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Archives de Catégorie: or et argent métal

Fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France : de nouvelles preuves

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Mon article précédent sur la fin de la sanctuarisation de l’or de la Banque de France a vivement intéressé avec plus de 20.000 vues, ainsi que sa publication sur Twitter avec près de 500 retweets. L’information n’a cependant pas été reprise dans les grands médias, sans doute paraissait-elle trop « complotiste » (une accusation ridicule, je défie quiconque d’en trouver trace dans mes huit ouvrages, et je n’utilise que des données publiques et des sources reconnues), alors revenons sur cette affaire d’importance.

L’annonce de cette information, à savoir la création d’un marché de l’or entre la Banque de France et JP Morgan, provient d’une dépêche Reuters du 12 novembre. Notons qu’il n’y a aucun communiqué de ces deux institutions financières, ce qui est assez bizarre et dénote d’un troublant goût du secret. La source première de Reuters est une publication de Sylvie Goulard, second sous-gouverneur de la Banque de France, dans la revue Alchemist d’octobre 2018. Or il se trouve qu’elle est en accès libre. Lisons-la !

Tout d’abord un constat : « Depuis la crise financière de 2008, les gestionnaires de réserves [les banques centrales] ont renouvelé leur intérêt pour l’or. En effet, l’or a confirmé son statut de valeur refuge et s’est également révélé être un très bon actif de diversification, compte tenu de sa faible corrélation avec les autres classes d’actifs. » (page 6) Très juste !

Sylvie Goulard poursuit : « S’appuyant sur sa longue expérience dans la gestion de ses réserves d’or, la Banque de France a commencé en 2012 à élargir sa gamme de services sur l’or aux gestionnaires de réserves [les banques centrales]. En plus d’offrir la garde de l’or physique dans son coffre-fort à Paris, la Banque de France peut acheter et vendre de l’or sur les marchés au comptant pour ses clients institutionnels, en utilisant son expertise en matière d’exécution. »

L’annonce de la création du marché de l’or consiste à proposer des gold swaps(contrats d’échanges or contre devises) et gold leasing (prêts d’or), et donc à ne plus se limiter au marché au comptant.

Des services à destination des banques centrales étrangères qui stockent tout ou partie de leur or à la Banque de France (et dont la liste est secrète…).  Serait-ce aussi le cas de l’or de la Banque de France ? Comme l’explique Sylvie Goulard : « Depuis 2009, la Banque de France s’est engagée dans un ambitieux programme d’amélioration de la qualité de ses réserves d’or. L’objectif est de s’assurer que tous ses lingots sont conformes aux normes LBMA [London Bullion Market, le marché de l’or de Londres] afin de pouvoir être négociés sur le marché international. » Je crois que c’est clair.

Il faut aussi lire l’article qui suit, écrit par Isabelle Strauss-Kahn, ancienne dirigeante de la Banque de France. Elle explique ainsi : « Je me souviens d’avoir écrit plusieurs mémorandums pour contrer les multiples demandes des députés et des membres du gouvernement de vendre des réserves [d’or] et de restituer les recettes au gouvernement, ce qui aurait constitué une violation du principe de financement non monétaire énoncé dans la plupart des lois des banques centrales. » (page 9) Bravo, on ne peut que l’en féliciter, même si elle n’aura pu empêcher la vente de 589 tonnes d’or par Nicolas Sarkozy en 2004, une décision funeste.

Elle précise en outre qu’en juin 1999, « la BNS [Banque Nationale Suisse] a décidé que la moitié de ses 2590 tonnes de réserves d’or n’étaient plus nécessaires à des fins monétaires. » La BNS a donc sanctuarisé la moitié de ses réserves d’or. Qu’en est-il pour la Banque de France ? Telle est la question.

 

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Publié par le 25 janvier 2019 dans économie, général, or et argent métal

 

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A quoi s’attendre en 2019 pour l’or ?

Certains observateurs pensent que 2018 ressemble étrangement à 2008, surtout sur le sur le front de l’or. Et les quatre années suivantes furent fastes pour le métal jaune…

 « L’année 1916 a été tellement désastreuse que l’année 1917 sera certainement meilleure ». Un siècle après ce pronostic de Nicolas II, tsar de toutes les Russies, souhaitant une bonne année à son peuple en décembre 1916, l’année qui vient de se terminer a été une nouvelle occasion de vérifier que la prévision est un vain exercice.

CNBC le 24 janvier 2018 : « La bourse a connu son meilleur début d’année depuis 31 ans, ce qui est de bon augure pour le reste de 2018. »

CNBC 11 mois plus tard : « Les actions américaines affichent la pire année de leur décennie, le S&P 500 enregistrant une baisse de plus de 6% en 2018. »

Raison de plus pour tirer notre chapeau à ceux qui ont tiré leur épingle du jeu des pronostics.

Le 25 juin, Natixis écrivait que « les investisseurs peuvent donc aujourd’hui trouver des arguments raisonnables pour ne rien acheter (sauf du cash en dollars). »

Le 1er août, le blogueur Bruno Bertez donnait son « conseil du siècle » : « vendez tout, absolument tout. Ne regardez plus les cours jusqu’à ce que vous ayez entendu dire que les marchés ont chuté de plus de 40% », suggérait-il.

Pour ce qui est du métal jaune, Florian Grummes de Midas Gold Consulting a annoncé le plus bas de l’or en dollars avec seulement 40 jours d’avance.

 

Reste à savoir si son scénario pour 2019 se vérifiera lui aussi.

D’autres commentateurs n’ont pas connu le même succès. 

Premier trimestre 2018 : « et si l’or ne servait plus à rien ? »

En février-mars, les marchés actions se prenaient un premier gadin et l’or plongeait en dollars comme en euros. Il n’en fallait pas plus pour que certains commentateurs en viennent à se demander si l’actif plurimillénaire présentait encore une quelconque utilité.

Alain Pitous, directeur général de Talence Gestion, craignait même que…

« […] l’or [puisse], comme c’est le cas depuis quelques temps, se comporter comme une matière première comme une autre. C’est-à-dire voir son cours fluctuer en fonction de l’offre et la demande. Dans ce cas, inutile de dire que l’on sera assez loin pour l’or d’une assurance anti-krach boursier… surtout que dans ce cas, si l’économie ralentit, les matières premières ont plutôt tendance à baisser ».

Ce développement appelle plusieurs remarques.

Tout d’abord, sauf à ce que le pouvoir politique se remette à administrer le prix du métal jaune, rappelons que le cours de ce dernier est toujours fonction de l’offre et de la demande (avec la particularité d’une demande de réservation très élevée qui découle de son ratio stock/flux lui-même très élevé).

Peu importe que cette demande provienne de l’industrie, de la bijouterie, des investisseurs ou encore du secteur officiel : depuis 1971, le prix de l’or est négocié librement sur les marchés.

Ensuite, l’or n’a pas nécessairement besoin d’évoluer dans une économie en croissance pour briller. L’or exprimé en dollars US s’est très bien comporté au cours des dernières récessions américaines.

Enfin et surtout, il est crucial de ne pas se laisser enfumer par les innombrables mythes qui circulent au sujet du métal jaune. 

Faut-il vraiment considérer l’or comme une « assurance anti-krach boursier » ?

Du strict point de vue d’un épargnant exposé aux marchés actions et obligations français et sur le long terme, l’or présente certes des vertus en tant qu’outil de diversification de portefeuille, mais ces dernières sont « mitigées ». C’est le terme qu’utilise Thi Hong Van Hoang dans sa thèse de doctorat qui porte sur la période 1949-2009.

J’ai eu l’occasion de l’évoquer dans mon livre (*) :

« Ce n’est que dans les périodes où son prix a une tendance haussière […] que l’or physique améliore réellement la performance des portefeuilles. Sur la période 2004-2009, l’introduction d’or dans un portefeuille d’investissement permet non seulement de réduire le risque, mais également d’augmenter la rentabilité, alors qu’au cours de la période 1983-2003, la réduction du risque a eu lieu au détriment de la rentabilité du portefeuille. »

Malgré sa faible corrélation avec les indices actions, il est donc hasardeux de tenter de se protéger d’un krach boursier en achetant de l’or. Cela n’est tout simplement pas la fonction du métal jaune. L’or est avant tout une assurance patrimoniale pour les périodes d’apocalypse, de crises sévères – financières, économiques, politiques – mais surtout lorsque se matérialise la mère de toutes les crises : la crise monétaire.

L’« instinct de Costanza »

C’est justement parce que l’or est universellement reconnu en tant que moyen d’échange que son cours ne monte pas nécessairement en cas de baisse des marchés actions.

Au mois d’août dernier, alors que les pays émergents avaient un besoin vital de dollars US, le blogueur Bruno Bertez rappelait les ressorts de ce mécanisme :

« Les commentateurs n’arrivent pas à comprendre que l’or ne baisse pas malgré la crise turque, mais qu’il baisse à cause de la crise turque. L’or joue parfaitement sa fonction de réserve. Cette crise provoque des ventes d’or car l’or est une réserve de valeur qui permet d’avoir des dollars. L’or est la réserve de valeur qui ne dépend de personne : quand une monnaie s’effondre, la vente de l’or que l’on détient permet d’honorer ses engagements en dollars. Quand le dollar est rare, on obtient du dollar en vendant son or. L’or a une fonction de réserve monétaire qui s’affirme ici. »

Le stratégiste Mark Orsley a même théorisé ce déchirement entre ce qui semble logique à première vue et ce qui se passe de manière contre-intuitive sur les marchés. C’est ce qu’il appelle les « trades Costanza », du nom de George Costanza, le personnage du célèbre sitcom Seinfeld. Costanza échouant dans tous les domaines de la vie, il en vient à se demander le temps d’un épisode si, pour réussir, il ne devrait pas faire l’exact inverse de ce que lui dictent ses tripes, ce qui fonctionne à merveille !

Voici ce qu’explique Mark Orsley :

« Instinct de Costanza : les actifs risqués continuent à être peu demandés et l’or permet de protéger son portefeuille en cas d’apocalypse. Costanza : l’or perd de son lustre en tant que valeur refuge et, si les marchés tournent mal, style 2008, il sera lui aussi liquidé. »

L’or protègera-t-il les investisseurs de la prochaine dégelée des marchés actions ? Cela dépend de la phase de marché dans laquelle on se situe par rapport à 2008 sur les marchés actions, si tant est que l’on ait affait à un déroulement similaire.

2008 = 2018, vraiment ?

Aurions-nous eu droit en 2018 au même combat qu’en 2008 ? Certains font le rapprochement entre ces deux années car, comme le rappelait le site Zero Hedge début septembre :

« L’année 2008 a une signification particulière pour les goldbugs, à la fois à cause de l’argent qu’ils ont perdu en août de cette année-là, et de l’argent qu’ils ont gagné dans les cinq ans qui ont suivi. Le monde d’aujourd’hui commence à sembler étrangement similaire. »

Il est vrai que maintenant que l’on sait comment s’est terminée l’année 2018 sur le front du métal jaune, la ressemblance avec 2008 est d’autant plus frappante.

Cependant, même si les marchés actions sont entrés en territoire baissier, nous n’avons pour le moment eu droit qu’à une légère débandade, et certainement pas à une apocalypse en mode 2008.

Voilà un argument qui plaide dans le sens d’une correction à venir sur le métal jaune avant de nouveaux plus hauts.

True Money Supply tend à confirmer cette hypothèse. Comme l’expliquait Joseph Salerno le 20 décembre sur Zero Hedge :

« Ce qui est très intéressant, c’est que la récente décélération de la croissance monétaire (la deuxième flèche rouge) correspond presque exactement en ampleur et en rapidité à la décélération monétaire (la première flèche rouge) qui a immédiatement précédé la crise financière de 2007-2008. »

Une seule chose est sûre : rien n’est certain…

Evidemment, nul ne sait à coup sûr si la « tempête parfaite » pour l’or fera ses ravages dès 2019 ou attendra les années qui suivront, mais l’on finira sans aucun doute par y avoir droit.

En ce qui me concerne, je ne me risquerai qu’à un seul pronostic pour 2019 : à coup sûr, cette année 2019 s’annonce passionnante.

source

Pendant ce temps, comme rapporté par Zero Hedge, L’or atteint un niveau record dans 72 devises :

 
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Publié par le 22 janvier 2019 dans général, or et argent métal

 

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Alerte : l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé !

Alerte : l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé

L’or de la France appartient au peuple Français ! Déjà que Sarkozy en avait vendu en douce 600 tonnes ce qui est énorme, sans en parler aux Français… C’est une question cruciale,  tout les lecteurs de ce blog savent à quel point c’est important et que les autres pays accumulent massivement de l’or ou rapatrie le leur en vue d’une réorganisation prochaine du système monétaire international. Et si on touche à l’or de la nation, on sera pas dans la m**** au moment où ça va se produire et qu’on sera sera assis à la table des négociations (si on arrive jusque là et que le système ne s’effondre pas totalement avant entraînant un chaos mondial, ce qui semble se profiler). 

Donc si on commence à donner en garantie notre or à ces requins d’américains (je ne parle évidemment pas du peuple américain) – qui tentent désormais de remplir en urgence Fort Knox après avoir lapidé leurs réserves d’or (De Gaulle qui avait tout compris les y avait bien aidé en rapatriant en France un maximum du métal précieux contre du papier dollar dont il savait qu’il ne valait rien), en s’accaparant par cette stratégie l’or de tous les pays assez niais pour leur en donner la possibilité – pour nous le moment venu, et il viendra (comme toujours dans l’histoire humaine quand les banksters on fait croire aux peuples que du papier c’était de l’argent, cf les assignats pendant la révolution par exemple, sauf qu’aujourd’hui ce sont aussi les pays du monde entier conscients que l’illusion du système monétaire actuel va s’effondrer qui se réveillent), ce sera finito, avec des conséquences dramatiques pour notre pays.      

L’or est la seule vrai monnaie depuis 5000 ans, tout ce que nous avons actuellement (notamment depuis 1971 et l’arnaque des Américains via Nixon de la suspension fin de la convertibilité du dollar en or, qui l’ont lié au pétrole pour l’imposer au monde, créant le pétrodollar, qui arrive maintenant à sa fin) c’est un système basé sur du papier qui ne vaut rien et qui est sur le point de s’effondrer totalement, j’en parle assez souvent.  Herlin, grand expert économique et des questions monétaires, qui tire la sonnette d’alarme à ce point c’est pas commun, croyez moi c’est que le problème est majeur. Et ce n’est pas le seul, d’autres grands connaisseurs des questions économiques et monétaires avaient récemment alerté (lire Mme Goulard, payée par une ONG américaine (CIA ?) , pousse l’or de la France vers la JP Morgan et « Hallucinant. Comment JP Morgan vient de faire main basse sur l’or de la Banque de France !! »)

On joue avec les intérêts vitaux de la France et donc des Français, sans que ces derniers n’en soit au courant (alors que c’est L’OR DES FRANÇAIS), c’est un scandale ! Z

Au mois de novembre, la presse, et GoldBroker, ont annoncé la création d’un marché de l’or à Paris, qui associe la Banque de France et la banque américaine JP Morgan. La nouvelle n’a pas fait beaucoup de bruit ni l’objet de commentaires, mais il est temps d’y revenir en y apportant un nouvel éclairage, et des révélations.

Commençons par préciser qu’il ne s’agit pas d’un marché de l’or au sens classique, c’est-à-dire qui coterait le Napoléon et le lingot, les deux supports privilégiés du métal précieux en France. Ce type de marché a existé, de 1948 à 2004, mais son volume d’échange trop faible, à cause d’une fiscalité plus lourde que dans les autres pays européens, l’a amené à disparaître.

Comme l’explique un article bien informé de la Revue Banque, le stock d’or de la Banque de France va être « mobilisé » pour garantir des « swaps or contre devise » (contrats d’échanges or contre devises) et du « leasing d’or » (location d’or). Pour l’instant, seules les autres banques centrales de la planète pourront faire usage de ces produits financiers avec la Banque de France, mais comme celle-ci a pris pour partenaire la JP Morgan (pourquoi pas une banque française ?), cela ouvre la possibilité qu’à l’avenir des banques commerciales internationales puissent également y avoir accès.

De facto, l’or de la Banque de France n’est plus sanctuarisé : une mauvaise opération, un krach financier soudain, des calculs erronés, et une partie de cet or – qui sert de garantie – devra quitter la Souterraine, le gigantesque coffre-fort du sous-sol de l’hôtel de Toulouse à Paris. Avec 2435 tonnes, la France demeure le 4e plus gros détenteur d’or au monde, derrière les États-Unis (8133 tonnes), l’Allemagne (3373 tonnes) et quasiment à égalité avec l’Italie (2451 tonnes). La Chine publie un chiffre sous-estimé et doit certainement figurer dans le trio de tête. Mais cet or est celui de la France et des Français, il sert de garantie ultime (au cas où l’euro exploserait par exemple, mais cela n’arrivera pas tellement il est solide, bien sûr). En faire un actif mobilisable pour des opérations financières est une faute, une trahison même.

Pourquoi maintenant ? Un indice : l’annonce n’a pas été faite par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, mais par Sylvie Goulard, éphémère ministre des armées (du 17 mai au 19 juin 2017) et parachutée le 17 janvier 2018 second sous-gouverneur de la Banque de France, sans aucune compétence dans ce domaine. Sa carrière ministérielle s’est notamment arrêtée lorsqu’a été rendu public le fait que, parallèlement à sa fonction de députée européenne (2009-2017), elle avait travaillé en tant que conseiller spécial pendant environ deux ans (d’octobre 2013 à janvier 2016) au sein de l’Institut Berggruen, un think tank américain situé en Californie, pour des revenus supérieurs à 10.000 euros mensuels brut… Sylvie Goulard défend-elle des intérêts américains ? On n’ose le penser.

Bref. Nous nous permettons d’inciter les responsables politiques et – ils ont l’air plus efficaces – les Gilets Jaunes, à se saisir de ce grave problème de souveraineté monétaire : l’or de la Banque de France ne doit pas servir de garantie à des opérations financières, il importe de revenir au plus vite sur cette décision scandaleuse.

par Philippe Herlin

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Von Greyerz : « La suite de la crise de 2007-2009 est imminente »

Alors que la plus grande destruction de richesse de l’histoire se profile à l’horizon, il serait opportun de suivre la sagesse d’un des plus grands philosophes grecs, Platon (428-348 av. J.-C.) :

« La plus grande richesse est de vivre heureux avec le peu que l’on a. »

C’est une leçon que beaucoup d’entre nous apprendront à leurs dépens dans les prochaines années. Nous arrivons à la fin d’une ère qui a créé une richesse irréelle pour quelques-uns et une dette massive pour une grande partie de la planète. Lorsque les bulles des actions, obligations, biens immobiliers et autres actifs financiers imploseront, ainsi que la dette qui les a alimentées, des centaines milliards de dollars vont tout simplement disparaître à jamais. Les conséquences seront dévastatrices.

NOUS VENONS AVEC RIEN ET REPARTIRONS AVEC RIEN

Il est intéressant de noter que peu de personnes, surtout en Occident, écoutent les sages paroles de Platon. Nous arrivons tous au monde seuls, avec absolument rien, et nous le quitterons de la même manière – seuls et avec rien. Entre temps, la plupart des gens essaient d’accumuler le plus de biens possible, même s’ils ne pourront rien emporter à leur mort. J’ai récemment discuté avec différents amis qui se disent heureux de ce qu’ils ont et qui n’ont pas besoin d’amasser de richesses matérielles. Ce sont des personnes d’une grande intelligence et d’une grande intégrité, mais aussi des personnes ayant de nombreux centres d’intérêt à la fois stimulants et gratuits. C’est toujours rafraîchissant de rencontrer des personnes satisfaites de leur vie.

Fait intéressant, ces deux personnes détiennent de l’or. La majorité de nos clients ou amis n’ont pas investi dans l’or pour s’enrichir, mais parce qu’ils sont conscients des risques qui planent sur les marchés et le système financier. Ils voient l’or comme la meilleure forme d’assurance pour protéger leur patrimoine contre ces risques. Ceux qui achètent de l’or pour réaliser des profits à court terme ont mal compris le but de détenir de l’or physique.

 

 

L’or n’est pas un investissement pour « devenir riche rapidement ». Les gens qui achètent de l’or quand il monte et vendent quand il descend sont des spéculateurs opportunistes. Ils ne comprennent pas l’intérêt d’avoir de l’or. L’or n’est pas un investissement. C’est la seule monnaie, avec l’argent métal, à avoir survécu à travers l’histoire. Au fil du temps, l’or assure un pouvoir d’achat stable. Une once d’or permet aujourdhui d’acheter un beau costume pour homme, comme il y a 2000 ans.

OÙ EST PASSÉ LE PAPIER-MONNAIE ?

Le papier-monnaie est en train de disparaître progressivement, pays après pays. J’étais récemment en Suède, où l’argent liquide a pratiquement disparu. Personne n’en transporte sur soi. De nombreux magasins n’acceptent plus les paiements en espèces. Même les petits commerces comme les boulangeries ne prennent que les cartes de crédit. Dans plusieurs pays de l’UE, le retrait quotidien maximum est de 1000 euros et les transactions en espèces dépassant ce montant sont illégales. Au Venezuela, les comptes bancaires de nombreux citoyens lambda sont gelés pour « combattre le terrorisme ».

Ce n’est qu’une question de temps avant que l’argent liquide ne disparaisse complètement. Cela donnera aux autorités le contrôle total de la monnaie et on entend souvent que les banques s’y préparent. Lorsque la prochaine crise financière commencera, il sera très facile de fermer les distributeurs de billets et de bloquer les transactions par carte de crédit, disons de plus de 100 dollars/euros par jour. À un moment donné, les crypto-monnaies privées seront également interdites et remplacées par les cryptos du gouvernement.

SEUL L’OR EST MONNAIE

« La monnaie, c’est l’or, et rien d’autre » disait J.P. Morgan en 1912. Cette fois encore, l’or sera la seule monnaie à survivre. Le philosophe grec Aristote, élève de Platon, a défini ce que doit être une monnaie saine :

  • Durable
  • Portable
  • Divisible
  • Intrinsèquement précieuse

Seul l’or physique remplit tous ces critères ; voilà pourquoi c’est la seule monnaie à avoir traversé l’histoire.

Comme évoqué dans mon article de la semaine dernière, l’or physique est aujourd’hui confondu avec l’or papier. Le prix de l’or est aujourd’hui déterminé par un faux marché papier qui risque de s’effondrer dans les prochaines années. À ce moment-là, nous connaîtrons le prix réel de l’or.

LE SYSTÈME FINANCIER SURVIVRA-T-IL ?

Les actions du secteur bancaire indiquent clairement que le système financier a peu de chances de survivre sous sa forme actuelle. De nombreuses valeurs bancaires ont chuté de plus de 90% depuis 2007. Deutsche Bank, par exemple, est en baisse de 94%. L’indice STOXX 600 des banques européennes a perdu 75% depuis 2007 et 1/3 de sa valeur rien qu’en 2018. L’indice ne s’est jamais remis de la dernière crise et, comme le montre le graphique, la tendance est à la baisse, ce qui ne présage rien de bon pour le système bancaire européen.

 

 

2007-2009 BIENTÔT DE RETOUR

La suite de la crise de 2007-2009 est imminente. Les gouvernements et banquiers du monde entier ont réussi à repousser l’inévitable de dix ans. Mais cela débouchera sur une crise encore plus grave. Cette fois-ci, il y a peu de marge pour abaisser les taux étant donné qu’ils sont déjà négatifs ou très bas dans la plupart des pays. L’impression monétaire ne permettra pas de sauver le système. L’illusion du système financier actuel, basé sur le crédit et la monnaie imprimée, prendra fin. Imprimer de la monnaie n’a jamais créé de la richesse ; c’est aussi inutile que d’entasser Pélion sur Ossa pour atteindre les dieux.

LA BAISSE DU RATIO DOW/OR – UN SIGNE INQUIÉTANT

Le graphique du ratio Dow-or illustre bien ce qui se produira au cours des prochaines années lorsque la richesse sera détruite. Quand ce ratio augmente, cela signifie que le Dow Jones monte par rapport à l’or. Lorsqu’il baisse, c’est l’or qui se renforce face au Dow Jones.

Les actions ont atteint leur plus bas niveau par rapport à l’or en 1980, lorsque le prix du métal était de 850 $. Elles ont ensuite fortement augmenté, alors que l’or a chuté à 250 $ à la fin des années 1990. Le Dow Jones a ensuite perdu 87% par rapport à l’or de 2000 à 2011.

Depuis 2009, le marché boursier ne cesse de monter, contrairement à l’or. Malgré cela, le Dow Jones est toujours en baisse de 52% par rapport à l’or depuis 1999. La correction du prix de l’or semble maintenant terminée et le ratio a chuté de 14% depuis octobre 2018, comme le montre le graphique en noir ci-dessous.

 

 

La baisse à long terme amorcée en 1999 devrait reprendre de plus belle. Un krach boursier est imminent. Le ratio a touché 1:1 en 1980, ce qui signifie que le Dow Jones et l’or étaient au même niveau autour de 850. Nous sommes susceptibles d’atteindre la ligne de tendance qui se situe à 0,75, voir même de la casser pour avoir un ratio inférieur à 0,5. Le prix de l’or sera donc au moins deux fois plus élevé que le Dow Jones. L’or à 20 000 $ et le Dow Jones à 10 000 $ ? L’avenir nous le dira. Avec l’hyperinflation, on pourrait voir l’or à 50 000 $ et le Dow Jones à 25 000 $.

Il est bien entendu impossible de prévoir le niveau exact, mais il est clair que les actions, ainsi que la plupart des actifs, vont considérablement chuter en termes réels, c’est-à-dire contre l’or.

L’OR AUSSI BON MARCHÉ QU’EN 1970 ET 2000

Enfin, analysons le prix de l’or ajusté en fonction de la masse monétaire ou FMQ (Fiat Quantity Money). Comme le montre le graphique ci-dessous, le prix de l’or est aujourd’hui au même niveau qu’à la fin des années 1960 et au début des années 1970 (35 $) avant que Nixon ne mette fin à l’étalon-or. L’or se situe également au même niveau qu’au début du siècle, soit autour de 300 $. L’or est donc clairement sous-évalué, que ce soit par rapport à la masse monétaire ou aux actions.

 

 

Cette incroyable sous-évaluation ne devrait pas constituer la principale raison d’investir dans l’or. L’or est surtout la meilleure assurance pour protéger son patrimoine contre l’effondrement imminent du système financier et de la plupart des actifs.​

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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L’importation d’Argent en Inde a atteint 1031,601 tonnes sur le mois d’octobre 2018, en hausse de 62% …

L’Inde ainsi que de nombreux autres pays se sont remis à acheter massivement de l’or, et la tendance s’accentue. Mais pour prendre le cas de l’Inde, les importation d’argent explosent aussi depuis quelques années. Plus de 1000t rien qu’au mois d’octobre. (ce qui n’est pas une période de fêtes en Inde), du jamais vu depuis 33 mois. Pourquoi l’inde importe de plus en plus de silver ? Juste la demande intérieure qui augmente (alors pourquoi ce soudain regain d’intérêt ?), ou autre chose qui sous tend cette tendance ? (la banque centrale est elle impliquée? peur d’une pénurie ?) Z

L’importation d’Argent en Inde a atteint 1031,601 tonnes (33 166 742 onces) sur le mois d’octobre 2018, ce qui équivaut à une hausse de 62% par rapport à la même période de l’année précédente et de 67% par rapport aux 616 tonnes qui avaient été enregistrées sur le de septembre 2018. En termes d’importation, le mois d’octobre 2018 est le plus élevé jamais enregistré depuis décembre 2015 (33 mois).

Jusqu’à maintenant sur l’année 2018, l’inde a importé plus de 6126 tonnes (196,955 millions d’onces à 13,71 dollars l’once), soit plus que la production annuelle d’argent du Mexique.

 

En 2017, l’inde avait importé l’équivalent de 5398 tonnes d’argent (approximativement 173,5497 ounces). Arrivé au mois d’Octobre 2018 avec 6126 tonnes, les importations sont déjà en hausse de près de 12% par rapport à l’année 2017.

Source: smaulgld

Via BB

A noter l’explosion du ratio Or/pétrole, un signal qui a souvent débouché sur des crises systémiques sérieuses durant les dernières décennies : 

ratio or/pétrole 2016

Alors que la propagande nous répète tous les jours les mêmes mensonges au sujet d’une reprise qui n’existe pas (10 ans maintenant au travers d’une croissance achetée à crédit…), observez cet indicateur clé qui lance des signaux d’alerte comme il l’avait fait lors de la grande dépression.

A quel niveau se situe le ratio Or/Pétrole aujourd’hui ?… Eh bien, il est à nouveau remonté à plus de 28:1 (1 once d’Or pour 28 barils)

Graphique du Ratio Or/pétrole sur 70 ans.

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Publié par le 3 janvier 2019 dans général, or et argent métal

 

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Qu’est ce que l’argent ? L’histoire de la plus grande arnaque de tous les temps

Il est temps de rappeler aux gens les fondamentaux… 

Le rêve américain est un excellent film d’animation de 30 minutes qui vous explique très simplement comment le cartel bancaire a réussi a duper les peuples et imposer un système qui est a l’origine de tout les problèmes que nous rencontrons actuellement. 

 

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Egon von Greyerz – « J’alerte sur le fait que les banques bloquent les actifs des clients ! »

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Il y a de plus en plus de risques à détenir du cash ou de l’or dans une banque. Plus bas, j’évoquerai les difficultés rencontrées par certains clients pour retirer de l’argent liquide ou de l’or de leur banque.

“Risque” provient du mot grec ancien “rhiza”, signifiant “falaise” ou “racine” (par extension “base d’une montagne”, “écueil”). Les écueils et falaises étaient donc les “risques” rencontrés par les marins, et notamment par Ulysse lorsqu’il navigua entre Scylla et Charybde. Une définition plus moderne du risque est “Identification et évaluation des dangers qui pourraient nous empêcher d’atteindre nos objectifs”.

Très peu de personnes ont la capacité d’identifier les risques énormes auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Et parmi ceux qui parviennent à les identifier, peu ont la capacité de les évaluer ou de prendre les mesures de protection nécessaires.

Le monde n’est pas préparé à ce qui se profile

Un risque maximal exige une protection maximale. Mais le monde n’est pas du tout préparé aux catastrophes à venir. Même au plus haut niveau, les gouvernements se concentrent sur les problèmes politiques habituels plutôt que de traiter la question urgente de l’économie mondiale.

Egon Von Greyerz: “L’effroyable crise de 2008 s’apprête à revenir en force !” Egon Von Greyerz: “L’effondrement final qui a déjà débuté va entraîner le monde dans le chaos !”

Par exemple, les problèmes internes aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, sont insignifiants comparés à l’effondrement potentiel du système financier et de l’économie mondiale. Mais ces problèmes occupent clairement l’esprit des dirigeants, probablement parce qu’ils ne voient pas le nuage noir qui plane sur l’économie mondiale.

Brexit – Un échec

Au Royaume-Uni, Theresa May a gâché le Brexit. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais tout ce que Mme May a obtenu après deux ans est un accord qui laisse le Royaume-Uni avec la quasi-totalité des obligations et des lois de l’UE, mais sans aucun pouvoir ni influence. En plus de cela, le Royaume-Uni va payer une facture de 39 milliards de livres sterling à Bruxelles. May restera-t-elle en place, le Brexit n’aura-t-il pas lieu ? Personne ne sait à ce stade. Mais nous savons que Bruxelles, de même que la France et l’Allemagne, cherchent désespérément à maintenir cet édifice artificiel. Avec des problèmes partout et une opposition croissante au sein de l’UE, ce ne sera qu’une question de temps avant que l’Europe ne s’effondre. La prochaine récession économique s’en chargera.

Les dirigeants occidentaux ne sont pas en odeur de sainteté

Merkel et Macron sont maintenant très impopulaires dans les sondages. Seuls 17% des Allemands sont satisfaits de Merkel, tandis que Macron est approuvé par 29% des Français.

Aux États-Unis, le taux de popularité de Trump est d’environ 40 %. Mais il est maintenant un président affaibli et aucune décision majeure ne sera adoptée par les deux chambres. Lorsque l’économie et le marché boursier s’effondreront, au cours des deux prochaines années, la popularité de Trump chutera rapidement, comme tous les présidents dans ce genre de période.

Les turbulences politiques et financières qui se profilent à l’horizon

La situation est donc similaire dans toutes les grandes nations occidentales. La popularité des dirigeants baisse, mais ce n’est qu’un début. La chute des marchés boursiers et de l’économie déclenchera des problèmes politiques dans la plupart des pays, de nouvelles élections, des votes de défiance ou des tentatives de destitution. Tout cela fera partie de la tourmente politique et économique dans laquelle nous serons plongés au cours des prochaines années.

Egon Von Greyerz: “ATTENTION !! Voici la terrifiante vérité de ce qui se profile…” Egon Von Greyerz: “L’effondrement mondial sera dévastateur. Aucune solution ne pourra le contrer !”

Y a-t-il une solution ? À mon avis, non. Avec une dette de 250 000 milliards $ et 2 quadrillions $ de dérivés et passifs non capitalisés, le monde ne pourra éviter les difficultés. Vous ne pouvez pas résoudre un problème en utilisant les mêmes moyens qui l’ont créé. Mais comme les banquiers centraux n’ont pas d’autres armes dans leur arsenal, ils continueront à imprimer des quantités illimitées de monnaie. Je ne serais pas surpris de voir le dollar transformé en crypto-monnaie afin de faire croire aux gens tous les problèmes d’endettement sont résolus.

Le patron du FMI demande aux banques centrales d’émettre des monnaies numériques

Le patron du FMI, Christine Lagarde, a exhorté les banques centrales à se pencher rapidement sur la création de monnaies numériques ou crypto-monnaies afin de remplacer celles émises par le secteur privé qui “sont intrinsèquement instables” et aussi “des refuges pour les fraudeurs et les blanchisseurs d’argent”.

Il est clair pour moi que les gouvernements et le FMI ne laisseront jamais les crypto-monnaies privées devenir un moyen de paiement majeur. Au lieu de cela, comme le propose Lagarde, les cryptos émises par les gouvernements deviendront un système réglementé par les banques centrales. Le crypto-dollar sera la nouvelle monnaie fiduciaire parfaite à émettre lors d’une réinitialisation monétaire.

Mais plus de création et de manipulation monétaire ne résoudra pas le problème de la dette mondiale, même si c’est ce que les gouvernements essaieront de faire croire.

La dette ne peut pas être gonflée

Plus le système financier sera sous pression, plus les gouvernements prendront des mesures de panique. Quoi qu’ils fassent, ils ne pourront jamais se débarrasser de la dette. Ils ne peuvent l’alléger en ayant recours à l’inflation. Étant donné que la dette a augmenté de façon exponentielle en période de prospérité, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle puisse être remboursée en période de crise. D’autant plus que, au cours du prochain ralentissement économique, les banques centrales perdront le contrôle des taux d’intérêt qui monteront rapidement avec la panique et la défaillance des marchés obligataires.

Les gouvernements sont en faillite, les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel
Egon Von Greyerz: “les dettes augmentent maintenant à un rythme exponentiel, et il n’y a aucune possibilité de les réduire !”

Depuis 1971, le monde est en perpétuelle expansion de la dette. Cela a commencé au début des années 1960 et, depuis, les États-Unis ont augmenté la dette fédérale chaque année. Puis, lorsque Nixon a mis fin à la convertibilité du dollar en or en 1971, l’impression monétaire est devenue une aubaine pour la plupart des gouvernements. Il est tellement plus facile d’imprimer de l’argent quand on en a besoin que d’essayer de joindre les deux bouts. Cela a été la norme non seulement pour les gouvernements, mais aussi pour les particuliers.

L’or reprendra son rôle de seule monnaie réelle

À mesure que la crise financière s’intensifiera, le rôle de l’or en tant que seule monnaie sûre suscitera de plus en plus d’intérêt. Cela coïncidera avec la poursuite de la phase haussière du marché de l’or qui a débuté en 1999 et a corrigé à partir de 2011-2012. En dollars américains, la correction s’est terminée en décembre 2015, mais dans de nombreuses autres devises comme le dollar canadien ou l’euro, le plus bas niveau a été atteint en 2013. La prochaine hausse de l’or devrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Egon Von Greyerz: L’or est la seule monnaie à dire la vérité

Egon Von Greyerz: Préparez-vous à l’APOCALYPSE financière

Dans un monde où le risque est à son maximum, détenir de l’or est une assurance et un moyen de protéger son patrimoine. Mais il est essentiel non seulement de détenir de l’or, mais aussi de savoir comment le détenir. De plus en plus d’Américains veulent stocker leur or en Suisse en raison des risques qu’ils encourent en le conservant aux États-Unis, qu’il s’agisse de confiscation ou de renflouement interne. Les Allemands s’inquiètent également des lois que le gouvernement allemand ou l’UE imposeront et, par conséquent, sortent leur or d’Allemagne.

Ne stockez pas votre Or dans une banque

J’ai souvent recommandé de ne pas détenir son or dans une banque. Il peut faire l’objet d’un renflouement ou d’un gel d’actifs, même s’il est détenu dans un coffre privé. S’il est conservé dans le coffre-fort général de la banque, les risques sont beaucoup plus élevés. Nous avons eu de nombreux exemples de lingots d’or que le client pensait avoir achetés mais qui n’étaient pas là. Lorsque le client a voulu récupérer son or, la banque a dû trouver de nouveaux lingots. Même les barres allouées, en banque, sont risquées.

Nous constatons aussi, de plus en plus fréquemment, que même les banques suisses résistent aux tentatives des clients de retirer leur or ou leur cash. Ils inventent toutes sortes d’excuses de manière à ce que les clients ne puissent retirer que 100 000 CHF (ou dollars) par an en espèces ou en or.

Une banque suisse a récemment indiqué qu’un retrait de plus de 500 000 CHF nécessitait l’approbation du conseil d’administration. Il est bien sûr totalement ridicule qu’un client soit dans l’impossibilité de retirer son propre argent ou ses propres actifs. Mais c’est la réalité. Non seulement les banques ne sont plus des institutions sûres pour garder votre argent ou vos actifs, mais une fois que la banque détient tout, vous ne pouvez plus retirer.

Selon moi, aucun actif important ne devrait être conservé dans le système bancaire, à l’exception de suffisamment de liquidités pour les dépenses quotidiennes. L’or (et l’argent) est totalement liquide et facile à convertir en monnaie fiduciaire en cas de besoin de liquidités. Mieux vaut détenir des actifs sous la forme de métaux physiques, sous votre propre contrôle. L’ensemble des actifs détenus dans une banque sont exposés aux risques de renflouement, de dégradation, de restrictions de liquidité (par exemple en Argentine), de fraude ou de faillite.

Source: goldbroker

Voir les précédentes interventions d’Egon Von Greyerz

Source Goldbroker Via Business-Bourse

 
3 Commentaires

Publié par le 2 décembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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