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Archives de Catégorie: Sciences

Éric Sadin : l’asservissement par l’Intelligence Artificielle ?

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Publié par le 15 novembre 2018 dans général, Sciences, société, Vidéos (Toutes)

 

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À quel point une planète peut-elle être plate ?

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Haumea

Les planètes du Système solaire, ainsi que les différentes exoplanètes détectées jusqu’à maintenant, présentent toutes une structure sphéroïde (quasi-sphère), et la Terre n’y fait pas exception. Toutefois, cette forme majoritairement répandue n’implique pas qu’il soit physiquement impossible pour une planète de posséder un certain degré de platitude. 

Depuis des centaines d’années, l’Homme sait que la Terre n’est pas plate. Il existe de nombreuses façons de le démontrer, des mâts de navires disparaissant au fur et à mesure qu’ils dépassent l’horizon, en passant par une vision étendue à des niveaux d’altitudes plus élevés, par les ombres plus longues du Soleil à des latitudes plus élevées, par l’étude de la forme de l’ombre de la Lune projetée sur la Terre lors d’une éclipse solaire, ou encore par l’observation directe de la Terre depuis l’espace.

Cependant, le fait que la totalité des planètes que nous avons observé jusqu’à maintenant ne soient pas plates, n’interdit pas qu’une planète puisse présenter une certaine platitude. D’ailleurs, certaines observations prises isolément pourraient correspondre à une Terre plate et circulaire.

Comment parvenir à une planète la plus plate possible ? Une stratégie possible serait de considérer un bloc solide de matériau — pierre, acier ou quelque chose de plus dur comme le diamant ou le graphène — et de construire le plus grand disque plat possible. En utilisant des matériaux conventionnels comme ceux-ci, il serait possible de former un disque fin et plat stable, de plusieurs centaines de kilomètres de rayon. Un monde plat plus grand que n’importe quel objet de la ceinture d’astéroïdes et peut-être même d’une taille similaire à la Lune.

ombre lune eclipse

Certaines observations prises isolément ne permettent pas de statuer sur la platitude ou sphéricité d’un corps. C’est par exemple le cas de la projection d’une ombre circulaire lors d’une éclipse solaire. Crédits : Randy Russell

Mais dans ce cas, il ne s’agirait techniquement pas d’une planète. En 2006, lorsque le statut de planète est retiré à Pluton, l’Union Astronomique Internationale arrête trois critères pour qu’un corps soit considéré comme une planète : il doit orbiter le Soleil ou une étoile hôte ; il doit posséder une masse suffisante pour que sa gravité le maintienne en équilibre hydrostatique, c’est-à-dire sous une forme quasi-sphérique, oblongue ou prolate (dans le cas d’une rotation) ; il doit nettoyer son orbite de tout autre corps de taille comparable.

Sujet similaire :
Un homme souhaite se lancer à bord d’une fusée artisanale afin de prouver que la Terre est plate

Ainsi, une corps totalement plat ne satisferait pas le second critère imposant un équilibre hydrostatique, et ne pourrait donc pas être classifié comme une planète. Néanmoins, il est tout de même possible d’atteindre un fort degré de platitude tout en satisfaisant à ce second critère : la rotation.

planete spheroide terre

La Terre, comme toutes les planètes connues, sont des quasi-sphères, c »est-à-dire des sphéroïdes allongés à l’équateur et aplatis aux pôles. Crédits : Sam Derbyshire

La Terre possède une rotation relativement lente : elle effectue une rotation de 360° en 24 heures. Cela signifie qu’une personne vivant à l’équateur (la distance maximale à l’axe de rotation terrestre), subit une vitesse supplémentaire de 464 m/s comparée à une autre vivant aux pôles. Ce « surplus » de vitesse façonne la forme de la Terre en causant son élongation, conduisant la planète à adopter une forme de sphéroïde oblongue : une quasi-sphère aplatie aux pôles et allongée à l’équateur.

Le diamètre de la Terre à l’équateur est de 12’756 km, tandis qu’aux pôles il n’est que de 12’714 km. Ainsi, l’on est 21 km plus proche du centre de la Terre au pôle Nord qu’à l’équateur. Si cette rotation est lente pour notre planète, elle s’avère bien plus rapide pour d’autres, particulièrement chez les géantes gazeuses. Par exemple, les pôles de Saturne sont aplatis de 10% comparés à l’équateur.

forme ellipsoide platitude haumea

La planète naine Haumea détient le record de platitude de tous les corps connus. Avec un ratio 2:1, sa vitesse de rotation est extrêmement élevée. Crédits : Kwamikagami

Toutefois, selon les modèles planétaires actuels, cette rotation peut être bien plus élevée, et la platitude plus prononcée. Si aucune planète connue ne possède actuellement une forte platitude, certains objets de la ceinture de Kuiper présentent d’impressionnantes propriétés. La planète naine Haumea détient le record de platitude, avec un diamètre équatorial le long de son grand axe étant deux fois plus grand que son petit axe. Ce ratio 2:1 en fait l’objet connu possédant l’équilibre hydrostatique le plus extrême.

Les astronomes pensent que la rotation d’Haumea provient d’une collision, au même titre que ses deux lunes : Hiʻiaka et Namaka. Hiʻiaka, la plus massive des deux, exerce une forte influence gravitationnelle sur Haumea, ce qui complique encore plus le système. Haumea n’est pas simplement un monde avec un renflement équatorial et des pôles compressés ; il possède trois axes distincts de différentes longueurs, ce qui en fait un ellipsoïde triaxial.

animation rotation haumea

Animation montrant la rotation de Haumea. Sa forme fortement aplatie aux pôles est due à sa vitesse de rotation, très certainement héritée d’une ancienne collision. Crédits : Stephanie Hoover

Des vitesses de rotation plus élevées sont envisageables ; plus une planète est dense et tourne vite, plus elle est aplatie. La limite maximale étant celle à partir de laquelle l’équateur commence à se désagréger dans l’espace, la force de cohésion gravitationnelle et électromagnétique étant surpassées par la rotation. Pour une planète comme la Terre, la limite serait un ratio d’environ 3:1. Pour une planète plus dense, comme une planète d’uranium, ce ratio pourrait monter jusqu’à 5:1.

Dans tous les cas, plus un corps est aplati, plus il lui est difficile de maintenir sa rigidité, du fait que les forces internes conduisent à des phénomènes de friction et de rotation différentielle de ses couches périphériques. De la même manière que les régions extérieures des anneaux de Saturne tournent moins vite que les régions intérieures, une planète plate devrait faire face aux mêmes forces. En définitive, il peut exister des planètes plus aplaties que la Terre, mais la physique impose une limite à cette platitude.

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Publié par le 14 novembre 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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Il y aurait suffisamment d’oxygène sur Mars pour abriter la vie

Je vous l’ai toujours dis, maintenant on nous annonce qu’il pourrait y avoir de la vie sous la surface de Mars . On devrait bientôt nous annoncer la découverte d’une vie extraterrestre … Z 

DÉCOUVERTE – La planète Mars pourrait contenir assez d’oxygène pour permettre à des microbes, voire à des animaux de respirer, estiment des chercheurs américains.

De l’eau très salée située sous la surface de Mars pourrait – si elle existe – contenir assez d’oxygène pour permettre de respirer à des microbes, voire à des animaux simples comme les éponges. Ce sont les conclusions d’une équipe de scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa et de l’université de Caltech, en Californie. Leurs travaux de recherche, publiés dans la revue Nature Geoscience, s’appuient sur des calculs et des modèles mathématiques.

Parce que l’eau est essentielle à la vie, cette découverte offre un nouveau cadre de recherche pour trouver des formes de vie au-delà de la Terre. « Cela révolutionne complètement notre compréhension de la possibilité d’une vie, présente ou passée, sur Mars » et du rôle de la molécule d’oxygène dans ce processus, assure à l’AFP Vlada Stamenkovic, chercheur au laboratoire JPL de la Nasa et principal auteur de l’étude.

Une autre forme de respiration

En raison de l’extrême rareté de l’oxygène (environ 1,45%) dans l’atmosphère martienne, les scientifiques ont eu tendance à considérer que la planète rouge n’était pas capable de produire des environnements avec suffisamment d’oxygène pour permettre la respiration aérobie. Ce type de respiration, qui requiert l’oxygène comme carburant, est celle qui est de très loin la plus répandue sur Terre grâce à la photosynthèse qui permet aux plantes de libérer de l’oxygène dans l’atmosphère.

Cependant, il existe aussi une autre forme de respiration cellulaire, dite anaérobie, utilisée essentiellement sur notre planète par des procaryotes (dont la cellule est sans noyau) vivant dans des milieux dépourvus d’oxygène. Jusqu’à présent, les chercheurs avaient donc concentré leurs efforts sur une possible vie anaérobie sur Mars. Mais « là, nous avons trouvé que la vie sur Mars – si jamais elle a existé ou existe encore – avait assez d’oxygène pour respirer », pointe Vlada Stamenkovic.

Nous montrons où se trouvent les meilleurs endroits pour trouver de l’oxygène.Vlada Stamenkovic, chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont procédé en plusieurs étapes. Ils ont d’abord calculé combien d’oxygène pouvait se dissoudre dans l’eau salée dans les conditions de pression, de température et de chimie propres à ces saumures martiennes. Ils ont ensuite utilisé un modèle climatique prédisant la pression et la température dans différentes régions martiennes, pour cartographier la solubilité de l’oxygène dans de l’eau salée en différents endroits de la planète rouge. Enfin ils ont étudié les changements climatiques sur Mars au cours des 20 derniers millions d’années.

« Nous montrons où se trouvent les meilleurs endroits pour trouver de l’oxygène dissoute sur la planète aujourd’hui » et comment cela a évolué avec le temps, souligne Vlada Stamenkovic. « Certaines régions permettent même une solubilité de l’oxygène suffisante pour permettre à des animaux simples comme les éponges de respirer », assure-t-il.

Un lac souterrain sous la surface de Mars

Les chercheurs insistent sur le fait que leurs « résultats n’impliquent pas qu’il y ait une vie sur Mars » mais seulement que « l’habitabilité de la planète est modifiée par la présence potentielle d’oxygène dissoute ». Ils ne seraient pas étonnés que leur étude fasse débat. L’équipe ayant travaillé sur la base de modèles et de calculs, il reste notamment à confirmer ou non leur thèse grâce à l’exploration martienne.

En premier lieu, il faudrait envoyer sur Mars des instruments pour rechercher cette saumure martienne et l’eau située juste sous la surface, indique Vlada Stamenkovic, ajoutant que le JPL est en train de mettre au point ce type de matériel. Pour la première fois, des scientifiques de l’agence spatiale européenne (ESA) ont quant à eux annoncé, en juillet dernier, avoir découvert un réservoir souterrain d’eau liquide d’une largeur de 12 kilomètres, sous une calotte glaciaire sur Mars. L’enquête se poursuit.

 
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Publié par le 28 octobre 2018 dans général, Espace, Sciences

 

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Panspermie – Oumuamua relance l’idée que la vie pourrait se propager dans l’univers

J’ai toujours pensé que la vie pouvait se propager partout à travers l’univers, de planètes en planètes dans un même système solaire, mais aussi provenant de contrées bien plus lointaines, comme d’autres systèmes solaires, voir d’autres galaxies … La vie n’a pas de limites, elle trouve toujours son chemin. C’est ce que semblent penser de plus en plus les scientifiques . Par exemple la vie sur Terre pourrait trés bien venir de Mars ou Venus, où les conditions pour l’apparition de la vie était très propices bien plus tôt que sur terre, il y a des milliards d’années (3 ou 4) avant de ne plus l’être . Il est d’ailleurs trés probable qu’on vous annonce dans un avenir proche qu’il y a eu de la vie sur ces 2 planètes .  Ça commence à se produire pour Mars, où des annonces fracassantes sont en train de sortir (j’en diffuserai d’autres dans les prochains jours), mais aussi pour Venus, que nos amis de la NASA (lol) comptent explorer et où elle pense désormais qu’il serait plus facile d’y créer une colonie que sur Mars (lire ici par exemple)  Pour le cas Oumuamua, il est fort intéressant, il déconcerte les scientifiques, qui ne savent plus où le classer (Ni un astéroïde, ni une comète: disons un « objet stellaire » (avec une forme étrange de cigare …) voyageur interstellaire (il vient d’un autre système solaire), déjà c’est une 1ere, mais qui modifie sa vitesse (il accélère et décélère) , on avait carrément jamais vu ça !! Finalement la Vie pourrait se propager de planètes en planètes plus …. directement, que par la panspermie . Z

Peut-être apparue quelque part dans la Voie lactée il y a plus de 5 milliards d’années, la vie aurait-elle pu voyager d’exoplanètes en exoplanètes en colonisant la Galaxie, comme le propose la théorie de la panspermie ? En tous les cas, des germes de vie pourraient être éjectés de planètes comme la Terre par des chocs avec des astéroïdes et ainsi, être transportés à bord d’objets ressemblant à ‘Oumuamua, selon des astrophysiciens.

Quels phénomènes sont à l’origine de la vie ?  Dès 1871, Charles Darwin avait imaginé que la vie terrestre aurait pu naître « dans une petite mare », à partir de composés chimiques divers qui se seraient combinés pour former des molécules complexes. Un autre courant de pensée — la panspermie — a fait venir la vie de l’espace. Aujourd’hui, la question n’est pas résolue mais les scientifiques penchent du côté de Darwin avec une chimie prébiotique.

Il y a presque 150 ans, Lord Kelvin supposait que des germes de vie pouvaient voyager de planète en planète à bord de météorites résultant de l’impact de petits corps célestes sur ces planètes. Impact suffisamment fort pour éjecter des blocs de roches contenant des formes vivantes microscopiques, les seules susceptibles de pouvoir résister à des transits interplanétaires, à l’abri dans ces roches.

Ainsi, il déclarait en 1871 : « Nous devons considérer comme probable au plus haut degré qu’il existe d’innombrables pierres météoriques portant des graines se déplaçant à travers l’espace. Si, à l’heure actuelle, aucune vie n’existait sur cette Terre, l’une de ces pierres qui tomberait dessus pourrait, par ce que nous appelons aveuglément des causes naturelles, conduire à ce qu’elle soit recouverte de végétation ».

L’idée est au moins partiellement crédible. On trouve bien sur Terre des météorites qui viennent de la Lune et de Mars. On peut même s’en procurer des fragments avec quelques dizaines d’euros, par exemple sur le site du chasseur de météorites bien connu, Luc Labenne. Mars et probablement aussi Vénus étaient bien plus accueillants il y a environ 4 milliards d’années qu’aujourd’hui. À tel point que certains ont envisagé que la Vie était d’abord apparue sur Mars avant de migrer sur Terre par le processus proposé par Kelvin.

Mojo, pour Modeling the origin of jovian planets (modélisation de l’origine des planètes joviennes) est un projet de recherche qui a donné lieu à une série de vidéos présentant la théorie de l’origine du Système solaire et en particulier des géantes gazeuses. On les doit à deux spécialistes réputés, Alessandro Morbidelli et Sean Raymond. Dans cette vidéo, une hypothèse concernant l’origine de ‘Oumuamua est expliquée. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin, sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Laurence Honnorat

Toutefois, lorsque l’on parle de panspermie, c’est-à-dire d’une généralisation de cette idée à l’échelle au moins de la Voie lactée, sa plausibilité semble diminuer fortement. En effet, dans ce cas, il faut envisager des formes de vie capables de supporter des voyages qui dureraient des millions d’années ainsi que des collisions entre des objets que séparent initialement plusieurs années-lumière au moins.

Un million de milliards de ‘Oumuamua par année-lumière cube ?

L’idée refait surface de temps en temps malgré tout. On peut le constater une nouvelle fois avec un article déposé sur arXiv par l’astrophysicien Abraham Loeb, bien connu pour ses spéculations, et ses collègues, Idan Ginsburg et Manasvi Lingam, du célèbre Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Cette fois-ci, c’est la découverte de ‘Oumuamua qui inspire son retour sur le devant de la scène.

L’objet est incontestablement un voyageur interstellaire, même s’il est peu probable qu’il soit une sonde en provenance d’une civilisation E.T. comme on pouvait l’envisager. Cela a conduit les membres du Seti à tenter de surprendre ses éventuelles émissions radio à destination de ses créateurs. Leur détection pourrait impliquer que des objets similaires traversent fréquemment le Système solaire et donc qu’il existe, en fait, un flux non négligeable de matière pouvant porter des formes de vie dans la Voie lactée.

En effet, selon un autre groupe d’astrophysiciens, la détection de ‘Oumuamua impliquerait statistiquement que des astres similaires seraient présents avec une densité d’un million de milliards par année-lumière cube dans la Voie lactée. Leur emboitant le pas, les astrophysiciens, Ginsburg, Lingam et Loeb, sont arrivés à la conclusion qu’environ 10 millions d’objets similaires à ‘Oumuamua (ou plus exactement, ayant au moins une centaine de mètres en taille) seraient en fait capturés par une étoile, en moyenne, chaque million d’années dans la Galaxie. Le taux de capture est le plus important pour les étoiles binaires qui sont, de toute façon, les plus abondantes dans notre Voie lactée.

Un point intéressant du travail des trois hommes. Les voyageurs interstellaires ne doivent pas aller trop vite pour être capturés efficacement mais s’ils sont trop lents, les formes de vie qu’ils pourraient contenir ont plus de chance de périr. Leurs calculs montrent que planètes, comètes ou astéroïdes autour d’étoiles pourraient être éjectés lors d’orbites trop rapprochées de notre trou noir central à des vitesses si grandes que ces astres traverseraient la Galaxie en quelques millions d’années. Sans aller jusqu’à de telles vitesses, très peu compatibles avec des captures de toute façon, le centre de la Voie lactée pourrait avoir été favorable à une dispersion rapide de la vie dans la Galaxie.

Enfin, toujours selon les chercheurs, le Système solaire pourrait contenir quelques milliers d’objets de type ‘Oumuamua récemment capturés. Combien de temps pourraient rester en vie certains organismes dans l’espace ? On ne le sait pas très bien. Il y a gros à parier que, seuls, des viruspourraient contribuer à une panspermie galactique dans le meilleur des cas. Des missions d’analyse de ces objets qui se signaleraient par leurs orbites franchement atypiques pourraient être lourdes de conséquences pour notre vision de l’évolution du cosmos du Big Bang au vivant

  • Selon la théorie de la panspermie, les germes de la vie pourraient voyager de planètes en planètes, par exemple en étant portés par des météorites éjectées lors d’impacts d’astéroïdes ou de comètes.
  • Une variante de cette théorie propose que ces germes puissent être issus de chocs avec la poussière interplanétaire et interstellaire dans la haute atmosphère, par exemple celle de la Terre.

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Publié par le 26 octobre 2018 dans Espace, Exopolitique - Ufologie, général, Sciences

 

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Vers une disparition massive des insectes ? Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme

Une abeille

Ce papier se termine par cette phrase lumineuse « gardons espoir dans le génie de l’homme » . Bah oui nous sommes tellement géniaux que nous sommes en train d’exterminer la biodiversité, ce qui revient à nous tirer une balle dans le crane ! Quel génie n’est ce pas ?!! Z 

La réduction du nombre de certains insectes, voire leur disparition totale, constatée dans la forêt tropicale du parc national d’El Yunque à Porto Rico inquiète les scientifiques. Et selon eux, il s’agit d’une tendance globale observée partout dans le monde. (source)

D’après une récente étude publiée dans le PNAS, de l’Académie des Sciences des États-Unis d’Amérique, la disparition des insectes est beaucoup plus répandue que ce croyait jusque-là la communauté scientifique. Cela a des répercussions sur la chaîne alimentaire, puisque les animaux mangeurs d’insectes (grenouilles, lézards…) disparaissent eux aussi.

Atlantico : Quels sont les risques, directs et indirects, qui pèsent sur la faune mondiale ? Quels sont les risques pour l’espèce humaine ?

Bruno Partmentier : C’est quand même effrayant de constater qu’une grande quantité d’études faites par des organismes fort différents dans de nombreux pays du monde arrivent à la même conclusion : les insectes disparaissent à toute vitesse, et plus globalement l’ensemble de la biodiversité. Cette étude-ci est assez originale, et fort inquiétante, car elle concerne principalement une forêt vierge protégée à Porto Rico, El Yunque. Dans ce cas précis, on ne peut pas incriminer les pesticides ni l’agriculture intensive, et pourtant les chercheurs ont mesuré que les invertébrés les plus communs sont tous beaucoup moins abondants qu’il y a 35 ans : les mites, papillons, sauterelles, araignées et bien d’autres.

Mais aussi tous les animaux qui s’en nourrissent, comme les oiseaux, les grenouilles, les lézards (entre 30 et 50 % de moins).

En Europe la situation est encore pire dans les zones d’agriculture intensive. Chacun a pu constater cet été qu’on peut dorénavant traverser la France sans nettoyer son pare-brise ! Des études récentes concernant la France et l’Allemagne font état de 70 à 85 % de baisse de la biomasse des insectes volants depuis les années 80, mais aussi en conséquence directe des pinsons, tourterelles, merles, pigeons ramier, perdrix, alouettes, moineaux ou hirondelles, ou encore des hérissons et grenouilles.

Les apiculteurs français ont noté une hécatombe sans précédent de leurs ruches l’hiver dernier. Les abeilles domestiques sont les seules qu’on compte régulièrement et dont on peut donc mesurer exactement le déclin, mais il y a de l’ordre de 200 000 espèces d’animaux pollinisateurs qui suivent très probablement le même sort : bourdons, guêpes, papillons, mouches, etc. Or la plupart des plantes que nous mangeons (près de 85 %) ont besoin de cette pollinisation pour vivre : presque tous les fruits (pommes, abricots, cerises, fraises, framboises, etc.), des légumes (courgettes, tomates, salades, etc.), mais aussi les radis, les choux, les navets, les carottes, les oignons, les poireaux, le thym, l’huile de tournesol ou de colza, et même le café et le chocolat ! Sans pollinisateurs, pour faire bref, il ne nous restera plus guère que le blé, le maïs, le riz, et les betteraves, des repas somme toute assez déprimants, et, accessoirement, plus grand-chose à mettre dans nos pots de fleurs.

Et les insectes jouent beaucoup d’autres rôles dans la nature, indépendamment de polliniser les plantes et nourrir les oiseaux. Ils décomposent les déchets, éliminent excréments et cadavres, transportent les éléments nutritifs, aèrent et fertilisent les sols, etc.

Au bout de la chaine, l’homme pourrait bien voir sa vie quotidienne fortement perturbée et son alimentation menacée.

L’étude pointe les changements climatiques comme vecteurs de cette disparition massive. Quels autres facteurs moins directs (disparition des habitats naturels, pollution…) entrent en ligne de compte ?

C’est toute la vie soi-disant « moderne » qui mène à cette catastrophe écologique. Et si les ours des Pyrénées sont défendus par certains écologistes, il est plus difficile pour les punaises, mites et araignées de se trouver des alliés humains influents ! Même les abeilles, nettement plus sympathiques, meurent finalement dans l’indifférence générale.

Naturellement chacun peut comprendre que l’artificialisation des sols, la déforestation, la suppression des haies, l’utilisation massive de pesticides de plus en plus puissants, les labours profonds, et bien d’autres, ont une part très importante dans la baisse de la biodiversité. On envie souvent la « liberté » dont semblent jouir les oiseaux et certains insectes… en fait il n’en est rien. Chacun est affecté à un tout petit territoire qu’il passe sa vie à défendre et à protéger des prédateurs. Chaque fois que ce territoire se réduit, ou que de nouveaux prédateurs arrivent, c’est la catastrophe.

Or la mondialisation combinée au réchauffement climatique amène régulièrement de nouveaux prédateurs qui arrivent sans ceux qui les régulaient sur leurs territoires d’origine. C’est ainsi qu’on a vu arriver et se multiplier récemment en France le charançon rouge qui décime les palmiers de la Côte d’Azur, le chancre coloré qui fait de même pour les platanes du Sud-ouest, la pyrale du buis qui détruit nos « jardins à la française », mais aussi le frelon asiatique et le Varroa destructor qui attaquent nos abeilles, sans parler du moustique tigre qui arrive jusqu’au nord de l’hexagone.

Mais le réchauffement climatique pur et dur a également une responsabilité écrasante. Les animaux à sang froid ne peuvent pas réguler leur propre température interne et peuvent donc être très incommodés lorsque la température externe varie trop ou trop vite. Si les poissons de la mer peuvent, dans une certaine proportion, migrer, il n’en est pas de même des insectes qui sont peu mobiles, fragiles et que de faibles variations dans la température et l’humidité peuvent affaiblir. Des épisodes paroxystiques, de plus en plus fréquents et violents, peuvent alors terminer rapidement le job !

suite et fin 

 
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Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences, société

 

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Des microplastiques dans les excréments humains ..

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Economies en vue : Bientôt on va déféquer des sacs plastiques, et vous pourrez aller faire vos courses avec pour recharger vos réserves internes .. Z

Le plastique est tellement répandu sur la Terre et il a pollué tant d’endroits qu’il a maintenant intégré la chaîne alimentaire. C’est la conclusion qu’ont présentée des chercheurs mardi au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie, à Vienne.

Y-a-t-il un endroit sur la Terre où les déchets plastiques ne sont pas encore arrivés? On en trouve dansles montagnes de l’Himalaya, dans les fosses les plus profondes des océans, au coeur de la forêt amazonienne, et maintenant dans nos estomacs.

Oui, des microplastiques ont été découverts dans des selles humaines pour la première fois, et selon les chercheurs, cela signifie que les microplastiques ont définitivement contaminé la chaîne alimentaire de l’homme. En d’autres termes, nous mangeons et nous déféquons du plastique.

Échantillons du monde entier

L’étude a examiné les selles de huit sujets bien portants d’Europe (Autriche, Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas), du Japon et de Russie (Sibérie orientale). Tous les échantillons contenaient des microplastiques. Neuf variétés de plastiques différentes ont été trouvées, dans des particules de taille allant de 50 à 500 micromètres. Ce qui fait dire aux chercheurs que plus de 50% de l’humanité a des microplastiques dans ses selles.

Les matières fécales contenaient du polypropylène et du polyéthylène téréphtalate, relève l’étude exploratoire menée par l’Agence autrichienne de l’environnement. Ce sont des plastiques utilisés notamment pour fabriquer des bouchons, des bouteilles et des produits cosmétiques. Philip Schwabl, de l’université de médecine de Vienne (Autriche) et coauteur de l’étude, estime que c’est une découverte préoccupante, « en particulier pour les patients atteints de maladies gastro-intestinales. »

Contamination

De nombreux pays ont commencé à interdire l’usage de certains plastiques comme les pailles, les cotons-tiges ou les sacs de courses. Le Parlement européen a décidé d’interdire les microplastiques dans les cosmétiques et espèrent que d’ici 2030, tous les produits en plastique seront recyclables.

D’autres études ont découvert la présence de plastiques dans de l’eau (en Italie), dans de la bièredans le sel de table, dans l’estomac de cachalots, dans les poissons et dans les fruits de mer. De nombreuses études sont en cours pour tenter de déterminer si cette omniprésence du plastique dans la chaîne alimentaire est néfaste pour l’homme. Jusqu’ici, l’interrogation demeure mais l’inquiétude grandit.

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Publié par le 23 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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5 à 10% de chance que l’éruption d’un volcan annihile l’humanité avant la fin du siècle, selon les scientifiques

5 à 10% de chance que l'éruption d'un volcan tue l'humanité avant la fin du siècle, selon les scientifiques

Si l’humanité ne se détruit pas elle même, c’est la nature qui se chargera de faire disparaître l’humanité …. Z 

Selon les scientifiques de la Fondation Européenne de la Science, notre civilisation pourrait s’éteindre des suites d’une éruption volcanique massive. Un événement qui aurait entre 5 et 10% de chance de se produire d’ici la fin du siècle. 

Les volcans fascinent autant qu’ils préoccupent les scientifiques. Avec leur capacité éruptive, ils peuvent causer des dégâts considérables voire même des morts quand les éruptions surviennent par surprise. Toutefois, ils pourraient engendrer bien pire, selon une étude menée par la Fondation européenne de la Science : ils pourraient tout simplement faire disparaître l’humanité.

Ces travaux menés par des scientifiques se sont penchés sur les risques naturels menaçant le monde et ont conclu que l’avènement d’une éruption volcanique massive et capable de causer la destruction de l’Humanité avait 5 à 10% de chances de se produire d’ici la fin du siècle. D’après les spécialistes, cette éruption pourrait être d’une ampleur similaire à l’explosion, en 1815, du volcan Tambora en Indonésie.

Cet évènement d’une ampleur de 7 sur l’indice d’explosivité volcanique (ou échelle VEI) avait fait environ 100.000 victimes. A titre de comparaison, l’éruption du Tambora avait été 20 fois plus puissante que celle du Vésuve qui raya Pompéi de la carte en l’an 79. Le problème est qu’aujourd’hui, la densité démographique démultiplie la dangerosité potentielle d’une éruption.

Une population mondiale trop nombreuse

« Durant l’Holocène, au moins sept éruptions de type VEI 7 se sont produites. Toutes exceptées une ont eu lieu alors que la population mondiale était bien en dessous du milliard d’habitants. Avec une population d’environ 7 milliards d’individus, s’acheminant vers les 12 milliards, la répétition d’éruptions de type VEI 7 pourrait avoir des conséquences gravissimes », explique l’étude reprise par le Daily Mail.

Mais ce n’est pas seulement le nombre de décès qui inquiètent les scientifiques, c’est aussi les conséquences sur le climat et l’atmosphère. « Les éruptions peuvent avoir des impacts plus graves sur l’atmosphère et les changements climatiques et conduire à de sérieux problèmes au niveau de la nourriture et de la sécurité de l’eau, comme l’ont démontré la grande famine ainsi que les maladies apparues après les éruptions du Laki en 1783 et du Tambora en 1815 », poursuit le document.

La cendre dégagée dans l’atmosphère suite à une éruption de ce type serait susceptible de s’envoler jusqu’à 40 kilomètres de haut dans l’atmosphère. Ce faisant, elle conduirait à des changements de températures extrêmes qui pourraient annihiler les ressources naturelles, causant ainsi des famines et des épidémies. Un scénario similaire à celui s’étant produit après l’éruption du Tambora.

Pendant un an, les cendres présentes dans l’atmosphère suite à l’explosion étaient venues cacher la lumière du soleil, faisant chuter la température de 1,5°C partout dans le monde.

Se préparer à une éventuelle catastrophe

Les scientifiques pointent le fait que les efforts internationaux en matière de lutte contre les sinistres environnementaux ont été, dans le passé, largement déployés dans le cadre de la prévention de tsunamis ou de séisme, laissant de côté des phénomènes bien plus destructeurs, selon eux.

« Bien que dans les dernières décennies les séismes aient été les causes principales des décès et des destructions, le principal danger est l’avènement d’énormes éruptions volcaniques qui sont moins fréquentes mais dont l’impact est beaucoup plus important que les plus grands des tremblements de terre », estime l’étude. D’après elle, nos sociétés ne seraient donc pas assez préparées à l’avènement d’un véritable Armageddon volcanique.

Pour les experts, il faudrait se doter d’un réseau de surveillance volcanique adéquat qui nécessiterait quelque deux milliards de dollars par an. Un investissement réclamant une implication à l’échelle mondiale. « Une réponse d’ordre internationale et géopolitique est exigée, dans laquelle la science aurait un rôle unique et déterminant tant dans son élaboration que dans la riposte et la réduction des risques », conclut l’étude.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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