brésil.

Le Cacique Babau, Rosivaldo Ferreira da Silva, chef Tupinambá, a dénoncé l’intérêt des propriétaires terriens et des policiers à le tuer, lui et sa famille. Après avoir assumé la présidence, Jair Bolsonaro a intensifié la violence contre les Indiens et l’invasion de leurs terres. @teleSURtv

La politique d’État menée par le Gouvernement de Bolsonaro est fondée sur la dépossession totale des territoires des communautés autochtones. Le Ministre de la Sécurité Institutionnelle, Augusto Heleno, a assuré que les peuples autochtones envisagent de se déclarer indépendants avec l’aide de groupes opposés au gouvernement, c’est pourquoi il est essentiel de « récupérer les territoires« .

Cette politique d’extermination a été lancée avec l’arrivée de gouvernements de droite au Brésil ; une étude récente de Global Witness a révélé qu’en 2017, il y a eu jusqu’à 201 meurtres de paysans et indigènes dans le monde. 57 d’entre eux se trouvaient au Brésil, soit un peu plus d’un tiers du nombre total des assassinats dans le monde.

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par TeleSur

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Publié par le 20 février 2019 dans général, International, Politique, société

 

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« L’antisémitisme est un crime tandis que l’anti-sionisme est un devoir »

Photo : Archives
Rassemblement du mouvement anti-sioniste Neturei Karta – « Les sionistes ne sont pas juifs… seulement racistes » – Photo : Archives

Sai Englert – , militant et universitaire, plaide contre l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme.

L’antisémitisme n’est pas la même chose que l’antisionisme. Voici deux termes différents qui sont régulièrement utilisés de façon interchangeable dans les débats actuels, de sorte que vous pourriez être surpris d’apprendre qu’ils signifient des choses complètement différentes.

Récemment, Marc Lamont Hill, militant, universitaire et journaliste états-unien, a été licencié de CNN pour avoir lancé un appel à l’ONU en faveur d’une Palestine libre du fleuve à la mer. Plus tard, d’autres ont aussi réclamé qu’on lui retire son poste d’enseignant. La raison avancée était que l’appel de Lamont Hill était antisémite.

« Alors que la déclaration universelle des droits de l’homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, l’État-nation israélien continue de restreindre la liberté et de miner l’égalité des citoyens palestiniens d’Israël ainsi que ceux de Cisjordanie et de Gaza. »

Pourtant, son discours et ses travaux de longue date ne sauraient être plus clairs sur le fait qu’il faisait référence à la création d’un seul état, unifié, laïque et démocratique entre le Jourdain et la Méditerranée pour tous ses habitants. La seule façon d’en faire un propos antisémite c’est de ne pas faire de distinction entre l’État d’Israël et la population juive du monde entier, approche extrêmement problématique.

L’antisémitisme se rapporte aux idées et aux comportements discriminatoires envers les juifs, les prennent pour cibles ou leur nuisent parce qu’ils sont Juifs. Les affirmations selon lesquelles les Juifs sont avares, qu’ils gouvernent le monde, ou qu’ils dirigent les banques sont antisémites. De même, les attaques physiques ou verbales contre le peuple juif en raison de sa judéité sont antisémites.

L’antisionisme en revanche est une idéologie politique, qui – comme son nom l’indique – est opposée au sionisme. Le sionisme est un mouvement politique né à la fin du 19ième siècle, avançant que la seule façon pour les juifs d’échapper à l’antisémitisme européen était de former leur propre état. Cet état ils l’ont bâti en Palestine, et malgré une opposition interne minoritaire, ils l’ont fait aux dépends de ceux qui vivaient déjà dans le pays: les Palestiniens. La création d’Israël, fruit des efforts du mouvement sioniste, eut lieu en 1948 avec en toile de fond l’expulsion de plus de 700 000 Palestiniens et la destruction d’au moins 400 villages. Ces injustices se poursuivent aujourd’hui : l’expansion des colonies en Cisjordanie, le blocus meurtrier de Gaza, ou les plus de 60 lois qui ciblent spécifiquement les citoyens palestiniens d’Israël sont toujours en vigueur et appliqués au nom du sionisme.

Ce que les antisionistes réclament donc, c’est que tous les habitants de la Palestine historique, juifs, chrétiens, et musulmans, Palestiniens et non-palestiniens jouissent de droits égaux quelle que soit leur race, leur religion ou leur origine ethnique. Ce que l’état israélien et le mouvement sioniste continuent de refuser. Malheureusement, l’antisionisme est aujourd’hui souvent assimilé à l’antisémitisme. Il devrait, cependant, être clair qu’ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Le premier rejette l’idée d’un état fondé sur une suprématie ethnique ou religieuse. Le second hait les juifs en raison de leur judéité. Faire l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme repose sur une série de postulats qui ne devraient jamais être acceptables.

Premièrement, que tous les juifs sont sionistes ou que les sionistes parlent au nom de tous les juifs, c’est là une idée essentialiste, foncièrement raciste qui suppose qu’un groupe entier de personnes peut être rangé derrière une même bannière idéologique. Rien n’est moins vrai. Israël ne représente pas les opinions de tous les juifs. De nombreux juifs dans le monde sont antisionistes pour des raisons religieuses ou/et politiques tandis que d’autres peuvent ne pas savoir grand-chose du sujet et ne pas avoir d’opinion.

Deuxièmement, que tous les sionistes sont juifs. Une fois de plus, rien n’est moins vrai. Par exemple, il y a beaucoup de sionistes chrétiens, en particulier aux États-Unis, tandis que de nombreux hommes et femmes politiques et de partis politiques à travers le monde sont sionistes. Ceci n’a rien à voir avec le judaïsme, mais avec la politique étrangère et les étroites alliances que ces pays ont avec Israël.

Finalement, l’amalgame entre les deux idées suppose souvent que le sionisme n’affecte que les juifs. Cette interprétation, souvent répétée dans les débats actuels, gomme le fait que les premières victimes du mouvement sioniste, ont été et sont toujours les Palestiniens.

Leur rejet du sionisme, leurs revendications de droits égaux et leur souhait de pouvoir retourner dans leur foyer d’où ils ont été expulsés n’ont rien à voir avec le judaïsme ou les juifs en aucune façon. Ils ont tout à voir, au contraire, avec leur opposition au projet de colonisation de peuplement qui continue de les déposséder et de les opprimer sur leur propre terre.

L’antisionisme est donc avant tout une forme de solidarité avec les revendications d’un peuple colonisé qui continue de lutter pour sa liberté. Il y a un principe simple et pourtant très puissant, qui affirme que personne n’est libre, tant que nous ne sommes pas tous libres. De ce point de vue la lutte contre l’antisémitisme et celle contre le sionisme ne sont qu’une seule et même chose. Elles sont toutes deux des luttes contre le racisme et la suprématie ethnique, en un mot contre l’injustice. Comme le dit un vieux slogan : l’antisémitisme est un crime, l’antisionisme un devoir.

* Sai Englert est enseignant-chercheur au Département de politique et d’études internationales à la SOAS University of London.

Source : Middle East Eye – Traduction: Chronique de Palestine – MJB

 
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Publié par le 20 février 2019 dans général, International, Politique, société

 

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L’antisémitisme, un problème marginal dans la France d’aujourd’hui

L’antisémitisme, un problème marginal dans la France d’aujourd’hui

par Pierrick Tillet

Pendant que des « milliers de manifestants » (selon Ouest France à qui on laissera la responsabilité de ce chiffrage) défilaient à Paris et en province contre l’antisémitisme [photo : place de la République à Paris], les chiffres du ministère de l’Intérieur sur les actes d’antisémitisme commis dans le pays en 2018 tombaient :

=> Les actes anti-juifs ont augmenté de 74 % en 2018 (541 cas) par rapport à l’année précédente (311 cas).

+74 %, ça apparaît énorme. Et c’est bien sûr ce chiffre “terrifiant” que retenaient les médias mainstream.

Mais décomposons ces 541 cas :

  • 81 actes de violences, de tentatives d’homicide et un homicide ;
  • 102 atteintes aux biens ;
  • 358 “menaces”.

France 2018 : 541 cas d’agressions antisémites (dont 358 “menaces”) sur 3,7 millions de faits de délinquance avérés

Au fait, qui a fourni ces chiffres ? Pas la police, puisqu’en France elle ne procède à aucun recensement par confession religieuse. Alors qui ? Eh bien, ces chiffres sont sortis du tiroir des associations de défense de la communauté juive de France, Crif, Licra, connues pour leur défense sans nuances de la politique israélienne (NB : peut-on avoir le détail de ces agressions, svp, histoire de vérifier nos infos, et savoir aussi qui a répertoriés, et comment, et pourquoi, ces 358 “menaces” ?).

En réalité, dans la mesure où ces chiffres sont vérifiés, 541 cas d’agressions à caractère antisémite (dont 358 simples menaces), c’est toujours trop, c’est inadmissible, mais ce n’est rien en regard du nombre de crimes et délits répertoriés la même année en France par la police : 3 721 798.

La moyenne des agressions antisémites (hors simples menaces) sur la décennie 1999-2008 est de 551. Cette moyenne sur la décennie 2009-2018 est de 152, soit une baisse de 70 %.

Faits de délinquance à caractère antisémite déclarés entre 1999 et 2018.

Faits de délinquance à caractère antisémite déclarés entre 1999 et 2018.

La réalité, c’est que ce problème de l’antisémitisme est aujourd’hui instrumentalisé par une classe dominante en perdition pour détourner l’attention de la population des problèmes sociaux du pays. Pendant que nos médias unanimes hurlaient à la recrudescence de l’antisémitisme en France, les revendications des Gilets Jaunes passaient au second plan. C’était bien évidemment le but de la manœuvre.

Mention spéciale à la France insoumise pour avoir participé aussi bêtement à cette instrumentalisation grossière.

source:https://yetiblog.org/archives/15436

 
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Publié par le 20 février 2019 dans général, société

 

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Asselineau – La France devient-elle fascisante ?

Selon Asselineau, sous Macron il y a une « dérive totalitaire » et une « dérive fascisante »  – Il ajoute entre autres : « on est dans un régime qui vire à la Corée du Nord,  je pèse mes mots » 

 
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Publié par le 17 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Pendant ce temps nos libertés individuelles et collectives sont massacrées … La pensée unique est en marche – Mais vous pouvez dormir tranquille !!! Z

Il est encore temps d’alerter la représentation nationale tout comme les citoyens, avant que nous ne nous réveillions demain avec un Internet français assigné à « bien penser » !

Par Yannick Chatelain.

Un article de The Conversation

De l’internet des origines à… L’Origine du monde

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans, voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.

Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

De dérive liberticide en dérive liberticide : des mots, des projets de loi, des lois et des censeurs !

La loi fake news qui a été très controversée a été promulguée le 22 décembre 2018, elle demeure contestée par les défenseurs des libertés publiques :

Son inutilité a été pointée, presque à l’unanimité par les juristes : « Les fausses informations étant déjà réprimées par la loi sur la presse de 1881. »

Cette loi instaure un nouveau référé accéléré sous trois conditions qui permettront d’obtenir la suppression d’un contenu :

  • Des allégations ou imputations manifestement inexactes ou trompeuses d’un fait.
  • Des allégations ou imputations de nature à manifestement altérer la sincérité du scrutin.
  • Des allégations ou imputations diffusées de manière délibérée, artificielle ou automatisée et massive sur Internet.

Nous pouvons être pour le moins circonspect, et ce à plusieurs titres. La définition qui est faite d’une fake news par le législateur est d’un flou qui n’est pas sans rappeler le grand smog de Londres. Pour établir l’inexactitude de faits – à écouter nos politiques en campagne… – nous pouvons nous interroger sur la façon dont un juge pourra trancher. Enfin, lorsque nous observons l’usage que fait Donald Trump de ce « mot magique » dès qu’il est – de façon factuelle – mis en défaut, n’est-il pas raisonnable de nous inquiéter de l’usage qui sera fait de cette loi par nos propres politiques ? Un mode de recours abusif ne peut être considéré comme improbable. Une atteinte arbitraire à la liberté d’expression est désormais opérationnelle. Pourtant de pires menaces sont en approche.

De l’atteinte possible à la liberté d’expression, jusqu’au délit d’opinion

Une autre loi (en approche au niveau européen) se propose de renforcer encore la capacité des États à avoir la mainmise sur l’information. Ce texte, dénoncé au plus tôt par La Quadrature du Net, a été publié le 12 septembre 2018 par la commission européenne. Il se retrouve sous l’intitulé de « Règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne ». Ce dernier obligerait – s’il demeurait en l’état – tous les acteurs du web à se soumettre aux outils de surveillance et de censure automatisés fournis par Facebook et Google. La rapporteure, Madame la députée européenne Julie Ward, a fait part de ses nombreuses inquiétudes et notamment concernant les mesures proactives énoncées dans l’article 6 :

Votre rapporteure considère que cet article est très problématique, car il ferait peser sur les fournisseurs de services d’hébergement une obligation générale de surveillance contraire à l’article 15 de la directive 2000/31/CE.

Nous pouvons d’ores et déjà nous demander ce qu’il adviendra lorsqu’une autorité compétente – une autorité configurée selon les desideratas de chaque pays membre – collaborera avec Facebook et Google pour engager des mesures proactives de censure.

À supposer qu’une autorité administrative soit mise en place en France – dans la mesure où la marginalisation du juge judiciaire est devenue récurrente cette hypothèse n’est pas à exclure – il suffira au pouvoir en place de signifier que tels groupes, tels hashtags, tels commentaires sont répréhensibles (séditieux, factieux, subversifs…) pour qu’ils puissent faire l’objet de mesure proactive de censure. Avec ce texte, le risque serait de franchir un nouveau cap liberticide et de passer d’une atteinte potentielle à la liberté d’expression au risque de mise en place du délit d’opinion.

Du printemps arabe au mouvement  Gilets Jaunes, démocratie et régime autoritaire un même combat ?

La capacité organisationnelle des citoyens s’est développée avec Internet et les réseaux sociaux, le monde en a été témoin. Le printemps arabe en a été une preuve. Les réseaux sociaux y ont « joué un rôle central dans la constitution des débats politiques ». Il est compréhensible que les gouvernances, aussi démocratiques soient-elles, en aient tiré des enseignements. Elles ont pris la mesure de ce formidable potentiel d’expression mis à la disposition des populations.

Au regard des lois déjà votées et de celles qui se profilent, pensez-vous qu’un mouvement Gilets Jaunes pourra demain prendre corps en France sur le réseau des réseaux ? Il ne s’agit pas de polémiquer sur ce mouvement social, mais de réfléchir à plus long terme sur les conséquences de chacune de ces lois, et sur la façon dont la liberté d’expression est régulièrement attaquée par le législateur qui laisse la porte ouverte à un usage qui pourrait être facilement abusif. Il est question de réfléchir à la marche dangereuse entamée vers le délit d’opinion. Ce dernier est à nos portes, une autorité administrative qui dériverait pourrait utiliser demain des leviers dont certains sont déjà en place :

  • Un blocage de l’information par un usage abusif de la notion d’Infox (fake news) par ceux et celles qui seront contrariés par une information valide qui les met en défaut. (cf. loi fake news)
  • Une censure proactive à venir désignant au plus tôt comme subversives des opinions contraires : censure et interdictions de groupes, censure de hashtags, censure de mots-clés… (cf. règlement européen en discussion)

Sans oublier l’autocensure de citoyens qui craignent d’être ciblés (cf. loi renseignement et les boîtes noires qui surveillent nos usages).

Voilà de quoi s’inquiéter. Qu’adviendra demain si la dynamique de marginalisation du juge judiciaire entamée se poursuit en France ? La critique même du comportement déviant d’un pouvoir sera-t-elle demain considérée comme une attaque des institutions par une simple autorité administrative ? Cela exposera-t-il à la censure ? À des sanctions ?

Ces lois qui s’accumulent sans le présentiel en amont du garde-fou judiciaire ouvrent la porte à tous les arbitraires. Les hommes et femmes d’aujourd’hui n’ont pas plus ou moins de défauts que les hommes et femmes de demain. Il n’y a pas dans notre technomonde que des hommes et des femmes de bien ! « Tout pouvoir sans contrôle rend fou » disait Alain, ne serait-il pas grand temps et raisonnable de l’écouter ?

Il est encore temps d’alerter la représentation nationale tout comme les citoyens, avant que nous ne nous réveillions demain avec un internet français assigné à « bien penser » ! Réduit à penser de façon conforme, c’est-à-dire comme le pouvoir – quel qu’il soit – qui sera alors en place.

Je ne discute pas pour discuter ; je discute pour m’affermir dans mon opinion si elle est vraie, la fortifier où elle est faible, la redresser où elle est fausse, l’abandonner si elle ne peut être redressée. La discussion est la balance qui, à défaut de l’application, me sert à vérifier ce que l’idée pèse comparativement à l’objection, et l’objection comparativement à l’idée. Paraître avoir raison n’est pas ce qui m’importe ; ce qui m’importe, c’est que la raison ait raison et que l’erreur ait tort. (Émile de Girardin)

À suivre

Via Contrepoints

 
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Publié par le 17 février 2019 dans Education - information, général, société

 

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Dossier sur les dangers de la 5G : L’urgence de savoir exactement de quoi il s’agit.. (Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité)

La 5G risquée ? Annie Sasco, médecin épidémiologiste du cancer, alerte sur les conséquences dangereuses du déploiement de la 5G pour la santé humaine et l’environnement. Pour elle il y a une rétention d’information mais le risque de tumeur du cerveau est accru.

En plus de ce qui va suivre, lisez par exemple ce papier : Appel international demandant l’arrêt du déploiement de la 5G sur Terre et dans l’espace. Ça va finir de vous achever. Vous aurez le droit d’avoir mal au ventre…

« Nous avons pas moins d’une quinzaine d’articles sur la 5G. Pourquoi vouloir mettre cette technologie en place ? Pour aller encore plus vite dans les communications ? » (..) « Avons nous besoin de la 5G avec les risques pour la santé dénoncés ? » se demande Volti des Moutons enragés

Je dirais pour ma part que c’est une évidence, l’industrie des télécoms a en permanence besoin de faire du pognon et que les nouvelles technologies dans ce domaine – sous couvert de « progrès » censé améliorer la vie des gens – c’est un peu comme l’obsolescence programmée, qui permet de sans cesse faire consommer les gens. 

La 4G (qui est nocive aussi) est suffisante à nos usages actuels, mais la 5G qui représente des sommes colossales en jeu (ne serait ce qu’en investissements), va permettre de développer toute une nouvelle économie (le Web 3.0 , qui va de l’Internet des objets  à la gestion du big data et du tout-internet, etc) Avec les bénéfices qui vont avec, pas ceux sur la santé, ça c’est certain, mais à son détriment. (toutefois rassurez vous – La médecine 2.0 vous guérira peut être… un jour… de quelque « anciennes » maladies !)

Et je ne parlerais même pas ici des énormes risques (autre que sur la santé, liste non exhaustive) qu’impliqueront les nouvelles possibilités qui vont émerger de la 5G. (c’est ça le « progrès ») 

Lisez en entier l’article de Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité ; il est hyper intéressant ! Z 

Publié par Stop-Linky-Monpellier

Claire Edwards, membre de l’ONU : La 5G est une guerre contre l’Humanité

…/….

J’espère que les gens liront et partageront notre appel pour stopper la 5G dans l’espace pour qu’ils se réveillent eux-mêmes et en réveillent d’autres rapidement, et qu’ils utiliseront cet appel pour agir afin d’arrêter la 5G. Même huit petits mois de cette drôle de guerre « 5G » pourraient être catastrophiques pour toute la vie sur Terre. Elon Musk est prêt à lancer les premiers 4 425 satellites 5G en juin 2019 et à «recouvrir» la Terre avec la 5G, en violation d’innombrables traités internationaux. Cela pourrait déclencher la dernière grande extinction, à cause de l’expérience biologique la plus importante et la manifestation la plus odieuse d’orgueil démesuré et de cupidité dans l’Histoire de l’Humanité, la 5G au coût de nombreux trillions de dollars US.10

La première réaction des gens à l’idée que la 5G pourrait constituer une menace existentielle pour toute vie sur Terre est généralement l’incrédulité et/ou la dissonance cognitive. Une fois qu’ils ont examiné les faits, cependant, leur seconde réaction est souvent la terreur. Nous devons transcender celle-ci pour voir dans la 5G une opportunité de nous assumer, de prendre des responsabilités et d’agir. Nous avons peut-être déjà perdu 80% de nos insectes à cause des CEM au cours des 20 dernières années [16]. Nos arbres risquent d’être coupés par millions afin de garantir une signalisation 5G continue pour les voitures, les autobus et les trains autonomes. [17] Allons-nous rester sans réaction pendant que nous-mêmes et nos enfants sommes irradiés, que nos systèmes alimentaires sont décimés et que notre environnement est détruit ? …./…

Stop Linky-5G Montpellier (activez les commentaires en français)

Source MSN pour la Belgique

La 5G, mauvaises ondes pour notre santé ?

…/….

C’est la question pertinente que soulève Paul Lannoye, président du Grappe (Groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique), qui a transmis une lettre ouverte à ce propos aux présidents de partis et à celui du Conseil supérieur de la santé (CSS).

M. Lannoye se dit « préoccupé de longue date par la problématique de la pollution électromagnétique et de ses conséquences sur le vivant, en particulier sur les êtres humains », un sujet qui revient sur le devant de la scène avec la possible généralisation de l’internet hyper rapide.

…/…

En écho à plusieurs études, M. Lannoye rappelle qu’en septembre 2017, plus de 170 scientifiques et médecins issus de 37 pays ont demandé à l’UE de suspendre tout déploiement de la 5G jusqu’à ce que les preuves que cette technologie ne présente aucun danger aient été apportées. Ne faut-il pas s’en tenir à un principe de précaution pour les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes, se demandent ses experts?

En avril 2018, d’autres experts (ceux de l’ISDE, International Society of Doctors for Environment) critiquaient « l’expérimentation, décidée au niveau européen, qui consiste à tester dans de nombreuses villes d’Europe (dont Bruxelles) le réseau 5G à des fréquences supérieures à 6 GHz, avant l’introduction des fréquences typiques de la 5G, supérieures à 30 GHz (ondes millimétriques). »

Pour Jacques Vanderstraeten, spécialiste de ces matières à l’École de santé publique de l’ULB et membre du Conseil supérieur de la santé, « la préoccupation de Paul Lannoye paraît justifiée. Il y aurait effectivement lieu de tenir compte des données publiées ces dernières années et qui incitent à la prudence, » explique-t-il.

C’est d’autant plus vrai que, dans les plus hautes fréquences de la 5G, les ondes auraient un pouvoir de pénétration beaucoup plus faible et que l’énergie absorbée par la peau serait ainsi plus concentrée en surface.

…/…

Voir :

Lettre ouverte au président du Conseil supérieur de la Santé à propos du déploiement de la 5G

Apple dépose une marque étrange liée à la 5G. Apple vient de déposer une marque figurative au nom étrange et au design tout aussi surprenant. Elle l’a fait en outre au Benelux, sous son propre nom. Que se cache-t-il derrière cette manœuvre ?

 LME 

 
 

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RIC : sauver la République ou « rétablir la démocratie » ? JACQUES SAPIR | ÉTIENNE CHOUARD

 
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Publié par le 15 février 2019 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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