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Archives de Catégorie: or et argent métal

Cyrille Jubert : « un événement majeur est programmé dans les jours à venir »

Voilà un graphique qui parle tout seul. L’euro s’apprête à chuter fortement vis-à-vis du dollar.

La Deutsche Bank va-t-elle créer un krach systémique ?

Si ce n’est pas la DB, qui va faire paniquer les marchés ? Cela sera-t-il l’annonce de la sortie de l’Italie de l’Euro ?

Ou dans un autre domaine, une escalade soudaine de la guerre en cours au Moyen-Orient va-t-elle terroriser les marchés ?

UN ÉVÉNEMENT MAJEUR EST PROGRAMMÉ DANS LES JOURS À VENIR

Quoi qu’il en soit, un événement majeur se profile dans la semaine du lundi 19 novembre.

Cet événement devrait faire monter le dollar en mode panique.

Ce violent mouvement monétaire devrait engendrer une très forte baisse des indices en mode krach.

Même si cela semble aujourd’hui impossible de faire baisser l’or sous les 1200$ et l’argent sous 14$, ce krach imminent va forcer de nombreux investisseurs à chercher des liquidités pour répondre aux appels de marge. Ils seront forcés de vendre leurs actifs les plus solides, dont les métaux précieux, comme cela a été le cas en 2008. Les métaux précieux vont toucher leur point bas, exactement dans le timing que j’avais annoncé (voir ici).

Les bourses sont montées grâce aux taux d’intérêt maintenus extrêmement bas, permettant à la fois aux entreprises de racheter leurs propres actions et aux spéculateurs de parier avec levier, le tout à crédit. Ce système ne peut fonctionner que tant que la Réserve Fédérale alimente le moteur en créant toujours plus d’argent. Dés l’instant où la Fed, au lieu de continuer sa « politique monétaire accommodante » (QE), commence à réduire son bilan (tapering en anglais), le moteur s’arrête. Le système peut continuer sur sa lancée pendant quelques mois, mais il finira par s’arrêter. La bulle des actifs va violemment dégonfler.

D’après Bloomberg, le « Smart Money », c’est à dire les initiés, sont sortis prudemment des marchés en décembre 2017 et janvier 2018, sans s’intéresser aux mouvements de la Bourse depuis.

 

La déroute boursière des prochaines semaines pourrait être équivalente à celle de 1929, d’après Harry Dent de Economy & Markets. Cet économiste voit une baisse de 49% des grands indices américains à très court terme et il n’est pas le seul à annoncer ce prochain krach. J’ai annoté son graphique en bleu.

Entre le point A, marquant le début de la chute, et le point B, il ne s’est passé en 1929 que deux semaines. Et deux semaines de plus pour toucher le point C.

Si le schéma se reproduit, le Dow Jones pourrait perdre la moitié de sa valeur avant Noël.

 

Le 3 octobre dernier, le baril était à 77$. Le 13 novembre, il était sous les 55$ : 44% de baisse en sept semaines.

Le prix du baril est un élément essentiel de l’équilibre du système du pétrodollar mis en place par les Américains dans les années 1970. L’accord conclu avec l’OPEP convenait d’une forte hausse des prix à la production, moyennant quoi, une partie de la différence devait être investi dans les bons du trésor US, ce qui assurait au dollar une certaine stabilité, aussi longtemps que le pétrole était exclusivement traité en dollar.

Une grosse moitié du cours du brut n’est que le fruit de la spéculation, mise en place par les banques dominantes, qui en jouent pour maintenir l’ensemble du système de la dette.

Si le prix du baril s’effondre, c’est comme si vous retiriez la pièce d’en dessous d’une pyramide de Ponzi.

Voici les vrais coûts du pétrole à la production. Comme vous pouvez le constater, on est très loin des cours actuels.

 

 

Le bulletin d’anticipation géopolitique GEAB du mois dernier présentait différents scénarios pour le prix du pétrole, notamment du fait de la sortie des États-Unis de l’accord iranien. Tous les scénarios menaient à une baisse du prix du pétrole, sauf un. Ce dernier scénario ne prévoyait une hausse du pétrole que si l’oligarchie financière déclenchait une guerre, pour déclencher artificiellement une hausse des cours. Abattront-ils cette dernière carte ?

HAUSSE IMMINENTE DE L’ARGENT

Ce qui nous intéresse, vous et moi, c’est le prix de l’argent.

Il a été démontré ici et , et encore , qu’il y avait eu une accumulation systématique de l’argent-métal depuis dix ans, avec une très forte accélération ces deux dernières années. Certaines très fortes mains ont à la fois encouragé la spéculation à la baisse de l’argent-papier, tout en ramassant l’argent physique, qui, comme chacun le sait, est un métal rare.

L’exemple, qui vient tout de suite à l’esprit, est la banque JPM, dont le rôle de manipulateur du marché de l’argent a été vilipendé sur les forums et blogs. Son rôle multiple de gardien des stocks d’argent de l’ETF SLV, d’acteur du COMEX et du LBMA, et sa position dominante écrasante dans la vente d’argent-papier, lui a permis de constituer un énorme trésor d’argent physique.

Il est possible, si ce n’est probable, que les ventes à découvert d’argent sur le COMEX et le LBMA soient des ventes à terme des réserves d’argent encore sous-sol de différentes mines. Ces ventes de gré à gré (OTC) ne sont pas enregistrées comme elles le devraient auprès des autorités de marché. Étant donné le total des positions ouvertes sur le COMEX (1223 Moz), qui dépasse une année de production minière (850 Moz) et les 2500 Moz d’EFP (échange physique pour contrats) émis par le COMEX en onze mois, qui représentent trois années de production… sans même évoquer ce qui se passe dans l’opacité des échanges du LBMA.

Si cette analyse est juste, ces ventes à terme de métal encore sous-sol par les compagnies minières font que les titres de mines sont devenues des coquilles vides. Ces sociétés ne bénéficieront en aucun cas de la hausse des métaux, qui ont été vendus au prix bas, ces dernières années. Ces titres devraient s’effondrer en bourse et ne jamais s’en relever, lorsque le fait sera révélé.

Là aussi, la banque JPM a été parmi les premières banques à développer le hedging de la production des mines d’or et d’argent dans les années 1990. La banque continue d’encourager cette pratique (voir ici), tout en servant d’agence de notation pour les compagnies minières (lire cet article). Il y a une anomalie de taille dans le système, comme un éléphant dans un couloir, et pourtant, malgré les enquêtes successives des autorités de marché sur le rôle de JPM, la banque en est sortie systématiquement blanchie.

LE « CORNER » DE L’ARGENT

Durant les deux semaines qui viennent, pendant que la bulle des actifs boursiers éclatera bruyamment, les spéculateurs aux abois vont être forcés de vendre en catastrophe l’or et l’argent physique, qu’ils avaient thésaurisés, dans l’attente d’un renversement à la hausse des métaux précieux. Les cours vont en quelques jours atteindre leur point bas. L’or pourrait chuter à 1000$ et l’argent autour de 12$, l’objectif désigné par la sortie de triangle en mai dernier.

Lorsque toutes les « mains faibles » auront vendu l’argent physique qu’elles détenaient, personne ne voudra plus vendre.

« NO BID »

Dans ces cas-là, les enchères vont remonter et cette remontée pourrait être extrêmement brutale. La règle 589 du COMEX, mise en place fin décembre 2014 a prévu ce cas de figure. Si les enchères sur l’argent remontent de 3$, sans que personne n’accepte de vendre à ce prix, le marché fait une pause de deux minutes, puis les enchères reprennent. En 10 ou 12 minutes, les cours peuvent ainsi monter de 12$. La limite de hausse journalière étant atteinte, le marché est fermé jusqu’au lendemain, sans qu’il y ait de fixing. Sans fixing, personne ne pourra acheter ou vendre d’argent physique. Le lendemain, le scénario reprendra, les enchères reprendront avec le prix initial + les 12$ de la veille et si personne ne veut vendre, les cours monteront encore de 12$.

12+12+12…

Je m’attends à ce que le point bas de l’argent soit touché dans les derniers jours de novembre et que la règle 589 soit appliquée dans les premiers jours de décembre, pour une hausse vertigineuse, comme personne n’oserait l’évoquer à voix haute. Jusqu’où ira la hausse ? Nul ne peut le dire. Mais la fin de l’année sera certainement mémorable pour ceux qui auront accumulé de l’argent physique, en espérant qu’un jour il redevienne un métal précieux, voire monétaire.

Évidemment, l’or sera entraîné à la hausse également, mais ce sera l’argent qui sera le plus impressionnant. Le ratio or/argent, qui est aujourd’hui de 1/85, va chuter comme une pierre.

Il est donc beaucoup plus intéressant d’avoir de l’argent aujourd’hui que de l’or.

VERS UNE RÉFORME MONÉTAIRE

The Economist n’avait-il pas annoncé dès 1988 un changement monétaire majeur « dans environ trente ans » ? L’auteur avait précisé dans le corps de l’article, « le phoenix verra le jour aux alentours de 2018, et préparez-vous à l’accueillir quand il sera là. » Pour enfoncer le clou, la pièce d’or autour du cou du phoenix de la couverture était millésimée 2018.

 

 

Nous approchons de la fin de l’année 2018 et nous avons constaté que l’or et l’argent physique ont été consciencieusement accumulés par de très grosses mains, dont la Chine, depuis neuf, dix ans. Toutes les banques centrales, qui étaient nettes vendeuses d’or jusqu’à mars 2009, sont devenues nettes acheteuses depuis cette date. L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas ont rapatrié leurs réserves d’or monétaire. La Hongrie a multiplié ses réserves d’or par dix le mois dernier. La Chine et l’Inde ont importé depuis dix ans des quantités gigantesques d’or.

 

 

Durant le krach systémique de 2008, le G20 de Washington a été appelé le « Nouveau Bretton Woods ». En mars 2009, la Chine a demandé officiellement une réforme du système monétaire internationale en définissant le système souhaité. Il est question de mettre en place le BANCOR que Keynes avait proposé à Bretton Woods, c’est-à-dire un panier de monnaies nationales, qui serait garanti par une réserve de vrais actifs sous la forme de matières premières.

Même si cela n’a pas été explicitement écrit, en tête de ces matières premières se retrouvent forcément les deux étalons monétaires universels depuis 6000 ans, c’est-à-dire l’or et l’argent.

Pour que l’or et l’argent puissent garantir le commerce international, même à hauteur de 20%-25%, il faut que le prix de l’once soit valorisé à un tout autre niveau.

Cela ne va pas se faire en quelques jours. Il est néanmoins raisonnable de penser que la composition du panier du DTS sera extrêmement différent lorsqu’elle sera annoncée par le FMI en octobre 2020.

Le premier acte de cette passionnante saga commence probablement la semaine prochaine par un effondrement des marchés, mais réjouissez-vous de la suite à venir des événements.

Selon le conseil donné en 1988 par The Economist, préparez-vous à accueillir le phoenix, qui va renaître de ses cendres dans les prochaines semaines.

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Publié par le 18 novembre 2018 dans économie, général, or et argent métal

 

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« Hallucinant. Comment JP Morgan vient de faire main basse sur l’or de la Banque de France !! »

Ça me dit rien qui vaille du tout …. Z 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Lorsque Donald Trump arrive en France et nous demande de payer la taxe de la protection américaine, l’idée de souveraineté doit vous venir à l’esprit.

Lorsque les Américains, qui, comme tout le monde le sait, nous aiment profondément et sont nos alliés historiques, mettent à l’amende à coup de dizaines de milliards d’euros nos entreprises et rapinent notre peuple (spolié dans toute sa diversité), le concept de souveraineté devrait résonner dans nos esprits.

Il y a deux facteurs essentiels pour assurer sa souveraineté.

Le premier est d’avoir la sagesse d’être fort, ce qui n’empêche pas que la force soit d’être sage. Cela passe par la détention de moyens suffisamment puissants de dissuasion. Attaquer la France doit avoir un tel coût que mieux vaut ne pas s’y frotter.

Le second, c’est d’avoir toujours à l’esprit que la main qui reçoit est toujours située en dessous de celle qui donne. En clair ? Il faut avoir les moyens de sa liberté et cela passe par une saine gestion.

Justement, sur ce dernier point, nous venons, dans l’opacité la plus totale, de donner les clefs de nos coffres gorgés de l’or du peuple de France à la banque américaine JP Morgan, qui va s’installer directement dans les sous-sols de la Banque de France pour administrer l’or détenu… Situation évidemment surréaliste.

L’or, comme chacun le sait, ne sert à rien, c’est une relique barbare que néanmoins toutes les nations et toutes les banques centrales du monde prennent grand soin d’accumuler.

Toutes ? Toutes, sauf la Banque de France !

« L’institution a ouvert un compte à JP Morgan pour réaliser des transactions sur l’or qui est stocké dans son sous-sol. Objectif : faire de la capitale une place incontournable sur le métal jaune.
C’est une petite révolution dans le milieu très discret du trading sur l’or. La Banque de France a ouvert un compte à un établissement commercial privé afin de faciliter les transactions sur le métal précieux à Paris. L’institut de la rue la Vrillière n’a pas choisi n’importe quel établissement : ce compte-or a été accordé à JP Morgan, le leader mondial du marché. L’accord, qui n’avait encore jamais été révélé, a été formalisé en début d’année, selon nos informations.

Il marque une étape importante dans le développement des prestations offertes par la Banque de France à sa clientèle de banques centrales étrangères. Ses équipes, qui travaillaient sur ce projet depuis plusieurs années, peuvent désormais fournir des services de dépôts rémunérés (« gold deposits »), de swaps-or-contre-devises, de prêts et leasing d’or dans la capitale française. «Il s’agit de rendre liquide l’or qui se trouve à Paris», résume un connaisseur. Mais pas tout le stock : l’or de la clientèle essentiellement. Les réserves de l’État français devraient, elles, être exclues de ces transactions…»  »

Vous apprécierez la précision de l’expression : « Les réserves de l’État français devraient »

Il y a de fortes chances que cet accord, tenu pour le moment secret, conduise à la mise en place de prêts sur l’or de la France.
Il est évident que la représentation populaire devrait enquêter, qu’un tel accord commercial devrait être rendu public, que des points de contrôles soient bien définis, et vérifiés régulièrement.

Tenez, pincez-vous !

« En s’associant à JP Morgan, la Banque de France va multiplier les débouchés et toucher toute une gamme d’acteurs du marché avec lesquels elle ne peut pas traiter en direct, comme les raffineurs ou les compagnies minières. Ce partenariat est stratégique pour donner une véritable impulsion aux opérations de prêts d’or à Paris, sur lesquelles l’institution monétaire prélèvera au passage une commission. De son côté, JP Morgan va accéder à l’or des institutions étrangères conservé dans le sous-sol parisien. Ce contrat devrait sans doute aussi permettre à l’établissement américain d’exécuter des transactions avec ses clients en déposant le métal dans la «Souterraine». Avec le transfert de ses activités de billets à La Courneuve, la Banque de France a en effet libéré de l’espace dans son sous-sol. »

Paris nouvelle place de l’or ?

« Le réveil de l’or à Paris peut-il faire vaciller Londres ? Personne n’y songe, car même le Brexit ne semble pas pouvoir remettre en cause la suprématie historique de la capitale anglaise. Certains établissements, informés de l’initiative de la Banque de France, préfèrent d’ailleurs attendre. «Paris pourrait progressivement redevenir une place importante pour l’or», déclare néanmoins Sylvie Goulard. Selon JP Morgan, la capitale française bénéficie d’une situation géographique attrayante et d’un bon réseau de transport avec le reste de l’Europe et avec l’ensemble des participants de marché mondiaux »…

L’idée de voir la France s’intéresser à nouveau à l’or n’est évidemment pas pour me déplaire, et je ne peux qu’applaudir en voyant la Banque de France investir et rénover nos propres moyens de stockage.

Je ne peux que me réjouir de voir l’or mis au centre de la réflexion, et cela devrait d’ailleurs nous interroger en tant qu’épargnant sur la place que doit avoir l’or dans nos patrimoines respectifs alors que toutes les banques centrales se replacent à l’achat.

Néanmoins, en tant que citoyen, je suis très, très inquiet de voir ce contrat signé dans l’opacité la plus totale avec la JP Morgan qui est la banque qui détient le commerce de l’or dans le monde.

Elle est américaine, et depuis des années, les États-Unis rapinent systématiquement l’or de toutes les nations du monde.
C’est aux Français de protéger l’or durement acquis de génération en génération.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 12 novembre 2018 dans économie, général, or et argent métal

 

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Olivier Delamarche : “Face à la monnaie papier qui finira par retrouver sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro, l’Or est une assurance !”

Aujourd’hui une revue de presse avec beaucoup de visuel, à commencer par cette vidéo sur l’or, dans un environnement où la confiance dans la monnaie papier peut s’évaporer à tout moment, au niveau mondial . (ça commence déjà) Z

 
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Publié par le 5 novembre 2018 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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Les émergents se tournent vers l’or pour s’assurer contre le risque dollar

or de la Buba

C’est une info que je n’ai pas encore couverte, mais de nombreuses banques centrales sont revenus sur le marché de l’or ou on accru leur réserves . Citons notamment l’Inde, l’Arabie, et des pays d’Europe de l’est comme la Pologne ou la Hongrie qui a multiplié par dix ses réserves d’or . Si on voit de plus en plus de pays diversifier leurs réserves et acheter de l’or, c’est car la domination monétaire US (via le dollar) représente peur eux un risque, ils savent que le règne du dollar arrive à sa fin et que le système monétaire international va évoluer . La dé-dollarisation est donc une tendance mondiale qui devrait continuer de s’amplifier de plus en plus … Z

De nombreux pays à travers le monde se tournent vers l’or alors que les incertitudes concernant l’économie mondiale ne cessent de grandir. Les guerres commerciales et les politiques agressives des États-Unis poussent certaines nations à se retirer des marchés des actifs libellés en dollars, d’après des analystes interrogés par Russia Today.

« Nous pouvons nous attendre un changement des règles du jeu dans un futur proche. Au début de l’année, les pays en voie de développement furent les premiers à être confrontés à la panique des investisseurs. Si une crise en Amérique latine ou en Asie du Sud ne surprend personne, le moment est venu de se faire du souci pour les grandes économies de la planète », a déclaré à RT Mikhail Mashchenko, analyste du réseau social des investisseurs d’eToro pour la Russie et les pays voisins.

« La politique agressive des États-Unis, initiée depuis quelques années, a contraint certains pays à chercher une alternative au dollar. Notamment en accumulant de l’or. Les inquiétudes concernant la croissance mondiale future sont une autre raison d’acquérir du métal. De nombreux pays questionnent le protectionnisme de Donald Trump », a ajouté l’analyste.

Les risques s’amoncellent

Des signes semblent indiquer que le système financier mondial dominé par le dollar américain pourrait s’effondrer, selon Denis Lisitsyn, analyste de l’institut financier FinIst. Ces signes comprennent les émissions intempestives de monnaie par différents pays, l’augmentation des taux d’intérêt, les guerres commerciales, la hausse rapide des coûts de l’énergie, les tensions géopolitiques en Syrie, en Irak, ainsi que les guerres du Yémen.

« De nombreux pays anticipent en achetant de l’or. Ils comprennent que la valeur de l’argent papier est constamment érodée par l’inflation, qu’en cas de crise les marchés actions chuteront, que les dépôts à l’étranger peuvent être gelés ou confisqués », a-t-il déclaré.

La Hongrie, la Pologne, la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Arabie saoudite… tous ces pays accumulent de l’or, note Vladimir Rozhankovsky, expert de l’International Financial Center.

suite et fin

 
 

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Egon Von Greyerz : Des taux plus élevés, des déficits plus élevés – Nous sommes à l’aube d’une énorme crise !!

La fin d’un empire est un événement à la fois long et dramatique, durant lequel peu de gens sont prêts à affronter la réalité. Alors que la fin approche, le déni est à son apogée. Nous pouvons deviner COMMENT cela se terminera, mais pas vraiment QUAND. Si l’on regarde les faits, nous sommes au début de la fin. Les signes sont clairs. Nous avons un pays qui, au cours des 27 dernières années, a doublé sa dette tous les huit ans. Et la tendance continue. Un pays qui, depuis des décennies, vit au-dessus de ses moyens en empruntant des montants illimitées. Je ne parle pas d’une république bananière, ni de l’Argentine ou du Venezuela, mais la plus grande économie du monde : les États-Unis.

L’économie américaine est comme Humpty Dumpty Dumpty : grande, grosse, grasse. Elle mettra probablement beaucoup de temps à se remettre de sa chute.

Humpty Dumpty assis sur un mur,
Humpty Dumpty se cassa la figure,
Tous les chevaux et soldats du roi
Ne purent le remettre à l’endroit!

La dette américaine augmente depuis 58 ans d’affilée

Le chemin de la perdition est souvent parsemé d’embûches. Mais pas pour les États-Unis. Cela a été une ligne droite vers ce qui sera la chute la plus spectaculaire de l’histoire économique. Depuis 1960, la dette américaine a augmenté chaque année, sans exception. Certains pensent, à tort, que la dette a diminué lors des années 90 grâce aux excédents budgétaires enregistrés sous l’administration Clinton. Mais il s’agissait de faux excédents et la dette a continué d’augmenter au cours de cette période.

La dette s’élevait à 286 milliards $ en 1960, avant d’atteindre 1 000 milliards $ lorsque Reagan est devenu président en 1981. Ce président très admiré a quasiment tripler la dette américaine pendant son mandat. Sa popularité n’a donc rien d’étonnant, d’autant plus qu’il a réussi à faire monter le Dow après une décennie de marchés latéraux. Il est considéré comme un héros et c’est certainement mérité. Mais devenir un héros nécessite beaucoup de chance au niveau du timing. Après une longue période de forte inflation, de taux élevés et de faible croissance économique, Reagan et Thatcher étaient les bons dirigeants pour guider leur pays vers des temps meilleurs.

Emprunter et dépenser – emprunter et dépenser

Mais malheureusement, cela implique aussi de dépenser de l’argent que vous n’avez pas. L’économie keynésienne à son paroxysme. Emprunter et dépenser, puis emprunter et dépenser encore. C’est à ce moment-là que l’ère des riches qui s’enrichissent a véritablement débuté, avec la concentration des richesses au profit d’une partie de plus en plus réduite de la population. Dans le même temps, le salaire réel des travailleurs ordinaires a baissé de 55 % depuis 1974.

La dette des Etats-Unis double tous les 8 ans depuis 1981

Depuis que Reagan est devenu président en 1981, la dette américaine a en moyenne doublé tous les 8 ans. Avec l’élection de Trump à la fin 2016, on peut anticiper une extrapolation de la tendance historique. J’ai donc réalisé la projection ci-dessous en décembre 2016 :

L’image ci-dessus est inquiétante non seulement en raison du niveau galopant de la dette, mais aussi parce que les recettes fiscales augmentent à un rythme effréné. La dette a été multipliée par 23, en passant d’environ 900 milliards $ en 1981 à 21 500 milliards $ en 2018, alors que les recettes fiscales sont seulement 6 fois plus élevées (l’image ci-dessus montre les prévisions d’endettement jusqu’en 2021). Comment peut-on croire que les recettes fiscales stagnantes ou en baisse suffiront un jour à réduire la dette ? L’histoire nous dit le contraire. Pour être clair et concis, l’économie américaine se dirige vers la faillite. Le seul remède de la Fed sera d’imprimer des quantités illimitées de monnaie jusqu’à ce que le dollar devienne sans valeur.

La dette américaine à 40 000 milliards $ d’ici 2025

Trump a hérité d’une dette de 20 000 milliards $ et, que ce soit lui ou un autre président dans 8 ans, cette dette doublera inévitablement pour atteindre, au minimum, 40 000 milliards $ d’ici 2025.

Nous saurons bientôt si la dette aura atteint 28 000 milliards $ à mi-parcours en 2021, comme je l’ai prévu dans le graphique ci-dessus. Cela représenterait un déficit moyen de 230 milliards $ par mois au cours des 28 prochains mois. Avec un déficit de 214 milliards $ au mois d’août, les 28 000 milliards $ ne semblent pas trop irréalistes. Nous savons déjà que la dette s’élève à 21 500 milliards $, soit 1 500 milliards $ de plus qu’il y a 19 mois lorsque Trump a pris la relève. Et ce, avec une économie en plein essor.

Mais les finances de USA Inc. ne sont pas si bonnes. En août, par exemple, la moitié des dépenses budgétaires a été financée par la dette – une tendance très inquiétante si elle se poursuit.

Des taux plus élevés, des déficits plus élevés – La recette du désastre

Les principaux facteurs qui feront grimper la dette seront des taux d’intérêt plus élevés et des déficits plus importants. Les intérêts débiteurs sur la dette américaine au cours de l’exercice 2017-2018 s’élevaient à 365 milliards $. Comme mentionné dans l’article de la semaine dernière, les taux d’intérêt sont en hausse et vont probablement revenir au sommet de 16 % atteint en 1981.

Lorsque les déficits se creuseront et que le prix des obligations s’effondreront, la Fed perdra totalement le contrôle du marché de la dette à long terme. Les plus gros créanciers, la Chine et le Japon, contribueront certainement au processus. La chute des prix des obligations et la baisse du dollar les obligeront à se précipiter vers la sortie le plus rapidement possible.

Disons qu’au cours des prochaines années la dette atteigne 28 000 milliards $et les taux d’intérêt 10%, avec des recettes fiscales en baisse de 15%. À ce moment-là, toutes les recettes fiscales seront absorbées par les intérêts débiteurs.

Je sais que cela peut sembler irréalistes aujourd’hui. Mais à mon avis, il y a un peu trop d’optimisme. La crise de 2007-2009 n’a jamais été résolue, mais reportée à une date ultérieure. Tous les problèmes à l’origine de cette crise sont toujours là. Mais le coût du report a été énorme puisque la dette mondiale a doublé, en passant de 125 000 milliards $ en 2006 à 250 000 milliards $ aujourd’hui. Si l’on y ajoute les passifs non capitalisés et les produits dérivés, le monde est à l’aube d’une crise exponentiellement plus grave qu’en 2007. La Fed devra probablement imprimer des milliers de milliards de dollars pour sauver le système financier et soutenir la plupart des secteurs de l’économie, y compris les retraites et les prestations sociales.

A ce moment-là, les obligations vont s’effondrer et les taux d’intérêt monteront au moins jusqu’à 25% comme en Turquie, ou plus probablement 60% comme en Argentine. Les États-Unis auront alors atteint le stade de l’hyperinflation avec un dollar qui s’effondre et une économie défaillante. Les répercussions sociales seront terribles.

Chute des actions

Les États-Unis ne seront bien sûr pas les seuls à échouer, mais en tant que plus grande économie, ils connaîtront la chute la plus difficile, tout comme Humpty. Dans le monde entier, de nombreux marchés donnent maintenant des signes clairs que ralentissement mondial a commencé.

Les marchés actions à Hong Kong, au Brésil et l’indice des marchés émergents sont tous en baisse de 20% en 2018. La Bourse chinoise a perdu 25%. Avec l’apparition de 19 “présages d’Hindenburg” depuis août (un signal technique très baissier), le marché américain semble extrêmement vulnérable. Il en va de même pour la plupart des principales bourses mondiales, après l’un des marchés haussiers les plus longs et abrupts de l’histoire. Que l’on assiste ou non à une dernière montée n’a aucune importance. Le risque est à son maximum et nous sommes proches du début d’un des plus grands marchés baissiers séculaires de l’histoire. Mieux prévenir que guérir.

Fin de la correction de l’Or

Les métaux précieux montrent des signes évidents que la longue correction entamée en 2011 est sur le point de finir. Une fois le retournement confirmé, ce qui pourrait arrivé n’importe quand, le marché haussier de 18 ans de l’or et de l’argent repartira vers de nouveaux sommets.

Mais les investisseurs qui détiennent des métaux précieux physiques pour préserver leur patrimoine ne doivent pas s’impatienter. Ces avoirs sont la meilleure assurance que la monnaie papier puisse acheter. Profitez des bons moments, de la qualité de vie et de la paix que nous avons aujourd’hui. Parce que les prix beaucoup plus élevés de l’or et de l’argent seront, malheureusement, le reflet d’un monde très différent.

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Publié par le 22 octobre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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« Or : L’ultime baisse qui va générer l’énergie pour la hausse à venir »

Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette analyse (pour moi l’or ne baissera pas en dessous de 1050 $, mais pour le moment il s’accroche, il stagne – toujours sans avoir de tendance ..), mais je vous la diffuse quand même pour élargir votre vision avec différents points de vues … Z

Vous trouverez ci-dessous une analyse chartiste de l’or. Ne tirez pas sur le chartiste.

Comme vous le savez, différents facteurs peuvent venir contrer le mouvement qui semble s’être amorcé, et je peux me tromper. Je dirais même plus, je serais heureux de m’être trompé.

Voici d’abord un plan large du graphique de l’or en USD, sur lequel on voit les faisceaux de Fibonacci qui rayonnent depuis le début du bull market.

Curieusement, sur ce graphique, on voit que le bull market a commencé en 1984. Il y a eu une poussée haussière de l’or et la résistance, qui a repoussé cinq fois la hausse des cours entre 1984 et 1988, a été retouchée en 2011. Les autres faisceaux de Fibonacci de cette hausse initiée en 84 ont également resservi depuis.

Si vous regardez le rallye haussier, qui a suivi la forte baisse des cours de 2008, il y a un faisceau (que j’ai mis en pointillés) sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008.

Je pense qu’on va aller le chercher dans cette jambe de baisse, pour mieux consolider la hausse à venir.

La grosse résistance devrait probablement être retouchée dans les mois à venir, en 2019 ou 2020, vers 2400 $.

 

Sur le plan plus serré ci-dessous, on peut constater que la MM100 mois a fait résistance depuis août 2017 à six reprises.

La MM140 mois a servi de support en décembre 2016 et novembre 2017, mais elle a été cassée en juillet dernier.

Force est de constater que la MM200 mois sera à la fin de l’année superposée avec le faisceau de Fibonacci, sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008 et 2009.

La MM200M et ce faisceau seront exactement superposés au bout de la hauteur du triangle, dont nous sommes sortis par le bas.

Il y a donc trois bonnes raisons de penser que l’or va descendre vers 1000 $ au tout début de 2019.

 

Si on regarde le graphique hebdomadaire de l’or, il est évident qu’il forme depuis août ce qu’on appelle un fanion baissier.

 

Quatrième bonne raison…

Vous trouverez ici la définition du fanion baissier.

La chute de l’or ayant commencé le 23 avril à 1335 $, les cours de l’or ont chuté de 174 $ jusqu’au 13 août.

La sortie de fanion aura probablement lieu vers 1190 $ fin octobre, et devrait nous mener 174 $ plus bas, vers 1019 $.

 

La cinquième raison est la hausse attendue du Dollar index, qui dessine une ETE inversée et remonte vers sa ligne de cou vers 97,5.

Avec la possibilité qu’il remonte jusqu’à sa ligne de base dans un deuxième temps.

 

Si l’or doit chuter à 1000 $, l’argent chutera à 11.95 $, comme je l’ai démontré précédemment.

Et ce, malgré le corner de l’argent physique, qui est toujours en cours, et malgré le ramassage continu de l’or physique.

Comme l’euro va chuter face au dollar, c’est sans doute un mauvais calcul de vouloir acheter l’argent au plus bas, d’autant plus que l’on risque de constater des primes croissantes sur l’argent physique.

Le pétrole sera-t-il entraîné à son tour à la baisse ? Si cela arrivait, Wall Street chuterait également.

GÉOPOLITIQUE MONÉTAIRE

Le Yuan, qui semble indexé sur l’or depuis avril, va chuter également contre le dollar, rendant totalement inutile les barrières douanières américaines.

Plus le dollar montera, plus la crise de la dette s’amplifiera. Les défauts vont se multiplier et les banques vont souffrir.

Au final, Trump sera obligé de dévaluer brutalement le dollar pour que son industrie reste compétitive à l’export et pour calmer la crise internationale de la dette.

Souvenez-vous qu’à la fin du mois d’août 2018, la Chine a refusé de se voir imposer un nouvel Accord du Plaza, d’après l’agence de presse Chine Nouvelle (XinhuaNet), la plus ancienne des deux agences de presse chinoises, information reprise par zerohedge ici. La Chine considère que le Japon a été la grande victime de cet Accord du Plaza et que l’économie nipponne ne s’en est jamais remise. Le taux de change entre le dollar et le yen avait baissé de 51% en deux ans, effaçant la moitié de la valeur des réserves monétaires du Japon.

Mais si la Chine peut se targuer publiquement d’avoir refusé ce nouvel Accord, c’est que cela a été proposé par la Réserve fédérale et Donald Trump. Il y a donc, dans les coulisses de la géopolitique monétaire, une volonté de faire baisser le dollar. Il reste encore aux Américains à apprendre à négocier avec diplomatie, ce qu’il ne savent pas faire quand ils ne sont pas en position de force. La politique de la canonnière du Yang-Tsé n’est plus de mise aujourd’hui. Ni les Chinois, ni les Russes ne se laissent impressionner par les porte-avions américains; or c’était l’argument massue ultime pour imposer la violente dévaluation de 1985.

La crise actuelle semble inexistante au regard de la flambée des cours du dollar de 1983 à 1985. La chute a été tout aussi violente… que la hausse, qui l’a précédée.

Cette chute du dollar s’est terminée le 1er janvier 1988, le jour exact du sommet de la poussée de l’or de 1984 à 1988. Les initiés ayant acheté de l’or durant les négociations de l’Accord du Plaza ont fait une très belle culbute.

À l’époque, ils avaient joué l’or contre le dollar mais pas l’argent, alors que je crois savoir qu’ils vont jouer les deux métaux précieux dans les mois à venir.

 

Une crise d’une telle ampleur sera-t-elle évitée ?

Évidemment, ceci est une analyse graphique, montrant un scénario parmi les multiples possibles.

La géopolitique militaire ou monétaire peut bousculer cet enchaînement.

 

Ceci expliquant cela, vous comprendrez pourquoi toute l’armada de l’OTAN se dirige vers la flottille russe en Méditerranée orientale, la Russie étant moins puissante que la Chine…

Vous comprendrez pourquoi, les diplomates chinois, russes et iraniens ont accéléré dès la fin de semaine dernière les négociations pour faire entrer l’Iran dans l’OCS, l’organisation de coopération de Shanghai, qui est un traité de défense eurasiatique, qui fait le pendant à l’OTAN.

Et pourquoi la Chine a refusé l’entrée d’un bâtiment militaire américain, qui voulait faire relâche dans le port de Hong Kong (NY Times).

Cette guerre commerciale est en réalité monétaire, et les pressions militaires sont actuellement au maximum.

À suivre…

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Publié par le 5 octobre 2018 dans général, or et argent métal

 

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Que se passe-t-il sur le marché de l’or ?

Le  cours de l’or connaît une baisse depuis la mi-juin bien que la situation économique et géopolitique de part le monde n’a jamais été aussi tendue qu’aujourd’hui. Parallèlement, il y a des bulles sur quasiment l’ensemble des actifs comme sur le marché obligataire, boursier et immobilier tandis que l’or et l’argent demeurent les actifs les plus sous-évalués au monde…

 
 

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