Le Président brésilien prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière pour des sociétés étrangères.

Depuis son arrivée à la présidence du Brésil, Jair Bolsonaro a diminué les droits fonciers des populations autochtones de l’Amazonie. L’une des principales promesses faites par le Président brésilien avant son élection était de ne pas accorder « un centimètre de terre en plus » aux peuples indigènes.

L’une des premières décisions du président a été de transférer les compétences de la Fondation Nationale Indienne (FUNAI) – la fondation chargée de l’attribution des terres correspondant aux agriculteurs indigènes et paysans – au Ministère de l’Agriculture de Tereza Cristina Costa. La fonctionnaire est la leader des propriétaires ruraux au Congrès, qui est connue comme la « muse du poison » pour avoir autorisé en 2018 une loi qui permet l’utilisation des pesticides toxiques dans les champs du pays.

Aujourd’hui, par l’intermédiaire du Ministère de l’Agriculture, Bolsonaro prévoit d’ouvrir les réserves indigènes à l’élevage, à l’agriculture et à l’exploitation minière, ainsi qu’à « l’assouplissement des licences environnementales » qui permettent aux entreprises transnationales d’investir et d’exploiter dans ces territoires.

Ricardo Salles, ministre de l’Environnement :

-Hier, il était en Amazonie. Il a rendu hommage aux peuples autochtones qui louent des terres pour la monoculture du soja. Avant hier, il a délégitimé Chico Mendes. Auparavant, il avait été condamné pour avoir modifié une carte publique d’une réserve en faveur des compagnies minières.

Le ministère a-t-il fermé ?

Xilonem Clarke, chercheur du mouvement mondial Survival International, a récemment expliqué que les politiques du Président brésilien sont une déclaration ouverte de guerre contre les populations indigènes, et a assuré qu’avec la démarcation des terres entre les mains du Ministère de l’Agriculture, il sera « presque impossible » de garantir les droits territoriaux des communautés.

L’extermination des peuples autochtones comme politique d’État

Le leader d’extrême droite a insisté à plusieurs reprises sur le fait que son intention est d’en finir avec les populations indigènes du Brésil par assimilation forcée, suivant « les politiques efficaces des États-Unis, qui ont exterminé les Indiens« .

En ce sens, Bolsonaro a assuré que les peuples traditionnels sont « manipulés par des groupes idéologiques de gauche« , qui tentent par « une conspiration internationale » de prendre l’Amazonie et ses matières premières au Brésil.

Le Cacique Babau, Rosivaldo Ferreira da Silva, chef Tupinambá, a dénoncé l’intérêt des propriétaires terriens et des policiers à le tuer, lui et sa famille. Après avoir assumé la présidence, Jair Bolsonaro a intensifié la violence contre les Indiens et l’invasion de leurs terres. @teleSURtv

La politique d’État menée par le Gouvernement de Bolsonaro est fondée sur la dépossession totale des territoires des communautés autochtones. Le Ministre de la Sécurité Institutionnelle, Augusto Heleno, a assuré que les peuples autochtones envisagent de se déclarer indépendants avec l’aide de groupes opposés au gouvernement, c’est pourquoi il est essentiel de « récupérer les territoires« .

Cette politique d’extermination a été lancée avec l’arrivée de gouvernements de droite au Brésil ; une étude récente de Global Witness a révélé qu’en 2017, il y a eu jusqu’à 201 meurtres de paysans et indigènes dans le monde. 57 d’entre eux se trouvaient au Brésil, soit un peu plus d’un tiers du nombre total des assassinats dans le monde.

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par TeleSur

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